PFE Bourse de Casa PDF
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Dédicace
Je dédie ce travail
prier pour moi. Votre prière et votre bénédiction m’ont été d’un grand
A ma sœurs Ahlam
Remerciement
Sommaire
Dédicace .................................................................................................................................................. 1
Remerciement.......................................................................................................................................... 2
Première partie : organisation du marché des valeurs mobilières
mobilières
INTRODUCTION GENERALE
La seconde réforme a été introduite, quant à elle, en 1997. Elle s'appuie sur de nouveaux
textes de lois notamment celle modifiant le dahir relatif à la bourse des valeurs de 1993 et
cherchant une dynamisation accrue du marché boursier, un renforcement de sa supervision.
Le présent travail consiste à répondre à la problématique suivante : quel est l'impact des
réformes ayant trait sur le marché financier sur la dynamisation et la performance de la bourse
des valeurs de Casablanca (BVC) ?. C'est pourquoi l'ensemble des réformes et mesures
gouvernementales prises dans ce sens seront passées en revue. Autrement dit, il tente
d'apporter quelques éléments de réponse sur les questionnements suivants : quelles sont les
réformes mises en oeuvre depuis les années 1990 ? Assiste-t-on à une impulsion de l'activité
de la BVC suite aux dites réformes ? Quelles sont les principales perspectives du
développement de la BVC pour prétendre à un mode de financement de l'économie marocaine
basée sur le marché financier ?
1
Cette observation de la BVC a été rendue possible grâce à la consultation quotidienne de son site Internet :
www.bvc.ma
Master Spécialisé : Banque et Marchés Financiers 6
La Bourse de Casablanca : perspectives et de développement du
marché des valeurs mobilières
Introduction du chapitre 1
Les opérations d'appel public par augmentation du capital réalisées sur ce compartiment
relèvent essentiellement de deux situations :
1- Soit elles sont effectuées à l'occasion d'une introduction en bourse, et à ce titre, elles
permettent aux émetteurs de bénéficier de la réduction de 50% de l'impôt sur les sociétés (IS)
pendant trois années à compter de l'introduction en bourse, instituée par la loi de finances
2001 pour encourager les introductions par augmentations du capital ;
2- Soit ce sont des opérations réservées aux salariés ou à des partenaires dans le cadre
d'opérations de rapprochement.
L'investisseur financier qui évalue à chaque moment s'il doit acheter ou vendre tel actif, se
préoccupe toujours de la sortie d'investissement, car il n'entend pas s'immobiliser sur un
placement. En fait, à peine « entré » il pense déjà à sa « sortie ».Cette sortie est relativement
aisée lorsque les titres financier sont à court terme (brève échéance) : il suffit alors d'en
attendre le remboursement, mais le problème de la sortie d'investissement retrouve toute son
acuité lorsqu'il s'agit d'un titre long dont la durée de vie est illimité. La seule possibilité pour
un actionnaire de se dégager de son investissement est, alors, de vendre ses titres à un
investisseur est alors, de vendre ses titres à un autre investisseur. Ainsi lors d'une introduction
en bourse, le chef d'entreprise qui a réussit cédera une partie de ses titres à de nouveaux
Master Spécialisé : Banque et Marchés Financiers 8
La Bourse de Casablanca : perspectives et de développement du
marché des valeurs mobilières
actionnaires, ce qui lui permettra, de diversifier son propre portefeuille qui, jusqu'alors n'était
que très peu diversifié.
L'évolution historique du marché boursier marocain a été marquée successivement par les
structures suivantes : L'office de compensation des valeurs mobilières, l'office de cotation des
valeurs mobilières et enfin la Bourse de Casablanca.
La Bourse des valeurs de Casablanca a vu le jour en 1929 sur l'initiative des principales
banques privées exerçant leur activité au Maroc, sous le nom d'Office de compensation des
valeurs mobilières.
Après l'indépendance et des événements qui l'ont précédé, le marché boursier connaissait
une chute sans précédent, due à la fois à la fuite de capitaux et à l'exode des étrangers qui
constituaient à l'époque l'essentiel de la clientèle boursière.
Quelques années après, l'apparition d'une épargne nationale disposée à s'investir en valeurs
mobilières présuppose la mise en place d'une bourse structurée. Une nouvelle réforme
s'imposait. Ce fut l'oeuvre de la loi du 14 Novembre 1967 qui traduisait ainsi la volonté des
pouvoirs publics de doter le marché financier marocain d'une bourse juridiquement et
techniquement organisée. Ce marché prend désormais la dénomination de « Bourse des
valeurs de Casablanca ».
Depuis 1993, la Bourse de Casablanca vit une seconde jeunesse suite à la promulgation
d'un ensemble de textes de lois, portant réforme du marché financier et création des cadres
réglementaires et techniques indispensables à son émergence, ainsi la Bourse de Casablanca a
connu différentes étapes de modernisation qui se récapitulent comme suit :
SEPTEMBRE 1993
Juillet 1994
Octobre 1994
Février 1995
AOUT 1995
Novembre 1995
- Création des Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières " OPCVM ".
Mai 1996
Septembre 1996
Décembre 1996
- La loi de 1993 est amendée et complétée par la loi N°35-96 instituant le Dépositaire
central Maroclear.
JANVIER 1997
MARS 1997
Juin 1997
- Institution de la taxe parafiscale sur les transactions boursières au profit du CDVM (0.04
% pour les titres de capital et 0.02 % pour les titres de créance).
Novembre 1997
- Caravane de la Bourse
Mars 1998
Juin 1998
Août 1998
OCTOBRE 1998
NOVEMBRE 1998
décembre 1998
- Baisse du taux de commission des transactions (0.24 % à 0.14 % pour les actions, et
instauration, pour les obligations, d'une commission forfaitaire de 0 à 350 dirhams).
Septembre 1999
DECEMBRE 2000
JANVIER 2001
MAI 2001
Décembre 2001
JANVIER 2002-
MARS 2002 : Démarrage du système de garantie de bonne fin des opérations boursières.
AVRIL 2004
- Aménagement des textes de loi régissant la Bourse des Valeurs, avec la loi 52-01
amendant le dahir n° 1-93-211 du 21 septembre 1993 relatif à la Bourse des Valeurs.
DECEMBRE 2004
JANVIER 2005
• En 2015 :
• : la mise en place l’AMMC avec des prérogatives élargies comparé à l’ancien
gendarme de la bourse (CDVM).
