Régimes de change dans les pays émergents
Régimes de change dans les pays émergents
Cet article analyse le choix du régime de change dans les pays émergents et en
développement. Nous proposons un modèle s’inscrivant dans la littérature carac-
térisée par la détermination d’un indice d’intervention du taux de change. Nous
étendons le modèle élaboré initialement par Aizenman et Hausmann [2001] afin de
faire apparaître les principaux facteurs présidant aux choix du régime de change.
Le modèle est testé sur un échantillon de pays émergents et en développement.
Nous déterminons la probabilité d’occurrence d’un régime de change donné en
prenant en compte les déterminants du modèle théorique. Nos résultats suggèrent
que les régimes intermédiaires demeurent bien adaptés aux pays émergents et en
développement.
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This paper studies the choice of the exchange rate regime in emerging and
developing countries. Our model extends the approach proposed by Aizenman
and Hausmann [2001] in order to introduce the main determinants of the exchange
rate regime choice. The model is tested with a multinomial logit approach on a
sample including emerging and developing countries. We determine the probabi-
lity of occurrence of a given exchange rate regime by taking into account the deter-
minants from the theoretical model. Overall, our results suggest that intermediate
regimes remain well adapted to developing and emerging countries.
133
INTRODUCTION
Les crises de change qui ont particulièrement affecté les pays émergents
au cours des années 1990 ont ravivé les débats relatifs au choix du régime
de change. une caractéristique importante des pays émergents est d’avoir
mené des politiques structurelles visant à accroître considérablement leur
degré d’intégration aux marchés financiers internationaux1. Parallèlement, un
nombre important de ces pays, soit pour des raisons de crédibilité, comme
en Amérique centrale et latine, soit pour des raisons de compétitivité comme
en Asie de l’est et du sud-est, a adopté des régimes d’ancrage souple, dits
régimes intermédiaires, de leur monnaie à une devise. Pour beaucoup d’entre
eux, par exemple le Mexique (1994), la Corée du sud et la thaïlande (1997), le
brésil (1999), les crises ont donné lieu à une transition brutale vers des régimes
de flottement. A contrario, les pays à ancrage dur, comme l’Argentine et Hong
Kong, ont résisté à cette vague d’attaques spéculatives. de cette succession de
crises de change s’est alors dégagé le consensus selon lequel les régimes de
change intermédiaires ne pouvaient constituer une politique crédible. Les solu-
tions de coins – ancrage dur et flottement libre – seraient les seules solutions
soutenables2.
La pertinence de ce nouveau consensus a fait l’objet d’intenses débats. sur
le plan empirique, de nombreuses études ont montré la persistance des régimes
intermédiaires même après les crises de change3. Calvo et reinhart [2002] ont,
quant à eux, identifié une « peur du flottement » (fear of floating) liée au fait
que les dépréciations n’ont pas les mêmes effets dans les marchés émergents
que dans les pays développés. frankel [1999] a contesté les fondements théo-
riques de ce consensus soulignant, d’une part, qu’il ignore le fait qu’il existe un
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1. Les principaux déterminants des régimes de change sont fondés sur cinq approches princi-
pales : les zones monétaires optimales, la nature des chocs, la crédibilité des autorités, la trilogie
impossible et l’effet de bilan lié aux engagements en devises des agents publics et privés. Levy-
yeyati et al. [2007] trouvent pour un échantillon de 183 pays sur la période 1974-1999 que les
approches en termes de zmo, de trilogie impossible et d’effets de bilan sont particulièrement perti-
nentes pour expliquer le choix des régimes de change. von Hagen et Zhou [2007] montrent que les
critères des zmo sont pertinents pour un échantillon de plus de cent pays en développement, pays
émergents et pays en transition. Pour une revue de la littérature, voir entre autres von Hagen et Zhou
[2007] ainsi que rogoff et al. [2004].
2. Pour une analyse de la littérature sur cette question, voir Haouaoui-Khouni [2005].
3. Krugman [1999], Cespedes et al. [2002] et Aghion et al. [2004] ont élaboré des modélisations
théoriques montrant le rôle déterminant de l’endettement des agents domestiques en devises, tandis
que des travaux empiriques récents ont confirmé le rôle du currency mismatch comme déterminant
de la peur du flottement (Cavallo et izquierdo [2009] ; fiess et shankar [2009]).
