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Phyto

Le document présente un cours sur la médecine traditionnelle en Afrique. Il aborde des sujets comme l'histoire de la médecine traditionnelle, les plantes médicinales, les tradipraticiens, et les défis d'intégrer la médecine traditionnelle avec la médecine moderne.
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Le document présente un cours sur la médecine traditionnelle en Afrique. Il aborde des sujets comme l'histoire de la médecine traditionnelle, les plantes médicinales, les tradipraticiens, et les défis d'intégrer la médecine traditionnelle avec la médecine moderne.
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1

Introduction
Chapitre 1 : Médecine en Afrique, entre la tradition et la modernité
Chapitre 2 : Ethnopharmacologie appliquée et valorisation des plantes médicinales
Chapitre 3 : Biodiversité et santé
Chapitre 4 : Phytothérapie
Conclusion

INTRODUCTION

Depuis une dizaine d’années on a assisté à une véritable promotion de la médecine


traditionnelle en Afrique. Cela malgré le développement spectaculaire de sciences de la santé.
Dans le monde, des séminaires ou des colloques réunissant médecins et guérisseurs (appelé
désormais tradipraticiens) se tiennent pour débattre des problèmes de santé même
dans les villes où les médecins et les infrastructures sanitaires sont en général concentrées, les
guérisseurs voient leur clientèle augmentée.
Actuellement les recours au savoir médical traditionnel est de plus accru même chez
les citadins qui autrefois ne couraient qu’aux soins médicaux et pharmaceutiques modernes.
En inde, ANYIMAM (1995) montre qu’environ 2500 plantes sont utilisées à des fins
médicinales, et SHANKAR –MAJUNDAR (1999) ajoutent que pour 400 millions d’habitant,
la médecine traditionnelle (MTR) est la seule option (FAO, 2006).
En Afrique, 70 à 80% des africains consultent des guérisseurs qui utilisent des plantes
médicinales et qu’il y aurait en Tanzanie 30 à 40 milles de guérisseurs pour 600 médecins
(CUMNINGHAM ,1993; FAO, 2006).
En RDC, dans chaque village, il y a au moins un guérisseur et les meilleurs guérisseurs
sont à la campagne. Dans les contrées rurales, chaque famille voire chaque adulte a une
expérience thérapeutique sur au moins une plante et en cas de maladie 80% de la population
recourent à la médecine traditionnelle. Le plus souvent la médecine moderne n’est que le
second choix en cas d’échec du traitement traditionnel.
Au stade actuel, ni la médecine traditionnelle, ni la médecine moderne ne constituent
la solution appropriée aux problèmes de santé de la population, et pourtant les pays tropicaux
possèdent d’abondantes ressources médicinales et une expérience séculaire de leur utilisation.
Alors, il est difficile de comprendre pourquoi les pays tropicaux n’utilisent pas suffisamment
leurs plantes médicinales, ce qui en principe devrait être à grande échelle.
Ce cours permet de susciter l’intérêt aux étudiants à la récolte de l’information
thérapeutique du savoir endogène et mettre en exergue le niveau de connaissance de la
communauté sur la promotion des plantes médicinales dans les ménages pour l’amélioration
de soins de santé de la communauté

Objectif général

Donner aux étudiants de Troisième doctorat en médecine :


 Une connaissance solide en médecine traditionnelle, l’ethnopharmacologie et la
phytothérapie dans leur complémentarité à la médecine conventionnelle
(bijambisation) ;
 Une connaissance solide sur la biodiversité et santé dans la compréhension des
maladies
émergentes
2

Objectifs spécifiques
L’étudiant qui aura suivi ce cours avec succès sera capable :
 D’appréhender l’approche systémique dans l’étude de la médecine traditionnelle,
ethno pharmacologique, biodiversité et santé ainsi que la phytothérapie ;
 De comprendre la relation entre la biodiversité et santé ;
 De valoriser la biodiversité (floristique et faunique) dans différentes pathologies

Le cours est conçu selon une approche qui permet d’adopter une démarche d’apprentissage
autonome Les travaux (TP et Examen) permettent d’approfondir les connaissances sur la
matière théorique: discussion, échange et observation sur le terrain:
 TP : observation et enquêtes ethno pharmacologiques auprès des tradipraticiens,
présentation et rapportage des résultats,
 Recherche bibliographique,
 Projection des documentaires (vidéos) : Synthèse cotée
 Examen comptera 50% (10/20).

CHAP I : MEDECINE EN AFRIQUE, ENTRE TRADITION ET MODERNITE

Médecine traditionnelle
Se rapporte à la pratique, méthodes et croyances en matière de santé qui implique
l’usage à des fins médicales des plantes, des extraits des plantes, des parties d’animaux et des
minéraux.
En plus, elle se définit comme la somme totale de connaissance, comportement et pratiques
qui reposent sur les théories, croyances et expériences propres à une culture et qui sont
utilisées pour maintenir les êtres humains en bonne santé ainsi que pour prévenir,
diagnostiquer, traiter et guérir des maladies physiques et mentales.
Dans certains pays, les appellations médecine parallèles, alternatives ou douces sont
synonymes des médecines traditionnelles. Elle se reporte alors à un vaste ensemble des
pratiques de soins de santé qui n’appartiennent pas à la tradition du pays et ne sont pas
intégrer dans le système de santé dominant.
Enfin, la médecine traditionnelle se définit comme l’ensemble des pratiques explicables ou
non qui ont permis à l’africain de se guérir, se prémunir et se prévenir des maladies ainsi que
soulager ses souffrances. Ce savoir endogène se transmettant des générations en générations.

