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SECRÉTARIAT D'ETAT CHARGÉ DE L'ENVIRONNEMENT ET DE

LA PRÉVENTION DES RISQUES TECHNOLOGIQUES ET NATURELS MAJEURS


DIRECTION DE L'EAU ET DE LA PRÉVENTION DES POLLUTIONS ET DES RISQUES
SERVICE DE L'EAU
14, Bd du Général Leclerc- 92524 Neuilly sur Seine Cedex

ETUDE D O C U M E N T A I R E SUR LA POLLUTION


DES E A U X PAR LES D É C H A R G E S CONTRÔLÉES
DE RÉSIDUS URBAINS ET DÉCHETS ASSIMILÉS
(CLASSE II)

A.LALLEMAND-BARRES

JUIN 1990

R3917ENV4S90

BUREAU DE RECHERCHES GÉOLOGIQUES ET MINIÈRES


4S
Département Environnement et Risques
B.P. 6009 - 45060 ORLÉANS CEDEX 2 - France -Tél. : (33) 38.64.34.34
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

RÉSUMÉ

L a mise en décharge contrôlée est le procédé le plus couramment utilisé pour le


traitement des résidus urbains et déchets assimilés.

L'isolation totale des décharges est difficile et la prévention de la migration des


efïluents issus de la décharge s'avère nécessaire. Celle-ci sera obtenue en
minimisant l'entrée d'eau dans la décharge et en drainant les efïluents pour les
traiter.

Par ailleurs, les déchets entrant en décharge de classe El devront être


exclusivement des déchets ménagers solides et des déchets inertes, les liquides
étant à proscrire. L e choix d u site est fondamental : il tiendra compte des
conditions hydrogéologiques, climatiques, topographiques. L'épaisseur et la
perméabilité d u terrain non saturé surmontant la nappe, les constituants
minéralogiques pouvant jouer u n rôle atténuateur dans le transfert des polluants
en direction des nappes, sont des éléments essentiels pour le choix des sites.

Les cas de pollution retenus et analysés dans le cadre de cette étude mettent en
évidence que les pollutions engendrées résultent d'erreurs de choix des sites et
d'une mauvaise gestion de la décharge dans la plupart des cas.

Cette étude a été réalisée sur crédits du Secrétariat d'Etat chargé de


l'Environnement et de la Prévention des risques technologiques et naturels
majeurs.

Rapport BRGM-115 p.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

SOMMAIRE

INTRODUCTION 1

1-POLLUTION DES EAUX PAR LES DÉCHARGES 2


1.1 - ORIGINE ET NATURE DES POLLUANTS ISSUS
DE LA DÉCHARGE 2
1.1.1 - Production d'effluents liquides 2
1.1.2 - Production de gaz 3
1.2 - INFLUENCE DES CONDITIONS CLIMATIQUES SUR
LA PRODUCTION D'EFFLUENTS 4
1.3 - TRANSPORT DES POLLUANTS DANS LE SOL ET DANS
LES EAUX 6
1.3.1 - Perméabilité et vitesse réelle effective 7
1.3.2 - Pouvoir filtrant des sols et des aquifères 9
2 - ANALYSE DE CAS DE POLLUTION PAR LES DÉCHARGES
D'ORDURES MÉNAGÈRES 12
2.1 - CARACTÉRISATION DE LA POLLUTION 12
2.2 - ANALYSE DES CAS DÉCRITS 13
2.2.1 - Modification de la qualité chimique de l'eau souterraine 13
2.2.2 - Etendue de la pollution 14
2.2.3 - Caractéristiques d u site 14
3-QUELQUES CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS 17

3.1 - COMPOSITION DES DÉCHETS 17


3.2 - PRODUCTION D'EFFLUENT 17
3.3 - CHOIX DU SITE 18
3.4 - CONTRÔLE DES EAUX DE SURFACE ET
DES EAUX SOUTERRAINES 18

4-FICHES DE CAS 20

CONCLUSION 114

RÉFÉRENCES 115

Rapport B R G M -115 p.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

INTRODUCTION
La mise en décharge contrôlée (ou centre d'enfouissement technique) est le
procédé le plus couramment utilisé pour le traitement des résidus urbains et
déchets industriels et commerciaux assimilés. Près de 60 % des 16 M de tonnes
d'ordures ménagères collectées chaque année en France sont ainsi évacuées en
décharges, à raison de 46 400 t/j sur 341 décharges de plus de 10 t/j et 2 100 t/j sur
700 petites décharges (estimation A G H T M , 1985).

Or, ces décharges disséminées sur l'ensemble du territoire constituent autant de


sources potentielles de pollution tant pour les eaux de surface par fuite de lessivats
hors du site que pour les eaux souterraines par infiltration dans le substratum des
effluents émis par la décharge.

U n e enquête réalisée en 1985 sur les grandes décharges (plus de 50 t/j) avait
montré que plus de 30 % des sites inventoriés étaient a priori très vulnérables à la
pollution (avec des fonds alluviaux très perméables et des aquifères peu profonds
< 10 m ) . L'étude détaillée de cinq de ces grandes décharges avait révélé des
indices plus ou moins importants de contamination (chimique et/ou bactérienne)
des eaux souterraines ou superficielles à l'aplomb ou à proximité de 4 des 5 sites
examinés et avait conclu à la nécessité d'un suivi régulier des impacts sur les eaux
pour ce type de décharge (sites géologiquement semi perméables ou perméables).

D'autres études récentes ont détecté également la présence de micropolluants


(métaux lourds ou solvants chlorés) dans les nappes à l'aplomb ou au voisinage de
décharges municipales (origine probable : restes de produits d'entretien ménagers,
dégradation de piles boutons ou de certaines matières plastiques) et parfois dans
des aquifères situés à plus de 30 m de profondeur.

Ces risques de pollution sont d'ailleurs soulignés dans la réglementation sur la


mise en décharge contrôlée de résidus urbains (instruction technique du
11/3/1987, J . O . du 11/4/1987) qui impose à l'exploitant une auto-surveillance de la
qualité des eaux souterraines et superficielles, tant pendant l'exploitation
qu'après la fermeture de la décharge.

La présente étude réalisée sur crédits du Secrétariat d'Etat chargé de


l'Environnement a pour objectif d'identifier les principaux paramètres
responsables de la pollution à partir de l'examen de cas de pollution décrits dans la
littérature.

Rapport B R G M -115 p.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

1 - POLLUTION DES EAUX PAR LES DÉCHARGES

1.1 - ORIGINE ET NATURE DES POLLUANTS ISSUS DE LA D É C H A R G E

Les effluents produits par les déchets sont gazeux et liquides.

1.1.1 - P R O D U C T I O N D ' E F F L U E N T S L I Q U I D E S

L'infiltration due à la pluie et au ruissellement à la surface de la décharge,


l'intrusion de l'eau souterraine dans la décharge dans certains cas, s'ajoutent à
l'humidité des déchets. Lorsque la capacité de rétention des déchets est dépassée
on aboutit à la production d'efïïuents liquides. L a composition des effluents
liquides sera fonction de la nature des déchets, ménagers, industriels ou mixtes,
et de leurs interactions. Ces réactions peuvent être bénéfiques, dans certains cas
c o m m e la neutralisation de déchets acides par des déchets alcalins, ou nocifs dans
d'autres cas, entraînant l'émanation de gaz ou la solubilisation de métaux lourds.

La composition des effluents est fonction aussi d e l'âge des déchets et de leur
évolution sous l'influence de processus biologiques et des conditions climatiques.
O n distingue deux étapes principales : la phase d'acidification puis la phase de
fermentation au cours de laquelle les polluants organiques sont émis à fortes
concentrations. Les produits sont plus ou moins stables et leur concentration
diminue dans le temps.

Les produits ultimes de la dégradation sont le méthane, le C O 2 et l'eau. Les


produits intermédiaires comprennent les acides carboxyliques, l'acétone,
l'acétaldéhyde et l'éthanol.

Le tableau 1, ci-après, donne des fourchettes de composition d'effluents de


décharge.

D a n s les décharges, le transfert des substances organiques sera gouverné au


moins en partie par leur solubilité dans l'eau.

L a solubilité des substances minérales et des métaux est elle-même liée aux
phénomènes de précipitation et de complexation.

Rapport B R G M -115 p.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

F.flluentd
Fourchette a Fourchette b Fourchette c
Constituant
mg/l mg/l mg/l
Frais Vieux

Chlorure 34 - 2.800 100-2.400 600-800 742 197


Ker(Ke) 0.2-5.500 200-1.700 210-325 500 1.5
Manganèse ( M n ) 0.0G- 1.400 - 75-125 49 -
ZincC/n) 0 - 1.000 1-135 10-30 45 0,16
Magnésium (Mg) 16,5-15.600 - 160-250 277 81
Calcium ( C H ) 5 - 4.080 - 900 -1.700 2.136 254
Potassium (K) 2.8 - 3.770 - 295-310 - -
Sodium (Na> 0 - 7.700 100-3.800 450 - 500 - -
Phosphate <I') 0-154 5-130 - 7.65 4.96
Cuivre (Cu) 0 9.9 - 0,5 0,5 0.1
Plomb <Pb) 0-5.0 - 1.6 - -
C a d m i u m (Cd) - - 0,4 - -
SulfaU"(S04> 1-I.82G 25-500 400-650 - -
N total 0-1.4IG 20-500 - 989 7.51
Conductivîté (umhus) - - 6.000 - 9.000 9.200 1.400
Solides totaux dissous 0-42.276 - 10.000 -14.000 I2.G20 1.144
Solides totaux en suspension 0 - 2.685 - 100-700 327 266
pli 0,7 - 8,5 4,0-8,5 5,2-6,4 5,2 7,3
Alcalinité CaCO.i 0 - 20.850 - 800-4.000 - -
Dureté totale 0 - 22.800 200 - 5.250 3.500-5.000 - -
D e m a n d e biologique eu O 2 9-04.G10 - 7.500-10.000 14.950 -
D e m a n d e chimique en O / 0 - 89.520 100-51.000 16.000-22.000 22.650 81

Taljl. 1 -Caraclérisliquesdeseffluenls de décharges

«1 U.S. Knvironmental Protection Ageney (1973)


b)Slein fia/.(1971)
s) U . S . Knvironmental Protection Agency (1975)
d>Brunner and Carnes (1974)

1.1.2 - PRODUCTION DE GAZ

Les principaux gaz produits dans les décharges par la fermentation de déchets
organiques, sont des mélanges de méthane et d'air (avec risques d'explosion pour
des mélanges de 5 à 15 % de méthane) et du C O 2 .

Le méthane pose le plus de problèmes car l'acidification peut être souvent


neutralisée par les autres déchets ou par les constituants du sol.
La production de gaz dans la décharge contrôlée comporte 4 phases (fig. 1)
(Farquhar et Rovers, 1973) : phase I : aérobie ; phase H : anaérobie non
méthanogénique ; phase m : aérobie méthanogénique, instable ; phase IV :
anaérobie méthanogénique stable.

Les phases sans méthane sont liées à la réduction de matière organique avec
formation de composés solubles sous l'influence d'enzymes. Dans les phases
méthanogéniques les micro-organismes impliqués sont les bactéries communes
des sols et eaux usées.

La production de gaz est contrôlée par la composition des déchets, la teneur en eau,
la température, l'alcalinité et le p H . Selon les conditions, le taux de production du
gaz et la durée de chaque phase peuvent varier considérablement. Souvent, dans
les décharges d'ordures ménagères la phase IV est atteinte en 200 à 500 jours. Le
méthane est un peu moins dense que l'air, mais mélangé avec l'air il peut migrer
vers l'atmosphère et aussi vers le fond et les parois de la décharge.

Rapport B R G M -115 p. 3
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

Schéma de production du gaz dans


la décharge
1 H llll IV
i
i

."l
i C02

n /
il /

-T^— i/\
I

/CH4

\ "H 2 /
Y
/ ^-5^.

TEMPS

Fig. 1 - Schéma de production de gaz dans une décharge (Farquhar, Rovers, 1973)

1.2 - I N F L U E N C E D E S CONDITIONS CLIMATIQUES S U R


LA P R O D U C T I O N D ' E F F L U E N T S

L'eau provenant du déchet ou apportée sur le site par les précipitations ou le


ruissellement, constitue le vecteur principal des polluants émis par une décharge.
Il est donc important de procéder à des bilans hydriques prévisionnels des entrées
et sorties d'eau de l'exploitation, aussi bien pour les sites à fond imperméable
(pour maîtriser les flux de lessivats à collecter et si nécessaire à traiter avant
rejet) que sur les sites perméables pour estimer la pollution risquant d'atteindre la
nappe souterraine.

Les méthodes actuelles de prévision de bilans hydriques sur les décharges sont
dérivées de celles mises au point pour les études hydrologiques ou agronomiques.

Elles sont basées sur les relations entre la pluie, l'évaporation, le ruissellement et
le stock d'eau, relation qui pour une décharge peut s'écrire :

Volume d'effluents = Pluie (P) + E a u apportée par les déchets (ED) -


Evapotranspiration réelle (ETR) - Infiltration dans le substratum (I) -
Variation de stock A S ± Ruissellement (R)

4 Rapport BRGM -115 p.


ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

Si certains paramètres de l'équation sont assez facilement quantifiables (exemple :


précipitations, teneur en eau initiale des déchets), d'autres termes importants le
sont beaucoup moins, en tout cas pour les décharges, dans l'état actuel des
connaissances ; ce sont :

- le ruissellement,

- l'évapotranspiration,

- le stock d'eau des déchets et ses variations,

Le ruissellement est fonction de l'intensité et de la durée des précipitations, de la


perméabilité du sol, de la pente. Sur u n sol, il peut être calculé en utilisant des
coefficients de ruissellement empiriques. Sur les sites de décharges, les valeurs
théoriques obtenues sont assez éloignées de la réalité (en raison de l'irrégularité et
de la rugosité des surfaces),

L'évapotranspiration d'un sol peut être calculée aussi à partir de formules


empiriques (méthodes de Thornwaite, de Turc, de P e n m a n ou autres) faisant
intervenir la température moyenne, la radiation globale d'origine solaire,
l'humidité relative de l'air, etc. Ces formules ne sont pas applicables telles quelles
sur les décharges, où l'évapotranspiration est probablement négligeable à
l'intérieur de la décharge, l'air contenu dans les déchets étant immobile (sauf cas
dé ventilation),

Le stock d'eau du déchet et ses variations dépendent de la nature des déchets, de la


teneur en eau initiale et du degré de compactage. Cette capacité de rétention peut
en effet beaucoup varier suivant le type et l'état physique des déchets (capacités de
0,18 kg/kg de matière sèche pour u n sable de fonderie à 2,6 pour la sciure et
jusqu'à 7 pour une boue de traitement de surface obtenue sous 0,5 k g / c m 2 - I R H ) .

Les déchets ménagers ont aussi théoriquement une capacité d'absorption et de


rétention d'humidité (variable de 0,5 à 2,5 selon les auteurs), du moins à l'échelle
du laboratoire. Mais sur le terrain, la capacité effective de rétention semble bien
inférieure ; de plus très souvent on note l'apparition de lessivats avant que les
déchets ne soient entièrement saturés (circulation préférentielle par des canaux et
interstices dans u n milieu très hétérogène).

Rapport B R G M -115 p. 5
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

A la sortie de la décharge l'effluent peut soit être drainé et traité si le fond de la


décharge est étanche, soit migrer dans le sol puis dans la nappe souterraine, si le
fond de la décharge est plus ou moins perméable, soit rejoindre les eaux
superficielles.

1.3 - TRANSPORT DES POLLUANTS DANS LE SOL ET DANS LES EAUX

Les polluants peuvent être transportés sous différentes formes physiques : sous
forme dissoute dans l'eau, sous forme d'une phase liquide distincte (pour les
solvants organiques), sous forme de gaz ou sous forme de colloïdes.

Le sol et le sous-sol, suivant leur nature, joueront u n rôle de barrière ou filtre


(barrière géochimique) par différents mécanismes ou processus d'interaction entre
le milieu traversé et les substances dissoutes ou particulaires (colloïdes) présentes
dans l'effluent.

Le transfert et l'évolution de cet effluent sont particulièrement complexes, car ils


dépendent à la fois de phénomènes hydrodynamiques, mais aussi des mécanismes
physicochimiques et biologiques d'échange avec le milieu poreux.

Le transfert des effluents liquides se fait dans la zone non saturée située entre la
surface du sol (ou le fond de la décharge) et la nappe puis dans la nappe. D a n s la
zone n o n saturée, les circulations se font lentement et essentiellement
verticalement tandis que dans la nappe elles se font horizontalement. E n milieu
karstique et fissuré, les eaux circulent rapidement en empruntant les fissures,
diaclases, gouffres, dolines, etc.

Sur ces formations karstiques, en raison des grandes vitesses de circulation et des
faibles capacités d'atténuation des polluants, le stockage de déchets, m ê m e des
ordures ménagères, est interdit en France.

6 Rapport BRGM -115 p.


ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

1.3.1 - P E R M É A B I L I T É E T V I T E S S E R É E L L E E F F E C I T V E

1.3.1.1 - Infiltration de l'effluent

La perméabilité d'une roche se définissant c o m m e son aptitude à se laisser


traverser par u n fluide sous l'action d'un gradient de potentiel, ce paramètre est
primordial dans le transfert de la pollution.

Quelques valeurs de perméabilité de différentes roches sont données dans le


tableau suivant à titre indicatif.

G a m m e d e porosités
% d'écoulement
Perméabilité
T y p e d e roches à saturation
P : poreux
Totale Efficace F : fissuré m/s

Argiles 45-55 2-4 P 10-9 à 10-13

Loess P 10-4 à 10-9


Silt 36 3 P 10-8
Craie 35-50 2à5 P +F
Sable fin et m o y e n 40 28 P 10-4

Sable grossier 38 34 P 10-3

Gravier 45 40 10-1 à 10-2

Grès 3,5 à 38 2 à 15 P +F 10-4 à 10-9

Shales P 10-8 à 10-13


Schiste 0,5 à 7,5 0,1 à 2 P +F 10-3 à 10-8

Calcaire fissuré 0,5 à 2 à 10 F 10-5 à 10-8


12,5
Calcaire karstique 10-1 à 10-4

Tabl. 2 - Valeurs de porosité et de perméabilité de différentes roches


(origines diverses)

L a perméabilité dans la zone non saturée varie avec la teneur en eau. Elle est
maximale à la saturation et par conséquent la mesure doit être faite à saturation.

Rapport B R G M -115 p. 7
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

1.3.1.2 - Vitesse réelle effective

U n e fois arrivé dans la nappe, le polluant se déplacera plus ou moins vite, sous
l'influence, en particulier, de la vitesse de l'eau.

La loi de Darcy permet d'évaluer une vitesse apparente V = Ki, i étant le gradient
hydraulique et K la perméabilité. E n réalité, les écoulements ne se font que dans
une partie des pores accessibles à l'eau et par conséquent la vitesse réelle effective
est liée à la porosité cinématique m e par la relation

Ve = Va/me

Cette porosité est proche de la porosité efficace.

Le tableau 3 donne quelques exemples de vitesses apparentes et de vitesses réelles


effectives pour des terrains argileux où l'on prend m e = 3 %.

Gradient i= 1 i = 1,2 i =2
hydraulique

K Va Ve Va Ve Va Ve
m/s m/an m/an

1.10-9 0,031 1 0,037 -1,2 m 0,063 2,1m


1.10-8 0,31 10 0,37 12 m 0,63 21m

Tabl. 3 - Vitesses apparentes et vitesses réelles

Dans la pratique, l'épaisseur de la couche "imperméable" n'intervient dans le flux


que lorsque la charge hydraulique est importante devant l'épaisseur de la couche
"imperméable". Pour une épaisseur du substratum inférieure à 10 m , le flux sera
fonction de la hauteur de la lame d'eau (charge hydraulique) en fond de décharge,
à perméabilité égale (fïg.2).

8 Rapport BRGM -115 p.


ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

h = hauteur de la lame d 'eau


100 -i
h = 2m

h = 1m

E 50 h = 0.5m
c
a

0 1 2 3 4 5
épaisseur du substratum (m)

Fig. 2 - Flux, épaisseur du sol, et lame d'eau pour K = 10m-9 m/s

Dans tous les cas, la propagation du polluant à travers le sol dépendra de la


quantité d'efïïuent accumulé au fond de la décharge.

E n conclusion, si les seuls phénomènes d'infiltration potentielle étaient pris en


considération, il serait imprudent vis à vis des générations futures d'entreposer
des déchets en décharge m ê m e "imperméable".