4. frenkel et Aizenman [1982] se donnent ainsi des valeurs ad hoc afin de démontrer la perti-
nence de leur modèle. de même, Allegret et al. [2007] utilisent des estimateurs des fonctions de
production et de demande de monnaie afin d’évaluer certains paramètres et fixent d’une manière
ad hoc d’autres variables explicatives de la flexibilité optimale du taux de change. L’utilisation
de paramètres estimés introduit un certain degré d’imprécision dans la mesure de cette flexibilité
optimale.
135
Le modèle de base
136
1. Nous empruntons cette expression à Hausmann et al. [2000] pour formaliser la question du
pass-through.
137
L’équation (7) représente ainsi l’arbitrage que doivent opérer les autori-
tés dans le choix de la politique monétaire et de change en vue d’atteindre les
objectifs d’inflation et de chômage.
1. L’introduction du taux d’intérêt ne modifierait pas les résultats essentiels du modèle. voir
aussi Aizenman et Hausmann [2001].
2. L’équilibre sur le marché de la monnaie implique d2 - cs2 = c2 + is2 , en utilisant les rela-
tions (3) et (5), l’égalité suivante est obtenue : s2 _bi + ci = d - bbE2 ^nh - n. Ainsi le taux de
change est une fonction linéaire de ^d - nh indiquant la valeur de ^n - dh .
138
1. Les producteurs font des anticipations rationnelles telles qu’ils anticipent le comportement
d’optimisation de la banque centrale de sorte que : E d dH n = 0 .
d log P2
E1 %~ _log P2 - log P1i - b 8^ k - 1h log L2.0 - b^1 - kxh } ^n - dh - b _log P2 - E1 log P2iB/ = 0 de
sorte que E1 log P2 = log P1 + ^ k - 1h log L2.0 . en remplaçant cette expression dans la condition
b
~
de premier ordre, l’équation (8) est obtenue.
2. Comme le soulignent Aizenman et Hausmann [2001], cette hypothèse est plausible pour des
valeurs raisonnables des paramètres. si l’élasticité de l’offre de travail f = 1 et b = 2 3 ce qui est
équivalent à k < 4.
139
– la volatilité des chocs nominaux _ Vni relativement aux chocs réels _ Vdi
est grande ;
– la perte associée à l’inflation ~ est importante ;
– le biais discrétionnaire mesuré par k est élevé (fonction disciplinante des
changes fixes).
L’équation (9) suggère aussi que les régimes extrêmes – le flottement pur
_c* = 0i et la fixité totale _c* " 3i – répondent à des conditions très restrictives
et finalement peu réalistes pour les pays émergents et en développement.
C’est notamment le cas si l’on considère les conditions sur les chocs réels et
nominaux. La flexibilité pure suppose l’absence totale de volatilité des chocs
nominaux (vd tend vers 0), alors que la fixité totale repose sur l’absence de
volatilité des chocs réels (vn tend vers 0).
1. L’inflation anticipée s’écrivant _ p = E1 log P2 - log P1i, le taux d’intérêt réel est égal à
r = i - p.
140
où l1 = e1 + o et a1 =
z1 z1
log z1 .
1 - z1 1 - z1
La relation (10) montre que la politique qui consiste à réduire le taux d’intérêt
permet d’accroître la production anticipée proportionnellement au crédit utilisé
_z1i pour financer le capital.
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dY2.0 Y
= d1 - n 2.0 . il en résulte que
1. Cette relation peut aussi s’écrire comme suit : 1
dr 1 - az 1 + r
si a augmente alors az augmente et _1 1 - azi augmente.
