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Département Economie et Gestion

Master Analyse et Politique Economiques

Mémoire de fin d’étude pour l’obtention du diplôme de Master


Analyse et Politique Economique sous le thème :

« L’inclusion financière des PME et la croissance


économique : cas du Maroc »

Réalisé par : EL HAMEL FATIMA ZAHRA

Sous la direction du Pr. EL BOURKI MOHAMED

Jury de soutenance :

JURY QUALITE
- Pr. EL BOURKI MOHAMED Président
- Pr. REDOUABY MAROUAN Membre
- Pr. SOUSSI NOUREDDINE Membre

Année universitaire : 2021/2022


DEDICACE

Je dédie ce modeste travail :

 À tous mes chers professeurs qui ont contribué à ma formation.

 À mes très chers parents et ma chère famille.

 À Tous mes amis(es)

 À tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à la réalisation de ce projet


Remerciements
Avant toute chose, je remercie Dieu le tout puissant de m’avoir donné la volonté d'entamer et

de terminer ce mémoire.

Nous remercions chaleureusement à mon encadrant Pr. EL BOURKI MOHAMED qui nous a

prodigué conseils et observations avec beaucoup de patience et pour son soutien, et pour

m’avoir accompagné efficacement dans la réalisation de ce travail.

Je tiens à adresser également mes sincères remerciements à Monsieur Omar AKHSAS, qui est

le coordinateur de notre Master Analyse et politique économiques (APE)

Je remercier avec respect et gratitude, l’ensemble du corps professoral de la faculté des

sciences juridiques, économiques et sociales d’Ait Melloul.

De même, mes remerciements vont à l’adresse de toute l’administration de notre chère

faculté. A tous mes ami(e) s, En qui j’ai eu raison de faire toute ma confiance, merci pour

votre soutien.
Résumé

Au cours des dernières décennies, le Maroc s'est engagé dans un processus continu de la
modernisation de son secteur financier afin d'accroître son efficacité, soutenir son
développement économique et social et améliorer son attractivité même niveau international.
En outre, les autorités marocaines ont mis en œuvre plusieurs réformes visant à doter le pays
d'un système capable de mobiliser l’épargne de manière efficace et de l'allouer avec
efficience au financement de l'économie. Dans cette ère économique, l'attention des
décideurs politiques a été déplacée du développement financier vers l'inclusion financière.
Cette dernière permet d’améliorer la croissance économique du pays. Notre travail vise donc à
estimer l'impact de l'inclusion financière des petites et moyennes entreprises sur la croissance
économique au Maroc des années 1980 à 2020. Le modèle Autoregressive distributed lag
(ARDL) a été appliqué pour mesurer ce changement économique, Les résultats de
l’estimation indiquent que la croissance économique augmente dont le nombre de comptes de
PME sont engagés dans une institution financière formelle, qui génère un impact positif sur le
PIB à court terme. L’étude a également montré que le nombre de PME qui ont des prêts n'a
aucun effet sur l'accélération de la croissance économique marocaine. Nous pouvons donc
conclure que le compte bancaire des PME du secteur formel est une variable importante qui
explique l'inclusion financière de l'économie marocaine.

Mots clés : Développement financier ,Croissance économique, PME , Modèle ARDL


,L’inclusion financière

ABSTRACT

Over the past decades, Morocco has embarked on a continuous process of modernizing its
financial sector in order to increase its efficiency, support its economic and social
development and improve its attractiveness even at the international level. In addition, the
Moroccan authorities have implemented several reforms aimed at providing the country with
a system capable of mobilizing savings effectively and allocating them efficiently to financing
the economy. In this economic era, the attention of policy makers has shifted from financial
development to financial inclusion. The latter helps to improve the economic growth of the
country. Our work therefore aims to estimate the impact of the financial inclusion of small
and medium-sized enterprises on economic growth in Morocco from the 1980s to 2020. The
Autoregressive distributed lag (ARDL) model was applied to measure this economic change,
‫‪The results from the estimate indicate that as economic growth increases the number of SME‬‬
‫‪accounts are committed to a formal financial institution, which generates a positive impact on‬‬
‫‪short-term GDP. The study also showed that the number of SMEs that have loans has no‬‬
‫‪effect on the acceleration of Moroccan economic growth. We can therefore conclude that the‬‬
‫‪bank account of SMEs in the formal sector is an important variable that explains the financial‬‬
‫‪inclusion of the Moroccan economy .‬‬

‫‪Keywords: financial development Economic growth, SMEs, ARDL model. Financial‬‬


‫‪inclusion‬‬

‫ملخص‬
‫شرع المغرب خالل العقدين الماضيين في عملية مستمرة لتحديث قطاعه المالي من أجل زيادة كفاءته ودعم تنميته االقتصادية واالجتماعية ‪ ،‬وتحس‪kk‬ين جاذبيت‪kk‬ه على‬
‫المستوى الدولي‪ .‬باإلضافة إلى ذلك نفذت السلطات المغربية عدة إصالحات تهدف إلى تزويد البالد بنظام قادر على تعبئة المدخرات بشكل فعال وتخصيصها بكف‪kk‬اءة‬
‫لتمويل االقتصاد‪ .‬في اآلونة األخيرة ‪ ،‬تحول تركيز صانعي السياسات من التنمية المالية إلى الشمول المالي حيث ان األخير يساعد على تحسين النمو االقتصادي للبال‪kk‬د‬
‫لذلك ‪ ،‬يهدف هذا العمل إلى تقدير تأثير الشمول المالي للمؤسسات الصغيرة والمتوسطة على النمو االقتصادي في المغ‪kk‬رب من الثمانيني‪kk‬ات إلى ‪ . 2020‬تم تط‪kk‬بيق‬
‫نموذج االنحدار التلقائي مع تأخيرات متدرجة (‪ )ARDL‬لقياس هذا التغيير االقتصادي أش‪k‬ارت النت‪k‬ائج المحص‪kk‬ل عليه‪kk‬ا ان النم‪kk‬و يرتف‪k‬ع بارتف‪k‬اع ع‪kk‬دد الحس‪k‬ابات‬
‫الشركات الصغيرة والمتوسطة في مؤسسة مالية رسمية وكذلك التأثير اإليج‪k‬ابي له‪kk‬ذه األخ‪k‬يرة على الن‪k‬اتج المحلي اإلجم‪kk‬الي على الم‪kk‬دى القص‪kk‬ير‪ .‬كم‪kk‬ا أظه‪kk‬رت‬
‫الدراسة أن عدد الشركات الصغيرة والمتوسطة التي لديها قروض ليس له تأثير على تسريع النمو االقتصادي المغربي ‪ .‬لذلك يمكننا إذا أن نستنتج أن‬
‫هو متغير مهم لتفسير الشمول المالي اللقتصاد‬ ‫الحساب المصرفي للشركات الصغيرة والمتوسطة في القطاع الرسمي‬
‫المغربي‪.‬‬

‫الكلمات المفتاحية‪ :‬التنمية المالية ‪ ،‬النمو االقتصادي ‪ ،‬الشركة الصغيرة والمتوسطة ‪ ،‬نموذج ‪ ، ARDL‬الشمول المالي‬
Sommaire
Introduction générale..............................................................1

Partie Ⅰ : Cadre de référence de la relation entre l’inclusion financière


et croissance économique.......................................................................5

Chapitre 1 : Cadre conceptuel de la croissance économique, l’inclusion financière des


PME............................................................................................................................................7

Section 1 : cadre conceptuel de l’inclusion financière et la croissance économique.................9

Section 2 : Les modes de financement et l’accès aux ressources financières..........................20

Chapitre 2 : cadre théorique de la relation entre l’inclusion financière et la croissance


économique...............................................................................................................................34

Section1 : L’inclusion financière et la croissance économique : une revue théorique..............37

Section 2 :L’inclusion financière et croissance économique : une revue empirique................45

Partie Ⅱ : inclusion financière des PME et la croissance économique :


essai de modélisation............................................................................ 56

Chapitre 3 : Etat des lieux de l'inclusion financière et la croissance économique au


Maroc........................................................................................................................................58

Section 1 : Aperçu générale de l’évolution de la croissance économique................................60

Section 2 : l'inclusion financière au Maroc...............................................................................67

Chapitre 4 : L’impact de inclusions financières des PME sur la croissance économique


............................................................................................................................................................. 78

Section 1 : Présentation et analyse des données........................................................................80

Section 2 : Résultats empiriques...............................................................................................86

Conclusion générale............................................................................97
Liste des abréviations
ANMO : Afrique du Nord et Moyen-Orient

ANOVA :Analyse de la variance

ARDL: Autoregressive distributed lag

BAD : la Banque Africaine de Développement

BCEAO :Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest

BID :Banque islamique de développement

CA : Chiffre d'affaires

FMI : le Fonds monétaire international

GMM : la méthode généralisée des moments

G20 : le Groupe des Vingt

IF : L'inclusion financière

FII :l'indice d'inclusion financière

L’INSEE :L’institut national de la statistique et des études économiques

MCO : moindres carrés ordinaires

MENA : Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord

OCI : l'Organisation de la coopération islamique

OECD : Organisation de coopération et de développement économiques

OE :l'orientation entrepreneuriale

PIB :Le Produit Intérieur Brut

PME : Petite et Moyenne

Entreprise

TIC :Technologies de l'information et de la communication

VAR :Vecteur Autoregressif


LISTES DES FIGURES

N° de la Titre de la figure Page


figure
Figure N°1 : Angles sous lesquels l’inclusion financière peut être mesurée 15
Figure N°2: Effets de l'épargne sur l'accumulation du capital 33
Figure N°3 : Effets de l'épargne sur la production 34
Figure N°4 : Le lien entre inclusion financière et croissance économique 39
Figure N°5: L’évolution de la croissance économique du Maroc 60
(1980/2020).
Figure N°6: La croissance du crédit bancaire réel entre 2003 et 2018 68

Figure N°7: Répartition du réseau d'agence à l'étranger 68

Figure N°8 : La taille relative du secteur bancaire et du marché boursier au 69


Maroc entre 2003 et 2018
Figure N°9 : les processus de développement de l’inclusion financière au 70
Maroc
Figure N°10 : répartition régionale des crédits bancaires aux TPME 75

II
LISTES DES TABLEAUX
N° du tableau Titre du tableau Page

Tableau N°1 : les définition de l’inclusion financière 13

Tableau N°2 : Classification des entreprises selon leur effectif Titredans 18


quelques pays
Tableau N°3 : définition de la PME au Maroc selon la charte de la PME de 20
2002
Tableau N°4 : L’impact de secteur financière sur la croissance économique 40
: Revue de la littérature théorique
Tableau N°5 Evolution du taux de croissance, du taux d’accroissement de 62
la population et du taux d’investissement sur la période
1960- 2004.

Tableau N°6 Taux de croissance des agrégats macroéconomiques (1960- 64


2020
Tableau N°7 répartition des points d’accès par catégorie 73

Tableau N°8 répartition des points d’accès (rural vs urbain) 73

Tableau N°9 : Évolution des comptes de dépôt des particuliers entre 2019 et 74
2020
Tableau n°10 : Evolution du nombre de crédits bancaires aux particuliers entre 75
2019 et 2020
Tableau n°11 : Description des variables du modèle 82

Tableau n°12 : Statistiques descriptives 84

Tableau n°13 : Tests de stationnarité des séries 86

Tableau n°14 : Résultat du test de cointégration aux bornes 89

Tableau n°15 : Résultats d’estimation des coefficients de CT 90

III
Introduction général
Dans un contexte façonné par de nombreuses transformations géopolitiques,
institutionnelles, économiques et commerciales, l'inclusion financière est devenue une priorité
absolue de plus en plus dans tous les pays, et son importance s'est accrue. Elle est considérée
comme un enjeu économique et sociale grâce à sa contribution à promouvoir une croissance
inclusive et à atteindre les objectifs liés développement durable.

En outre, l'inclusion financière joue un rôle important dans la création d'un environnement
favorable pour les nouvelles entreprises, de l’introduction à l'innovation et à la croissance,
principalement pour les petites entreprises qui sont exclues des institutions financières
formelles en raison du manque d'exigences de garantie.

L’inclusion financière permet la contribution à l'expansion des systèmes financiers, des


services financiers et /ou des produits financiers. Le but c’est de fournir un accès plus pratique
aux divers segments de la société. Pour tous les membres d'une économie, elle contribue à
élargir un réseau financier et à créer un flux financier efficace à l'intérieur des frontières du
pays. Ainsi à mettre dans la disposition des clients une catégorie de services financiers
formels tels que (des comptes de dépôt et d'épargne, des services de paiement, des prêts et des
assurances).

Au cours des dernières décennies, l’impact des systèmes financiers sur la croissance
économique est caractérisé par l’absence d’un consensus. L’étude de l’impact du
développement des systèmes financiers sur la croissance du pays. De nombreux auteurs
aboutissent qu’il a une relation positive entre ces deux derniers, d’autres confirment le
contraire.

Le fondement théorique de cette relation remonte aux travaux de Schumpeter (1911) et plus
tard à McKinnon (1973) et Shaw (1973). McKinnon et Shaw ont fait valoir que la répression
gouvernementale des systèmes financiers par le plafonnement des taux d'intérêt et l'octroi des
crédits préférentiels aux secteurs non productifs préférentiels, entre d’autres mesures
restrictives, qui entravent le développement financier, selon eux, il est essentiel à la croissance
économique.

La littérature sur la croissance endogène souligne également l'importance du développement


financier pour la croissance économique à long terme à travers l'impact des services du
secteur financier sur l'accumulation du capital et l'innovation technologique. Ces services
comprennent la mobilisation de l'épargne, l'obtention d'informations sur les investissements et
l'allocation des ressources, le suivi des gestionnaires et l'exercice du contrôle de l'entreprise, et

1
la facilitation de l'amélioration des risques (Greenwood et Jovanovic, 1990 ; Bencivenga et
Smith,

2
1991). Selon les études récentes, un meilleur accès au système financier représente des
avantages sociaux et économiques.

Le Groupe de la Banque mondiale (2018), déclare que l’inclusion financière est un facteur
essentiel pour la réduction du taux de la pauvreté et de promotion de la prospérité partagée.

Selon Park et Mercado, (2015), l’inclusion financière est un levier important pour le
développement des économies en expansion, car elle permet d’augmenter le revenu des
agents, réduire la pauvreté et créer de l’emploi, développer les entreprises et faciliter leurs
quotidiens et les aident dans leurs projets futurs.

Compte tenu de ses avantages de nombreux pays en développement ont connu d’importants
progrès en termes d’accessibilité des services financiers et de financement des entreprises car
ces derniers ont considéré l'inclusion financière comme une clé du développement
économique et une solution pour éliminer la pauvreté.

Depuis près d’une décennie, les autorités Marocaines ont inscrit l’inclusion financière parmi
leurs actions prioritaires pour le développement des services financiers. Le Ministère de
l’Économie et des Finances, et Bank Al Maghrib (BAM), a entrepris des actions qui
permettent de réduire les facteurs d’exclusion financière, et de promouvoir le rôle de toutes
les franges de la population dans l’économie de pays (DemirgucKunt, et al. 2018). Plus d’une
réflexion sur le développement d’une stratégie nationale de l’inclusion financière qui a été
engagée depuis 2015 en collaboration avec la Banque Mondiale et la GIZ (Agence de
coopération internationale allemande pour le développement), qui comprend plusieurs
mesures liées à la promotion des services bancaires pour les populations à faible revenu, telles
que l'éducation financière et la micro-finance.

Le Ministère a été pensé dans l’élaboration des gammes de services financiers pour une
meilleure bancarisation. Même une stratégie nationale de la microfinance a été adoptée afin
d’améliorer l’accès des ménages à faible revenu aux services financiers. Le levier de la
garantie a par ailleurs été activé permettant de soutenir les divers segments de la société et les
petites entreprises.

Depuis 2012, la banque centrale a créé la fondation marocaine, dont l’objectif est de
promouvoir les principes et les meilleures pratiques liés à l'éducation financière et la
sensibilisation à une compréhension des services financiers et des moyens de prévenir les
risques.

3
En ce qui concerne les PME, Bank Al-Maghrib a pris des mesures afin de supprimer les
obstacles à l'accès aux services bancaires. Il a été mise en place un observatoire qui se charge
d’améliorer le suivi du financement des PME en collectant et en partageant des données
fiables sur ces derniers afin d'apporter des solutions adéquates à leurs différents problèmes.

Cependant malgré les importantes avancées réalisées dans le domaine de l’inclusion


financière, le niveau d’inclusion financière demeure très limité pour les TPE et les micro-
entreprises. En effet, selon une enquête réalisée en 2017 par la Fondation Marocaine pour
l’Education Financière sur près de 1 000 TPE, Moyennes Entreprises et auto entrepreneurs,
seules 48% des petites entreprises détiennent un compte bancaire et seulement 6% ont un
crédit même si 60% des entreprises sondées ont déclaré qu’elles rencontrent des problèmes de
trésorerie.

La volonté de réduire les inégalités sociales et économiques et de promouvoir le rôle de toute


la population dans l'économie nationale a été l’objectif de l'inclusion financière. Il reste
important d'élargir les possibilités d'inclusion financière dans le pays afin de fournir un
meilleur accès aux produits financiers à tous les segments de la société, plus particulièrement
pour les PME. L’amélioration de l'accès au financement joue un rôle clé pour aider les
entreprises à surmonter les contraintes de liquidité et ainsi améliorer l'allocation des
ressources dans l'économie, et leur permet d'exploiter les opportunités de croissance et
d'investissement. A ce stade, Nous tenterons donc tout au long de ce mémoire de répondre à la
problématique suivante :

Dans quelle mesure l’inclusion financière des PME influence la croissance économique du
Maroc ?

Notre objectif est d’étudier les effets de l’inclusion financière des petites et moyennes
entreprises sur la croissance économique du Maroc. Pour répondre à notre problématique, il
est indispensable de répondre aux sous-questions suivantes :

 Comment les théoriciens économiques expliquent-ils la relation entre l’inclusion financière et


la croissance économique ?

 Quels sont les potentiels effets de l’inclusion financière des PME sur la croissance
économique du Maroc ?

 Quels sont les potentiels effets de l’inclusion financière des PME sur la croissance
économique du Maroc ?
4
Les hypothèses de recherche énoncent les relations entre les variables. Celles-ci ont été
formées à partir des informations recueillies au niveau de la revue de la littérature.

H1: Il existe une relation positive à long terme et à court terme entre l’inclusion financière des
PME et la croissance économique au Maroc.

H2 : l’inclusion financière des PME n'a aucun effet sur la croissance économique au Maroc

La méthodologie adoptée s’est faite en trois phases. Il s’agit d’une recherche documentaire,
du traitement et de l’analyse des données. Dans un premier temps nous nous appuierons sur la
lecture de certains ouvrages en lien avec le contenu. Ces lectures nous amènerons à
comprendre et analyser l’inclusion financière des PME et son impact sur la croissance
économique.

Afin de mener à bien notre travail nous avons préféré le structurer comme suit : Le premier
chapitre nous abordons les concepts fondamentaux liés aux l’inclusion financière et
croissance économique et PME Quant au deuxième chapitre sera focalisé sur le cadre
théorique de la relation entre l’inclusion financière et la croissance économique. Puis un autre
chapitre sera consacré au profil de la croissance économique et l’inclusion financière
budgétaire au Maroc. Par la suite, nous allons enrichir notre projet par un quatrième chapitre,
qui portera sur l’estimation de l’impact de l’inclusion financière des PME sur la croissance
économique à travers le modèle autorégressif à retards distribués noté (ARDL), en se basant
sur le paradigme positiviste, qui est de nature empirique, objective et explicative, en ce qui
concerne la méthode utilisée, nous avons choisi la méthode hypothético-déductive, qui va
nous permettre de citer des recommandations après l’analyse des résultats.

5
PARTIE Ⅰ : cadre de référence de la

relation entre l’inclusion financière et

croissance économique

6
Introduction de première partie
La recherche sur la relation entre l’inclusion financière et la croissance économique a
fait l’objet de nombreux débats théoriques et empiriques. Plusieurs autres se sont intéressés au
rôle du système financier dans la croissance économique depuis 1960 .Par conséquent ,les
connaissances théoriques sur les sujets de la finance et de la croissance sont un élément
essentiel de notre analyse . cette revue théorique est principalement basée sur l’impact du
domaine financier sur la sphère réel .L’objectif de cette partie consiste à monter les
fondements théoriques et empiriques de la recherche qui permet d’étudier les impacts macro-
économiques de l’inclusion financière a travers les petites et moyennes entreprises .Cette
partie est divisée en deux chapitres bien distincts.

Le premier chapitre présente le cadre conceptuel de la croissance économique ,


l’inclusion financière et des PME et leurs modes de financement ,le deuxième chapitre se
concentre sur la relation entre la finance et la croissance .Ainsi ,dans cette chapitre nous
verrons différents autres pionniers de la théorie de l’inclusion financière sur croissance
économique .Aussi ,les recherches empiriques examinant la relation entre l’inclusion
financière et la croissance économique .

7
Chapitre 1 : cadre conceptuel de la croissance

économique, l’inclusion financière des PME

8
Introduction du chapitre 1

Ce premier chapitre constitue le point de départ de notre recherche scientifique. Il cherche à


expliquer en détail le concept de croissance économique, l'inclusion financière et des PME et
leurs modèles de financement. Le concept de la croissance économique est un phénomène
récent, c’est une caractéristique de l'économie de marché produite par la révolution
industrielle. Il était considéré comme l'un des indicateurs du développement. Aujourd'hui, la
croissance est devenue un outil de référence pour la gestion à court et long terme pour toutes
les économies du monde, de même que, pour les politiques de développement et le progrès
social. l’inclusion financière est un facteur essentiel de réduction de la pauvreté et de
promotion de la prospérité partagée. L’accès des entreprises et les ménages aux produits
financiers facilite leurs quotidiens et les aides dans leurs projets présents et futurs. L’inclusion
financière est un levier important pour le développement des économies en expansion, car elle
permet d’augmenter le revenu des agents, réduire la pauvreté et créer de l’emploi. Compte
tenu de ses avantages de nombreux pays en développement ont connu d’importants progrès en
termes d’accessibilité des services financiers et de financement des entreprises

L’objectif de ce chapitre, est d’explorer certains concepts et théories qui relatifs au débat sur ,
la croissance économique, et l’inclusion financière , qui seront mobilisés dans le cadre de
notre travail. Ceci implique l’organisation de ce chapitre en deux sections : la première
section vise à présenter le cadre conceptuel de la croissance économique et inclusion
financière. Quant à la deuxième, est dédiée Généralité sur les petites et moyennes entreprises
(PME) et leur mode de financement .

9
Section 1: Cadre conceptuel de l’inclusion financière et la
croissance économique

I. Généralité sur la croissance économique


1. Définition du concept de la croissance économique

La croissance économique mesure la richesse (biens + services) produite dans une


économie sur une période donnée (année, trimestre). Elle permet l’élévation du niveau de vie
général. La richesse des nations et de ses citoyens en dépend. Sans elle, la marge de
manœuvre de l’État pour établir son budget se réduit, comme celle des entreprises pour
embaucher ou augmenter leurs salariés. François Perroux (1903-1987), la croissance
économique peut se définir comme
« l’augmentation soutenue pendant une ou plusieurs longues périodes d’un indicateur de
dimension ; pour une nation : le produit global brut ou net en termes réels ». (Alain Beitone A.
C., 2019, p. 149) Sa croissance est considérée comme une mesure de la santé économique
d'un pays. D’après Bezbackh et Gherardi (2000) la croissance économique désigne « un
processus essentiellement quantitatif qui se traduit par une augmentation de la quantité des
biens et des services produite dans un secteur d’activité ou sur le plan national ». Ce concept
se distingue du « progrès économique » impliquant un jugement de valeur sur la nature ou les
effets de l’évolution économique. A cet effet, ces auteurs estiment qu’il y a croissance sans
progrès si elle est très inégalitaire sur le plan social c’est-à-dire qu’elle n’améliore pas
directement le sort des populations, ou si elle ne repose que sur l’essor de certaines branches
(industries d’armement, extractions minières destinées à l’exportation…). La croissance se
distingue également du « développent économique » dans la mesure où elle se produit dans le
cadre d’une structure économique donnée, alors que le développent évoque une
transformation des infrastructures une diversification de la production et une amélioration de
la qualité de vie, de la santé, de l’éducation, etc. Echaudemaison (2009) considèrent la
croissance économique comme étant « une augmentation soutenue pendant une longue
période, d’un indicateur de la production à l’échelle de la nation, le produit global en termes
réel. Ces deux définitions ne permettent pas de saisir les changements qualitatifs. Cependant,
d’autres auteurs, à l’exemple de Terleckyj (1984) et BIS (2011) fournissent des définitions de
la croissance qui prennent en compte l’aspect bien-être. D’après le premier, la croissance
économique est entendue comme « la capacité à soutenir des effectifs de population en
augmentation rapide avec un maintien ou un léger accroissement seulement du niveau de vie

10
». Le second qualifie de croissance économique d’« une amélioration continue dans la
capacité à satisfaire la demande des biens et

11
services résultant d’un accroissement de l’échelle de production en longue période, d’une
élévation de la qualité des inputs ou de l’efficience avec laquelle les inputs sont transformés
en outputs ». De ce point de vue, la définition qui intègre tous ces aspects est celle de Balde
(2003) concevant la croissance économique comme « une augmentation soutenue du produit
réel par tête d’une économie pendant une longue période de façon à améliorer, si infime soit-
il, le niveau de vie des membres de l’économie ».

Le Produit Intérieur Brut (PIB) est l’un des indicateurs économiques les plus étroitement
surveillés pour la mesure de la croissance économique. Cependant cette mesure de la
croissance économique ne prend en compte le bien-être social, mais la mesure des
productions économiques, marchandes et non marchandes réalisées au cours d’une période
donnée. selon L’INSEE (L’institut national de la statistique et des études économiques) Le
Produit Intérieur Brut (PIB) peut se définir comme , « le PIB est égal à la somme des valeurs
ajoutées brutes des différents secteurs institutionnels ou des différentes branches d’activité,
augmentée des impôts moins les subventions sur les produits ». (Montel, 2015) D’après
l’INSEE, le PIB aux prix du marché peut être calculé de trois manières différentes :

 La somme des valeurs ajoutées brutes des différents secteurs institutionnels

Valeur ajoutée = Production – consommation intermédiaire

 La somme de revenus distribués aux facteurs de production pendant une période


donnée

PIB = Rémunération des salaires + excédent brut d’exploitation / revenu mixte brute
+ impôts sur la production importations - les subvention

 La somme des emplois finals intérieurs de biens et services

PIB = Dépenses de consommation + Formation brute de capital + Exportations –


Importations

Le PIB comprend la somme de toutes les valeurs ajoutées par les agents économiques Un
pays, quelle que soit sa nationalité, sauf pour les activités d'une entreprise dans laquelle il a
une filiale a l'étranger, ils ne comptent pas. Par conséquent, le PIB est la somme de toute la
valeur ajoutée par tous les agents économiques d'un pays, quelle que soit la nationalité de
l'agent (entreprise). En revanche, des activités des entreprises ayant des filiales à l'étranger

12
ne sont pas comptées.

13
Cet indicateur est conseillé lorsqu’il s’agit de comparer les situations de deux pays. Ainsi en
plus de cet indicateur la croissance économique est aussi mesurée à travers le bien-être de la
population ou le progrès social.

En fait il existe plusieurs formes de croissance économiques à savoir : La croissance est


extensive lorsqu’elle découle d’une augmentation quantitative des facteurs de productions.
Cependant, la croissance est intensive lorsqu’elle génère de l’existence de gains de
productivité grâce à la meilleure utilisation des facteurs de production et l’organisation du
travail. La croissance équilibrée quand les grands équilibres (emploi, échanges extérieurs, prix
et finances publiques) sont réalisés. Si ces derniers ne sont pas réalisés, la croissance
économique est considérée déséquilibrée. On dit que la croissance est autocentrée lorsqu’elle
se base sur des dynamiques internes. La croissance est dite extravertie lorsqu’elle résulte de
l’ouverture de l’économie, cependant, la croissance potentielle correspond à la production
qu’il serait possible d’effectuer en utilisant la totalité des facteurs de production disponibles
alors que, la croissance effective correspond à la production qui est effectivement réalisée.

Dans cette perspective, il a été avancé que l'inclusion financière est l’un des déterminants
fondamental de la croissance économique. En effet, le secteur financier par le biais de ses
différents services contribue à l'accessibilité de la formation de capital, encourage
l'innovation, l'efficacité et l'investissement qui, participent à l’augmentation de la production
et le bien-être de la population .L’inclusion financière est donc reconnu comme étant le
moteur de la croissance économique et les liens directs et indirects entre la finance et la
réduction de la pauvreté ont été établis par Beck et Demirgüç-Kunt, 2015 ; Adegboye, 2018).
Un système financier qui fonctionne convenablement minimise l'exclusion financière et met
les services financiers à la disposition de la plus grande partie de la population.