Tradipraticien

Est dit tradipraticien, toute personne reconnue par sa collectivité, capable d’assurer les soins
de santé par l’utilisation des plantes médicinales ou d’autres procédés convergents au bien-
être des malades. Les appellations Phytothérapeutes, tradi-guérisseurs, guérisseurs,
naturalistes et bien d’autres peuvent être acceptées dans ce contexte pour exprimer la même
chose dans la mesure où le principal procédé exploité est l’utilisation des plantes médicinales.

Plantes médicinales

Elles comprennent les matières végétales brutes telles que feuilles, fleurs, fruits, graines,
tronc, bois, écorce, racines, rhizome et autres parties entières fragmentées ou rendues en
poudres.
Pour être d’usage en médecine traditionnelle, une plante médicinale il faut :
3

 Connaitre exactement le nom de la plante ;


 Connaitre les parties à utiliser ;
 Les conditions de la plante à l’état frais et à l’état sec ;
 La quantité des extraits de la plante à utiliser ;
 La quantité d’autres substances comme les liquides qui ne doit pas manquer dans la
préparation ;
 Le temps de la préparation pour conserver le principe actif ;
 La durée de conservation.

Phytothérapie

C’est le mode de traitement par les plantes médicinales ou des extraits de celles-ci. La plante
entière peut être utilisée à cette fin ou alors une partie de ses organes douée de la matière
active. On distingue plusieurs types de phytothérapie :
 Une phytothérapie utilisant les extraits des plantes de manière empirique, sans se
soucier de la concentration du principe actif ;
 Une phytothérapie rénovée mettant en exergue l’étude du principe actif pour sa
purification et l’étude de la pharmacodynamique ;
 Une phytothérapie fondée sur la fabrication des médicaments de synthèse grâce au
screening chimique et l’isolement du principe actif.

L’existence de la Médecine traditionnelle est reconnue en RDC à travers les différents textes
réglementaires dont les 2 arrêtés ministériels portant organisation de la profession de
praticiens de la médecine traditionnelle et celui de la création du Programme National de
Promotion de la Médecine Traditionnelle et des Plantes Médicinales (PNMT-PM).
La loi cadre de la santé et le PNDS prennent en compte le domaine de la médecine
traditionnelle.

Le Ministère de la Santé Publique a organisé la pratique de la médecine traditionnelle


en mettant en place le PNMT-PM et ses représentations dans les 26 provinces du pays.
Dans chaque Inspection provinciale de la santé, le Bureau 2 est chargé de l’inspection et
supervision des activités de la Médecine traditionnelle.
Il existe également un Conseil National des tradipraticiens qui est représenté dans chaque
province par des comités provinciaux du conseil et dans chaque territoire par des comités
territoriaux du conseil.
Les associations de tradipraticiens interagissent avec les différentes structures citées
précédemment.
Au niveau du Ministère de la santé publique, le processus d’intégration de la Médecine
traditionnelle dans le système de soins de santé est officiellement reconnu.
Au niveau des hôpitaux et centre de santé, la Médecine traditionnelle n’est pas encore
reconnue comme étant efficace, ainsi il n’y a pas de mécanisme de référence et de contre
référence des
patients.
Cependant, certains prestataires des soins de santé font recourt aux tradipraticiens de manière
informelle.
Le PNMT-PM a mis en place un cadre de concertation entre les différents acteurs du
secteur de la santé notamment les prestataires des soins, les enseignants des facultés de
Médecine et des
instituts supérieur de technique médicale, les chercheurs et les tradipraticiens.
4

Le but poursuivi est l’amélioration de la collaboration, le partage d’expérience et de savoir.


Dans l’ensemble, toute les parties prenantes sont favorables à cette collaboration officielle,
cependant certains acteurs restent sceptiques quant à sa faisabilité.
Concernant la Médecine traditionnelle, la priorité du Ministère de la santé publique est la
collecte des informations qui seront ensuite intégrées dans le canevas SNIS (système national
d’information sanitaire).
Présentement un recensement des tradipraticiens est en cours.
Cette démarche permettra d’identifier les meilleurs praticiens, pratiques et produits. Ces
derniers seront étudiés afin de déterminer leur innocuité, qualité et efficacité.
L'intégration des cours de Médecine traditionnelle dans le programme des cours de la Faculté
de Médecine à l’UKA remonte de 1997.
Les objectifs éducationnels étaient de former un nouveau type de Médecin capable
d'appréhender et de concilier les deux approches thérapeutiques (médecine traditionnelle et
conventionnelle) tant en milieu rural qu’en milieu urbain.
Partit de l'initiative des fondateurs de l'Université Notre-Dame du Kasayi, et sous
l'encadrement de l'OMS dans cette expérimentation des outils d'enseignement et de
l'OMS/AFRO,
Aujourd'hui l'enseignement est inscrit dans le programme national de la RDC.
Au départ l'enseignement était modulé. En deuxième graduat sciences biomédicales le cours
portait sur « Les sources des médicaments »,
En troisième graduat le cours portait sur « La validation de l'information thérapeutique
(recherche et statistiques) »,
En premier doctorat il était axé sur « La Médecine traditionnelle et Obstétrique », En
deuxième doctorat on parlait de « La Phytodiététique » et En troisième doctorat l’objet du
cours était « la Législation et l’organisation de la médecine traditionnelle dans les soins de
santé primaire en RDC ».
Pendant les cours théoriques, des exposés des tradithérapeutes étaient souvent organisés.
Pendant les travaux pratiques, les étudiants étaient également envoyés auprès des
tradipraticiens assister à leurs consultations pour élaborer un rapport.
Actuellement, pour se conformer au programme officiel des enseignements, le cours se
donne en 3ème doctorat et l’intitulé du cours est « Phytothérapie et Médecine traditionnelle »
(45H). La partie pratique du cours consiste à la réalisation des enquêtes ethno
pharmacologiques par les étudiants auprès des tradipraticiens et de différentes communautés
et présentent leurs rapports d’enquêtes à la Faculté.
Depuis sa création jusqu’à ce jour plus de 1000 médecins ont été formés avec cette nouvelle
vision à l’[Link]. Les Médecins évoluant dans les milieux ruraux rapportent que les deux
médecines sont complémentaires.
Pour certaines situations notamment l'épilepsie et l'inceste qui demandent un rituel du lignage,
ils réfèrent les malades aux spécialistes de la médecine traditionnelle.

