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BTS 2024 Correction Culture Générale 2024

Le document présente un exercice de synthèse portant sur quatre documents traitant de l'émancipation féminine par le voyage. Les documents abordent les risques et dangers liés aux voyages pour les femmes, ainsi que la perception évolutive du rapport entre les femmes et le voyage, parfois vu de manière positive comme un moyen de liberté et d'autonomie, et parfois de façon négative.

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BTS 2024 Correction Culture Générale 2024

Le document présente un exercice de synthèse portant sur quatre documents traitant de l'émancipation féminine par le voyage. Les documents abordent les risques et dangers liés aux voyages pour les femmes, ainsi que la perception évolutive du rapport entre les femmes et le voyage, parfois vu de manière positive comme un moyen de liberté et d'autonomie, et parfois de façon négative.

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BTS 2024

Correction épreuve de culture générale

I - SYNTHÈSE

• Consignes de la synthèse :

Vous rédigerez une synthèse objective, concise et ordonnée des documents suivants.

• Corpus :

DOCUMENT 1 : Lucie Azéma, Les femmes aussi sont du voyage, 2021.

DOCUMENT 2 : Driss Chraïbi, La Civilisation, ma Mère !..., 1972.

DOCUMENT 3 : Christel Mouchard, L’Aventurière de l’Étoile, 2020.

DOCUMENT 4 : Photographie publicitaire de NomadSister/la voyageuse, plateforme


d’hébergement pour femmes voyageant seules, 2019.

• But de l’exercice de synthèse :

Le but de l’exercice de synthèse est de croiser les documents entre eux, c’est-à-dire de les
confronter, de les faire « dialoguer » ensemble, de LES COMPARER ENTRE EUX pour en
montrer le sens, l’unité et/ou l’opposition.
Le thème général ANNUEL est ici « L’INVITATION AU VOYAGE ».

Le thème proprement dit de votre CORPUS, c’est-à-dire de l’ensemble des documents que l’on
vous demande de traiter en synthèse, est celui de « l’émancipation féminine par le voyage »,
pour le meilleur mais aussi pour le pire.
Votre problématique et le plan qui découle de la problématique seront issus de votre tableau
de confrontation (voir ci-dessous).

Cette problématique de corpus (ou question principale) à laquelle les auteurs de votre corpus
répondent est, par exemple, la suivante : En quoi le voyage permet-il l’émancipation de la
femme, quels qu’en soient les risques et périls ?
NB : Votre synthèse doit donc répondre à cette problématique de corpus en n’utilisant QUE
le contenu du corpus. Les arguments utilisés en SYNTHÈSE ne doivent jamais sortir du corpus,
sinon ils sont HORS SUJET !

Les grandes parties du plan peuvent être les suivantes, d’après le tableau de confrontation :
DOCUMENT 1 : Lucie DOCUMENT 2 : Driss DOCUMENT 3 : DOCUMENT 4: Idées
Azéma, Les femmes Chraïbi, La Christel Photographie communes aux
aussi sont du voyage, Civilisation, ma Mouchard, publicitaire de documents du
2021. Mère!..., 1972. L’Aventurière de NomadSister/la corpus / pistes
l’Étoile, 2020. voyageuse, de réflexion
plateforme
d’hébergement
pour femmes
voyageant seules,
2019.

