Introduction à la science po
Toute science se caractérise par un objet = domaine d’étude & une démarche. Sc po = étude
des phénomènes politiques, des comportements et des institutions. L’objet est politique mais
pas la manière de le faire « science du politique » plus rpz.
Politique = polis => formes de gvt, organisation du pv et son exercice.
La politique = efforts que l’on fait pour participer au pouvoir. Le politique = espace de
régulation des conflits.
Politics = la politique / policy = une politique (ex : politique de l’emploi / polity = le politique
Politiste = savoir sur la politique. Étude de grandes dynamiques (populisme, démocratie).
Décrire et exprimer ce qui est et non ce qui doit être.
Politologue = journaliste, éditorialiste, commentateur...
Droit repose sur des normes ≠ sc po = étude des comportements, n’essaie pas de les déduire à
partir des normes.
Loi de Tocqueville : pas de protestation dans les pays très pauvres. On ne se révolte pas qd tt
va mal mais qd on commence à avoir un statut. Désir d’égalité devient insatiable qd l’égalité
devient plus grande.
La constance de Hobbes : ce qui se passe à l’intérieur des États ne peut pas forcément marcher
à l’extérieur.
Théorie du complot : récit pseudo scientifique qui interprète faits réels comme étant le résultat
d’un groupe qui agit secrètement pour modifier le cours des évènements. 80% des français ont
cru à une théorie du complot. Complotisme ≠ science, pose une thèse et cherche arguments
qui valident cette thèse.
Droits de l’homme = résultat d’une philosophie politique et juridique. La doctrine des droits
de l’homme énonce des droits naturels. L’individu naît avec des droits inhérents à sa personne
et inaliénables. Ces droits ne sont pas inventés par l’h et préexistent au législateur.
DDHC, 1789 : droits libéraux cad liberté de l’homme.
Universalité de la DDHC ?
Reprise de la DDHC par l’ONU mais contestation car utilisation de la DDHC par les pays
pour intervenir qd les droits de l’homme ne sont pas respectés.
Femmes n’apparaissent pas dans la DDHC, il faut attendre 1907 pour qu’elles puissent
disposer librement de leur salaire et 1968 pour qu’elles puissent être actives sans accord
parental. Populations de couleur ont été reconnues avant les femmes, dès 1893.
Pdt la Révolution, les femmes ont gagné sur le plan familial (divorce, mariage sans
autorisation parental) mais n’accèdent pas à la vie politique. Elles sont considérées comme
des mères et des épouses.
Rousseau : source d’inspiration de la DDHC, notion de « volonté générale » rousseauiste à
l’art 6. Volonté générale ≠ volonté individuelle.
Hobbes : finalité de l’association po est la sécurité.
Locke : finalité de l’association po est la propriété.
Marx : « les droits de l’homme sont notre nouvelle religion ».
L’humanité ≠ peuple, c’est une entité abstraite apolitique. Parler du droit de l’humanité c’est
remplacer la politique démocratique par une politique humanitaire, compassionnelle. Droits
de l’h ont basculé vers le droit humanitaire après 48 (DUDH).
Pouvoir et politique :
Pouvoir : concept avec plusieurs def. Étudié par Platon dans La République : l’homme est un
ê dont les préférences et les désirs sont gouvernés par la quête du pv.
Max Weber : le pouvoir est « toute change de faire triompher au sein d’une relation sociale sa
propre volonté ; peu importe sur quoi repose cette chance ».
Le pv n’implique pas forcément la légitimité ni la recherche de celle-ci (ex : dictateurs sans
légitimité au pv) ≠ domination.
Les relations de pv sont observables à tous les niveaux de la société. Ici ce qui nous intéresse :
Il y a-t-il une spécificité du pv politique ?
Approche substantialiste : le pv est qq chose qu’on peut posséder, on peut l’accroitre, le
perdre...