Des Patients
Les patients en médecine traditionnelle et phytothérapie sont des personnes allant
consultés les praticiens non conventionnels de la santé pour des causes physiques ou
psychologiques. Sur base de l’anamnèse, le tradipraticien oriente sa formule thérapeutique sur
base des plaintes du malade. Les plus jeunes sont amenés par les adultes. Un interrogatoire
permet de déceler l’origine du mal.

De la clientèle
Des structures de soins des phytothérapeutes existent pour dispenser les soins. Certains
tradipraticiens administrent leurs soins en ambulatoire. D’autres détiennent des dispensaires,
5

rappelant ceux de la médecine moderne. D’autres encore vendent leur service à même à même
le sol, dans les coins des avenues ou dans les kiosques.

Posologie
La notion de dose fait l’objet de débat dans la pratique. En effet, des unités standardisées
existent pour exprimer les quantités des extraits des plantes compatibles pour les préparations
des recettes médicinales.
C’est par exemple, une poignée des mains de feuilles, une cuillerée à café, un verre, un
nombre de feuilles requis au prorata de son poids, etc. pour être correcte à l’usage, l’effet
thérapeutique d’une drogue peut être positif pour un malade X, négatif pour un malade Y et
toxique pour le malade Z.
Ainsi, la notion de la dose est relative par rapport à l’âge du patient, l’état physiologique etc.
Le moment de la récolte des extraits des plantes, l’âge de la plante et la partie utilisées sont
des indications nécessaires pour ce qui est de l’utilisation des plantes médicinales dans la
pharmacopée traditionnelle.

Palabre thérapeutique
La prise en charge des maladies dues à la transgression des lois divines passe par un palabre
thérapeutique où on réunit les membres du lignage pour interroger au malade l’origine de sa
maladie. L’aveu de l’interrogé peut le sauver pour sa rémission des pêchés. Ainsi, un rituel est
organisé à cet effet. On demande selon la gravité du fait au malade de se déshabiller en public.
C’est le cas de l’inceste qui se répare par cette formule.

Honoraires
Les honoraires du phytothérapeute ou tradipraticien sont de l’ordre d’une modique somme
d’argent, une bouteille de vin ou d’alcool. Ces honoraires peuvent atteindre une valeur
beaucoup plus importance en donnant des bêtes sur pied voire des sacrifices humains selon le
cas.

Mode d’acquisition des connaissances médicothérapeutiques


La médecine traditionnelle et phytothérapie se transmettent de génération en génération par
achat, donation, révélation, observation de certains comportements des animaux. Par voie
ésotérique, un aïeux vient en songe donner une recette médicinale pour soulager les maux du
malade.

Mode de préparation des recettes médicales


Les médicaments de la médecine traditionnelle sont tantôt simples, tantôt complexes. Ils sont
simples lorsqu’ils sont d’un seul élément, complexe lorsqu’ils sont à la base d’un mélange
de plusieurs ingrédients.
La matière première de base reste dans la plupart de cas les produits d’origine végétale.
Le mode de préparation varie suivant la recette finale à obtenir et le but à atteindre après son
administration (guérison, exercice, protection). Certains médicaments préparés après une
cérémonie spéciale (prière, incantation, battement de tambours, retrait du tradipraticien dans
une chambre secrète…) d’autres par contre le seront sans rituel.
Nous donnons ci-après, de manière générale, le mode de préparation de quelques
recettes.

Les poudres
6

Les poudres sont obtenues après broyage et pulvérisation des matières sèches à l’aide de deux
pierres ou dans un mortier traditionnel.

Les pâtes
Obtenues par broyage des organes frais entre les paumes et pour de grandes quantités, on est
obligé de piler la drogue dans un mortier traditionnel ou entre deux pierres.

Les jus
On fait subir à la matière première fraiche les opérations comme pour obtenir la pâte en
extrayant par après la pâte obtenue.