Cependant pour d’autres auteurs, un système financier ne peut impacter positivement la


croissance des économies que s’il atteint un certain niveau de développement, et que c’est
plutôt la croissance économique qui mène au développement financier et non l’inverse
(Mougani, 2010 et Deidda et Fattouh, 2002). Toutefois, un fait semble établi, les économies
où les niveaux de développement du secteur financier sont plus avancés connaissent une
croissance plus rapide et luttent plus efficacement contre la pauvreté (Čihák et al., 2012) .Cet
indicateur est conseillé lorsqu’il s’agit de comparer les situations de deux pays. Ainsi en plus
de cet indicateur la croissance économique est aussi mesurée à travers le bien-être de la
population ou le progrès social.

14
2 Les facteurs de la croissance économique

De nombreux facteurs et éléments déterminent la croissance économique et en dépendent


pour y parvenir, dont les plus importants sont :

2.1 Le travail
C'est la somme des capacités physiques et culturelles qu'une personne peut utiliser pour
produire les biens et services nécessaires pour répondre à ses besoins, car la formation et
l'éducation favorisent le développement qualitatif du travail et de la productivité du travail.
Les facteurs dépendent dans une large mesure de l'âge, de l'éducation, de la formation, de
l'expérience et des qualifications techniques dont l'efficacité dépend de l'utilisation des
facteurs de production dans le processus de production .

2.2 L’accumulation de capital


Cela signifie de nouveaux investissements qui ne consomment pas une partie de la production
de l'économie nationale et l'utilisent pour renforcer la capacité de production, à savoir la
construction d'infrastructures telles que des routes, des ponts, des barrages, des ouvrages
d'irrigation et de drainage, ainsi que la création d'usines et installations et leurs machines,
équipements et équipements technologiques, le tout pour promouvoir la croissance
économique et augmenter le revenu national .

2.3 Le progrès technique


Il s'agit d'une nouvelle organisation de la production qui utilise le plus efficacement possible
les ressources existantes, est utilisée de nouvelles manières dans le processus de production,
comme si les quantités de production restaient les mêmes et que des progrès technologiques
se produisaient, ce qui entraînerait inévitablement une augmentation de la production et de la
croissance économique. La croissance, bien qu'il soit difficile de mesurer avec précision la
production scientifique dans chaque pays, les dépenses totales de R&D sont un indicateur
largement accepté .

3. Les théories de la croissance économique

3.1 Les théories classiques


a. La théorie de Adem Smith
selon d'Adam Smith le travail est la source de la richesse nationale et que la division du
travail était un moyen d'augmenter la productivité. Le capital est le principal moteur de la
croissance

15
économique. En augmentant les niveaux de production, la demande augmente, ce qui permet
d'élever le niveau de vie, de réguler et d'élargir les marchés. On considère qu'une
augmentation de la production est préoccupante. La plupart des activités industrielles ne sont
pas comme les activités terrestres telles que l'agriculture et l'exploitation minière.

b. La théorie de David Ricardo


David Ricardo croyait que l'agriculture était le secteur le plus important de l'économie pour
nourrir une population croissante, mais elle était soumise à la loi des rendements décroissants,
qui entraînait des rendements décroissants, conduisant à la stagnation et à la stabilité. La
société (capitalistes, seigneurs féodaux et ouvriers) est le facteur déterminant. En raison de la
nature de la croissance économique, les capitalistes jouent un rôle central dans le processus de
croissance, répondant aux besoins en capital et en main-d'œuvre et payant leurs salaires.
Désireux de maximiser leurs profits, ils travaillent à la formation de capital et à l'expansion,
assurant ainsi la croissance. Quant aux travailleurs, leur nombre dépend du niveau des
salaires, à mesure que les salaires augmentent. La population augmente, donc l'offre de main-
d'œuvre augmente, donc les salaires chutent au minimum (le cas échéant). La théorie «
ricardienne » de la répartition du travail stipule que chaque fois que la production augmente
pour les raisons décrites ci-dessus en raison du progrès économique, la part des salaires et des
loyers augmente par rapport à la part des bénéfices, ce qui entrave la hausse de la part des
bénéfices. de sorte que le taux de croissance qui aurait dû être réinvesti a diminué et que
l'accumulation de capital a diminué, car c'était le principal moteur de la croissance Croissance
économique et économique du projet dans son ensemble.

3.2 La Théorie keynésienne

Théorie keynésienne Cette théorie est attribuée au penseur économique "John Maynard
Keynes" Keynes croyait que le revenu total est fonction du niveau d'emploi, donc plus le
montant de l'emploi est élevé, plus le revenu total est élevé et le montant de l'emploi dépend
de la demande réelle est dans la demande globale et Réalisée lorsque l'offre totale est égale, la
demande réelle est composée de la demande de consommation et de la demande
d'investissement, c'est-à-dire que l'écart entre le revenu et la consommation est comblé par
l'investissement. Le revenu et l'emploi dépendent principalement du niveau d'investissement,
qui dépend du ratio marginal d'adéquation du capital et du taux d'intérêt, tandis que le ratio
marginal d'adéquation du capital fait référence au rendement attendu des nouveaux actifs

16
fixes.La relation entre l'augmentation de l'investissement et le revenu est appelé multiplicateur
keynésien, qui est donné par La formule suivante est donnée :

Variation du revenu = Multiplicateur x Augmentation de l'investissement

Par conséquent, afin d'obtenir une augmentation significative des revenus et de l'emploi,
davantage d'investissements doivent être injectés. Keynes a limité les conditions nécessaires à
la croissance économique à : la capacité de contrôler la population, la volonté d'éviter la
guerre civile, l'insistance sur le progrès scientifique et la rapidité de l'accumulation. On peut
voir que Kenner n'a pas proposé de modèle de développement économique systématique, mais
a laissé la tâche à ceux qui ont été appelés par ses successeurs comme Harold Domar et John
Robinson, et la théorie keynésienne n'a pas révélé le problème de l'analyse des pays en
développement, au contraire. se concentrant sur les économies capitalistes avancées .

3.3 La théorie néoclassique


Théorie néoclassique Dans ses penseurs les plus célèbres "Robert Solow" et "Joseph
Schumpeter", le néoclassicisme est basé sur la loi des rendements décroissants de David
Ricardo et la "théorie de la population" de Robert Malthus. Donnée par les données, elle n'est
pas expliquée dans le cadre du processus de développement, ils s'intéressent à l'étude des
déterminants de la demande, contrairement aux classiques qui s'intéressent à l'offre. Le
néoclassicisme contribue à élargir l'analyse classique de l'accumulation du capital ; tandis que
le classicisme voit la bourgeoisie réinvestir ses gains immédiatement, tant que le taux de
profit est légèrement supérieur à zéro, puisque les épargnants sont des investisseurs, le
néoclassicisme voit le processus comme décentralisé ; les entrepreneurs peuvent utiliser des
des soldes pour obtenir des actifs productifs, et cette analyse conduit à l'existence de marchés
de capitaux qui réunissent épargnants et investisseurs ; Les taux d'intérêt sont conçus pour
atteindre un équilibre entre les soldes d'investissement requis et l'offre de ces soldes et jouent
un rôle clé dans la détermination de la taille de l'investissement ; les commerçants ont raison
de comparer le retour sur investissement attendu et le taux d'intérêt auquel ils peuvent
emprunter si le rendement attendu dépasse le taux d'intérêt, l'investissement sera confortable.
au contraire, Le néoclassicalisme rejette l'idée de stagnation, en s'appuyant sur : le progrès
technologique supprime rapidement les pressions de stagnation qui peuvent résulter de la
rareté des ressources, et une élasticité équilibrée de la demande d'investissement, ce qui
signifie que toute petite baisse des taux d'intérêt se traduit par une abondance de confortables
opportunités d'investissement, il

17
faut donc beaucoup de temps pour atteindre une stagnation complète même en l'absence de
tout progrès technologique .

3.4 La théorie de la croissance endogène

La théorie de la croissance endogène établit une relation positive entre le commerce


international et la croissance et le développement économiques à long terme. Recherche et
développement, pour réaliser des économies d'échelle dans la production, réduire les
distorsions de prix et ainsi améliorer l'efficacité de l'utilisation des ressources locales.
ressources dans le secteur économique, permettant une plus grande spécialisation et une plus
grande efficacité dans la production d'intrants intermédiaires et la fourniture de nouveaux
produits et services.Les causes de la croissance matérielle au sens moderne analysées dans les
théories traditionnelles de la croissance sont souvent attribuées aux facteurs vécus par étapes,
mais ne fournissent pas de mécanisme par lequel la croissance peut se produire, car les
penseurs décrivent ce qui s'est passé ou se passe avant la base de la croissance. analyse du
capital développé Le problème de la croissance économique dans le cadre d'une économie
socialiste, selon la disponibilité des facteurs de croissance, les voies et mécanismes de ces
facteurs qui s'efforcent de réaliser la croissance, ils sont encore inconnus en analysant les
conditions qui doivent être présentes dans des lieux et des temps sous-développés, ce que
poussé certains chercheurs à analyser et à étudier les problèmes de développement social et
économique dans les pays en développement ou nouvellement indépendants, et à
diagnostiquer les barrières subjectives et objectives qui limitent ce développement. Cet intérêt
se reflète dans l'accent mis sur la nécessité de réformes structurelles dans les activités
économiques des pays en développement, en fonction de la nature de leurs problèmes qui sont
différents de ceux qui prévalent ou prévalent dans les économies des pays développés.
Progrès, parmi eux : "Terex", Louis, Myrdal, Hirschmann, Rostow, Rosenstein Rodin,
François Perrault...etc. Chacun d'eux a tenté de présenter son point de vue sur la façon dont le
processus de croissance s'est produit ou a commencé dans les pays en développement sur la
base de différentes théories.

18
II. Généralité sur l’inclusion financière

Définition du concept Inclusion financière

Depuis 2003, plusieurs pays ont cherché à mettre en place des stratégies d'inclusion
financière, dont le premier est (Malaisie, Royaume-Uni) car il met en œuvre de nouvelles
stratégies innovantes pour développer l'inclusion financière dans le monde et s'efforcer d'en
faire profiter davantage les classes sociales. En 2008, l'intérêt international pour l'inclusion
financière n'a cessé de croître à mesure que des politiques étaient mises en œuvre pour
garantir que tous les groupes de la société puissent accéder, utiliser et bénéficier des services
financiers. , car cela peut le faire fonctionner en incitant les prestataires de services financiers
à offrir une variété de services à faible coût . L'universalisation des services financiers et leur
accessibilité à toutes les couches de la société sont devenues un pilier fondamental de la lutte
de la Banque mondiale contre la pauvreté. La Banque mondiale a lancé une série de
programmes mondiaux en 2013 pour bénéficier de l'innovation, fournir des services financiers
et se concentrer sur les paiements de détail et les systèmes de paiement innovants. Au fil du
temps, le concept d'inclusion financière s'est étendu à un système financier intégré au service
des populations pauvres et à faible revenu et des PME, un nouveau système financier plus
ambitieux et développé.

L’inclusion financière est définie comme l’ensemble des mesures prises pour lutter contre
l’exclusion financière. Pour la Banque mondiale, c’est un moyen pour les individus et les
entreprises d’avoir accès à des produits et services financiers (transactions, paiements,
épargne, crédit, assurance) utiles et d’un coût abordable qui répondent à leurs besoins et
proposés par des prestataires fiables et responsables et durable 1. L’inclusion financière est
donc un accès universel et l'utilisation pour les particuliers et les PME à un coût raisonnable,
accessibles et abordables à un large éventail de services financiers fournis par des institutions
responsables et durable (Klapper & Singer, 2014 ; Philippe Aguera, 2015). On dit qu’une
personne est inclus financièrement lorsqu’il a un compte en banque, la capacité de souscrire
une épargne, de demander un crédit, et la possibilité de recourir à des services bancaires tels
que l’obtention d’une carte de crédit ou l’utilisation d’un mobile pour effectuer les paiements,
ces services doivent être disponibles, accessibles et abordables (Beck, Demirguèc-Kunt &
Levine, 2007 ; Bruhn & Love, 2014). Cependant pour Demirgüç-Kunt et Klapper (2012) il
est important que

19
1
https://www.worldbank.org/en/topic/financialinclusion

20
les services ou produits financiers proposées par les prestataires soient à proximité de toutes
les couches sociales, notamment celles exclues des services financiers classiques.

Plusieurs auteurs se sont intéressés au rôle du inclusion financiere dans le processus de


développement économique d’un pays. Les principales définition peuvent être résumées dans
le tableau suivant

Tableau N°1 : les définitions de l’inclusion financière

Les auteurs Définition

(Chakrabarty, 2011) «l'inclusion financière est le processus qui consiste à garantir l'accès aux
produits et services financiers appropriés dont ont besoin toutes les couches de
la société, en particulier les groupes vulnérables et les groupes à faible revenu,
à un coût abordable, de manière équitable et transparente, par les
principaux acteurs
institutionnels réglementés».
la Banque Mondiale «l’inclusion financière définit la possibilité pour les individus et les entreprises
d’accéder à moindre coût à une gamme de produits et des services financiers
utiles et adaptés à leurs besoins (transactions, paiements, épargne, crédit et
assurance), proposés par des prestataires fiables et responsables».
le Groupe des Vingt (G20) «l'accès de tous les segments de la société à des services et produits financiers
adaptés à leurs besoins afin que ces services leur soient fournis de manière
équitable et transparente et à des coûts raisonnables».
Organisation de «Le processus par lequel l'accès à une large gamme de services et de produits
coopération et de est amélioré par différents segments de la société grâce à l'application
développement d'approches innovantes, y compris la sensibilisation et l'éducation financières,
économiques (OECD) dans le but de
promouvoir le bien-être financier et l'inclusion sociale et économique».
la Banque Africaine de «l’inclusion financière englobe toutes les initiatives visant à rendre des services
Développement (BAD) financiers formels, disponibles, accessibles et abordables pour l’ensemble de la
population. Cela requiert une attention particulière en faveur des segments de la
population historiquement exclus ou mal desservis par le secteur financier
formel».
Banque Centrale des « l’accès permanent des populations à une gamme diversifiée de produits et
Etats de l'Afrique de services financiers adaptés, à coûts abordables et utilisés de manière effective,
l'Ouest (BCEAO) efficace et efficiente ».

21
Source : Nos soins

22
Ces définitions ressortent donc les différentes catégories de barrières identifiables liées à
l’accessibilité physique d’un individu, faisant dans ce cas référence à la distance qu’il
parcours pour accéder au guichet de la banque teneur de son compte (Beck, Demirguc-
Kunt et Peria, 2008) ; aux coûts des service /produits trop élevés et par conséquent non
adaptes aux personnes à faible revenu (Beck et De la Torre, 2006) ; aux conditions
d’éligibilités des individus, ou encore à la règlementation du système bancaire (Avom et
Bobbo, 2013).Ainsi l’inclusion financière concerne des groupes d’individus présentant des
difficultés d’usage et d’accès à un compte bancaire, aux moyens de paiement, au crédit et
aux produits d’épargne. L'inclusion financière implique donc l'augmentation du nombre
d'individus (principalement pauvres) ayant accès à des services financiers formels,
principalement par le biais de comptes bancaires formels, ce qui contribue à la réduction de
la pauvreté et à la croissance économique (Beck et al., 2007; Bruhn & Love, 2014).

Composantes de l’inclusion financière

L’inclusion financière proprement dite est un concept aux multiples facettes, constitué de
plusieurs composantes qui peuvent être pertinentes en totalité ou en partie pour le programme
particulier d’un pays. Nous offrons ci-après des exemples de quatre aspects sous lesquels
l’inclusion financière peut être définie, classés par ordre de complexité croissante:

 Accès : Cet aspect concerne en premier lieu la capacité à utiliser les services et
produits financiers disponibles, offerts par les institutions formelles.

 Qualité : Comme mesure de la pertinence du service ou produit financier à répondre


aux besoins liés au style de vie du consommateur, l’aspect de la qualité reflète
l’expérience du consommateur telle que démontrée par ses attitudes et opinions à
l’égard des produits disponibles pour lui.

 Utilisation : Ne se limitant pas seulement à l’adoption basique des services financiers,


cet aspect met davantage l’accent sur la permanence et l’intensité d’utilisation du
service ou produit financier. Autrement dit, pour déterminer l’utilisation, il faut
disposer de plus de détails sur la régularité, la fréquence et la durée de l’utilisation
dans le temps. Cela

23
implique aussi la nécessité de mesurer quelle combinaison de produits financiers est
utilisée par un individu ou un ménage.2

 Bien-être : Le résultat le plus difficile à mesurer est l'impact d'un mécanisme ou d'un
produit financier sur la vie des consommateurs, y compris les changements induits
dans la consommation, l'activité économique et le bien-être de la population
concernée.

Figure N°1 : Angles sous lesquels l’inclusion financière peut être mesurée

Source : Document politique : Mesurer l’inclusion financière pour les organismes régulateurs :Conception et
réalisation d’enquêtes

24
2
Voir, par exemple, Kempson et. al (2000), qui dit que la majorité des comptes en Grande Bretagne ne
sont pas appropriés aux besoins des clients à faibles revenus.

25
Les modes de financement et l’accès aux
ressources financières

I. Généralité sur les petites et moyennes entreprises (PME)


Définition du terme PME

Gendre-Aegerter (2008) cité par Sliman (2016), stipule qu’il n’existe pas de définition
universelle de la PME. Il existe une diversité de définitions. Ainsi, Mbumba & Mbaka (2014)
précisent que : « D’après les auteurs européens du rapport annuel de l’Observatoire Européen
des PME, il n’existe pas de définition unique scientifique de l'objet «PME», puisqu’il n’en
existe pas de définition unique unanimement acceptée ».

De son côté Leopoulos (2006) cité par Yolande Smit & Watkins (2012), déclare que bien que
le terme PME ou PMI soit utilisé de manière interchangeable dans le monde entier, il n'existe
pas de définition commune de ces termes. La situation géographique des PME ainsi que la
législation spécifique à chaque pays influencent les nombreuses définitions des PME. En
outre, selon de nombreux résultats d'enquêtes, les PME souffrent de nombreux problèmes qui
entravent leur développement. Ils peuvent être décrits comme des contraintes et des obstacles
non seulement au développement des petites entreprises mais aussi à leur survie. L'un des
problèmes les plus courants rencontrés par les PME est l'absence d'une définition commune et
officielle (Scarborough 2012) cité par Mouhallab & Jianguo (2016). A titre d'exemple,
Rutashobya & Olomi, (1999) cités par Mouhallab & Jianguo (2016), ont constaté qu'il existait
plus de 50 définitions différentes dans 75 pays. Malgré le rôle des PME, cette catégorie a été
mal servie par des définitions défectueuses.Ainsi la définition de la PME est en fonction de
chaque pays, ce qui prouve le fait que les économistes adoptent différents critères pour définir
les PME (Mylenko et al. 2011) cités par Mouhallab & Jianguo (2016). Ceci rend
l'établissement d'une définition globale difficile et dans certains cas impossible. Pourtant, il
existe un besoin d'une référence internationale pour permettre aux chercheurs de faire des
comparaisons entre les différents pays et d'établir une définition universelle des PME. Ce
problème commun rend la définition des PME compliquée et sans critère uniforme entre les
pays (Ayyagari et al. 2007) cités par Mouhallab & Jianguo (2016). Par conséquent, il n'y a pas
de consensus sur la meilleure façon d'établir les définitions relatives et même les chercheurs
externes n'ont pas été en mesure de parvenir à un consensus sur des définitions communes
(Heider et al. 2014) cités par Mouhallab & Jianguo (2016). En outre, la définition des PME
varie et devient un sujet de
26
controverse, le sommet du G-20 à Pittsburgh en 2009 cités par Mouhallab & Jianguo (2016),
se concentre sur ce sujet et la plupart des grandes organisations essaient d'y travailler. En
outre, elles n'ont pas publié ou défini de définition spécifique de la PME. Malheureusement, il
n'existe pas de définition unifiée des PME, même au sein d'un même pays, en raison de la
multiplicité des critères et des propositions des organisations internationales et des institutions
nationales.

Dans le même ordre d’idées, (Balkenhol et al. 2013) cités par Mouhallab & Jianguo (2016),
la principale contrainte à laquelle sont confrontés les PME, est l'absence d’une définition
officielle tant au niveau international que national. Au Maroc, la définition des PME est
encore difficile, tout comme dans la plupart des pays en développement. En effet, il n'existe
pas une seule définition officielle et universelle (Mukhtar 1998) cités par Mouhallab &
Jianguo (2016), et plusieurs définitions ont été proposées mais aucune ne peut être considérée
comme universelle. En effet, la plupart des définitions proposées dépendent soit de
paramètres quantitatifs, soit de paramètres exclusivement qualitatifs, soit même d'une
combinaison des deux. Et une définition universelle des PME faciliterait la conception des
prêts, l'accès au financement et la recherche statistique. Par conséquent, il est important de
toujours rechercher dans la littérature actuelle les mises à jour concernant la définition des
PME (Mouhallab & Jianguo, 2016). Notons que bien qu'il n'existe pas de définition unique
des PME, avoir une définition officielle des petites entreprises faciliterait les mesures d'aide à
de nombreuses entreprises et surtout aux nouvelles créées. De plus, l'absence de définition
standard des petites entreprises, malgré la disponibilité de données dans le secteur industriel
rend la réalisation d'une analyse extrêmement difficile dans les domaines économiques et
financiers (Mylenko et al. 2011) cités par Mouhallab & Jianguo (2016). En fait, les entreprises
sont qualifiées de micro, petites ou moyennes entreprises si elles remplissent des plafonds
maximums en termes d'effectifs et de chiffre d'affaires ou de bilan (Union européenne 2003)
citée par Mouhallab & Jianguo (2016). Certains des critères couramment utilisés sont basés
sur les ressources financières. En fait, 68 pays ont fourni des informations sur les critères de
définition des PME utilisés par le régulateur financier : nombre d'employés, total des actifs
nets, ventes et niveau d'investissement.

Or, la définition des PME se compose de trois problèmes : les définitions


internationales/institutionnelles ; les définitions spécifiques aux pays et les définitions de
l'industrie (Pula & Berisha 2015) cités par Mouhallab & Jianguo (2016). Par conséquent, il
existe plusieurs définitions et une distinction peut être faite entre les définitions quantitatives

27
et qualitatives. Dans certains rapports d'organisations internationales telles que (Union
européenne 2003), (Heider et al. 2014), (OCDE 2005)) cités par Mouhallab & Jianguo (2016),

28
la définition des PME est basée sur des mesures quantitatives telles que les effectifs, le chiffre
d'affaires ou les actifs. Outre les aspects quantitatifs, les PME peuvent également être définies
par des aspects qualitatifs (Meredith 1994) cité par Mouhallab & Jianguo (2016). Meredith
cité par Mouhallab & Jianguo (2016) suggère que toute description des PME doit inclure ou
combiner une composante quantitative et qualitative. En d'autres termes, au-delà des actifs
financiers et de la main-d'œuvre, les organisations devraient ajouter à la définition des PME le
critère qualitatif qui reflète la manière dont les entreprises sont organisées. Dans son travail,
(Marwede 1983) cité par Mouhallab & Jianguo (2016), a souligné d'autres critères qualitatifs
pour définir les petites entreprises qui sont ; la forme juridique, le rôle du propriétaire de
l'entreprise, leur position sur le marché, la structure organisationnelle ou l'autonomie
économique et juridique. Dans le même sens Julien & Morel (1991, p. 13) cités par Mohamed
et al. (2013), stipulent que la PME est un concept vague dont les définitions varient. La
diversité économique et juridique se présente comme une première caractéristique de la
définition de la PME. Il n'est pas surprenant que les chercheurs, les scientifiques et les
gouvernements du monde entier aient essayé à plusieurs reprises de définir les PME sans
parvenir à une définition complète qui tienne compte des aspects juridiques et économiques.
La difficulté vient du fait que la définition doit satisfaire les objectifs (parfois contradictoires)
d'un panel diversifié de parties prenantes. Par exemple, alors que les chercheurs et les
scientifiques tentent de donner une définition théorique des différentes caractéristiques des
PME afin de suivre leur réalité, les politiciens et les autorités publiques préfèrent avoir une
définition pratique et opérationnelle afin de mettre en œuvre différents programmes
gouvernementaux. Cependant, l'absence d'une définition unifiée peut résulter des
circonstances du fait de différencier les PME par l'utilisation de deux grandes approches
distinctes : la qualitative et la quantitative. En fait, les définitions utilisant les critères
qualitatifs sont également connues comme des critères théoriques, sociologiques ou
analytiques, tandis que l'approche utilisant les critères quantitatifs est également appelée
descriptive (Mohamed et al., 2013).Ainsi, la définition de la PME se fait selon des critères
divers (chiffre d’affaires, capitalisation, nombre de personnel, total bilan…) en fonction de
chaque pays. Et même en retenant le même critère le seuil diffère d’un pays à l’autre, comme
le montre le tableau ci-dessous pour le critère de l’effectif :

Tableau N°2 : Classification des entreprises selon leur effectif dans quelques pays

29
Source : OCDE (1994) d’après https://cpa.enset-media.ac.ma/definition_pme_maroc_et_europe.htm

Comme on l'a vu plus haut, le critère le plus courant est le critère quantitatif et notamment
l’effectif. Même si ces critères sont les plus utilisés dans les organisations financières car ils
sont facilement collectés auprès de sources officielles. Cependant, l'utilisation de ces variables
peut présenter un risque, à savoir la comparaison d'entreprises dont les productions ou les
systèmes opérationnels utilisent des niveaux de technologie différents. Afin d'améliorer la
situation économique des pays, lors d'une conférence de l'OCDE sur les PME en 2004, une
recommandation politique clé a été soulignée, à savoir l'élaboration d'une définition commune
des PME (OCDE 2004) citée par Mouhallab & Jianguo (2016). Dans certains pays, comme le
Maroc, certaines organisations et banques ont été obligées de fournir leur propre définition
des PME. Dans ce cas, ce qu'est exactement une PME dépend de qui fait la définition (Bawa
& Gunapalan 2012) citée par Mouhallab & Jianguo (2016). Considérant toutes ces questions,
il est recommandé de suivre les critères qui représentent le pays (Mouhallab & Jianguo,
2016).

De leur côté Hachimi et al. (2017) affirment que les PME représentent 95% de l'ensemble des
entreprises au Maroc, selon les statistiques de la confédération des PME. Et il n'existe pas une
définition précise de la PME. Elle varie selon le domaine d'activité et d'application. Les
premières recherches ont souligné l'effet de taille pour distinguer les différentes structurations
de l'organisation (Aston, 1970) cité par Hachimi et al. (2017), mais l'idée de catégoriser les
entreprises sur la base de facteurs quantitatifs (taille de l'entreprise, chiffre d'affaires, capital
social, valeur ajoutée...) a été remise en cause par l'existence de critères qualitatifs permettant
d'identifier la PME par rapport aux autres types de structures organisationnelles.

Ainsi, au Maroc, la charte de la PME de 2002, définie la PME selon son premier article
publié au bulletin officiel N°5036 du 05 septembre 2002, comme étant une entreprise qui
répond aux critères suivants :
30
Pour les entreprises existantes, l’effectif permanent ne doit pas dépasser 200 employés, le
chiffre d’affaires annuel hors taxes réalisé au cours des deux dernières années ne doit pas
dépasser 75 millions de dirhams, et un total bilan n’excédant pas 50 millions de dirhams.

Dans le cas où une PME détient directement ou indirectement plus de 25% du capital ou des
droits de vote dans une ou plusieurs entreprises, il faut que le total des effectifs permanents et
des chiffres d'affaires annuels hors taxes ou des totaux des bilans annuels de la PME et des
autres entreprises, ne dépasse pas le total de chacun des seuils fixés ci-dessus.

Pour les entreprises nouvellement crées, est considérée comme PME, toute entreprise
engageant un programme d’investissement initial global ne dépassant pas 25 millions de
dirhams tout en respectant un ratio d’investissement par emploi n’excédant pas 250000
dirhams.

Tableau N°3 : définition de la PME au Maroc selon la charte de la PME de 2002

Type d’entreprise Effectif C.A ou Total bilan

PME ≤ à 200 personnes ≤75 millions de dh ≤50 millions de dh

Source : Nos soins

Cependant, l’effectif de la même entreprise peut varier en fonction de l’activité. Il peut


atteindre des pics au moment des hautes saisons et trop diminuer pendant les basses saisons, et
comme nous l’avons souligné ci haut, les productions ou les systèmes opérationnels utilisent
des niveaux de technologie différents comme l’ont affirmé Mouhallab & Jianguo (2016).
Donc, pour palier à ce problème, nous ôtons le critère de l’effectif dans la définition de la
PME pour la présente étude, et nous considérons comme PME, toute entreprise réalisant un
CA annuel inférieur ou égal à 75 millions de dirhams sans tenir compte de son effectif. Et sur
ce critère du chiffre d’affaire que nous allons nous baser pour faire le choix des PME qui vont
constituer notre base de données.