141
I
La flexibilité optimale du taux de change _I c*i sera la solution de d H = 0.
dc
or,
I d E _log Y2i d H
-< F
d log Y2 dr
0 = dH = dH - =
dc dc dc dc dr dc
(12)
dH z1 Y2.0 dr
.
dc 1 - z1 ^1 + r h dc
= +
avec l2 = e1 + o ; a2 = log z2 et v2 = n2 e1 + o.
z2 z2 z2
1 - z2 1 - z2 1 - z2
La dépréciation du taux de change s ` s2 s1j exerce un effet négatif sur la
production. en effet, une dépréciation de la monnaie domestique entraîne un
alourdissement du poids de la dette extérieure libellée en devise. il en résulte
142
une baisse des profits qui réduit la richesse nette des entreprises. Cette réduction
entraîne à son tour une baisse de l’investissement et donc de la production.
I
La flexibilité optimale du taux de change _I c*i sera la solution de d H = 0. en
dc
suivant le même raisonnement que précédemment, la nouvelle fonction de perte
par rapport à c et s est dérivée :
I d E _log Y2i d H
-< F
d log Y2 ds
0 = dH = dH - =
dc dc dc dc ds dc
(15)
dH z2
Y2.0 ds
= +
dc 1 - z2 dc
dI
H d log Y2.0 ds z2 ds ^1 - ah z ds
< 0 . (16)
- ^1 - ah z dc
=- = =
dcc= c* d s dc 1 - z 2 dc 1
La réduction de la flexibilité augmente le bien-être en raison de l’effet favorable
de la stabilité du taux de change sur la production. A contrario, une augmentation
de la flexibilité se traduit par une augmentation de la dépréciation du taux de
change qui entraîne un alourdissement du poids de la dette. L’effet bilan apparaît
à travers l’impact de la variabilité du taux de change sur la dette en devise. La
relation (16) décrit un effet de bilan négatif qui est d’autant plus important que
le poids de la dette en devise (a faible) dans la dette totale est élevé.
du modèle précédent découlent trois implications que l’on peut tester :
1. Le degré optimal de flexibilité du taux de change tend à baisser lorsque :
– l’impact de la variation du taux de change sur les prix domestiques est élevé
(peur du flottement) ;
– les chocs nominaux relativement aux chocs réels sont élevés. Le choix du
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143
144
test d’exogénéité
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L’hypothèse d’exogénéité est rejetée dans la majorité des cas sauf lorsqu’on
considère les estimations relatives à la période 2000-2007. Par conséquent,
nos estimations se baseront sur la régression étendue associée à la fonction de
contrôle modifiant ainsi légèrement la spécification de notre modèle en ajoutant
la variable terme d’erreur estimé v1 .
145
Tableau 2. Coefficients de réactivité des prix par période par groupe de pays
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si, durant les années 1990, les pays en développement ont enregistré une
baisse de leur pass-through et les pays émergents une hausse, les années 2000
sont marquées par des évolutions inverses. La transition vers un environne-
ment de plus faible inflation, notamment grâce à la mise en place de politique
146
monétaire plus crédible (ciblage d’inflation), se traduit par une baisse du pass-
through. Le degré de pass-through des pays d’Amérique est globalement plus
élevé que celui des pays d’Asie et d’Afrique. Le passé inflationniste de ces pays
explique la sensibilité des prix aux variations du taux de change (goldfajn et
Werlang [2000]).
dans l’objectif de vérifier si la sensibilité des prix aux mouvements du taux de
change est un facteur explicatif dans le choix du régime de change pour les pays
émergents et en développement, nous utiliserons l’indice de réactivité comme
variable explicative1.
1. Les résultats complets de l’estimation du pass-through par pays et sur les différentes périodes
sont disponibles auprès des auteurs sur simple demande.
2. dans notre échantillon des pays émergents, le Chili est une exception importante. en effet, de
nombreux travaux empiriques ont montré que la volatilité du pib de ce pays était étroitement associée
à la volatilité des cours du cuivre dont il est le principal producteur mondial.
3. Citons notamment les cas du brésil et d’israël pour les pays émergents ; ceux de la bolivie
et du ghana pour les pays en développement.
147
1. dans leur étude relative aux cycles dans les pays en développement, rand et tarp [2002]
montrent que la longueur des cycles dans ce groupe de pays est plus courte que celle observée
dans les pays industrialisés : entre 7,7 et 12 trimestres pour les premiers contre 24 à 32 pour les
seconds. Nous avons aussi détrendé nos séries à l’aide du filtre de baxter-King. Les résultats de nos
estimations ne sont pas modifiés par ce choix.