Approche institutionnaliste : pv = État et institutions. Dans les démocraties rpz, le peuple
détient le pv mais ce n’est pas lui qui l’exerce (délégation). Les dirigeants ne sont que des
détenteurs provisoires et détiennent le pv en fonction de la f° qu’ils exercent dc pv est
fragmenté. Art 16 DDHC : 3 pv dans les soc démocratiques = exécutif, législatif, judiciaire
(Montesquieu). Dérives : en France, le président est qualifié de monarque républicain.
La presse : « 4ème pv ».
Approche relationnelle : le pv n’est pas une chose mais une relation cad pv de qq sur qq =
une pratique. Le pv c’est « la capacité d’une personne A d’obtenir d’une personne B qu’elle
fasse qq chose qu’elle n’aurait pas fait sans l’intervention de la personne A ». Présent partout
et pas forcément politique (parent/enfant...).
I. Le pouvoir politique et l’État :
Le pv est politique lorsqu’il produit des injonctions qui concernent l’ensemble d’une
communauté politique = pop, territoire. Pv politique s’exerce sur l’ensemble de la société.
Tt pv pol ne prend pas la forme d’un État, il y a des soc organisées pol mais pas sous forme
d’État.
Weber : le terme pv est trop vague. Il propose le concept de domination = idée du
consentement, on accepte que qq ait le pv et la contrainte physique. Toute domination est
artificielle, fondée sur la croyance. Les dominants doivent constamment rappeler la légitimité
de leur domination.
Existe-t-il des soc dépourvues de pv politique avec la contrainte physique ? Pas de soc sans pv
mais il existe des soc sans État.
Pierre Clastres, La Société contre l’État : soc amérindienne a refusé l’apparition d’un pv
institutionnalisé. Pv politique est universel mais pas l’État. État = forme spécifique de pv.
Distinction entre soc à pv pol coercitif = État et soc qui n’ont pas de pv coercitif.
II. La légitimité et l’obéissance
Ceux qui ex le pv ont besoin d’un assentiment de leur sujet pour obtenir une obéissance.
Légitimité = confère au pv sa justification, le fondement est la croyance des individus. Grèce
Antique : distinction entre le pv légitime et illégitime.
Weber : 3 idéaux types de légitimité
Légitimité charismatique : propriétés physiques et morales de celui qui l’incarne. On
la rencontre dans les régimes totalitaires mais aussi dans les démocraties (ex : De
Gaulle). Groupe reconnaît une autorité qui le domine.
Légitimité traditionnelle : obéissance car issu d’une lignée favorisante (ex : roi).
Légitimité légale rationnelle : hiérarchie des normes. Ce qui existe dans les États
modernes : ajd notre pv se base sur cette légitimité. Légitimité impersonnelle inscrite
dans une un corpus juridique.
Possible d’avoir plusieurs légitimités qui se chevauchent (ex : reine d’Angleterre).
État = pv juridiquement organisé qui monopolise la contrainte légitime sur un territoire.
Pv légitime suppose un consentement (NB : Weber).
L’ÉTAT :
Peut s’étudier ss différentes approches : juridique, philosophique, politique et socio.
Selon les juristes, l’État se constitue de 3 éléments : la population, le territoire et la puissance
publique qui repose sur la souveraineté.
Souveraineté = puissance d’un être soumis à aucun autre. Souveraineté externe :
indépendance des États vis-à-vis des autres / souveraineté interne : personne n’est au-dessus
de l’État qui est capable d’imposer ses décisions à ses sujets. L’État dispose de la compétence
de sa compétence, il def lui mm ses compétences. État souverain détient le monopole de la
force physique (usage légitime, Weber).
Le terme de souveraineté conceptualisé en 1 er par Jean Bodin comme la puissance absolue et
perpétuelle de l’État. Souveraineté ne peut être interrompue temporellement.