La place des petites et moyennes entreprises (pme) dans les économies

Les petites et moyennes entreprises (PME) qui jouent un rôle vital dans l'économie de chaque
pays, sont une force de plus en plus omniprésente et influente dans l'environnement des
affaires (Qamruzzaman et Jianguo, 2019 ; Ključnikov et al. et al., 2020) cités par Zarrouk et
al. (2020). À l'échelle mondiale, elles sont considérées comme le principal moteur de la
croissance de
31
l'emploi, ont représenté 45 % des emplois, contrôlent environ 80% du secteur formel, et ont
contribué à 33% du PIB en moyenne (OCDE, 2017) cités par Zarrouk et al.(2020).

Mouhallab & Jianguo (2016) affirment que les petites et moyennes entreprises constituent
l'épine dorsale de toutes les économies, elles sont considérées comme la source vitale de la
croissance économique. Aujourd'hui, la plupart des économistes et des décideurs politiques
accordent plus d'attention aux PME en raison de leur importance dans le tissu productif
national, de leur contribution à l'emploi et de leur rôle actif dans le processus de croissance.

L’OCDE (2004) cité par Mouhallab & Jianguo (2016), affirme que les petites et moyennes
entreprises constituent un groupe hétérogène d'entreprises dont l'importance est unanimement
reconnue. Elles sont considérées comme le moteur de la croissance économique, le principal
moteur de la création d'emplois (Nasr & Pearce 2012) cités par Mouhallab & Jianguo (2016),
et essentielles à la réduction de la pauvreté dans la plupart des pays en développement. Elles
sont considérées comme une composante essentielle du tissu économique, même s'ils sont
toujours confrontés à de gros problèmes.

De leur côté, Kumar & Rao (2016) affirment qu’il est bien connu que les petites et moyennes
entreprises (PME) contribuent de manière significative au développement global d'un pays.
Près de 95% des entreprises dans le monde sont des PME, et elles représentent 60% de
l'emploi privé (Ayyagari, Demirg€u¸c-Kunt, et Maksimovic 2011) cités par Kumar & Rao
(2016). Les PME jouent un rôle important dans le maintien de la santé économique des pays
développés et en développement. Dans les économies émergentes, les PME travaillent sur les
fronts statique et dynamique. Sur le front statique, les PME contribuent à la production d'un
pays et génèrent de l'emploi, tandis que sur le front dynamique, elles servent de pépinière pour
les grandes entreprises, constituent le niveau suivant pour les micro-entreprises en croissance
et contribuent également au revenu national d'un pays. Il ne fait aucun doute que les PME ont
un énorme potentiel, et pour exploiter pleinement l'utilité de ces entreprises, l'environnement
financier du secteur des PME doit être étudié en profondeur (Kumar & Rao, 2016).Les petites
et moyennes entreprises (PME) jouissent d'une position et d'une importance exclusives dans
l'économie mondiale. À cet égard, l'ascension des PME sera déterminante pour la croissance
et le développement de l'économie mondiale (Savlovschi & Robu, 2011) cités par Rao et al.
(2021). L'OCDE (2017) cité par Rao et al. (2021), souligne que les PME peuvent apporter des
contributions substantielles aux Objectifs de développement durable des Nations Unies par la

32
création d'emplois, l'industrialisation durable, la promotion de l'innovation, et la réduction des
disparités de revenus (Bartolacci et al., 2020).

Le rapport sur le commerce mondial (2016), quant à lui, indique que les PME constituent 90
% de l'économie mondiale et créent 60 à 70 % des emplois et 55 % du PIB, ce qui souligne
l'importance des PME en tant que moteurs de la croissance économique et du développement,
aujourd'hui et à l'avenir (Rao et al., 2021). Selon Rwigema et Karungu (1999) cités par
Yolande & Watkins (2012), les PME sont dominantes en nombre dans la plupart des
économies. Dans les pays développés comme les États-Unis d'Amérique et le Royaume-Uni,
les PME jouent un rôle important dans l'économie, représentant, selon les estimations, un tiers
de l'emploi industriel et un pourcentage plus faible de la production. Dans les pays du tiers
monde où les PME dominent les entreprises économiquement actives, la prospérité des PME
est considérée comme beaucoup plus importante que dans les pays développés (Yolande &
Watkins, 2012).

Du côté du continent africain, l'importance des petites entreprises est reconnue dans de
nombreux pays africains tels que le Togo, l'Ouganda, le Ghana, la Côte d'Ivoire, le Nigeria, le
Kenya, le Malawi, le Burkina Faso, ainsi que d'autres (Yolande & Watkins, 2012).

Les activités des PME en Afrique (Rogerson,2001a) cités par Yolande & Watkins (2012), est
d'une importance vitale pour la promotion de la croissance économique, la création d'emplois
et l'atténuation de la pauvreté. Cependant, les recherches menées sur les PME en Afrique par
Mead et Liedholm (1998) cités par Yolande & Watkins (2012), ont confirmé qu'en moyenne,
il y a plus de fermetures de PME que d'expansions, avec environ 1% seulement des micro-
entreprises qui passent de cinq employés ou moins à dix ou plus. Il est depuis longtemps
admis que les PME sont essentielles à la création d'emplois et à la croissance économique, en
particulier dans des pays comme l'Afrique du Sud où le taux de chômage est élevé, estimé à
40% (Friedrich, 2004 ; Watson, 2004) cités par Yolande & Watkins (2012).

33
II. Modes de financement et Accès aux ressources financières

Modes de financement dans le monde

Un certain nombre d'études ont porté sur les comparaisons entre pays des schémas de
financement. Rajan et Zingales (1995), cités par Beck et al. (2008), explorent les décisions
relatives à la structure du capital des entreprises dans sept pays développés et constatent que
les variables couramment utilisées pour expliquer la structure financière aux États-Unis sont
également corrélées avec l'effet de levier dans leur échantillon d'entreprises internationales.
Booth, Aivazian, Demirguc-Kunt et Maksimovic (2001) cités par Beck et al. (2008), étudient
les choix de financement dans un échantillon de dix pays en développement et montrent
également que les décisions de financement sont affectées par les mêmes variables que dans
les pays développés. Cependant, ils notent également d'importants effets fixes entre les pays,
ce qui indique que des facteurs spécifiques aux pays sont en jeu. Booth, Aivazian, Demirguc-
Kunt et Maksimovic (2001) cités par Beck et al. (2008), concluent qu'il reste beaucoup à faire
pour comprendre l'impact des différentes caractéristiques institutionnelles sur la structure du
capital. Demirguc-Kunt et Maksimovic (1999) cités par Beck et al. (2008), examinent la
structure du capital dans 30 pays développés et en développement et montrent que les
différences dans les modes de financement sont principalement dues aux différences dans le
développement des marchés boursiers et des banques, ainsi qu'aux différences dans
l'infrastructure juridique sous- jacente. Fan, Titman et Twite (2003) cités par Beck et al.
(2008), étudient la structure du capital dans 39 pays et confirment les conclusions précédentes
selon lesquelles les différences institutionnelles entre les pays sont beaucoup plus importantes
pour déterminer les choix de structure du capital des entreprises que d'autres facteurs, tels que
l'appartenance à une industrie.

le modèle de croissance financière de Berger et Udell (1998) a attiré l'attention de nombreux


chercheurs et a été accepté comme une vision de la structure du capital des petites entreprises
(Gregory et al., 2005) cités par (Wu et al., 2008). Leur modèle propose que les petites
entreprises aient un cycle de croissance financière dans lequel les besoins et les options
financières changent au fur et à mesure que l'entreprise démarre, se développe, acquiert de
l'expérience et devient plus transparente dans ses informations. Berger et Udell (1998) cités
par (Wu et al., 2008), suggèrent également que les besoins et options financiers d'une
entreprise se situent sur un continuum taille/âge/information. Lorsque les entreprises sont au
stade de la petite taille, de la jeunesse et de l'opacité, elles doivent compter sur un

34
financement initial (par

35
exemple au démarrage, le propriétaire, la famille ou les amis fournissent des fonds, un crédit
commercial et/ou le financement d'un ange gardien (business angel). Au cours de la phase de
croissance, les entreprises ont accès à des financements intermédiés, tant au niveau des fonds
propres que de la dette (par exemple, le capital-risque et les prêts bancaires). Au fur et à
mesure de leur expansion, les entreprises peuvent avoir accès aux marchés publics des actions
et de la dette. Cependant, Berger et Udell (1998) indiquent également que le paradigme du
cycle de croissance n'est pas censé convenir à toutes les petites entreprises et que la taille de
l'entreprise, son âge et la disponibilité de l'information sont loin d'être parfaitement corrélés
(Wu et al., 2008). Une autre théorie importante de la structure du capital est la théorie de
l'ordre hiérarchique financier (pecking order theory) qui postule que coût de financement
augmente en fonction de l'asymétrie d'information.de Mayers et Majluf (1984) cités par (Wu
et al., 2008), et qui suggère que les entreprises ont un ordre de préférence particulier pour
leurs choix de financement. Selon ces auteurs, en raison de l'asymétrie d'information entre
l'entreprise et les financiers potentiels, les dirigeants en savent plus sur la valeur et les
perspectives de l'entreprise que les nouveaux investisseurs (par exemple, les nouveaux
actionnaires et les prêteurs). Par conséquent, ces nouveaux investisseurs s'attendront à un
rendement plus élevé du capital qu'ils investissent. Il en résulte que la valeur nette de
l'investissement est positive. L'entreprise préférera le financement interne à l'endettement
externe, l'endettement à court terme à l'endettement à long terme et l'endettement externe aux
capitaux propres externes afin de préserver la propriété et le contrôle initiaux de l'entreprise.
Par conséquent, la meilleure hiérarchie de financement d'une entreprise serait le financement
interne, l'émission de dettes, puis l'émission d'actions (Cassar et Holmes, 2003) cités par (Wu
et al., 2008). Dans une littérature connexe, Rajan et Zingales (1998) cités par Beck et al.
(2008), ainsi que Demirguc- Kunt et Maksimovic (1998), montrent tous les deux une relation
entre le développement des institutions financières, le financement externe et la performance
des entreprises. Dans l'ensemble, l'implication de ces études est que les institutions d'un pays
affectent les modèles de financement, avec des implications directes sur la performance et sur
la croissance (Beck et al., 2008). Toutes ces études définissent implicitement le financement
externe de manière étroite, en se concentrant sur le financement par actions ou la dette à long
terme. La théorie suggère que les entreprises des pays dotés de systèmes juridiques solides,
dans lesquels les droits de propriété et en particulier les droits des investisseurs sont respectés,
sont susceptibles de recourir à ces types de financement externe. Dans les pays où les droits
de propriété sont moins bien protégés, on s'attendrait à ce que des formes de financement
externe de substitution,

36
telles que le crédit informel et le crédit fournisseur ou le financement des banques, soient
utilisées. Ainsi, une définition étroite du financement externe qui ne prendrait pas en compte
d'autres formes de financement pourrait surestimer à la fois les contraintes du financement
externe disponible pour les entreprises dans les pays moins développés et l'importance du
développement juridique pour le financement des entreprises dans ces pays. De plus, bien que
ces sources ne soient pas normalement incluses dans les études américaines sur le
financement externe, les variations par rapport au financement par crédit-bail, les crédits
fournisseurs et le financement public pourraient être importantes lors de l'évaluation des
différences entre les pays (Beck et al., 2008).

Accès aux financements par les pme

Malgré leurs importantes contributions, les PME sont aux prises avec de nombreux défis et
contraintes, parmi lesquelles les contraintes de financement qui peuvent être définies comme
l'incapacité d'accéder aux ressources financières et d'en tirer parti (Agostino et al., 2008) cité
par Rao et al.(2021). Les raisons pour lesquelles les contraintes de financement existent
peuvent être attribuées à des systèmes comptables, financiers et réglementaires médiocres
(Beck & Demirguc-Kunt, 2006) cité par Rao et al.(2021), à la concurrence (Anzoategui &
Rocha, 2010) cité par Rao et al.(2021), aux politiques et pratiques affectant l'offre de
financement telles que les taux d'intérêt (Foltz, 2004) cité par Rao et al.(2021), et au manque
de sensibilisation et de connaissance des sources de financement disponibles et de la manière
d'y accéder (Cook & Nixson, 2000) cité par Rao et al.(2021), entre autres, ce qui peut
exacerber le risque de crédit et le coût des transactions pour les PME. Dans ce sens, la
littérature révèle, avec des preuves de plus en plus nombreuses, que l'accès au financement est
l'un des problèmes les plus pressants, qui entrave la croissance inclusive des PME dans
l'économie mondiale (Ang, 1991, 1992 ; Baker et al., 2020 ) cités par (Rao et al., 2021). Il est
également prouvé que l'accès limité au capital limite la croissance de la productivité dans les
pays en développement (Bloom et al., 2010 ; Hsieh & Klenow, 2009) cités par (Rao et al.,
2021). Ainsi, les PME sont particulièrement limitées par les lacunes du système financier,
notamment les coûts administratifs élevés, les exigences élevées en matière de garanties et le
manque d'expérience des intermédiaires financiers. Par conséquent, les obstacles au
financement sont considérés comme des facteurs majeurs limitant la croissance des petites
entreprises. En outre, le financement des PME reste l'un des domaines les moins étudiés dans
les pays en développement (Dalberg 2011) cités par Kumar & Rao (2016).Les recherches

37
antérieures se sont principalement concentrées sur l'étude

38
de la relation de cause à effet entre les dimensions de l'orientation entrepreneuriale (OE) -
capacité d'innovation, prise de risque et compétitivité agressive - et la performance des PME,
mais elles sont malheureusement parvenues à des conclusions mitigées (Wiklund & Shepherd,
2005 ; Avlonitis & Salavou, 2007 ; Buli, 2017) cités par (Zarrouk et al., 2020). Un autre
argument important qui a récemment fait l'objet de beaucoup d'attention est lié au rôle vital de
l'accès au financement comme médiateur dans la relation entre l'OE et la performance des
PME (Lumpkin & Dess, 1996 ; Wiklund & Shepherd, 2005 ; Covin & Lumpkin, 2011 ;
Ghimire & Abo, 2013) cités par (Zarrouk et al., 2020). Dans ce contexte, il existe peu de
consensus concernant les explications de l'effet médiateur de l'accès au financement dans la
relation entre l'OE et la performance des PME (Beck et al., 2008).

En effet, des articles récents étudiant les modes de financement dans le monde soulignent
l'importance des différences institutionnelles entre les pays sur la structure du capital
(Demirguc-Kunt et Maksimovic, 1999 ; Booth, Aivazian, Demirguc-Kunt et Maksimovic,
2001
; et Fan, Titman et Twite, 2003) cités par (Beck et al., 2008). Une littérature connexe a
également montré que l'accès au financement externe est façonné par l'environnement
juridique et financier du pays (La Porta, Lopez-de-Silanes, Shleifer et Vishny, 1997, 1998 ;
Demirguc- Kunt et Maksimovic, 1998 ; et Rajan et Zingales, 1998) cités par (Beck et al.,
2008). Une implication directe de ces études est que, dans les pays dotés de systèmes
juridiques faibles, et par conséquent de systèmes financiers faibles, les entreprises obtiennent
moins de financement externe, ce qui se traduit par une croissance plus faible. Cependant,
comme le préconise Cook (2001) cité par (Kumar & Rao, 2016) le rôle du financement a été
considéré comme un élément critique pour le développement des PME.

En outre, des études ont mis en évidence plusieurs restrictions auxquelles les entreprises sont
confrontées lorsqu'elles tentent d'obtenir un financement auprès des banques (Schiffer, et al.,
2001, Woldie, et al., 2012, Beck, et al., 2008) cités par (Ghimire et al., 2013) . La littérature a
également identifié plusieurs facteurs clés qui expliquent ce problème (voir par exemple,
Woldie, et al., 2012, Isern, et al. 2009, BBA, 2002, Hussain, et al. 2006, Aryeetey, et al.,
1994, Beck, et al., 2008, Deakins, et al. 2010) cités par (Ghimire et al., 2013), qui sont
principalement divisés en deux parties : la demande et l'offre. La littérature s'est concentrée
sur la question de savoir si la pénurie de financement externe des PME est due à des facteurs
liés à l'entreprise, ce que la littérature appelle des études sur la demande (Woldie, Mwita, &
Saidimu, 2012) cités par (Ghimire et al., 2013), et à des facteurs liés aux banques, connus

39
dans la littérature comme des études sur l'offre (Deakins, et al., 2010 ; Iorpev, 2012) cités
par (Ghimire et al., 2013). Par

40
ailleurs, une meilleure compréhension des schémas de financement des PME et de la façon
dont ils évoluent avec le développement institutionnel a des implications importantes en
termes de politique et de ressources. De nombreux responsables politiques au sein des
gouvernements et des organisations d'aide internationale pensent que les petites entreprises
n'ont pas un accès suffisant aux financements externes dans les pays en développement en
raison des imperfections du marché. En réaction, des ressources importantes sont consacrées à
la promotion et au financement des petites et moyennes entreprises (PME) dans les pays en
développement. Par exemple, le Groupe de la Banque mondiale prête plus de 2 milliards de
dollars par an dans le cadre de programmes de soutien aux PME3 (Beck et al., 2008). Un
regain d'intérêt significatif est également apparu pour les banques de développement, qui
cherchent à fournir des prêts qui favorisent le développement en prêtant aux emprunteurs
soumis à des contraintes dans les pays en développement, en particulier les petites entreprises
(Beck et al., 2008). Beck et al., (2008) affirment que leurs résultats ne confirment que
partiellement la conclusion selon laquelle les PME substituent le financement bancaire à
d'autres sources de financement externe, en particulier dans les pays où les institutions et les
marchés financiers sont peu développés. Ils constatent que les PME utilisent beaucoup plus de
financement informel que les grandes entreprises. Cependant, le financement provenant de ces
sources est limité. En moyenne, la proportion d'investissement financée par le financement
informel est inférieure à 2%. Ainsi, l'utilisation du financement informel ne contribue guère à
alléger les contraintes financières auxquelles sont confrontées les petites entreprises dans les
économies en développement. En outre, ils ont constaté que les PME n'ont recours que de
manière disproportionnée au crédit-bail ou au financement commercial par rapport aux
grandes entreprises. En particulier, le financement par crédit-bail ne comble pas le déficit de
financement des PME dans les pays où les institutions sont peu développées, car le recours au
crédit-bail est positivement associé au développement des institutions financières et des
marchés d'actions. Beck et al., (2008) déclarent qu’Il est surprenant de constater que les PME
ne financent pas non plus beaucoup plus leurs investissements auprès de sources
gouvernementales ou de banques de développement, malgré le fait que ces programmes sont
souvent justifiés politiquement comme augmentant le financement des PME. Dans l'ensemble,

3
La Banque mondiale apporte un soutien direct et indirect aux PME (voir World Bank Group Review of Small
Business Activities, 2002).
En termes d'activités, 80 % des programmes de la Banque mondiale impliquent une assistance financière
directe aux PME, tandis que les 20 % restants impliquent un soutien indirect tel que l'assistance technique aux
PME et aux institutions qui soutiennent le développement des PME.

41
Beck et al., (2008) trouvent que leurs résultats soulignent les limites de la capacité des PME à
compenser le sous-développement des systèmes financiers et juridiques de leurs pays, où les
sources alternatives de financement ne comblent pas significativement le déficit ou, dans le
cas du c Dans le même ordre d’idées, Rao et al. (2021) déclarent que les prêteurs de capitaux
formels exigent souvent des garanties pour gérer leur exposition au risque, et le plus souvent,
les PME ne sont pas en mesure de satisfaire aux exigences de sécurité pour leurs besoins
financiers, ce qui limite leur accès aux ressources financières des canaux formels. Il convient
de noter que le refus de recourir à des financements classiques tels que les banques et les
institutions financières peut entraîner un effet de substitution, qui se produit lorsque les PME
se tournent vers des sources alternatives et des canaux de financement informels tels que la
famille, les amis et les proches, qui sont généralement positifs pour les emprunteurs mais très
risqués pour les prêteurs en raison de l'absence probable d'accords formels, et les prêteurs
illégaux tels que les usuriers, qui peuvent causer aux PME un ensemble différent de
problèmes (par exemple, l'extorsion, le harcèlement, l'augmentation du coût des affaires). Par
conséquent, la présence de contraintes financières peut entraver la croissance et le
développement des PME (Chandra et al., 2020 ; Cook & Nixson, 2000) cités par Rao et al.
(2021), même lorsque leurs produits font l'objet d'une bonne demande sur le marché, car elles
risquent de ne pas être en mesure de répondre à la demande assez rapidement sans un
investissement financier supplémentaire pour augmenter la capacité de production.

Quant au Maroc, Bien que les PME restent le fondement de la croissance économique
marocaine et soient souvent considérées comme un facteur essentiel de la promotion de
l'emploi rédit commercial, sont moins répandues. et du partage des richesses, elles sont
confrontées à un certain nombre d'obstacles qui limitent leur croissance et leur puissance
financière. Les PME ont souvent des difficultés à accéder aux prêts bancaires, contrairement
aux grandes entreprises qui disposent d'outils personnels et financiers qui facilitent leur
recours aux prêts des banques conventionnelles avec des conditions plus souples. Ces
difficultés sont généralement liées au phénomène d'asymétrie d'information entre les PME et
les banques conventionnelles (Hachimi et al., 2017). En effet, selon la littérature, les PME
sont opaques sur le plan informationnel, un fait qui explique le comportement de
rationnement du crédit des banques classiques vis-à-vis du financement des petites et
moyennes entreprises (Psyllaki, 1995) cité par Hachimi et al. (2017). Ces banques se basent
sur le rationnement du crédit afin d'alléger le risque des PME.

42
Conclusion du chapitre 1

En conclusion, la croissance économique n’est pas un concept simple à définir, car le


phénomène lui-même est très complexe, d'où la multiplicité d’approches que l'on peut trouver
dans la littérature économique, allant des classiques, aux théories modernes. Les classiques
donnent une vision plutôt pessimiste. Ils estiment qu'à long terme l'économie atteindra un état
stationnaire, c'est-à-dire qu'il n'y aura pas de croissance durable. les néoclassiques : Solow
avait une vision optimiste, car il ne prévoit pas de situation de crise, il conçoit que la
croissance peut être durable et stable et explique aussi que la croissance sur le long terme,
provient du progrès technique. Cependant, la théorie de la croissance endogène, explique
l’origine de la croissance économique, ce dernier résulte de l’accumulation de quatre types de
capitaux à savoir la technologie ou innovation, le capital physique, le capital humain, et le
capital public. et pour L'inclusion financière (IF) est la mesure prise par le gouvernement pour
éliminer les différents obstacles rencontrés par la communauté dans l'accès aux services
financiers. C’est également une stratégie nationale visant à favoriser la croissance économique
par l’égalité des revenus, l'éradication de la pauvreté et la consolidation des ressources
financières . il renforce la nécessité d'un accès abordable à une gamme de services financiers à
tous les niveaux de la société. De nombreux pays en profitent pour parvenir à une croissance
économique plus équitable Cela se fait par plusieurs canaux Parmi eux petits et moyennes
entreprises ont joué un rôle crucial dans la relance de l'économie, l'augmentation de l'emploi
et la création d'industries. Cependant, environ 200 millions de micro, petites et moyennes
entreprises formelles et informelles dans les économies en développement n'ont pas accès aux
prêts et aux lignes de crédit. On estime qu'environ 55 à 68 % des PME formelles ne disposent
pas d'un financement adéquat. Les PME sont également freinées par des options de paiement
interentreprises inefficaces ou coûteuses, par un manque de produits de gestion des risques
appropriés, tels que les assurances, et par une pénurie de capital de croissance.

43
Chapitre 2 : cadre théorique : la relation entre
l’inclusion financière et la croissance
économique

44
Introduction du chapitre 2

Les marchés financiers deviennent plus accessibles et plus rentables à mesure que le
système financier s'étend en taille, en stabilité et en efficacité. Selon Gurley et Shaw (1955)
cités par J. Kumar et al. (2022), le secteur financier est essentiel à la survie du secteur réel. Il
y aura moins de travail, moins de production et moins d'investissements si vous placez de
l'argent dans un système financier défaillant. À long terme, cela est mauvais pour les affaires
car cela ralentit l'économie (Shrestha, 2005) cité par J. Kumar et al. (2022). D'autre part, des
secteurs financiers bien développés contribuent à l'expansion de l'économie d'un pays. Pour
réduire la pauvreté, il est nécessaire de réaliser de gros investissements et de développer les
secteurs financiers, c'est-à-dire de créer et de faire croître les organismes, institutions, marchés
et instruments financiers. Par conséquent, l'arrivée d'institutions financières permet de réduire
les coûts liés à l'obtention de données, à la mise en œuvre d'accords et à la réalisation de
transactions. En outre, une économie plus dynamique est stimulée par un accès accru au
capital, ce qui favorise l'innovation et le bien-être. L'allocation des capitaux de manière plus
favorable peut être encouragée par la croissance du secteur financier qui fournit de meilleures
données sur les investissements potentiels rentables (J. Kumar et al., 2022).

Paudel & Acharya ( 2020) stipulent qu’une brève revue de la littérature permet de constater
que le rôle du développement financier a fait l'objet de discussions dès l'époque de la
révolution industrielle, lorsque le rôle de la finance était lié aux activités économiques de la
société. Dans ce contexte, ces deux auteurs ont cité Gurley & Shaw (1955) qui affirment que
le secteur réel ne peut aller de l'avant sans le secteur financier. McKinnon (1973) et Shaw
(1973), cités par Paudel & Acharya ( 2020), établissent le rôle du développement financier
dans la croissance économique. D'autre part, Paudel & Acharya ( 2020) citent aussi Buffie
(1984) qui établit une vision contrastée de la relation entre le développement financier et la
croissance économique. Le résultat explore le rôle du marché financier informel qui influence
le secteur réel. L'étude suggère que lorsque le secteur financier formel s'élargit, le ratio de
réserve obligatoire du secteur financier augmente, ce qui conduit à une raréfaction des
liquidités sur le marché du crédit. Cela crée un resserrement du crédit qui retarde la croissance
du secteur réel.

Cependant, le rôle du système financier dans la croissance économique a été largement


discuté dans la littérature de l'économie du développement. En se référant à la littérature
historique, Gurley & Shaw (1955) , affirment que le secteur réel ne peut aller de l'avant sans

45
le secteur financier.

46
Malgré les nombreuses études menées sur la relation entre le financement des PME, le
développement financier et la croissance économique, il y a une pénurie d'études se
concentrant sur l'interaction de ces trois questions clés. De plus, elles ignorent d'examiner la
réponse de la production aux chocs à la fois du financement du crédit aux PME et des
indicateurs de développement du marché financier Aujourd’hui, développement d'un système
financier inclusive fait l'objet de plusieurs études afin de déterminer si la composition des
inclusion financière peut contribuer à alimenter la croissance économique.

Ce chapitre vise à décrire le débat théorique et empirique sur l'impact de l'inclusion financière
sur la croissance économique. Il convient de passer en revue la littérature théorique dans la
première section puis la littérature empirique dans la seconde section.

47
Section 1 L’inclusion financière et la croissance économique : une
revue théorique

L'étude du développement financier a identifié quatre domaines distincts pour stimuler la


croissance économique (Babajide et al., 2015). Principal domaine est de fournir à chacun un
moyen de paiement fiable et peu couteux. Deuxièmement, selon les mêmes auteurs, le rôle
des intermédiaires financiers accroît le volume des transactions et l'allocation des ressources
de l'unité déficitaire, l'unité excédentaire, et l'amélioration de l'allocation des ressources. Le
troisième concerne l'efficacité de la gestion des risques que le système financier fournit pour
réduire le risque de liquidité, finançant ainsi des investissements risqués mais plus efficaces et
l'innovation dans l'économie (Greenwood et Jovanovic, 1990 ; Bencivenga et Smith, 1991).
Enfin, le secteur financier fournit des informations sur les investissements et la disponibilité
du capital dans le système, ainsi que sur les effets de l'asymétrie d’information (Ross, 2004).
Du point de vue de la fonction de production globale, les effets financiers décrits ci-dessus
contribuent de manière significative à la conversion de l'épargne et de l'investissement en une
plus grande production économique, que ce soit par des canaux d'accumulation ou par des
canaux de changement technologique (Schumpeter, 1912).

Prenant le canal de l'accumulation du capital comme exemple, le modèle de croissance


familier de Solow suggère qu'une augmentation du taux d'épargne δ augmentera le niveau
d'équilibre du capital (k) et de la production par habitant (y). Ce changement de δ est illustré à
la figure 1. Le passage de δ1 à δ2 entraîne une augmentation du niveau d'équilibre de k de k*1
à k*2, et une augmentation de la production par habitant de y*1 à y*2.