Heureusement, les matériaux poreux naturels sont dotés de propriétés


physicochimiques et biochimiques qui peuvent, dans certaines conditions et
limites pour certains polluants, permettre une épuration plus ou moins complète
de l'effluent (barrières géochimiques).

1.3.2 - POUVOIR FILTRANT DES SOLS ET DES AQUIFÈRES

Pour minimiser le transfert de polluants loin de la décharge, il est indispensable


de sélectionner un sol capable de retenir les éléments polluants issus de la
décharge. D e nombreux phénomènes entrent en jeu dans l'atténuation des
polluants dans les sols et les aquifères (tabl. 4).

Rapport B R G M -115 p. 9
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

Aspect P h é n o m è n e concerné

Hydraulique Perméabilité
Colmatage
Dispersion
Dilution

Dégradation Transformation de polluant ou


autre composé impliqué dans la
rétention ou le déplacement du
polluant

Géochimie Adsorption
Précipitation
Complexation

Tabl. 4 - Mécanismes intervenant dans les sols


et aquifères

La dilution du polluant se produit quand l'effluent atteint la nappe. Mais on ne


peut considérer ceci c o m m e une réelle "atténuation". Le polluant est plus dilué
mais la quantité présente dans l'environnement local est la m ê m e .

1.3.2.1 - Dégradation etfiltration(9,8)

Les composés organiques peuvent être dégradés en d'autres produits, toxiques ou


non. Les molécules organiques non toxiques peuvent être transformées également
en affectant la solubilité ou la rétention des métaux traces, par suite d'une
modification du pouvoir complexant de l'effluent liquide.

Certaines réactions de dégradation comme l'hydrolyse et la réduction


n'impliquent pas de processus biologique. D'autres réactions de dégradation sont
liées à la présence de micro-organismes dans le sol et la nappe. E n conditions
aérobies, les hydrocarbures aromatiques sont biodégradés, mais pas les halogènes
aliphatiques. E n conditions anaérobies, les halogènes aliphatiques sont
biodégradés.

Le déplacement des composés organiques, hydrophobes c o m m e les solvants est


très dépendant des fonctions biologiques du milieu poreux.

La transformation de molécules organiques complexantes (acides humiques,


amino acides, etc...) est responsable de la mobilité de certains métaux lourds
toxiques.

10 Rapport B R G M -115 p.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

1.3.2.2 - Géochimie etfiltration(6,3,7)

L'efficacité de filtration du système sol/nappe dépend des interactions entre les


processus de transfert et des phénomènes hétérogènes. Adsorption et
précipitation ont tendance à retarder ou à atténuer le transport du polluant. Par
ailleurs, les processus de complexation peuvent augmenter la solubilité des
polluants et par conséquent favoriser leur déplacement. L a précipitation est u n
des premiers mécanismes d'atténuation. C e mécanisme est important car il
contrôle la solubilité des polluants dans l'effluent.

L'adsorption est fonction de la matrice sol/aquifère et des caractéristiques


chimiques de l'effluent. Pour u n sol donné, l'adsorption des composés organiques
augmente des solvants chlorés au D D T . La solubilité des métaux lourds dépend de
la composition de l'effluent. Les isothermes d'adsorption dépendent du p H et de la
compétition des cations pour les sites d'adsorption et des réactions de
complexation des métaux.

L a présence de métaux lourds en compétition diminue la capacité de filtration du


sol.

1.3.2.3 - Colmatage

Les colloïdes peuvent se déplacer dans le milieu poreux, à condition que les
particules colloïdales soient plus petites que les pores, et que les charges
électriques du milieu solide et du liquide qui y circulent le permettent. Des cations
et anions de l'eau qui circule peuvent influencer l'agrégation des colloïdes et le
colmatage des pores.

Rapport B R G M -115 p. 11
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

2 - ANALYSE DE CAS DE POLLUTIONS PAR LES DÉCHAR-


GES D'ORDURES MÉNAGÈRES
2.1 - CARACTÉRISATION DE LA POLLUTION

Les éléments polluants issus des décharges sont principalement les métaux
lourds, les cyanures, les polluants organiques (phénols, hydrocarbures,
organohalogenés) et certaines espèces microbiologiques.

La nappe sera considérée c o m m e polluée quand les normes établies pour l'eau
potable sont dépassées (tabl. 5).
Teneurs (rag/1) Teneurs (mg/1)
Paramètres Substances en traces
ou substances micro polluanU (|ig/l)
Minimum Maximum Minimum Maximum

PH 9 Arsenic (As) 60
Conductivilc uohm/cm 1250 Cadmium (Cd) 5
Késidu sec 1500 Cyanures (CN) 50
Dureté totale (degrés français) 15 50 Cuivre (Cu) 1000
Mercure (Hg) 1
Ca Plomb (Pb) 50
Mg 50 Zinc(Zn) 5000
Na 150 Nickel (Ni) 50
K 12 Fe(Fe) 200
Sulfates 250(SO4_) Manganèse (Mn) 50
Chlorures 250 (Cl) Hydrocarbures aromatiques 0.2
Nitrates 50(NO 3 ) Phénols 0.5
Nilrites 0.1 ( N O Î ) Détergents
Ammonium 0.5 (NH«) Pesticides 0.5
Fluor 1.51F) Organismes pathogènes (par 100 ml) 0
Aluminium 0.2 Coliformes (par 100 ml) 0

Tabl. S- Normes françaises : décret n*89-3 janvier 1989 pour les eaux destinées à la consommation humaine

La pollution par les décharges d'ordures ménagères se caractérise par une


zonation de la pollution au droit et en aval du dépôt.

Cette zonation comprend :

• U n e zone d e réduction dans laquelle on observe la réduction des éléments


inorganiques, nitrates, sulfates, et l'oxydation des composés organiques
accompagnée d'une élévation de la température, de l'apparition de N H 4 + et de
l'absence d'oxygène dissous.

• U n e zone d e transition

E n aval de la zone de réduction se situe une zone de transition caractérisée par


l'apparition progressive d'02 dissous et une diminution des phénomènes d'oxydo-
réduction.

12 Rapport B R G M -115 p.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

• U n e zone d'oxydation

La teneur en O 2 permet l'oxydation des éléments inorganiques.

Cette zonation a été observée sur un certain nombre de décharges françaises avec
une zone de réduction dans le panache de 7 décharges de gros tonnage ( > 50 t/j)
pouvant s'étendre jusqu'à 400 m en aval (5).

La zone d'oxydation a été observée sur une dizaine de décharges (5).

2.2 - ANALYSE DES CAS DÉCRITS

R e m a r q u e préliminaire

Les exemples présentés ci-après ont été retenus car ils font l'objet d'une
description plus ou moins détaillée, dans diverses publications. Toutes les fiches
(sauf une) décrivent des exemples pris à l'étranger faute de publications
françaises.

Nous comparerons les pollutions engendrées sur ces 20 sites, aux observations
faites par I. Estève dans le cadre de l'enquête réalisée en 1985 sur les pollutions
observées autour des décharges de classe II en France (5).

2.2.1 - MODIFICATIONS DE LA QUALITÉ CHIMIQUE DE L'EAU


SOUTERRAINE

• Sur tous les sites étudiés, la pollution est caractérisée par une minéralisation
accrue à l'aplomb et à l'aval de la décharge, par rapport à la moyenne locale de la
nappe concernée. Cette augmentation en aval du dépôt est de l'ordre de 70 %.

• Sur la majorité des sites, la pollution est mise en évidence par l'augmentation
des teneurs en Cl". Le tableau 6 qui synthétise les informations recueillies montre
que les quantités maximales mesurées en Cl" sont liées au tonnage important des
déchets et à l'importance des décharges.

Rapport B R G M -115 p. 13
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

A noter la différence de taille entre les décharges présentées dans lesficheset les
décharges françaises, qui sont considérées c o m m e importantes au-dessus de 50 t/j.
E n France, les teneurs en Cl' dépassent rarement les normes de potabilité.

• Très souvent, l'on observe une augmentation de N H 4 + à l'aplomb du dépôt. Sur


le front du panache de pollution, les ions N H 4 + disparaissent et les nitrates
augmentent.

• E n ce qui concerne les métaux lourds, ils ne sont pas toujours analysés, surtout
dans les études antérieures à 1980. Dans les pollutions par les décharges
françaises, ils restent le plus souvent dans les normes de potabilité. Dans les
pollutions décrites dans lesfichesjointes, on observe relativement souvent la
présence de Fe, pouvant atteindre une concentration de 27 000 ug/1 à Herta Road,
6 000 pg/1 à Arnold et 24 000 ug/1 à Babylon. Le M n est observé également dans
quelques cas.

Les polluants organiques ont été mesurés à Llangollen et à North Bay, les phénols
à Herta Road.

2.2.2 - ÉTENDUE DE LA POLLUTION

L'étendue de la pollution est liée à la vitesse d'écoulement dans la nappe : plus elle
est grande plus la pollution s'étend (Babylon, Islip, Grosslapen, Rockford).

Elle est liée aussi à l'importance de la décharge ; les décharges précédemment


citées sont des décharges importantes.

Très souvent, les analyses chimiques ne sont faites qu'à une seule profondeur.
Cependant la pollution peut être effective sur une épaisseur non négligeable,
c o m m e à Noordwijk où la nappe est polluée sur 30 m de profondeur, et à Lantana
ou l'on observe la pollution sur 21 m d'épaisseur.

2.2.3 - CARACTÉRISTIQUES DU SITE

Tous les cas de pollution recensés sont observés sur des sites ne présentant pas les
qualités requises énoncées précédemment.

14 Rapport B R G M -115 p.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

E n effet, c o m m e il apparaît dans le tableau 6 les décharges ont été établies sur des
terrains très perméables, graviers, sables, ou sur roche fissurée.

Par ailleurs, l'épaisseur des terrains, non saturés, perméables est faible. La nappe
est, dans tous les cas, très vulnérable et proche du fond de la décharge.

D e plus, un nombre important de décharges se situe dans des carrières dont le fond
baigne (au moins temporairement) dans la nappe.

Le choix du site est dans tous ces cas mauvais et explique en grande partie les
pollutions observées.

Rapport B R G M -115 p. 15
Nature Extension de
Localisation Vitesse n a p p e
Epaisseur Quantité ' Surface Teneur Cl Autres éléments indicateur
sol sous n o n saturé déchets décharge la pollution en maxi observée
décharge aval
Babylon 0,3àlm/j sables 4,6 m 1,75.108 m 3 10 ha 3 k m 30 910mg/l K (110 mg/1) Fe (24 000 pg/1), M n

Islip 0,3 à 1 m/j sables 6m 630 000 m 3 8 ha 1 k m 500 400mg/l N a (560 mg/1) K (75 mg/1) Fe

Rockford sables < 10m > 300000t 16ha 0,5km2 160mg/l N H 4 + , F e (1700 ug/1)

Riverside ? graviers 3m ? 1 k m 600 773 mg/1 N a + (650 mg/1) S O < ~ (577 mg/1)

Azusa Rock graviers 6m 4 292t 300 m CO2(120ppm)

West Kingston 0,3 m/j graviers »9m 7 > 2,5 ha 500 m 77mg/l Conductivité, M n , Fe

Brookins 0,90 m/j à < 0,30 m/j graviers lm90 65 ha 320 mg/1 N a (219 mg/1) conductivité (1400 phos)
Llangollen sables <5m 1,4.106 m 3 19 ha 800 m Produits organiques (429 ug/1)
Lantana sables 2,7 m 100 ha 300 m 265 mg/1 Résistivité N H 4 , Fe (6000 pg/1)
Boldan charbon 5m 760 mg/1 NH4,Fe
Arnold calcaire karstique - 500 t/j 1 k m 500 147 mg/1 N a (144 mg/1) Fe (6 000 pg/1)
(180 000t/an)

Borden sables <7m > 3 0 0 000m3 5,4 ha 700 m > 500 mg/1 Conductivité, t*, S O 4 (2 060 mg/1)
North Bay 0,2 m/j sables <7m 28 ha 700 m 400 mg/1 Polluants organiques
HertaRoad tourbe <4m 32 ha 229 mg/1 Fe (27 000 pg/1) phénols (12 pg/1)
Noordwijk 4 m/an sables argileux lm 80 m et 30 m de 2 380 mg/1 Solides dissous, H C O 3
profondeur
Grosslappen 0,2 m/j à 5,5 m/j graviers 2à3m 4.106 m3 15,3 ha 3km 670 mg/1 ConductiviU, t", permanganate
Thriplow 1,6 m/j sables - graviers 9m 300 0001 7 ha 15m 660 mg/1 N H 4 + , alcalinité
+ 32 400m3d.liq.
Potton sables 3m 25 000 fan 14,2 ha 300 m 146 mg/1 K + , alcalinité
soit 250 0001

Barton Mills 0,16 à 2.8 m/j craie 15 m 65 0001 12 ha <200m 61 mg/1 NH4+,K+
Jamroli et al. 6tfià35t5 0,6 ha à 12 ha 450 m 680 mg/1 Fe.DCO
Eteignieres limon sur phyllades 0,5 à 5 m limons » 60 000 t/an D . M . 11 ha 200 m 249 mg/1 NH4+.Na+,K +
et == 25 000tD.I.

Tabl. 6 - Pollution par les décharges - Résumé des caractéristiques des cas étudiés
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

3 - QUELQUES CONCLUSIONS ET
RECOMMANDATIONS
Les déchets pouvant être acceptés en décharge de classe II et le site sélectionné
pour le stockage seront examinés en tenant compte de leur impact potentiel sur le
sol et sur les eaux.

Pour cela une prévention active de la pollution consistera à minimiser l'entrée


d'eau dans la décharge et à drainer l'effluent produit pour le traiter avant rejet.

La prévention passive résidera dans le choix d'un site capable d'atténuer le


transfert des polluants en dehors de la décharge : épaisseur du terrain non saturé,
capacité d'adsorption du substratum élevée, et enfin dilution éventuelle dans une
nappe ou une eau de surface non utilisée pour l'alimentation en eau potable.

Des directives C E E sont en cours d'élaboration, concernant la mise en décharges


des déchets et devraient paraître prochainement. Nous nous bornerons ici à faire
quelques recommandations qui découlent de l'analyse des cas décrits.

3.1 - COMPOSITION DES D É C H E T S

Dans les décharges d'ordures ménagères, les liquides ne devront pas être admis,
les boues d'épuration ne devraient l'être que si la teneur en eau pondérale est
inférieure à 65 %.

3.2 - P R O D U C T I O N D ' E F F L U E N T

U n bilan hydrique prévisionnel devra être établi et des drains mis en place dans la
décharge et dimensionnés en conséquence pour collecter l'effluent.

Dans la mesure du possible pour le choix du site, on essaiera de tenir compte des
situations climatologiques pour éviter les trop fortes précipitations, des conditions
topographiques favorables au ruissellement.

Il est évidemment proscrit d'implanter la décharge dans la nappe (fond de


carrière) et dans le lit d'une rivière, pour éviter les remontées de nappe dans la
décharge.

Rapport B R G M -115 p. 17
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

3.3 - CHOIX D U SITE

• Réglementairement, une décharge de classe II ne devrait pas être située à


proximité d'une zone de baignade, d'une zone d'aquaculture, de réservoirs d'eau
potable. D e plus, on n'implantera pas de décharge dans les périmètres de
protection rapprochée des captages publics d'alimentation en eau. Aucune eau
drainée en provenance de la décharge ne devrait atteindre ces différentes zones.

• E n ce qui concerne le choix du substratum, il sera effectué en tenant compte des


facteurs suivants: perméabilité et épaisseur du sol non saturé, composition
minéralogique du substratum et caractéristiques de l'aquifère sous-jacent.

L'épaisseur de terrain non saturé doit être supérieur ou égal à 5 m la perméabilité


doit être inférieure ou égale à 10-6 m / s .

Ces valeurs pourraient être modulées en fonction du contexte : par exemple la


perméabilité pourra être légèrement supérieure si l'épaisseur de terrain non
saturée est plus importante et s'il n'existe pas de nappe phréatique utilisée.

Le substratum sera considéré en fonction des minéraux pouvant adsorber les


polluants. U n limon ou une argile présentent plus de garantie que des graviers ou
des sables. L a capacité d'adsorption devrait être supérieure ou égale à
15 meq/100 g, pour être considérée c o m m e facteur d'atténuation (4).

3.4 - CONTRÔLE DES EAUX DE SURFACE ET DES EAUX


SOUTERRAINES

U n contrôle de l'effluent produit et de l'eau de la nappe située sous la décharge est


impératif. Les éléments à contrôler dépendent des déchets entreposés. Le contrôle
doit être fait quand la décharge est en opération, mais également après sa
fermeture.

D a n s l'eau, on recherchera les éléments majeurs mais aussi les métaux lourds et
les polluants organiques. Le nombre et la localisation des puits de contrôle de la
nappe seront basés sur l'étude hydrogéologique du site, indispensable pour
déterminer la direction et la vitesse d'écoulement.

18 Rapport BRGM -115 p.


ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

U n nombre m i n i m u m d'un puits en amont pour mesure du bruit de fonds et de


trois puits en aval semble nécessaire, mais dépend beaucoup de la situation
hydrogéologique locale.

Les analyses d'eau devraient être effectuées deux fois par an.

Le contrôle de qualité de l'eau devrait être effectué pendant 10 ans après la


fermeture de la décharge.

Après fermeture, la décharge devra être couverte pour prévenir l'entrée des
précipitations et en vue de sa réhabilitation.

Rapport B R G M -115 p. 19
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

4 - FICHES DE CAS

CAS1

1-Nom : Décharge de Babylon.

2 - Localisation : Long Island, état de N e w - Y o r k , au nord de Great South Bay,


aux Etats-Unis.

3 - Climatologie : L a pluviométrie annuelle est de 1 190 m m dont la moitié


s'infiltre.

4 - Géologie : Les dépôts sableux d'origine glaciaire, reposent sur les


sédiments crétacés. Par endroits, les dépôts glaciaires sont
séparés des sédiments crétacés par des lits d'argile et de silt.
L'épaisseur du terrain non saturé au-dessus de la nappe est de
4,6 m .

5 - Hydrogéologie
La nappe qui circule dans le sable moyen, affleure au fond de
la décharge. L a perméabilité moyenne dans la nappe est
comprise entre 4,6.10-4 m / s et 13,8.10-4 m / s . Elle est de
9,3.10-4 m / s près des décharges de Babylon et Islip.
Les autres caractéristiques sont les suivantes :
- gradient : 0,0020 ± 0,0001,
- porosité efficace : 25 %ot
- vitesse de la nappe : 0,3 à 1 m/j,
- fluctuations du niveau de la nappe : 3,6 à 5,4 m ,
- épaisseur de la nappe : 23 m .

6 - Caractéristiques de la décharge
L a décharge a été mise en service en 1947. Ses dimensions sont
de 505 m sur 689 m .
Les sables et graviers ont été excavés jusqu'à 3 m sous la
surface du sol.
Les déchets sont constitués par des ordures ménagères et aussi
des déchets liquides à partir de 1966. Ils ont été placés dans
3 alvéoles remplies successivement.
La superficie couverte par la décharge est de 10 ha.

20 Rapport BRGM -115 p.


ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

U n e partie des déchets est incinérée sur place.


Les quantités de déchets disposés de 1968 à 1978 sont de :
- 334 tonnes/j de déchets incinérés,
- 461 m3/j de déchets non combustibles et compostables,
-150 0001/j de déchets liquides.

Les déchets ont été recouverts par des sables et graviers et des
boues d'épuration, puis compactés.

7 - Mise en évidence et m o y e n s de contrôle de la pollution


Des puits de contrôle ont été forés autour de la décharge et en
aval. Les puits sont crépines à différentes profondeurs.
Les puits sont au nombre de 90, répartis sur 40 emplacements.
Sur l'eau de ces puits, on a effectué 3 analyses par puits et de
nombreuses mesures in situ de p H et conductivité.
Les éléments mesurés sont les majeurs, les métaux lourds et le
carbone organique.

8 - Résultats : L'extension du nuage de pollution a été déterminée par les


mesures de conductivité.
Le nuage s'étend sur 3 k m 300 à partir du site de décharge. Sa
largeur est de 570 m à la décharge et de 210 m en queue de
nuage.
Les concentrations maximales mesurées dans le nuage sont les
suivantes :
-860mg/lNa+,
-565mg/lCa++,
-100mg/lMg++,
-110mg/lK+,
- 2700 mg/1 H C O 3 - (près de la décharge),
-910mg/lCl\

L'eau est polluée sur toute son épaisseur.