2. L’estimation du modèle Logit multinomial s’effectue à l’aide d’un logiciel stata 10.1, en
utilisant l’instruction mlogit.
148
Effet du pass-through
Concernant l’effet du pass-through, les résultats de la régression pour
l’ensemble des pays et sur toute la période (1980-2007, tableau A4) confirment
la relation de réactivité des prix aux variations du taux de change déduite préa-
lablement dans le modèle théorique. relativement au régime flexible, les proba-
bilités d’occurrence des régimes d’ancrage dur et intermédiaire augmentent avec
le pass-through puisque nous avons des coefficients estimés de la réactivité des
prix aux variations du taux de change positifs et statistiquement significatifs.
149
Autrement dit, en présence d’une forte sensibilité des prix aux variations du taux
de change, nous pouvons affirmer que nous avons un rejet clair de la flexibilité
du taux de change.
en considérant l’effet marginal (tableau A5), on note que celui-ci est néga-
tif pour le régime flexible et positif pour le régime intermédiaire. La valeur
prise par cet effet, précise que l’augmentation du pass-through d’une unité,
entraîne une augmentation de plus de 27 % dans la probabilité d’avoir un régime
intermédiaire.
en procédant à la distinction pays émergents-pays en développement, nous
notons que cet effet marginal est encore plus important dans les pays émergents.
une augmentation d’une unité de cette variable entraîne une augmentation de la
probabilité d’avoir un régime intermédiaire de 36,5 % dans les pays émergents
mais de seulement 8 % dans les pays en développement. on note, néanmoins, que
cette variable perd de son pouvoir explicatif durant les années 2000 (tableau A5),
ce qui correspond bien à la baisse de la réactivité des prix aux variations du taux
de change notée précédemment.
Le biais discrétionnaire
Pour estimer le biais discrétionnaire, nous avons utilisé plusieurs1 proxy se
rapportant à l’inflation, car plus le biais discrétionnaire est important plus l’infla-
tion l’est aussi. selon le résultat de l’estimation, l’inflation, quand elle n’est pas
hyper élevée, est corrélée négativement au régime d’ancrage dur. Nous avons des
coefficients de l’inflation négatifs et statistiquement significatifs pour les régimes
d’ancrage dur relativement au régime flexible. il apparaît que, relativement au
150
régime flexible, la probabilité des ancrages durs diminue et celle des régimes
flexibles augmente avec l’inflation, puisque les coefficients estimés relatifs à
l’inflation sont, pour la période 1980-2007, négatifs et statistiquement significatifs
(tableau A4). La distinction pays émergents-pays en développement montre que,
pour ces derniers, l’inflation augmente la probabilité d’occurrence de la flexibi-
lité de 0,5 %, alors que les pays émergents tendent à s’orienter davantage vers les
régimes intermédiaires. Ces résultats suggèrent que les effets de crédibilité sont
importants. Ainsi, alors que la théorie suggère que l’ancrage nominal – et donc
l’adoption d’un régime de change rigide – est nécessaire pour réduire les pressions
inflationnistes, de nombreux pays en développement ont encore des imperfections
institutionnelles rendant fragile le choix de tels régimes de change. A contrario,
les pays émergents ont considérablement renforcé la qualité de leur architecture
institutionnelle domestique depuis les années 1990. La qualité des institutions a été
identifiée dans plusieurs travaux empiriques comme un déterminant des régimes
de change (Alesina et Wagner [2006] ; Levy-yeyati et al. [2007]). ils suggèrent
que les régimes d’ancrage ne sont pas soutenables lorsque les institutions sont
faibles, y compris lorsque les tensions inflationnistes sont présentes. Nos résultats
convergent avec ces travaux en ce qui concerne les pays en développement. dans
les pays émergents, des institutions crédibles nous semblent exercer une double
influence sur le choix du régime de change : d’une part, lorsque l’inflation est
stabilisée à un faible niveau, ces pays peuvent opter pour des régimes de flottement
associés à une cible d’inflation ; d’autre part, lorsque l’inflation est encore à un
niveau élevé, l’ancrage souple apparaît soutenable.
