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Comprendre le paradoxe du bonheur

Le document présente différentes approches philosophiques du bonheur. Il aborde notamment le paradoxe du bonheur comme aspiration universelle mais concept flou, puis détaille les perspectives stoïciennes, épicuriennes et cartésiennes qui voient le bonheur comme un état de sérénité impliquant de rationaliser ses désirs. Le document souligne aussi que le bonheur nécessite une part de risque et de contingence à travers le dépassement des possibilités.

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Comprendre le paradoxe du bonheur

Le document présente différentes approches philosophiques du bonheur. Il aborde notamment le paradoxe du bonheur comme aspiration universelle mais concept flou, puis détaille les perspectives stoïciennes, épicuriennes et cartésiennes qui voient le bonheur comme un état de sérénité impliquant de rationaliser ses désirs. Le document souligne aussi que le bonheur nécessite une part de risque et de contingence à travers le dépassement des possibilités.

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BONHEUR

PLAN DU COURS DE BEDRO


I. Le paradoxe du bonheur : une aspiration universelle
et une visée confuse
II. Le bonheur comme sérénité stable et contentement
impliquant que l’on rende nos désirs conformes à ce
que nous pouvons obtenir - approches des
eudémonistes
A. Les stoïciens
B. Epicure
C. Descartes
III. Le bonheur implique qu’une part de contingence et
de risque entre dans nos vie - Le bonheur, la visée de
l’impossible, le risque et la contingence
A. Critique de la rationalisation excessive du désir
B. Le bonheur : un dépassement d’un état donné des
possibilités humaines
C. Le bonheur implique la possibilité de l’échec
D. L’acheminement vers le bonheur
E. Le bonheur et la contingence
FICHE EXPRESS
Le langage :
- Le bonheur est universel mais en même temps il est confus
- Confus car recours aux images (Kant)
- Stoïciens : désirer que ce l’on peut avoir
- Épicuriens : éviter la souffrance + faire la classification des désirs
- Descartes : philosophie stoïcienne + image des vaisseaux
- Méthodes rationalistes =/ bonheur parce qu’il faut du risque, du dépassement du réel
(qui mène aux innovations)
INTRODUCTION :
● Bonheur = but universel (toutes nos actions y convergent)
○ « Tous les hommes recherchent d’être heureux quels que soient les moyens
qu’ils emploient pour y parvenir ; tous les hommes jusqu’à celui qui court
pour se pendre » - Pascal, Pensées
● MAIS, en quoi consiste ce but : bonheur = imprécis et flou
○ « Tout le monde veut vivre heureux mais quand il s’agit de voir clairement ce
qui rend la vie heureuse, c’est le brouillard » - Sénèque, De la vie heureuse
● Définitions arbitraires du bonheur
○ Bonheur = état de contentement consécutif à la réalisation de nos désirs =
satisfaction aboutie => Bonheur = état achevé (l’homme heureux ne désire
plus autre chose que ce dont il dispose) => paradoxe : si le bonheur est le
contentement fini de nos désirs mais que nos désirs sont infinis, le bonheur est
impossible ?
● Méthode au bonheur => travail sur soi => rationalisation de nos désirs, de nos visées
et de nos comportements => désirer que ce l’on peut obtenir
● MAIS s’il existe une recette précise avec une certitude absolue au bonheur, cela ne
serait-il pas contraire au bonheur même ?

I. Le paradoxe du bonheur : une aspiration universelle


et une visée confuse

● Bonheur = aspiration universelle et obsessive MAIS dont il nous est difficile d’établir
la nature exacte (méthode, ce que c’est, …)
● Cette vision confuse du bonheur se confirme/remarque par :
○ Le recours aux images afin de décrire cet état = incapacité d’exploiter des
concepts définitionnels
■ Images => aucune hiérarchisation de nos désirs + aucune indication sur
les actions à entreprendre pour y arriver
■ Images : incompatibles et hétérogènes ( ex : vouloir être riche pour
profiter du confort mais devoir en permanence devoir protéger les
biens accumulés)
■ Images influencées par la société + les médias etc… => images =
représentations standardisées => les images du bonheur se ressemblent
donc général entre classes sociales
=> Bonheur = « idéal de l’imagination » - Kant, Fondements de la métaphysique des
mœurs

TRANSITION : Le bonheur vise à être réalisé, donc se construit => nécessité d’une
conceptualisation et d’un système de définitions et éventuellement une méthode
d’accès
II. Approche des eudémonistes
● Point communs des philosophies:
○ État de contentement
○ =/ réalisation anarchique de nos désirs
○ rationalisme (nécessité de faire un « calcul de désirs » pour vivre le
contentement)
○ + détachement des préoccupations vaines