Les solutions ou extraits


Obtenus à partir de la matière première Sèche ou fraiche par :
 Cuisson (décoction) suivie d’une décantation ou d’une filtration sur un morceau
d’étoffe ou en tamis moderne (milieu urbain).
 Contact avec le solvant extractif (macération) suivi d’une décantation ou d’une
filtration.
La cuisson reste l’opération la plus utilisée en médecine traditionnelle pour obtenir des
solutions ou des extraits. Elle s’emploie également dans le cas de fumigation humide.
Il est intéressant de signaler ici d’autres modes de préparations, notamment la fumigation
humide et sèche, la simple carbonisation, l’incinération, le grillage, etc. une même matière
peut subir diverses opérations : une feuille sera ramollie au feu pour donner une pâte ou du
jus, incinéré pour donner la cendre ou bouillie pour donner une solution en fonction de la
recette finale qu’un veut obtenir.
Certaines drogues (morceaux d’écorce, de tige ou de branche, etc.) ne subissent que
l’opération de séchage : elles sont prêtes à être portées par l’individu après cette opération,
etc. d’autres par contre sont simplement mâchées à l’état frais ou à l’état sec surtout pour le
traitement de maux de tout, de bouche, etc.
L’eau reste le solvant extractif le plus utilisé sous plusieurs aspects. L’emploi de
l’alcool sous forme de boisson alcoolisé (vin de palme…) est également signalé pour
l’obtention de certains médicaments. Quelques huiles (huile de palme, de piton…) sont
également utilisées en
médecine traditionnelle comme véhicule.
En ce qui concerne la préparation des médicaments traditionnels composés, on ne
procède pas de la manière qu’en médecine moderne où l’on effectue des mélanges de formes
galéniques isolées pour faire un médicament composé (mélange des essences, des extrants de
plusieurs plantes, plusieurs principes actifs) mais plutôt on mélangera les différentes matières
premières et on utilisera l’eau par exemple pour en obtenir un macéré ou
un décocté.
C’est donc les plantes comme matière première que sont des mélanges et non pas les
formes galéniques.

Mode d’administration des recettes médicinale

Les médicaments de la médecine traditionnelle sont administrés pratiquement par les


mêmes voies que celles de la médecine moderne.
Nous citons les voies : orale, la plus utilisée, anale, oculaire, auriculaire, nasale,
vaginale. La voie parentale est très rarement pratiquée. La scarification à certains endroits du
7

corps pour administrer certaines poudres seules ou en mélange avec des pâtes à base des
plantes fraiches par fiction surtout dans le cas des rhumatismes, de céphalées intenses, des
courbatures localisées.
Nous pouvons également citer l’administration des médicaments traditionnels par
d’autres voies externes :
 Bains totaux, lavage du corps entier ;
 Bains de la bouche ou gargarisme ;
 Application locale par friction de certaines pâtes ou jus obtenus en pilant ou en trillant
les organes de certaines plantes ;
 Bains de vapeur dans le cas de l’exorcisme, des états fibrilles ou rhume très grave, etc.

Il existe d’autres modes d’administration des médicaments propre à la médecine


traditionnelle :
 Portage : port d’un nœud contenant des ingrédients porteurs d’un pouvoir
contraceptif ;
 Port d’une feuille, d’un morceau d’écorce, de tige ou de branche qu’au met dans les
cheveux ou dans la poche ; de fois, le médicament sera porté (au bras ou à la hanche).

Il est à noter que l’administration de certaines recettes traditionnelles est


accompagnée selon le cas des interdits et contre-indications pour en garantir
l’efficacité et l’innocuité.

CHAP II : ETHNOPHARMACOLOGIE APPLIQUEE ET VALORISATIONS DES


PLANTES MEDICINALE AU SUD

Potentiel des plantes et produits d’origine naturelle en thérapeutique

Environ un médicament sur deux est une substance naturelle ou en est inspiré.
Seulement 10-15% des espèces végétales connues à ce jour ont été investiguées (phytochimie
et/ou pharmacologie)
Flores non explorées = sources privilégiées de nouveaux médicaments potentiels.

Stratégies de recherche de nouveaux médicaments d’origine végétale

Sélection des espèces à étudier :


 Au hasard
 Chimio taxonomie
 Ethnopharmacologie

Utilisation traditionnelle des plantes = Guide précieux vers les espèces végétales d’intérêt

Définition de l’ethnopharmacologie
C’est l’exploration interdisciplinaire de l’ensemble des matières végétales, animales,
minérales et des savoirs et pratiques s’y rattachant, que les cultures vernaculaires mettent en
œuvre à des fins thérapeutiques (curatives, préventives ou de diagnostic)

Exemples chiffrés de l’intérêt de l’ethnopharmacologie


Test de l’activité anti malarique in vivo de plantes :
 Plantes sélectionnées au hasard (300) : 1% de plantes actives (3/300)
8

 Plantes sélectionnées sur un critère ethno pharmacologique (50) : 20% actives (10/50).

Sur 122 substances d'origine végétale utilisées comme médicaments, 80% se retrouvent dans
des plantes ayant une utilisation ethno médicale identique ou similaire à celle du médicament.
(Fabricant and Farnsworth, Environmental Health Perspectives, 2001, 109, 69-75.)

L’importance de recenser les savoirs et pratiques autour des plantes médicinales


Urgence de la démarche ethno pharmacologique
 La biodiversité s’appauvrit
 Les sociétés se déstructurent et les savoirs traditionnels disparaissent
Il faut :
 Préservation de la biodiversité et des espèces menacées
 Préservation des savoirs et savoir-faire

Importance d’étudier et de valoriser les savoirs et pratiques autour des plantes


médicinales

Deux voies de valorisation possibles :

Découverte d’une nouvelle molécule utilisable en thérapeutique


Cher : ~ 1 000 000 000 € et
Long : min.10 ans… mais nécessaire (Résistance…)
Maladies du Sud = pathologies non prioritaires pour les industries pharmaceutiques

Valorisation locale des plantes actives et non toxiques


 Protection des espèces d’intérêt médicinal
 Amélioration de la qualité de la MT locale via la Mise au point de Médicaments
Traditionnels Améliorés (MTA) standardisés à partir des remèdes validés pour leur
efficacité et leur non toxicité = initiative encouragée par l’OMS

L’accessibilité aux traitements modernes au Sud

Obstacles à l’utilisation des médicaments « modernes »


 Accessibilité Géographique et Financière
 Contexte socio-culturel

Accessibilité financière
Le paiement direct par les usagers agit comme une barrière pour l’accès aux soins de santé. Le
prix est la raison principale pour expliquer le non recours aux soins de santé. En conséquence,
le taux national d’utilisation des services est très faible, estimé à approximativement 0,4
consultations par personne et par an.
Pour une population dont 87.7% vivent avec moins d’un dollar par jour par personne, les frais
de consultation s’élevant à 3.500 francs congolais (environ 3.5 dollars) correspondent aux
dépenses de trois jours.