2
. http://docslide.fr/documents/limpact-de-la-crise-financiere-internationale-sur-la-bourse-des-
valeurs-de-casablanca.html
Précisions
1) La transmission des ordres des clients se fait ou bien directement par les sociétés de
bourse ou indirectement par l'intermédiaire des établissements dépositaires qui jouent le rôle
de collecteur d'ordres.
2) Le carnet d'ordres collecté par le réseau de l'établissement dépositaire est acheminé aux
sociétés de bourse.
4) Un fichier est envoyé par la SBVC aux sociétés de bourse à la fin de chaque séance de
bourse qui retrace l'état des transactions effectuées
7) Maroclear après centralisation des différents avis d'opéré transmet par établissement
dépositaire les contrats concernant les clients.
8) L'établissement dépositaire soit accepte, soit rejeté les opérations de bourse et dans les
deux cas, il doit en informer le dépositaire central.
9) En cas de rejet des décisions des établissements dépositaires, Maroclear informe les
sociétés de bourse concernées par ce mouvement.
10) Le dépositaire central informe la SBVC des opérations en suspens pour leur intégration
dans le processus de garantie de bonne fin des opérations.
11) BAM est informée des flux d'espèces pour le suivi des risques encourus par les sociétés
de bourse.
13) Les opérations de bourse engendrent des commissions d'intermédiation et des appels de
marge qui sont managés pour le compte des sociétés de bourse par la banque centrale.
16) L'APSB assiste les sociétés de bourse dans la revendication de leurs droits et dont la
promotion et le développement de l'activité du marché.
1. Le marche central :
Le marché central joue un rôle pilote dans le fonctionnement du marché boursier dans la
mesure où le prix des actions est déterminé sur le marché central suite à la confrontation des
ordres d'achats et de vente.
En effet, l'ensemble des ordres de bourse sont centralisés dans un carnet d'ordres unique
qui permet de confronter l'offre et la demande et d'établir un prix d'équilibre.
Pour résumer la bourse de Casablanca est un marché centralisé dirigé par les ordres par
opposition au marché dirigé par les prix.
1. Le marche de blocs :
Le marché de blocs est un marché de gré à gré où sont négociés des blocs de titres de taille
importante dans des conditions de cours issues du marché central.
· porter sur un nombre de titres au moins égal à la Taille Minimum de Blocs (TMB), définie
par la Bourse de Casablanca pour chaque valeur par référence au volume de transactions
historique.
· pour les valeurs cotées au continu, être conclues à un cours inclus dans la Fourchette des
prix Moyens Pondérés (FMP) issue de la feuille de marché. La FMP de chaque valeur est
calculée automatiquement en temps réel tout au long de la séance en continu.
· Pour les valeurs cotées au fixing et au multifixing, être conclues au prix coté lors de la
séance de bourse (cours d'ouverture) diminué ou augmenté d'une marge maximale de 1%
· Le système électronique :
Les valeurs de la criée ont passés vers le système électronique progressivement du 18 mai
au 28 juin 1998.
La saisie des ordres ne peut être remplie que pour des négociateurs agissant pour le compte
de la société de bourse.
2. La phase de fixing:
Pour chaque groupe de valeurs, le système confronte automatiquement tous les ordres en
présence. Si cette confrontation le permet, il se dégage un cours d'ouverture dit, cours de
fixing et les transactions ont lieu à ce cours.
• prix
• temps.
Les ordres au prix du marché partiellement exécutés (non exécutés) sont maintenus sur la
feuille du marché stipulé à la limite du cours d'ouverture (au prix du marché) pour la
confrontation suivante.
3
A.BENDERIOUCHE Bourse et marché financier,.p31 marché des capitaux et financier
Elle applique la même méthode de cotation que le fixing avec, toutefois, une seule
différence : l'existence de trois ouvertures. Ceci peut donner lieu à trois cours d'ouverture au
plus par séance de bourse
Le pré ouverture :
Les ordres s'accumulent, et sont classés par limite de temps, sur la feuille de marché sans
qu'aucune transaction n'intervienne.
L'ouverture :
La séance :
Ordre Achat stipulé > OU = Ordre vente présent sur la feuille du marché.
Ordre d'achat introduit est exécuté au cours correspondant à la limite de l'ordre de vente.
Ordre vente stipulé < OU = Ordre achat présent sur la feuille du marché.
Ordre d'achat introduit est exécuté au cours correspondant à la limite de l'ordre d'achat.
Master Spécialisé : Banque et Marchés Financiers 20
La Bourse de Casablanca : perspectives et de développement du
marché des valeurs mobilières
Conclusion du chapitre1 :
La bourse de CASABLANCA a été mise en place pour compléter notre système financier
qui pendant longtemps a été confiné au seul système bancaire, système administré, c'est-à-dire
non concurrentiel.
Sur le plan pratique, cela s'est traduit par la mise en place de différents acteurs aux rôles
différents mais complémentaires.
Introduction du chapitre2 :
· organisme de placement collectif des valeurs mobilières (OPCVM) dont le nombre est en
augmentation constante, l'émission des premiers TCN, BSF, et CD à partir de 1996, et la
création de l'Association des Sociétés de Fonds d'Investissements (ASFIM) à partir de 1996.
· le premier janvier 2002 la Bourse de Casablanca a lancé, une gamme homogène d'indices
de capitalisation MASI et MADEX
La SBVC est une société anonyme chargée de la gestion de la bourse des valeurs, en
application d'un cahier de charges approuvé par le ministre des finances4.
4
La loi n° 01-93-211 du 21 septembre 1993 régissant le règlement de SBVC
Dans toutes les bourses du monde, il existe en principe un organe chargé du contrôle de
l'information et de la protection de l'épargnant. D'où la mise en place du conseil
déontologique des valeurs mobilières (CDVM)
Le CDVM contrôle que l'information devant être fournie, par les personnes morales faisant
appel public à l'épargne, aux porteurs de valeurs mobilières et au public est établie et diffusée
conformément aux lois et règlements en vigueur. Il veille au bon fonctionnement des marchés
de valeurs mobilières et assiste le gouvernement dans l'exercice de ses attributions en matière
de réglementation des marchés.
Le CDVM est soumis à la tutelle de l'Etat. Il est administré par un conseil d'administration
qui comprend, outre son président :
Ces sociétés de bourse ont pour objet principal l'exécution des transactions sur les valeurs
mobilières. Elles se rémunèrent par la perception d'une commission de courtage et de droit de
garde.
Participer au placement des titres émis par des personnes morales faisant appel public à
l'épargne.
Master Spécialisé : Banque et Marchés Financiers 25
La Bourse de Casablanca : perspectives et de développement du
marché des valeurs mobilières
Contracter une assurance couvrant les risques de pertes, de vol ou de destruction de fonds
des valeurs qui leur sont confiés.