Rousseau : souveraineté populaire
Sieyès : souveraineté nationale
Approche historique : Léon Duguit def l’État de manière bcp + restreinte, il ne caractérise pas
l’État par sa souveraineté et selon lui l’État est l’expression de la solidarité sociale. Vision
qu’on retrouve chez Marx. Pour Marx, l’État se définit comme une « organisation de
domination de classes, d’oppression d’une classe par une autre ; c’est la création d’un ordre
qui légalise et affermit cette oppression en modérant le conflit des classes ». Dc l’État se def
par rapport à ses rapports avec la soc.
Comment est apparu l’État européen ?
Approche évolutionniste, DURKHEIM : formation de l’État par la division du travail.
État lié à la modernisation éco des soc division de + en + poussée des tâches.
« Plus les soc se dev, plus l’État se dev ; ses fonctions deviennent + nb, pénètrent
davantage ttes les autres fonctions sociales... ». Division du travail est créatrice de
solidarité.
Approche marxiste : critique de l’État bourgeois. État est le produit d’une division de
la soc en classes antagonistes. Classe dominante se sert de l’État pour oppresser la
classe prolétarienne État = superstructure dicté par la classe K, ses institutions
(police, justice...) sont des appareils au main des dominants. État créé par la
bourgeoisie pdt rev industrielle. Avec une rev prolétarienne, l’État n’aura + lieu d’être
(+ de classes bourgeoises).
Approche culturelle, Stein Rokkan : il faut prendre en compte 2 considérations. 1 : le
rôle de l’Église catho cad la distance géo par rapport à l’institution religieuse (Rome)
def la force de l’Et at. + l’influence de l’Église est faible, + la construction de l’État
se fera facilement. Sud de l’Europe : l’Église catho va contester la logique étatique. 2 :
distance par rapport à un axe qui va de l’Italie (Florence) aux Pays-Bas = cités euro
riches & autonomes. Constitution de l’État par rapport à la distance à cet axe donc État
se construit très vite à l’ouest.
Approche éco, Wallerstein : émergence de l’État car économie monde. Le dev du
capitalisme a permis échanges mondiaux État. Corrélation entre nature de l’État et
son positionnement dans cette éco monde : au centre États forts exploitent
périphéries, les empêchent d’accéder à l’autonomie et contrôle les échanges
maritimes // à la périphérie États faibles manquent de structures étatiques.
Approche administrative, Weber : État = groupement pol avec 3 caractéristiques. 1 :
domination continue cad assure que ses ordres soient obéis. 2 : usage de la menace ou
violence physique pour se faire obéir. 3 : monopole s’exerce sur des sujets. La
légitimité légale rationnelle = forme + aboutie de l’État.
Approche par la guerre, Tilly : État se renforce par la guerre. L’État fait la guerre & la
guerre fait l’État. États qui n’ont pas eu de guerre n’ont pas fini de se former.
Évolution de l’État (Europe)
3 types d’État :
État régulateur : jusqu’au 18ème s l’État exerce des f° régaliennes qui existent grâce à des
instruments administratifs et la production de règles de droit.
État nation : apogée au 19ème s en EU en s’appuyant sur de nv pol publiques (pol de transport,
de comm, d’enseignement). Intégration d’un territoire def comme national. 1881 :
enseignement obligatoire. On inculque une langue nationale, un patriotisme unifier culture
nationale.
État protecteur : apparition de pol publiques redistributives = passage d’une conception
individuelle de la respon à une conception collective. 1898 : mise en place d’assurance
collective pour accidents du L. Respon de l’accident du L ne relève plus de l’ouvrier ni même
de l’employeur émergence soc d’assurance garantie par l’État. Protection par l’État
également face à la maladie, vieillesse, chômage.
État providence : politiques redistributives renforcées par les 2GM. Après 1918 =
indemnisation victimes de guerre. Depuis 70’s, politiques redistributives remises en cause dc
État redevenu régulateur, intervient + indirectement que directement.
Cas de la Chine : construction de l’État chinois marquée par une succession de dynasties.