H C O 3 " est un bon indicateur pour tracer le nuage.
La teneur en H C O 3 " s'atténue en queue de nuage et décroît
quand la valeur de p H tombe au-dessous de 6.
L'atténuation des autres ions en queue de panache peut être
due à des réactions c o m m e l'oxydation de N H 4 + en NO3".

Rapport B R G M -115 p. 21
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

La teneur en SO4* augmente vers l'aval, et ceci


vraisemblablement suite à l'oxydation des sulfures.
Les teneurs en Cl" sont élevées : plus de 5 fois les normes pour
les eaux de boisson.
Le Cl" est un bon indicateur de pollution - corrélé à la
conductivité.
E n ce qui concerne les métaux lourds, les métaux rencontrés
aux plus fortes concentrations dans le nuage de pollution sont
le Fe dont la concentration peut atteindre 440 mg/1 à p H 6,9 et
le M n avec 190 mg/1 à p H 6,3.
O n a détecté également Cd, Cr, Co, C u , H g , Ni, P b , Sr et Zn
dans quelques échantillons.
La teneur en C organique a atteint 2 250 mg/1 au niveau de la
décharge mais reste inférieure à 22 mg/1 ailleurs.
La pollution atteint toute l'épaisseur de l'aquifère soit 222 m
mais pas les nappes profondes.
Les analyses chimiques complètes sont données dans la fiche
Islip.

: S . E . K i m m e l , O . C . Braids - Leachate plumes in groundwater


from Babylon and Islip landfills, Longlsland, N e w York. Geol.
Survey. Prof. Paper 1085,1980.

Rapport BRGM-115 p.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

41'

Fig. 1 - Localisation des décharges de Babylon etlslip

Rapport B R G M -115 p. 23
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

£V—C*+ACM

•'-. ' "• "s X ^ C ^ C H *«: ,!


BABYLON -\ /%"'- z.
--• . • ; . « •
F iï«
' >y^^ IN^
\

LINE O F E Q U A L SPECIFIC C O N D U C T A N C E .
J A N U A R Y 1974-Showsextent of leachate con-
tamination at B-depth (Babylon) and C-depth (Islip).
Conductance in micromhos per centimeter at 25° C
W A T E R W E L L - N u m b e r is bicarbonate concentration,
in m g / L . a indicates sampie collected in 1973; b
indicates sampie collected in 1972; ail others were
collected in July and August 1974
Wfi L A N D F I L L DEPOSITS

Fig. 2 - Concentration en bicarbonate aux puits de profondeur C


au voisinage des décharges de Babylon et Islip

Rapport B R G M - 1 1 5 p.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

Fig. 3 - Concentration en chlorure dans l'eau souterraine près du nuage


de pollution à Babylon

Rapport B R G M -115 p. 25
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

v~ucr**£~

BABYLON

LINE O F SPECIFIC C O N D U C T A N C E , J A N U A R Y
1974-Shows extent o( leachate contamination at
B-depth (Babylon) and C-depth (Islip). Conductance
in micromhos per centimeter at 25° C
WELL AND SULFATE CONCENTRATION-
Concentration in milliïrams per liter. Number in
parenthèses is sulfate as percentage of total anions
in 1973.
LAND1-ILL DEPOSITS

Fig. 4 - Concentration en sulfate dans l'eau souterraine dans


et près des nuages de pollution à Babylon et Islip

Rapport B R G M -115 p.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

CAS 2

l-Nom : Décharge d'Islip.

2 - Localisation : Long Island : état de N e w - Y o r k au nord de Great South bay -


Etats-Unis.

3 - Climatologie : L a pluviométrie annuelle est de 1 090 m m (75 à 120 m m / j


toute l'année), dont la moitié s'infiltre.

4 - Géologie : Les sables d'origine glaciaire reposent sur les sédiments


crétacés.
L'épaisseur du terrain non saturé au-dessus de la nappe est de
6 m.

5 - Hydrogéologie
La nappe contenue dans les sables glaciaires est à 6 m sous la
surface du sol.
Ses caractéristiques sont les suivantes :
- perméabilité : 40 à 120 m/j,
- gradient : 0,0016 ± 0,0001,
- vitesse : 0,3 à 1 m/j.

6 - Caractéristiques d e la décharge
La décharge a été mise en activité en 1933 dans une carrière
de sables et graviers.
Elle s'enfonce jusqu'à 9 m sous la surface du sol et s'élève à 5 m
au-dessus de la surface du sol.
E n 1973, la décharge couvrait 7 ha.
Un incinérateur sur place permet de brûler les déchets
combustibles (137 tonnes incinérés par jour). E n 1972, en plus,
5 6001 de déchets de démolition et de non combustibles ont été
déposés.
E n 40 ans 6,3 X 105 m 3 ont été déposés.
L a décharge est couverte par du sable et en partie par de
l'herbe.
Le taux d'infiltration est élevé.

Rapport BRGM-115 p. 27
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

7 - Mise en évidence et m o y e n s de contrôle de la pollution


U n nombre important de puits de contrôle a été implanté
autour de la décharge et en aval, soit 76 puits sur 34 sites.
Trois analyses par puits (une par an pendant 3 ans) et de
nombreuses mesures de p H et conductivité ont été effectuées
sur l'eau des puits.
Les éléments mesurés sont les majeurs et les métaux lourds.

8 - Résultats : L'extension du nuage de pollution a été mesurée par la


conductivité. Le nuage a une largeur de 420 m au niveau de la
décharge, de 150 m en queue. Sa longueur est de 1 k m 500.
La teneur en Cl" atteint 400 mg/1.
La teneur en H C O 3 " varie de 1 010 mg/1 près de la décharge à
30 mg/1 en queue de nuage.
La teneur en SO4" atteint parfois 150 mg/1.
Les concentrations maximales mesurées sont :
-560 mg/1 N a + ,
-75 mg/1 K + ,
-180 mg/1 C a + + ,
-55mg/lMg+ + .
Fe et M n sont élevées c o m m e à Babylon.

Observation : La pollution n'est pas négligeable au voisinage de la décharge.


Quand l'eau s'éloigne de la décharge, on observe une dilution
et une sorption des polluants.

Références : S . E . K i m m e l , O . C . Braids - Leachate plumes in groundwater


from Babylon and Islip landfills, Long Island, N e w - Y o r k .
Geolog. Survey, Prof. Paper 1085,1980.

28 Rapport BRGM -115 p.


ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

3"06 73"04

Base from U . S . GeologicaJ Survey Hydrology by G . E . Kiramel, 19 7 4


Patchogue 1 :24,000, 1967

— W a t e r table in January 1974 and location of wells referred to in text in vicinity oflslip landfill.

Fig. 1 - Niveau de la nappe en janvier 1974 et localisation


des puits au voisinage de la décharge d'Islip

Rapport B R G M -115 p. 29
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

Tabl. 1 - Analyses chimiques de l'eau de la nappe supérieure


dans la zone d'étude (bruit de fond) B : Babylon - 1 : Islip

Cmi-.iitiH'nU» .ind Well No.and date of sample collect on

cliardctfristic*
B17C-68 UC-99 I5A.-28 I7A-33 18A -25 I34D-130

2-9-72 3-9-72 2-17-72 11-16-73 2-24-72 5-16-73 10-19-73

Major constituents (mg/L)

Silica (Si02) 13 12 7.9 4.6 6.1 6.0 14


I,on (Fol, total - 2.2 .1 .05 .58 .05 .15 .21
04 .07 .0 .0 .02 .10 .02
4.2 2.0 3.5 5.0 1.7 2.2 2.2
1.0 .8 1.8 1.7 .8 .9 1.2
4.7 4.0 5.6 4.5 3.5 3.7 4.0
.4 1.5 .6 .6 .4 .5
70 15
Bicarbonate <HC0 3 ) . 16 10 9.0 7.0 2.5 3.0
Sulfate (S04) .5 13 10 7.5 8.0 .4
8.0
Chloride (CI) 6.7 7.0 6.7 6.2 5.5 6.0 4.5
Fluoride (F) .0 .1 .0 .1 .0 .6 .2
Nitrate as N __; 27 .20 .80 .54 .10 .03
.02 .005 .24 .0 .002 .0
Ammonia as N 13 .04 .54 .01 .080 .01
Nitrogen, organic as N 29 .35 .45 .09 .520 .0 .0
Phospnorus, as P .06 .28 .0 .10 .0 .01
.04
Trace cléments (>xg/L)

Arsenic (As) 0.0 3 11 0.0 0.0


Copper (Cu) 0 0 0 0 0
U a d (Pb) - 4.0 .8 4.0 0 2
Mercury (Hg) <.5 <.5 <.5 .8 .8
Nickel (Ni) 2.0 4.0 7
0.0 4.0 8
Zinc(Zn) 2.0 .0 .0
20 30 20 50
.0 40
Other characteristics

Dissâivod v>lids (sum, mc/LI ....47 33 51 36 28 29 34


Spécifie «inductance <// mho/cm at 25°C) 66 45 73 72 43 46 73
DH 6.8 6.7 6.4 5.9 5.4 5.3 7.2
-r ." " \ " 11 11 13 12 11 11 11
D&plh of setter» balaw water table ift) _ 65 67 12 13 14 14
110

Tabl. 2 - Analyses chimiques de l'eau souterraine polluée par l'effluent


de décharge dans la zone d'étude
W.ll No. and date af DDlloCtiM
Babylon landnll lalip landnll
CWKWMKI } BIBfi-69 B l M C - 1 » BllC-lû B62BFW MAC-67 ll»B-6| I23E-I44 I8D-22 1300-IW
7-J-7« 7-3l-7« 7-2»-7« 4-1-7» «-21-73 a-13-74
«-J-73 7-ae-7« •-a-i«
Major constituent* (mg/L)

SlllCa (SlO') <1 8.9 5.3 4.1 88 11 7.1 14 16


Calcium (Cal 100 93 0 0 20
28 53 "22 88 ""'S5 17 "~55 7.3 ""6 2
700 280 160 120 43 68 260 170 39
Potassium (K) 110 16 29 5 3 52 3 1.1
25 75
Bicarbonate ( H C O , ) 898 277 208 54 392 59 31
0 426 1,010
Carbonate (CO,) 0 0 0 0 0
227 0 0 0
Aikalinity a* C a C O , 737 171 322 48 25
Sulfate (SO.) 100 19 349 36 44 26 828 74
410 61 150
Chloride (Cl) 910 150 60 92 57 29
.1
200 0 .4 150
Fluonde 65 400
Hrumide (F)
(Br) .3
.15 4.2 .2 .85 0 1.3 .2 0 !36
Nitrate (NOi) 14.2 2.7 1.6 .6 .69 2.3 .45
'"".05 .34
Nitrile(NO,l .67 1.1
0 .17
43 ""7.8
35
"l5 "5.3 "l4
12 '""6.08 '"à
Minor cunalituents (jjg/L)

14 1 0 29 2
Boron (B) 2.500 770 l'fiÔÔ 780 3ÔÔ 690 1ÏÔÔ 430 *24Ô
Copper (Cu) 0 20 0
10 0
Lead (Pb) 1 0 6
- l 0 0
1 0
680 1.400
2 180
370
2 130
Zinc(Zn) - 20
80
""io 160
10
"l90 230
0 10
50 "2ÏÔ 1~2ÔÔ 0 3~4"ÔÔ 10 "iïô
24.000 0
1,200 39,000 20
180
Other characleristica 100
Dionolved aolida
Kooidue at 180"C Img/Ll 2,300 1.220 652 508 219 490 1,560 555 223
2,475 1.030 778 486 230 575 1,548 539 196
30 370
0
450
220
213
0
120
0
65 210 676 60
61
21
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EA UX

CAS 3

l-Nom : Décharge de R o c k f o r d .

2 - Localisation : Nord-Ouest de Chicago (Illinois) - Etats-Unis.


La décharge est au sud de la ville de Rockford et dans les
limites de la ville à 210 m à l'est de Rock River.
Entre la rivière et la décharge se trouve une usine alimentaire
ayant 4 forages.
E n bordure sud-est du site de la décharge se trouve un puits
d'alimentation en eau potable de la ville, qui a été implanté
10 ans après le début de la décharge !

3 - Climatologie : A Rockford les étés sont chauds et humides et les hivers froids.
L'humidité relative tombe rarement au-dessous de 50 % et est
en général de 50 à 80 %.
La pluviométrie moyenne annuelle est de 92 c m entre 1947 et
1973, avec minima de 60,7 c m etmaxima de 141 c m .
Ces données sont révélatrices d'une forte infiltration
génératrice d'effluents.

4 - Géologie : Le site est celui d'une ancienne carrière de sable. Il s'agit d'un
sable de type glaciaire. Bien que placé à 400 m de la rivière, le
site n'est pas dans la zone inondable.

5 - Hydrogéologie
La nappe sous la décharge s'écoule vers la rivière et
perpendiculairement à celle-ci. Les puits de l'usine
alimentaire sont sur ce trajet.
Le niveau de la nappe est à 10,2 m sous la surface du sol.

6 - Caractéristiques de la décharge
E n 1947, la ville achète l'ancienne sablière pour en faire une
décharge.
Le sable a été exploité jusqu'à 12 m sous la surface du sol sur
16 ha.
A l'origine les déchets ont été mis dans la nappe.
E n 1958, la fosse en eau était remplie de déchets et recouverte
de terre.

Rapport B R G M -115 p. 31
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

D e 1950 à 1968, un petit incinérateur traitait certains déchets


pour réduire leur volume. Avant 1960, les déchets étaient
recouverts très épisodiquement. D e 1965 à 1972, le site était
couvert de terre journalièrement. E n 1971, la couverture
comprenait des cendres et des sables de fonderie. E n 1972, la
décharge était officiellement fermée et s'élevait de 4,5 à 9 m
au-dessus de la surface du sol.
La décharge recevait des déchets ménagers et industriels
(métaux et déchets de fonderies).
Les quantités déposées sont les suivantes :
- en 1949, 21.400 tonnes,
- en 1971,38 950 tonnes de déchets ménagers,
- en 1972, 50 160 tonnes de déchets ménagers,
- dans les 6 premiers mois de 1973, 25 910 tonnes de déchets
ménagers.

7 - Mise en évidence et m o y e n s de contrôle de la pollution


Quand la pollution de la nappe est apparue ainsi que la
migration des gaz, u n plan de stabilisation de la décharge a
été développé. Seuls les tuyaux d'aération ont été installés.
Il n'y a jamais eu de programme de contrôle, l'extension de la
pollution n'a donc jamais été déterminée.
Cependant, à partir des puits pollués et en supposant que la
pollution se propage dans le sens d'écoulement de la nappe en
direction de la rivière, la surface génératrice de la pollution
était de 0,6 k m 2 .
Trois types de puits se sont révélés pollués : ceux de l'usine
alimentaire, le puits public d'alimentation n°14 et des puits
privés.
Sur les 4 puits de l'usine alimentaire, on observe en 1965 une
dégradation du goût et de l'odeur.
Les m ê m e s nuisances se retrouvent sur des puits privés
voisins.

8 - Résultats : 4 analyses chimiques opérées sur les eaux de ces puits


montrent une teneur élevée en solides dissous et en Fe.
Les puits ont été abandonnés.
6 analyses chimiques effectuées sur l'eau du puits
d'alimentation en eau potable n°14 ont révélé une

32 Rapport BRGM -115 p.


ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

augmentation considérable des chlorures, M n , N a , N H 4 + de


l'alcalinité et des minéraux dissous et du Fe (fïg. 2).
D e plus, du méthane a été trouvé dans l'eau du puits.
Le puits a été abandonné en 1972.
Il n'y a pas eu d'analyses sur l'eau des puits privés qui ont tous
été fermés.
L'usine et la zone résidentielle ont été raccordés sur un réseau
de la ville.
E n 1974, l'Environmental Protection Agency (EPA) a obligé la
ville à mettre une couverturefinaleadéquate sur la décharge
pour réduire l'infiltration. C'est la seule action qui ait été
engagée pour réhabiliter le site.

Références : A n o n y m e - Leachate damage assessment. Case study of the


Peoples Avenue solid waste disposai site in Rockford, Illinois.
E P A : 5 3 0 : S W - 5 1 7 - Juin 1976.

Rapport B R G M -115 p. 33
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

fton.es Avt

HARRISON AVE

NEWMILFOROAVE

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£ ROCK RIVER AVE £
£ 1 1 >
nsr îsr 1 of

Fig. 1 - Localisation de la décharge de Rockford

Fig. 2 - Analyses chimiques sur le puits d'alimentation en eau potable n°14


Evolution dans le temps. Décharge de Rockford

34 Rapport B R G M -115 p.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

CAS 4

l-Nom : Décharge de Riverside.

2 - Localisation : Ville de Riverside, sur la berge de la rivière Santa A n a , en


Californie - Etats-Unis.

/
3 - Climatologie : Pas d'indications.

4 - Géologie : La nature du terrain n'est pas indiquée ici mais il doit s'agir de
sables et graviers.
L'épaisseur de sol non saturé est de 3 m au m a x i m u m .

5 - Hydrogéologie
La décharge est située sur la berge de la rivière.
La direction d'écoulement a été déterminée : il se fait en
direction sud-ouest.
Le fond de la décharge est en contact avec le niveau de la
nappe.
L'aquifère supérieur est séparé d'un aquifère inférieur par une
couche d'argile et de silt.

6 - Caractéristiques de la décharge
La décharge a été mise en opération en 1920. Les déchets
accumulés avant 1938 ont été enlevés par les inondations cette
année-là. A partir de 1948, la décharge était contrôlée. Les
déchets étaient déposés dans des tranchées creusées jusqu'au
niveau de la nappe. Certains déchets ont été déposés
directement dans la nappe.

7 - Mise en évidence et m o y e n s de contrôle de la pollution


9 puits ont été implantés au travers de la décharge, en amont
et en aval, ce qui permet de localiser l'extension de la décharge
et l'extension du nuage de la pollution dans l'aquifère
supérieur. L'un des puits est foré jusqu'à l'aquifère inférieur
(fig.l).
Pour contrôler la qualité de l'eau souterraine, 23 puits tubes
ont été mis en place. Des échantillons étaient prélevés et
analysés périodiquement.

Rapport B R G M -115 p. 35
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

8 - Résultats : Les augmentations des concentrations les plus importantes


sont celles de Cl", N a + et S O 4 ' qui sont 10, 9 et 8 fois celles du
puits de contrôle. D e m ê m e , la dureté totale et l'alcalinité sont
3 fois supérieures à celles du puits de contrôle. L'eau est
contrôlée en 15 points en aval de la décharge : on observe une
augmentation des éléments minéraux, de la dureté et de
>

l'alcalinité, mais moindre que directement sous la décharge


(tableau suivant).

Détermination Puits n°15 Puits n°13


Puits de 1200 m
Puits n°4 A 1600 m
ppm contrôle 0 en aval
en aval

Dureté totale 311 1046 600 530


Alcalinité 277 740 433 378
Calcium 95 244 178 141
Magnésium 17 102 37 33
Sodium 75 652 165 80
Potassium 4,7 40 9 12
Chlorure 73 773 263 69
Sulfate 74 577 115 189
Solides dissous 523 2 990 1065 775

Par contre, les échantillons prélevés dans la nappe inférieure


ne révélaient aucune trace de pollution, ce qui dénote une
bonne protection par la couche d'argile séparant les aquifères.

Références : J.J. Coe - Effect of solid waste disposai on groundwater


quality. J A W W A Dec. 1970 - Vol. 62.

36 Rapport BRGM -115 p.


ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX
770^

Fig. 1 - Coupe de la décharge de Riverside et des nappes sous-jacentes

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V où »-"•—1,000—•" Unes ol Equal Increases in
Concentrations of Total
\o<? Dissolved Soiids

Fig. 2 - Extension de la pollution de la nappe près de la décharge de Riverside

Fig. 3 - Profils de certains éléments dans l'eau de la nappe.


Décharge de Riverside

Rapport B R G M -115 p. 37
ETUDE DOCUMENTAIRE S UR LA POLL UTION DES EA UX

CAS 5

1 - Nom : Décharge de Azusa Rock.

2 - Localisation : Azusa (Californie) - Etats-Unis.

3 - Climatologie : 328 m m / a n de pluie en moyenne, de 1962 à 1965.

4 - Géologie : Le terrain est constitué de graviers.