Instituer un fond de garantie destiné à indemniser la clientèle des sociétés de bourses mises
en liquidation.
Les bilans, les Comptes de Produits et de Charges, l'Etat de Solde et de Gestion, le Tableau
de Financement et publient les résultats dans un journal d'annonce légal.
La liste des actionnaires ou porteurs de parts détenant une participation au moins égale ou
supérieur à 5% du capital.
ATTIJARI INTERMEDIATION
BMCE-CAPITAL BOURSE
BMCI BOURSE
5
www.casablanca-bourse.com
CFG MARCHÉS
EUROBOURSE
FINERGY
ICF AL WASSIT
SAFABOURSE
SOGEBOURSE
UPLINE SECURITIES
Il existe 4 grandes catégories d'OPCVM dont le choix entre elles repose sur les exigences
de l'épargnant en terme de rentabilité et de risque :
OPCVM Actions : investis à 60% dans des actions, ces derniers sont très sensibles aux
fluctuations boursières. L'espérance de rendement est élevée mais le risque est plus important.
OPCVM Diversifiés : Investis à la fois dans des actions et des obligations à la discrétion
du gestionnaire. Le rapport risque/rentabilité est lié à l'arbitrage effectué par le gestionnaire.
OPCVM obligataires : investis à 90% dans des obligations. Les performances de cette
catégorie d'OPCVM sont liées à l'évolution des taux d'intérêt. Le risque y est faible mais le
rendement est inférieur aux autres catégories
La dématérialisation des titres signifie la disparition des titres imprimés au profit d'une
inscription en comptes courants informatisés.
Dépositaire Central au Maroc, Maroclear a été créé en juillet 1997, elle a pour mission de
renforcer la sécurité des transactions et d'optimiser le réglement-livraison des opérations de
bourse. Les différents intervenants composant son capital (20.000.000 Dh 6sont :
· La CDG (10%)
· La BAM (20%)
6
A .Benderiouch : Bourse et marche financiers p42 (.2002)
· Le GPBM (20%)
· La SBVC (5%)
· Divers (5%)
Son dispositif comptable garantit, pour chaque émission admise à ses opérations, l'égalité
entre les titres conserves et les avoirs comptabilisés chez les établissements teneurs de
comptes.
Le dépôt des titres devient ainsi obligatoire pour l'ensemble des valeurs mobilières
marocaines inscrites à la cote du marché boursier. Une fois inscrits en compte, les titres se
transmettent par virement de compte en compte. Cette procédure, a pour objectif de simplifier
la circulation des titres et de garantir les droits des détenteurs de titres.
La dématérialisation des titres ne change en aucun cas la nature des titres puisqu'ils restent
soit porteur soit nominatifs
Fondée en 1995, l'APSB est un organisme qui regroupe l'ensemble des intermédiaires
opérant à la Bourse des Valeurs de Casablanca.
Porte-parole des opérateurs de bourse vis-à-vis des autorités de tutelle, elle a pour objectifs
d'exprimer les points de vues des professionnels sur l'évolution des métiers du marché
financier et de défendre les intérêts collectifs et individuels de ses membres.
Elle a pour mission d'informer ses adhérents des différentes modifications affectant leur
métier et son environnement et de les aider à en apprécier les conséquences à travers
l'organisation de séminaires et de conférences.
Elle veille ainsi à l'information de ses adhérents sur l'ensemble des questions susceptibles
de les intéresser.
Diverses avancées principales ont marquée l'organisation do marché boursier au cours des
deux dernières années, il s'agit notamment :
L'année 2001 a été marquée par, le démarrage de l'activité d'animation obligatoire pour les
titres inscrits au troisième compartiment de la cote de la bourse des valeurs.
L'activité d'animation de marché d'une action cotée relève soit d'une obligation légale, en
vertu des dispositions de l'article 14 du Dahir portant loi n°1-93-211 relatif a la bourse des
valeurs, soit d'une démarche volontaire initiée par l'émetteur ou un ou plusieurs de ses
actionnaires.7
Les principes retenus par le CDVM visent à maintenir une liquidité minimale des titres de
l'émetteur en assurant notamment une cotation quotidienne desdits titres. Les titres et/ou les
espèces nécessaires à cette activité doivent être mis, de manière irrévocable, à la disposition
de la société de bourse par un groupement de liquidité. Cette activité a été inaugurée par la
société de bourse « crédit du Maroc capital » qui a signé une convention pour animer le titre
le titre IB MAROC, première valeur cotée au troisième compartiment. L’activité d'animation
peut également s'étendre aux émetteurs dont le titres sont inscrits au premier ou au deuxième
compartiment de la bourse. Cependant à ce jour aucune société de premier ou du deuxième
7
Circulaire n°01/06 relative a l'animation de marche des actions cotées
compartiment n'a encours signé de conventions d'animation. La raison principale invoquée est
la difficulté de constituer le groupement de liquidité, sur un marché de plus en plus il liquide.
Afin de se doter d'instruments de mesures performants et dans le souci de fournir des outils
de références adaptés à une approche dynamique de la gestion collective, la Bourse de
Casablanca a lancé, depuis le premier janvier 2002 une gamme homogène d'indices de
capitalisation : conformes aux standards internationaux :
1-MASI :
MASI (Moroccan All Shares index) est un indice nu, de capitalisation. De type transversal,
il intègre toutes les valeurs de type actions, cotées à la Bourse de Casablanca. Il est ainsi un
indice large, permettant de suivre de façon optimale le développement de l'ensemble de la
population de valeurs de la côte.
2- MADEX :
MADEX (Moroccan Most Active Shares Index), indice compact, est composé des valeurs
les plus actives de la côte, en terme de liquidité mesurée sur le semestre précédent, intégrant
donc les valeurs cotées en continu sur la place casablancaise. Ce dernier se révèle ainsi un
instrument particulièrement adapté à la gestion de portefeuille.
Les deux principaux indices de cette gamme sont, des indices dits "emboîtés", permettant
ainsi de bénéficier d'une vision plus fine de l'évolution des différentes capitalisations inscrites
sur la place casablancaise, et de leurs contribution à l'activité du marché.