Accessibilité géographique
Les pays où la médecine traditionnelle constitue l’une des sources premières de soins de santé
sont habituellement ceux où les services de santé qui s’appuient sur la médecine
conventionnelle sont, dans l’ensemble, peu disponibles et/ou peu accessibles.
9

Accessibilité socioculturelle
La présence locale et le coût abordable de la médecine traditionnelle expliqueraient pourquoi
elle est d’un usage répandu en Afrique et dans certains pays en développement. Ainsi, en
Afrique, on dénombre 1 guérisseur pour 500 personnes, contre 1 médecin pour 40 000
personnes.

Le recours aux plantes médicinales au Sud

Notion d’itinéraire thérapeutique :


1. Cercle familial
Utilisation des plantes médicinales et de la MT
2. Tradipraticiens
3. Infrastructures / médicaments modernes

Définition Médecine Traditionnelle (MT)

La médecine traditionnelle est très ancienne. C’est la somme de toutes les


connaissances, compétences et pratiques reposant sur les théories, croyances et expériences
propres à différentes cultures, qu’elles soient explicables ou non, et qui sont utilisées dans la
préservation de la santé, ainsi que dans la prévention, le diagnostic, l’amélioration ou le
traitement de maladies physiques ou mentales.
Chiffres sur le recours aux PM / à la MT en Afrique

Regain d’intérêt pour la phytothérapie au Nord

Médecine « complémentaire »
- ◦ Maladie chronique
- ◦ « Confort »
Enorme marché mondial : plusieurs 10x109 dollars
En Belgique (Europe) :
- Médicaments (plantes d’usage traditionnel/bien établi)
- Compléments alimentaires
Pharmacien → Esprit critique !
Composition, qualité, Interactions médicamenteuses, …

Plantes médicinales : pilier de santé pour le Sud


En 1ère intention dans l’itinéraire thérapeutique = nécessité
Pour les soins de santé primaires (car problème accès aux médicaments modernes)
Importance d’une amélioration de la qualité de la médecine traditionnelle.

Méthodologie de l’ethnopharmacologie appliquée

- Sur le terrain
 Enquêtes ethnobotaniques (herbier !)
 Recherches bibliographiques
 Sélection des plantes à investiguer
 Collecte des échantillons végétaux (+ séchage, herbier)

- Au laboratoire
 Extraction, Etude phytochimique
10

 Tests d’activité pharmacologique


 Validation (?) scientifique de l’usage traditionnel
 Fractionnement bioguidé et identification des PA
 Tests toxicologiques (PA et extraits)
 Evaluation clinique

Fractionnement bioguidé

Extraction
Extraits bruts Fractionnement Fraction
Techniques
chromatographiques Purification

Isolement

Activité Principe actif (PA)


Biologique isolé Techniques
Détermination de
spectroscopiques
structure

Molécule

Valorisation des plantes médicinales par la mise au point de MTA


OMS (depuis Alma Ata, 1978)
 Amélioration de la qualité de la MT en Afrique et intégration aux systèmes de santé
 Recensement des tradipraticiens
 Recensement des remèdes
 Etudes des plantes médicinales des pharmacopées traditionnelles
 Développement de législations nationales
 Enregistrement de MTA

Médicament traditionnel amélioré (MTA)

Médicaments issus de la pharmacopée traditionnelle, à toxicité évaluée, à activité


pharmacologique confirmée, à dosage +/- connu et à qualité contrôlée lors de leur mise sur le
marché.

Les connaissances des savoirs ancestraux dans l’art de soigner


11

L’ethnobotanique et l’ethnopharmacologie mettent en relation les savoirs ancestraux des


médecins traditionnels et les connaissances scientifiques actuelles

Exemple de MTA : Argemone mexicana


Herbe pantropicale (Mexique, Inde, Afrique : Bénin, Mali, Soudan...)
Au Mali, dans le village de Missidougou (SO du Mali), une collaboration fut établie avec le
tradipraticien Tiémogo Bengaly qui accepta la diffusion de son remède.
 Etude clinique randomisée versus ACT sur 300 patients à l’aide d’une tisane
d’Argemone mexicana (Trans. Royal Soc. Of Tropical Medicine and Hygiene (2010)
104, 33-41).
 89% de succès clinique sur des patients âgés de plus de 5

Intérêt des MTA au Sud

 Adapté au contexte culturel, social, économique des PED


 Permet aux populations l’accès à des remèdes efficaces et non
toxiques, accessibles financièrement et géographiquement
 Développement de la documentation sur les pharmacopées
traditionnelles locales.
 Importance de l’étude, de la standardisation et du contrôle
de qualité des remèdes à base de plantes afin de garantir leur
qualité, leur efficacité et leur innocuité