5 - Hydrogéologie
La nappe est une nappe alluviale. Le niveau de la nappe est à
6 m . La vitesse d'infiltration dans le sol saturé est estimée à
6,6 cm/jour.

6 - Caractéristiques de la décharge
La décharge est installée dans une ancienne gravière. Il s'agit
d'une décharge expérimentale implantée à 600 m au nord de la
décharge principale. Les déchets sont entreposés depuis 1962.
Les déchets, soit 4 290 tonnes, sont composés de papiers,
pneus, déchets végétaux, verres, plastiques, déchets inertes et
ordures ménagères. Ils sont déposés en 3 couches de 1,8 m
d'épaisseur séparées entre elles par une couche de silt de 15 à
25 c m d'épaisseur. E n fin de remplissage, la décharge a été
recouverte par 40 cm de silt.

7 - Mise en évidence et m o y e n s de contrôle de la pollution


Dans cette étude, on suit le mouvement des gaz dans le sol
adjacent à la décharge. Trois puits de contrôle ont été mis en
place à des distances variables en aval de la décharge et un
réseau de puits d'échantillonnage mis en service dans tout le
voisinage de la décharge.
Le C O 2 libre a été mesuré dans les trois puits de contrôle.

8 - Résultats : L a pluviométrie est corrélée avec l'apparition du C O 2 dans


l'eau souterraine. La concentration moyenne du C O 2 libre
dans la nappe est de 10 p p m . Cette concentration augmente de
7 à 8 fois à 30 m en aval de la décharge expérimentale puis

38 Rapport BRGM -115 p.


ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

retrouve une valeur normale au bout de trois mois. A 60 m en


aval de cette m ê m e décharge, la concentration avait doublé, ce
qui est faible c o m m e augmentation et est dû à une diffusion du
C O 2 dans l'eau.
Dans un puits situé 300 m en aval de la décharge principale,
l'augmentation de la teneur en C O 2 dans l'eau atteint
120 p p m . Cette teneur s'est maintenue à 90 p p m pendant trois
mois. Pendant cette m ê m e période, de l'eau prélevée dans les
3 puits de contrôle présentait une couleur, une odeur et une
turbidité caractéristiques d'un lixiviat.
Il n'y a pas eu de variations des constituants minéraux.

Références : J.J. Coe - Effect of solid waste disposai on groundwater


quality. J A W W A Dec. 1970 - Vol. 62.

Rapport B R G M -115 p. 39
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

120

Fig. 1 - Pluviométrie et CO2 dans l'eau souterraine.


Décharge expérimentale de Azusa Rock

Rapport B R G M - 1 1 5 p.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

CAS 6

l-Nom : Décharge de W e s t K i n g s t o n .

2 - Localisation : Ville de South Kingston à Rhode Island - Etats-Unis.

3 - Climatologie : L a pluviométrie moyenne est de 1 200 m m / a n , la température


moyenne de l'air est de 9,4°C. L a recharge de la nappe
(infiltration) est de 460 m m / a n .

4 - Géologie : Le site est une plaine fluvio-glaciaire formée de graviers


surmontant des sables fins et grossiers. L'épaisseur de terrain
non saturé est de l'ordre de 9 m .

5 - Hydrogéologie
Le niveau de la nappe est enregistré en continu. L'écoulement
se fait en direction de Chipuxet River donc vers l'ouest.
La vitesse de la nappe est de l'ordre de 0,3 m / j .

6 - Caractéristiques de la décharge
Les graviers sont exploités depuis 1939. L'utilisation pour le
stockage de déchets date de 1951. L a nappe affleure dans les
excavations les plus profondes. Depuis 1967, la décharge
n'accepte que les déchets inertes. L a surface de la décharge est
supérieure à 24 000 m 2 .

7 - Mise e n évidence et m o y e n s de contrôle d e la pollution


Les puits 1 à 6 ont été implantés pour contrôler la qualité de
l'eau au voisinage immédiat ou sous la décharge, les puits 7 à
12 pour u n pompage d'essai, et les puits 13 et 14 en 1974 pour
le contrôle de la qualité.
Les contrôles de qualité existent depuis 1924, et u n puits situé
près de l'étang "Thirty Acre Pond" au sud-ouest de la décharge
a été abandonné en 1974 parce que les teneurs en M n y étaient
élevées. Les contrôles de qualité près de la décharge ont
débuté en 1973.

Rapport B R G M -115 p. 41
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

Sur les 6 puits, de diamètre 6,4 c m à tubage en acier, les


prélèvements se faisaient mensuellement de m ê m e que dans
les autres puits existants.

8 - Résultats : U n pompage d'essai a mis en évidence une pollution des puits


7,9,10,11 et 12.
Les mesures de résistivité ont été faites entre la décharge et
"100 Acre Pond".
O n a constaté que la direction d'écoulement avait varié, elle
était sud-ouest en 1959, puis au m o m e n t de l'étude elle est
ouest, en direction de l'étang "100 Acre Pond".
Ceci s'explique par l'excavation sous la surface de la nappe et
le remplissage par des déchets. La zone polluée a été délimitée
à l'aide de la conductivité.
U n autre indicateur de pollution est le Cl".
Les seuls ions qui dépassent les normes sont M n et Fe.

Références : W . E . Kelly - Groundwater pollution near a landfill. Journ.


Env. Eng. Div. Vol. 102 n°EE6 - Dec. 1976.

42 Rapport B R G M -115 p.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

7
95 Niveau de la nappe • Localisation des puits

Fig. 1 - Localisation de la décharge Fig. 2 - Localisation des puits de


de West Kingston prélèvements - Décharge de
West Kingston

100 • Conductivité spécifique 77. Chlorure lmg/1)


Micromhos - 2 5 ' C

Fig. 3 - Décharge de West Kingston Fig. 4 - Décharge de West


Conductivités spécifiques moyennes Kingston - Mesures de teneurs
en chlorure, 1973

Rapport B R G M • 115 p. 43
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

CAS 7

l-Nom : Décharge de Brookins.

2 - Localisation : Sud Dakota - Etats-Unis.

3-Climatologie:

4 - Géologie : Les dépôts sont d'origine glaciaire. O n distingue du haut en


bas:
- 0 - 30 c m d'argile et silt,
- 30 c m à 1,80 m de sables et graviers,
-1,80 à 2,4 m de silt, argile et sable,
- 2,4 m à 3 m de sables et graviers avec argile,
- 3 m à 6,9 m de graviers avec sable et peu d'argile,
- plus de 6,9 m d'argile.

5 - Hydrogéologie
La surface de la nappe est à 1 m 90 sous la surface du sol. La
direction d'écoulement est sud-ouest. La perméabilité varie de
600 m/j à moins de 30 cm/j. Les vitesses ont été estimées de
90 cm/j à moins de 30 cm/j.

6 - Caractéristiques de la décharge
Il s'agit d'une gravière désaffectée. L a surface du site est de
65 ha.
Les déchets sont répartis en trois ou quatre catégories et
déposés en plusieurs endroits.
Les matériaux combustibles sont brûlés avant d'être
compactés. Toutes les catégories de déchets sont
périodiquement compactées et recouvertes.
La décharge est limitée à sa gauche par un étang.

7 - Mise en évidence et m o y e n s de contrôle de la pollution


Dans une première phase d'étude en 1960, 11 puits ont été
implantés autour de la décharge pour déterminer le niveau de
la nappe, la direction d'écoulement et la qualité de l'eau. Des
échantillons d'eau étaient prélevés et analysés tous les 3 mois.
E n 1963 et 1964, la concentration de certains éléments ayant

44 Rapport BRGM-115 p.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

augmenté, il a été procédé à la mise en place d'un deuxième


réseau. Onze nouveaux puits ont été implantés sur
5 emplacements supplémentaires.
Les échantillons étaient prélevés toutes les trois semaines ce
qui donne 6 échantillons différents pour chacun des 22 puits et
2 échantillons de l'étang. Les puits avaient différentes
profondeurs. Les paramètres sélectionnés étaient p H ,
conductivité, dureté, calcium, N a + , K + , Cl" et NO3".

8 - Résultats : Les puits situés en amont de la décharge servent de référence


pour la qualité de l'eau. Les puits situés en aval en périphérie
de décharge ont des teneurs élevées notamment en Cl" et en
Na+.
La teneur en Cl" dans la zone de décharge est 50 fois celle de la
teneur en Cl" dans l'eau de la nappe non polluée.
La conductivité quant à elle est de 3 fois celle de l'eau
constituant le bruit de fond.

Références : J . R Andersen, J . N . Dornbush - Influence of sanitary Landfill


on groundwater quality. J A W W A n°4, vol. 69,1967.

Rapport B R G M -115 p. 45
Chlorures Conductivité Dureté Calcium Sodium Potassium C*3
Nitrates Alcalinité Fe
pH (mg/1) mg/1 spécifique totale mg/1 mg/1 mg/1 mg/1 mg/1
•S
uhos mg/1 g
t>
Puits de contrôle 7,3 9,8 5,8 544 302 190 243 10,2 0,16 0,07 o
7,8 7,3 15,0 12,3 648 346 215 242 15,0 0,10 0,02 o
c:
4 7,2 4,6 64,7 704 369 245 270 27,1 0,54 0,04 s:
12,13 7,1 0 319,7 1695 578 293 471 219,4 2,79 4,35
14 • - .

en
5,6 7,0 0 70,4 1054 558 336 401 64,4 0,63 0,06 Co
l

Eau de l'étang 8,8 0 71,0 806 278 104 178 76,0 1,85 0,22
g
>
Ta
O
r-
15,16 7,2 0 93,8 811 367 201 279 51,9 0,43 0,38 c-
20,21 7,5 3,7 19,7 602 323 185 210 18,6 0,16 0,16 c:
18,19 7,4 0 37,7 572 293 177 229 20,4 0,14 0,25 -a
•~i

22 7,4 7,7 16,6 564 307 185 218 15,4 0,13 0,26 o
Co
Tabl. 1 - Qualité chimique de l'eau souterraine* dans les puits au voisinage de la décharge de Brookins. Février-Juillet 1965 >

* Les moyennes arithmétiques sont obtenues en combinant les valeurs de tous les échantillons des puits groupés, pour 6 dates pendant la
période. Les puits de contrôle sont au nombre de 6 répartis en 2 emplacements.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

0 200 400
1—1 1 I

Fig. 1 - Plan du site de la décharge de Brookins

1,200
Sodium

i.ood f~| M«gn

C O C.lcii
,•» 800

600

400

200
y/, m m
Conlrol
Wells
-Mm
7.8
m 1M 22,13.14 5.6 Pond m
15.16,17 20,21 18,19 22

Fig. 2 - Représentation de la concentration moyenne en cation


suivant la localisation des puits
(février à juillet 1965 - Brookins)
Le graphique est établi en fonction de l'écoulement général de la nappe,
mais certains puits sont déplacés latéralement par rapport au flux central.
Pour une localisation donnée, les puits sont à différentes profondeurs

Rapport B R G M -115 p.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

Fig. 3 - Décharge de Brookins.


Variations de la conductivité spécifique dans l'eau souterraine en décembre 1965

Les lignes en pointillé représentent les isohypses, les lignes pleines


la conductivité spécifique, en micromhos à 25°C.
Les points représentent les puits.
O n note des concentrations en ions maximales dans le voisinage
immédiat de la décharge, qui diminuent ensuite en aval.

48 Rapport B R G M -115 p.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

CAS 8

l-Nom : Décharge de L l a n g o l l e n ou de A r m y C r e e k .

2 - Localisation : 96 k m au sud-ouest de Wilmington (Nord-Caroline - Etats-


Unis).

3 - Climatologie :

4 - Géologie : La succession est la suivante :


- couche d'argile d'épaisseur moyenne 20 m pouvant varier de
0,3 m à 33 m . Cette couche a été enlevée pendant
l'excavation à 5 endroits, ce qui a rendu vulnérable la
couche sous-jacente,
- sables : Potomac supérieur,
- argile,
- sables : Potomac inférieur.

5 - Hydrogéologie
La nappe libre circule dans les sables de surface. Il existe par
ailleurs u n aquifère captif, l'aquifère du Potomac supérieur
d'épaisseur moyenne 3 m (0,6 à 24 m ) . La transmissivité de la
nappe est 5,7.10-3 m2/s.
Une deuxième nappe captive du Potomac inférieur,
d'épaisseur 1,5 m et de transmissivité 1,4.10-4 m2/s est séparée
de l'aquifère supérieur par une couche d'argile de 116 m .
L'aquifère du Potomac supérieur est un important réservoir du
comté de N e w Castle.
Les champs captants sont à 1 000 m au sud et sud-ouest de la
décharge. Les débits pompés dans chaque champ captant sont
de 5 700 - 7 600 m3/j. Ces pompages ont abaissé le niveau de la
nappe de 7 m et le cône de dépression a entraîné la migration
des polluants vers les captages.

6 - Caractéristiques de la décharge
La superficie occupée par la décharge est de 19 h a : 1 220 m de
long sur 275 m de largeur.
Elle est implantée sur une ancienne exploitation de sables et
graviers.

Rapport BRGM-115 p. 49
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

Les déchets déposés entre 1960 et 1968 étaient des ordures


ménagères et des déchets industriels. Le volume est de
1,4.106 m 3 et l'épaisseur est de 6 m . Environ 30 % du volume
est situé sous la surface de la nappe quand elle est à son niveau
le plus haut. L'enfouissement des déchets est effectué d'est en
ouest et au départ, les déchets ménagers et déchets liquides
étaient déversés dans l'eau.
La décharge a été couverte par 0,6 m de sable en 1970.

7 - Mise en évidence et m o y e n s de contrôle de la pollution


Le réseau de contrôle comportait 12 puits de 15 c m de
diamètre, 46 puits de 10 c m de diamètre avec tubage acier, et
19 puits de 2,5 c m de diamètre, en P V C , avec des profondeurs
comprises entre 3 m et 53 m , tous situés au sud et au sud-ouest
de la décharge. D e plus, on a implanté 15 tubages en P V C dans
la décharge et 33 puits de 3 c m de diamètre à la périphérie de
la décharge.

8 - Résultats : - La teneur en Cl- s'est avérée très élevée en 1973, à 800 m en


aval de la décharge. Les mesures effectuées sur un profil ont
montré u n nuage d'épaisseur de 25 m qui avait traversé la
couche d'argile vraisemblablement aux endroits où elle
avait été enlevée.
Sept puits de 25 c m de diamètre ont été mis en place pour
récupérer le polluant entre la décharge et le champ captant
en créant deux cônes de dépression supplémentaires par
pompage. Ces deux cônes empêchaient la migration de la
pollution en direction du champ captant.
- Des analyses de polluants organiques ont été faites dans le
lixiviat de la décharge, dans l'eau des puits de récupération
et dans l'eau de boisson. 25 composés volatils et extractibles
ont été identifiés. D e plus 23 produits volatils non
identifiables étaient présents.
Dans le lixiviat de décharge la teneur en produits
organiques est de 983 mg/1 ; elle est de l'ordre de 429 p.g/1
dans les puits de récupération et de 36 pg/1 dans le plus
pollué des puits d'alimentation en eau. D a n s ce puits, les
teneurs en toluène, benzène et trichloroéthylène sont
significatives.

50 Rapport BRGM -115 p.


ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

Les composés les plus fréquememnt rencontrés c o m m e le


benzène, le dichloroéthane et le toluène sont dus aux déchets
industriels, tandis que acétone, butanol et pentanol
résultent de la fermentation biologique. Les composés
organiques diminuent quand on s'éloigne de la décharge.

Références : F . B . Dewalle, E . S . K . Chian - Détection of trace organics in


well water near a solid waste landfill. Journal A W W A - Avril
1981.

Rapport BRGM-115 p. 51
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

i i i i i i i i
0 100 200 300 400 100 «00 700 «00

OttlftC* Downttrum f fofn 1h« IMnctm—4n

Fig. 1 - Décharge de Llangollen


Courbes des concentrations en chlorure à différentes profondeurs

Fig. 2 - Décharge de Llangollen


Localisation de différents puits de contrôle et d'alimentation en eau
et niveaux piézométriques de la nappe (en pieds) autour de la décharge

52 Rapport B R G M - 115 p.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

CAS 9

l-Nom : Décharge de L a n t a n a (Floride).

2 - Localisation : Comté de Palm Beach au sud de la Floride - Etats-Unis.

3-Climatologie:

4 - Géologie : Le terrain est formé de sables fins non consolidés de la surface


à 20,4 m de profondeur, et de sables avec lits de grès et
calcaires jusqu'à 66 m . L'épaisseur de terrain non saturé est de
2,7 m .

5 - Hydrogéologie
La nappe superficielle s'écoule vers l'est en direction d'un lac.
Les fluctuations du niveau de la nappe sont d'environ 30 c m
dans cette zone.
L'aquifère est formé de deux parties, une couche de sables non
consolidés surmontant une couche de sables - grès et calcaires.

6 - Caractéristiques de la décharge
La superficie de la décharge est de 101 ha. L a décharge est
établie dans une ancienne sablière. Le remplissage a
commencé en 1968. Les déchets ont été mis dans des
excavations jusqu'à 6 m sous la surface et par conséquent dans
la nappe. Il s'agit d'ordures ménagères et déchets inertes
compactés. L a hauteur de la décharge est de 12 à 15 m au-
dessus du niveau du sol.
Certaines excavations ont été utilisées c o m m e bassins de
dépôt de boues. Les déchets étaient compactés journalièrement
et une couverture était appliquée.

7 - Mise en évidence et m o y e n s d e contrôle de la pollution


La pollution a été détectée par des mesures de résistivité et
par analyses de l'eau.
Les mesures géophysiques ont été entreprises en 1985 pour
définir l'extension du nuage de pollution à l'est de la décharge.
La zone d'étude a une superficie d'environ 390 m X 1 050 m .

Rapport B R G M - 1 1 5 p. 53
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

Les mesures de résistivité de surface sont recueillies en


13 points, de m ê m e que celles des sondages électriques.
Le contrôle de la qualité de l'eau est effectué sur 15 puits et sur
3 sites pour les eaux de surface. Les puits ont des profondeurs
variables, de 6 m à 66 m pour le plus profond.
Les éléments mesurés étaient le Cl", les métaux lourds, le
carbone, les solides dissous et les éléments nutritifs (NH4 + ,
N O 3 - , nitrite, phosphate, carbone organique).

8 - Résultats : Les mesures géophysiques permettent de délimiter la


pollution verticalement en profondeur et latéralement vers
l'est.
La valeur de résistivité diminue en profondeur, elle passe de
50 ohmmètres à 6 m de profondeur, à 30 ohmmètres à partir de
20 m de profondeur.
La valeur de 30 ohmmètres est prise c o m m e limite du nuage.
Le nuage s'étend à l'est de la décharge en direction du lac
jusqu'à 90 m et jusqu'à une profondeur de 9 m sous la
décharge.
E n ce qui concerne les analyses chimiques les teneurs en Cl" au
voisinage de la décharge sont supérieures à 20 mg/1 (mesure
du bruit de fond) dans 11 puits et supérieures à 50 mg/1 dans
6 puits. L a teneur en Cl" diminue quand on s'éloigne de la
décharge et quand on descend en profondeur. L a teneur
maximale rencontrée est de 265 mg/1 à 16,5 m de profondeur.
Les teneurs en N H 4 + et en solides dissous sont importantes :
5 puits ont des teneurs en N H 4 + supérieures à 30 mg/1 tandis
que 8 puits ont des teneurs en solides dissous supérieures à
500 mg/1.
La concentration en B a dépasse 300 ug/1 dans 3 puits, celle du
Cr dépasse 50 ug/1 dans 2 puits, celle du Fe est supérieure à
5 000 ug/1 dans 4 puits, celle du M n est supérieure à 50 ug/1
dans 5 puits et celle du Zn est supérieure à 50 ug/1 dans 2 puits.

Observations : Il peut y avoir eu infiltration de l'effluent jusqu'à 21 m de


profondeur dans la nappe c o m m e l'indiquent les teneurs
élevées en Cl" et la conductivité à ce niveau.

54 Rapport BRGM -115 p.


ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

Références : S . M . Russell, A . L . Higer - Assessment of groundwater


contamination near Lantana Landfill, Southeast Florida.
Groundwater vol. 26, n c 2, mars - avril 1988.