Dans ces dynasties, il y a des caractéristiques proches de l’état occidental (centralisation
territoriale). Empires chinois caractérisés par l’instabilité des frontières. Pv impérial chinois
limité par le poids du confucianisme (def une morale et régit règles de vie en soc) pv n’est
pas producteurs de droit ≠ États européens.
Cas de l’Inde : forte instabilité des formes de pv, absence de centralisation. Appareils
administratifs dominés par une caste.
Dans les mondes africains : forte instabilité et ≠ formes de pv po. Institutionnalisation limitée
et absence de religion unificatrice. Forte interaction avec les états occidentaux transfert des
structures de l’État occidental par la colonisation. On voit également un mimétisme
constitutionnel cad les C° ressemblent bcp à la C° de la 5ème République.
Bertrand Badie, l’État importé : idéal type d’État et tous les états du monde doivent s’en
approcher. Idéal à atteindre = modèle installé en Europe. Ex : Somalie est très loin de l’État
français dc État failli. Qd les États vont mal on essaye de les reconstruire sur modèle de l’EU
bureaucratisation, centralisation...
Notion de patrimonialisme et néopatrimonialisme : pas de ≠ entre sphère privée et sphère
publique + pas de distinction entre personne physique des gouvernants et fonction exercée.
Qd un État est institutionnalisé et fort, les dirigeants sont permutables et les structures peuvent
existent indépendamment de ceux qui les ont créées (ex : démocraties).
Georges Burdeau : crise de l’État face à la mondialisation, construction euro...
1941 : Karl Schmitt annonçait déjà mort de l’État car avait perdu monopole du pol à
l’intérieur de ses frontières.
Saskia Sassen : mondialisation = effondrement de l’État. État est devenu une puissance
impuissante.
La nation :
Quels sont les éléments pour déterminer qu’on est de la même nation ?
Approche objective (conception allemande) : la langue, la religion, la culture. Pb :
certains États ont intégré des pop de force sur ces critères. Cela correspond au droit du
sang.
Approche subjective (Ernest Ronand) : possession commune d’un héritage de
souvenirs + volonté de vivre ensemble. C’est sur cette conception que se base le droit
du sol.
Maurice Hauriou : la nation est une mentalité, les éléments objectifs comptent mais ne sont
pas déterminants.
En France, il existe les 2 conceptions. Sous l’AR : droit du sang. France devenu pays
d’immigration droit du sol.
Ajd dans le monde c’est la conception objective qui prime & les revendications
indépendantistes s’appuient sur cette conception (ex : Catalogne).
La nation selon Handerson : «la nation est une communauté pol imaginaire et imaginée
comme intrinsèquement limitée et souveraine ... ».
L’État nation :
Un État = une nation.
Nation considérée comme précédant l’État. Pb : dissociation entre nation & État cad nation
écartelée en plusieurs États. Ex : les Kurdes entre l’Irak, l’Iran, la Turquie. Possible aussi
d’avoir plusieurs nations dans un État (ex : Autriche-Hongrie).
État nation émane du droit international westphalien traités de 1648 ont affirmé
souveraineté des États et principe de non-ingérence à l’intérieur des frontières reconnues.
Ex : France = État nation, indivisibilité de l’état français.
En 2002, le CC a invalidé une loi de décentralisation concernant la Corse « peuple corse est
composante du peuple français » C° : seulement LE peuple français. Peut-être que dans un
État plurinational cela aurait été possible.
État plurinational : peuple d’un État = plusieurs nations. Citoyenneté est à 2 niveaux :
nationalité à tous les citoyens (droits et devoirs) & sous-nationalité accorde droits spé aux
citoyens membres d’un groupe.
État multiculturel : accepte coexistence de plusieurs minorités. ≠ état homogène. Il
n’institutionnalise pas les différences comme État plurinational (ex : citoyenneté). Refuse
l’idée d’une nation homogène ≠ État nation.
Le nationalisme :
Ajd = connotation négative.