Figure N°2: Effets de l'épargne sur l'accumulation du capital

48
Source :Babajide et al.: Financial Inclusion and Economic Growth in Nigeria

L'analyse vise à éliminer la répression financière et à réduire les défaillances des marchés
financiers, ce qui améliorera la qualité des investissements car seuls les projets dont les
rendements sont supérieurs au taux d'intérêt (TI) sont/seront financés. Ainsi, l'ensemble de la
fonction de production se déplace vers le haut, de f(k) à g(k). L'augmentation de l'efficacité de
l'économie va encore accroître l'épargne car δ2 g(k)>δ2 f(k), comme le montre la figure 2. La
figure 2 montre que les nouveaux niveaux d'équilibre du stock de capital par travailleur et de
la production par travailleur, k*3 et y*3, dépassent non seulement les niveaux initiaux, k*1 et
y*1, mais aussi les niveaux plus élevés causés par la seule augmentation de l'épargne et de
l'investissement, k*2 et y*2.

Figure N°3 : Effets de l'épargne sur la production

49
Source :Babajide et al.: Financial Inclusion and Economic Growth in Nigeria

Entre autres raisons, le secteur financier joue un rôle important dans l'accroissement des
fonctions productives grâce à un suivi et une gestion efficaces des projets d'investissement. Le
modèle de Solow ne reflète que les effets à court et moyen terme des améliorations du
développement financier .Il n'explique pas le progrès technologique ou la croissance
économique à long terme. Les limites du modèle de croissance de Solow ont donné naissance
au modèle schumpétérien de croissance. Selon Schumpeter, un secteur financier bien
développé est absolument nécessaire pour que les entrepreneurs s'engagent avec succès dans
un processus d'ingéniosité. Un financement est nécessaire pour les nouveaux projets car
l'investissement initial n'est pas toujours à la charge de l'entrepreneur lui-même. Sans le
secteur financier pour canaliser les fonds, l'innovation est presque impossible et i il y aurait
peu de croissance économique durable. C'est sous cette prémisse que l'inclusion financière
devient nécessaire à la croissance économique, car elle fournit des produits financiers
innovants pour encourager les personnes à faible revenu à épargner davantage (Odeniran et
Udeaja, 2010).

Au cours des années 1960 et 1970, une abondante littérature a commencé à émerger sur le
lien entre finance et croissance. McKinnon et Shaw (1973) sont cités par Alimi & Yinusa
(2016), à travers la théorie de la libéralisation financière, qui vise à accroître les variations de
l'épargne, réalisée qui réduit le taux d'intérêt et améliorant l'investissement et la formation du
capital. Invariablement, si les PME sont en mesure d'attirer une plus grande proportion de
l'épargne pour augmenter leur capital de base à un faible niveau de revenu où le problème de

50
la

51
faible propension à épargner et de l'asymétrie de l'information existe, la plupart des PME dans
les pays en développement gagnent suffisamment pour répondre à leurs besoins car la
majorité

des revenus ne satisfont que les besoins physiologiques (Onyeiwu, 2012) cité par Alimi &
Yinusa (2016).

Buffie (1984) cité par Paudel & Acharya (2020), a établi une vision contrastée de la relation
entre le développement financier et la croissance économique. Le rôle du développement
financier dans la croissance économique a été fondamentalement établi à l'époque de la
révolution industrielle, et il est tout aussi significatif dans le contexte des pays en
développement (Gupta, 1984) cité par Paudel & Acharya (2020). En effet, le secteur financier
gère d'énormes fonds de roulement, fournit des informations et des idées novatrices aux
entrepreneurs, qui incluent de nombreuses nouveautés sur le marché, dirigent la nouvelle
entité, augmentent la production et l'emploi, accroissent la consommation supplémentaire et
l'épargne (Perera & Paudel, 2009 ; Shrestha, 2005) cités par Paudel & Acharya (2020).
L'inclusion financière formelle réduit la pauvreté et les disparités de revenus. Une grande
partie de la population peut être incluse lorsque les activités financières sont physiquement
accessibles, les procédures sont faciles et le coût de la finance est faible (Pant, 2016) cité par
Paudel & Acharya (2020).

En ce qui concerne le développement financier, il y a eu beaucoup de débats depuis la


révolution industrielle, lorsque le rôle de la finance et des activités économiques dans la
société étaient étroitement liés. Ainsi, le secteur immobilier, selon Gurley et Shaw en 1955,
cités par J. Kumar et al. (2022), a du mal à survivre en l'absence d'un secteur financier.
McKinnon et Shaw (1973) cités par J. Kumar et al. (2022), établissent le rôle du
développement financier dans la croissance économique. D'autre part, Buffie (1984) cité par J.
Kumar et al. (2022), a présenté des points de vue contradictoires sur le lien entre la croissance
économique et le développement financier dans le milieu. Cette conclusion étudie le rôle du
marché financier informel dans l'influence de l'économie réelle. Cela signifie qu'à mesure que
le secteur financier se développe, il devient plus difficile d'obtenir des liquidités, ce qui a un
impact négatif sur les marchés financiers. En conséquence, il y a un manque de crédit, ce qui
étouffe le développement immobilier. Des recherches sur le rôle du développement financier
dans la croissance économique dans divers contextes et cas de pays ont été largement menées.
Un certain nombre d'études récentes s'intéressent à la façon dont le secteur est considéré
comme prioritaire dans la littérature.
52
Ainsi, selon certains économistes, la relation entre la croissance économique et le progrès
financier n'est pas aussi simple qu'on l'a dit. Selon Robinson (1952) cité par J. Kumar et al.
(2022), le développement financier joue un rôle minime dans la croissance économique ; il est
en quelque sorte déclenché par la croissance. Selon Wijnberg (1983) et Buffie (1986), cités
par
J. Kumar et al. (2022), l'expansion financière a conduit les emprunteurs à passer du secteur
informel au secteur formel (1984). Par conséquent, le crédit devient plus rare, ce qui nuit à la
croissance du pays. Selon Lucas (1988) cité par J. Kumar et al. (2022), les marchés financiers
ont un impact négligeable sur la croissance économique. La confusion sur le rôle de la finance
dans la croissance économique est encore plus grande en 1997, lorsque les marchés financiers
cessent d'orienter des afflux massifs de liquidités vers les entreprises productives. Pour le dire
autrement, les prêts hypothécaires à risque ont été la principale cause de l'effondrement des
marchés financiers en 2008. En raison de l'incapacité des pays à surveiller et à réguler la
croissance des marchés financiers et de leur incapacité à suivre le rythme de l'innovation
financière, l'économie globale pourrait en pâtir (J. Kumar et al., 2022).

Or, les entreprises et les industries sont à la base de la croissance économique, qui dépend
également du système financier. Le développement financier contribue à l'expansion de
l'économie, à l'augmentation des revenus, à la réduction de la pauvreté et à l'amélioration de la
croissance économique (Paudel & Acharya, 2020). Un système financier inefficace coûte
cher, réduit l'investissement et diminue l'emploi et la production, et retarde en conséquence
l'économie (Shrestha, 2005) cité par Paudel & Acharya (2020).

En conséquence, diverses perspectives sur le lien entre le développement financier et


économique ont vu le jour. Certains universitaires pensent que le secteur financier a un impact
direct sur la croissance économique, tandis que d'autres estiment que les deux ne sont pas liés.
Certains pensent que l'expansion des secteurs financier et économique est une voie à double
sens (Demetriades et Hussein, 1996 ; Greenwood et Smith, 1997) cités par Paudel & Acharya
(2020). Un examen de la façon dont le développement financier est mesuré suggère que ces
variables ont un impact significatif sur la façon dont la croissance économique et le
développement financier sont liés. Il semble que les résultats de ces deux domaines changent
dans le temps et entre les pays. En raison de la prévalence de l'analyse de causalité bivariée
dans ce domaine d'étude, les recherches antérieures peuvent être vulnérables au biais
d'omission de facteurs (J. Kumar et al., 2022).

53
Bagehot (1873) et Hicks (1969) cités par Alimi & Yinusa (2016), soutiennent que le système
financier a joué un rôle important dans le processus d'industrialisation dans les pays
développés comme l'Angleterre par la mobilisation de capitaux. Schumpeter (1912) cité par
Alimi & Yinusa (2016), a déclaré que les économies assistent à des avancées technologiques
par le biais des institutions financières en fournissant des aides financières aux entreprises qui
ont la capacité de mettre en œuvre des produits et des processus de production innovants.
L'autre école de pensée, par exemple, Robison (1952) cité par Alimi & Yinusa (2016), affirme
que « là où l'entreprise mène, la finance suit ». Cela signifie que la croissance et le processus
de développement créent une demande pour le type de produits financiers et que le système
financier y répond automatiquement (Levine, 1997) cité par Alimi & Yinusa (2016). Selon
Chandavarkar (1992) et Levine (1997) cités par Alimi & Yinusa (2016), Lucas (1988) cité par
Alimi & Yinusa (2016), affirme que les économistes « exagèrent fortement » le rôle des
facteurs financiers dans la croissance économique, tandis que les économistes du
développement expriment fréquemment leur scepticisme quant au rôle du système financier
en l'ignorant.

Différentes conclusions ont généré des points de vue distincts sur la relation entre le
développement financier et la croissance économique. Il y a principalement trois points de
vue: le premier point de vue est que le développement financier et la croissance économique
possèdent une relation forte et que le secteur financier mène à la croissance économique, le
deuxième point de vue stipule que la croissance économique mène au développement
financier. Le troisième point de vue a trouvé l'effet inverse du secteur financier formel sur la
croissance économique (Paudel & Acharya, 2020).

Plusieurs auteurs ont montré comment l'inclusion financière peut stimuler la croissance
économique en améliorant l'allocation du capital par la diversification des risques (Obstfeld,
1994) . Ainsi , Sharma (2016) confirme qu'il existe des associations positives et significatives
entre les différentes dimensions de l'inclusion financière en termes d’accès aux services
bancaires formels ,par la société est nécessaire pour atteindre une croissance économique
nationale globale. Michael, N. et Aremus, Y montrent que L'inclusion financière a un impact
significatif sur la croissance économique au Nigeria. Les banques nigérianes devraient
développer des produits financiers pour couvrir les zones financièrement exclues, car cela
augmentera le PIB par habitant du Nigeria et augmentera ainsi la croissance économique.
Mihasonirina et Kangni (2011) ont également constaté l'importance de l'inclusion financière
et des technologies de communication pour la croissance économique. Martinez et al. (2011)

54
soutiennent que l'accès au financement est un outil politique important utilisé par les

55
gouvernements et les décideurs pour stimuler la croissance économique. En rendant le
financement disponible et abordable pour tous les agents économiques, il influencera la
croissance de l'activité économique qui augmentera la production.

Selon Dinabandhu Sethi, Debashis Acharya (2018) L'inclusion financière peut stimuler la
croissance économique de deux manières. Premièrement, par l’accès aux services financier au
moindre coût réduit la vulnérabilité des pauvres par l’amélioration de leurs niveaux de vie.
Deuxièmement, l’accès universel au dépôt et produits d’assurance par la population exclues
collecte des fonds sur le marché financier. Qui encourage les ménages à déposer leurs
épargnes dans le système financier. Ce processus conduit à une augmentation de la production
et de l'emploi, ce qui améliore les revenus et la répartition des revenus des pauvres.

la figure ci-dessous fournit une explication conceptuelle du lien entre l'inclusion financière et
la croissance économique :

Figure N°4 : Le lien entre inclusion financière et croissance économique

Source: Dinabandhu Sethi, Debashis Acharya, (2018) "Financial inclusion and economic growth linkage: some
cross-country evidence", Journal of Financial Economic Policy, Vol. 10 Issue: 3, pp.369-385.

56
La figure 4 montre que l’inclusion financière peut contribuer à la croissance par deux voies.
Premièrement l’accès à des services financiers à faible coût réduit la vulnérabilité des pauvres
en améliorant leur niveau de vie (Rajan, 2009). Deuxièmement, l’accès universel aux produits
de dépôt et d’assurance par les exclus recueille des fonds sur le marché financier. Cela aide
les gens à placer leurs épargnes dans le système financier, puis le marché financier assure une
allocation efficace de ces fonds dans des projets d’investissement à long terme. Pour conclure,
des nombreuses auteurs présentées dans ce chapitre ont démontré que secteur financier est
nécessaire au croissance économique d'un pays. On peut synthétiser ces principales théories
dans un tableau ci-dessous.

Tableau N°4 : L’impact de secteur financière sur la croissance économique : Revue de


la littérature théorique

Auteurs Pensée
Schumpeter (1912) Souligner l'importance des banques dans le fonctionnement du
système économique et leur contribution bénéfique à la croissance
à travers des financements innovants
McKinnon et Shaw Préconisaient les franchises financières comme remède au sous-
(1973) développement économique à travers la théorie de la libéralisation
financière
Levine et al. ( 2000) -Soutenir l'idée que le développement financier a un effet causal
positif sur la croissance économique, en particulier dans les
premiers stades de développement
-Leur point de vue juridique suppose que les développements
financiers tels que définis par le système réglementaire et juridique
prédisent la croissance économique
Boyd et Smith (1994 ) Les partisans de la théorie des services financiers soutiennent que
les marchés financiers jouent un rôle important parce que les
intermédiaires et les marchés sont complémentaires dans la
fourniture de services financiers et la croissance. Les marchés et
les intermédiaires sont des substituts. Ils remplissent la même
fonction
avec plus ou moins de succès

Source : CHOUCHAOUI. L , L’incidence de l’intermédiation financière sur la croissance économique

57
L’inclusion financière et croissance économique : une
revue empirique

Plusieurs études ont été menées sur l'impact de l'inclusion financière sur la croissance
économique dans les pays en développement, avec des résultats contradictoires. Suite aux
travaux de McKinnon et Shaw (1973), les premières expériences en Corée et à Taïwan dans
les années 1960 ont été couronnées de succès. Elles ont entraîné une forte augmentation des
dépôts bancaires, stimulé la croissance économique. En revanche, la libéralisation financière
en Amérique latine (Argentine, Chili, Uruguay) à la fin des années 1970 et en Turquie et aux
Philippines dans les années 1980 peut être considérée comme un échec. En effet, elles se sont
traduites par une hausse excessive des taux d ’intérêts réels et par des entrées massives des
capitaux étrangers. De nombreux résultats empiriques confirment le lien entre l'inclusion
financière et la croissance économique. Les premiers travaux de Kapur (1976, 1983), Vogel et
Buser (1976), Galbis (1977) et Mathieson (1979, 1980), qui ont renforcé les fondements du
concept de libéralisation financière, puis Roubini et Sala-i-Martin (1992, 1995), King et
Levine (1993), Basé sur des techniques de moindres carrés ordinaires, d'effets fixes et d'effets
aléatoires, défendent la thèse laquelle un système financier inclusif a un effet positif sur la
croissance économique est démontré. Selon Levine (1997) cité par J. Kumar et al. (2022), la
croissance économique à long terme et le système financier sont inextricablement liés. Pour
que l'industrialisation soit un succès, des investissements en capital à long terme sont
nécessaires. Les investisseurs sont incités à détenir ces actifs, et l'argent est dirigé vers
l'entrepreneur le plus efficace, grâce à un marché financier actif. C'est un changement dans la
disponibilité des ressources liquides qui a déclenché la révolution industrielle. On affirme que
la croissance de la monnaie et le développement de nouvelles technologies favorisent la
croissance économique en facilitant le développement financier .

Prenant l'exemple des pays en développement, Khmakhem (2003) a utilisé les moindres
carrés ordinaires, les effets fixes et les effets aléatoires pour affirmer que le développement
du système financier a un impact positif et significatif sur la croissance à long terme

Le résultat aussi de Ranciere et al. (2006) ont utilisé un modèle des moindres carrés
ordinaires pour décomposer l'impact du développement financier en deux impacts : les
impacts positifs et directs et les impacts négatifs et indirects à travers les crises sur la
croissance économique. .mais
58
ils ont conclu que les effets positifs l'emportaient sur les effets négatifs. Comme le montrent
leurs recherches, la libéralisation financière, d'une part, renforce le développement financier,
nécessaire à la croissance à long terme, et, d'autre part, conduit à des crises de plus en plus
fréquentes qui réduisent ou annulent l ’effet positif de la finance sur la croissance.

Ghosh (2011) a constaté qu'une plus grande inclusion financière se traduit par un un produit
intérieur brut (PIB) par habitant plus élevé en Inde. De même, Diniz, Birochi et Pozzebon
(2012) observent que la fourniture de services bancaires express entraîne des changements
sociaux et économiques au niveau local dans la région amazonienne. Les travaux de Dupas et
Robinson (2013) montrent que doter les individus d'un outil d'épargne augmente
l'investissement productif dans l'économie.

Kpodar .K et al. (2011) examinent l'impact des technologies de l'information et de la


communication (TIC), en particulier la téléphonie mobile, sur la croissance économique des
pays africains de 1988 à 2007, et examinent plus avant si l'inclusion financière est l'une des
canaux par lequel le développement du téléphone mobile influence la croissance économique
en utilisant la méthode généralisée des moments (GMM). Ils ont choisi deux indicateurs pour
mesurer l'inclusion financière. Le premier est le nombre de dépôts par habitant, notamment
les dépôts dans les banques commerciales, les coopératives, les institutions de microfinance et
les institutions spécialisés de l'État. La seconde est le nombre de crédit par habitant, qui
comprend également les institutions financières susmentionnées. Les résultats montrent que
les TIC ont contribué de manière significative à la croissance économique des pays africains.
Une partie de l'impact positif provient de l'inclusion financière. Par ailleurs, le développement
de la téléphonie mobile confirme que l'inclusion financière a un impact positif sur la
croissance économique, notamment dans les pays où les services financiers sont plus
facilement accessibles.

Akingunola et al. (2011) évalue les options de financement spécifiques disponibles pour les
PME au Nigeria et la contribution avec la croissance économique via le niveau
d'investissement. Le test de corrélation Rho de Spearman est employé pour déterminer la
relation entre le financement des PME et le niveau d'investissement. L'analyse a révélé une
valeur Rho significative de 0,643 à 10%. Cela indique qu'il existe une relation positive
significative entre le financement des PME et la croissance économique au Nigeria via le
niveau d'investissement. Des statistiques descriptives ont également été utilisées pour évaluer
certains indicateurs de financement.Le problème du manque d'accès des petites et
moyennes entreprises au
59
financement a entravé leur contribution à la croissance économique et au développement, car
il a affecté leur productivité et leurs fonctions auxiliaires (Akingunola, 2011).

ORUO JULIE (2013) a étudié la relation entre l'inclusion financière et la croissance


économique au Kenya pour les exercices 2002/2003-2011/2012, les chercheurs ont utilisé
l'analyse de régression multiple pour tester la taille du modèle, il a utilisé le test l'analyse de
variance (ANOVA). Les résultats montrent que la croissance économique du Kenya a une
relation positive et forte avec l'inclusion financière. Cependant, des marchés de capitaux qui
fonctionnent bien peuvent améliorer l'efficacité économique, l'investissement et la croissance.
La croissance économique a une forte corrélation positive avec les réseaux de succursales et
une faible corrélation positive avec le nombre d'utilisateurs de comptes d'argent mobile.
Cependant, la croissance économique a une faible corrélation négative avec le nombre de
guichets automatiques bancaires dans le pays et une forte corrélation négative avec les taux
des prêts bancaires.

En utilisant des modèles des moindres carrés ordinaires, des effets fixes et aléatoires, Zenasni
(2014) confirme que l'intégration financière a des effets positifs sur la croissance économique,
mais ces effets varient selon les pays. Il montre également que la libération financière a eu un
impact positif sur la croissanceet et le développement du système système bancaire et
financier.

Loaba (2015) Pour lui, il existe un effet positif développement financier, mesuré par le crédit
bancaire, sur la croissance économique.

Onaolapo, A. R. (2015).examine l'impact de l'inclusion financière sur la croissance


économique au Nigeria en utilisant des données couvrantune période de trente ans (1982-
2012). L'étude a utilisé trois modèles économétriques différents, dont le premier visait à
déterminer si l'inclusion financière améliorerait le bien-être financier des personnes pauvres
ou à faible revenu. La deuxième enquête a examiné l'impact de l'inclusion financière sur la
performance économique du Nigéria, et le dernier modèle a évalué dans quelle mesure les
facteurs d'intermédiation financière amélioraient l'inclusion financière des exclus, chacun de
ces modèles a été soumis à la régression de Box-Cox. Les résultats globaux de l'analyse de
régression montrent que les activités financières inclusives de la banque sont fortement
influencée par réduction de la pauvreté, mais la croissance économique nationale et
l'intermédiation financière sont marginalement déterminées par l'amélioration des réseaux de
succursales bancaires, des prêts aux zones rurales et de l'emprunt à l'entreprise à petite échelle.

60
L'étude suggère donc que l'inclusion financière a un impact significatif positif sur la
croissance économique du Nigeria .

Dans le même sens, Sharma (2016) examine l'impact de l'inclusion financière sur la
croissance économique dans les économies émergentes en Inde entre 2004 et 2013. Utilisez
un modèle VAR vectoriel autorégressif et un test de causalité de Granger. Les résultats
empiriques confirment qu'il existe une corrélation positive significative entre les différentes
dimensions de l'inclusion financière et le PIB. En fait, la disponibilité des services bancaires,
la mise en banque des services bancaires et l'utilisation des services bancaires en termes de
dépôts conduisent à une plus grande croissance économique, a noté Sharma, les décideurs
politiques doivent chercher à maintenir une croissance inclusive durable avec l’aide de
l'inclusion financière et la littératie financière dans la société avec l'aide d'une croissance
durable et inclusive.

Selon Schiffer & Weder (2001), Cressy (2002) et Beck et al. (2008), cités par Bongomin et
al. (2016), ont fait valoir que le rôle des PME dans le développement économique a été limité
par le manque d'accès aux services financiers, en particulier auprès des institutions financières
formelles. Cela est dû au faible niveau d'alphabétisation financière des propriétaires et des
gestionnaires de PME. Ainsi, De Mel, McKenzie & Woodruff (2012) cités par Bongomin et
al. (2016), observent que l'éducation financière par le biais de la formation commerciale
permet d'acquérir les connaissances financières et les compétences commerciales nécessaires
à la croissance des PME dans les pays en développement (Balarezo & Nielsen, 2017 ; Bruhn,
Karlan & Schoar, 2010) cités par Bongomin et al. (2016).

Kim, DW et al (2017) Analyser la relation entre l'inclusion financière et la croissance


économique dans les pays de l'Organisation de la coopération islamique (OCI). Ils ont
compilé des données de panel de 55 pays de l'Organisation de la coopération islamique et
estimé des données de panel dynamiques. Ainsi que les panels VAR, les tests de causalité
IRFS et Granger. Ils ont conclu que l'inclusion financière a un impact positif sur la croissance
économique dans les pays de l'Organisation de la coopération islamique En plus de l'analyse
causale de Granger montrant la causalité mutuelle entre l'inclusion financière et la croissance
économique.

L'étude SAAB (2017) des pays l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient (ANMO) sur la
période 1999-2014 vise non seulement à examiner l'impact de l'inclusion financière sur la
croissance économique dans les pays en développement de la région MENA, mais

61
aussi .d'identifier les canaux de transmission entre l’éducation financière, les intermédiaires
financiers et la croissance. Les auteurs utilisent la régression VAR pour déterminer la relation
entre l'inclusion

62
financière et l'activité financière, la littératie financière et la croissance. La première partie du
modèle est une analyse VAR utilisant des variables telles que le crédit, les emprunts et la
taille moyenne des prêts. Bien que la deuxième partie contrôle d'autres variables, telles que les
comptes mobiles et les cartes de crédit pour les personnes de plus de 15 ans, pour quantifier
l'impact de la sophistication financière sur la croissance du PIB. Les résultats montrent une
relation causale à double sens entre les cartes de crédit, les comptes mobiles et le Produit
national brut, suggérant l'importance de l'inclusion financière dans cette partie du monde.

Abdullahi , IB(2017) Ils examinent l'impact de l'inclusion financière sur la contribution des
PME à la croissance économique durable entre 1970 et 2015.Les données ont été obtenues par
la méthode des moindres carrés ordinaires. L'étude a révélé que l'inclusion financière avait un
effet positif mais n'avait pas d'impact significatif sur une croissance économique durable de 5
%. L'étude a conclu que si les autorités monétaires mettent correctement en œuvre tous les
indicateurs d'inclusion financière, la production des PME sera très rentable pour stimuler une
croissance durable. Il a été suggéré que le Nigéria pourrait atteindre une croissance et un
développement durables si les opérateurs de PME avaient accès à des facilités de crédit.

Selon le Fonds monétaire international (FMI) (2017), l'inclusion financière des PME a des
effets bénéfiques sur la croissance économique, la création d'emplois, l'efficacité des
politiques macroéconomiques et la stabilité macro financière. S'applique également à M.
Ghassibe et al (2019) examine si l'amélioration de l'inclusion financière des PME peut
contribuer à une croissance économique soutenue au Moyen-Orient et en Asie centrale. Ils ont
mené un certain nombre d'études empiriques démontrant que l'inclusion financière des PME
apporte des avantages substantiels en termes d'efficacité des politiques macroéconomiques
ainsi que de croissance de l'emploi et de productivité de l'emploi, avec des effets positifs
durables sur les marchés du travail et la croissance économique globale.

Van, L. T.-h. et al. (2019) ont étudié l'impact de l'inclusion financière sur la croissance
économique au niveau international dans les marchés émergents, et ils ont construit un indice
multidimensionnel pour mesurer le niveau d'inclusion financière au niveau international. Et
sur la base de ce nouvel indice, ils ont utilisé des techniques économétriques de panel pour
estimer l'impact de l'inclusion financière sur la croissance économique. Les auteurs
documentent une relation positive entre les deux. Les relations sont plus fortes dans les pays à
faible revenu et moins inclusifs sur le plan financier.

63
Minhaj ,A et al. (2020) Grâce à cette étude, ils ont étudié l'impact de l'inclusion financière,
telle que mesurée par l'indice d'inclusion financière (FII), sur la croissance économique dans
les pays membres de la Banque islamique de développement (BID). Des données ont été
collectées sur différents éléments de l'inclusion financière et de la croissance économique
pour la période 2000-2016. Pour obtenir des résultats multivariés, nous avons mis en place
des données de panel pour 45 pays et estimé la méthode des moments généralisés (GMM), les
doubles moindres carrés, les vecteurs de panel autorégressifs (VAR) et les tests de causalité
de Granger en panel .

Wakdok , S.S (2020) Leur étude a examiné l'impact de l'inclusion financière sur la
croissance économique du Nigéria à l'aide d'une analyse économétrique.il a pris la théorie de
la croissance financière comme cadre théorique. Les données extraites de sources secondaires
pour l'analyse économétrique couvraient la période de 1990 à 2014, et des modèles de
correction des erreurs ont été utilisés pour tester les hypothèses. Sur la base d'une analyse
empirique, l'étude conclut que l'inclusion financière a un impact positif et significatif sur la
croissance économique du Nigéria grâce à des variables d'approfondissement financier, qui
sont influencées par par des variables d'inclusion financière telles que les crédit au secteur
privé, des dépôts de prêts ruraux et des banques commerciales et ratio de liquidité des
banques commerciales.

L'inclusion financière est désormais une priorité politique clé à l'ordre du jour de la plupart
des gouvernements des pays en développement.Le processus de facilitation des services
bancaires et financiers les particuliers et les entreprises est appelé inclusion financière et
soutient la croissance économique et des objectifs de développement plus larges. Bien que les
indices de croissance économique et de développement du capital humain aient été analysés à
l'aide de différentes variables indirectes,une attention insuffisante a été accordée à la
construction d'un indice composite pour mesurer cela pour une plus grande durabilité
économique, communautaire et environnementale .étude de Thathsarani, Uet al (2021) vise
à combler cette lacune en utilisant des données secondaires de huit pays d'Asie du Sud de
2004 à 2018. L'indice d'inclusion financière a été développé par une analyse en composantes
principales utilisant une approche économétrique de données de panel avec des modèles
vectoriels de correction d'erreur et un test de causalité de Granger. Selon les résultats,
l'inclusion financière a un impact à long terme sur le développement du capital humain dans
les pays d'Asie du Sud et un impact positif à court terme sur la croissance économique. Le
crédit intérieur au secteur privé a également des implications pour la croissance à court terme

64
et le développement du capital humain dans l'économie.

65
Kouet bi. et al (2021) examine l'impact de l'inclusion financière sur la croissance
économique en Côte d'Ivoire. Dans le cadre du positionnement de l'inclusion financière
comme priorité nationale, très peu de travaux ont porté sur le cas de la Côte d'Ivoire, malgré
ses énormes efforts pour parvenir à une meilleure inclusion financière. Leur étude visait à
combler le manque de recherche sur le lien entre l'inclusion financière et la croissance
économique en Côte d'Ivoire. Pour atteindre leur objectif, ils ont appliqué le modèle VECM
aux données de la période 1995 à 2019. Les estimations suggèrent que l'inclusion financière
des particuliers a un impact négatif à court terme et un impact positif à long terme tandis que
l’inclusion financière des entreprises à un effet positif sur la croissance économique à court et
à long terme.