RapportBRGM-115p. 55
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

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M g . 1 - Décharge de Lantana
Localisation de la zone d'étude à l'est de la décharge

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100 MCTCftt

Fig. 2 - Localisation des points de contrôle de l'eau souterraine


et des eaux de surface et des mesures de résistivité à l'est
de la décharge de Lantana

Rapport BRGM-115 p.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

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Fig. 3 - Distribution des concentrations en chlorures, le 21 mai 1985,


à l'est de la décharge de Lantana

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30°

UPPER VIËW-LOOKINQ F R O M THE S O U T H E A 3 T LOWEH VIEW-LOOKINQ F R O M THE S O U T H E A S T

Fig. 4 - Distribution des concentrations en chlorures supérieures


à 50 mg/1 à l'est de la décharge de Lantana

Rapport B R G M - 1 1 5 p. 57
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

CASIO

l-Nom : Décharge de B o l d a n .

2 - Localisation : 6,4 k m au nord de Irwin à Penn Township, Westmoreland


County en Pennsylvanie (Etats-Unis).

3 - Climatologie : Pas de renseignements.

4 - Géologie : L e socle est formé de shales et grès, et du charbon de


Pittsburgh.

5 - Hydrogéologie
La décharge est sur une hauteur entourée de vallées. Le
mouvement de l'eau se fait à la fois vers l'est et l'ouest dans la
rivière Brush Creek. Le niveau de la nappe dans les puits forés
autour de la décharge (puits 2 et 3) est à 5 m sous la surface du
sol. L a décharge est dans la nappe au puits 4 et au-dessus de la
nappe au niveau du puits 1.

6 • Caractéristiques de la décharge
Elle est située dans une ancienne mine de charbon désaffectée.
La fosse originale avait environ 1,6 k m de long, 30 m de large
et 9 m de profondeur.
L'utilisation c o m m e décharge date de 1962.
A u départ, la fosse a été remplie puis la décharge s'est étendue
en dehors de la fosse sur une grande surface.

7 - Mise en évidence et m o y e n s d e contrôle d e la pollution


Mise en place de 4 forages dont deux sont implantés dans la
décharge ; le troisième est situé au nord de la décharge, le
quatrième étant placé à l'ouest. Des échantillons d'eau de la
nappe sont prélevés dans u n puits de ferme voisin. O n prélève,
par ailleurs, des échantillons d'eau dans une source et dans la
rivière.
Les échantillons ont été prélevés pendant deux ans.

8 - Résultats : L e puits n°3 sert de référence. L'eau n'est pas polluée par la
décharge en ce point.

58 Rapport BRGM -115 p.


ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

Dans le puits n°2 situé en aval de la décharge, les teneurs sont


élevées en Fe, D C O , N H 4 et Cl\
Le lixiviat de la décharge a affecté la nappe jusqu'à au moins
30 m de la décharge (Cl : 380 à 760 mg/1).
L'eau des puits situés dans la décharge est évidemment
fortement polluée (Cl : 1 400 mg/1).
Le puits et la source de la ferme n'étaient pas pollués.
Par contre, on note une pollution des eaux de surface par les
eaux de ruissellement en provenance de la décharge.

Références : J . H . Emrich, R . A . Landon - Investigations of the effect of


sanitary landfïlls in coal strip mines on groundwater quality.
Pennsylvania Dpt Env. res. Bureau of water quality
management. Publ. n°30,1971.

Rapport BRGM-115 p. 59
Cond.
Localisation Date pH Alcalinité Fe total S0 4 Spec.
I)BO DCO NH3-N Cl

E a u souterraine

Puits 1 4/9/69 7.1 - 1,6 98 1.600 355 - 0,32 246


4/9/69 7.2 15,0 65 1.300 185 0,32 262
3/12/69 6,0 6,6 12 30 0 260
15/7/70 6,8 90 29,5 11 1.100 53 63 0,08 885
26/3/71 6.6 34 36 5 1.050 28 88 0,28 240

Puits 2 4/9/69 5,9 - 20,0 51 2.600 20 - 1,0 250


4/9/69 5,9 30,0 21 2.600 22 1.0 420
3/12/69 4,5 172 30 80 0,80 485
15/7/69 7,0 920 69 4 2.400 34 137 0,40 380
26/3/71 7,0 870 34 2.800 40 167 1,20 760
82
Puits 3 4/9/69 6,5 - 12 921 2.000 2 - 0,64 22
4/9/69 6,5 6 1.180 2.500 0,3 0,64 6
3/12/69 4,5 2,2 750 40,0 0,16 13
15/7/69 6,9 226 35,0 800 1.700 14 0,08 12
26/3/71 7,4 180 115,0 310 1.150 34 48 0,16 12 '

Puits 4 4/9/69 6,0 - 1.000 24 8.000 9.400 - 320 1.300

4/9/69 6,0 1.200 12 8.000 + 9.400 320 1.400


3/12/69 6,3 1.040 15 8.500 360 1.080
15/7/69 7,7 2.400 13,4 4 7.000 95 502 240 885
26/3/71 7.8 2.500 10,0 23 7.000 28 450 220 760
Puits à la ferme 31/7/69 7.5 0,2 28 1.200 4,4 0,32 82

Source à la ferme 31/7/69 6.5 1.2 181 95 1.1 0,32 29


26/3/71 7.2 224 0,4 220 1.000 1.0 16 0,00 22

Tabl. 1 - Qualité de l'eau - Décharge de Boldan


ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

Fig. 1 - V u e en plan de la décharge de Boldan.


Localisation des points d'échantillonnage

Rapport BRGM-115 p. 61
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

CASH

1 -N o m : Décharge de Arnold.

2 - Localisation : Arnold (Missouri) à 25 k m au sud-est de Saint-Louis - Etats-


Unis.

3 - Climatologie : Pas de renseignements.

4 - Géologie : Calcairefissuréet karst surmontant un niveau plus argileux.


U n e faille associée à une structure monoclinale en direction
sud-est intercepte le système de drainage de la rivière
Romaine Creek.

5 - Hydrogéologie
Il s'agit d'un système karstique.
La source de Kohi Spring est située à 1,5 k m au nord de la
décharge.
Des traçages à la rhodamine W t ont été faits pour établir une
relation entre la décharge et la source : ils se sont révélés
inefficaces. Par contre, un traçage au LiBr a établi une
relation certaine entre la décharge et la source (fig. 1). Le
temps d'arrivée était de 4 jours et le temps m a x i m u m de 6
jours.

6 - Caractéristiques de la décharge
Décharge contrôlée recevant 500 tonnes par jour. Pas d'autres
informations.
Décharge antérieure à 1970.

7 - Mise en évidence et m o y e n s de contrôle de la pollution


La source de Kohi Spring est devenue noire et chargée en S H 2 .
L'eau polluée a tué les poissons dans un étang voisin en 1969.
L'étude a démarré en 1971.
O n a été amené à déterminer si la pollution était due à la
décharge ou aux fosses septiques et eaux usées des habitations
proches de la source.
Différentes méthodes ont été utilisées :

62 Rapport B R G M -115 p.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

- traçages à la rhodamine W T puis au LiBr,


- étude des variations de la chimie des eaux en fonction des
variations de la pluviométrie,
- application de modèles de dilution entrée-sortie,
- analyses chimiques des eaux de sources servant de
référence, de l'eau de la source Kohi Spring et des effluents
de la décharge,
- étude du rapport N / P .

8 - Résultats : - Le traçage au LiBr a établi la relation décharge - source de


Kohi Spring (fig. 1).
- A Kohi Spring, le niveau de la charge organique augmente
quand la pluie augmente. Par contre, N a et Cl diminuent
quand la pluie augmente (dû à la dilution) et augmentent
quand le temps est sec (fig. 2).
- O n calcule la quantité d'eau ayant la qualité du bruit de
fond qu'il faut pour diluer l'effluent de la décharge jusqu'à
obtention des concentrations trouvées à la source polluée.
O n compare les valeurs calculées aux valeurs mesurées.
Q u a n d il y a une bonne corrélation pour les polluants qui ne
se transforment pas, ce qui est le cas pour Cl, N a , K , on
admet que la décharge et Kohi Spring sont en relation.
- Les analyses chimiques des eaux montrent une faible
salinité des eaux constituant le bruit de fond. A Kohi
Spring, les teneurs en N a et Cl sont dix fois plus élevées que
dans les eaux constituant le bruit de fond (tableaux 1 et 2).
La teneur en métaux lourds est élevée à Kohi Spring en
comparaison de celle des eaux constituant le bruit de fond
(tableaux 3 et 4). Les effluents de décharge étaient très
chargés en carbone organique total et carbone organique
dissous, N H 4 - N et en métaux traces, résultats conformes
aux analyses d'effluents de décharges d'ordures ménagères.
- L e rapport N minéral/P total dissous dans les effluents de
décharges est très différent de celui que l'on obtient dans les
eaux usées ; en effet, dans les effluents de décharge ce
rapport est supérieur ou égal à 20, tandis que dans les eaux
usées il est de l'ordre de 1 à 6.
A Kohi Spring N / P = 55 à 425.

Rapport B R G M -115 p. 63
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

Il faut être prudent quant à l'utilisation de ce rapport pour


identifier une source de pollution (contexte géologique). E n
milieu karstique, il peut être utilisé.

Remarques : Site mal choisi - apparemment sans aucune étude préalable.


Les auteurs de l'étude proposent de faire des injections de
ciment dans les conduits karstiques.

Références : J.P. Murray, J . V . Rouse, A . B . Carpenter - Groundwater


contamination by sanitary landfill leachate and domestic
wastewater in carbonate terrain: principal source diagnosis,
chemical transport characteristics and design implications.
Water res. Vol. 15 n°6,1981.

64 Rapport B R G M -115 p.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

Kchantitlon Bi Ba B3 B4 B8

Date 14/7/71 14/7/71 9/8/71 22/8/71 9/10/71


TC 13 14 14 18 15
PH 6.86 6.92 6,82 7,37 7,45
Ca 90 97 81 71 66
Mg 16 15 14 14 19
Na 4.8 5,8 3,2 3,0 5,4
K 0.7 1.0 0,8 0.7 0,83
HC<V 251 263 235 214 221
Cl 8 20 8 23 9
S0 4 33 35 28 25 20
H2SDt <0.01 <0.01 <0,01 <0,01 <0,01
NO3-N 0,70 1,20 2,0 0,68 1.7
NO2-N < 0.002 < 0,002 < 0,002 < 0.002 < 0,002
NH4-N 0.08 0.12 0,12 0,02 <0,01
PO4P 0.03 0.05 0.10 0,10 0,02
Pu+ + - 0,05 1.85 0,11 0,02

* C O 3 est inférieur à 1,0 mg/1 pour tous les échantillons


t Sulfure dissous total des échantillons filtrés en mg/1 H2S
+ + Phosphore dissous total des échantillons filtrés

Tabl. 1 - Analyses de l'eau constituant le bruit de fond de la zone de Kohi Spring (Bl à 5) -
Résultats en mg/1 sauf indications

Echantillon K, K2 K3 K4 K5 U u
Date 29/7/71 13/9/71 9/iom 10/11/71 14/12771 8/8/71 12/11/71
T°C 14 12,5 13 13 14 33 15
PH 6,30 6,33 6,50 6,62 6,40 5,90 8,32
Ca 154 147 139 140 118 1570 73
Mg 36 36 34 36 23 335 236
Na 57 62 138 144 71 740 2 900
K 16 20 21 22 21 340 235
HCO3 740 725 778 644 300 2 600 1516
CO3 < 1 <1 <1 < 1 < 1 < 1 7,3
OB* 18 101 32 13 93 9 000 583
Cl 116 130 147 144 110 4 300 1840
SO4 18 10 11 2 <2 600 125
H2SDt 0,65 0,12 0,06 <0,05 1,75 - .+ +
NO3-N 0,28 0,03 1,02 0,10 <0,01 7 <0.1
NO2-N 0,005 < 0,002 0.007 0,003 < 0.002 0.8 <0,02
NH4-N 27 34 28 35 17 672 270
PO 4P 0,19 0,03 0,34 0,50 0,08 <0,1 <0,25
PD* 0,50 0,08 0,40 - 0,08 26 1 0,3
* Les autres mesures de tampon sont en mg/1 d'équivalents H C O 3
t Sulfures dissous totaux dans les échantillonsfiltrésen mg/1 H2S
+ + Technique analytique inapplicable, en L2 :13 mg/1 après filtration
§ Phosphore dissous total après filtration

Tabl. 2 - Analyses de l'eau de Kohi Spring (Ki à 5) et de l'effluent près de la décharge (L| - 2) - Résultats en mg/1
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

Kchantillon B't B2 H3 H4 «5

COD + - - 5 < 1 < 1


CD+ + 1.0 <0,5 <0,5 <0,5 < 1
Cor - - 0,12 0,07 <0,02
Coi) - - 0,02 0,02 <0,02
Crp - - 0,12 0,01 <0,01
CrD <0,01 <0,01 <0,01 <0,01 <0,02
Cu T - - <0,01 <0,01 0,01
Cu D <0,03 0,03 <0.01 <0,01 <0,01
FeT - - 0,50 0.40 0,26
Fe2 + - <0,03 0,13 <0,02 <0,01
Mni) <0,01 <0,02 0,14 <0.01 0,01
MOT - - <0,05 <0,05 <0,05
NiT - - 0,10 <0,02 <0,02
Nin <0.02 <0,02 0,04 <0,02 <0,03
Pbr - - 0,39 0,17 0,07
Pb D <0,03 <0,03 0,04 0,04 <0,03
ColiformsmH < 10 50 150 2 4

* B i est pris dans unpuits, B 2 . 5 dans sources


t C O T est 5 mg/1 pour B 3 , 7 mg/1 pour B4
+ + Carbohydrate dissous en mg/1 glucose

Tabl. 3 - Analyses de l'eau formant bruit de fond au voisinage de Kohi Spring - Résultats en mg/1
T : concentrations en métaux dans échantillons bruts - D : conc. métaux des échantillons filtrés

Echantillon Ki K2 K3 K4 K5 L| L2

COD + 23* 50* 45 25 - 4 700* 900*


CD+ + 9 13 48 8 5 258 145
Cor 0,09 0,68 0,04 - 0,04 1.3 <0,2
Co D 0,03 0.04 0,02 0,07 <0.03 < 1,0 <0,3
Crr 0,04 0,28 0,02 - 0,04 0.4 0.2
Cr 0 0,01 <0,01 <0,02 <0,02 <0.03 0,3 <0,1
CUT 0,06 0,12 0,01 - 0,07 0,6 0,3
Cu D 0,03 0,02 <0,01 0,01 0,01 0.3 0.4
Fex 6.2 9.0 6,0 - 8,7 1130 155
Fe2 + 4,35 1,10 0,59 5,50 7,70 614 9.0
Mno 4,09 2,90 5,24 4,75 3,45 38,2 <0.2
MOT <0.05 0,15 0,03 - 0,40 1.5 0.2
NiT <0,05 <0,05 <0,05 <0,05 <0,05 - <0.5
NiD 0,11 0,14 0,10 - 0.11 1,26 0,38
Pbr 0,05 0,04 0.08 0,05 0.07 0,70 0,35

PbD 0,63 0,14 - - 0,13 0.5 0.32


ColiformsmN 0,05 0,03 0.18 0,07 0.07 0.3 <0,2
400 - 9 - 3
1 » 1

* Les valeurs C O T étaient identiques avec les valeurs de C O D pour K | , K2.11 350 mg/1 pour L et 920 mg/l-i pour L2
T Carbohydrate dissous en mg/1- 1 glucose

Tabl. 4 - Analyses des eaux de Kohi Spring (Ki. 6) et d'effluents (L|. 2 ) près de la décharge - Résultats en mg/1

Rapport B R G M - 1 1 5 p.
66
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

Fig. 1 - Décharge de Arnold


Carte des alentours de Kohi Spring
S P : lagunage d'eaux usées
Bl à B 5 : échantillonnage pour mesure du bruit de fond

Fig. 2 - Evolution de la qualité chimique de l'eau de la source Kohi Spring,


en fonction de la pluie
Q : débit de la source
P5 : pluie moyenne en 5 jours à Lambert Field,
Missouri. Mesure en mg/1

Rapport BRGM-115 p. 67
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

CAS 12

1 - Nom : Borden - Canada

2 - Localisation : 80 k m au nord-ouest de Toronto (Ontario) - Canada

3 - Climatologie : Température moyenne journalière : 6,5°C (12°4 C à 0°6C), avec


des températures extrêmes de + 36°7 et - 41,1°C.
Pluviométrie totale moyenne : 828 m m / a n .

4 - Géologie : Le terrain est constitué de sables fins moyens à grossiers avec


quelques lits silteux.
L'épaisseur de terrain non saturé est inférieure à 7 m .

5 - Hydrogéologie
L'aquifère libre circule dans les sablesfluvio-glaciaires.L a
nappe repose sur un niveau d'argile 15 à 30 m d'épaisseur.
La perméabilité de la nappe est de 10-5 m/s.
Le niveau de la nappe est proche de la surface du sol sous la
décharge.
La profondeur maximale du niveau piézométrique est de 9 m .
Lesfluctuationsde niveau sont comprises entre 1,2 et 0,5 m .
La porosité est de 38 %.

6 - Caractéristiques de la décharge
La décharge a été opérationnelle de 1940 à 1976.
Le site n'était pas aménagé jusqu'en 1973. Les déchets
entreposés étaient périodiquement brûlés et recouverts de
sable. D e 1973 à 1976 l'exploitation s'est faite avec des
techniques modernes de mise en décharge.
La superficie de la décharge est de 5,4 ha.
L'épaisseur des déchets est de l'ordre de 5 à 6 m .
E n 1976, en fin d'exploitation, la décharge a été recouverte de
sable.
Les déchets se trouvent au-dessus du niveau de la nappe, sauf
de fin mars à juin quand le niveau de la nappe remonte.

68 Rapport BRGM-115 p.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

A l'aide de sondages, on a établi que 80 % des déchets


consistaient en cendres, bois, débris de construction. Le reste
des déchets est composé d'ordures ménagères.

7 - Mise en évidence et m o y e n s de contrôle de la pollution


E n 1974,51 piézomètres ont été implantés en 26 points : ils ont
mis en évidence une pollution de la nappe superficielle, mais
non de la nappe profonde utilisée pour l'alimentation en eau.
En 1976, après abandon de la décharge, un important
programme de recherche a été décidé avec implantation de
69 piézomètres supplémentaires.
A u total, de 1974 àfin1979, 134 piézomètres pour mesure du
niveau de la nappe étaient implantés de m ê m e que
14 piézomètres pour prélèvements d'eau et 29 préleveurs à
niveaux multiples.
E n août 1979, 600 échantillons étaient disponibles pour des
mesures de conductivité et de teneur en C l .
Il a été possible d'établir la carte piézométrique et les profils
de température au voisinage de la décharge.

8 - Résultats : - Le Cl qui n'est pas réactif est un bon indicateur de


pollution.
La teneur en Cl est de 10 mg/1 dans l'eau de la nappe et passe
à plus de 500 mg/1 autour de la décharge.
Les cartes Cl et conductivité ont été établies avec les valeurs
maximales obtenues à chaque site de prélèvement à plusieurs
niveaux.
La concentration maximale en Cl est située au milieu de
l'aquifère à 50 - 160 m en aval de la décharge et le m a x i m u m
du nuage se trouve à 214 m .
La délimitation du nuage a été confirmée par les mesures de
SO4 . Les teneurs en SO4 sont très élevées, elles passent d'un
bruit de fond de l'ordre de 25 mg/1 à des teneurs de 2 060 mg/1
sous la décharge.
La zone polluée par la décharge s'étend sur 700 m au nord en
aval et à 200 m latéralement à l'est et à l'ouest de la décharge.
La pollution par le Cl atteint toute l'épaisseur de la nappe
alors que la pollution par SO4" ne s'étend pas aussi
profondément.

Rapport B R G M -115 p. 69
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

Les processus biologiques engendrent une augmentation de


température sous la décharge. L a zone de température élevée
(11°) s'étend jusqu'à la base de la nappe et correspond à la zone
de pénétration de Cl et S O 4 . L a température tombe à la
valeur du bruit de fond à 150 - 200 m en aval de la décharge.

Observations : Le déplacement du nuage de pollution est dû au gradient, à la


densité élevée de l'eau polluée, à la faible viscosité dans la
zone de température élevée.
Bien que dans ce cas, contrairement aux cas notamment de
Babylon et Islip, la nappe soit au-dessous de la base de la
décharge, cela n'a pas empêché la pollution. O n attribue cette
pollution ici au fait que la couverture sableuse sur la décharge
n'empêche aucunement l'infiltration de la pluie au travers de
la décharge, d'où la production importante de lixiviat. A noter
que la décharge est implantée sur une épaisseur faible de
sables.