Cette nouvelle nomenclature permet de classer les sociétés selon la réalisation du chiffre
d'affaires et du résultat. Actuellement elle est subdivisée en 8 secteurs 8(*) :
✓ Ressources
✓ Industries de base
✓ Industries généralistes
✓ Biens de consommation cyclique
✓ Biens de consommation non cyclique
✓ Services cycliques
✓ Sociétés financières
✓ Technologies de l'information
Conclusion du chapitre2 :
Il faut garder à l'esprit que la bourse est très sensible aux événements d'ordre politique,
économique, financier ou monétaire .puisque le marché boursier suit des mouvements
cycliques en fonction des événements extérieurs, la bourse n'est pas toujours gagnante. Les
risques de perte peuvent être importants pour l'investisseur non initié, pressé et dont les
décisions d'achat reposent sur le hasard. Les pertes peuvent, alors, être importantes et répétées
mais, elles sont souvent dues à une méconnaissance de règles simples que doit respecter tout
investisseur en bourse.
8
www.econoimste.com
et développement
Introduction du chapitre1 :
9
http://docslide.fr/documents/limpact-de-la-crise-financiere-internationale-sur-la-bourse-des-valeurs-de-
casablanca.html
Master Spécialisé : Banque et Marchés Financiers 34
La Bourse de Casablanca : perspectives et de développement du
marché des valeurs mobilières
La capitalisation boursière d'une société est la valeur de marché de l'ensemble des actions
en circulation d'une société par actions. C'est donc le prix qu'il faudrait payer s'il était possible
de racheter toutes les actions d'une société à leur cours de marché actuel. La capitalisation
boursière d'une société est obtenue ainsi en multipliant le nombre de titres total composant le
capital par le cours de ces titres.
10
Source : états statistiques de la bourse de Casablanca 2005
Master Spécialisé : Banque et Marchés Financiers 35
La Bourse de Casablanca : perspectives et de développement du
marché des valeurs mobilières
une estimation acceptable d'une fortune concrète ». Il considère ainsi que le calcul de la
capitalisation boursière prend l'optique du détenteur d'un petit portefeuille, d'un individu dont
les préférences sont indépendantes des choix des autres actionnaires. Ainsi on peut dire que la
liquidité dans ce cas garantie la conservation du patrimoine. Cependant, un actionnaire qui
détient une part importante du capital d'une société ne peut aboutir à une liquidité importante
de ses titres sans faire baisser les cours ce qui touchera sa propre fortune.
La capitalisation boursière est donc généralement très fluctuante. Le cours de bourse varie
tous les jours, du fait des échanges entre acheteurs et vendeurs réalisés. Ces cours de bourse
évoluent en fonction des informations que la société émet aux différents investisseurs mais
aussi selon les rumeurs circulant sur la société. Une rumeur d'offre de rachat faisant par
exemple bondir les cours de bourse. La capitalisation boursière peut aussi évoluer grâce aux
nombres d'actions sur le marché. La société peut décider d'émettre de nouvelles actions sur le
marché, ce qui aura pour effet d'augmenter la capitalisation boursière. Au contraire, la société
peut aussi décider de racheter ses propres actions et fera ainsi décroître sa capitalisation
boursière. Le rachat d'actions par la société est un signe fort pour les investisseurs, cela
signifie que la société est sous valorisée et cela fera normalement monter le cours de bourse.
De nombreuses études ont cherché à mettre en évidence le rôle joué par les marchés
financiers dans le développement économique. Ainsi on peut distinguer deux principaux
courants qui abordent ce sujet : le premier concerne les travaux de King et Levine (1993) qui
cherche à démonter l'importance du développement financier dans la croissance économique.
Le deuxième, est celui qui nous intéresse dans cette étude, il concerne les travaux de Rajan et
Zingales (1998),ces derniers cherche à apprécier le développement financier à travers
plusieurs ratios notamment celui de capitalisation boursière au PIB. Ce ratio constitue une
mesure utilisé pour apprécier la part marché financier dans la croissance.
La capitalisation boursière d'une société est obtenue en multipliant le nombre de titres total
composant le capital par le cours de ces titres. La capitalisation boursière de la bourse de
Casablanca est égale à la somme des capitalisations boursières individuelles des sociétés
cotées11
516
484
11
Bourse de Casablanca
Master Spécialisé : Banque et Marchés Financiers 37
La Bourse de Casablanca : perspectives et de développement du
marché des valeurs mobilières
Années 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
Capitalisation 145.1 138 114.8 104.7 87.2 115.5 206.5 252.3 417.1 586.3 531.7 509.1
boursière
L'évolution du graphique est caractérisée par trois tendances différentes traduisant les
Correspondant aux lancements des grosses privatisations, qui ont permis à la bourse, de
connaître un très bon démarrage et aux clients des banques de s'initier, de manière assez
généralisée, aux opérations de souscription et de cession d'actions sur le marché boursier. De
même les OPCVM ont bien développé leurs actifs par une commercialisation auprès de la
clientèle des banques.
Correspondant à la décision de la loi de finance, qui a assujetti les gains (plus-values) sur
les cessions d'actions à la déclaration et à taxation. Devant le reflux des opérations et la baisse
conséquences des recettes fiscales, le ministère des finances a renoncé à la déclaration
obligatoire et institué une retenue à la source de 10%.
C'est la phase qui nous intéresse car c'est la plus importante, elle correspondant ainsi à la
création des deux nouveaux indices MASI et MADEX cela à permis une augmentation sans
précédente de la capitalisation boursière, dont nous verrons les causes et les conséquences
dans la partie suivante ;
Soucre
En 2005 capitalisation boursière par secteur en pourcentage se présente ainsi comme suite
Télécommunications 34,8%
Banques 20,9%
Agroalimentaire 5,2%
Boissons 2,5%
Autres 8.3%
Répartition
Répartitionde
dela
la capitalisation boursièrepar
capitalisation boursière parsecteur
secteur
Le volume de transactions est un indicateur qui reflète le niveau d'activité d'une bourse. Il
est égale au nombre de titres échangés fois le cours12
Série 1
120
103
100
80
61 62
52
60 50
40
20
0
2011 2012 2013 2014 2015
12
finance news : hors série N°1 :Avril 2001,Train de reforme pour un MAROC optimiste
Master Spécialisé : Banque et Marchés Financiers 42
La Bourse de Casablanca : perspectives et de développement du
marché des valeurs mobilières
Années 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005
volume de 4.8 8.6 23.2 20.3 32.3 55.9 91.6 34.6 25.2 22.5 53.7 71.8 148.5
transactions
Les volumes de transactions ont connu une évolution très significative entre 1993 et 1999 à
partir de laquelle ces volumes commencent à se réduire : ils se sont établies à 22.5.2 milliards
de dirhams en 2002, en baisse de prés de 31% par rapport à l'année précédente et de 72.5%
par rapport à l'année 1999.
