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TD Chapitre 3

Le document décrit les banques participatives au Maroc, y compris leur autorisation, les différences avec les banques conventionnelles, et les solutions de financement qu'elles proposent comme la Mourabaha, l'Ijara, la Moucharaka, la Moudaraba et le Salam.

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Le document décrit les banques participatives au Maroc, y compris leur autorisation, les différences avec les banques conventionnelles, et les solutions de financement qu'elles proposent comme la Mourabaha, l'Ijara, la Moucharaka, la Moudaraba et le Salam.

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Thème 3 :Le financement de l’économie par les banques

participatives au Maroc
Introduction
I. Présentation des banques participatives au Maroc
1-L’autorisation pour exercer :
2-La différence entre la finance participative et la finance
conventionnelle

II. Les solutions de financement proposées par les banques


participatives marocaines :
1-Mourabaha
2-Ijara
3- Moucharaka :
4-Moudaraba
5-Salam

III. Les comptes de dépôts ouverts auprès des banques


participatives :

IV-Exercices 93
Thème 3 :Le financement de l’économie par les banques
participatives au Maroc

Une banque participative est une banque qui applique


la chariaa en s’engageant de ne pas financer toute
activité prohibée.
• Le financement se fait sur la base d’un mécanisme de
prêt-emprunt non caractérisé par la demande des
intérêts (interdits par la Chariaa).
• Il s’agit en fait d’une logique de financement fondée
sur la participation dans les pertes et les gains.

94
Thème 3 :Le financement de l’économie par les banques
participatives au Maroc

Le développement de ce mode de financement, a incité les


autorités monétaires marocaines de donner des agréments
aux banques participatives (ci-dessous) afin d’offrir leurs
services à la clientèle (particuliers, professionnels et
corporate).

 Dar Al-Amane (Société Générale)


 Bank Al-Yousr (BCP)
 Umnia Bank, (CIH)
 Tamwil wal Inmae, BTI bank (BMCE)
 Nejmah (BMCI)
 Arreda-(Crédit du Maroc )
 Al Akhdar Bank (crédit agricole du Maroc)
 Bank ASafaa (Attijariwafa bank) 95
I-Présentation de l’activité des
banques participatives au Maroc :

96
I-Présentation de l’activité des banques participatives au
Maroc :

1-L’autorisation pour exercer


Les banques participatives comme les banques classiques
sont soumises à la supervision de Bank Al-Maghrib.

Ainsi, à l’instar de tout autre établissement bancaire ou de


crédit, l’agrément du gouverneur de la banque centrale et
du ministère des finances, est nécessaire à l’ouverture
d’une banque participative.

La différence se décline au niveau de l’obligation qui leur


est faite d’obtenir un avis conforme auprès du Conseil
Supérieur des Oulémas CSO, sans lequel l’autorisation
d’établissement ne peut leur être délivrée.

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I-Présentation de l’activité des banques participatives au
Maroc :

2-La différence entre la finance participative et la finance


conventionnelle
Si leur objet est par définition le même que celui des banques
conventionnelles , c’est-à-dire la réception des fonds du public, la
grande différence se situe au niveau de l’interdiction qui leur
est faite de percevoir ou de verser des intérêts, qui sont
interdits en Islam.

La seule rémunération qu’elles sont autorisées à percevoir est


celle issue des dépôts d’investissements des clients.
Autrement dit, les dépôts des clients servent à financer des projets
dont les résultats servent à rémunérer le déposant et la banque.

Aucun rendement garanti et les gains comme les pertes sont


répercutés sur le client.
98
II. Les solutions de financement
proposées par les banques
participatives marocaines

99
II. Les solutions de financement proposées par les banques
participatives marocaines

La mise en place de la finance participative dans le


contexte marocain, est de nature à permettre aux
particulier et entreprises des modalités de financement
plus diversifiées, venant pour compléter l’offre des
banques classiques.