Références : D . S . M a c Farlane, J . A . Cherry, R . W . Gillham, E . A . Sudicky -


Migration of contaminants in groundwater at a landfill: a case
study. 1 - Groundwater flow and plume delineation. Journ. of
Hydrology, 63 (1983) 1 - 29.

70 Rapport B R G M -115 p.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

Fig. 1 - Décharge de Borden


Distribution de la conductivité électrique (us/cm) et des chlorures (mg/1) ;
contours basés sur les valeurs maximales dans le nuage à chaque point
d'échantillonnage sur plusieurs profondeurs

Fig. 2 - Distribution de la température suivant une section longitudinale


sous la décharge de Borden

Rapport B R G M -115 p. 71
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

ELECTRICAL C0W5UCTANCE (/lS)


AUGUST 1979

Fig. 3 - Conductivité électrique (ps/cm), chlorures (mg/1) et sulfates (mg/1)


suivant la section longitudinale. Décharge de Borden

72 Rapport B R G M - 1 1 5 p.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

CAS 13

1-Nom : Décharge de North B a y .

2 - Localisation : A 7 k m au nord de la ville de North Bay, 290 k m au nord de


Toronto, Ontario, Canada.

3 - Climatologie :

4 - Géologie : Le terrain est formé par 10 à 25 m de sables fluvioglaciaires


reposant sur une mince couche de moraine argileuse
recouvrant elle-même le socle formé de gneiss.

5 - Hydrogéologie
La nappe libre dans les sables s'écoule en direction du sud-
ouest, affleure dans une sablière abandonnée et resurgit dans
des sources près de la rivière Chippewa à 700 m en aval. Le
matériau aquifère est formé principalement de sables moyens
avec intercalations de sable silteux et de graviers.
La perméabilité mesurée est de 3.10-7 m / s pour les couches
silteuses et de 1.10-4 m / s pour les sables grossiers, soit une
moyenne de 5.10-5 m/s. La vitesse moyenne d'écoulement est
de 75 m / a n (0,20 m/j).

6 - Caractéristiques de la décharge
La décharge reçoit des déchets ménagers depuis 1962 sur une
superficie de 28 ha. Quelques boues ont été mises en décharge
depuis 1982 mais avec très peu de matériau industriel. Il s'agit
d'une décharge contrôlée.

7 • Mise en évidence et m o y e n s de contrôle de la pollution


U n réseau de 25 piézomètres permettant les prélèvements à
niveaux multiples a été mis en place ; il correspond à 285
points d'échantillonnage.

8 - Résultats : L'extension latérale de la pollution est déterminée par les


niveaux élevés en Cl" et à un degré moindre par les niveaux

Rapport BRGM-115 p. 73
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

élevés du C O T (carbone organique total) et du C O D (carbone


organique dissous).
La pollution se déplace vers la sablière puis les sources.
Elle est également plus importante en profondeur au
voisinage de la décharge.
Parmi les composés organiques identifiés, on trouve principa-
lement des hydrocarbures aromatiques, en particulier le ben-
zène. L a biotransformation fait que 1-1-1 trichloroéthane et
trichloroéthylène sont limités au voisinage immédiat de la dé-
charge.
La teneur en métaux dans les eaux était faible.

Références : J.F. Barker, J.S. Tessmann, P . E . Plotz, M . Reinhard - The


organic geochemistry of a sanitary landfill leachate plume.
Journ. of Contaminant Hydrology 1 (1986).

74 Rapport B R G M -115 p.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

O 200 «00 eOO 1200 16O0

Fig. 1 - Décharge de North Bay


Concentrations maximales en chlorure (à gauche)
et en carbone organique total dans les piézomètres à plusieurs niveaux (points)

Fig. 2 - Distribution des concentrations en carbone organique total


le long du profil A A '
Décharge de North Bay

Rapport B R G M -115 p. 75
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

CAS 14

1 -N o m : Décharge de Herta R o a d .

2 - Localisation : 8 k m au nord-ouest de Perth (Australie).

3 - Climatologie : Pluviométrie annuelle : 939 m m en 1974 ; 711 m m en 1976.


Evaporation annuelle moyenne : 1 710 m m .

4 - Géologie : Succession de sables, tourbe, argiles, calcaires, sables d'origine


éolienne ou marine. L'épaisseur maximale de la tourbe à
Herta Road est de 3,5 m .
Il s'agit d'un ancien marais. La tourbe a été exploitée.

5 - Hydrogéologie
La tourbe et l'argile ainsi que la décharge sont partiellement
saturées.
La perméabilité dans le niveau de tourbe est inférieure à celle
des sables sous-jacents. L e régime d'écoulement dans ce
niveau est indépendant de celui rencontré dans les sables.
L'aquifère constitué par les sables s'écoule vers l'ouest, mais
lesfluctuationssaisonnières de la nappe peuvent modifier la
direction d'écoulement. Ces fluctuations saisonnières ont une
amplitude de 0,6 à 1,25 m .

6 - Caractéristiques de la décharge
La décharge est implantée sur la tourbe et a une épaisseur de
4,3 m .
La décharge reçoit des déchets ménagers, des déchets de
construction, pneus, vieilles voitures.
Les déchets industriels et les effluents de fosse septique sont
interdits depuis 1970, mais le site fonctionne depuis 1962.
La décharge occupe une superficie de 32 ha, sur l'ancien
marais en partie drainé.

7 • Mise en évidence et m o y e n s de contrôle de la pollution


O n dispose d'un puits de contrôle en bordure amont de la
décharge. Les analyses de ce puits H R l sont prises c o m m e

76 Rapport BRGM-115 p.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

bruit de fond ainsi que les analyses provenant des puits J S 1 à


JS4.
A l'intérieur de la décharge, 4 puits de contrôle sont implantés
sur une direction transversale à la décharge.
Les puits ont une profondeur allant de 4 à 37 m .
Les mesures de niveau sont mensuelles et des prélèvements
pour analyses sont effectués régulièrement.
D e plus, des prélèvements sont effectués dans une série de
puits situés en aval.

8 - Résultats : L'eau, en provenance des 3 forages situés à l'intérieur de la


décharge, a une concentration trois à onze fois supérieure au
bruit de fond pour les solides dissous, le Cl' (229 mg/1), C a
(271mg/l) M g (48 mg/1), N a (179 mg/1) et K (128 mg/1). Le
facteur dépasse 40 pour H C O 3 (1 740 mg/1) et 350 pour N H 3
(141 mg/1).
La concentration en phénols peut atteindre 0,012 mg/1 et celle
des détergents 0,12 à 0,28 mg/1.
La concentration en phénols est 12 fois plus élevée que la
norme O M S .
Les métaux lourds sont inexistants sauf la concentration en Fe
qui atteint 27 mg/1 sauf sous la décharge.
Les concentrations élevées en certains éléments dans l'eau de
la tourbe résultent à la fois des effets dus à l'évaporation et de
l'influence de la décharge.
Tous les traceurs montrent une diminution de concentration
en fonction de la profondeur. O n en conclut que l'influence de
la tourbe combinée à la dilution dans l'aquifère principal
abaisse les concentrations à des niveaux acceptables au
m o m e n t de l'étude.

Références : T . T . Bestow - The movement and changes in concentration of


contaminants below a sanitary landfill, Perth, West Australia.
Symposium oct. 1977 à Amsterdam. Effets de l'Urbanisation
et de l'Industrialisation sur le régime hydrologique et la
qualité de l'eau.

Rapport B R G M • 115 p. 77
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

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Fig. 1 - Décharge de Herta Road.


Localisation des forages à Herta Road et John Street

Rapport B R G M -115 p.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

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Fig. 2 - Décharge de Herta Road.


Distribution de différents éléments chimiques exprimée en %
de la concentration moyenne dans le forage H R 2 à la profondeur D

Rapport B R G M -115 p.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EA UX

CAS 15

1 -Nom : Décharge de Noordwijk.

2 - Localisation : Noordwijk (Pays-Bas), dans les dunes.

3 - Climatologie : Pas de renseignements.

4 - Géologie : Le profil géologique est le suivant : sable argileux fin à


grossier avec de minces couches de limon ou d'argile de 0 à
18 m , sable grossier de 18 à 57 m , argile de 55 à 105 m .

5 - Hydrogéologie
La nappe phréatique se trouve dans le niveau de sable
argileux. Le niveau de la nappe est à 1 m sous la surface du sol.
La vitesse moyenne dans cette nappe est de 4 m / a n , alors que
dans la nappe sous-jacente, elle est de 10 à 15 m / a n (fig. 1).
A partir de 40 m sous la surface du sol, l'eau devient saumâtre.
L'écoulement dans la nappe profonde est influencé par des
effets de densité, alors que dans la nappe phréatique, il est
influencé par la décharge.
L'écoulement se fait en direction de la zone des polders au sud-
est de la décharge.

6 - Caractéristiques de la décharge
La décharge est située dans une ancienne exploitation de
sable. La profondeur moyenne de la carrière est de 13 m et de
17 m au centre.
La sablière a été utilisée c o m m e décharge de 1960 à 1973. Les
déchets étaient déposés jusqu'à 3 m au-dessus du niveau
initial de surface.

7 - Mise en évidence et m o y e n s de contrôle de la pollution


Lors de l'excavation, on a enlevé la couche de silt, ce qui a
entraîné la remontée du niveau de la nappe dans la décharge
et une migration de l'effluent de décharge dans la nappe.

80 Rapport B R G M -115 p.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

L'extension de la pollution est mise en évidence par les courbes


d'isorésistivité, basées sur les mesures de résistance électrique
autour de la décharge.
La pollution s'étend sur une épaisseur de 4 à 12 m et jusqu'à
30 m en amont et 80 mètres en aval de la décharge.
Il n'a pas été possible de détecter le nuage de pollution à
l'interface eau douce - eau saumâtre. Pour contrôler la qualité
de l'eau, 22 puits de contrôle ont été forés, dont 5 atteignent
60 m . U n e ou deux fois par an, l'eau était analysée sous la
décharge et autour d'elle. Les analyses portent sur les
éléments majeurs, les constituants organiques et les éléments
traces.

8 - Résultats : O n observe que les solides dissous augmentent dans la nappe


avec la profondeur.
D u fond de la décharge jusqu'à 27 m de profondeur la nappe est
très polluée. Les meilleurs indicateurs de la pollution sont les
CTetHC03\
O n constate que dans une décharge située dans la nappe, la
migration de l'effluent se fait dans toutes les directions, y
compris vers l'amont.

Eau Eau Eau Eau Puits de


Paramètre Efflueot souterraine souterraine souterraine souterraine référence 144
4 m sous 27 m sous 30 m sous Forage 119 35 m sous sol
la décharge la décharge la décharge 38 m sous sol
Cl mg/1 3310 3 090 1200 2 380 1670 44
SO^mS/l 37 92 9 52 28 4
H C 0 3 - mg/l 5 920 5510 1110 3 090 3 230 312
NH4mg/l 700 640 114 72 236 1.4
Fe+ + mg/l 56 53 4.3 2,8 9.3 0.5
Ca + + mg/1 280 278 109 252 340 27
M g + + rog/l 232 232 70 382 153 38
Na+mg/1 2 000 1850 680 1500 1100 42
K + mg/1 880 820 170 145 475 22
Ba++ ug/1 900 900 100 500 700 50
Liug/1 500 485 105 110 270 5
Ni ug/1 100 80 10 30 20
Znug/1 310 270 50 20 20
Benzène ug/1 100 30 10 10 -
Toluène ug/1 300 100 3 3 1
Xylène ug/1 600 400 100 300 1
Ethylbenzène ug/1 300 100 30 100 0,3
C 9 Hi2Ug/l 300 100 30 30 3
Phénols ug/1 200 90 20 90 -
Camphre ug/1 1000 100 100 100 -
Org. chlor. ug/1 26 14 4 16 -

Tabl. 1 - Analyses chimiques de l'eau souterraine et de l'effluent


Décharge de Noordwijk

Rapport B R G M - 115 p. 81
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

: W . Van Duijvenbooden, W . F . Kooper - Effects of groundwater


flow and groundwater quality of a waste disposai site in
Noordwijk, the Netherlands.
Quality of groundwater, Proc. of an Int. Symp.
Noordwijkerbout, 23-27 mars 1981. Studies in Environm. Se.
Vol. 17 - Elsevier.

Rapport B R G M -115 p.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

14» 11»

niveau de la
nappe
16m HOLOCENE

'V = 5m/an

PLEISTOCENE MOYEN

eau douce
-u V = 15m/an
! sel

FORMATION DE KEDICHEN - COUCHE IMPERMEABLE

Fig. 1 - Décharge de Noordwijk.


Coupe de la décharge et situation hydrogéologique

Rapport B R G M -115 p. 83
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

CAS 16

1 -Nom : Décharge de Grosslappen.

2 - Localisation : A u Nord de Munich en Bavière (RFA).

3 - Climatologie : Pas de renseignements.

4 - Géologie : Le sol est constitué de graviers, en partie d'origine fluvio-


glaciaire.
L'épaisseur des graviers varie entre 3 m et 5,70 m .

5 - Hydrogéologie
L'épaisseur de l'aquifere est comprise entre 0,42 et 3 m .
La perméabilité est importante, de l'ordre de 3,5.10-3 m / s à
5.10-3 m / s . Le gradient varie entre 2,5 %o et 4 %o. La vitesse
calculée par la formule de Darcy est de 0,7 m/j à 1,7 m/j.
La vitesse mesurée près de la décharge varie entre 0,2 m/j et
5,5 m/j. L'aquifere est donc hétérogène.
Des mesures par traçage ont indiqué une vitesse de 9 m/j sous
la décharge et 21 m/j en aval. Ceci s'explique par une
diminution de porosité due à des dépôts de sulfates et
hydroxydes de fer.
La direction principale d'écoulement est nord-nord-est.
L'épaisseur de terrain non saturé est de l'ordre de 2 à 3 m .

6 - Caractéristiques de la décharge
Il s'agit d'une décharge d'ordures ménagères mais qui reçoit
aussi des déchets industriels. Elle est en activité depuis 1954.
Environ 4 millions de m 3 de déchets et de couverture ont été
déposés sur une surface de 153 000 m 2 .

7 - Mise en évidence et m o y e n s de contrôle de la pollution


Pour mettre en évidence une éventuelle pollution de la nappe
par la décharge, deux puits ont été forés l'un en bordure amont
(n°10) de la décharge, l'autre en bordure aval (n°9). U n essai de
pompage réalisé au forage 9 montre qu'après pompage de
400 m 3 , l'eau extraite du forage 9 a toujours la même

84 Rapport B R G M -115 p.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

composition qu'au début du pompage. Par contre, la


composition de l'eau en 9 est très différente de celle du forage
amont.
Les forages ont été implantés en 4 étapes : les premiers pour
déterminer la direction d'écoulement, puis les forages 9 et 10,
puis une série de forages pour déterminer l'extension de la
pollution (fig. 1) en tenant compte de la direction
d'écoulement. Tous les puits de la 3e phase (11 à 18) pénètrent
toute l'épaisseur de la nappe.
Après mise en place de ce réseau, en vue d'éviter
l'échantillonnage de tous les puits, on a procédé à des mesures
de conductivité électrique et de température de l'eau
souterraine.
La teneur en Cl" élevée étant bon indicateur de pollution, les
mesures de conductivité étaient un bon moyen de mise en
évidence de la pollution. Ces mesures étaient mensuelles.
L'élévation de température au voisinage de la décharge était
également bon indicateur de pollution.

8 - Résultats : Les études montrent que la pollution peut être suivie jusqu'à
1350 m . O n observe une langue de pollution qui suit la
direction d'écoulement.
Le réseau d'investigation a été prolongé jusqu'à 3 000 m de
distance pour suivre la pollution.
Les mesures de conductivité électrique et celles de
permanganate montrent qu'aussi bien la pollution minérale
que la pollution organique atteignent 3 000 m (fig. 2 et fig. 3).
Là où la charge organique est élevée, les nitrates sont détruits.

Forage Conductivité Chlorures Mn0 4 K Températures


n* électrique mgA (mg/1)
(|is)/cm •c
Amont 6 400 30 12.6 8.5
10 490 24 5.7 10
11 410 40 7.9 8
12 420 52 7,3 13,5
Bordure nord 5a 680 84 11.4 8.5
de la décharge 13 3 400 350 158 11
9 5 000 650 790 22
14 700 172 110,6 Tî
Aval 8 1 100 160 107,5 8.5
(1350 m ) 18 1900 230 94,8 8

Tabl. 1 -Résultats des analyses chimiques (30/4/1968) -Grosslappen

Rapport B R G M -115 p. 85
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

: H . J . Exler - Defïning the spread of groundwater


contamination below a waste tip.
Conférence on groundwater pollution. Université de Reading,
vol. 1, sept. 1972.

H . J . Exler - Hydrogeologische Untersuchungsergebnisse im


Unterstrom der Mûlldeponie Grojïlappen. Gwf-
wasser/abwasser 120 (1979) n°l.

Rapport BRGM -115 p.


ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

Fig. 1 - Décharge de Grosslappen.


Localisation des forages dans la zone d'étude

Rapport BRGM-115 p. 87
g
Ci]
b
a
o
s:

en

tq

c:

o
tq
cq

Fig. - 2 - Décharge de Grosslappen. Fig. - 3 - Décharge de Grosslappen.


Conductivité électrique de l'eau souterraine Distribution des chlorures dans la nappe du
le 1 « juin 1970 U au 7 juin 1970

I
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

Groundwater
sampling bores
Spring
Terrace edge
<3Built up area
El Permanganate values
100 Lines of equal
permanganate value

< lOmg/1 Permanganate


value
SQ - 100i*gfl

100 - 3O0mg/l

300 - 300mgA

> JOOmgfl

Fig. 4 - Décharge de Grossalppen.


Distribution du permenganate dans la nappe du 4 au 8 juin 1970

Rapport B R G M -115 p. 89
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

CAS 17

1 -N o m : Décharge de Thriplow.

2 - Localisation : 10 k m au sud de Cambridge (Grande-Bretagne).

3 - Climatologie : Pas de renseignements.

4 - Géologie : Le sol est constitué de dépôts de sables et graviers d'origine


glaciaire exploités jusqu'à 9 m en laissant apparaître par
endroits, la craie sous-jacente. La craie moyenne (Melbourn
Rock) d'épaisseur 16 m , repose sur la craie inférieure elle-
m ê m e reposant sur l'argile du Gault (fig. 2).

5 - Hydrogéologie
La nappe concernée est la nappe de la craie.
Le niveau de la nappe monte de façon saisonnière jusqu'à la
base de la décharge et m ê m e dans la décharge.
L'écoulement de la nappe se fait en direction nord-nord-ouest.
Le gradient est de 0,005 et la vitesse d'écoulement est estimée
à 1,6 m/j. Il existe deux puits importants d'alimentation en eau
potable à 2 k m à l'est et à l'ouest du site.

6 - Caractéristiques de la décharge
La décharge est située dans une ancienne gravière de 7 ha. Le
remplissage a commencé en 1957 par des déchets ménagers et
des eaux usées. Il s'agissait de 15 800 tonnes/an de déchets
solides et 1 800 m3/an de déchets liquides. E n 1975, les déchets
liquides ont été interdits. Le site a été recouvert en 1976 et
restauré pour utilisation agricole.

7 - Mise en évidence et m o y e n s de contrôle de la pollution


Trois forages, T B H i , T B H 2 etTBIÎ3 ont été implantés (fig. 1),
puis un quatrième, T B H 4 quand la direction d'écoulement a
été connue avec précision.
T B H i devait être utilisé pour contrôler la qualité de l'eau en
amont mais on note dans ce puits une légère pollution que les
auteurs imputent à une migration latérale d'effluent.

90 Rapport BRGM -115 p.


ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

T B H 2 traverse 4 m de déchets puis la craie jusqu'à 21 m , base


de la craie moyenne.
T B H 3 et T B H 4 forés jusqu'à la craie inférieure à 50 m de
profondeur sont localisés respectivement à 15 m et 90 m en
aval de la décharge.
Des prélèvements d'eau dans les 4 forages ont été effectués
régulièrement de 1977 à 1980.