Tarna Silué (2021) examine la relation entre la croissance économique et l'inclusion


financière dans les pays en développement. L'une des principales innovations de l'analyse est
de rendre compte de la contribution au développement de nouveaux services financiers
numériques tels que le mobile money. Pour ce faire, je réalise d'abord un modèle simple de
croissance endogène dans lequel le rôle du secteur financier est de fournir des sources
d'investissement à la population incluse. Le modèle indique que la consommation pourrait être
le principal canal d'inclusion financière, contribuant à la croissance. Ensuite, l'estimation
empirique réalisée à l'aide de la méthode généralisée des moments (GMM) auprès de 57 pays
sur la période 2007- 2017 évalue les impacts de l'inclusion traditionnelle et numérique sur la
croissance. Les résultats confirment l'effet positif de l'inclusion financière sur la croissance.
Pour l'inclusion formelle, les estimateurs révèlent que les dépôts du système financier
contribuent à la croissance dans les pays en développement. Concernant l'inclusion
numérique, on note qu'un compte mobile money actif a un impact positif plus important sur la
croissance que l'inclusion standard

Le but de l'étude Rabiou Abdouo 2021 est d'utiliser des méthodes factorielles et
économétriques pour élucider s'il existe une relation théorique ou empirique entre l'inclusion
financière des ménages et la réduction de la pauvreté et entre l'inclusion financière des micro,
petites et moyennes entreprises MPME et leurs performances économiques et financières. A
cet effet, un diagnostic de l'économie est pré-établi. Les résultats mettent en évidence les
principaux leviers de croissance, notamment agricoles et miniers. Le diagnostic a également
confirmé la profondeur de la pauvreté et la faible inclusion financière au Niger. Les calculs
des seuils de pauvreté multidimensionnels dans un sous-échantillon de chefs de ménage
exclus des services financiers montrent que la pauvreté est plus prononcée que celle qui

66
prévaut parmi les ménages ayant accès aux services financiers. L'impact positif de l'inclusion
financière sur la pauvreté est fort et reste valable pour la pauvreté monétaire et
multidimensionnelle. Au niveau

67
des MPME, l'accès à des produits et services financiers appropriés semble s'accompagner
d'une amélioration des performances économiques et financières, notamment en termes
d'augmentation des bénéfices et de création d'emplois. Par conséquent, l'inclusion financière
des ménages et des MPME est le meilleur canal pour transmettre les avantages de l'accès aux
services financiers pour la croissance économique au Niger. Cependant, la recherche sur les
déterminants de l'inclusion financière des ménages à l'aide du modèle Logit montre que la
proximité des institutions financières est un élément essentiel dans un contexte où le taux
géographique de la pénétration des services financiers est très faible. Au niveau des MPME,
les estimations du modèle suggèrent que les niveaux de capital social, la comptabilité lité et la
possession de registres du commerce sont les principaux déterminants de l'accès aux services
financiers. Au vu de ces résultats, l'accès au secteur informel entrave l'inclusion financière des
MPME nigériennes, freinant ainsi la croissance. Ces enseignements recommandent des
politiques économiques plus dures visant à réduire la portée du secteur informel, telles que les
initiatives en cours pour simplifier les procédures et les formalités pour les MPME en cours
au niveau de la chambres de commerce et de Direction Générale des Impôts. En termes
d'inclusion financière des ménages, il est nécessaire d'accélérer la mise en œuvre des
stratégies nationales et régionales d'inclusion financière, d'augmenter la couverture
géographique des points de services financiers à travers le pays et d'assurer l'interopérabilité
entre les acteurs. Ces deux politiques majeures sont susceptibles de maximiser la contribution
de l'inclusion financière à la croissance économique du Niger et à l'éradication de la pauvreté.

Sekali.J et al (2022) ils ont examiné, les effets du développement de l’inclusion financière
sur les inégalités de revenus au Maroc. leurs résultats montrent que l’indice de l’inclusion
financière qui mesure la dimension de l'accès au secteur bancaire réduit de manière
significative les inégalités de revenus au Maroc. Conformément aux études du FMI et d’autres
travaux de chercheurs de la banque mondiale concluent à une forte corrélation entre
l’inclusion financière et la réduction des inégalités de revenus. Les résultats empiriques ont
montré aussi que la croissance économique dans le Maroc accroît les inégalités dans la
répartition de revenus. Cela signifie que la croissance économique réalisée dans ces pays est
encore insuffisante pour diminuer de manière significative les inégalités de revenus, qui
continuent d’afficher une résistance à la hausse comme en témoigne le dernier rapport
mondial sur les inégalités au monde.

68
D'autre part, pour la relation entre l'inclusion financière et la croissance économique, certaines
études fourni des preuves empiriques soutenant une relation négative entre l'inclusion
financière.et croissance économique

Dans une étude au Sénégal, Mbaye (2002) a utilisé un modèle de moments généralisés pour
montrer que le développement financier n'a pas d'effet positif sur la croissance, mais plutôt
que la croissance économique suit le développement financier plutôt que l'inverse.
L'investissement privé a un impact positif et significatif sur la croissance à court et à long
terme.

Rodríguez .T.G et al (2019) Utilisant un échantillon de 71 pays entre 2007 et 2016. Utilisez
les moindres carrés ordinaires (MCO) pour analyser la relation entre l'inclusion financière et
la croissance économique, ainsi que la relation entre la stabilité financière et la croissance
économique en utilisant la méthode des moindres carrés ordinaires avec deux- façon effets
fixes. De même, la méthode généralisée des moments (GMM) à effets fixes bidirectionnels a
été utilisée comme test de robustesse. De plus, des tests de causalité de Granger ont été
effectués à l'aide de la méthode des données empilées développée par Dumitrescu et Hurlin
(2012). Les résultats montrent que d'un lien négatif à la fois pour la relation entre l'inclusion
financière et la croissance économique, ainsi que pour la relation entre la stabilité financière et
la croissance économique. Les résultats du test de causalité montrent que la relation s'étend
des variables d'inclusion financière à la croissance économique. Alors que la relation pour les
variables de stabilité s'étend de la croissance économique à ces variables.

Moulouade.B et al. (2021) Ils ont cherché à étudier les indicateurs d'inclusion financière qui
mesurés par la croissance du nombre de succursales de banques commerciales (pour 100 000
adultes) et le nombre de guichets automatiques bancaires(pour 100 000 adultes) leur impact
sur stabilité macroéconomique (y compris l'indice des prix à la consommation, le PIB par
habitant) . À cette fin, ils ont estimé des modèles VAR en panel pour un échantillon de neuf
pays de la région MENA pour la période 2005-2016. Leurs travaux sont basés sur des tests de
Granger, des réponses impulsionnelles, des décompositions de variance et des tests de
robustesse. Les résultats montrent qu'il existe une relation causale entre les variables
d'inclusion financière et les variables d'inflation, de croissance économique et de stabilité
financière. Ils montrent que l'inclusion financière réduit la probabilité de défaillance du
système bancaire et affecte négativement la stabilité des prix et la croissance économique.

69
Conclusion du chapitre 2

Dans le chapitre 2, nous donnons un aperçu rapide de la littérature théorique et empirique afin de
comprendre l'évolution de la recherche sur la croissance économique et l'inclusion financière.

Notre revue de la littérature a d'abord mis en évidence certaines des contributions à l'établissement du
lien théorique entre finance et croissance, comme Schumpeter (1911) qui a souligné l'importance des
services financiers, notamment du crédit bancaire, pour la croissance économique. La théorie
keynésienne examine les conditions qui permettent au Mécanisme monétaire d'affecter la dynamique
de l'économie réelle. Aussi, pour Obstfeld (1994) Grilli et Milesi-Ferretti (1995) l'inclusion financière
peut également stimuler la croissance économique en améliorant l'allocation du capital à travers la
diversification des risques, même si les effets à long terme sur la croissance ne paraît pas robuste.

Nous passons ensuite en revue les contributions empiriques qui traitent du lien entre inclusion
financière et croissance économique. Des études ont conclu que l'inclusion financière soutient
son rôle dans la croissance économique, comme McKinnon et Shaw 1973 ; Khmakhem 2003 ;
Rancière et al 2006 ; Senouci 2012 et al. D'autres études ont montré que l'inclusion financière
n'a aucun effet sur la croissance économique

70
Conclusion de la première partie

Le but de cette première partie était de construire un cadre conceptuel, théorique et empirique
de la problématique de l’impact des inclusion financière sur la croissance économique.

l’inclusion financière est de se débarrasser de toute forme d’exclusion bancaire et financière


par la facilitation de l’accès des populations exclues du circuit bancaire traditionnel a divers
produits et services financiers ayant un coût faib le, on peut citer les micros crédit, le mobile
Banking , les produits d’épargne, le transfert d’argent.et la microassurance. Et pour La
croissance est un phénomène quantitatif qui touche fréquemment les grands agrégats
économiques. Ainsi, la croissance économique est un phénomène de long terme distinct de
l'expansion, terme utilisé dans l'étude des fluctuations et des cycles. Selon F. Perroux, la
croissance se distingue du progrès économique et du développement économique, qui englobe
et soutient la croissance. La théorie de la croissance endogène est née dans les années 1990
comme une nouvelle façon d'expliquer l'origine ultime de la croissance. L'existence
d'externalités positives entre les facteurs est à l'origine de la croissance économique, selon
cette théorie. En outre cette théorie, est désormais associée à l'analyse néoclassique. Par
conséquent, les théories de la croissance sont inséparables liées au contexte dans lequel elles
émergent. Les théories de la croissance endogène ont l'avantage de tenter d'expliquer le
progrès technique, et donc la croissance, en s'appuyant sur le comportement individuel après
de longues périodes d'incertitude. Il apparaît que les PME jouent un rôle crucial dans la
croissance économique pour les pays en développement, mais aussi dans les pays développés.
A toujours été une source de débat entre les économistes, Dans toutes les économies, les
petites et moyennes entreprises (PME) représentent la plus grande part des entreprises et une
part énorme en termes de création d'emploi. Cependant, le rôle joué par des PME est contraint
par un financement insuffisant et un style management inadapté. Nous avons démontré, dans
cette partie, à partir des études théoriques et empiriques le fait qu’il existe un lien entre
l’inclusion financière et la croissance économique. Dans l’objectif de répondre à notre
problématique de recherche, la deuxième partie consistera à modéliser notre modèle et le
tester empiriquement.

71
PARTIE Ⅱ: inclusion financière des
PME et la croissance économique :
essai de modélisation

72
Introduction de la deuxième partie
Dans cette partie, nous allons faire une analyse de la croissance économique et l’évolution des
l'inclusion financière au Maroc, ainsi on va déduire l’impact des l'inclusion financière sur la
croissance économique, à l’aide d’un modèle autorégressif à retards distribués (Auto
Regressive Distributed Lag model) noté (ARDL). Cette partie est composée de deux
chapitres. état des lieux de l'inclusion financière et croissance économique au Maroc Le
deuxième chapitre, est consacré estimation d’impact des inclusion financière des pme sur
croissance économique au maroc à l’aide du modèle ARDL

73
Chapitre 3 : Etat des lieux de l'inclusion financière et la croissance
économique au Maroc

74
Introduction du chapitre 3

L'histoire de la croissance économique nationale depuis l'indépendance a été marquée par une
forte volatilité avec une décélération continue, en particulier depuis le premier choc pétrolier.
Ces fluctuations du PIB sont principalement dues à la vulnérabilité de la croissance
économique au changement climatique en raison du rôle stratégique que joue l'agriculture
dans la croissance économique du pays. En effet, la finance est le secteur le plus important de
l'économie marocaine.

le Maroc s'est largement engagé à réformer son secteur financier en levant les restrictions
depuis les années 1990. Les réformes ont touché l'ensemble du système financier et ont
progressivement tenté de transformer l'économie de la dette du Maroc en une économie de
marché en développant le système financier marocain et en le poussant vers un système qui
générerait les ressources dont le pays avait besoin.

Dans ce chapitre, nous allons procéder à analyser le profil de la croissance économique et état
des lieux d'inclusion financière Ce chapitre sera divisé en deux sections. La première sera
consacrée sur l’aperçu général de l’évolution de la croissance économique depuis 1960. La
deuxième section traité l'inclusion financière au Maroc

75
Section 1 Aperçu générale de l’évolution de la croissance
économique

La croissance économique a toujours été considérée comme le but ultime de politique


économique .sans croissance économique ,il est en effet difficile d’améliorer le niveau de vie
des populations à moyen et long terme . Dans ce contexte , nous présentons l’évolution de la
croissance économique du Maroc entre 1960 et 2020 Ainsi que, cette présentation est
effectuée au cours de la sous-période qui coïncide avec la date qui est considérée comme le
point de changement dans l'évolution de l'orientation de la politique économique

Figure N°5: L’évolution de la croissance économique du Maroc (1980/2020).

Source : données de la banque mondiale .

Croissance économique entre 1980 et 1993 :


Depuis l'indépendance en 1956, le Maroc s'est attaché à faire en sorte que ces citoyens une vie
digne. Le Maroc a lancé plusieurs projets de réforme axés sur le développement économique
et social. Dans un contexte international marqué par la guerre froide, le Maroc a clairement
opté pour un modèle économique libéral plus proche néanmoins d’un capitalisme d'Etat, qui
assume une responsabilité majeure en matière d'investissement et de planification économique
Le secteur agricole a assumé le rôle de moteur économique. Jusqu'au début des années 1980,
les exportations du Maroc se limitaient à quelques minéraux (notamment les phosphates)

76
et à

77
certains produits agricoles (agrumes, tomates, etc.). La sécheresse qui a fait rage dans les
années 1980, la croissance démographique, la hausse des taux d'intérêt sur le marché mondial,
la chute des prix du phosphate et la hausse des prix du carburant aggraveraient le déficit de la
balance commerciale et exploser le niveau de la dette marocaine (qui aurait atteint 87% du
PIB en 1982). (Lemary, 1993).

Face à cette situation difficile depuis 1983, le Maroc a mis en place un Programme
d'Ajustement Structurel (PAS) avec l'appui du Fonds Monétaire International. et la Banque
mondiale, visant à rétablir les déséquilibres macroéconomiques. Dans ce contexte, diverses
réformes structurelles ont été lancées . Ils affectent tous les aspects de l'économie, y compris
le commerce extérieur, les dépenses budgétaires, la fiscalité, les investissements étrangers, la
privatisation, etc.)

Au cours de la période d'analyse de 1983 à 1993, l'économie marocaine a connu une crise
structurelle profonde suite à la mise en œuvre des programmes d'ajustement. En revanche,
comme le montre le graphique, durant cette période, le PIB a connu une amélioration le
progrès.

.Croissance économique entre 1994 et 2004

une série de réformes structurelles n'auraient qu’un faible effet sur les taux de croissance du
PIB, durant la décennie 1990-2004 Cela a incité les les autorités publiques marocaines ont
établi une deuxième génération de réformes en coopération avec les institutions
internationales dans le but de renforcer le tissu productif. Les grands axes de ces réformes
sont les suivants :

 . La libéralisation du commerce extérieur, en particulier par la signature d’accords de


libre-échange avec l'Union Européenne et les Etats-Unis d'Amérique.
 La réforme de la douane, du secteur financier ainsi que l’accélération du processus de
privatisation
 L’adoption du code du travail.
 L’assainissement et l’amélioration de l’environnement des affaires

Tableau N°5 Evolution du taux de croissance, du taux d’accroissement de la population


et du taux d’investissement sur la période 1960-2004.

78
Source : Les sources de la croissance économique au Maroc, HCP, 2005.

L’analyse du profil de la croissance de l’économie marocaine au cours de la période 1994-


2004 fait ressortir les faits saillants suivants :

les taux de croissance encore faibles atteints au cours de cette période suggèrent que les
efforts déployés jusqu'à présent ont été limités. le taux de croissance économique annuel
moyen a été de 3,7 %. Le PIB réel par habitant a également augmenté lentement à un taux
annuel moyen de 1 %. Bien que le taux de croissance annuel moyen de la valeur ajoutée
agricole ait été d'environ 10,7%, la production agricole a beaucoup fluctué durant la période
de 1994 à 2004. D'autre part, elle a reflété les grands changements des conditions climatiques
d'année en année. Cette volatilité est à l'origine de la variation annuelle du PIB réel et est plus
importante qu'à la période précédente.

le PIB non agricole se caractérise par de légères variations des taux de croissance annuels. Au
cours de ce période, le taux de croissance annuel moyen a été de 3,4 %. Cette évolution
s'explique par une amélioration du secteur des services en raison de développement
L'infrastructure.

Un taux d’investissement (le rapport de la FBCF et le PIB) toujours en deçà des niveaux
requis et nécessaires pour une véritable relance de l’économie marocaine (Elmalki, 1989). Le
niveau faible de l’épargne résultant d’un revenu nationale modeste se solde par un faible
niveau d’investissement et inversement. Durant cette période, l’économie marocaine n’a pas
pu décoller, car elle manquait de capitaux pour financer ses investissements.

En 2001, le taux de croissance du PIB était de 6,5 %, contre 1 % en 2000, tirée par une
croissance de 27.3 % du PIB agricole. On estime que le taux de croissance du PIB réel en
2002 atteindra 4,2 % et restera au même niveau (4 %) en 2003. On s'attend à ce que le taux
d'inflation en 2002 soit maîtrisé à 2,5 %, principalement en raison des prix des denrées
alimentaires devraient augmenter, il y a eu une légère augmentation en 2003 (3%). (OCDE,

79
2003)

80
La croissance du PIB en 2001 a été de 6,5 % contre 1 % en 2000, tirée par une augmentation
de 27,3 % du PIB agricole. La croissance du PIB réel devrait atteindre 4,2 % en 2002, comme
en 2003 (4 %). L'inflation devrait être contenue à 2,5 pour cent en 2002, principalement en
raison des augmentations attendues des prix des denrées alimentaires. augmenté, avec une
légère augmentation en 2003 (3 %). (OCDE, 2003)

Croissance économique entre 2005 et 2020

De 2005 à 2014, augmentation de rythme de croissance économique marocain ses


performances économiques ont été solides. Ce renforcement de la croissance est dû à des
politiques macroéconomiques bien avisées et des réformes structurelles soutenues. En fait, à
partir de 2005, le Maroc a mis en œuvre des politiques budgétaires appropriées et a continué à
s'attaquer aux sources potentielles de risque budgétaire. On note cependant que la croissance
du Maroc a été bonne même pendant la crise économique internationale de 2008. Le Maroc a
formulé et mis en œuvre des politiques sectorielles ambitieuses pour accroître l'investissement
et la productivité dans les secteurs économiques à fort potentiel de croissance. La croissance
économique est modérée et volatile. Il a été relativement persistant entre 2000 et 2007, à 4 %
en moyenne, mais cette tendance s'est ralentie depuis le début de la crise économique
internationale. La croissance reste également assez volatile du fait de la part du secteur
agricole (12% du PIB en 2015). En effet, le secteur agricole a crû en moyenne de 7% entre
2000 et 2007 et de 8,4% entre 2008 et 2014, une amélioration qui s'est accompagnée d'une
réduction de la volatilité tout en ayant un impact important sur l'économie nationale. Sa part
importante (40 %) dans l'emploi total entraîne une hausse des salaires et donc une
amélioration de la demande intérieure (OCDE, 2018).

Contrairement à la période précédente, les taux d'investissement et d'épargne ont atteint des
niveaux intéressants. L'augmentation de ces volumes est principalement due à un afflux
d'investissements directs étrangers (IDE) et à une amélioration des transferts privés,
notamment en provenance des Marocains résidant à l'étranger. Dans ce sens, les
investissements directs étrangers ont augmenté de 4,2% du PIB sur la période 2000-2007 et
d'environ 3,9% sur la période 2008-2014, quant au transfert des Marocains à l'étranger,
atteignant 60 milliards de dirhams en 2014, soit un peu plus de 6 % du PIB.

81
Tableau N°6 Taux de croissance des agrégats macroéconomiques (1960-2020)

Source : WDI (2004). Banque Mondiale.

Le Maroc est resté atone en 2018 la croissance du PIB a ralenti, passant de 3,5 % au
premier trimestre 2017 à 3,2 % au premier trimestre 2018. Du côté de l'offre, le ralentissement
de la croissance économique est principalement dû à une forte baisse de la croissance de la
valeur ajoutée agricole de 14,8% au T1 2017 à 2,5% au T1 2018, seulement partiellement
compensée par la bonne performance des activités non agricoles Ceux-ci ont augmenté de
3,4% (contre seulement 2% au premier trimestre 2017), principalement en raison du rebond
des activités secondaires et tertiaires. En raison de l'augmentation continue de la production et
de l'exportation de phosphates, la hausse a été particulièrement sensible dans industries
extractives. (la banque mondiale, 2018) .

La croissance de l'économie nationale a ralenti à 2,5 % en 2019, contre 3,1 % en 2018. La


hausse a été tirée par la demande des consommateurs finaux et la demande face à une
inflation maîtrisée et à la réduction des besoins de financement de l'État.

La valeur ajoutée du secteur agricole (hors pêche) baisse de 5,8% après une hausse de 3,7%
en 2018

La valeur ajoutée du secteur des activités non agricoles a augmenté de 3,8% sur un an au lieu
de 2,9% à la même période l'an dernier.

82
En effet, en termes de production agricole, qui représente aujourd'hui encore près de 13% du
PIB du Maroc, après deux années de récoltes céréalières, en 2019, elle a chuté de 5,8% en
raison de la sécheresse, entraînant une baisse de la croissance globale du PIB à 2,5% .

Cependant, la croissance non agricole a ralenti à 3,8 % en 2019, contre 2,9 % en 2017 et
2018, en raison de l'amélioration des performances des secteurs de l'énergie, de la fabrication
et des services publics. (Groupe de la Banque mondiale, 2020)

Du côté de la demande, la demande intérieure a été le principal moteur de la croissance, tirée


par l'investissement public et la consommation privée, en particulier en 2019 en raison de la
croissance des salaires et de la faible inflation. Les exportations nettes n'ont joué qu'un rôle
mineur, reflétant leur faible compétitivité et la dépendance du pays aux importations
d'énergie. Ils ont augmenté de 0,2 % par an, reflétant une baisse de 0,5 % de la croissance des
prix alimentaires et une augmentation de 0,9 % des produits non alimentaires. (Groupe de la
Banque mondiale, 2020)

La crise sanitaire mondiale causée par la pandémie de Covid-19 a entraîné une récession
économique marocaine de plus de 7% et des pertes d'emplois en 2020. Ainsi, selon le rapport
de suivi de la situation économique du Maroc de juillet 2020 de la Banque mondiale, le taux
de chômage à la fin du troisième trimestre 2020 a dépassé 12,7%, et le gouvernement
marocain a annoncé un déficit budgétaire de 7,4% du PIB. Contrairement à plusieurs autres
pays, cependant, le taux d'inflation du Maroc est équilibré à 0,5%.

L'économie nationale devrait croître à un rythme annuel de 1,9 % au premier trimestre 2020,
au lieu de 2,1 % au quatrième trimestre 2019. La baisse, déclenchée avant le début de la crise
sanitaire mondiale, est déjà due à une baisse de la valeur ajoutée hors agriculture, dont le taux
de croissance restera à 2,5 % au lieu de 3 % sur la même période. Dans l'agriculture, la valeur
ajoutée continuerait de baisser à un rythme de 3,1 % au premier trimestre 2020, contre 5,2 %
au trimestre précédent. Par rapport à la saison normale, les conditions climatiques hivernales
ne sont pas propices au développement des activités céréalières et d'élevage, avec moins de
48% de précipitations et un excédent de 35,8 heures d'ensoleillement. (HCP, 2021)

Selon le HCP, la croissance économique au premier trimestre (2020) n'a pas dépassé 0,1%. La
faiblesse de la croissance s'explique par une baisse de la valeur ajoutée agricole à -5% et un
ralentissement marqué des services industriels et marchands. (Haut-Commissariat au Plan,
2020) Au deuxième trimestre 2020, la croissance économique nationale chutera de 13,8%, au

83
lieu de +0,1 au trimestre précédent. Le ralentissement a été imputé à une contraction de 14,4
% de la valeur ajoutée des activités non agricoles, au lieu de +0,9 % au trimestre précédent.
Apparemment, en raison des activités commerciales, du transport et d'hébergement, et de
restauration. Seuls la communication et les services non marchands resteront dynamiques
avec le renforcement des dépenses de fonctionnement.

Au troisième trimestre 2020, la croissance économique nationale reculera à 8,7% contre -


14,9% au trimestre précédent, sous l'effet d'une contraction de 9% de la valeur ajoutée et
d'une baisse de 6,2% de la valeur ajoutée hors agriculture. La baisse de l'activité non agricole
continuerait de se réduire au quatrième trimestre 2020 pour atteindre -5,2 %. Compte tenu de
la baisse de 5,8 % de la valeur ajoutée agricole, l'activité économique reculerait à 5,5 % contre
+2,3 % au quatrième trimestre 2019.

84
l'inclusion financière au Maroc
Description du système financier Marocaine

Du côté du Maroc, et durant les années 70 et la majeure partie des années 80, le
gouvernement marocain a poursuivi une stratégie de développement économique où l'État a
joué un rôle prépondérant. Cette période a été caractérisée par : (i) un système bancaire
fortement contrôlé où la banque centrale peut fixer de manière administrative le taux d'intérêt
et avoir un contrôle direct sur l'extension du crédit (ii) des marchés monétaires et boursiers
sous-développés (iii) des flux de capitaux étroitement réglementés et des investissements
étrangers limités dans le secteur financier. Les inefficacités du système financier marocain ont
été aggravées par des conditions macroéconomiques extrêmement mauvaises, tels que les
niveaux élevés de la dette nationale, du budget du gouvernement et des déficits commerciaux.
Pour surmonter ces problèmes, le gouvernement marocain, avec le soutien du FMI et de la
Banque mondiale, s'est lancé dans des plans de réforme structurelle et de stabilisation. Les
principaux objectifs de ces programmes étaient de réduire l'intervention du gouvernement,
d'établir une économie de marché ouverte et d'améliorer les perspectives de croissance
économique (Jbili et al., 1997) cités par (Kchikeche & Khallouk, 2021).

Afin de soutenir et de compléter les réformes dans d'autres secteurs, la réforme du secteur
financier est devenue un élément important du programme d'ajustement structurel. Les
réformes du système financier comprenaient des étapes importantes vers la libéralisation des
taux d'intérêt, la réglementation prudentielle et le renforcement de la supervision bancaire. En
1993, une nouvelle loi bancaire a accordé une plus grande autonomie à la banque centrale et a
renforcé la réglementation prudentielle conformément aux normes du comité de Bâle. A la fin
de la décennie, le contrôle du crédit et des obligations ont été supprimés, un marché
interbancaire des changes a été établi et les taux d'intérêt ont été libérés (Abdelkhalek &
Solhi, 2009 ; Jbili et al., 1997) cités par (Kchikeche & Khallouk, 2021).

Entre 2000 et 2018, le secteur bancaire marocain est passé de 21 banques en 2000 et 16
banques en 2006 pour atteindre 24 banques en 2018 (Bank Al-Maghrib, 2018). Cette période
a été marquée par des opérations de fusion-absorption, de nouveaux agréments et des
changements dans la structure de l'actionnariat (Benazzi & Rouiessi, 2017). La figures qui suit
montre clairement le co-mouvement entre les phases du crédit et le cycle économique au
Maroc entre 2003 et 2018. Nous pouvons distinguer trois phases : une phase d'expansion entre
2003 et la fin

85
de 2007, une phase de contraction entre 2008 et la fin 2012, et une phase de stagnation
remarquable entre 2013 et 2018.

Figure N°6 : La croissance du crédit bancaire réel entre 2003 et 2018

Source : (Kchikeche & Khallouk, 2021)

Les banques marocaines sont aussi actives à l’échelle internationale, en particulier en Afrique
sub-saharienne, avec 41 filiales, 18 succursales,1 500 agences, dont 56% en Afrique de
l’Ouest, 15% en Afrique orientale et australe et 7% en Afrique centrale, 15% dans d'autres
pays d'Afrique du Nord et 7% en Europe. Signalons aussi l’’existence de 50 bureaux de
représentation, dont la grande majorité en Europe (Sekali & Bouzahzah, 2021).

Figure N°7: Répartition du réseau d'agence à l'étranger

Source : Bank Almaghreb

86
Aujourd'hui, les banques commerciales dominent le système financier marocain et
poursuivent leurs développements tant au niveau national que régional (notamment en
Afrique subsaharienne) (Fonds monétaire international, 2016). Et le secteur bancaire demeure
le principal fournisseur de crédit et d'autres services financiers au Maroc. Par exemple, la
comparaison de la taille du bilan du secteur bancaire et de la capitalisation boursière (en ratios
par rapport au PIB) montre la taille et l'évolution relatives des deux secteurs.