Le volume des transactions enregistrées durant l'année 2005 est de l'ordre de 148,52
milliards de MAD soit une hausse de 107% par rapport à l'année dernière. Cette hausse
s'explique par, la progression du volume enregistré sur le segment actions du marché central
(+147%) et du marché de blocs (+215%), ainsi que par l'apport de titres d'un total de 43,69
milliards de MAD. L'enregistrement de ce dernier en bourse est devenu obligatoire à partir de
mars 2005.
Apres une baisse successive des indices boursiers ; l’année 2014 a connu une légère
embellie pour le MASI (Moroccan All Shares Index), qui s'est établi à +5,55%, 8 % contre
une baisses de -2,62% en 2013 ; ceci va baisser en 2015 a 7.2 %
Au premier lieu l'indice boursier utilise jusqu’ a 2002 était IGB ce dernier comprend
l'intégralité des valeurs cotées c'est-à-dire la totalité des valeurs de la bourse. Il ne fait pas de
distinction entre les titres et donc n'adopte pas des critères de sélection.
A partir de ce graphe, on distingue une progression de l'IGB de 1996 jusqu'à 1998 qui
s'explique par la mise en oeuvre des reformes qui ont été complétées en 1996, et une
régression massive depuis le début de la crise à la fin de l'exercice 1998, soit une baisse
moyenne des cours qui s'établit à -24.13%.
Depuis sa création le premier janvier 2002, les indicateurs boursiers ont connu une nette
évolution avec un léger recul pendant l'année 2002.mais a partir de l'année 2003 les indices et
MADEX ont enregistrés des augmentations respectives de 14.7% et de 11% entre 2003 et
2004.
les actions doivent représenter, au moins, 60% de leur actif net ce qui veut dire que les
performance de l'OPCVM sont largement liées à l'évolutions du marché des actions. Cette
politique de placement associe la rentabilité et le risque les plus élevés
ces OPCVM doivent affecter au minimum 10% et au maximum 60% de leur titre actif net
aux actions. Ils cherchent à réaliser un équilibre entre les placements en obligations et en
actions. Le risque et la rentabilité sont élevés.
les obligations sont prédominantes dans la composition de l'actif net ou les actions sont
plafonnées à 10% de la valeur totale. Les performances de cet OPCVM sont sous l'influence
de l'évolution des taux d'intérêt. Le risque et la réhabilité sont inférieurs à ceux des OPCVM
actions et des OPCVM diversifiés.
Pour favoriser leur croissance, le législateur a exonéré les OPCVM des droits
d'enregistrements et de timbres sur les actes relatifs aux variations du capital et aux
modifications des statuts ou des gestion, de l'impôt des patentes, de l'impôt sur les sociétés et
de la participation à la solidarité national.
De même, il a été a prévu une réduction de 50% de la taxe sur produit des actions (TP A)
en faveur des personnes physiques résidentes au Maroc et la loi de finances 1996 /1997 a
Master Spécialisé : Banque et Marchés Financiers 46
La Bourse de Casablanca : perspectives et de développement du
marché des valeurs mobilières
consacré le principe de la transparence selon lequel les détenteurs de titres d'OPCVM sont
considérés comme s'ils étaient directement propriétaires des valeurs composant le portefeuille
de l'OPCVM. En vertu de ce principe, l'exonération de la taxe sur les profils nets réalisés par
les personnes physiques résidentes, sur les cessions d'actions cotées en bourse, a été élargie
aux actions émises par les OPCVM distribuant leurs revenus.
Au 03 janvier 1997, l'actif net des OPCVM a atteint 2726 millions DH contre 885millions
au 29/03/1996 soit une augmentation de l'ordre de 208% en 9 mois.
Durant cette période, l'actif net a connu une croissance continue traduisant ainsi l'intérêt
réel de épargnants pour les OPCVM.
Les actions constituent le premier type de placement avec 47,20% mais elles ne
représentent que 1,7% de la capitalisation boursière. Le président de L' ASFIM, M Hassan
BOUHEM, soulève la question de l'étroitesse du marché financier en soulignant: « dans l'état
actuel des choses, il est évident que la part des actifs des OPCVM réservée aux actions cotées
trouvera ses limitent rapidement. C'est pourquoi il est, à mon sens, urgent de réagir et de
prendre des mesures relatives à l'élargissement de la cote des actions ainsi que celle des
obligations notamment privées et bâtir une plate-forme boursière capable d'accueillere les
mouvants arrivants dans des bonnes conditions ».
Notons en fin que les OPCVM tirent le marché vers l'efficience en réclament une
information pertinente et fiable et obligeant, ainsi, à une bourse transparente et crédible.Leurs
interventions vont de plus en plus de liquidité du marché surtout qu'ils sont en nombre
croissant (20 OPCVM au 10/01/1997). C'est une activité qui continuera à se développer du
fait du risque de rétrécissement des marges qui obligent les banques à redoubler d'initiative
sur les nouveaux produits financiers.
Il est vrai que les OPCVM sont en mesure d'offrir un produit financier liquide qui
mutualise et diversifie les risques. En effet, le problème réside dans la marge de manœuvre
des OPCVM qui reste limite par la faiblesse de l'offre des titres.
*Fiscalité : la croissance rapide qu'ont connu les OPCVM trouve toute sa légitimité dans le
rendement élevé, la liquidité permise par la gestion collective de portefeuille, et surtout la
fiscalité favorable dont ils ont bénéficié jusqu'à une date récente. En effet, les autorités ont
décidé, « pour une meilleure répartition de la charge fiscale », de reformer la fiscalité
applicable aux plus-values boursières, cette décision de fiscaliser des valeurs allait empirer la
suspicion qui régnait sur la place depuis septembre 1998,pour les professionnels, qui n'étaient
pas contre le principe, une telle initiative était prématurée :le timing choisi par les autorités
n'était, selon eux, pas du tout approprié, leur opposition était justifiée pour crainte qu'une telle
décision n'affecte le marché boursier, le temps leur a , de toute évidence, donné raison.
la morosité de la place tout au long de l'année 2000 est en partie attribué à cette disposition
fiscale mal orchestrée, qui a posé systématiquement la problématique de la modalité de calcul
du prix de revient moyen pondéré l'absence de mesures fiscales initiatives pour encourager
l'épargne qui s'oriente vers la long terme au détriment de celle à tout spéculatif et l'absence de
mesures d'exonérations réglementées en faveur des retraités, des handicapés...et quand on se
remémore, un des discours de M. Fahallah Oulalou, ministre de l'économie et des finances on
ne peut que se poser des questions :
« La bourse est une composante essentielle pour la promotion de l'épargne et surtout pour
la contribution au changement du paysage de l'entreprise marocaine c'est elle qui va permettre
demain de faire sortir l'économie marocaine de son cadre familial pour qu'elle devienne de
plus en plus une entreprise citoyenne13
13
intervention gouverneur de BANK-AL-MAGHREB
Master Spécialisé : Banque et Marchés Financiers 48
La Bourse de Casablanca : perspectives et de développement du
marché des valeurs mobilières
Conclusion du chapitre2 :
On peut affirmer donc que la Bourse de Casablanca occupe encore une place relativement
faible dans notre circuit économique. Le système bancaire continue de financer une grande
partie de l'économie marocaine.