Dans la pensée nationaliste, la nation est centrale. Intérêts & valeurs de la nation sont
prioritaires sur les enjeux internationaux. Rev française : naissance de la nation. Au début,
c’est une idée de gauche, « généreuse ». L’extrême droite s’est appropriée « la nation » et en a
fait une idéologie = nationalisme lutte contre les ennemis intérieurs (faux français) et
extérieurs.
La citoyenneté :
Liée à l’État, 3 dimensions :
Dimension juridique : droits et devoirs réservés aux membres d’une communauté
Dimension politique : droits & obligations politiques (ex : droit de vote).
Dimension symbolique : rattacher une personne à une communauté politique.
La nationalité = lien juridique qui relie un individu à un État. S’obtient de ≠ façons : filiation,
naissance, mariage ou naturalisation.
La citoyenneté est liée à la nationalité. Se définit comme une participation globale à la vie de
la cité.
L’idéologie
Ex : marxisme, fascisme, nazisme, libéralisme, socialisme...
Idéologie : courant de pensée, production humaine avec enjeux, logique et processus. Une
vision totale du monde, une orientation pour l’action et un enjeu de pv. Un idéal, ce que doit
être le monde.
Terme souvent connoté négativement du fait de l’enjeu de pv.
Les idéologies sont nées à la fin du MA en EU. Période où les soc s’émancipent,
émancipation par rapport à Dieu, redécouverte des textes de l’Antiquité + essor de la science.
Homme & nature = rôle central société autoréférentielle. Recul du divin donne + de
responsabilité à l’homme.
Raymond Aron, 1945 : totalitarisme = religion séculière. Idéologies seraient proches des
religions mais en étant issues du « bas » (=hommes) dc pv temporal ≠ pv spirituel.
Eatwell et Wright : idéologie est « un ensemble relativement cohérent de croyances qui
portent sur les pb de la nature humaine, l’évolution de l’histoire, les dynamiques sociales et
politiques ». Idéologie est celle de la classe dominante & permet la pérennité d’un ordre
établi. Si idéologie animée par classe dominée contre ceux au pv révoltes.
L’idéologie apporte une réponse à tout, elle ne laisse rien au hasard. Elle s’exprime sur ce qui
est juste et sur ce qui est injuste + détermine norme = ligne directrice. Idéologie = monopole
de la vérité, discours qui doit persuader.
Orientation pour l’action : mission de base de l’i = indiquer le chemin à suivre aux adhérents.
Question du pv :
Pv = capacité qu’un acteur a de faire faire à qq, qq chose qu’il ne ferait pas de lui mm.
Idéologie joue implicitement un rôle, elle guide nos comportements sans apparaître comme un
outil de pv dc facilite soumission.
Régimes autoritaires : idéologie officielle.
Clivage gauche-droite :
Progressisme : doctrine politique prônant le progrès et le changement sur le plan pol, éco &
social. Aspire à un idéal qui peut être atteint avec des réformes successives.
Conservatisme : pas nécessairement idée de conserver ordre établi (pas contre le progrès)
mais conservateurs croient à un changement limité de l’ordre social. Ordre social = ordre
naturel, pas possible de changer le fond.
Origine du clivage : rev française vote sur droit de véto royal. Députés favorables à son
maintien = à droite du président de séance et ceux contre = à gauche. Succès de ce clivage car
simplificateur, réduit éventail des distinctions politiques.
En France :
-gauche : pas de roi + égalité quitte à baisser liberté
-droite : roi + liberté
Libéralisme : liberté, sureté, propriété. Finalité = protéger les droits. On retrouve ces éléments
dans la DDCH. Ajd : démocratie libérale à droite et à gauche. Avant d’être une approche éco,
c’est une vision philo & culturelle visant à renforcer les libertés individuelles. Prône
l’individualisme.
Libéralisme culturel : attitude qui respecte liberté d’autrui en matière d’opinion, de conduite ≠
autoritarisme. Liberté & autonomie individuelle.