Définition « Femme et ANALYSE d’IMAGE : CAUSE(S) : Une


voyage » : errance et Titre et description définition
vagabondage de « Photographie contradictoire
synonymes de solitude, […] la voyageuse, et évolutive du
liberté donc plateforme rapport de la
« aventurière / femme d’hébergement femme au
de mauvaise vie ». pour femmes voyage : tantôt
voyageant positive (libre,
seules. » ; « une autonome/seul
voyageuse solo » et e,
image d’une courageuse/ave
femme seule assise nturière, etc.) ;
sur un bord de tantôt négative
falaise à (d’après les
contempler la hommes) :
nature (lac de mauvaise vie,
haute montagne mauvais
d’un bleu turquoise comportement,
immaculé, vert en décalage
chatoyant avec les mœurs
rappelant « une de la société.
voyageuse solo ») /
SOLITUDE et
COURAGE ;
Égalité homme/époux- Égalité Égalité DANGERS réels du CONSTAT INTE
femme (cf. titre) : femme/mère- homme/amant- VOYAGE pour les MPOREL :
impossible en matière homme/fils (cf. titre) femme : l’égalité femmes : slogan Plusieurs RÔLES
de voyage (cf. l. 5). Pour difficile en matière des sexes ne va publicitaire en SOCIAUX de la
ces exploratrices de voyage : la mère pas de soi majuscules femme (femme,
I. Eberhardt, A.-F. souhaitant partir (anecdote).  blanches « CETTE célibataire,
Dautheville, A. Tinné, SEULE se voit Besoin de cacher PLATEFORME mariée, mère,
M. d’Andurain, le finalement le genre féminin SÉCURISE LES amante…) qui
voyage est synonyme ACCOMPAGNÉE de J. Barret, GLOBETROTTEUSES CONTRAIGNENT
de DANGERS car dans son départ car amante de »/ SÉCURITÉ des différemment
FRAGILES (« bibelots » présentée comme P. Commerson, voyageuses les femmes
l. 2), de harcèlement, de FRAGILE par son fils : durant célibataires / seules dans leur CHOIX
scandale, de « Tu comprends, l’expédition du autour du et leur
mensonges, de petite mère, peut- tour du monde de monde (voir le logo ÉMANCIPATION
calomnies, et être dans ce monde Bougainville sur blanc en bas de la vis-à-vis des
d’accusations de inconnu vers lequel l’Étoile de 1766 à publicité, un cœur, hommes/maris/
nymphomanie, de folie, tu te diriges aurais-tu 1769. symbole du monde fils/amants. 
de risques sexuels, besoin de moi un autour duquel vole Nouveaux
d’emprisonnement (à jour… » (l. 38-39). un avion, signe départs pour
cause des hommes d’aventure et de elles.
explorateurs comme déplacement/voya
S. White Baker, ge).
concurrent dans
l’exploration du Nil) ;
d’ÉVASION et de
DÉCOUVERTES : rêve
d’immensité et
d’exotisme culturel
(désert, tour du monde
à moto, tribu Dinka,
etc.) ; et de LIBERTÉ.
Audace féminine « Recevez chez CONSÉQUENCE
pour le voyage : vous » : S : ÉVOLUTION
pitié/humiliation OUVERTURE des des mœurs, des
sociale versus AUTRES à regards et des
admiration qui l’émancipation JUGEMENTS
change les féminine par le SOCIAUX grâce
regards et les voyage aux voyages
mœurs autant « globetrotteuse » « au féminin ».
que les normes ;  AVENTURE(S) et De pitié à
« L’aventure, je RENCONTRE(S) admiration :
crois, peut avoir HUMAINES. nouveaux
place dans modes de vie !
l’histoire des filles
célèbres » (l. 10-
11) ; « La
guerrière a posé
ses pistolets,
admis son sexe.
[…] elle fait
apparaître […] la
silhouette inédite
en ce temps-là
d’une femme en
pantalon, “à son
aise”, que
personne n’oblige
à se cacher ni à
s’enjuponner. »
 LIBÉRATION de
la femme vis-à-vis
des CARCANS
SOCIAUX par le
voyage : « […]
nouveau mode de
vie de sa
coéquipière, libre
de terminer le
voyage “fort
agréablement”. »
(l. 20-21)

• Proposition de plan détaillé possible :

Introduction

(AMORCE) Cette synthèse de quatre documents porte sur le thème annuel de « L’invitation
au voyage » et, plus précisément, concerne l’« émancipation » qu’offre la possibilité de
voyager pour les femmes, ceci pour le meilleur mais aussi pour le pire de ce qui attend ces
véritables aventurières. (PRÉSENTATION des DOCUMENTS) En effet, le ton est donné dès le
document 4, qui est la photographie publicitaire de NomadSister/la voyageuse, plateforme
d’hébergement « pour femmes voyageant seules » datant de 2019 : elle proclame le besoin,
l’envie des femmes de s’évader par le voyage, de prendre un nouveau départ sans contraintes
ni sans personne en quelque sorte. Notre modernité est de plus en plus sensible aux questions
d’égalité homme-femme. Ces questions traversent de part en part ce corpus, avec notamment
les documents 1 à 3, des auteurs suivants, par ordre de parution chronologique : D. Chraïbi,
avec La Civilisation, ma Mère!..., publié en 1972 (document 2) ; C. Mouchard, avec
L’Aventurière de l’Étoile, publié en 2020 (document 3), ainsi que L. Azéma, avec Les femmes
aussi sont du voyage (document 1), publié en 2021.
L’une des solutions, pour certaines, consiste en un choix de vie radical : celui de prendre tous
les risques dans l’aventure du voyage au long cours pour se réinventer en tant que femme
libre, courageuse et audacieuse. Mais l’identité n’est pas la seule quête de ces femmes hors
norme : la redéfinition de leurs rôles sociaux vis-à-vis des hommes, vis-à-vis de la famille et de
leurs mœurs autant que leur droit à choisir leur place restent des éléments essentiels à cet
acte de « partir ». (Annonce de la PROBLÉMATIQUE) Ainsi, ce corpus soulève une possible
question directrice : « En quoi le voyage permet-il l’émancipation de la femme, quels qu’en
soient les risques et périls ? »
(Annonce du PLAN) Tout d’abord, nous ferons le constat paradoxal, grâce à l’ensemble du
corpus, que la femme possède différents critères de définition, notamment de par ses
différentes fonctions et rôles sociaux au regard des hommes. Ensuite, nous exposerons les
causes de ce paradoxe au travers du défi que représente l’expérience du voyage solitaire « au
féminin » avec ses découvertes de l’autre et du monde, sans oublier tous les dangers que cela
suppose aussi. Enfin, les conséquences de ce paradoxe nous permettront de montrer que les
questions de rapport de genre, d’émancipation féminine et d’évolutions des normes sociales
sont la clé vers une société plus égalitaire.