A. Les stoïciens
● Bonheur = absence de malheur ET malheur = désir de ce qu’on ne peut pas obtenir
● Conséquence : désirer que ce qui est de l’ordre du possible
« Veuille que les choses arrivent comme elles doivent arriver et non comme tu désires
qu’elles arrivent et tu seras heureux » - Epictète

B. Epicure
● Bonheur =/ souffrance (déf par la négative)
○ Aponie = équilibre du corps
○ Ataraxie = absence de troubles de l’âme (peur, anxiété, etc…)
● Bonheur = plaisir
● Morale épicurienne : bonheur = centre de ses préoccupations
○ Bonheur = « souverain bien »
● Classification des désirs
○ Naturels nécessaires = nos besoins (santé, manger, boire)
○ Naturels (non-nécessaire) = désir sexuel ;
○ Vains = amour ; richesse
=> Il faut satisfaire entièrement les désirs naturels nécessaires, avec modération les
désirs naturels, et éviter les désirs vains
● Philosophie épicurienne =/ École cyrénaïque de Lybie
○ Le plaisir n’implique pas de jouissance active mais une def par la négative

● Le bien-être peut être menacé par autrui, donc il faut :


○ choisir son environnement social
○ avoir un détachement par rapport à la société
○ éviter d’attiser la jalousie des autres etc…
=> Hyper-localisation du politique = un politique d’amitié d’aide mutuelle et de
sécurité

C. Descartes
● Héritage stoïcien
● Méthode eudémoniste cartésienne :
○ Comprendre les lois du monde et les respecter en accordant nos désirs à ces
lois (« faire de nécessité vertu »)
○ Ajuster nos désirs à ce que l’on peut obtenir = éviter l’échec = bonheur CAR
les marques du bonheur sont « le regret et le repentir »
○ Être gouverné par la raison, laquelle oriente notre désir et nos choix
● Contentement de nos désirs = état content = état heureux
● Bonheur cartésien =/ ascétisme (c.-à-d. Que peu de choses suffisent à être heureux)

● MAIS, si le bonheur est proportionnel aux désirs contentés, nous aurions un accès
inégal au bonheur (santé, beauté, richesse, etc…) ⇒ Image des vaisseaux
○ Une personne bien née : vaisseau de grande contenance ; et inversement =
petite contenance
○ Trois cas de figures (peu importe la taille du vaisseau)
■ Les vaisseaux sont remplis à leur pleine capacité ⇒ bonheur
■ Les vaisseaux ne sont pas remplis à leurs pleins potentiels ⇒ nous ne
somme pas contentés = nous ne sommes pas heureux
■ Porter nos désirs sur des biens impossibles ⇒ augmenter de façon
imaginaire et erronée la contenance de notre vaisseau + nous détourner
de ce qui est à notre portée ⇒ =/bonheur
=> Bonheur =/ nombre de désirs contentés MAIS bonheur = proportion de
désirs contentés

III. Le bonheur, la visée de l’impossible, le risque et la


contingence
A. Critique de la rationalisation excessive du désir
● Bonheur implique le dépassement du réel
=> La rationalisation du désir ⇒ neutralisation de la capacité de dépassement et donc du
bonheur
B. Bonheur = dépassement des possibilités humaines
● Désir = tension vers ce qui n’est pas ou ce qui est au-delà de nos moyens = force
irrationnelle
● Désir permet d’étendre le champ de nos possibilités ⇒ progrès, innovations,
créations, etc…
=> Rationaliser nos désirs = anéantir le désir de dépasser nos possibilité ce qui anéantit nos
facultés anticipatives et notre évolution
C. Le bonheur implique la possibilité de l’échec
● Bonheur = fruit d’un processus qui comportait le risque de ne pas aboutir et d’échouer
« Le secret pour moissonner l’existence la plus féconde et la plus grande jouissance de la vie,
c’est de la vivre dangereusement ! »
D. Le bonheur et l’acheminement vers le bonheur
● L’effort produit de l’exaltation et encore plus de joie lorsqu’il aboutit
E. Le bonheur et la contingence
● Bonheur = associé au hasard
● Etymologie : Bonheur veut dire en latin la bonne chance
● Aristote (Dans l’Ethique à Nicomaque) :
○ Bonheur = développement de nos qualités morales
○ MAIS que le bonheur est lié au hasard, qu’il admet une part de contingence
PROLONGEMENTS

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