151
La constante
La constante associée au régime intermédiaire est positive et significative,
ce qui pourrait signifier que la probabilité de choisir un régime intermédiaire
serait plus élevée que ne l’aurait prédit les variables explicatives, reflétant encore
probablement une adhésion de facto au régime intermédiaire et un rejet des
solutions en coins.
152
L’ancrage dur est correctement prédit pour le Panama (1996, 2000 et 2004), le
Malawi (2000 et 2004) et pour l’Équateur pour 2004. Le modèle prédit la flexi-
bilité en 2000 pour l’Équateur. Cependant, les régimes intermédiaires de facto
de l’Équateur et du Malawi en 1996 sont correctement prédits par le modèle.
Le modèle prédit correctement la flexibilité pour l’Afrique du sud (2000), le
ghana (1996) Madagascar (2000 et 2004), la république dominicaine (2004) et
l’uruguay pour 2004, alors qu’il prédit un régime intermédiaire pour l’indonésie
(2000 et 2004) et le ghana (2000). en 1996, le modèle prédit correctement vingt
et un régimes intermédiaires sur les vingt-six, soit 80,7 % de prédiction correctes.
entre 2000 et 2007, les régimes intermédiaires de la bolivie, du Chili, de
l’Égypte, du guatemala, de l’inde, de la Jamaïque, du Pakistan, des Philippines,
de l’uruguay, et du venezuela sont correctement prédits par le modèle.
CONCLUSION
153
RéFéRENCES bibLiogRAPHiquES
154
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155
ANNEXES
Annexe 1
Liste des variabLes et sources
Variables explicatives
156
Variables endogènes yi
Les variables endogènes yi font référence aux régimes de change ; i prend la valeur 0
pour les régimes de flottement, la valeur 1 pour les régimes intermédiaires et la valeur 2
pour les régimes d’ancrage dur. Le tableau ci-dessous donne la correspondance entre la
classification de reinhart et rogoff [2004] et celle retenue ici.
Catégories variable
description
de r-r endogène y
1 2 Absence de cours légal séparé
2 2 rattachement pré-annoncé ou caisse d’émission
3 2 bande horizontale pré-annoncée d’amplitude G à ! 2 %
4 1 rattachement de facto
5 1 rattachement glissant pré-annoncé
6 1 bande glissante pré-annoncée d’amplitude G à ! 2 %
7 1 rattachement glissant de facto
8 1 bande glissante de facto d’amplitude G à ! 2 %
9 1 bande glissante pré-annoncée d’amplitude H à ! 2 %
10 1 bande glissante de facto d’amplitude G à ! 5 %
11 1 bande fluctuante d’amplitude G à ! 2 %
12 0 flottement géré
13 0 flottement libre
14 0 en chute libre (Freely falling)
Marché dual dans lequel les données sur le marché parallèle sont
15 *
omises
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Annexe 2
Liste des pays de L’échantiLLon
Notre échantillon comprend 35 pays dont 20 pays émergents (marqués d’une * ci-
après) et 15 pays en développement. dans la catégorie pays émergents, nous avons retenu
les économies couvertes soit par l’institute of international Finance, soit par Morgan
Stanley.
157
Annexe 3
voLatiLité comparée des chocs réeLs et nominaux dans Les pays émergents
et Les pays en déveLoppement
300
250
200
150
100
50
0
80
82
84
86
88
90
92
94
96
98
00
02
04
06
08
19
19
19
19
19
19
19
19
19
19
20
20
20
20
20
Pays émergents Pays en développement
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1 000 000
100 000
10 000
1 000
100
10
1
80
82
84
86
88
90
92
94
96
98
00
02
04
06
08
19
19
19
19
19
19
19
19
19
19
20
20
20
20
20
Source : calculs des auteurs à partir des données du Fonds monétaire International.
158
Annexe 4
résuLtats des estimations
159
Jean-Pierre Allegret, Mohamed Ayadi, Leila Haouaoui Khouni
160
Annexe 5
effets marginaux associés aux estimations
Revue économique
161
Jean-Pierre Allegret, Mohamed Ayadi, Leila Haouaoui Khouni
Annexe 6
prédictions du modèLe
162