I. CONSTAT : La femme et ses différentes définitions selon ses rôles sociaux

CONFRONTATION des arguments suivants issus du corpus de documents :


1) Les rôles féminins dans la société (voir les détails dans le tableau de
confrontation) :
a) Document 1 : perception sociale négative de la femme exploratrice, novatrice,
aventurière  Pour ces exploratrices, I. Eberhardt, A.F. Dautheville, A. Tinné,
M. d’Andurain, le voyage est synonyme certes de DANGERS : de harcèlement,
de scandale, de mensonges, de calomnies et d’accusations de nymphomanie
ou de folie, de risques sexuels, d’emprisonnement (à cause des hommes
explorateurs comme S. White Baker, concurrent dans l’exploration du Nil), mais
aussi d’ÉVASION et de DÉCOUVERTES : rêve d’immensité et d’exotisme culturel
(désert, tour du monde à moto, tribu Dinka, etc.) et de LIBERTÉ.
b) Document 2 : la mère souhaitant partir SEULE se voit finalement
ACCOMPAGNÉE dans son départ car présenté comme FRAGILE par son fils :
« Tu comprends, petite mère, peut-être dans ce monde inconnu vers lequel tu
te diriges aurais-tu besoin de moi un jour… » (l. 38-39).
c) Document 3 : besoin de cacher le genre féminin de Jeanne Barret, durant
l’expédition du tour du monde de Bougainville sur l’Étoile de 1766 à 1769.
d) Document 4 : question de la SÉCURITÉ des voyageuses célibataires / seules
(voir le titre de l’image : « pour femmes voyageant seules ») autour du
monde (voir le logo blanc en bas de la publicité, un cœur, symbole du monde
autour duquel vole un avion, signe d’aventure et de déplacement/voyage).

2) L’égalité homme-femme en question : la domination des hommes


a) Document 1 : le rôle de la femme mariée vis-à-vis de son époux (début du
texte).
b) Document 2 : la mère vis-à-vis du fils.
c) Document 3 : Jeanne Barret, amante de P. Commerson.

II. CAUSES : Un paradoxe de définitions des femmes « voyageuses » et patriarcat

CONFRONTATION des arguments suivants issus du corpus de documents :


1) Définitions ambiguës :
a) Document 1 : définition ambiguë  errance et vagabondage du voyage
synonymes de solitude, de liberté, de COURAGE donc, qui définit la femme
tantôt comme « aventurière » (positif), tantôt comme « femme de mauvaise
vie » (négatif).
b) Document 4 : on voit sur l’image une femme seule, jeune, assise sur un bord de
falaise à contempler la nature (lac de haute montagne d’un bleu turquoise
immaculé, vert chatoyant rappelant « une voyageuse solo »). Cela renvoie à la
SOLITUDE, c’est-à-dire à la capacité de la femme à être LIBRE et surtout
AUTONOME.
2) Poids du modèle patriarcal de la société :
a) Document 1 : risques physiques (sexuels) et moraux (calomnies, etc.) encourus
voire subis par les femmes qui voyagent et entrent en COMPÉTITION avec les
hommes (tel S. White Baker : concurrent dans l’exploration du Nil) : FRAGILITÉ
des femmes.
b) Document 2 : la mère « petite » ayant finalement « besoin » de son fils (fin du
texte) : PROTECTION de la mère par le fils.
c) Document 4 : SÉCURISATION des femmes en voyage par le biais de la
plateforme NomadSister (les sœurs nomades).