Accords internationaux
- Convention de Rio (CBD) : protection biodiversité (1992)
- Protocole de Nagoya : défini l'accès aux ressources génétiques (consentement) et au
partage juste et équitable des avantages (2010) → APA

CHAP III : BIODIVERSITE ET SANTE

La biodiversité englobe l’ensemble des espèces de plantes, d’animaux et de


microorganismes ainsi que les écosystèmes et les processus écologiques dont ils sont un des
éléments.
C’est un terme général qui désigne le degré de variété naturelle incluant à la fois le nombre et
la fréquence des écosystèmes, des espèces et des gènes dans un ensemble donné (McNeely,
UICN, 1990).
Depuis Linné, les scientifiques ont inventorié plus de 1,7 million d’espèces de
microorganismes, protistes et autres eucaryotes unicellulaires, champignons, végétaux et
animaux. Parmi ces espèces on dénombre quelques 270.000 espèces de plantes vasculaires,
4.000 de mammifères, 9.600 d’oiseaux, environ 30.000 de poissons et près d’1 million
d’insectes.
Il élabora une nomenclature et une classification hiérarchique dans
l’intention de révéler la volonté de Dieu. Pour lui, les espèces étaient des
créations permanentes et
statiques. Linné est un médecin et botaniste suédois qui a vécu dans la
période de 1707-1778.
12

Cependant la biodiversité actuellement connue de la science ne représente que la partie


minoritaire de celle réellement existante dans la biosphère actuelle. De nombreuses
recherches, effectuées depuis le milieu des années 1980 ont montré que la biodiversité globale
réellement existante atteindrait, voire dépasserait même 10 millions d’espèces.
Ainsi, chez les champignons, dont environ 70.000 espèces ont été déjà décrites, leur
nombre réel excéderait un million. Chez les insectes, les lacunes des connaissances seraient
tout aussi importantes. On estime en effet qu’il en existerait un nombre total minimum de 3
millions d’espèces, mais celui-ci a été estimé par certains experts jusqu’à environ trente.
La RDC, située à cheval sur l’Equateur et avec une superficie de 2.345.410 km2 et dont la
forêt du Bassin du Congo occupe 1.190.737 km2, possède une biodiversité très riche. Comme
nombre d’espèces de vertébrés, ce pays détient les records suivants : 216 espèces
d’amphibiens, 352 de reptiles, 1.086 d’oiseaux et 482 de mammifères. Il y a certainement
encore des espèces.

Perte de la biodiversité
• La biodiversité existante est en train de diminuer à une vitesse inquiétante.
• Elle subit des exploitations de toute sorte de la part de l’homme : la coupe des
essences forestières pour usage local et pour l’exportation, les cultures sur brûlis
entraîne la destruction de vastes étendues de forêt ;
• Concernant les animaux, la chasse pour la consommation locale ou pour le commerce
illicite des espèces vers.

Les relations entre la biodiversité et la santé dans les politiques publiques

Dans le passé, les liens entre sciences médicales et naturelles étaient plus étroits qu’ils ne
l’ont été au cours du vingtième siècle. Ainsi Linné, parfois qualifié de père de la biodiversité,
était médecin mais également botaniste et zoologiste. La spécialisation des compétences et le
cloisonnement entre les différentes politiques ont fait que la prise de conscience politique des
interactions entre la santé et les écosystèmes est récente.
Sous l’égide du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE), cette initiative
s’est notamment donnée pour objectif d’évaluer les conséquences des changements des
milieux de vie et des écosystèmes sur le bien-être humain.
En avril 2010, la FAO, l'OIE et l'OMS ont réaffirmé l'importance de cette approche pour gérer
les risques sanitaires aux interfaces animal-homme-écosystèmes. Ce partenariat s'est traduit
par un renforcement de la coordination entre l'OMS, l'OIE et la FAO, avec des réunions
tripartites annuelles, l'adoption de normes conjointes et des réseaux communs. Même s’il reste
à améliorer la connaissance des liens complexes existant entre la biodiversité, les services
rendus par les écosystèmes et la santé, l’objectif cible numéro 14 vise à ce que d’ici à 2020,
les écosystèmes qui fournissent des services essentiels et contribuent à la santé, aux moyens
de subsistance et au bien-être, soient restaurés et sauvegardés. Plusieurs autres parmi les vingt
objectifs contribuent également indirectement aux enjeux de santé.

La prise en compte de la biodiversité dans la politique de santé

Les enjeux liés aux relations entre la biodiversité et la santé concernent la politique de santé
publique qui se doit notamment d’identifier et de réduire les risques éventuels pour la santé,
liés à des facteurs d’environnement susceptibles de l’altérer (article L 1411.1 du code de la
santé publique).

Etude des cas


13

 Technique d’extraction de venin des serpents

- Identification des serpents venimeux


- Identification de biotope
- Capture d’un serpent vivent
- Localisation des crochets venimeux
- Presse de la tête au niveau des glandes