La figure qui suit illustre trois caractéristiques de l'évolution du financement de l'économie


marocaine à travers les deux principaux acteurs du secteur financier. Tout d'abord, la
différence de taille relative est assez remarquable. En 2003, les ratios de la capitalisation
boursière et de la taille du bilan du secteur bancaire par rapport au PIB étaient respectivement
de 27% et 117%. Au fil du temps, ces deux ratios ont augmenté de manière significative,
cependant, le secteur bancaire a maintenu sa domination puisque le ratio de ses actifs totaux
par rapport au PIB a atteint près de 230% alors que la capitalisation boursière est passée à
environ 97% au dernier trimestre 2018. Deuxièmement, alors que le secteur bancaire continue
de se développer à un rythme régulier (mais ralenti), le ratio de la capitalisation boursière au
PIB a diminué depuis la crise financière de 2008. La figure montre également que, pour la
période étudiée, comment le secteur bancaire s'est développé au fil du temps. En particulier, la
taille relative du bilan a presque doublé au cours des 17 dernières années. Le rythme de cette
croissance n'a toutefois pas été régulier et a décéléré au fil du temps.

Figure N°8 : La taille relative du secteur bancaire et du marché boursier au Maroc entre
2003 et 2018

Source : (Kchikeche & Khallouk, 2021)

87
En outre, la comparaison entre le secteur bancaire et les autres intermédiaires montre le rôle
domi- nant joué par le secteur bancaire. Comme le montrent les données du dernier trimestre
2018, le bilan du secteur bancaire est 6 fois plus important que les bilans de tous les autres
intermédiaires financiers réunis. Ces intermédiaires comprennent les sociétés de financement,
les sociétés de crédit à la consommation et les sociétés de crédit-bail (Kchikeche & Khallouk,
2021).

Aperçu générale l'inclusion financière au Maroc

L'inclusion financière au Maroc est l'un des engagements fermes d'Al-Maghrib Bank
qui en a fait depuis 2007 l'un de ses principaux objectifs et l'un des principaux axes de sa
stratégie globale de développement du secteur financier marocain. Vise à approfondir le
marché bancaire national, à développer le marché des capitaux et à renforcer la position du
pays en tant que centre financier régional . Bank Al-Maghrib a annoncé son engagement à
renforcer l'accès et l'utilisation de services financiers de qualité sur des bases solides. Cet
engagement les a amenés à travailler avec les acteurs publics et privés pour prendre un certain
nombre de mesures autour de divers aspects de l'inclusion financière, notamment
l'universalisation des services bancaires aux différents segments de la société, l'éducation
financière, la protection des clients, le financement des PME et l'encouragement des
institutions financières proposer des nouveautés. La Banque mondiale et le Fonds monétaire
international ont salué les progrès accomplis dans ce domaine dans le cadre de leur rapport
final sur la mission d'évaluation du secteur financier FSAP (Financial Sector Assessment
Program) en 2015. Cela se reflète également dans les taux d'intérêt élevés sur les services
bancaires universels, qui ont atteint 70 % en 2016, contre seulement 25 % il y a dix ans. Ci-
après les principales étapes du processus de développement de l’inclusion financière au Maroc
.

Figure N°9 : les processus de développement de l’inclusion financière au Maroc

88
Source stratégie nationale d’inclusion financière septembre 2018

a) STRATÉGIQUES DE LA FONDATION MAROCAINE POUR


L’ÉDUCATION FINANCIÈRE (2013 -2015)
Dans le cadre du plan stratégique triennal d'Al-Maghreb Bank à partir de 2013, la
question de l'éducation financière a été soulevée pour articuler l'importance de s'engager à
relever les défis de l'inclusion financière à travers le développement de politiques d'inclusion
financière dans les stratégies bancaires, et en permettant à l'éducation financière de devenir
l'épine dorsale des politiques inclusives. En outre, dans le cadre international, la Banque du
Maghreb a rejoint l'Alliance pour l'Inclusion Financière et s'est engagée à faire de l'éducation
financière un module important qui doit être abordé lorsque l'on parle d'inclusion financière,
et à unifier de manière proactive les actions individuelles. dans le cadre de l'inclusion et de
l'éducation financière, l'élevant au niveau national à travers la création de la Fondation
Marocaine d'Education Financière (FMEF). Du fait de l'existence d'une fondation qui fédère
les différents acteurs, une stratégie nationale a vu le jour pour faire de la Fondation Marocaine
d'Education Financière un acteur fédérateur dans le déploiement de l'éducation financière et
pour favoriser l'inclusion et la protection des consommateurs. En effet, à travers ses objectifs,
la Fondation Marocaine d'Education Financière tente d'abord de former les jeunes sur les
questions financières afin de les inciter à utiliser les services financiers à l'avenir et générer
des comportements responsables, et de préparer des campagnes d'information et de
sensibilisation pour soutenir cet effort. La fondation vise également à faire de l'éducation
financière une partie intégrante des programmes de développement économique et social

89
mis en œuvre par les

90
secteurs public et privé, d’améliorer les programmes de sensibilisation et d'éducation
financière pour toutes les petites et moyennes entreprises (PME). Développer des cadres de
collaboration avec les universités et que de créer des partenariats avec des institutions
promouvant l'éducation financière. Ces objectifs prédéfinis nous donnent un aperçu de
l'importance de l'éducation financière et de la dynamique de l'éducation financière au Maroc.

b) Stratégie Nationale d’Inclusion Financière


En 2015, la Banque Centrale du Maroc a poursuivi ses efforts pour améliorer l'inclusion
financière dans les services bancaires et leur utilisation, notamment à travers un dialogue
permanent avec les parties prenantes, la mise en œuvre d'une stratégie nationale d'éducation
financière et l'élaboration d'un cadre juridique favorable au développement de nouveaux
services bancaires et services de paiement électronique, tandis que les banques continuent de
soutenir et de faciliter les conditions pour les petites et moyennes entreprises (PME) , en
termes d'inclusion financière, les activités en partenariat avec les professionnels de la banque
ont contribué à la réalisation d'un développement significatif du pourcentage d'utilisation par
la population, des services bancaires et financiers, qui s'est renforcé cette année Renforcé à
68%, le nombre de comptes bancaires ouverts a considérablement augmenté pour atteindre
environ 23 millions de comptes , plus de 1,7 million de réseaux bancaires ont été ajoutés.
Dans le même temps, il est entendu que 224 agences ont été créées, portant le nombre total
d'agences à 1 139 agences bancaires et 1 529 distributeurs automatiques de billets et augmenté
le nombre de bénéficiaires de la microfinance de 3 % à 880 000 clients.

Dans le même contexte, Al-Maghribi Bank a poursuivi en 2016 ses efforts pour renforcer
l'inclusion financière au Maroc, notamment en préparant la mise en œuvre de la Stratégie
Nationale d'Inclusion Financière et en élaborant une feuille de route pour l'adaptation du
secteur financier et bancaire aux objectifs de développement durable. et le renforcement des
capacité financière des segments de la société . La pénétration des services bancaires était de
69 % fin 2016, contre 63 % en 2014 , et Parmi les principales réalisations en la matière en
2016, notons la mise en place de 6 nouveaux services gratuits pour les clients, dont l'accès
numérique pour les banques. Dans le cadre de la Stratégie Nationale d'Inclusion Financière, à
2016, la Banque du Maroc a mis en place un groupe de travail entre le Ministère de
l'Economie et des Finances et Al-Maghribi Bank . Il se réjouit de travailler avec la Banque
mondiale sur une nouvelle enquête FINDEX Global Financial Inclusion Index en 2017 pour
mieux comprendre la demande de services financiers. Ces informations serviront de base à un
diagnostic approfondi

91
pour élaborer la nouvelle stratégie d'inclusion financière du Maroc pour 2017-2019
.Principaux étapes organisés dans le cadre de l'élaboration de cette stratégie nationale.

Etat des lieux de l’inclusion financière au maroc

3. 1 principaux indicateurs d’accès

En 2020 , le nombre de points d'accès aux services financiers a augmenté de 22 % pour


atteindre 19 307, contre 15 860 une année auparavant. Cette évolution est due en grande partie
à l'expansion du réseau des établissements de paiement , qui a presque doublé passant de 6
241 en 2019 à 11 935 un an plus tard, connaissant ainsi une évolution de 91 % entre 2019 et
2020.

Tableau N°7 :répartition des points d’accès par catégorie

2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020


Agences bancaires 5 711 5 946 6 158 6 284 6 383 6 475 6 513 6 493
IOB 1 508 1 705 1 852 2 087 2 250 2 298 2 565 479
Etablissements de 1 630 1 611 1 565 1 763 3 746 4 732 6 241 11
paiement 935
GAB Cash-In & 64 88 329 244 307 263 541 400
Cash-Out
Points d'accès 8 913 9 350 9 904 10 378 12 686 13 768 15 860 19 307
Source : Bank Almaghreb

Le nombre de points d'accès a fortement augmenté de près de 117 %, passant de 19 307 points
d'accès en 2020 à 8 913 en 2013. Malgré les évolutions observées au niveau national, la
densité des banques en milieu rural n'est que d'un point d'accès pour 7 384 adultes (9 245 en
2019),Et pour milieu urbain d'un point d'accès pour 856 adultes(contre 1 023 en 2019).

Tableau N°8 :répartition des points d’accès (rural vs urbain)

Communes Rurales Communes Urbaines


Région Taille de la Nombre de Densité Taille de Nombre de Densité
population points d'accès bancaire la points d'accès bancaire
adulte population
adulte
BENI MELLAL - KHENIFRA 1 132 355 223 5 078 827 842 1099 753

DRAA - TAFILALET 902 034 146 6 178 368 946 533 692
EDDAKHLA - OUED 31 171 6 5 195 90 322 103 877
EDDAHAB
FES - MEKNES 1 419 875 155 9 160 1 879 595 2097 896
GRAND-CASABLANCA 1 511 833 214 7 065 3 930 526 4515 871
SETTAT

92
GUELMIM - OUED NOUN 127 783 21 6 085 208 082 214 972
LAAYOUNE - SAKIA 19 422 10 1 942 273 364 373 733
EL HAMRA
L'ORIENTAL 687 060 137 5 015 1 129 760 1495 756
MARRAKECH - SAFI 2 116 530 134 15 795 1 431 592 1867 767
RABAT - SALE - KENITRA 1 233 475 185 6 667 2 372 524 2510 945
SOUSS-MASSA 1 074 846 146 7 362 1 048 318 1250 839
TANGER-TETOUAN-AL 1 173 319 171 6 862 1 638 799 1703 962
HOCEIMA
Total général 11 429 705 1 548 7 384 15 199 671 17 759 856
Source : Bank Almaghreb

Cette situation reflète la forte concentration des points d'accès en zone urbaine, qui s'explique
en partie par le modèle économique de l'agence bancaire classique, qui ne semble pas adapté à
la faible densité et aux faibles niveaux de revenus des zones rurales. car ce dernier nécessite
un nombre minimum de clients pour amortir les coûts fixes.

Le pourcentage des adultes vivant dans une unité administratives avec au moins un point
d'accès a augmenté de manière significative en 2020, à 75,4 %, contre 74,8 % une année
auparavant.

En termes de couverture du milieu rural, le pourcentage des communes rurales disposant d’au
moins un point d’accès a connu une hausse passant de 26,5% en 2019 à 31% en 2020, ce qui
résulte principalement de l’implantation du réseau des Établissements de Paiement dans des
zones initialement non couvertes

3. 2 principaux indicateurs d’usage

 Particuliers
L’évolution des comptes de dépôt des particuliers a fait des progrès significatifs tant en
volume qu'en valeur. En effet, le nombre de comptes de dépôt au niveau des banques a
augmenté de 8,9% en 2020 à 26,52 millions de comptes, et l'encours a également augmenté de
6,5% à 723 milliards de dirhams.

Tableau N°9 : Évolution des comptes de dépôt des particuliers entre 2019 et 2020

Nombre de comptes de Encours Encours moyen


dépôt (Kdhs) (Dhs)
2019 24 365 118 678 737 134 27 857
2020 26 520 373 723 076 391 27 265
Source : Bank Almaghreb

93
94
En 2020, le nombre de prêts émis par les banques aux particuliers a augmenté de 6,9% à près
de 13,5 millions de comptes, avec un encours de 295,4 milliards de dirhams soit une
augmentation de 2,5% par rapport à 2019.

Tableau n°10 : évolution du nombre de crédits bancaires aux particuliers entre 2019 et 2020
Nombre de crédits Encours Encours moyen
(Kdhs) (Dhs)
2019 12 609 185 288 113 252 22 849
2020 13 477 174 295 354 774 21 915

Source : Bank Almaghreb

 Entreprises

En 2020, le solde total des crédits bancaires aux TPME (catégorie TPE et PME) s'est établi à
177,4 milliards de dirhams , contre 153,2 milliards de Dhs en 2019, soit une augmentation de
près de 15,8%.

La répartition de l’encours des crédits bancaires par taille d’entreprise est comme suit :

• 32% pour les TPE en 2020, contre 27% en 2019

• 68% pour les PME en 2020, contre 73% en 2019


La répartition régionale des crédits bancaires aux TPME selon l’encours, à fin 2020, se
présente comme suit :

Figure N°10 : répartition régionale des crédits bancaires aux TPME

Source : Bank Almaghreb

95
En 2020 et 2019, la zone « Grand-Casablanca Settat » concentrait 64% du montant total des
crédits TPME Par région, le solde des prêts aux TPE de la région « Draa - Tafilalet » a
augmenté de 150 %, notamment en raison de la forte augmentation du nombre de prêts aux
TPE et PME par rapport à 2019, tandis que la région « Fès-Meknès » « La l'augmentation
régionale a été plus faible à 10,6 %.

96
Conclusion du chapitre 3

D'après ce que nous avons vu dans ce chapitre, nous constatons que l'économie marocaine est
passé de plusieurs périodes, dans lesquelles le pays a vécu des expansions et des récessions
que ce soit dans la production ou dans les divers indicateurs macro-économiques qui reflètent
l’état économique et social du pays.

Depuis quelques années, le Maroc a fait de la promotion de l’inclusion financière une de ses
principales priorités pour le développement des services financiers. Ainsi, en 2012, Bank al
maghreb a créé la fondation marocaine, qui vise à sensibiliser la population à l'importance des
services financiers, à mieux connaitre les différents services financiers, les meilleures
pratiques liées à l'éducation financière, et les moyens de prévention des risques. Dans cette
logique, et depuis 2015, une réflexion sur le développement d’une stratégie nationale de
l’inclusion financière a été engagée en collaboration avec la Banque Mondiale et la GIZ
(Agence de coopération internationale allemande pour le développement). Un observatoire est
aussi créé dans le but de collecter et de partager des données sur les TPME, pour apporter des
solutions adaptées à leurs problèmes. Et depuis début 2017, des banques marocaines ont été
autorisées par BAM à fournir des services financiers dans le cadre la finance alternative
conforme avec les principes islamiques.

97
Chapitre 4 : L’impact des inclusions financières
des PME sur la croissance économique

98
Introduction du chapitre 4

A la lumière des différents débats sur l’effet de l’inclusion financière sur la croissance
économique, et poursuivant notre objectif qui est d’étudier les effets de l’inclusion financière
des petites et moyennes entreprises sur la croissance économique du Maroc, nous essayons
dans ce chapitre de mener une étude empirique qui a pour but d’analyser l’existence d’une
relation entre l’inclusion financière des PME et la croissance économique du Maroc. Ce
dernier avait entamé des reformes financières, notamment la libération de son activité
économique. Dans ce chapitre nous essayons d’apporter des réponses à notre problématique .

Pour atteindre cet objectif nous utilisons les méthodes d’analyse des données
temporelles sur le Maroc. A la fin des années soixante-dix, l’analyse des séries temporelles a
connu un grand développement. Ainsi les méthodes de modélisation économétrique ont
beaucoup évoluées dès lors face aux limites et critiques qu’a connu les méthodes classiques.
Dans un environnement économique très instable la modélisation classique à plusieurs
équations structurelles, est critiquée notamment sur la simultanéité des relations et la notion
de variables exogène.

Plusieurs autres méthodes dynamiques telles que la modélisation « AutoRegressive


Distributed Lag/ARDL » a été développée par les économètres dans le but d’apporter des
réponses statistiques à l’ensemble des critiques. Les modèles « AutoRegressive Distributed
Lag/ARDL
», ou « modèles autorégressifs à retards échelonnés ou distribués/ARRE » en français, sont
des modèles dynamiques. Ces derniers ont la particularité de prendre en compte la dynamique
temporelle (délai d’ajustement, anticipations, etc.) dans l’explication d’une variable (série
chronologique), améliorant ainsi les prévisions et efficacité des politiques (décisions, actions,
etc.), contrairement au modèle simple (non dynamique) dont l’explication instantanée (effet
immédiat ou non étalé dans le temps) ne restitue qu’une partie de la variation de la variable à
expliquer.( J.K.Kuma ,2018)

Nous présentons ce chapitre en deux sections : la première section présente la première


section Présentation et analyse des séries de données. La section suivante est consacrée à la
présentation des résultats.

99
Section 1 Présentation et analyse des données

Spécification et définition des variables

Les données analysées dans notre étude portent sur la période de 1980 à 2020 soit 41
observations Il s’agit des séries temporelles annuelles provenant de la base de données de la
Banque Mondiale , Bank AL maghreb, du Ministère des Finances, HCP et Fonds monétaire
international, Financial Access Survey. En effet, le choix des variables est porté sur 4
variables économiques. Les principales sont le produit intérieur brut comme une variable
endogène, cette variable dépendante s’explique par plusieurs variables indépendantes qui sont
les dépenses publiques ,Les d’Inclusion financière des PME ,l’ouverture commercial,. Le
choix de ces variables se base sur la revue de la littérature et les travaux empiriques réalisés
dans plusieurs pays.

Cadre conceptuel et choix des variables

Le modèle de base spécifié s’inscrit dans la lignée de celui utilisé par Mbaye (2002) sur
le Sénégal. Plusieurs études ont essayé de démontrer l’impact de l’inclusion financière sur la
croissance économique (King et Levine (1993) ; Khemakhem (2003) ; Senouci (2012) ;
Zenasni (2014) ; Guérineau et Jacolin (2014) ; Abdullahi , IB(2017) ; Sethi, D., & Acharya,
D. (2018)
;M. Ghassibe et al (2019) ). Mbaye (2002) a utilisé la Méthode de Moments Généralisés
(MMG) pour tester les effets relatifs des politiques financières sur la croissance économique
en retenant comme variable endogène le taux de croissance du PIB réel, et comme variables
exogènes l’investissement privé (INVST), le taux de scolarisation (EDUCAT), le taux de
change effectif réel (TCER) et le crédit accordé au secteur privé et aux ménages par le secteur
bancaire sur le PIB (CRDT).

Dans notre spécification, nous incorporons d'autres variables qui ont un impact sur le PIB.
Ces variables sont : les dépenses publiques (DEP), l’ouverture commerciale (OPEN),et des
variables qui représentent l'inclusion financière à savoir: PME ayant un compte dans une
institution financière formelle (PME_IMF) et PME ayant un prêt ou une ligne de crédit en
cours (PME_CE) Ces variables impactent significativement, et de manière inclusive, la
croissance économique du Maroc. Pour capter les effets sur la croissance économique (PIB)
de l’inclusion financière, en tenant compte des variables de contrôle suivantes dont
l’influence améliore les
100
résultats : dépense publique (DEP), l’ouverture commerciale (OPEN) nous utilisons la forme
fonctionnelle suivante.

𝑃𝐼𝐵 = 𝐹(PME_IMF, PME_CE , 𝐷𝐸𝑃, 𝑂𝑃𝐸𝑁)

Choix et justification des variables du modèle

 Variable dépendante : la variable dépendante dans notre modèle est la variable qui
représente la croissance économique mesurées par le PIB. Le PIB est un indicateur
essentiel pour mesurer la croissance économique.
 Les Variables exogènes : L’objectif de cette étude étant de mesurer l’impact de
l'inclusion financière sur la croissance économique, la variable exogène de notre étude
demeure l'inclusion financière . les indicateurs financiers suivants sont utilisés pour
mesurer l'inclusion financière pour les PME: (PME_IFM) PME ayant un compte dans
une institution financière formelle, (PME_CE) désigne PME ayant un prêt ou une
ligne de crédit en cours,. Ces indicateurs financiers ont été largement recommandés et
utilisés par les chercheurs comme indicateurs d'inclusion financière (Moïse & Xu,
2018). Cependant, malgré leur utilisation généralisée, il existe un désaccord notable
quant à la manière dont ces indicateurs doivent être mesurés. Par exemple, Anzoategui
et al. (2014) et Moïse et Xu (2018) ont utilisé les comptes de dépôt, les demandes de
prêt et les prêts reçus des institutions financières. Dans la recherche entreprise par
Immaculate (2018), l'indice d'inclusion financière était composé des dimensions
suivantes : accès, utilisation et pénétration bancaire. Dans le cas de la dimension de
l'accès, elle a été mesurée à l'aide des variables du nombre des comptes dans une
institution financière formelle et du nombre des prêts de crédit.
Les autres variables du modèle sont des variables de contrôles (fondamentaux du pays
et d’autres) dont l’influence améliore les résultats. dépense publique (DEP),
l’ouverture commerciale (OPEN).
- La variable DEP représente les dépenses publiques (en dirham). Les dépenses
publiques constituent un indicateur de mesure du niveau d’interventionnisme d’un
Etat. Pour le courant keynésien le processus de croissance économique est assuré à
travers les dépenses publiques. Les dépenses publiques influencent la croissance
économique

101
même si cette influence est avant tout fonction de la composition des dépenses
publiques (Landau, 1983 ; Romer, 1986 ; Barro, 1991 ; Morley et Perdikis, 2000).
- La variable OPEN représente le degré d’ouverture économique (en % du
PIB). C’est le rapport entre la somme des exportations et des importations et le niveau
du PIB. L’ouverture d’un pays vers l’extérieur est synonyme de création de richesse.
De nombreuses études empiriques menées entre la fin des années 1970 et la fin des
années 1990 ont conclu à l’existence d’un lien causal positif et significatif entre
ouverture commerciale, croissance et développement économique (Michaely, 1977 ;
Kormendi et al., 1985 ; Frankel et al., 1999 ; Allen et al., 2000 ; Blancheton et al.,
2006). Cependant, dans certains cas, l’ouverture financière peut être très dangereuse,
surtout pour les pays en voie de développement et pour les économies en transition.
Tableau n°11 : Description des variables du modèle

Variables Descriptions symboles Sources


La Croissance Le produit intérieur PIB_EN_MDH Fonds monétaire
économique brut courants international (IMF)

Les d’Inclusion  PME Source: G20


financière des PME : ayant un PME_IMF Financial Inclusion
compte PME_CE Indicators.
dans une
institution
financière
formelle,
 PME ayant
un prêt ou
une ligne de
crédit en
cours,

les dépenses les dépenses DEP Banque mondiale de


publiques publiques développement
(MDH)
l’ouverture le degré d’ouverture OPEN Fonds monétaire
commercial économique (en % international (IMF)
du PIB)
Source : auteur (fondé sur la littérature)

Méthodes d’analyses
Pour comprendre la relation entre l'inclusion financière et la croissance économique au
Maroc, il est nécessaire d'identifier la direction de la relation causale entre les deux variables.
En d'autres termes, il est important de comprendre s'il existe un lien entre l'inclusion
financière et

102
la croissance ou un lien entre la croissance et l'inclusion financière, une question qui peut être
éclairée en étudiant la dynamique de l'économie marocaine. Selon l'hypothèse de l'offre,
l'inclusion financière est considérée comme le moteur de la croissance économique.
Cependant, l'hypothèse de la demande suggère que la croissance économique est le moteur de
l'infrastructure financière et des services bancaires.

Toutes les variables étant des données annuelles, le PIB actuel peut être influencé de manière
significative par les valeurs décalées, ce qui entraîne un effet de décalage. Par conséquent,
pour atteindre le résultat souhaité, il était nécessaire que le modèle économétrique utilisé
prenne en compte cet effet.

Dans ce contexte, afin d'explorer l'impact de l'inclusion financière sur la croissance du PIB au
Maroc, cette étude a adopté l'approche de test des limites du modèle ARDL linéaire pour la
cointégration développée par Pesaran et al. (2001) qui ont préconisé que les approches ARDL
de la cointégration étaient adaptées aux petits échantillons et pouvaient surmonter le problème
potentiel d'endogénéité.

Le modèle étendu de croissance économique utilisé dans cette étude a la forme suivante :

𝑷𝑰𝑩_𝑬𝑵_𝑴𝑫𝑯 = 𝜷𝟎 + 𝜷𝟏 𝑷𝑴𝑬_𝑰𝑭𝑴 + 𝜷𝟐 𝑷𝑴𝑬_𝑪𝑬 + 𝜹𝑫𝑬𝑷 + 𝝋𝑶𝑷𝑬𝑵 + 𝜺𝒕

où PIB_EN_MDH désigne le PIB, PME_IFM désigne PME ayant un compte dans une
institution financière formelle, PME_CE désigne PME ayant un prêt ou une ligne de crédit en
cours, DEP est les dépenses publiques, OPEN désigne l’ouverture commerciale, et 𝜇𝑡 désigne
le terme d'erreur de moyenne nulle et de variance constante. Toutes les variables ont été
converties en logarithme naturel, de sorte que les coefficients associés font référence aux
élasticités estimées à long terme.

La raison de l'utilisation du modèle ARDL développé par Pesaran et al. (2001) est de
découvrir le rôle et la contribution de l'inclusion financière à la croissance économique. En
outre, la forme de correction des erreurs dérivée du modèle ARDL permet de capturer les
connexions dynamiques à court terme et à long terme entre l'inclusion financière et le PIB .

L'hypothèse nulle d'absence de cointégration est menée à travers le test de nullité conjoint de
Wald (test F) du coefficient estimé de la relation de long terme, qui peut être énoncé comme
suit : 𝐻0 : 𝜃1 = 𝜃2 = 𝜃3 = 𝜃4 = 0. L'hypothèse nulle d'absence de cointégration est rejetée
lorsque la statistique F est supérieure à la valeur critique de la borne supérieure, tandis que

103
l'hypothèse nulle ne peut être rejetée si la statistique F est inférieure à la valeur critique de la
borne inférieure.

Analyse de séries statistiques

Cette analyse descriptive est basée sur des graphiques et quelques tests statistiques. Plus
particulièrement, il s'agit d'analyser l'évolution de la variable actuelle du PIB et des variables
qui représentent l'inclusion financière à savoir: PME ayant un compte dans une institution
financière formelle et PME ayant un prêt ou une ligne de crédit en cours. Ajours aussi, les
autres variables qui peuvent influent la dynamique de notre modèle.

 Caractéristiques descriptives des variables utilisés

Dans le tableau ci-dessous, nous montrons l'évolution comparative des différentes statistiques
concernant la tendance centrale entre les différentes variables d'analyse.

Tableau n°12 : Statistiques descriptives

PIB_EN_MDH PME_CE PME_IFM DEP OPEN


Mean 515084.2 68.95001 65.19848 133538.0 47.53496
Median 412897.2 71.05777 70.55777 99410.00 44.23013
Maximum 1152806. 79.55777 80.08429 317816.5 67.79036
Minimum 85537.48 50.08429 25.08429 22705.00 30.81629
Std. Dev. 328767.3 8.086689 13.85484 92680.21 12.37145
Skewness 0.490465 -0.479742 -1.247677 0.565419 0.333617
Kurtosis 1.968800 1.984901 4.049778 1.851050 1.660844

Jarque-Bera 3.460394 3.251726 12.52007 4.439752 3.824174


Probability 0.177249 0.196742 0.001911 0.108623 0.147772

Sum 21118450 2758.000 2673.138 5475058. 1948.934


Sum Sq. 4.32E+12 2550.387 7678.261 3.44E+11 6122.107
Dev.

Observations 41 41 41 41 41
Source : auteur (nos calculs sur Eviews 10)

Le tableau précédent montre que les dépenses publiques est plus volatile que les autres
variables, alors que PME ayant un prêt ou une ligne de crédit en cours sont moins volatiles en
termes d'écart-type (std. Dev). Nous remarquons que les variables de sous-étude sont
normalement distribuées (Prob. Jarque-Bera > 5%).

104
Au regard des résultats du tableau ci-dessus, nous constatons sur la base de 41 observations
que chaque année, le Maroc a en moyenne 515084.2 MDH de PIB courants, 65.19848 PME
ayant un compte dans une institution financière formelle, 68.95001 PME ayant un prêt ou une
ligne de crédit en cours et 133538.0 MDH des dépenses publiques.