III. CONSÉQUENCES : Évolution des mœurs, des regards et des jugements sociaux grâce aux
voyages « au féminin ».

CONFRONTATION des arguments suivants issus du corpus de documents :


a) Document 3 : Audace féminine pour le voyage : pitié/humiliation sociale
versus admiration qui change les regards et les mœurs autant que les normes ;
« L’aventure, je crois, peut avoir place dans l’histoire des filles célèbres » (l. 10-
11) ; « La guerrière a posé ses pistolets, admis son sexe. […] elle fait apparaître
[…] la silhouette inédite en ce temps-là d’une femme en pantalon, “à son aise”,
que personne n’oblige à se cacher ni à s’enjuponner. »  LIBÉRATION de la
femme vis-à-vis des CARCANS SOCIAUX par le voyage : « […] nouveau mode
de vie de sa coéquipière, libre de terminer le voyage « fort agréablement » (l.
20-21).
b) Document 4 : interprétation de l’image  « Recevez chez vous » : OUVERTURE
des AUTRES à l’émancipation féminine par le voyage « globetrotteuse » 
AVENTURE(S) et RENCONTRE(S) HUMAINES.

Conclusion

Pour conclure, nous avons vu au travers de l’étude de ce corpus que le statut de la femme
« globetrotteuse » est pour le moins paradoxal. En effet, la femme est prise entre ses
fonctions et rôles sociaux « classiques » de femme au foyer, « sage et fragile », nécessitant un
cocon familial et la protection d’un homme. Avec son envie d’ailleurs, son goût et son besoin
d’aventures, de rêves audacieux, la « femme voyageuse » ouvre la voie à une autre définition
identitaire de la femme. Ainsi, on comprend que les auteurs du corpus insistent sur le risque
réel pour la femme de vivre ses rêves de départ en solitaire mais aussi et surtout le danger,
pour elle, de se laisser enfermer dans et par cette « prison dorée » que peut devenir le
quotidien sous domination patriarcale. Ce corpus est donc un véritable appel à ouvrir son
cœur de femme à l’ailleurs comme on ouvre ses fenêtres pour faire entrer le soleil. Mais cet
appel pour une émancipation féminine autant, à terme, que pour une véritable égalité
homme-femme, sans risques associés, sera-t-il entendu pour devenir enfin réalité dans le
monde moderne ?
II - ÉCRITURE PERSONNELLE

• Bien lire les consignes :

Vous répondrez à cette question d’une façon argumentée en vous appuyant sur les documents
du corpus, vos lectures et vos connaissances personnelles.

• Rédaction / conseils généraux :

Pour rappel, l’écriture personnelle est un exercice de rédaction visant à mesurer la capacité
du candidat à réfléchir par rapport à un sujet donné et à mesurer sa culture générale.

Compréhension du sujet : on attend de vous une analyse argumentée et illustrée du rôle de


la maison dans nos vies.
Introduction = 3 ÉTAPES = UN SEUL PARAGRAPHE :
–– phrase d’accroche (présentation du thème) ;
–– présentation du sujet (question) ;
–– annonce du plan = connecteurs logiques.
Développement = au moins 2 parties avec 2 ou 3 arguments par partie et 1 transition entre
les parties.
Conclusion = UN SEUL PARAGRAPHE qui reprend votre copie et donne clairement votre
positionnement personnel/réponse personnelle au sujet d’après votre copie.

• Proposition de plan détaillé possible :

Introduction

(AMORCE) L’envie de s’évader à la suite de la crise sanitaire de 2019 nous permet


légitimement, aujourd’hui, de nous interroger sur la question suivante : « le voyage permet-il
vraiment de se libérer ? » (PROBLÉMATIQUE). En effet, si le voyage est source de
dépaysement, de découvertes de nous-même comme des autres en nous offrant un nouvel
horizon propice à la rêverie, au retour sur soi et à la construction identitaire par la
confrontation à autrui autant qu’à l’ailleurs, la question de la liberté ne va pas de soi. (Annonce
de PLAN) En effet, tout d’abord, je montrerai que le voyage est bel et bien une expérience
permettant, entre autres choses, la découverte d’autres lieux avec divers moyens de se
déplacer. Ensuite, puisque être « ailleurs », « à l’étranger » n’est pas toujours évident, je
poserai le cas des contraintes, difficultés et dangers relatifs à ces situations de voyage
susceptibles alors de devenir de vraies « prisons », au sens propre comme au sens figuré. Pour
finir, je nuancerai en présentant le voyage comme un moyen de se « libérer » des contraintes
du quotidien pour mieux se (re)trouver soi-même. Il s’agira alors d’un véritable voyage
initiatique pour montrer les différentes facettes de la tribulation physique mais aussi
psychique de la personne partie à la rencontre d’elle-même dans cette aventure.
I. Le voyage comme découvertes et dépaysement : la liberté du globetrotteur