Libéralisme philosophique : prône l’individualisme au sens où l’individu est 1 er avant la
collectivité. Liberté de conscience, de parole (éléments de la DDHC = conception libérale).
Libertariens = forme la + poussée du libéralisme. Fav à une disparition de l’État (État
seulement limité à des f° régaliennes).
Libéralisme éco = s’oppose à tte intervention de l’État. Défense de la libre concurrence, la
privatisation, le libre-échange...
Adam Smith & théorie de la main invisible : individu agit librement, dans son propre intérêt
(≠ intérêt général). En agissant ainsi satisfaction de l’intérêt général.
Le socialisme : apparu au 19ème avec révolution industrielle & urbanisation. Discours
anticapitaliste qui remet en question le droit de la propriété et le droit à l’héritage. Considère
que les droits accordés aux individus = droits théoriques pcq en réalité sont exploités par le
capitalisme.
Socialisme philosophique et pol : intérêt général doit prévaloir sur intérêts particuliers.
Individu dépend de la soc la société prime (holisme). Liberté est fondamentale mais égalité
est une condition.
Socialisme économique : intervention de l’État en matière d’enseignement, sécurité sociale,
allocation chômage, retraite... État providence.
Les totalitarismes :
-parti unique propagande & embrigadement
-contrôle de l’activité
-adhésion à une idéologie obligatoire. Idéologie ne tolère aucune critique, est imposée à tous
-lutte contre les ennemis du régime
-parti unique dirigé par un chef charismatique culte du chef = guide du peuple
-pas de liberté de parole & de la presse
Crise éco entre 2 guerres pauvreté + remise en cause du capitalisme replis sur soi +
nationalisme.
Totalitarisme existe encore : Corée du Nord, Érythrée, Turkménistan.
Les régimes politiques
Régime politique : ensemble de règles qui def les modalités de la détention du pv et l’ex du pv
(règles dans la C°) dimension juridique. Dimension po : interactions entre institutions et
acteurs po.
Qui exerce le pv po ? (≠ qui le détient) : démocraties rpz = peuple détient le pv mais ne l’ex
pas directement.
Analyse des RP remonte à la Grèce antique avec Aristote et Platon. Le 1er : PLATON dans La
République classification des ≠ formes de gvt en se basant sur histoire des soc antiques.
6 types de régimes :
Monarchie : gvt d’un seul qui se base sur la sagesse
Timocratie : gvt des meilleurs (petit groupe, minorité) basé sur les honneurs
L’aristocratie : gvt des meilleurs basé sur la sagesse
Oligarchie : gvt d’une minorité basé sur la richesse
Démocratie : gvt populaire basé sur le peuple
Tyrannie : chef d’un gvt. Dirigeant = chef autoritaire démagogue.
Platon : les 2 régimes jugés « bons » sont la monarchie & l’aristocratie car basés sur la
sagesse. Tyrannie = pire forme de gvt.
Aristote, Politika : inspiration des travaux de Platon. 2 critères principaux pour def RP : nb de
personnes qui ex le pv + l’intérêt (intérêt de tous ou une partie du peuple ?).
Distinction entre le pv pur dans l’intérêt général & le pv dévié dans l’intérêt d’une petite
partie du peuple.
Pour Aristote : démocratie = gvt dont le but est d’aller dans le sens du peuple avec discours
simplistes dc péjoratif. Correspond à la démagogie, au populisme d’ajd. La République
(politeia) est un idéal à atteindre & correspond à notre démocratie d’ajd.
Montesquieu : distinction entre nature du régime et le principe.
Nature : nb de gouvernants + mode d’ex du pv (sans lois // état de droit).
Principe : ce qui guide le RP (principe sain & principe malsain).
Distinction entre monarchie et république. Selon M, aucun de ces types de gvt n’est bon ou
mauvais en soit.
Rousseau : critère le + important : les gvt n’ex pas le pv à leur profit.
Contrat social : « Il n’a jamais existé de véritable démocratie, il n’en existera jamais »
contre l’ordre naturel que grand nb gouverne & que petit nb soit gouverné.