8 - Résultats : L a pollution est évidente sous la décharge (TBH2) et


immédiatement en aval c'est-à-dire dans le puits situé à 15 m
(TBH3) où l'on observe une augmentation des concentrations
N H 4 + , de l'alcalinité, du Cl" et cations N a + , K + , C a + + et le
Fe(tabl.let2).
La pollution organique est moindre.
E n T B H 4 , la pollution n'est que légère par rapport à l'eau des
puits d'alimentation, prise c o m m e bruit de fond.

Références : D.J. Tester, R . J . Harker - Groundwater pollution


investigations in the Great Ouse Basin H . Solid Waste
disposai. W a t . Pollut. Control 1982, vol. 81, n°3

Rapport B R G M - 1 1 5 p. 91
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

TBHi TBH2 TBH3 TBH4 Qualité eaubdf

Elément
Ecart- Ecart- Ecart- Ecart- Ecart-
Moyenne Moyenne Moyenne Moyenne Moyenne
type type type type type

pH 7,0 (0,2) 7,3 (0.3) 6,8 (0,3) 7.5 (0,2) 7,3 (0.1)
Conductivité (uS c m ) 1 172,0 (62,4) 4 905 (1845.0) 3 378,0 (720,0) 571.0 (149,0) 529,0 (47.8)
OD 58,6 (23,8) 5.6 (9,8) 20,7 (21,4) 80.7 (24,1) - -
DBO 1,0 (0,6) 15,3 (7,2) 8,0 (7,5) 1,4 (0,6) 0.5 -
COT 2,5 (0.6) 105.0 (4.2) 46,2 (15,5) 3,5 (4.6) 0,4 -
Amm. N 0,25 (0,42) 218.0 (142,0) 56,4 (29.3) 0,11 (0,28) 0,03 (0,03)
Nitrate N 17,8 (5,1) 6,0 (9,7) 1,7 (1.7) 11,1 (3,1) 9.7 (1.5)
AlkaliniUenCaCC-3 310,0 (90.3) 1 561,0 (842,0) 844,0 (189.0) 215,0 (22.1) 205,0 (5,5)
Calcium 275,0 (67,3) 122,0 (72,1) 278,0 (149.0) 127,0 (6,4) 102,0 -
Magnésium 3,0 (0.4) 81,0 (40,0) 14,7 (9.2) 4.5 ' (4,8) 3.2 -
Sodium 32,7 (3,7) 464,0 (229,0) 494,0 (121.0) 18,6 (18,8) 10.0 (1,3)
Potassium 2,8 (1,4) 299,0 (161.0) 29,4 (29,0) î.e (0.3) 3,1 -
Chlorure 87,0 (8.9) 481,0 (269.0) 660,0 (132,0) 34.8 (21,4) 21,7 (2.0)
Sulphate en S O 4 156,0 (21,7) 187,0 (153.0) 212,0 (30,6) 20,0 (24,0) 15 *
Fe Voir U b l . 2
Bore 0,2 (0.3) 2,3 (0.12) 9,1 (10,3) 0,3 (0,3) - *

15 échantillons ont été prélevés sur chaque puits de 1977 à 1980 mais tous les paramètres n'ont pas été mesurés à chaque fois

Tabl. 1 - Décharge de Thriplow - Analyses de l'eau souterraine (tous résultats sauf p H et autres, indiqués en mgfl)

TBH2 TBH3 TBH4 Qualité e a u b d f


Effluent
Elément
Moyenne Ecart- Ecart- Ecart- Ecart-
Moyenne Moyenne Moyenne Moyenne
type type type type

Zinc 0,14 0,50 (0,2) 0.10 (0.3) 0,01 (0,01) 0,03 (0,02)
Cuivre 0,02 0,03 (0) 0,04 (0,02) 0,01 0,02 (0.01)
Nickel 0,15 0,05 (0,01) 0,07 (0,02) 0,01 0,01
Chrome 0,04 0,04 (0) 0,03 (0,04) 0,01 (0,01) 0,01 (0)
Cadmium 0.003 0,01 (0) 0,01 (0) 0,01 0,001 (0)
Plomb 0,06 0,06 (0,01) 0,07 (0.06) 0,03 (0,03) 0,02 (0.01)
Manganèse 0,42 0,10 (0,01) 0,24 (0.08) 0,40 (0,5)
Fe 42,0 11,0 (10.5) 25,7 (44,6) 3,5 (3,2) 0,04 (0.03)

4 échantillons ont été prélevés dans chaque forage de 1977 à 1980

Tabl. 2 - Analyses des métaux lourds-Tous résultats en m g/1

92 Rapport BRGM-115 p.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

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Fig. 1 - Décharge de Thriplow.


Plan de la décharge et localisation des forages

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Fig. 2 - Coupe à travers la décharge de Thriplow

Rapport B R G M - 115 p.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

CAS 18

1 -N o m : Décharge de Potton.

2 - Localisation : 15 k m à l'est de Bedford (Bedfordshire, Grande-Bretagne).

3 - Climatologie : Pas de renseignements.

4 - Géologie : L a décharge est située dans une exploitation de sable en


activité. Les sables concernés appartiennent à la formation des
"sables verts".

5 - Hydrogéologie
La carrière est localisée au toit de la nappe des sables verts
inférieurs. L'épaisseur de terrain non saturé est de 3 m . L'eau
monte jusqu'à la base de la décharge et dans la décharge. L a
direction d'écoulement est sud-ouest. Le gradient est de 0,006.
La nappe s'écoule en direction d'une ligne de sources distantes
de 300 m . U n puits situé à 100 m à l'ouest-nord-ouest utilise
l'eau souterraine pour l'irrigation. Par ailleurs, il existe un
puits d'alimentation en eau potable à 5 k m au sud-est.

6 - Caractéristiques de la décharge
La décharge occupe une superficie de 14,2 h a avec une
profondeur maximale de 12 m sous le niveau du sol. Elle reçoit
des déchets ménagers, de construction et de démolition et
industriels non toxiques. Le tonnage est de 25 000 tonnes/an.
Le remplissage a débuté en 1970 et fin 1980, 5 ha étaient
restaurés.

7 - Mise en évidence et m o y e n s de contrôle de la pollution


5 forages juqu'à 5 m sous la surface de la nappe ont permis de
déterminer la direction d'écoulement. Ensuite, 2 autres
forages ont été implantés en aval en 1979, jusqu'à 20 m sous le
niveau du sol et 17 m sous le niveau de la nappe, et pénétrant
complètement la nappe des sables verts.

94 Rapport BRGM -115 p.


ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

8 - Résultats : Les analyses chimiques font apparaître une pollution


caractérisée par une augmentation de N H 4 + et Fe en B H X et
en Cl' : sous la décharge, en aval, en B H B , et m ê m e dans les
sources situées en aval (tabl. 1).

PBHI l'KHA riHi PAHI PAH3 Baurc*1 BObrcal 00 H I * H entant

F.I4t»«nt
Eeert. Ecart, Ecart- Ecart. Eowv Ecart- Ecart- Ecart*
Moyenne Meyeane Mayenne Moyen»* Moycaa* Mayenne
lype -If» typa type type lïpa

pli 7.3 10.31 0.4 (0.41 1.4 (0.01 T.l (0.11 1.1 10.3) 0.0 10.31 06 10.11 0.1 (0.6)
Cène iKUvil* 1041.0 100I.O) 1003.0 (1 100.01 111.0 (107.01 007.0 (111.0) 104.0 (117.0) 040.0 (111.01 131.0 (134.0) 110,0 (61,0)
IIU 10.0 30.0 10.0 10.0 41.0 760
imn 166.0 1100.01 4.0 11.01 3.3 (0.01 3.0 (1,11 3.1 (0,7) ' 3,7 (1,1) 3.0 «0.1) 3.6 11.01

KO (1.01 0.0 (0.71


C11T
Amm N lli.O 1100.0) 0.00 (0.11) 0.1 10.31 0.01 (0.00) 0.01 10.011 0.04 (0.041 a.10 10.14) 0.6 10.01

N.ireiaN 0.0 10.31 1.17 (1.101 31.3 (10.7) 11.1 (0.41 S.4 11.0) 30.0 (0.1) 1.1 13.6) l>.4 (0.11

AlralmiiJinCaCOt 1 6)1.0 (470.01 301.0 101.71 30.0 (10.1) 101.0 (40.11 100.0 (11.1) 181 (1.01 34.4 (11.61 16.1 (11.7)

Ct.lci.HTk 10.0 111.11 111.0 103 01 130.0 (11.1) 108.0 (13.31 133.0 (10,11 140.0 111.4) 102.0 (34.41 06.0 (0.01
M*fn4iium 11,1 (1.0) 11.1 (0.11 15.7 (1.0) 13.3 (O.OI 10.0 (4.1) 10.0 (6.4) 0.2 (1.31) 11.0 (1.01
43.7 131.11 11.4 (11.4) 31.6 13.3) 33.0 (11.31 40.0 (20.0) 32.0 (3.6) 64.0 (31.11 11.5 (1.01
11.0 131.3) 3.1 (1.1) 4.3 (3.3) 1.0 (1.3) 3.0 (1.3) 0.1 10.0) 6.6 (3.01 1.3 10,3)
Thliirurt toi 130.31 146.0 103.01 00.1 (0.1) 11.1 11.4) 73.1 131.1) 16.0 (11,1) 63.0 130.01 11.6 14.1)
SuMeie en S O 4 03.0 •s.l (30.01 142.0 (M.O) 111,0 (34.01 130,0 (00,0) 341.0 (36.01 104.0 (10.11 1211.0 (14.7)

00.0 13.1 (10.0) 1.7 (10.3) 0.14 (0.16) 4.4 11.11 16.1 (13.1)
(0.34) (0.041 0.14 (0.07) 0,11 (0.00) 0.01
Hort 0.11 0.3S 0.13

b' «chinulloni pNltvti sur chaque point d« 1979.1980 diuf P B H X ) mais toue ! • • paramétrât n'ont pat 4 4 detarn.ln.ji e chaque foli

Tabl. 1 • Déchargede Potion* Anelyeea de l'eau toutaiTalne* Réiuluiatnmg/1t«uf p H

Références : D.J. Tester, R.J. Harker - Groundwater pollution


investigations in the Great Ouse Basin IL Solid coaste disposai
Wat. Pollut. Control 1982, vol. 81, n°3.

Rapport BRGM-115 p.

95
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

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Fig. 1 - Plan de la décharge de Potton

Rapport BRGM -115 p.


ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

CAS 19

1 -Nom : Décharge de Barton Mills.

2 - Localisation : 10 k m au nord-est de Newmarket dans le Suffolk (Grande-


Bretagne).

3 - Climatologie : Pas de renseignements.

4 - Géologie : La décharge est dans une carrière excavée dans le niveau de


craie moyenne. Sous la craie moyenne, on rencontre la craie
inférieure. Les deux niveaux de craie sont séparés par le
niveau "Melbourn Rock".

5 - Hydrogéologie
La nappe qui présente desfluctuationssaisonnières est à 5 m
sous la base de la décharge. Elle est comprise dans le niveau de
Melbourn Rock soit à 15 m sous la surface du sol.
La direction d'écoulement de l'eau est nord-est. Le gradient
hydraulique est de 0,003 et la vitesse estimée à 0,16 - 2,8 m/j.

6 - Caractéristiques de la décharge
La décharge est implantée dans une carrière de craie de 10 m
de profondeur et de 12 ha de superficie. Le remplissage a
débuté en 1972 et a été achevé en 1977. Suite à une demande
d'extension, il a repris en 1980. Les déchets sont des déchets
ménagers et assimilés. E n 1982, le volume était de
25 000 tonnes/an. O n estime à 65 000 tonnes la quantité de
déchets déposés sur ce site.

7 - Mise en évidence et m o y e n s de contrôle de la pollution


Trois forages ont été implantés dans et en aval de la décharge.
Puis 5 forages supplémentaires ont été placés en aval et en
amont. Les forages sont pour la plupart forés jusqu'à 10 m .
Des prélèvements d'eau dans ces forages ont été effectués
régulièrement jusqu'en 1976 et analysés.

Rapport B R G M -115 p. 97
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

8 - Résultats : O n note une augmentation de C O T , N H 4 + , K + , Cl" et du Fe


surtout sous la décharge et dans une moindre mesure dans les
forages aval les plus proches, B H 4 et B H 5 .
Les mesures doivent être poursuivies sur plusieurs années. Il
n'est pas sûr cependant que les forages aient été bien
implantés pour observer une pollution due aux déchets
occupant les zones restaurées.

Références : D . J . Tester, R.J. Harker - Groundwater pollution


investigations in the Great Ouse Basin H . Solid waste disposai
Wat. Pollut. Control 1982, vol. 81, n°3.

98 Rapport B R G M -115 p.
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

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Alkalinir\ as
Cad), . . 2lHH< (12-7) 233-11 (34 H ) 275-H (81-71 3IA-H (33-31 13')-» (37-41 273 0 (31-0) IS'UI (8-3) 2010 (11-3)

Caliium 1120 (7A> I2SO (Jit-21 I3.VO (31-7) l(>4-n (26-5) 15»-il (2A-7) 130 0 (!•»•») .SA-rt (AI) 114 U (A-3)

Mjttn<r<iuni . . 2-3 (0-3) 3-3 (ii-7l 3-3 (it-'M 3 A (il-3( 3-2 (0-2) 3-3 (H 4) 2 •• (n A) 2 A (il 4)

StMlium 2H-7 (3-51 23-3 (5-71 2ti-3 (3-3) 25-5 (311 22-lt (••S) 26-7 (3-3) I4S (7 1) 21-3 (4»l

l'uf;IAsium 12 (0-41 ! S (U-7) Il-A (K-ï) 37 (U-7) l'i <<>•/.) 3-3 (1-31 Il . (ii-2l 1-3 (U3>

ChluriJe 42 11 (3 A ) 44-<i (7-31 Al -3 (4351 47" (42) 43-7 (4(i| 53-7 (7-2) 24-5 (6-5) y/-» (3-m

Sulphjt? as M ) . 251 (15-31 34-4' (»••*»!


4-ni (20-3) 31 o (15-21 23-5 (Il 21 3S-2 (14-nt 143 (211 331 (lo-4)

Irun . . «•3 (l>-4l H-5 ("-.Il n-2 (0-2) + ii (37) l-A (1-2) 4-M (7 7) - 0 oj(- n-Ot'l

Ilitrna n 115 (O-Iltl (• -iiji (0 u n II-OA (o-ti2) il-lu (Il 011 Il W (ii-ii'l n-nj (Il ll>l - — 1103 (0-02)

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Tabl. 1 - Décharge de Barton Mills.


Analyses chimiques des eaux de la nappe (mg/1)

Rapport B R G M -115 p. 99
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

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Fig. 1 - Plan de la décharge de Barton Mills (Suffolk)

100 Rapport B R G M -115 p.


ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

CAS 20

1 -Nom : Jamroli, Ghat-gate, S a r w a , Galta R o a d , Agra R o a d et


Subjimandi.

2 - Localisation : Jaipur (Inde).

3 - Climatologie : La température ambiante varie de 2 à 45°C. La pluviométrie


moyenne est de 600 m m / a n .

4 - Géologie : Les sols renferment 87,7 % de sables, 3,5 % de silt et 8,8 %


d'argile.
Le sol est très perméable.

5 - Hydrogéologie
Aucun renseignement.

6 - Caractéristiques des décharges

Quantité Puits
Surface journalière existant Age
Nom en ha sur la (ans)
de déchets
en tonnes décharge

Jamroli 12,15 30-35 1 10-12


Ghatgate 0,81 18-20 2 10-12
Garwa 1,01 15-18 2 10-12
Galta Road site 1,215 15-18 1 8-10
Agra Road site 0,81 10-12 1 7-8
Subjimandhi 0,607 5-6 1 10-12

Les déchets ne sont ni compactés ni recouverts. Il s'agit de


déchets ménagers et assimilés.

7 - Mise en évidence et m o y e n s de contrôle de la pollution


L'étude se fait sur 25 puits répartis en trois groupes localisés
à:
20 à 45 m des décharges,
150 à 450 m des décharges,

Rapport B R G M -115 p. 101


ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

5 à 6 k m des décharges.
Les puits ont 2 à 3 m de diamètre et 10 à 15 m de profondeur
sauf les puits 5 et 6 qui ont 5 à 6 m de diamètre.
Les prélèvements et analyses sont effectués tous les mois.
L'eau des puits est utilisée à des fins domestiques y compris
c o m m e eau de boisson.
Les éléments dosés sont les éléments majeurs.

8 - Résultats : L a dureté, les solides dissous, les chlorures, le Fe et D C O


décroissent quand la distance augmente.

1er groupe 2e groupe 3e groupe


de puits de puits de puits

DCO 50 - 200 mg/1 14-40 mg/1 0 - 8 mg/1


Fe 0,8 - 3 mg/1 0,3 -1 mg/1 0 - 0,2 m g / 1
Cl" 330-680 180 - 380 120-140

L a teneur en Cl" reste élevée à 450 m de la décharge, de m ê m e


que la teneur en solides dissous.

Références : M . S . Olaniga, K . L . Saxena - Groundwater pollution by open


refuse d u m p s at Jaipur. Indian J. Environ. Health, vol. 19,
n°3,1977.

102 Rapport BRGM -115 p.


ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

INDEX
1 St. CROUP WELLS
ï N4. CROUP WtLLS
3 Ht. CROUP WELLS
& OUUPINC CROUND
^ SEWACE FARM

Fig. 1 - Plan de la ville de Jaipur montrant la localisation


des décharges et des puits

110
100

100
o
^^#^^^\NNNNN\\N\NN\N\N^
110
14
- 6
o ÇTOTAL JBÔN ^ V ^ S X ^ S S S Z :
6
14
93
72
- 52
<j> 32

WWNWWW^
32

52

72

92 , Distance,i.çn
qn mètres, depuis la décharge
mètres. ,a

Fig. 2 - Evolution des concentrations

Rapport B R G M -115 p. 103


ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

CAS 21

1-Nom : Décharge d'Eteignières.

2 - Localisation : C o m m u n e d'Eteignières au nord-ouest du département des


Ardennes.
Sur le versant sud de la vallée de la Sormonne à 200 m de cette
dernière.

3 - Climatologie : L a moyenne annuelle de la pluviométrie sur 13 années, à


Rocroi, est de 1173 m m .
La décharge est située dans une zone où les précipitations
efficaces moyennes dépassent 500 m m / a n . L a température
moyenne annuelle est de 8°5 C . Les vents de secteur ouest
apportent de l'air humide. Le calcul du bilan hydrique fait
apparaître u n excédent d'eau compris entre 90 et 953 m m pour
une année avec une moyenne de 612 m m .

4 - Géologie : Limons contenant des débris de quartzites et de schistes, sur


phyllades et quartzites.
L'épaisseur des limons est de l'ordre de 5 m dans la partie
amont de la décharge et de 0,5 à 1 m dans la partie aval.

5 - Hydrogéologie
Quatre piézomètres ont été implantés en 1984
P Z 1 : en amont de la décharge dans les limons (5 m )
P Z 2 : en amont de la décharge dans les schistes (10 m )
P Z 3 : en aval du dernier casier comblé (10 m )
P Z 4 : en aval du casier en exploitation (10 m )

Les niveaux s'établissaient à environ 1 m sous le sol en amont


et respectivement 3,5 m et 2 m en aval.
Les perméabilités mesurées dans les schistes sont comprises
entre 2.10-7 et 1,5.10-6 m / s . D a n s les limons, la perméabilité
est très faible.

104 Rapport BRGM -115 p.


ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

6 - Caractéristiques de la décharge
L'exploitation est menée depuis 1975 par casiers successifs du
nord vers le sud. A l'origine, les casiers étaient constitués sur
le sol naturel. Les derniers casiers ont été creusés sur une
profondeur de 1 à 2 m . La surface autorisée est de 11 ha.
E n 1983, on a réceptionné 61 338 tonnes d'ordures ménagères
et 33 805 tonnes de déchets industriels dont la majorité est
constituée de sables de fonderie.
Les déchets sont compactés et recouverts en fin d'exploitation
d'une couche de terre végétale.

7 - Mise en évidence et m o y e n s de contrôle de la pollution


- Sur les eaux d e surface
Le ruisseau de la Sormonne reçoit de l'eau en provenance de la
décharge par l'intermédiaire d'un fossé collecteur.
Huit prélèvements d'eau ont été réalisés au lieu de rejet, à son
aval, à son amont et à différents endroits du ruisseau.
Par ailleurs, des prélèvements périodiques sont réalisés sur la
Sormonne et le rejet.
Des analyses de sédiments ont été réalisés sur le cours du
ruisseau.
- Sur les eaux souterraines
Par suite du décapage superficiel des limons, une partie des
effluents s'infiltre dans les schistes.
Des analyses sont effectuées sur les eaux des piézomètres.