Dans ce cadre, la réglementation des banques


participatives, autorise la commercialisation de cinq
principaux produits :
Mourabaha, Ijara, Moucharaka, Moudaraba et
Salam.
100
II. Les solutions de financement proposées par les banques
participatives marocaines

1-Mourabaha :
C’est le plus connu et le plus ancien des cinq produits
autorisés.
La « Mourabaha » permet au client d’une banque
participative d’acquérir un bien meuble ou
immeuble sans qu’il n’ait à contracter de prêt
auprès de la banque.
La valeur du bien qui sera prise en compte lors du
transfert au client ne tient pas compte uniquement de
son prix d’achat, mais également de toutes les
dépenses effectuées par la banque et associées à
cette acquisition.
101
II. Les solutions de financement proposées par les banques
participatives marocaines

1-Mourabaha :
Le mécanisme est simple :
 La banque agit comme un intermédiaire entre le vendeur,
auprès duquel elle achète un bien, qu’elle revend à
l’acheteur par la suite à son coût d’acquisition plus une
rémunération convenue d’avance.
 Le règlement par le client donneur d’ordre se fait en un ou
plusieurs versements pendant une période convenue
d’avance.
 Au final, le résultat est le même, mais l’acheteur n’a pas
contracté de prêt à intérêt.
 Les clauses du contrat ne peuvent pas être révisées pour
augmenter la marge bénéficiaire de la banque. 102
II. Les solutions de financement proposées par les banques
participatives marocaines

2-IJARA
La « Ijara » est quant à elle une forme de crédit-bail qui
permet à la banque de mettre à disposition du client un
bien sous forme de location.

 Cette location peut être simple -c’est-à-dire fixer une


durée locative au terme de laquelle l’utilisateur restitue le
bien-, ou bien peut être assortie d’une option d’achat à la
fin de la durée définie. Dans ce cas, on parle d’« Ijara
mountahia bitamlik ».

 Quant au loyer, il peut être fixe ou variable. Dans le cas où


il est variable, il est obligatoire de mentionner dans le
contrat les modalités de sa variabilité tout en précisant
les seuils minimum et maximum du loyer. 103
II. Les solutions de financement proposées par les banques
participatives marocaines

3-Moucharaka :

À travers ce produit, la banque participative peut


"participer" au capital d’une société pour financer un
projet nouveau ou existant.

• Sa particularité est que la banque partage avec son client


à la fois les bénéfices et les pertes éventuelles selon
leurs parts dans le capital, sauf si les deux partenaires
décident de procéder différemment.

104
II. Les solutions de financement proposées par les banques
participatives marocaines

3-Moucharaka :

Deux offres sont proposées dans le cadre de ce produit:

• La « Moucharaka tabita » est un engagement définitif des


parties, qui prend fin à l’extinction du contrat les liant, la
banque se rémunérant sur les éventuels bénéfices issus du
projet.

• La « Moucharaka moutanaqissa » est quant à elle un


contrat par lequel la banque se retire progressivement du
contrat au fur et à mesure de l'accomplissement du
contrat, et selon les modalités et les clauses prévues
avec l'emprunteur.
105
II. Les solutions de financement proposées par les banques
participatives marocaines

4-Moudaraba :
 Moudaraba, une technique par laquelle une banque
participative, appelée « Rab El Mal » apporte le capital
nécessaire à un entrepreneur, le « Moudarib » en vue de la
réalisation d’un projet.

 L’entrepreneur est entièrement responsable de la gestion


du projet, auquel il n’apporte que son art et son
expertise. En cas de succès, les bénéfices sont répartis
entre la banque et l’entrepreneur.

 Dans le cas où le projet est un échec, la banque assume la


totalité des pertes subies, sauf cas de fraude commise par
les entrepreneurs, de mauvaise gestion, de négligence, ou
de non-respect des clauses contractuelles de sa part. 106
II. Les solutions de financement proposées par les banques
participatives marocaines

5-Salam :
Ce contrat permet à la banque participative d’accorder un
montant donné, en sa qualité "d’acheteur", à un client en
sa qualité de vendeur.

 Le vendeur s’engage en contrepartie à livrer


ultérieurement à l’établissement une marchandise dont
les spécificités et le délai de livraison sont précisés
sur le contrat.

 La marchandise en question, ne doit pas exister ni


être la propriété du client au moment de la
conclusion du contrat.

107
II. Les solutions de financement proposées par les banques
participatives marocaines

5-Salam :

 Si l’objet du contrat "Salam" est un produit agricole,


l’acheteur est en droit d’exiger sa production dans
une région donnée.

 Si le client n’est pas en mesure de livrer la marchandise


au moment venu, il peut négocier un délai
supplémentaire sans réviser le prix ou revoir à la
hausse la quantité de la marchandise.

 Il peut aussi remplacer la marchandise objet du contrat


par une autre après accord de l’acheteur.

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