Mini Guide
Se lancer à l’écologie au jardin
Daivy Manche - 2024
Sommaire
P3 - Permaculture vers la syntropie
P5 - Pourquoi ? Conditions climatiques, pouvoir d’achat, bien-être, biodiversité…
P8 - Mon guide pour un jardin débutant de 50m2
Permaculture vers la syntropie
La permaculture est en vogue depuis le début des années 2000. Introduite en France par des
écologistes, ces derniers sont conscients que le système actuel ne tourne pas rond. Il suffit d’entendre
les revendications des agriculteurs sonnant l’alerte depuis plus de 30 ans avec l’Europe et la
mondialisation. On importe et exporte à outrance tout et n’importe quoi dans des quantités de plus en
plus effrayantes, en oubliant que notre pays regorge de ressources. Certes, l’activité humaine casse la
magnifique organisation de dame nature. Mais n’oublions pas que si l’homme abandonne une terre usée,
la nature peut prendre la difficile appropriation des lieux. La nature a le temps. L’homme beaucoup
moins. La question primordiale : Comment sommes nous devenus aussi dépendant de la bêtise?
Il ne faut pas oublier qu’il y a 50 ans, les foyers avaient un petit potager les rendant autonomes ou
presque. La période de l’après seconde guerre mondiale a provoqué la révolution des centres
commerciaux. Pour mieux l’accepter, un concept marketing : on vend à la population de la facilité et de la
dépendance aux énergies… Des crises, oui il y en a eu : de 1637 à 1966, pas moins de 20 crises
économiques! Puis intervient la crise pétrolière au début des années 1970, s’en suit 34 crises jusqu’en
2022. Mais le plus tragique, l’apparition à nouveau d’une crise sanitaire mondiale en 2019 : La COVID.
D’origines diverses, la crise a paralysé le monde. L’être humain a pris conscience de la destruction de
son hôte : La planète, source de vie. En ce début 2024, la consommation a repris le dessus. Avec un
contexte de hausse de prix, les conditions de vie sont rudes à l’aube d’une nouvelle transition
énergétique.
La permaculture : c’est un processus d’organisation simplexe au jardin d’un système complexe et
abondant global. Depuis des centaines d’années, des ethnies (de l’orient à l’occident) ont imité la nature.
Quelques explorateurs chercheurs de bonnes pratiques s’étonnent de l’abondance ainsi retrouvée sans
dépendance au pétrole, ni usine, avec des ressources naturelles, et du bon sens...
Permaculture vers la syntropie
La permaculture est un système de culture intégré et évolutif s’inspirant des écosystèmes naturels. C’est également une
démarche éthique et une philosophie qui s’appuient sur 3 piliers : « prendre soin de la Terre, prendre soin des humains
et partager équitablement les ressources ». Le terme permaculture est né en 1970 en Australie sous la plume de Bill
Mollison et David Holmgren qui se sont inspirés des pratiques du japonais Masanobu Fukuoka. Initialement, la
permaculture était envisagée comme un système de culture résilient, stable et durable. En effet, ce système valorise
une agriculture pérenne, n’épuisant pas les sols et non polluante, en limitant la production de déchets. Pour arriver à ces
objectifs, les cultures sont diversifiées et adaptées aux conditions locales (température, hygrométrie,…). L’utilisation et la
valorisation de la biodiversité environnante font partie des éléments fondateurs de la permaculture. Cette dernière
cherche également à être autonome et auto-suffisante, ce qui se traduit par une bonne efficacité énergétique. Cela
n’empêche pas ce système d’être productif et d’innover avec les technologies actuelles. L’Europe a plus de 30 ans de
retard sur ce concept!
Plus largement, ceux qui pratiquent la permaculture souhaitent obtenir une société durable. En effet, la permaculture
inclut aussi une dimension sociale à ne pas négliger. Cela se manifeste par exemple par de l’éco-construction,
l’utilisation d’énergies renouvelables, de nouveaux modes de communication (communication non violente) et de
nouveaux principes économiques comme par exemple l’économie circulaire. La permaculture est donc «
énergétiquement, écologiquement et socialement efficace : durable! ».
La syntropie est définie comme l'action convergente de plusieurs facteurs. Dans le cas de l'agriculture syntropique, il
s'agit de créer un système de cultures dense et complexe, pour aboutir à un équilibre entre les plantes et obtenir une
production en abondance.
Pourquoi?
Agir pour le climat : créons tous à petite échelle
des Oasis de biodiversité ! et s’adapter au plus vite.
Premièrement, le climat se dégrade. En
2022, les températures à Lille sont
semblables à celles de Pau (ville située dans
le sud-ouest de la France, le long de l'arête
nord des Pyrénées, à environ 85 km de la
frontière espagnole).