1) Le voyage pour découvrir le monde : cf. le cas du film Into the Wild réalisé par Sean
Penn en 2008, où le jeune étudiant Christopher McCandless, 22 ans, « plaque » son
existence confortable pour partir, seul, à la découverte du monde.
2) Le voyage comme véritable « défi » source de dépaysement et perçu comme un
exploit libérateur pour le héros : le roman de Jules Verne, paru en 1873 et intitulé Le
Tour du monde en 80 jours, où Phileas Fogg, gentleman anglais, parie avec ses amis du
Reform Club qu’il parviendra à boucler ce voyage incroyable, en montgolfière
notamment, dans le temps imparti.
3) Le voyage comme « liberté à pied » avec Le Rhin, « Lettre vingtième » en 1842 de
Victor Hugo.

II. Le voyage comme source de dangers, difficultés susceptibles de devenir « prison » et


« contraintes »

1) Le voyage comme « prison potentiellement mortelle » : le cas du film Apollo 13


(1995) où la catastrophe de « la panne globale » des instruments de navigation est
arrivée aux astronautes risquant leur vie pour finalement parvenir, in extremis, sur
Terre.
2) Le voyage comme « contraintes et révélations » : le cas de la nouvelle d’Amanda
DEVI, « À l’aventure », in L’Ambassadeur triste, Éd. Gallimard, coll. NRF, 2015, p. 27 à
43, dans laquelle l’héroïne, une femme de 60 ans, décide sur un coup de tête de partir
seule pour l’Inde. Pays inconnu, étranger, surpeuplé… Alors en difficulté dans la vaste
circulation des voitures de toutes sortes, notre conductrice se fait « interpeller » à la
fenêtre par un enfant mendiant en très mauvais état de santé et trempé par la pluie.
Elle finira par l’accueillir dans sa voiture, par le nourrir et le prendre sur ses genoux, au
creux de son corps, comme s’il était son propre fils. C’est l’histoire d’une rencontre
malgré les difficultés qui rapprochent les êtres et les peuples.
3) Dans le même ordre d’idée, le corpus (document 3 notamment) peut être utilisé
pour montrer les « contraintes surmontées » : genre féminin de Jeanne révélé à
l’équipage de l’Étoile.

III. Le voyage comme point de départ, de passage et, parfois, point de non-retour dans le
voyage de sa vie : quête et émancipation identitaire

1) Errance et voyage avec Jack Kerouac et son livre Sur la route (1960) où l’univers de
la « Beat generation » est abordé.
2) Le voyage comme philosophie de vie avec Bourlinguer de Blaise Cendrars en 1961.
Cette autobiographie de l’auteur, journaliste et grand voyageur au travers de pas
moins de onze ports européens nous transporte dans le vent de liberté biographique
que bourlinguer peut apporter à l’homme.
3) Le voyage comme point de départ de l’émancipation féminine vers l’égalité : le cas
de l’ensemble des documents du corpus (voir la « synthèse de documents » à ce
propos).
Conclusion

Pour conclure, le voyage est parfois un refuge permettant de se (re)trouver en se libérant soi-
même dans la rencontre d’autrui autant que d’autres contrées plus ou moins lointaines. Mais
parfois, ce refuge devient prison ; prison dorée quand il ne s’agit que de contraintes, sociales
par exemple, ou prison hantée si le danger est réel voire mortel. C’est pourquoi, selon moi, le
voyage est plus qu’une simple expérience vécue : c’est un lieu de transition qui permet à
l’individu qui y est pris d’accomplir un véritable parcours de vie initiatique permettant à la fois
sa découverte intime mais aussi sa construction externe vers les autres. C’est précisément
cette caractéristique protéiforme du voyage « libérateur » qui nous le rend, à mes yeux, si
important dans une société encore empreinte parfois de carcans normatifs pour toutes et
tous.

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