Ajd, le terme « peuple » pose pb, renvoie à une communauté mais on ne sait pas cb de
personnes, qui, leurs aspirations etc.
Populisme : se revendiquer du peuple. Rosanvallon : « le populisme est une forme de réponse
aux dysfonctionnements de la démocratie ».
Rosanvallon : plusieurs peuples
Peuple arithmétique = ceux qui votent
Peuple social
Peuple principe = def règles & C°
Peuple aléatoire
Régimes démocratiques :
Ajd = démocraties rpz pouvant être conçues comme des aristocraties électives cad le pv ex
par un petit nb d’élus rpz le peuple. Critère pour def la démocratie : nb de personnes qui ex le
pv. Un régime sera d’autant + démocratique, qu’il élargira l’accès au pv au + grand nb.
Critères d’une démocratie libérale :
État de droit
Séparation des pv (Montesquieu : « le pv arrête le pv »)
Droits de l’homme
Séparation de l’Église & de l’État
Modèle idéal de la démocratie = démocratie directe dev en Grèce antique ex direct du pv
par le peuple au nom du peuple. Pour des raisons pratiques = impossible. État idéal = petit état
où démocratie directe peut fonctionner.
En EU il y a des répu & des monarchies :
-République : chef de l’état élu sur une période limitée
-Monarchie : chef de l’état règne mais ne gouverne pas (fonctions symboliques). Monarchies
encadrées par des C° monarchie parlementaire ou constit ≠ monarchie absolue.
Dès ses origines, la démocratie a été critiquée : suppression élites + peuple manipulé par
sophistes.
Platon : démocratie = revendication intérêts privés donc négligence intérêt public. Ignorance
et incompétence du peuple peuple ne peut pas participer aux délibérations po, seuls les
meilleurs. Peuple instable surtout qd il est réuni en foule. Démocratie donne pv excessif au
peuple.
théories élitistes : intellectuels doivent ex le pv.
Tocqueville : démocratie = tissu social solide, séparation pv, protection des libertés et
aspiration à l’égalité. Risque : despotisme, autoritarisme.
Fourquet : clivages entre zones péri urbaines et rurales cad zones connectées et non
connectées. Ex : Trump vs Clinton. EU : souverainiste vs pro européen. Ex : élections en
Italie, ce n’est pas un clivage gauche vs droite affrontement pro euro & eurosceptiques (5
Etoiles, La ligue).
Dans les pays occidentaux, 4 types de groupes sociaux :
Classe créative : financiers, métiers du numérique, médecins, universitaires. Cette
classe se concentre dans les grandes villes. Idéologiquement : classe fav à la diversité,
aux minorités...
Classe moyenne provinciale : redoute de devenir une minorité dans son propre pays.
N’aime pas le multiculturalisme. Bcp de ses membres sont du baby-boom (50’s) &
favorables à + d’égalité et au maintien du système.
Classe ouvrière blanche : sentiment d’injustice, d’avoir été trahi par la gauche. Soutien
aux pol qui permettent de reprendre le contrôle.
Génération Y (90’s-2000’s) : appartenance générationnelle, révoltée par le sort qui lui
est fait. Classe un peu antisystème (vote pour JLM en FR.…).
2ème classe : pivot qui peut faire basculer des équilibres.
Majorité des jeunes en EU & US ne sont pas contre un régime autoritaire. Victoire démocratie
sur totalitarisme = prospérité de l’ouest (GF). Mur de Berlin : bcp de gens fuyaient à l’ouest
pour prospérité. 21ème s : capacité des démocraties à enrichir ses concitoyens s’est affaiblie
donc cela peut expliquer que les pop se tournent vers populisme.
Ce qui a marché : capitalisme, libéralisme sur les 15 états les + riches du monde, les 2/3
sont des régimes capitalistes autoritaires.
Bcp de régimes pensent pv être prospères sans passer par la démocratie.