 Evolution graphique des variables et nuage des points

Le graphique montre une certaine stabilité globale des variables étudiées dans le temps
( probabilité de stationnarité en moyenne). Cependant, la décennie des années 90 reste
particulière en termes d'événements qui imposent un comportement aux variables. Dans un tel
contexte, les variables macroéconomiques ne peuvent évoluer que de manière fluctuante,
comme on peut le voir sur le graphique.

Graphique n°1 : Evolution des variables

105
PIB_EN_MDH PME_CE
1,200,000 80

76
1,000,000
72
800,000
68

600,000 64

60
400,000
56
200,000
52

0 48
90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 00 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 00

PME_IFM
OPEN
90
70

80
60
70

60
50
50

40
40
30

20 30
90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 00 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 00

DEP
350,000

300,000

250,000

200,000

150,000

100,000

50,000

0
90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 00

Source : auteur (nos calculs sur Eviews 10)

106
Résultats empiriques

Etude de la stationnarité des variables

Avant de discuter les résultats du test ADF, il convient de mentionner, une fois de plus, que sa
puissance est relativement faible, notamment en raison du petit nombre d'observations, et le
risque est de ne pas rejeter l'hypothèse nulle de la stationnarité lorsqu'elle est erronée. En
effet, la méthodologie exige que des tests de stationnarité soit effectués a priori sur les séries
avant de traiter la Co-intégration et le lien de causalité.

Tableau n°13 Tests de stationnarité des séries

Method Statistic Prob.**


ADF - Fisher Chi-square 83.0300 0.0000
ADF - Choi Z-stat -7.68568 0.0000
** Probabilities for Fisher tests are computed using an asymptotic
Chi
-square distribution. All other tests assume asymptotic
normality.
Intermediate ADF test results D(UNTITLED)

Series Prob. Lag Max Lag Obs


D(PIB_EN_MD
H) 0.0020 0 9 39
D(PME_CE) 0.0037 2 9 36
D(PME_IFM) 0.0001 1 9 38
D(OPEN) 0.0000 1 9 38
D(DEP) 0.0002 0 9 39
Source : auteur (nos calculs sur Eviews 10)

Les tests Fisher Chi-square et Choi Z-stat ont été choisis, parce que ce test n'exige pas un
panel cylindrique. Dans les résultats des tests de stationnarité, les variables (DEP_EN_MDH
et DEP) sont stationnaires au niveau. En autre, les variables (PME_IFM et OPEN) sont
stationnaires en premier différence au seuil de 5%, et la variable (PME_CE) est stationnaire
en deuxième différence au seuil de 5%.

107
Ces résultats obtenus dans ce tableau, montrent qu'à part la série (PME_CE) qui est intégrées
en niveau2, toutes les autres séries du modèle sont toutes intégrées d’ordre 1.

En conséquence, il est nécessaire de tester d'abord l'existence éventuelle de relations à long


terme et à court terme à l`aide des tests de cointégration de Pesaran et al (2001). En cas de
validité, le test nous permettrait d'estimer le modèle ARDL.

Comme toutes les séries étudiées ne sont pas intégrées dans le même ordre, et que certaines
sont intégrées dans l'ordre zéro et d'autres dans l'ordre un, les tests standards de cointégration
multiple, notamment ceux de Johansen, Engel et Granger, ne sont plus applicables.
Cependant, ce problème peut être résolu en utilisant le test de cointégration limite, introduit
par Pesaran et al. (2001), qui est basé sur le modèle ARDL (AutoRegressive Distributed Lag
model). Ce modèle hérite des propriétés des modèles autorégressif (AR) et à retards
échelonnés (DL).

Par conséquent, ce modèle souffre de certains problèmes économétriques qui entravent son
estimation par la méthode des MCO : colinéarité entre les variables explicatives (modèle DL),
autocorrélation des erreurs (modèle AR). Afin d'y remédier, on a généralement la possibilité
d'utiliser des techniques d'estimation robuste, telles que les tests de normalité des résidus, les
tests d'autocorrélation des résidus, les tests d'hétéroscédasticité des résidus...

En effet, comme tout modèle dynamique, nous utilisons les critères d'information (Akaike-
AIC, Shwarz-SIC) pour déterminer les lags optimaux (pi) du modèle ARDL, par de
parcimonie (minimisation des critères d'information). La combinaison de ces deux critères
nous a permis de retenu la combinaison (4, 0, 1, 1, 3) comme vecteur des lags optimaux (voir
figure), et donc le modèle ARDL (4, 0, 1, 1, 3).

Graphique N°2 : Choix du modèle suivant le critère d’information d’Aikaike (AIC)

108
Akaike Information Criteria (top 20 models)
21.94

21.93

21.92

21.91

21.90

21.89

21.88

21.87

21.86

21.85
ARDL(4, 0, 0, 3, 3)
ARDL(4, 1, 0, 1, 3)
ARDL(4, 0, 0, 1, 0)
ARDL(4, 0, 0, 3, 4)
ARDL(4, 0, 0, 1, 3)
ARDL(4, 1, 0, 3, 3)
ARDL(3, 0, 0, 1, 0)
ARDL(4, 2, 0, 1, 3)
ARDL(4, 0, 0, 4, 3)
ARDL(4, 0, 1, 3, 3)
ARDL(4, 1, 1, 1, 3)
ARDL(4, 1, 0, 1, 4)
ARDL(4, 1, 0, 2, 3)
ARDL(4, 1, 0, 1, 0)
ARDL(4, 0, 0, 1, 2)
ARDL(4, 0, 1, 1, 0)
ARDL(4, 0, 0, 2, 0)
ARDL(4, 3, 0, 1, 3)
ARDL(4, 1, 0, 3, 4)
ARDL(4, 0, 1, 1, 3)
Source : auteur (nos calculs sur Eviews 10)

Les résultats de l’estimation du modèle ARDL (4, 0, 1, 1, 3) ainsi retenu, sont présentés dans
les annexes (Résultat du modèle ARDL (4, 0, 1, 1, 3) estimé). Dans un premier temps, la
validation du modèle exige de vérifier la colinéarité entre les variables explicatives et
l'autocorrélation des erreurs. Il faut donc, avant toute interprétation de ces résultats, exécuter
des tests de robustesse dans le but de valider le modèle.

Le test de cointégration de Pesaran, décrit dans le tableau ci-dessous, confirme l'existence de


la cointégration entre ces variables. En effet, la statistique de Fisher calculée (1.554016) est
largement supérieure à la valeur de la borne supérieure critique au seuil de 1%.

Test de cointégration aux bornes

Tableau n°14 Résultat du test de cointégration aux bornes

109
Conditional Error Correction Regression
Coefficien
Variable t Std. Error t-Statistic Prob.
C -62186.23 47194.05 -1.317671 0.2018
PIB_EN_MDH(-1)* -0.097225 0.069897 -1.390972 0.1788
PME_CE** -394.2681 597.2277 -0.660164 0.5163
PME_IFM** 531.5660 454.2291 1.170260 0.2550
OPEN(-1) 2367.881 1218.648 1.943039 0.0655
DEP(-1) 0.066532 0.272807 0.243877 0.8097
D(PIB_EN_MDH(-1)) -0.372131 0.202129 -1.841063 0.0798
D(PIB_EN_MDH(-2)) 0.630714 0.209285 3.013669 0.0066
D(PIB_EN_MDH(-3)) 0.539909 0.209933 2.571816 0.0178
D(OPEN) 1204.656 632.3698 1.904987 0.0706
D(OPEN(-1)) 1053.633 832.4674 1.265675 0.2195
D(OPEN(-2)) 1226.499 712.8623 1.720527 0.1000
D(DEP) -0.408773 0.376193 -1.086605 0.2895
D(DEP(-1)) -0.842700 0.362723 -2.323260 0.0303
D(DEP(-2)) -0.570284 0.317759 -1.794708 0.0871
* p-value incompatible with t-Bounds distribution.
** Variable interpreted as Z = Z(-1) + D(Z).

Levels Equation
Case 2: Restricted Constant and No Trend
Coefficien
Variable t Std. Error t-Statistic Prob.
PME_CE -4055.218 6056.936 -0.669516 0.5105
PME_IFM 5467.387 5750.739 0.950728 0.3526
OPEN 24354.68 20923.37 1.163994 0.2575
DEP 0.684306 2.406878 0.284313 0.7790
C -639612.4 721204.9 -0.886866 0.3852
EC = PIB_EN_MDH - (-4055.2182*PME_CE +
5467.3870*PME_IFM +
24354.6834*OPEN + 0.6843*DEP -639612.3634 )

Null Hypothesis: No levels


F-Bounds Test relationship
Test Statistic Value Signif. I(0) I(1)

Asymptoti
c: n=1000
F-statistic 1.554016 10% 2.2 3.09
k 4 5% 2.56 3.49

110
2.5% 2.88 3.87
1% 3.29 4.37

Finite
Sample:
Actual Sample Size 36 n=40
10% 2.427 3.395
5% 2.893 4
1% 3.967 5.455

Finite
Sample:
n=35
10% 2.46 3.46
5% 2.947 4.088
1% 4.093 5.532

Source : auteur (nos calculs sur Eviews 10)

Les résultats du Test de cointégration aux bornes confirment l'existence d'une relation de
cointégration entre la série étudiée (la valeur du F-stat (1.55) est inférieur à celle des bornes
supérieures), ce qui nous permet pas d'estimer les effets à long terme de PIB_EN_MDH,
PME_CE, PME_IFM, DEP et OPEN.

Les tests (test de stabilité du modèle et test d’autocorrélation des résidus graphique en
Annexe 5), sont significatifs. Ainsi, les tests de robustesses réalisés étant adéquats, par
conséquent le modèle ARDL (4, 0, 1, 1, 3) estimé est valide.

Par ailleurs, l'hypothèse nulle est acceptée pour chacun de ces tests. Le modèle est donc
statistiquement validé. Le modèle ARDL(4, 0, 1, 1, 3) estimé est globalement satisfaisant et
explique 99% de la dynamique du PIB en MDM au Maroc, de 1980 à 2020.

Coefficients et dynamique de court terme


Comme on peut le voir dans le tableau ci-dessous, le coefficient d'ajustement (0.99) est
statistiquement significatif, il est positif et se situe entre zéro et un en valeur absolue, ce qui
garantit un manque de correction d'erreur, et donc une absence de relation à long terme (Co
intégration) entre les variables. Par ailleurs, nous constatons les éléments suivants :

111
• Le coefficient de PME ayant un compte dans une institution financière formelle est pas
significatif au niveau de 5%. Une augmentation des PME ayant un compte dans une
institution financière formelle n’accélère pas la croissance économique PIB_EN_MDH à CT.
Les effets sont plutôt inversés dans le temps : Les PME ayant un compte dans une institution
financière formelle il y a un à deux ans est une frein à la croissance économique au Maroc, les
institutions financières sont censées avoir étudié et mis en place des mécanismes pour
améliorer l'inclusion financière.

• Les PME ayant un prêt ou une ligne de crédit en cours ont un effet négatif sur la
croissance économique à court terme, moins que proportionnel : une augmentation de 1% des
PME ayant un prêt ou une ligne de crédit en cours réduire la croissance de -394.2681 MDH à
CT.

• Les dépenses publiques impact positivement la croissance économique à court terme,


moins que proportionnel : une augmentation de 1% des dépenses publiques accéléré la
croissance de 0.35% à CT.

• la variable OPEN est significative au niveau de 1 % et a un impact positif sur le PIB.


Quand le degré d'ouverture commerciale (OPEN) est augmenté de 1 % , le PIB augmente de
0.35%. Par ailleurs, tous les effets sur la croissance économique résultant du changement
d'orientation de l'inclusion financière ne persistent pas après deux ans. On constate
effectivement qu'environ 95% Il s'agit de la force de revient à l'équilibre. Autrement dit, les
effets sont annulés au cours de la première année pour retrouver la situation normale.

Tableau n°15 : Résultats d’estimation des coefficients de CT

Coefficien
Variable t Std. Error t-Statistic Prob.*
PIB_EN_MDH(-1) 0.530644 0.202855 2.615873 0.0161
PIB_EN_MDH(-2) 1.002846 0.242794 4.130446 0.0005
PIB_EN_MDH(-3) -0.090805 0.216916 -0.418620 0.6797
PIB_EN_MDH(-4) -0.539909 0.209933 -2.571816 0.0178
PME_IFM 531.5660 454.2291 1.170260 0.2550
PME_CE -394.2681 597.2277 -0.660164 0.5163
OPEN 1204.656 632.3698 1.904987 0.0706
OPEN(-1) 2216.858 738.2115 3.003012 0.0068
OPEN(-2) 172.8661 798.7621 0.216417 0.8308
OPEN(-3) -1226.499 712.8623 -1.720527 0.1000
DEP -0.408773 0.376193 -1.086605 0.2895
DEP(-1) -0.367395 0.440780 -0.833512 0.4139

112
DEP(-2) 0.272415 0.400736 0.679787 0.5041
DEP(-3) 0.570284 0.317759 1.794708 0.0871
-
C 62186.23 47194.05 -1.317671 0.2018
R-squared 0.999127 Mean dependent var 545257.1
Adjusted R-squared 0.998545 S.D. dependent var 305696.1
S.E. of regression 11662.04 Akaike info criterion 21.86040
Sum squared resid 2.86E+09 Schwarz criterion 22.52020
-
Log likelihood 378.4872 Hannan-Quinn criter. 22.09069
F-statistic 1716.294 Durbin-Watson stat 1.717589
Prob(F-statistic) 0.000000
*Note: p-values and any subsequent tests do not account for model
selection.
Source : auteur (EVIEWS 10)

Interprétation économiques des résultats

Il convient de trouver un sens économique aux variables significatives utilisées dans notre
modélisation. À court et à long terme, les variables ont toutes un impact significatif sur le PIB.

Les variables qui représente L'inclusion financière dans notre travail a un impact positif et
négatif sur le taux de croissance. En effet, d’une part, plus le nombre des PME ayant un
compte dans une institution financière formelle augmente (augmentation du nombre des
clients et des institutions financières, augmentation du nombre de comptes bancaires et
d'autres services financiers offerts à la population) plus le niveau de la croissance augmente.
D’autres parte, l’augmentation des PME ayant un prêt ou une ligne de crédit en cours n’a
aucun impact sur l’accélération de la croissance économique au Maroc. Ces constatations sont
contradictoires avec les travaux de Zenasni (2014) et Onaolapo (2015).

Le nombre de PME ayant un compte dans une institution financière formelle est significatif et
a un impact positif sur le PIB à court terme. Cela peut être expliqué par le fait que les comptes
bancaires dans le secteur formel des PME est une variable importante qui explique l'inclusion
financière pour l'économie marocaine.

Les PME ayant un prêt ou une ligne de crédit en cours ont un effet négatif sur la croissance
économique. Ce constat est en contradiction avec Shaw (1960) qui soulignait le rôle du

113
mécanisme de crédit et plus particulièrement le rôle des institutions financières dans la
mobilisation du crédit pour soutenir l'activité économique.

Le degré d'ouverture commerciale a un impact positif sur le PIB. Une augmentation de


l'ouverture commerciale entraîne une augmentation du PIB courant et vice versa. Ces
conclusions sont compatibles avec la théorie économique. La signification positive de ce
résultat peut être expliquée par la forte concentration de l'économie marocaine,
principalement orientée vers les exportations de matières premières, et par la mise en place de
stratégies nationales des industries dans plusieurs domaines.

Le niveau des dépenses publiques a un impact positif sur le PIB. Une hausse des dépenses
publiques se traduit par une augmentation du PIB. Le résultat, conformément au sens anticipé,
s'explique pour le Maroc par l'augmentation des recettes fiscales avec 144 815 MDH en 2020.

114
Conclusion du chapitre 4

Ce travail a pour but d'étudier le lien entre L’inclusion financière des PME et la croissance
économique. En effet, ce présent travail a pour objectif de mesurer les effets de l'inclusion
financière des PME sur la croissance économique au Maroc en utilisant des données
chronologiques de 1980 à 2020 dans un modèle ARDL. La littérature disponible sur le sujet
permet de confirmer la controverse sur la relation entre L’inclusion financière des PME et la
croissance économique. En effet, la relation entre ces deux éléments peut être abordée à
travers plusieurs méthodes.
Ensuite, nous vérifions les caractéristiques relatives aux séries, en particulier leur stabilité et
le test d'autocorrélation des résidus, puis nous effectuons un test de causalité en suivant le
modèle ARDL qui considère les séries stationnaires.
Cette analyse permet de constater que toutes les variables explicatives et le PIB_EN_MDH
varient dans une même tendance ( la tendance est à la hausse de 1980 à 2020), un
accroissement pour les variables PME_IFM, les dépenses publiques et l'ouverture
commerciale entraînent une augmentation de la croissance économique En revanche, la
corrélation entre PIB et Les PME ayant un prêt ou une ligne de crédit en cours est négative,
c'est-à-dire que toute diminution de l'une de cette variable entraîne une baisse de la croissance
et vice versa.
Notre analyse économétrique nous permet de conclure que l'inclusion financière des petites et
moyennes entreprises a une modeste amélioration du PIB à court terme au Maroc. Par
conséquent, une amélioration de la situation de l'inclusion financière des petites et moyennes
entreprises (PME) nécessite impérativement un certain nombre des mesures et des initiatives
comme par exemple la baisse des taxes financières, la démocratisation des connaissances
financières, un renforcement de la réglementation en se concentrant sur la sécurité financière
des entreprises et sur la promotion et le développement des technologies modernes.

115
Conclusion de la deuxième partie

A travers une analyse descriptive de l'évolution de la croissance économique depuis


l'indépendance du Maroc, nous constatons que l'économie nationale a connu des fluctuations
économiques (hauts et bas) au cours de cette période, à la fois positives et négatives. Cela a
conduit le Maroc à adopter plusieurs programmes d'ajustement structurel visant à renforcer la
structure économique et à accompagner diverses transformations sociales dans le pays,
conduisant à une croissance soutenue. Outre l'implication importante du Maroc dans le
processus de réforme de son secteur financier en vue d'accroître son attractivité au niveau
international, les autorités marocaines ont fait de l'inclusion financière l'une des principales
priorités pour le développement du secteur financier.

Le but visé de cette partie est d’examiner la relation existante entre l'inclusion financière des
pme et la croissance économique. Pour cela nous avons commencé par l’étude des propriétés
des variables choisies le PIB, dépenses publiques (DEP), dépenses de l’investissement (DPI),
l’épargne national brute (S), l’investissement public (FBCF), l’ouverture commerciale(
OPEN) (PME_IFM)désigne PME ayant un compte dans une institution financière formelle,
(PME_CE) désigne PME ayant un prêt ou une ligne de crédit en cours.

On a trouvé que les variables (DEP_EN_MDH et DEP) sont stationnaires au niveau. En autre,
les variables (PME_IFM et OPEN) sont stationnaires en premier différence au seuil de 5%, et
la variable (PME_CE) est stationnaire en deuxième différence au seuil de 5%. Par la suit,
nous avons opté pour un modèle ARDL ,modèle autorégressif à retards distribués (Auto
Regressive Distributed Lag model),, nous a permet de tirer le résultat suivant :

Les variables qui représente L'inclusion financière dans notre travail a un impact positif et
négatif sur le taux de croissance. En effet, d’une part, plus le nombre des PME ayant un
compte dans une institution financière formelle augmente (augmentation du nombre des
clients et des institutions financières, augmentation du nombre de comptes bancaires et
d'autres services financiers offerts à la population) plus le niveau de la croissance augmente
D’autres parte, l’augmentation des PME ayant un prêt ou une ligne de crédit en cours n’a
aucun impact sur l’accélération de la croissance économique au Maroc.Le nombre de PME
ayant un compte dans une institution financière formelle est significatif et a un impact positif
sur le PIB à court terme. Cela peut être expliqué par le fait que les comptes bancaires dans le
secteur formel des PME est une variable importante qui explique l'inclusion financière pour
l'économie marocaine.
116
Conclusion générale

117
Nous avons tenté à travers cette étude de mesure l’effet des l'inclusion financière des pme sur
la croissance économique au Maroc. l'inclusion financière considérées comme un enjeu
économique et sociale car elle. contribue à promouvoir une croissance inclusive et à atteindre
les objectifs de développement durable. Cependant, Les débats sur la lien théorique entre
finance et croissance, ait toujours été au centre du débat parmi les économistes.

Les débats sur la lien théorique entre finance et croissance, ait toujours été au centre du
débat parmi les économistes. Comme Schumpeter (1911) qui a souligné l'importance des
services financiers, notamment du crédit bancaire, pour la croissance économique. La théorie
keynésienne examine les conditions qui permettent au Mécanisme monétaire d'affecter la
dynamique de l'économie réelle. Aussi, pour Obstfeld (1994) Grilli et Milesi-Ferretti (1995)
l'inclusion financière peut également stimuler la croissance économique en améliorant
l'allocation du capital à travers la diversification des risques, même si les effets à long terme
sur la croissance ne paraît pas robuste. Dans cette étude, nous avons également mis l’accent
sur plusieurs travaux effectuées sur la relation entre l’inclusion financière et croissance
économique. Certains travaux considèrent que ces l’inclusion financière sont indispensables
pour favoriser la croissance économique. D'autres soulignent que l’inclusion financière n'a
aucun effet sur la croissance économique.

Depuis quelques années, le Maroc a fait de la promotion de l’inclusion financière une de ses
principales priorités pour le développement des services financiers. Ainsi, en 2012, Bank al
maghreb a créé la fondation marocaine, qui vise à sensibiliser la population à l'importance des
services financiers, à mieux connaitre les différents services financiers, les meilleures
pratiques liées à l'éducation financière, et les moyens de prévention des risques. Dans cette
logique, et depuis 2015, une réflexion sur le développement d’une stratégie nationale de
l’inclusion financière a été engagée en collaboration avec la Banque Mondiale et la GIZ
(Agence de coopération internationale allemande pour le développement). Un observatoire est
aussi créé dans le but de collecter et de partager des données sur les TPME, pour apporter des
solutions adaptées à leurs problèmes. Et depuis début 2017, des banques marocaines ont été
autorisées par BAM à fournir des services financiers dans le cadre la finance alternative
conforme avec les principes islamiques,

Enfin, la modélisation économétrique s’est consacrée à l’évaluation de l’effet des l'inclusion


financière sur la croissance économique au Maroc. En se basant sur l’estimation d’un modèle

118
ARDL ,modèle autorégressif à retards distribués (Auto Regressive Distributed Lag model)
Ces estimations de modèle ont permis de conclure

• toutes les variables explicatives et le PIB_EN_MDH varient dans une même tendance
( la tendance est à la hausse de 1980 à 2020),

• un accroissement pour les variables PME_IFM, les dépenses publiques et l'ouverture


commerciale entraînent une augmentation de la croissance économique En revanche, la
corrélation entre PIB

• Les PME ayant un prêt ou une ligne de crédit en cours est négative, c'est-à-dire que
toute diminution de l'une de cette variable entraîne une baisse de la croissance et vice versa.

Notre analyse économétrique nous permet de conclure que l'inclusion financière des petites et
moyennes entreprises a une modeste amélioration du PIB à court terme au Maroc. Par
conséquent, une amélioration de la situation de l'inclusion financière des petites et moyennes
entreprises (PME) nécessite impérativement un certain nombre des mesures et des initiatives
comme par exemple la baisse des taxes financières, la démocratisation des connaissances
financières, un renforcement de la réglementation en se concentrant sur la sécurité financière
des entreprises et sur la promotion et le développement des technologies modernes.

- Les apports de recherche

Au niveau théorique, notre travail cherche à guider une réflexion sur les concepts des
l'inclusion financière ; la croissance économique et PME . Ainsi, d’expliquer l’impact des
l'inclusion financière sur la croissance économique. En effet, nous avons pu construire un
modèle conceptuel de recherche, ce dernier est un modèle qui intègre notre variable
dépendante « la croissance économique» et la variable indépendante : « l'inclusion financière
des PME ». Nous avons présenté, au niveau empirique, les résultats d’une approche
quantitative menées conjointement dans le pays Maroc, afin de montrer l’effet des l'inclusion
financière sur la croissance économique

- Les limites de la recherche

Cette recherche donne un aperçu de l'impact de l'inclusion financière des PME sur la
croissance économique. Cependant, il met en évidence un certain nombre de limites, à savoir :
l'impossibilité d'obtenir certaines données au stade de la collecte et le manque des indicateurs
spécifiques pour mesurer l'inclusion financière des PME

119
Bibliographie
Articles et A.
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https://doi.org/10.3917/machr.217.0031

Ouvrage :
A
 Alain Beitone, A. C. (2019). Dictionnaire en science économique.
Malakoff: Donud.
 Alain Beitone, E. B. (2012). Economie. Paris: Dalloz.
B
 Bourbonnais, R. (2018). Econométrie. Paris: Dunod
M
 Montel, O. (2015). COMPRENDRE L’ÉCONOMIE. Paris: DILA
P
 Pierre Bezbakh . (2005) Histoire de l'économie : des origines à
la mondialisation
 Pierre Bezbakh, S. G .(2000) . Dictionnaire de l'économie

Thèses et mémoires :  Pinos ,F. Inclusion financière et populations précarisées : effets des
business models des services financiers en France. Economies et
finances. Université de Bordeaux, 2015. Français. ffNNT :
2015BORD0024ff. fftel-01252570
 Zenasni, S. Les Effets de L ’intégration Financière sur la Croissance
des Economies du Maghreb dans un Contexte de Globalisation et de
Crises.

129
Thèse de Doctorat en Sciences Economiques, Université Abou Bekr
Belkaid de Tlemcen.

130
 Annexes

Annexe 1 : Tableau : Stationnarité des variables


Null Hypothesis: Unit root (individual unit root process)

Series: PIB_EN_MDH, PME_CE, PME_IFM, OPEN, DEP

Sample: 1980 2020

Exogenous variables: Individual effects, individual linear trends

Automatic selection of maximum lags

Automatic lag length selection based on SIC: 0 to 2

Total number of observations: 190

Cross-sections included: 5

Method Statistic Prob.**

ADF - Fisher Chi-square 83.0300 0.0000

ADF - Choi Z-stat -7.68568 0.0000

** Probabilities for Fisher tests are computed using an asymptotic Chi

-square distribution. All other tests assume asymptotic normality.