Le venin de vipère soigne des troubles métaboliques (Nicholas Tatonetti, directeur d'un
laboratoire d'informatique biomédicale à l'université Columbia (Etats-Unis)).
Le venin de serpent inspire la lutte contre le cancer (le venin de serpent a permis d'identifier
une interaction entre un récepteur à la surface des plaquettes sanguines et une protéine
exprimée à la surface de cellules cancéreuses, qui aide à la propagation du cancer. Des
molécules qui bloquent cette interaction pourraient donc inhiber le cancer).
Le venin de serpents peut aider contre la douleur (venin du mamba noir), les maladies
cardiovasculaires.
Peut-être avez-vous, sans le savoir, déjà pris un médicament élaboré à
partir d’un venin !!!
Le Captopril® : un médicament bien connu contre l’hypertension artérielle a
été développé grâce à la recherche sur le venin d’une vipère brésilienne (le
Bothrops).
Le Prialt® : agit sur la douleur
Une molécule analogue du GLP-1 dans le venin de serpent régule la glycémie
(cas de diabète) Journal of Biological Chemistry (2018).
Autre domaine étonnant : les pathologies rénales. Dans la polykystose
rénale, une maladie orpheline incurable, une toxine tirée du venin de mamba
noir, agit sur un récepteur présent dans le rein permettant de diminuer
l’apparition des kystes. (étude en
cours)
S’inspirer du serpent ou du cône qui immobilise sa proie pour paralyser les rides,
c’est le nouveau pari de l’industrie cosmétique. Depuis quelques années apparaissent sur
le marché des crèmes Botox-like à base de venin de serpent.

 Les élapidés

Les Elapidae constituent une famille de serpents. Cette famille comprend les serpents les plus
dangereux du monde comme les cobras, mambas noirs, taïpans, serpents-corail, etc.
Ainsi que les deux serpents les plus venimeux au monde, le serpent terrestre Oxyuranus
microlepidotus et le serpent marin Enhydrina schistosa.
Les Elapidés sont répartis dans toutes les régions chaudes de la planète et sur tous les
continents, sauf l'Europe (et l'Antarctique).
Ils sont pour partie adaptés au milieu marin et pour autre partie aux milieux terrestres (bien
que souvent également aquatiques ou semi-aquatiques).

Importance écologique
14

Les élapidés jouent un rôle très important dans l'équilibre des espèces surtout grâce ses
régimes alimentaires.
Ils se nourrissent de grenouilles, de crapauds, d'oiseaux et de leurs œufs, ainsi que de
mammifères comme des rongeurs, ou des écureuils.
Signalons que la multiplication anarchique de ces espèces cause une compétions des
ressources
Et pour les espèces aquatiques cette multiplication anarchique est à la base de l’insuffisance
en quantité d’oxygène dans les eaux.
D’où nécessité des élapidés pour la régulation.
Plus grave encore, le cobra peut aussi se montrer cannibale en se rassasiant d'un serpent de la
même espèce que lui. Donc à part le maintien de l’équilibre d’autres espèces, ils maintiennent
le cannibalisme.
Ajoutons que les élapidés, en consommant les rongeurs, contribuent favorablement pour la
santé publique, en réduisant le risque de contamination de l’homme par les maladies
véhiculées par les rongeurs (vecteurs de certaines maladies telles que la salmonellose, la
maladie de Lyme, la dysenterie, la toxoplasmose, la rage ou le typhus…).

Importance socioéconomique

Les élapidés sont utilisés de nombreuses façons :


- Dans le domaine de Maroquinerie :
La peau de serpent (élapidés) est belle et malgré son apparente fragilité, elle est solide et
durable. Bien nettoyée et bien tannée, elle devient un cuir magnifique.
On fabrique de nos jours des quantités d'objets : ceintures, chaussures, sacs à main, valises,
cravates, garnitures diverses.

- Dans le domaine médical :


Tout d'abord, on utilise les espèces venimeuses inclus les élapidés dans les laboratoires, pour
la fabrication des sérums antivenimeux (voir Btn Serpents de France p.15).
Ces sérums sont utilisés pour soigner les personnes mordues. Ils sont fabriqués à partir du
venin de chaque espèce et sont valables uniquement pour un serpent déterminé.
Pour les espèces tropicales, ils sont groupés par trois, quatre et plus, car on ne peut pas
reconnaître le serpent qui a mordu. Ce sont des sérums polyvalents, adaptés aux espèces
locales.

 Venin de Viparidae

Les venins de Viperidae contiennent généralement une abondance d’enzymes dégradant les
protéines , appelées protéases Il en existe 2 types de venin sécrétés :
- Venin protéolytique : il sert à la défense et à l’immobilisation des proies et sert aussi à
la digestion des proies (car sert à décomposer les molécules présentes dans les proies)
- Les venins neurotoxiques (encore appelé venin hémotoxique) : il sert à la défense et à
l’immobilisation des proies et sert aussi à se défendre

De quoi dépend la quantité à injecter ?

Les serpents Viperidae peuvent décider de la quantité de venin à injecter en fonction des
circonstances. C’est circonstances sont :
- La taille du serpent
15

- L'espèce (type) de Viperidae


- La taille de la proie
- L'espèce de proie

Importance sociologique

Les usages culinaires, utilisé en maroquinerie (pour servir à la décoration).


Utilisation dans la médecine moderne et traditionnelle :
 On utilise le venin des viperidae comme anti venin
 Il guérit les maux de ventre des chevaux
 La graisse ou l’huile de serpent est le remède des rhumatismes, des entorses
 Pour empêcher la mule d’être en chaleur, il faut lui faire manger de la peau de serpent
dans du son
 Portée sur soi, la peau de serpent servira dans certaines cultures et tradition à conjurer
les sorts, à écarter les sorciers

 Le Pangolin

Importance écologique
En mélangeant et en aérant le sol, il contribue à l’amélioration de la qualité nutritive des sols.
Ils consomment jusqu’à 70 millions d’insectes par an, en particulier des fourmis et des
termites. Ceux-ci jouent un rôle écologique important en tant qu’antiparasitaires et régulateur.
Leur disparition modifierait l’écosystème des forêts tropicales en augmentant les populations
de fourmis et de termites qui peut provoquer les contraintes écologiques.