Pourquoi?
Le pouvoir d’achat. A combien s’élèvent nos dépenses en fruits et légumes chaque semaine? Consommons nous des
produits Bio et riche en nutriments? Sont-ils diversifiés? D’où proviennent-ils?
Mieux consommer et pas cher!
Exemple d’un potager dans le
douaisis (50m2 de potager) :
50kg de légumes et fruits.
Jusqu’à 800€ d’économie…
Investissement : 150€.
Pourquoi?
On régénère notre environnement!
On se sent mieux!
Se promener dans la nature nous fait du bien.
Besoin de prendre sa voiture? Mais non,
Faisons le chez nous!
Récolter des plantes médicinales dans son
jardin, Mais oui, Faisons nos remèdes maison!
Se ressourcer en observant la nature dans sa
biodiversité, créons une mare, un coin détente,
un potager nourricier… Créer du partage…
Mon guide 50m2
Je supprime l’inutile.
Dans ma tête. Je fais un effacement de mes croyances sur le jardin. Ce n’est pas
forcément un fardeau difficile. Combien de temps je peux consacrer pour m’y
préparer et l’entretenir? La tonte du week end : pourquoi je fais ce rituel. Qu’est ce
que je veux dans mon jardin? La récolte spirituelle et physique n’a pas de prix…
Parlons budget, de combien je dispose? Je n’utilise plus de produits désherbants et
autres potions industrielles vendues dans le commerce. Je m’équipe du B.A BA du
jardinier. Je stimule ma créativité en recyclant des objets. Je choisis des graines et
plants BIO si possible.
+ Je supprime l’inutile (produits, matériel thermique (hormis la tondeuse si pas
possible, les zones non utilisées…),
Mon guide 50m2
Je situe les choses.
Je réalise un plan bien défini : orientation du jardin, qualité de la terre,
ensoleillement, vue désirable et non désirable, Zonage, observation des
plantes poussant naturellement, et je travaille par secteur. Je veux quoi
dans mon jardin? Je planifie mes plantations (semis plants). Je respecte la
consigne : du plus grand végétal au plus petit. Je conçois ainsi une strate.
J'associe les plantes pour qu’elles s’apportent des fonctions bénéfiques. Je
choisis une culture en butte, lasagnes…
+ Je planifie
Mon guide 50m2
Je fais scintiller.
Cela ne veut pas dire forcément “Je nettoie”. J’organise la nature avec du bon
sens.
Cas d’une lasagne.
A l’endroit choisi, je procède au broyage de végétaux en laissant en place. Je
choisis un jardin Mandala ou plus classique. Je dispose des cartons bruns non
traités sans adhésifs, superposés sur 30% de leur superficie. J’alterne des
couches successives de déchets verts et bruns. J’applique la notion de design
(chaque élément en interaction avec les autres). Je réfléchis sur la collecte des
énergies (soleil, chaleur, eau, personnelle ou collective, bio déchets…). J’installe
un composteur (se renseigner en mairie). J’implante une marre. Je choisis une
haie champêtre ou nourricière. Je favorise l’installation de gîtes pour la faune.
J’incorpore une serre, des châssis pour démarrer la culture plus tôt et plus tard.
Chaque taille de végétaux est restituée au sol.
+ J’applique le bon sens.
Mon guide 50m2
Je standardise.
Je m’équipe d’une grelinette. Je repère mes fournisseurs de ressources
gratuites (bois, fumiers…). J’explore le voisinage pour la collecte,
l’entraide et les échanges, la distribution du surplus. Je crée une mare. Je
récupère les graines de mes plantations. Je bouture, je greffe… Je fais
une place au bois mort et éléments pour la faune (nichoirs, cavités…). Je
préserve la souplesse à la terre. Je prépare mes produits de traitements
naturels. Je sème ou plante les plantes médicinales (rhumes, stress et
détente, sommeil, mal de ventre, anémie, bouffée de chaleur…). Je note
tous les éléments de mon potager plantation, indications météo, semis,
récolte datée et quantifiée… Je diminue mes besoins en eau. J’installe un
poulailler. J’améliore mon autonomie alimentaire. J’utilise les mauvaises
herbes. J’attire les pollinisateurs. Je plante des fruitiers. Je me crée des
guildes (plantation en strates bénéfiques les unes avec les autres).
+ Je réitère les bonnes pratiques.
Mon guide 50m2
Je suis, analyse et corrige.
Je choisis de redistribuer le surplus. Je fais le bilan. Je choisis mes
modes de conservation. Je stocke un maximum. Je me documente
et participe à de nouveaux projets au jardin. J’approfondie mes
connaissances et je partage. Je réfléchis aux créations faites et à
faire. Je prends du temps pour moi. Je profite du bien-être…
+ J’améliore en continu.