Intermediate ADF test results D(UNTITLED)

Series Prob. Lag Max Lag Obs

D(PIB_EN_MDH) 0.0020 0 9 39

D(PME_CE) 0.0037 2 9 36

D(PME_IFM) 0.0001 1 9 38

D(OPEN) 0.0000 1 9 38

D(DEP) 0.0002 0 9 39

131
Annexe 2 : Tableau : Résultat du modèle ARDL (4, 0, 1, 1, 3)
estimé
Model Selection Criteria Table
Dependent Variable: PIB_EN_MDH

Sample: 1980 2020


Included observations: 36

Model LogL AIC* BIC HQ Adj. R-sq Specification

607 -378.487236 21.860402 22.520202 22.090690 0.998545 ARDL(4, 0, 0, 3, 3)


492 -379.565633 21.864757 22.480570 22.079693 0.998525 ARDL(4, 1, 0, 1, 3)
620 -383.867905 21.881550 22.321417 22.035075 0.998415 ARDL(4, 0, 0, 1, 0)
606 -377.914799 21.884155 22.587942 22.129796 0.998520 ARDL(4, 0, 0, 3, 4)
617 -381.055604 21.891978 22.463804 22.091561 0.998467 ARDL(4, 0, 0, 1, 3)
482 -378.116412 21.895356 22.599142 22.140996 0.998503 ARDL(4, 1, 0, 3, 3)
1245 -385.277868 21.904326 22.300206 22.042499 0.998349 ARDL(3, 0, 0, 1, 0)
367 -379.392055 21.910670 22.570469 22.140957 0.998470 ARDL(4, 2, 0, 1, 3)
602 -378.395313 21.910851 22.614637 22.156491 0.998480 ARDL(4, 0, 0, 4, 3)
582 -378.419453 21.912192 22.615978 22.157832 0.998478 ARDL(4, 0, 1, 3, 3)
467 -379.468824 21.914935 22.574734 22.145222 0.998463 ARDL(4, 1, 1, 1, 3)
491 -379.515148 21.917508 22.577308 22.147796 0.998459 ARDL(4, 1, 0, 1, 4)
487 -379.538680 21.918816 22.578615 22.149103 0.998457 ARDL(4, 1, 0, 2, 3)
495 -383.599707 21.922206 22.406059 22.091084 0.998376 ARDL(4, 1, 0, 1, 0)
618 -382.648211 21.924901 22.452740 22.109131 0.998395 ARDL(4, 0, 0, 1, 2)
595 -383.679817 21.926657 22.410510 22.095534 0.998369 ARDL(4, 0, 1, 1, 0)
615 -383.713692 21.928538 22.412391 22.097416 0.998366 ARDL(4, 0, 0, 2, 0)
242 -378.758834 21.931046 22.634833 22.176687 0.998449 ARDL(4, 3, 0, 1, 3)
481 -377.759397 21.931078 22.678850 22.192070 0.998455 ARDL(4, 1, 0, 3, 4)
592 -380.764736 21.931374 22.547187 22.146309 0.998423 ARDL(4, 0, 1, 1, 3)
557 -377.823800 21.934656 22.682428 22.195648 0.998450 ARDL(4, 0, 2, 3, 3)
619 -383.827590 21.934866 22.418719 22.103744 0.998355 ARDL(4, 0, 0, 1, 1)
612 -380.860937 21.936719 22.552532 22.151654 0.998415 ARDL(4, 0, 0, 2, 3)
567 -379.890303 21.938350 22.598150 22.168638 0.998427 ARDL(4, 0, 2, 1, 3)
601 -377.894936 21.938608 22.686380 22.199600 0.998444 ARDL(4, 0, 0, 4, 4)
613 -381.901338 21.938963 22.510790 22.138546 0.998394 ARDL(4, 0, 0, 2, 2)
581 -377.906411 21.939245 22.687018 22.200238 0.998443 ARDL(4, 0, 1, 3, 4)
1220 -384.913197 21.939622 22.379488 22.093147 0.998320 ARDL(3, 0, 1, 1, 0)
616 -380.965842 21.942547 22.558360 22.157482 0.998406 ARDL(4, 0, 0, 1, 4)
1120 -384.994357 21.944131 22.383997 22.097656 0.998313 ARDL(3, 1, 0, 1, 0)
1870 -387.001683 21.944538 22.296431 22.067358 0.998248 ARDL(2, 0, 0, 1, 0)
493 -382.005795 21.944766 22.516593 22.144349 0.998384 ARDL(4, 1, 0, 1, 2)
357 -378.024389 21.945799 22.693572 22.206792 0.998432 ARDL(4, 2, 0, 3, 3)
1240 -385.050544 21.947252 22.387119 22.100778 0.998307 ARDL(3, 0, 0, 2, 0)
608 -381.055775 21.947543 22.563356 22.162478 0.998398 ARDL(4, 0, 0, 3, 2)
457 -378.081601 21.948978 22.696751 22.209971 0.998427 ARDL(4, 1, 1, 3, 3)
442 -379.099816 21.949990 22.653776 22.195630 0.998419 ARDL(4, 1, 2, 1, 3)
477 -378.115157 21.950842 22.698615 22.211835 0.998424 ARDL(4, 1, 0, 4, 3)
1244 -385.268070 21.959337 22.399204 22.112862 0.998287 ARDL(3, 0, 0, 1, 1)
577 -378.320049 21.962225 22.709998 22.223218 0.998406 ARDL(4, 0, 1, 4, 3)
342 -379.325079 21.962504 22.666291 22.208145 0.998399 ARDL(4, 2, 1, 1, 3)
232 -377.340631 21.963368 22.755128 22.239714 0.998407 ARDL(4, 3, 0, 3, 3)
494 -383.342340 21.963463 22.491303 22.147694 0.998332 ARDL(4, 1, 0, 1, 1)
362 -379.345603 21.963645 22.667431 22.209285 0.998397 ARDL(4, 2, 0, 2, 3)
366 -379.387459 21.965970 22.669756 22.211610 0.998394 ARDL(4, 2, 0, 1, 4)

132
570 -383.412311 21.967351 22.495190 22.151581 0.998326 ARDL(4, 0, 2, 1, 0)

133
466 -379.436551 21.968697 22.672483 22.214338 0.998389 ARDL(4, 1, 1, 1, 4)
462 -379.443062 21.969059 22.672845 22.214699 0.998389 ARDL(4, 1, 1, 2, 3)
556 -377.469947 21.970553 22.762312 22.246898 0.998395 ARDL(4, 0, 2, 3, 4)
593 -382.478673 21.971037 22.542864 22.170620 0.998341 ARDL(4, 0, 1, 1, 2)
470 -383.479046 21.971058 22.498898 22.155288 0.998320 ARDL(4, 1, 1, 1, 0)
614 -383.488326 21.971574 22.499413 22.155804 0.998319 ARDL(4, 0, 0, 2, 1)
243 -380.490053 21.971670 22.631469 22.201957 0.998373 ARDL(4, 3, 0, 1, 2)
486 -379.504481 21.972471 22.676257 22.218111 0.998383 ARDL(4, 1, 0, 2, 4)
590 -383.533190 21.974066 22.501906 22.158296 0.998315 ARDL(4, 0, 1, 2, 0)
370 -383.539899 21.974439 22.502278 22.158669 0.998314 ARDL(4, 2, 0, 1, 0)
490 -383.575867 21.976437 22.504277 22.160667 0.998311 ARDL(4, 1, 0, 2, 0)
488 -381.598022 21.977668 22.593481 22.192603 0.998349 ARDL(4, 1, 0, 2, 2)
587 -380.605978 21.978110 22.637909 22.208398 0.998363 ARDL(4, 0, 1, 2, 3)
238 -379.612032 21.978446 22.682232 22.224086 0.998373 ARDL(4, 3, 0, 2, 2)
594 -383.642048 21.980114 22.507953 22.164344 0.998304 ARDL(4, 0, 1, 1, 1)
610 -383.648836 21.980491 22.508331 22.164721 0.998304 ARDL(4, 0, 0, 3, 0)
368 -381.649658 21.980537 22.596349 22.195472 0.998344 ARDL(4, 2, 0, 1, 2)
117 -378.651029 21.980613 22.728386 22.241605 0.998377 ARDL(4, 4, 0, 1, 3)
476 -377.671884 21.981771 22.773531 22.258117 0.998377 ARDL(4, 1, 0, 4, 4)
1845 -386.679999 21.982222 22.378102 22.120395 0.998216 ARDL(2, 0, 1, 1, 0)
217 -378.683542 21.982419 22.730192 22.243412 0.998374 ARDL(4, 3, 1, 1, 3)
611 -380.693292 21.982961 22.642760 22.213248 0.998355 ARDL(4, 0, 0, 2, 4)
1195 -384.700847 21.983380 22.467233 22.152258 0.998273 ARDL(3, 0, 2, 1, 0)
1215 -384.704379 21.983577 22.467430 22.152454 0.998273 ARDL(3, 0, 1, 2, 0)
562 -379.708778 21.983821 22.687607 22.229461 0.998365 ARDL(4, 0, 2, 2, 3)
603 -380.714089 21.984116 22.643916 22.214404 0.998353 ARDL(4, 0, 0, 4, 2)
432 -377.715977 21.984221 22.775980 22.260566 0.998373 ARDL(4, 1, 2, 3, 3)
591 -380.718093 21.984339 22.644138 22.214626 0.998353 ARDL(4, 0, 1, 1, 4)
237 -378.721594 21.984533 22.732306 22.245526 0.998370 ARDL(4, 3, 0, 2, 3)
1243 -384.722479 21.984582 22.468435 22.153460 0.998271 ARDL(3, 0, 0, 1, 2)
1095 -384.726419 21.984801 22.468654 22.153679 0.998271 ARDL(3, 1, 1, 1, 0)
456 -377.754645 21.986369 22.778129 22.262714 0.998370 ARDL(4, 1, 1, 3, 4)
241 -378.754934 21.986385 22.734158 22.247378 0.998367 ARDL(4, 3, 0, 1, 4)
588 -381.759326 21.986629 22.602442 22.201564 0.998334 ARDL(4, 0, 1, 2, 2)
356 -377.759380 21.986632 22.778392 22.262977 0.998369 ARDL(4, 2, 0, 3, 4)
233 -378.799304 21.988850 22.736623 22.249843 0.998363 ARDL(4, 3, 0, 3, 2)
552 -377.809182 21.989399 22.781158 22.265744 0.998365 ARDL(4, 0, 2, 4, 3)
532 -377.811363 21.989520 22.781280 22.265865 0.998365 ARDL(4, 0, 3, 3, 3)
1745 -386.837335 21.990963 22.386843 22.129136 0.998200 ARDL(2, 1, 0, 1, 0)
107 -376.845620 21.991423 22.827169 22.283121 0.998359 ARDL(4, 4, 0, 3, 3)
542 -379.857231 21.992068 22.695855 22.237709 0.998351 ARDL(4, 0, 3, 1, 3)
1869 -386.860132 21.992230 22.388109 22.130402 0.998198 ARDL(2, 0, 0, 1, 1)
566 -379.882049 21.993447 22.697233 22.239087 0.998349 ARDL(4, 0, 2, 1, 4)
576 -377.890933 21.993941 22.785700 22.270286 0.998357 ARDL(4, 0, 1, 4, 4)
1219 -384.905860 21.994770 22.478623 22.163648 0.998254 ARDL(3, 0, 1, 1, 1)
1115 -384.935196 21.996400 22.480253 22.165277 0.998251 ARDL(3, 1, 0, 2, 0)
1242 -383.944053 21.996892 22.524731 22.181122 0.998276 ARDL(3, 0, 0, 1, 3)
468 -381.944504 21.996917 22.612730 22.211852 0.998317 ARDL(4, 1, 1, 1, 2)
995 -384.948728 21.997152 22.481005 22.166029 0.998250 ARDL(3, 2, 0, 1, 0)
1119 -384.966711 21.998151 22.482004 22.167028 0.998248 ARDL(3, 1, 0, 1, 1)
1865 -386.997101 21.999839 22.395719 22.138012 0.998184 ARDL(2, 0, 0, 2, 0)
317 -379.000082 22.000005 22.747777 22.260997 0.998345 ARDL(4, 2, 2, 1, 3)
332 -378.001746 22.000097 22.791856 22.276442 0.998347 ARDL(4, 2, 1, 3, 3)
520 -382.012040 22.000669 22.616482 22.215604 0.998310 ARDL(4, 0, 4, 1, 0)
352 -378.015675 22.000871 22.792630 22.277216 0.998346 ARDL(4, 2, 0, 4, 3)
583 -381.016309 22.000906 22.660706 22.231194 0.998325 ARDL(4, 0, 1, 3, 2)
1239 -385.019919 22.001107 22.484960 22.169984 0.998243 ARDL(3, 0, 0, 2, 1)
231 -377.043598 22.002422 22.838168 22.294120 0.998341 ARDL(4, 3, 0, 3, 4)
483 -381.046687 22.002594 22.662393 22.232881 0.998322 ARDL(4, 1, 0, 3, 2)

134
1235 -385.050488 22.002805 22.486658 22.171683 0.998240 ARDL(3, 0, 0, 3, 0)

452 -378.078369 22.004354 22.796113 22.280699 0.998340 ARDL(4, 1, 1, 4, 3)


441 -379.089661 22.004981 22.752754 22.265974 0.998337 ARDL(4, 1, 2, 1, 4)
417 -379.097453 22.005414 22.753187 22.266407 0.998336 ARDL(4, 1, 3, 1, 3)
437 -379.098837 22.005491 22.753264 22.266484 0.998336 ARDL(4, 1, 2, 2, 3)
568 -382.129843 22.007214 22.623026 22.222149 0.998299 ARDL(4, 0, 2, 1, 2)
507 -377.175080 22.009727 22.845473 22.301424 0.998329 ARDL(4, 0, 4, 3, 3)
245 -383.194921 22.010829 22.582655 22.210412 0.998274 ARDL(4, 3, 0, 1, 0)
489 -383.205775 22.011432 22.583258 22.211015 0.998273 ARDL(4, 1, 0, 2, 1)
228 -378.235649 22.013092 22.804851 22.289437 0.998326 ARDL(4, 3, 0, 4, 2)
1117 -383.250581 22.013921 22.585747 22.213504 0.998269 ARDL(3, 1, 0, 1, 3)
469 -383.257496 22.014305 22.586132 22.213888 0.998268 ARDL(4, 1, 1, 1, 1)
565 -383.260250 22.014458 22.586285 22.214041 0.998268 ARDL(4, 0, 2, 2, 0)
1238 -384.276832 22.015380 22.543219 22.199610 0.998243 ARDL(3, 0, 0, 2, 2)
563 -381.280614 22.015590 22.675389 22.245877 0.998300 ARDL(4, 0, 2, 2, 2)
337 -379.281655 22.015648 22.763420 22.276640 0.998319 ARDL(4, 2, 1, 2, 3)
1250 -388.301781 22.016766 22.368659 22.139586 0.998117 ARDL(3, 0, 0, 0, 0)
517 -379.307430 22.017079 22.764852 22.278072 0.998316 ARDL(4, 0, 4, 1, 3)
207 -377.308333 22.017130 22.852876 22.308827 0.998316 ARDL(4, 3, 1, 3, 3)
227 -377.310811 22.017267 22.853013 22.308965 0.998316 ARDL(4, 3, 0, 4, 3)
589 -383.320075 22.017782 22.589608 22.217365 0.998262 ARDL(4, 0, 1, 2, 1)
341 -379.323513 22.017973 22.765746 22.278966 0.998315 ARDL(4, 2, 1, 1, 4)
506 -376.338584 22.018810 22.898543 22.325861 0.998305 ARDL(4, 0, 4, 3, 4)
445 -383.338806 22.018823 22.590649 22.218405 0.998260 ARDL(4, 1, 2, 1, 0)
569 -383.340318 22.018907 22.590733 22.218489 0.998260 ARDL(4, 0, 2, 1, 1)
369 -383.341055 22.018947 22.590774 22.218530 0.998260 ARDL(4, 2, 0, 1, 1)
1218 -384.341669 22.018982 22.546821 22.203212 0.998237 ARDL(3, 0, 1, 1, 2)
192 -378.343900 22.019106 22.810865 22.295451 0.998316 ARDL(4, 3, 2, 1, 3)
361 -379.345443 22.019191 22.766964 22.280184 0.998313 ARDL(4, 2, 0, 2, 4)
363 -381.347841 22.019324 22.679124 22.249612 0.998294 ARDL(4, 2, 0, 2, 2)
545 -383.349793 22.019433 22.591259 22.219016 0.998259 ARDL(4, 0, 3, 1, 0)
1118 -384.371226 22.020624 22.548463 22.204854 0.998234 ARDL(3, 1, 0, 1, 2)
106 -376.396045 22.022003 22.901735 22.329053 0.998299 ARDL(4, 4, 0, 3, 4)
1217 -383.401291 22.022294 22.594120 22.221877 0.998254 ARDL(3, 0, 1, 1, 3)
551 -377.401932 22.022330 22.858076 22.314027 0.998307 ARDL(4, 0, 2, 4, 4)
392 -378.412256 22.022903 22.814663 22.299248 0.998309 ARDL(4, 1, 4, 1, 3)
1868 -386.418533 22.023252 22.463118 22.176777 0.998174 ARDL(2, 0, 0, 1, 2)
461 -379.423805 22.023545 22.771318 22.284537 0.998306 ARDL(4, 1, 1, 2, 4)
431 -377.435737 22.024208 22.859954 22.315905 0.998304 ARDL(4, 1, 2, 3, 4)
345 -383.439238 22.024402 22.596228 22.223985 0.998250 ARDL(4, 2, 1, 1, 0)
465 -383.445991 22.024777 22.596604 22.224360 0.998250 ARDL(4, 1, 1, 2, 0)
218 -380.447464 22.024859 22.728645 22.270499 0.998296 ARDL(4, 3, 1, 1, 2)
609 -383.448853 22.024936 22.596763 22.224519 0.998249 ARDL(4, 0, 0, 3, 1)
118 -380.453776 22.025210 22.728996 22.270850 0.998295 ARDL(4, 4, 0, 1, 2)
531 -377.456894 22.025383 22.861129 22.317081 0.998302 ARDL(4, 0, 3, 3, 4)
1820 -386.474022 22.026335 22.466201 22.179860 0.998168 ARDL(2, 0, 2, 1, 0)
1190 -384.484892 22.026938 22.554778 22.211169 0.998223 ARDL(3, 0, 2, 2, 0)
478 -380.495141 22.027508 22.731294 22.273148 0.998292 ARDL(4, 1, 0, 4, 2)
585 -383.497944 22.027664 22.599490 22.227246 0.998245 ARDL(4, 0, 1, 3, 0)
586 -380.502258 22.027903 22.731689 22.273543 0.998291 ARDL(4, 0, 1, 2, 4)
1241 -383.503423 22.027968 22.599794 22.227551 0.998244 ARDL(3, 0, 0, 1, 4)
365 -383.519280 22.028849 22.600675 22.228432 0.998243 ARDL(4, 2, 0, 2, 0)
463 -381.526679 22.029260 22.689060 22.259548 0.998277 ARDL(4, 1, 1, 2, 2)
213 -379.540432 22.030024 22.777797 22.291017 0.998295 ARDL(4, 3, 1, 2, 2)
1844 -386.545098 22.030283 22.470150 22.183808 0.998161 ARDL(2, 0, 1, 1, 1)
485 -383.562156 22.031231 22.603057 22.230814 0.998238 ARDL(4, 1, 0, 3, 0)
1225 -387.577674 22.032093 22.427973 22.170266 0.998124 ARDL(3, 0, 1, 0, 0)
1720 -386.584761 22.032487 22.472353 22.186012 0.998157 ARDL(2, 1, 1, 1, 0)

135
113 -379.608919 22.033829 22.781602 22.294822 0.998288 ARDL(4, 4, 0, 2, 2)
343 -381.619354 22.034409 22.694208 22.264696 0.998268 ARDL(4, 2, 1, 1, 2)
1070 -384.624065 22.034670 22.562510 22.218900 0.998209 ARDL(3, 1, 2, 1, 0)
92 -378.625096 22.034728 22.826487 22.311073 0.998289 ARDL(4, 4, 1, 1, 3)

605 -383.632830 22.035157 22.606984 22.234740 0.998231 ARDL(4, 0, 0, 4, 0)


112 -378.638413 22.035467 22.827227 22.311813 0.998288 ARDL(4, 4, 0, 2, 3)
212 -378.641569 22.035643 22.827402 22.311988 0.998287 ARDL(4, 3, 1, 2, 3)
1170 -384.645650 22.035869 22.563709 22.220100 0.998207 ARDL(3, 0, 3, 1, 0)
870 -384.648271 22.036015 22.563855 22.220245 0.998207 ARDL(3, 3, 0, 1, 0)
1090 -384.649422 22.036079 22.563919 22.220309 0.998207 ARDL(3, 1, 1, 2, 0)
116 -378.650001 22.036111 22.827871 22.312456 0.998287 ARDL(4, 4, 0, 1, 4)
351 -377.668863 22.037159 22.872905 22.328857 0.998282 ARDL(4, 2, 0, 4, 4)
561 -379.669095 22.037172 22.784945 22.298165 0.998282 ARDL(4, 0, 2, 2, 4)
451 -377.671866 22.037326 22.873072 22.329024 0.998282 ARDL(4, 1, 1, 4, 4)
1214 -384.672583 22.037366 22.565205 22.221596 0.998204 ARDL(3, 0, 1, 2, 1)
1145 -383.673113 22.037395 22.609221 22.236978 0.998228 ARDL(3, 0, 4, 1, 0)
216 -378.674604 22.037478 22.829237 22.313823 0.998284 ARDL(4, 3, 1, 1, 4)
307 -377.675959 22.037553 22.873299 22.329251 0.998281 ARDL(4, 2, 2, 3, 3)
1840 -386.677978 22.037665 22.477532 22.191191 0.998147 ARDL(2, 0, 1, 2, 0)
578 -380.678750 22.037708 22.741495 22.283349 0.998274 ARDL(4, 0, 1, 4, 2)
537 -379.687697 22.038205 22.785978 22.299198 0.998281 ARDL(4, 0, 3, 2, 3)
1210 -384.699721 22.038873 22.566713 22.223104 0.998202 ARDL(3, 0, 1, 3, 0)
1194 -384.699945 22.038886 22.566725 22.223116 0.998202 ARDL(3, 0, 2, 1, 1)
970 -384.704584 22.039144 22.566983 22.223374 0.998201 ARDL(3, 2, 1, 1, 0)
1094 -384.709260 22.039403 22.567243 22.223633 0.998201 ARDL(3, 1, 1, 1, 1)
407 -377.715161 22.039731 22.875477 22.331429 0.998278 ARDL(4, 1, 3, 3, 3)
427 -377.715822 22.039768 22.875514 22.331466 0.998278 ARDL(4, 1, 2, 4, 3)
108 -378.719342 22.039963 22.831723 22.316309 0.998280 ARDL(4, 4, 0, 3, 2)
236 -378.721587 22.040088 22.831848 22.316433 0.998280 ARDL(4, 3, 0, 2, 4)
558 -380.738152 22.041008 22.744795 22.286649 0.998268 ARDL(4, 0, 2, 3, 2)
395 -381.753753 22.041875 22.701675 22.272163 0.998255 ARDL(4, 1, 4, 1, 0)
331 -377.754610 22.041923 22.877669 22.333621 0.998274 ARDL(4, 2, 1, 3, 4)
208 -378.764207 22.042456 22.834215 22.318801 0.998276 ARDL(4, 3, 1, 3, 2)
1744 -386.787308 22.043739 22.483606 22.197264 0.998136 ARDL(2, 1, 0, 1, 1)
527 -377.804140 22.044674 22.880421 22.336372 0.998269 ARDL(4, 0, 3, 4, 3)
182 -376.812126 22.045118 22.924851 22.352168 0.998260 ARDL(4, 3, 2, 3, 3)
1740 -386.812412 22.045134 22.485000 22.198659 0.998133 ARDL(2, 1, 0, 2, 0)

136
137
Annexe 3 : Tableau : Résultat du test de cointégration aux bornes

ARDL Long Run Form and Bounds Test


Dependent Variable: D(PIB_EN_MDH)
Selected Model: ARDL(4, 0, 0, 3, 3)
Case 2: Restricted Constant and No Trend

Sample: 1980 2020


Included observations: 36

Conditional Error Correction Regression

Variable Coefficient Std. Error t-Statistic Prob.

C -62186.23 47194.05 -1.317671 0.2018


PIB_EN_MDH(-1)* -0.097225 0.069897 -1.390972 0.1788
PME_CE** -394.2681 597.2277 -0.660164 0.5163
PME_IFM** 531.5660 454.2291 1.170260 0.2550
OPEN(-1) 2367.881 1218.648 1.943039 0.0655
DEP(-1) 0.066532 0.272807 0.243877 0.8097
D(PIB_EN_MDH(-1)) -0.372131 0.202129 -1.841063 0.0798
D(PIB_EN_MDH(-2)) 0.630714 0.209285 3.013669 0.0066
D(PIB_EN_MDH(-3)) 0.539909 0.209933 2.571816 0.0178
D(OPEN) 1204.656 632.3698 1.904987 0.0706
D(OPEN(-1)) 1053.633 832.4674 1.265675 0.2195
D(OPEN(-2)) 1226.499 712.8623 1.720527 0.1000
D(DEP) -0.408773 0.376193 -1.086605 0.2895
D(DEP(-1)) -0.842700 0.362723 -2.323260 0.0303
D(DEP(-2)) -0.570284 0.317759 -1.794708 0.0871

* p-value incompatible with t-Bounds distribution.


** Variable interpreted as Z = Z(-1) + D(Z).

Levels Equation
Case 2: Restricted Constant and No Trend

Variable Coefficient Std. Error t-Statistic Prob.

PME_CE -4055.218 6056.936 -0.669516 0.5105


PME_IFM 5467.387 5750.739 0.950728 0.3526
OPEN 24354.68 20923.37 1.163994 0.2575
DEP 0.684306 2.406878 0.284313 0.7790
C -639612.4 721204.9 -0.886866 0.3852

EC = PIB_EN_MDH - (-4055.2182*PME_CE + 5467.3870*PME_IFM +


24354.6834*OPEN + 0.6843*DEP -639612.3634 )

F-Bounds Test Null Hypothesis: No levels relationship

Test Statistic Value Signif. I(0) I(1)


Asymptotic:
n=1000

138
F-statistic 1.554016 10% 2.2 3.09
K 4 5% 2.56 3.49
2.5% 2.88 3.87
1% 3.29 4.37

Finite
Sample:
Actual Sample Size 36 n=40
10% 2.427 3.395
5% 2.893 4
1% 3.967 5.455

Finite
Sample:
n=35
10% 2.46 3.46
5% 2.947 4.088
1% 4.093 5.532

Annexe 4 Tableau : Résultats d’estimation des coefficients de CT


Dependent Variable: PIB_EN_MDH
Method: ARDL

Sample (adjusted): 1984 2019


Included observations: 36 after adjustments
Maximum dependent lags: 4 (Automatic selection)
Model selection method: Akaike info criterion (AIC)
Dynamic regressors (4 lags, automatic): PME_IFM PME_CE OPEN DEP
Fixed regressors: C
Number of models evalulated: 2500
Selected Model: ARDL(4, 0, 0, 3, 3)

Variable Coefficient Std. Error t-Statistic Prob.*

PIB_EN_MDH(-1) 0.530644 0.202855 2.615873 0.0161


PIB_EN_MDH(-2) 1.002846 0.242794 4.130446 0.0005
PIB_EN_MDH(-3) -0.090805 0.216916 -0.418620 0.6797
PIB_EN_MDH(-4) -0.539909 0.209933 -2.571816 0.0178
PME_IFM 531.5660 454.2291 1.170260 0.2550
PME_CE -394.2681 597.2277 -0.660164 0.5163
OPEN 1204.656 632.3698 1.904987 0.0706
OPEN(-1) 2216.858 738.2115 3.003012 0.0068
OPEN(-2) 172.8661 798.7621 0.216417 0.8308
OPEN(-3) -1226.499 712.8623 -1.720527 0.1000
DEP -0.408773 0.376193 -1.086605 0.2895
DEP(-1) -0.367395 0.440780 -0.833512 0.4139
DEP(-2) 0.272415 0.400736 0.679787 0.5041
DEP(-3) 0.570284 0.317759 1.794708 0.0871
C -62186.23 47194.05 -1.317671 0.2018

R-squared 0.999127 Mean dependent var 545257.1


Adjusted R-squared 0.998545 S.D. dependent var 305696.1

139
S.E. of regression 11662.04 Akaike info criterion 21.86040
Sum squared resid 2.86E+09 Schwarz criterion 22.52020
Log likelihood -378.4872 Hannan-Quinn criter. 22.09069
F-statistic 1716.294 Durbin-Watson stat 1.717589
Prob(F-statistic) 0.000000

*Note: p-values and any subsequent tests do not account for model
selection.

140
Annexe 5 Test de stabilité du modèle

15

10

-5

-10

-15
00 02 04 06 08 10 12 14 16 18

CUSUM 5% Significance

141
Annexe 6 Tableau Test d’autocorrélation des résidus

142
Table des matières
Résumé.....................................................................................................................................................0
Introduction général................................................................................................................................0
PARTIE Ⅰ : cadre de référence de la relation entre l’inclusion financière et croissance
économique
...............................................................................................................................................................5
Introduction de première partie................................................................................................................6
Chapitre 1 : le cadre conceptuel de la croissance économique, l’inclusion financière des PME........7
Introduction du chapitre 1.....................................................................................................................8
Section 1: Cadre conceptuel de l’inclusion financière et la croissance économique...............9
I. Généralité sur la croissance économique..............................................................................9
II. Généralité sur l’inclusion financière...............................................................................16
Les modes de financement et l’accès aux ressources financières..............................20
I. Généralité sur les petites et moyennes entreprises (PME)................................................20
II. Modes de financement et Accès aux ressources financières..........................................27
Conclusion du chapitre 1......................................................................................................................33
Chapitre 2 : cadre théorique : la relation entre l’inclusion financière et la croissance économique
.............................................................................................................................................................34
Introduction du chapitre 2...................................................................................................................35
Section 1 L’inclusion financière et la croissance économique : une revue théorique.............37
L’inclusion financière et croissance économique : une revue empirique................45
Conclusion du chapitre 2......................................................................................................................54
Conclusion de la première partie............................................................................................................55
PARTIE Ⅱ: l’inclusion financière des PME et la croissance économique : essai de modélisation
................................................................................................................................................................56
Introduction de la deuxième partie.........................................................................................................57
Chapitre 3 : Etat des lieux de l'inclusion financière et la croissance économique au Maroc...........58
Introduction du chapitre 3...................................................................................................................59
Section 1 Aperçu générale de l’évolution de la croissance économique...................................60
l'inclusion financière au Maroc...................................................................................67
Conclusion du chapitre 3......................................................................................................................77
Chapitre 4 : l’impact des inclusions financières des PME sur la croissance économique..............78
Introduction du chapitre 4...................................................................................................................79
Section 1 Présentation et analyse des données............................................................................80
Résultats empiriques.....................................................................................................87
Conclusion du chapitre 4.....................................................................................................................95
Conclusion de la deuxième partie...........................................................................................................96

143
Conclusion générale...............................................................................................................................97
Bibliographie........................................................................................................................................100
 Annexes........................................................................................................................................111
Table des matières...............................................................................................................................122

144

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