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Enfance à Fès : Découverte et Désillusion

Le résumé présente le début du roman qui se déroule dans la maison familiale de Sidi Mohammed dans la médina de Fès. Il décrit ensuite deux expériences marquantes pour le jeune garçon : sa première visite au hammam avec sa mère, qu'il perçoit comme un lieu inquiétant, et une violente dispute entre sa mère et une voisine.

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Enfance à Fès : Découverte et Désillusion

Le résumé présente le début du roman qui se déroule dans la maison familiale de Sidi Mohammed dans la médina de Fès. Il décrit ensuite deux expériences marquantes pour le jeune garçon : sa première visite au hammam avec sa mère, qu'il perçoit comme un lieu inquiétant, et une violente dispute entre sa mère et une voisine.

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RÉSUMÉ

Le roman commence par l'évocation de Dar Chouafa, une maison située dans la médina de Fès où habite
Sidi Mohammed avec ses parents Maâlem Abdeslam et Lalla Zoubida. Après avoir présenté les
colocataires qui occupent les lieux, le narrateur décrit quelques scènes qui se passent quotidiennement
chez la voyante du rez-de-chaussée, puis s'attarde sur les journées interminables au Msid sous le regard
sévère du fqih.

Vu son âge, six ans, Sidi Mohammed peut accompagner sa mère au hammam qui gagne à ses yeux des
proportions infernales. L'épisode du bain maure est aéré de fréquentes allusions à Lalla Zoubida, la mère
bavarde et impulsive qui cherche noise à tout le monde, surtout à la voisine Rahma avec qui elle a une
violente dispute. Le narrateur parle ensuite de son père, un homme réputé pour sa droiture et sa
sérénité qui, contrairement à son épouse, ne fait pas de mal à une mouche. Ces qualités réunies lui
valent le respect de tout son entourage.

3- L'UNIVERS DES ADULTES

Le narrateur se présente dès les premières lignes du roman comme un enfant à part qui méprise les
occupations quotidiennes de ses semblables limitées le plus souvent à des banalités. Sidi Mohammed,
en avance sur son âge, ne se contente pas de regarder les choses; il cherche à les comprendre «Moi, je
ne voulais rien imiter, je voulais connaitre.» cette volonté d'apprendre le confronte inévitablement aux
adultes qui sont censés tout savoir. Les comportements de ces derniers suscitent de nombreuses
interrogations en lui. Ils lui dévoilent progressivement la vérité de leur monde, un monde inquiétant qui
ébranle sa fragile conscience. Cet univers est d'abord exploré par le biais du bain maure décrit comme
un «enfer ». Cette métaphore qui souligne la chaleur étouffante et les vapeurs du hammam, un espace
essentiellement consacré aux «grandes personnes", assimile les adultes, par analogie, à des créatures
peu rassurantes pour ne pas dire diaboliques. Le fqih lui-même semble sortir tout droit de cet enfe : « Le
fqih (..) habitait la rue Jiaf. Je connaissais cette rue. Je savais qu'au fond d'un boyau noir et humide,
s'ouvrait une porte basse d'où échappait, toute la journée un brouhaha continu de voix de femmes et de
pleurs d'enfants.

Le narrateur découvre également la réalité des «grandes personnes» via la violente dispute qui oppose
sa mère à la voisine Rahma pour des raisons futiles, voire insensées. Ces agissements répréhensibles qui
l'écœurent au point de lui faire perdre conscience achève la dégradante image qu'il se fait déjà du
monde cruel qui l'attend.

3-1- L'EXPÉRIENCE DU HAMMAM

Sidi Mohammed n'a que six ans: «J’avais peut-être six ans. Ma mémoire était une cire fraiche et les
moindres événements s'y gravaient en images ineffaçables.» La précision de cet âge est très importante
parce qu'elle permet à un enfant de sexe masculin de s’introduire impunément dans un monde de
femmes nues ou presque. La narration de l'épisode du hammam n'aurait pas été possible si le jeune
garçon avait dix ou douze ans par exemple.
Le héros forme graduellement sa personnalité. Son intrusion dans le milieu féminin via le bain maure lui
offre l'occasion de découvrir un monde jusque-là inconnu, un espace de chaleur de sueur et de cris
évocateur de tristes souvenirs :

· La première fois que j'avais entendu ce bruit, j'avais éclaté en sanglots parce que j'avais reconnu
les voix de l'Enfer telles que mon père les évoqua un jour.

· Même enfant, je sentais surtout ce grouillement de corps humides, dans un demi-jour


inquiétant, une odeur de péché.

· Toutes ces femmes parlaient fort, gesticulaient avec passion, poussaient des hurlements
inexplicables et injustifiés.

· Je me sentais plus seul que jamais. J’étais de plus en plus persuadé que c'était bel et bien l'Enfer.
Dans les salles chaudes, l'atmosphère de vapeur, les personnages de cauchemar qui s'y agitaient, la
température finirent par m’anéantir.

Cette image d'enfer continue d'habiter le narrateur à l’âge adulte. Il en garde un souvenir amer, un
mélange de peur et de dégoût: «Je crois n'avoir jamais mis les pieds dans un bain maure depuis mon
enfance. Une vague appréhension et un sentiment de malaise m'ont toujours empêché d'en franchir la
porte. »

3-2-LES PROBLEMES DE VOISINAGE

La bruyante querelle qui met Lalla Zoubida aux prises avec Rahma est banale sous tous les rapports, mais
elle revêt une importance capitale pour Sidi Mohammed: elle lui révèle la vérité des adultes décrits
comme des bêtes qui échangent en public de blessantes insultes, sans se soucier des enfants auxquels ils
sont censés donner un exemple de bonne conduite. La rudesse du ton et la violence des injures
consternent littéralement le jeune témoin qui finit par s'évanouir.

· De notre fenêtre du deuxième étage, pâle d'angoisse et de peur, je suivais la scène, alors que ma
mémoire d’enfant enregistrait les phrases violentes.

· Je n'en pouvais plus. Mes oreilles étaient au supplice, mon cœur dans ma poitrine heurtait les
parois de sa cage. Les sanglots m'étouffèrent et je m'écroulais aux pieds de ma mère, sans connaissance.

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