8 - Résultats : A l'aval du rejet dans la Sormonne, on constate des


augmentations de concentration pour certains composés :
D C O , D B 0 5 , Cl (249 mg/l), N a (150mg/l), K , Fe, M n , N H 4

(130mg/l).
Les sédiments prélevés montrent des concentrations en
métaux nettement plus élevées à l'aval du rejet ainsi qu'une
teneur plus forte en matière organique.
Alors que l'eau souterraine en amont est très peu minéralisée,
on observe à l'aval (PZ4) des concentrations qui attestent de la
pollution :

Rapport BRGM-115 p. 105


ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

N H 4 + : 34,9 mg/1 Cl" : 115 mg/1 H C O 3 " : 476 mg/1


K + : 42 mg/1 Fe : 19,2 mg/1 Z n : 4,5 mg/1

Références : M . Barrés, M . Lansiart, M . Sauter - Enquête sur le


fonctionnement, l'exploitation et l'impact sur l'environnement
des grandes décharges de classe II en France. Rapport B R G M
85 S G N 554 E A U pour le Ministère de l'Environnement.

106 Rapport B R G M -115 p.


ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

•|zone clôturée
B: mesure de bruit
izone autorisée en décharge

Extrait de la carte topographique de ROCROI (Ouest) a 1/25.000

Fig. 1 - Décharge d'Eteignières (Ardennes)


Plan général de situation

Rapport B R G M -115 p. 107


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O

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Casier e x p o
ojjj, Rideau boisé
—_ Rideau bols* à
constituer
• — ^ - Extension >
Désignation des zones
zone 1 Installation des unités de traiteme>"
// et de récupération
Zone 2 Décharge contrôlée
Zone 3 Décharge provisoire de
matériaux de couverture
Zone 4 Décharge de produits Inertes

EçMlfJ 1/4000»

Fig. 2 - Plan d'ensemble de la décharge


ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

RÉSUMÉ DE CAS DE POLLUTION OBSERVÉS AUTOUR


DE DÉCHARGES DE CLASSE II EN FRANCE

Ces tableaux sont extraits d'une étude réalisée en 1985 (5).

Les tableaux synthétiques présentent les informations concernant 24 décharges


recevant des déchets ménagers et des déchets industriels assimilés, situées en
France. La hauteur d'eau annuelle infïltrable a été estimée à partir de la carte des
précipitations efficaces de la France. Les concentrations supérieures au niveau
guide C E E pour l'eau potable sont soulignées et celles qui dépassent la
concentration maximale admissible sont en italique.

109 Rapport B R G M -115 p.


PANACHE

Précipitations Z o n e non saturée Zone saturée


Localisation et référence!
Nature des déchet» épaisseur hydrodynamique Plézomètre aval Immédiat* Observations
d u rapport» B R G M efficaces
lithologie lithologie Extension
t
dlsL Ele Vmg/I Mmg/1

La Baronne (06) Ordures ménagères 301 m m / a n 2 4 3 malluvions graviers et cailloutls 100 m 100 m Ca -6,6 104 Zone de réduction.
78SGN718PCA Na + 9,1 22 Nappe alimentée périodiquement par "le Var",
81 S O N 192 P A C K + 2.6 3,9 bonne oxygénation.
82 S G N 128 P A C Cl + 22,5 <4,1 Faible contamination bactériologique qui
83SGN127PAC Nll4 + M 2,8 augmente à partir de 1983.
78 SGN 024 P A C S04 + 9,8 17,4
85 S G N 356 P A C N0 3 -38 0
Marseille "La Crau"(13) Ordures ménagères 84 m m / a n 2 à 3 malluviona alluvions 600 m 150 m Na + 263 275 Coloration brune jusuqu'â 500 m , au moins, en
73 S G N 068 P A C Cendres K + 234 235 aval du dépôt.
79SGN110PCA > lOOt/j Cl + 398 418 Alimenté par les canaux d'irrigation de la
NH4 + 214 214 Durance, étang approximation.
SO4 + 24 140 Partie orientale recouverte de cendres.
NO3 -2.9 0 Pollution plus importante a cet endroit. Peu de
variations des éléments traces.
Contamination bactériologique : des coliformes.

"La Queue en Brie" (94) Ordures ménagères 100 m m / a n 10 m K = 10 S a 10 « m / s 25 m Ca -23,6 79 Zone de réduction à l'aplomb du dépôt.
74 S G N 354 A M E 101deDlA>t50t/j marnes et argiles V = 4 m / h . calcaire Na + 10 24.3 Pas d'évolution caractéristique de la pollution
75 B DP 065 Cl + 1,1 12.6 dans le temps.
K . -0,3 1,3
SO4 + 6,2 29.9
N03 -3,4 14,9
Picardie (80) Ordures ménagères 300 m m / a n 15m 1 = 6%. 400 m 60 m Na + 11,7 41.9 Zone de réduction.
PIC 83/78 craie T = 0,02 mî/s Cl + 38,6 73 Oxydation de l'ammonium en nitrate a l'aval.
NH4 + 6.4 6,3 Décharge désaffectée.
S04 -6,7 38
NO3 -17,3 69,4
Villeneuve les -Avignon (30) Ordures ménagères 300 m m / a n 15m Sables fins limoneux 25 m 25 m RS + 196 • 587 Concentrations en hydrocarbures et en phénols
7 8 L K 0 24PR broyées galets et sablesfins NII4 + 3.02 3,02 supérieures aux normes de potabilhé C E E .
80PR353 154201/j Ca + 36 145 Contamination microbienne à l'aval
Na + 9,8 14.2 (coliformes).
K + 0,8 2,4
Cl + 38,5 47.5
SO4 + 25,16 58,7
N03 -0,6 2,1
Mirtsun (02) Ordures ménagères 300 m m / a n 3m K = 5.10em/B 25 m Ca + 70 187 Minéralisation faible.
84 AGI 230 PIC sables et argiles T = 7.10 3 m/s Na + 15,2 17 Pas de zone de réduction.
K + 2,7 3,6 U n e seule analyse.
Cl + 31 43,6
SO4 + 89 101
NO3 + 30 67
NII4 + 0,4 0,4

Jus de M a d a m e 106) Ordures ménagères 100 m m / a n 5m 600 m Cl + 9 14,2 Pas d'effluence nette de la décharge sur l'eau de
82 SGN 097 PAC Déchets industriels conglomérats N0 3 -0.39 <0,01 la nappe, très contaminée A l'amont.
84 AGI 299 PAC assimilés (D! A) andésitiques Fe + 2.5.10 3 2,74.103
86 S G N 478 P A C Mn + 0,17 103 0.22.10 3
87 SGN 777 PAC Al + 4,610 3 4.8.10 3
88SGN217PAC NH4 + 0,57 0,66
89 SGN 494 P A C

I)i«t : distance du piézomèlrc au dépôt


Ele : élément concerné - K S ; résidus secs a 105°C
V m g / I : variations de la concentration des éléments par rapport à l'amont
Mnip/I ; \ a leur de la concentration de l'élément à ce piézomètre
PANACHE

Localisation et références Précipitations Plézomèlre aval Immédiat* Observations


Nature des déchets épaisseur hydrodynamique
des rapports B K G M efficaces lithologie lithologie Eitenslon
dist. Ele Vmg/1 Mmg/1

l9leslesMeldeuses(77) Ordures ménagères 110 m m / a n 3,5 à 12 m i = 1 % alluvions 200 m Piézomètre de part et d'autre de l'écoulement
74SGN354AME D1A alluvions principal.
84 IDF 044 Présence de N 0 2 à l'aplomb des déchets récents.
Diminution globale de la minéralisation à
l'aplomb du dépôt.
Le panache de pollution s'élargit.
Drainage par la M a r n e , bonne oxygénation.
Extension faible de la pollution A l'extérieur du
site mais réseau de piézométrie peu dense.

Fretin (59) Ordures ménagères 160 m m / a n nappe affleure V = 60 m/an 800 m 50 m RS + 469 843 Dilution importante par la nappe.
75NPA01 Boues de station périodiquement craie Ca + 19,3 212 Contamination a l'amont par diffusion.
76SGN368NPA d'épuration (60%) Ni + 19.8 46 Contamination bactériologique a l'aplomb.
77SGN419NPA Boues industrielles K + 8.9 9.8 Extension m a x i m a l e de la zone réductrice a
81SCN690NPC inertes 120 t/j CI + 32,9 74 l'étiage.
82SGN761NPC NH4 + 3,2 32 Eléments traces en quantité notable sous le
83SGN648NPC S04 -21,5 132 dépôt.
NO3 -7,1 8,7 Augmentation de la u n e de pollution et de la
minéralisation totale au cours du temps.

Prairies des Mauves (44) Ordures ménagères 250 m m / a n 1 à 4 m alluvions et i = 1 % alluvions 6m Cl' + 80 167 Les piézomètres sont placés A quelques mètres
P A L 84/25 >50t/j argiles sableuses NH4 + 7,4 8,5 i la périphérie de la décharge.
P A L 84/04 , S0 4 -28,2 69 Le Loire draine rapidement la pollution et
P A L 85/14 NO3 + 1,93 11 maintient une bonne oxygénation.
Diminution des teneurs en a m m o n i u m au cours
du temps (décharge très ancienne).

BrurisUU (68) Ordures ménagères 150 m m / a n 20 m alluvions T = 5à9.10-3m2/s 675 m 176 m RS + 702 1230 Zone de réduction.
84AGI08ALS - déchets inertes récentes K = 3 à 6.10 -4 m/s Ca -53 60 Beaucoup d'éléments dépassant les normes de
- cendres mâchefer alluvions quaternaires Na + 157 180 potabililé C E E : phénols, hydrocarbures, azote
> 100 t/j K + 63 70 kjeldhal, nitrates, a m m o n i u m , nitrites,
Cl + 145 180 aluminium (a l'aplomb).
NH4 + 196 196
SO4 • 7 30
N03 -7 30

Villtparisig (17) Ordures ménagères 103 m m / a n 7 m marnes et T = 10<m*/s 626 m 625 m Na + 7 18 Piézomètres situés latéralement è l'écoulement
83 IDF 039 sables V = 50 i 100 m/an Cl + 9 37 principal. E a u naturellement non potable
83 IDF 042 sables SO4 1225 1445 (excès de sulfate).
NO3 -10 2,7

Beaune "camp américain" Ordures ménagères 168 m m / a n 2a 3 m affleure en alluvions 400 m 400 m RS 1766 2 295 Présence de métaux lourds (Hg, C r , P b . . . ) , de
(21) périodes très Ca phénols a l'aplomb.
82SGN729BOU humides Na + 43 67 Contaminations bactériologiques.
K + 11 153

Dist. : distance du piézomètre au dépôt


Ele : élément concerné • R S ; résidus secs a 105°C
Vmg/1 : variations de la concentration des éléments par rapport i l'amont
M m g / 1 : valeur de la concentration de l'élément à ce piézomètre
PANACHE
Zone non saturée Zone saturée
Localisation et références Précipitations
Nature des déchets épaisseur hydrodynamique Pléiomètre aval Immédiat* Observations
des rapporta B K G M efficaces
lithologie lithologie Extension
f
disk Ele Vmg/1 Mmg/I

Eteignières(08) Ordures ménagères 400 m m / a n Limon argileux Alluvions 200 m 16m Ca + 18 40 Diminution de la pollution de 2 à 3 fois a
83SCN893CHA 250 t/jr Na + 18 18 l'aplomb de cellules anciennes (2 A 3 ans).
88SGN236CHA K + 26 26 Bonne oxygénation, drainage par le ruisseau
85SGN558CHA Cl + 117 124 'La Sormone". Zone réductrice peu importante.
NH, + 14,8 15
S0 4 + 21 23
N03 + 14,5 14,5

Sains en Amienois (80) Ordures ménagères 160 m m / a n 20 m 1=344% 100 m 100 m RS + 207 521 Zone réductrice. Les chlorures augmentent
(non publié) Craie t=150m2/h Ca + 66 167 dans le temps, la zone réductrice s'étend.
Craie Na + 6,8 13 Décharge récente. La pollution augmente dans
K + 0,9 1,6 le temps.
Cl + 10 21,3
NH, + 0,1 0,2
SO. + U 22
N03 -17 12,7

Digne(04) Ordures ménagères 161 m m / a n 2a3m Alluvions 50 m 5m Ca + 13 106 Pollution localisée sous la décharge. Les
87SGN421HYD broyées Galets Na + 6,95 10.9 ordures ont subi une pré-dégradation aérobie
Graviers Cl + 9,8 13 sur une aire aménagée. Contamination
NH, + 0.15 0.2 bactériologique par rapport à l'amont (coli
SO. -5.9 92 formes, clostridium)
NOj -7.3 3

Picardie (80) Ordures ménagères 300 m m / a n 4a8m 1 = 1%. 50 m 50 m Ca + 61,9 184 Impact caractéristique mais de faible intensité.
Craie Craie Na + 18,5 28,6
K + 3.1 25.4
Cl + 29,8 75
NII4 + 2,2 22
Picardie Ordures ménagères Ca + 28 • 174 O n trouve du Zn en aval » 200 ug/1. Pour les
Boves (Somme) NH. + 0.7 0.8 autres métaux analyses non fiables.
86/54 Cl + 14 28,9
NOj -1 18.8

()orlishcim(67) 20 1 ordures ménagères 200 m m / a n 10m Sables 80 m 10m Ca + 85 125 La zone de réduction s'étend jusqu'à 80 m en
75SGN451GAL 20%DIA Graviers et éboulis Na + 33 45 aval du dépit. Chlorures persistent loin en aval.
75 S O N 454 C A L 6 0 1 boues de station K + 14,4 16 Contamination bactérienne déjà présente a
79SGN323ALS d'épuration Cl + 90.7 100 l'amont. Pas d'évolution remarquable dans le
130 A 135 t/j S0 4 + 32 70 temps.
NOj -35 0
RS + 521 732

Abbeville(8u) Ordures ménagères 206 m m / a n 10m Alluvions et craie 800 m 5m Cl + 461 504 Donne oxygénation de l'eau, drainage par un
PIC 80/157 66 t/j Tourbe et alluvions N02 + 0,98 1 fossé. La minéralisation et l'ammonium
83SCN'II8PIC NO, + 99.2 100 augmentent au fil du temps. Pollution
S0 4 + 24,9 37,4 persistante : chlorures, fer.
N03 + 11.3 11,5

Dist. : distance du piézomètre au dépôt


Ele : élément concerné - R S ; résidus secs a 105'C
Vmg/1 : variations de la concentration des éléments par rapport A l'amont
M U I R / I : voleur de la concentration de l'élément à ce piézomètre
co

•S

g
G
PANACHE O
O
Z o n e n o n saturée Z o n e saturée
Localisation et références Précipitations
Nature des déchets épaisseur hydrodynamique Pléiomètre aval Immédiat* Observations
des rapports R R G M efficaces
lithologie Extension
dlsf. Rie Vmg/I M m g/1
g
Rapp

Ucnfeld<67) Oi dures ménagères 100 m m / a n Quelques métrés Vitesse élevée 200 m 10m Cl- + 21,5 37 Décharge fermée. Eléments traces dont les
811 S O N 613 AI.S < 60 t/j Graviers cl subies Subie cl graviers TU + 14,4 35,5 variations ne sont pas raltachahles & un
0

es
lt!enhcim(67l
88 S O N 279 A 1,S
Ordures ménagères
700 m ' / j
Loess 16 m et
salbesSa 17 m
Sables • sable graviers -1200 m
de partie
,

Cl
N03
66
62
événement précis. Augmentation de la
conductivité au cours du temps.
I
CO
o
 ancien. Phénols 1.28
»*
u\
- à 200 m Cl 64
S
l.iuncourtStl'ierre (60) Ordures ménagères Sables d'Auvers Calcaires dist.i Ca 280 tl
7 PIC 85/34 M a r n e s et calcaires i = 5%' l'api. NII4 32.4 o
luUtiena 3 0 m sortie CI 313 r-
déchar-ge K 22
Mn 0,89 c:
Fe 0,074

An<lé(27) Ordures ménagères 1 piézo aval a la sortie Ca + 64 225 3 éléments NI14, M n , Fe dépensent les normes. o
85 11 N O 040 de décharge mais Mg + 29.3 14 U n piézo montre une pollution buctérienne.
86 II N O 038 a p p a r e m m e n t dans la Nll« -r 14 (1.6 Augmentation de la contamination Chlorures
«fi II N O 080 décharge Mn + 0.27 17 -» 104 mg/1
87 U N O 006 Fe + 13,7 70 Mn-»0,95
86 U N O
87 U N O 76
003 Cl
Phénol
+ 21 0,5 m g
0,09 m g
Ca -» 279
NH4-*n.let g
8811X031 Hydro. 13.9 en 88
88 U N O 32
89 U N O 31
89 U N O 26

l)i*t : distance d u p i c v o m è t r c a u d ^ p M
l'Ait / l i m e n t ronrernf'- R S ; résidus M - C S à 105°C
Ving/I : %nriiiti«iiis(lc )u foncentrution <\fH(\(-u\nuU p.ir m p j > m t à l ' u m o n l
Mm^/I vulcurck' lu conccntrntioiwlc IV-U-me ni à ce prt î-onif-lrt'
ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

CONCLUSION

Des cas de pollution de l'eau souterraine et des eaux de surface ont pu être
observés, en particulier dans les décharges antérieures à 1980. Les pollutions
auraient pu être évitées dans bien des cas par un choix plus judicieux du site et
une meilleure exploitation des décharges. Cependant une isolation totale des
décharges n'est guère possible et une migration de l'effluent est inévitable à plus
ou moins long terme. Il faut par conséquent prévenir et réduire son impact sur les
eaux. L a prévention peut se faire de façon active en minimisant l'entrée d'eau
dans la décharge et en drainant l'effluent pour le traiter. L a prévention consistera
par ailleurs à sélectionner des sites où l'atténuation des polluants pourra être
efficace (substratum à pouvoir d'adsorption élevé, zone non saturée épaisse).

Le choix du site sera guidé par la nature des déchets à stocker, les conditions
hydrogéologiques, les conditions climatiques, topographiques, le pouvoir
épurateur du substratum, les aménagements pour drainage et traitement de
l'effluent.

U n contrôle de qualité des eaux de surface et de l'eau souterraine en aval de la


décharge devra être effectué régulièrement lors de l'exploitation de la décharge,
mais aussi après fermeture de la décharge.

Rapport B R G M -115 p. 114


ETUDE DOCUMENTAIRE SUR LA POLLUTION DES EAUX

RÉFÉRENCES

1 - M . Barrés - Evacuation et traitement des résidus urbains. Bull. B R G M section


n,n°l,1971.

2 - M . Barrés, M . Lansiart, M . Sauter - Enquête sur le fonctionnement,


l'exploitation et l'impact des grandes décharges de classe II en France - E x a m e n de
cinq décharges. Rapport B R G M 85 S G N 554 E A U et note technique 86/08 pour
Ministère de l'Environnement.

3 - A . Bourg - Metals in aquatic and terrestrial Systems: sorption, speciation and


mobilization. B R G M . Note technique 86/20.

4 - A . Bourg, A . Lallemand-Barrès - The long-term impact of landfïlls on the


abiotic environment. Document inédit pour la C C E - nov. 1989.

5-1. Estève - Impact et évolution des effluents de décharges au cours de leur


migration dans l'aquifère. Etude documentaire. Note B R G M 85 H H Y D 033 -
BRGM

6 - J. Kotuby - Amacher, R . P . Gambell, W . H . Patrick - Factors affecting the


mobility of trace and toxic metals in unsaturated zones and groundwater of
subsurface soils: a literature review. Rapport E P A - Juillet 1985. R . Kerr Lab.

7 - A . Lallemand-Barrès - Adsorption des métaux lourds dans les sols et les


sédiments - Rapport B R G M 86 S G N 233 E A U .

8 - G . Matthess, A . Pekdeger, J. Shrôter - Behaviour of contaminants of


groundwater. Theoretical background, hydrogeology and practice of groundwater
protection zones. Vol. 6,1985, éd. Heise.

9 - L . Semprini, P . V . Roberts et al. - A field évaluation of in situ biodégradation


méthodologies for the restoration of aquifers contaminated with chlorinated
aliphatic compounds: results of a preliminary démonstration. Technical report
n°302 - E P A novembre 1987.

115 Rapport B R G M -115 p.

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