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Niveau : 3eme Défense de l’organisme et système immunitaire
La réaction de l’organisme lors d’une infection
Des réactions immunitaires rapides ou lentes
Le mode d’action des anticorps
Mémoire immunitaire et vaccination.
Si la plupart des micro-organismes sont arrêtés par les barrières naturelles (comme la peau et les
muqueuses), certains arrivent à pénétrer dans l'organisme.
Quelles sont les réactions de l'organisme destinées à neutraliser l'agent infectieux ? Comment la
vaccination permet-elle la protection contre un microbe ?
I. La phagocytose, première ligne de défense
Lorsqu'un micro-organisme franchit la peau ou les muqueuses, il attire des cellules phagocytaires sanguines
sur les lieux de la contamination.
Ces leucocytes peuvent être soit des
polynucléaires neutrophiles (granulocytes), soit
des monocytes.
Les cellules phagocytaires interceptent toutes
sortes de particules, y compris les germes
pathogènes, les ingèrent puis les détruisent en
les digérant. C'est donc une réponse qui n'est pas
spécialement orientée vers un micro-organisme
particulier : elle est non spécifique.
La réaction immédiate d'élimination des agents
infectieux est appelée phagocytose. Elle suffit le
plus souvent à prévenir toute infection.
La phagocytose peut se traduire par une
inflammation (rougeur, chaleur, douleur,
œdème) au niveau du lieu de la contamination.
Si elle n'a pas éliminé le micro-organisme,
celui-ci atteint les organes lymphoïdes
périphériques (rate, ganglions lymphatiques)
colonisés par les leucocytes. Des réactions
spécifiques, spécialement dirigées contre le
micro-organisme, se mettent alors en place.
Ci-contre le schéma explicatif de la procédure
d’élimination des agents infectieux appelée
phagocytose.
Lors d’une blessure, on observe une rougeur, une
chaleur, un gonflement, une douleur et parfois la
formation de pus au niveau de la plaie. C’est la
réaction inflammatoire.
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Auteurs : A. BOUAMARA [Link]
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II. La réponse immunitaire spécifique
Parfois, la phagocytose ne suffit pas à neutraliser les micro-organismes étrangers. Une réponse immunitaire
spécifique au micro-organisme entré intervient alors. Cette défense nécessite la reconnaissance de l'antigène
donc il faut savoir quel est l'antigène présent pour savoir quelle réponse appliquer.
La réponse immunitaire spécifique est basée sur la reconnaissance des antigènes de l'élément étranger. Le
micro-organisme comprend des molécules, ou produit des toxines, que l'organisme reconnaît comme
différentes de ses propres molécules : ce sont des
antigènes.
Les antigènes sont reconnus par deux types de
leucocytes : des lymphocytes B et des
lymphocytes T.
Les lymphocytes B et T, spécifiques d'un
antigène reconnu, se multiplient rapidement dans
les organes lymphoïdes.
Les lymphocytes B sécrètent, dans le sang, des
anticorps qui sont capables de se fixer sur les
antigènes, et de les neutraliser. La présence
d'anticorps sanguins (dans la partie liquide du
sang, le sérum) dirigés contre un antigène est la
séropositivité.
Les lymphocytes T agissent en se fixant
directement sur les cellules porteuses
d'antigènes. Ils jouent un rôle central dans la
réponse immunitaire, soit en détruisant eux-
mêmes ces cellules, soit en s'assurant l'aide des
lymphocytes B ou des cellules phagocytaires.
Les cellules du système immunitaire
communiquent entre elles en sécrétant des
molécules appelées cytokines.
Ci-contre un schéma explicatif de la procédure
de la réponse immunitaire spécifique.
Les cellules impliquées dans cette réaction sont les
lymphocytes.
Définitions :
Un antigène est un élément étranger présent dans le
corps.
Les lymphocytes sont des cellules sanguines
produites par des organes particuliers comme les
ganglions lymphatiques et le thymus. Il en existe
deux types : les lymphocytes T (tueurs) et les
lymphocytes B.
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Auteurs : A. BOUAMARA [Link]
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Un anticorps est une molécule spécifique d'un antigène, avec qui elle établit une liaison antigène - anticorps.
III. La mémoire immunitaire
Lorsque l'antigène est en contact pour la première fois avec un organisme, la multiplication des lymphocytes
se fait en 3 à 6 jours : la réponse est dite primaire. En général, elle ne suffit pas à protéger un individu contre
un agent pathogène. Un second contact avec l'antigène, que ce soit la 2e ou la 30e fois, provoque une
réaction immunitaire secondaire qui est plus rapide (en 2 jours), plus importante et dure plus longtemps (des
semaines voire des mois) que la réponse primaire. L'organisme garde ainsi la mémoire de l'antigène, ce qui
permet aux réactions spécifiques d'être plus rapides et plus efficaces lors de contacts ultérieurs avec
l'antigène. La mémoire immunitaire est due à la persistance pendant de nombreuses années (5 ans, 10 ans ou
plus, selon l'antigène concerné) de certains lymphocytes spécifiques de l'antigène.
La capacité à mémoriser les antigènes est exploitée dans la vaccination. En effet, la vaccination consiste à
provoquer artificiellement et dans les meilleures conditions de sécurité, une réponse secondaire, efficace et
protectrice. Les rappels de la vaccination génèrent de nouvelles cellules mémoires et suppléent la disparition
des anciennes.
Ci-après un schéma explicatif de la capacité à mémoriser les antigènes
A retenir :
Les lymphocytes T reconnaissent une cellule infectée par un virus grâce à des antigènes viraux présents sur
sa membrane. Ils se multiplient alors dans les ganglions lymphatiques et se transforment en lymphocytes
tueurs.
Ils se fixent alors sur les cellules infectées puis perforent leur membrane et les détruisent.
L’élimination des débris se fera alors par phagocytose.
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Auteurs : A. BOUAMARA [Link]