Importance économique
Malgré l'interdiction, le pangolin se vend à prix d'or à Hong Kong Leur prix : 500 dollars de
Hong Kong (52-66 euros) les 40 grammes. Le commerce de la viande, et des écailles des
pangolins joue un rôle important dans l’économie du pays dans la mesure où il fait intervenir
plusieurs acteurs (chasseurs, commerçant, restaurateur etc.)

Importance sociale
L’importance sociale est d’ordre alimentaire, médicale ; traditionnelle et spirituelle. Les
écailles de pangolin sont utilisées pour : Guérir de dermatoses et d’allergies, de l'acné du
cancer, de l'impuissance sexuelle, la toux, la rhume, l’asthme, le cancer, rituels financiers et
les affections spirituelles et cardiovasculaires Les écailles améliorent la circulation du sang et
stimuler la sécrétion de lait maternel.

En Afrique de l’Est la fumée des écailles brulée est censée éloigner les lions et fortifier le
bétail, sa possession d’écailles fait fuir les mauvais esprits et attire les bons génies.
Les Zoulou utilisent les écailles comme talismans qui ornent très souvent les tenues
traditionnelles. Au Zimbabwe, les présidents consomment pour renforcer leur pouvoir. Au
Congo et au Gabon, sa chair est particulièrement appréciée avec acte gratifiant. Au Nigéria, il
est considéré par de nombreuses ethnies, comme un « juju En fait, des tests pratiqués sur une
douzaine d’écailles ont prouvé qu’elles étaient moins efficaces que la soupe aux haricots
verts, et que et la viande n’était pas aussi riche que le « bœuf ou l’agneau »

HEMODREP
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- Contexte
Cette situation de crise socioéconomique a favorisé le recours à la consommation du sang
frais des animaux lors des crises hémolytiques et vaso-occlusives des drépanocytaires. Voyant
cette exposition liée à ce comportement à risque, le centre interdisciplinaire de recherche en
ethnopharmacologie (CIRE) de l’[Link] a lancé le projet « Zéro décès drépanocytoses » pour
la PEC des drépanocytaires avec une recette traditionnelle.

- Objectif

Valider les pratiques traditionnelles utilisées pour le traitement et la prévention des crises
vaso-occlusives et hémolytiques chez les drépanocytaires.

- Etapes

Dans le cadre du projet zéro décès drépanocytose, plusieurs démarches ont été entreprises ou
sont en cours notamment :
 Plusieurs projets de recherche formulés,
 Etude épidémiologique en cours,
 Une observation clinique en cours,
 Une étude phytoclinique en cours,
 L’inscription doctorale avec un projet sur Hemodrep obtenu (UNIKIN),
 L’avis favorable du comité d’éthique pour l’essai clinique obtenu (ESP),
 Une autorisation temporaire d’utilisation obtenue.

Hemodrep : il s’agit d’une recette traditionnelle préparée par la CIRE de l’[Link].


Cette recette comprend des polyphénols (kampférol, acide caféique, acide fénulique, acide
gallique), des flavonoïdes (quencétinze) et des tanins.

Propriété d’un médicament :


- Efficacité : capacité,
- Qualité : composition,
- Innocuité : n’entrainant pas de toxicité.

Propriétés pharmacologiques
L’hemodrep a une activité antioxydante avec un IC 50 égale à 2,54 microgramme/ml. Son
activité anti inflammatoire par inhibition de l’activité peroxydasique de la myéloperoxydase
(MPO) présente une IC50 inférieure = 2 micro g/ml.
L’hemodrep a un pouvoir néologique qui permet de fluidifier le sang.

Autres propriétés : composé


- Anticancéreux
- Hypotenseur & vasodilatateur
- Hypoglycémiant

Forme galénique : recette traditionnelle (sirop)


Contre-indication : relative à l’intolérance à l’un des constituants du produit

Observation clinique chez 114 sujets

Les paramètres évalués :


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- Effet de l’hemodrep sur les hémoglobines,


- Effet de l’hemodrep sur les hémoglobines S, F et A2,
- Toxicité hépatorénale de l’hemodrep.

Le traitement à base de l’hemodrep a impacté significativement sur le taux médian de l’Hb


des patients, passant de 7g/dl avant l’administration à 10g/dl au 5ème contrôle.

Toxicité hépatorénale de l’hemodrep après 10 mois de traitement.


S’agissant de la toxicité hépatique, l’ALAT qui est plus spécifique du foie est restée
absolument normale.
La fonction rénale est restée bonne.

Métabolisme et Covid-19

Activité immunomodulatrice et anti inflammatoire : polyphénols


Covid-19 et drépanocytose
- Syndrome de dépression respiratoire,
- Maladie inflammatoire systémique
La cible thérapeutique covid-19 = virus

Physiopathologie
- Drépanocytose : génétique, systémique. Cytokines IL-1, IL 6, IL 8, IL 10, TNFα ;
idem covid-19
Drépa : sujet vulnérable
 Grippe : facteur de risque de covid-19
 Infection des voies respiratoires : hypoxémie
 Surinfection bactérienne
 Complications sévères : ACS, défaillance multiviscérale.
D’où dans les pathologies, on fait recours aux anti inflammatoires car ce sont des pathologies
inflammatoires systémiques.

Effets secondaires indésirables


Laxatif selles molles

Conclusion
Les premières tendances des observations cliniques sur l’hemodrep révèlent une amélioration
biologique des patients drépanocytaires.

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