14
«L'économiste», bourse : le Salon de l'épargne,vendredi 14 mars 2005(synthèse l'économiste)
Master Spécialisé : Banque et Marchés Financiers 49
La Bourse de Casablanca : perspectives et de développement du
marché des valeurs mobilières
la bourse de valeurs de Casablanca traverse une sérieuse crise qui a débute à la fin de
l'année 1998 et a continué durant 2002,avec une nouvelle réduction des volumes de
transactions et la poursuite de la baisse des cours.
Face à cette situation. Plusieurs projets et mesures ont été mis en place par les autorités
monétaires afin de relancer l'activité boursière et la pousser vers le haut. Ces dispositifs sont
axés principalement sur :
La réforme du marché financier avait pour objectif la mise en place d'un cadre juridique
moderne, répondant aux conditions indispensables au bon fonctionnement de toute place
financière, à savoir la transparence du marché, son intégrité, la diversité et la disponibilité des
produits financiers et la protection de l'épargnant.
• réformes de 1993 : (Premier big bang de la bourse de Casablanca) : Ces réformes se sont
traduites par l'adoption de textes de lois relatifs à la bourse des valeurs, aux OPCVM, au CDVM et à
l'appel public à l'épargne.
v L'exigence d'une plus grande transparence des entreprises faisant appel public à l'épargne
v La mise en place du cadre juridique régissant l'activité des SICAV et des fonds communs
de placement
Mobilières
«OPCVM» ;
• Avril 2009 : passage effectif de la Bourse Casablanca au mode gouvernance avec Conseil
• 2015 : la mise en place l’AMMC avec des prérogatives élargies comparé à l’ancien
•Les réformes de 2016 (le second big bang après celui de 1993) : le nouvel cadre juridique De
la BVC porte sur la création de deux marchés dont un compartiment alternatif, réservé aux PME, et
un compartiment réservé à la négociation des fonds collectifs dont les fameux Exchange Traded Fund
(ETF) et les fonds immobiliers. Le nouveau cadre juridique permet en outre à la société gestionnaire
de la Bourse (qui ne sera plus détenue que par des brokers avec l’arrivée, le 17 juin 2016, de la Caisse
de Dépôt et de Gestion, des banques, des compagnies d’Assurance et de Casablanca Finance City
Authority) offrir des services de cotation pour des instruments financiers non admis à la négociation
sur le marché réglementé.
L’une des nouveautés les plus importantes concerne la double cotation, le procédé
permettant aux entreprises étrangères n’ayant pas leur siège au Maroc de s’y faire coter. Un
clin d’œil aux grandes entreprises de l’Afrique de l’Ouest, zone avec laquelle le Maroc
entretient des rapports économiques croissants.
La qualité de l'information fournie par les émetteurs dans le cadre d'opérations financières
s'est globalement améliorée, notamment suite à l'entrée en vigueur en janvier 2001 de la
circulaire 05-00 relative à la note d'information exigée des sociétés faisant appel public à
l'épargne. L'information contenue dans ladite note était plus claire et plus précise. Par ailleurs,
les délais d'instruction des dossiers soumis au CDVM ont été réduits, passant à une moyenne
de 6 semaines à 4 semaines. Toutefois, les problèmes suivants ont été constates :
Au niveau comptable :
Certaines sociétés ont procédé à des comptabilisations non conformes aux normes en
vigueur. Ainsi, le CDVM a exigé de ces sociétés d'apporter les corrections nécessaires.
Certaines sociétés ayant fourni des prévisions dans la note d'information n'ont pas justifié
les données prévisionnelles. Par ailleurs, le CDVM a constaté une incohérence entre les
hypothèses retenues avec les données historiques de développement formulé.
Conformément aux dispositions de l'article 281 de la loi relative aux sociétés anonymes, le
CDVM a élaboré un projet de texte fixant les formes et les conditions dans lesquelles peuvent
s'effectuer ces opérations de rachat en bourse par les sociétés cotées de leurs propres actions
en vue de régulariser le cours. ce projet met notamment à la charge de ces sociétés l'obligation
d'établir une notice d'information soumise au visa du CDVM, préalablement à toute opération
de rachat .Il met également à leur charge l'obligation d'informer mensuellement le CDVM de
l'ensemble des opérations de rachat effectuées, de même il les oblige à tenir un registre des
transactions. Par ailleurs, le nouveau projet est accompagné d'un projet de circulaire traitant
des modalités d'informations du public en fixant notamment le contenu de la notice
d'informations et en fournissant un modèle-type.
Depuis cette date les performances des cours ont connu un franc recul ramenant les cours à
des niveaux historiques très bas comparables à ceux de l'été 1997. Cette baisse a touché toutes
les valeurs cotées en bourse à Casablanca quelques soit leurs performances intrinsèque où
leurs secteurs d'activité. Cette baisse en soit n'a pas un problème car toutes les places dans le
marché sont confrontées à des cycles successifs de hausse puis de baisse. Mais le problème
est que cette baisse a durée dans le temps et s'est accompagnée par un assèchement des
volumes transitant par le marché et affectant ainsi la liquidité des titres.
On peut distinguer entre trois familles de causes de cette crise actuelle de la bourse : Des
causes structurelles, conjoncturelles et culturelles.
+ Des conditions d'admission à la côte peu flexibles et décourageantes surtout pour les
jeunes sociétés.
+ Un régime fiscal jugé très contraignant que ce soit pour les institutionnelles que pour les
petits porteurs. (Abolition de la taxe libératoire de 15% sur les plus values réalisées sur
cession de titres pour les institutionnelles c'est à dire les banques et les assurances) et
l'instauration des TPCVM (Taxes sur produits de cession de valeurs mobilières) avec
déclaration préalable pour les particuliers.
· Causes conjoncturelles :
+ Une vague de course à la taille critique parmi les grands groupes marocains (ONA,
WAFA banque, BMCE ....) encourageant un rachat massif de leurs propres actions et la
réduction du flottant sur le marché.
+Des conditions et des niveaux de placements sur le marché actions plus intéressantes dans
les pays de la région M.E.N.A., encourageant ainsi, la désertion des capitaux étrangers de la
bourse Marocaine.
Causes culturelles :
· La structure familiale qui règne parmi la majorité des entreprises Marocaines laisse leurs
propriétaires très septiques face à l'ouverture de leurs capitaux à des étrangers.
Parmi les conséquences observées de la crise actuelle de la bourse on peut citer les
problèmes suivants :
· Une image terme de l'économie marocaine en générale pour les investisseurs étranger (la
bourse est la vitrine de l'économie).
Devant cet état de chose pour le moins inquiétant, plusieurs réformes ont été préconisées
dont, entre autres ;
- réduire le taux de l'IS pendant les cinq premières années suivant l'introduction en bourse.
- exiger l'introduction en bourse pour les sociétés opérant dans une activité fortement
capitalistique et bénéficiant d'une situation de «monopole» liée aux concessions ou au
agréments administratifs (banques, assurances, intermédiation financière).
A coté de ces démarches, la BVC avait initié des compagnes de communication visant à
vulgariser la bourse, et ce, à travers «l'Ecole de la Bourse».la place de Casablanca poursuit
son programme de vulgarisation et a organisé, très récemment, dans cette perspective, la
deuxième édition du Salon de la bourse (du 10 au 12 Avril2003) : « Cette manifestation est
une plate-forme de communication et de dialogue entre les épargnants et les acteurs de
marché».15
Le projet de loi sur la réforme de la Bourse des valeurs mobilières a été adopté la semaine
dernière par les députés marocains. Le texte initié par la direction du Trésor et des finances
extérieures vise à moderniser le cadre juridique de la Bourse qui date de 1993 et qui avait
sonné à l’époque la renaissance de l’une des plus vieilles places financières d’Afrique. Créée
en 1929, la place Casablancaise a vu lors de la réforme de 1993 l’adoption de textes de lois
relatives aux Organismes de Placements Collectifs des Valeurs Mobilières (OPCVM) et à
la création du Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières (CDVM). Autant de réformes
15
www.l'opinion.ma mercredi 24 mai 2006-06-25
Master Spécialisé : Banque et Marchés Financiers 56
La Bourse de Casablanca : perspectives et de développement du
marché des valeurs mobilières
Aujourd’hui, le nouvel cadre juridique transmis à la Chambre des Conseillers porte sur
la création de deux marchés dont un compartiment alternatif, réservé aux PME, et
un compartiment réservé à la négociation des fonds collectifs dont les fameux Exchange
Traded Fund (ETF) et les fonds immobiliers. Le nouveau cadre juridique permet en outre à la
société gestionnaire de la Bourse (qui ne sera plus détenue que par des brokers avec l’arrivée,
le 17 juin 2016, de la Caisse de Dépôt et de Gestion, des banques, des
compagnies d’Assurance et de Casablanca Finance City Authority) offrir des services de
cotation pour des instruments financiers non admis à la négociation sur le marché réglementé.
L’une des nouveautés les plus importantes concerne la double cotation, le procédé
permettant aux entreprises étrangères n’ayant pas leur siège au Maroc de s’y faire coter. Un
clin d’oeil aux grandes entreprises de l’Afrique de l’Ouest, zone avec laquelle le Maroc
entretient des rapports économiques croissants.
16
la vie économique 23_12_2005 le président directoire de la bourse
Comment la BVC veut-elle se positionner par rapport aux grandes places boursières
en Afrique du Nord et subsaharienne ? Dans quelles mesures la Bourse de Casablanca
coopère-t-elle avec les autres bourses d’Afrique au sud du Sahara ?
La Bourse de Casablanca est la 3ème Bourse la plus importante d’Afrique, après la Bourse
de Johannesburg et la Bourse d’Egypte, avec une capitalisation de 46 milliards de dollars. La
Bourse de Casablanca est également classée 3ème du top 10 des places boursières africaines
en termes d’introductions, avec 8 opérations entre 2011 et 2015. Depuis quelques années, le
Maroc s’est positionné comme hub financier régional, notamment par la mise en place de
Casablanca Finance City. La Bourse de Casablanca adhère parfaitement à cette vision et
intègre la dimension africaine dans sa stratégie de développement. En effet, elle a noué des
partenariats avec des bourses africaines, telles que la Bourse régionale des valeurs mobilières
d’Abidjan (BRVM), la Bourse des valeurs mobilières de l'Afrique centrale (BVMAC) et la
Bourse de Tunis. Ces partenariats portent essentiellement sur l’échange d’expertise et
d’informations.
En juin 2015, la coopération entre la BRVM et la Bourse de Casablanca s’est intensifiée.
Ainsi, et dans le prolongement de la visite officielle de Sa Majesté le Roi Mohammed VI en
Côte d’Ivoire, une délégation qui représente le marché boursier de Casablanca a travaillé de
concert avec ses homologues de l’Union économique et monétaire ouest-africaine pour
aboutir à la création d’un groupe d’impulsion des marchés des capitaux. L’objectif de ce
groupe est de développer les marchés des capitaux des deux parties aux niveaux national et
régional, mais également de les rapprocher afin d’en améliorer l’accessibilité et la visibilité à
l’échelle internationale, et d’adopter les meilleures pratiques.
Cela dit, la Bourse de Casablanca pourra jouer un rôle plus important grâce une stratégie de
développement en deux phases majeures. La première consiste à consolider notre offre de
produits et de services technologiques via un partenariat avec le London Stock Exchange
Group (LSEG) et l’acquisition, auprès de sa filiale Millenium IT, d’une nouvelle plate-forme
de cotation, de négociation et de surveillance aux meilleurs standards internationaux.
Durant cette phase et afin d’être plus compétitifs en termes de placement pour les
investisseurs et de financement pour les émetteurs, nous nous penchons également sur la mise
en place de nouveaux produits et instruments financiers (ETFs, SIIC, etc.), un marché à terme
et un compartiment PME.
D’ailleurs, nous avons bien entamé cette phase : la plateforme de cotation sera opérationnelle
au courant de cette année. Nous venons également de lancer ELITE, un programme
d’accompagnement dédié aux entreprises qui souhaitent se développer à travers un
financement qui répond à leur ambition de croissance. La première promotion de ce
programme comprend 12 entreprises sélectionnées. Ces dernières bénéficieront d’un
programme de formation, d’une période d’accompagnement soutenue par des mentors et des
conseillers, et d’un accès direct à la communauté financière via une plateforme digitale
dédiée. Le Maroc est le premier pays hors Europe à proposer ce programme.
La seconde phase consiste à faire profiter les Bourses africaines de notre expertise sur le plan
technologique (en les aidant à moderniser leur outil de cotation par le déploiement d’une
plateforme de cotation performante) et sur le plan produits et services.
. Quelles sont les réalisations ? Pour le moment. Les introductions ont repris en 2004 et le
trend s'est renforcé en 2005. Il y a de bonnes perspectives en 2006 voire en 2007 avec un
certain nombre de sociétés qui ont non seulement émis le souhait de s'introduire en Bourse,
mais qui, de plus, sont déjà en relation avec des banques d'affaires ou des intermédiaires pour
monter leur dossier. ce sont des produits à cycle long puisque, entre le moment où la décision
est prise et le moment où l'introduction est prononcée, il peut s'écouler des délais de 6 à 18
mois.
Sur un autre plan, l'image de la Bourse a changé. Elle est désormais perçue comme une source
de financement attractive. Et à partir de là, les chefs d'entreprise qui eux-mêmes ont
modernisé leurs outils de gestion la considèrent aujourd'hui comme un canal tout à fait
envisageable à même de répondre à leurs besoins financiers.
A travers Casablanca Finance City, la Bourse de Casablanca, qui est acteur majeur de
l’économie du Maroc, bénéficiera de l’intérêt que portent les investisseurs et les entreprises
Quel est l’impact des introductions et sorties de la période 2015-2016 sur la Bourse de
Casablanca ?
Karim Hajji : Sur l’année 2015, la Bourse de Casablanca a enregistré deux introductions
dont le montant global est près de 90 millions dollars. Ces deux opérations ont enregistré des
taux de sursouscription relativement élevés, ce qui confirme l’appétit des investisseurs pour
du papier frais. Par ailleurs, les montants émis via le marché boursier sont demeurés stables,
incluant les opérations d’introduction, les augmentations de capital et émission d’obligations.
Cela dit, comme tous les marchés boursiers du monde, la Bourse de Casablanca connaît aussi
des fluctuations qui sont inhérentes à son secteur d’activité. Rappelons qu’en deux ans, 2006 à
2008, 15 entreprises se sont introduites à la Bourse de Casablanca. Les montants levés sur le
marché durant ces trois années ont atteint les 3,4 milliards de dollars. Cela a fait que nos
indicateurs ont connu un véritable pic en 2007 avec une capitalisation de 76 milliards de
dollars et des volumes de 23,3 milliards de dollars.
C’est pour dire que la tendance actuelle du marché n’est ni irréversible ni éternelle
Institution de la démutualisation de la Bourse par un large accord de place et non par une
loi pour que ce projet bénéficie de l’adhésion et de l’implication de toute la place financière
;
Inscription de cette démutualisation dans un projet plus vaste qui est celui de la
construction d’une organisation intégrée de l’ensemble de l’infrastructure de marché ;
· Conclusion du chapitre2 :
Il est tout à fait évident que le marché boursier reste le gage d'une meilleure gestion des
entreprises cotées. Dans le cas de bonnes performances, les cours connaissent des tendances
orientées vers la hausse et en cas de mauvaise gestion, les cours s'orientent vers la baisse.
_ Concentration de la capitalisation
marocaine connaitra dans un avenir proche, une mutation dans ce domaine qui sera accélérée,
sana doute par une culture des marchés qui fait son chemin dans les esprits et sur le terrain.
Conclusion générale :
le marché marocain des valeurs mobilières, qui a vu le jour le 14 novembre 1967 a
certainement connu des progrès incontestables depuis sa réforme en 1993 ,mais le bilan de
son activité est, dans son ensemble, en de ça des attentes .l'émergence de la bourse reste donc
un objectif non atteint, et la marche vers l'économie de marché un but loin être réalisé. Au -
delà d'une architecture raffinée de dispositions réglementaires, il faudra encore davantage
d'initiative et d'imagination pour mettre définitivement la réforme.
Bibliographie :
OUVRAGES :
• Belkahia (R) :`Les entreprises et la bourse', thèse de doctorat d'Etat, Casablanca, 1994
• Berrada (A) : Les nouveaux marchés des capitaux au Maroc; SECEA 1998.
• Berrada (A) : les techniques de banques, de crédit et de commerce extérieur au Maroc ;
SECEA 2000
• Bernard Belletante et Nadine Levratto et Bernard paranque ; diversité économique et modes
de financement des PME ; L'Harmattan
• Corynne Jaffeux « Bourse et financement des entreprises ;Ed. DALOZ
• Elkebir ELAKRY « décision d'investissement, et décision de financement »,2006.
• Eric STEPHANY : `la relation capital-risque /PME, fondement et pratiques' ; Ed. DE BOEK
• Ilham KHAZI ; La problématique d'introduction des entreprises marocaines en bourse, DESA.
• J. P. DESCHANEL & B. GIZARD, A la découverte du monde de la bourse : manuel d'économie
boursière, coll. Major, P.U.F., 1999
• Najib RAHDOUNI : L'introduction en bourse au Maroc, 2003.
Articles
• CHOINEL & G. ROUYER, le marché financier : structures et acteurs, coll. C.F.P.B, Revue
Banque Editeur, 1999
• Y. SIMON, Encyclopédie des marchés financiers, Economica, 1997 Textes de lois :
• Dahir portant loi n° 1-93-213 du 21 septembre 1993 relatif aux organismes de placement
collectif de valeurs mobilières
• Dahir portant loi n° 1-93-212 du 21 septembre 1993 relatif au Conseil Déontologiques des
Valeurs Mobilières et aux informations exigées des personnes morales faisant appel public à
l'épargne
• Loi n° 35-95 relative à la création d'un dépositaire central et l'institution d'un régim général
de l'inscription en compte de certaines valeurs
• Dahir portant loi n° 1-93-211 du 21 septembre 1993 relatif à la Bourse des Valeurs
JOURNAUX
Master Spécialisé : Banque et Marchés Financiers 63
La Bourse de Casablanca : perspectives et de développement du
marché des valeurs mobilières
WEBOGRAPHIE
site
• www.msin.ma
• www.casablanca-bourse.com
• www.lagazettedumaroc.ma
• www.lavieeco.ma
• www.finance.gov.ma
• www.iae.univ-poitiers.fr
• www.financesnews.press.ma
• www.livres.google.fr
• www.alearte.google.fr