Pr.
OUALLALI Abdessalam Département : GPE
TD n°1
Module : Géodynamique Externe 2020/2021
Exercice 1 : Constante solaire et bilan radiatif
1. Par quel mécanisme l'énergie produite par le Soleil est-elle transportée jusqu'aux planètes ?
2. Repérer la longueur d’onde approximative du maximum dans le spectre solaire de la figure 1. Délimiter la partie
visible.
(a) Spectre solaire (b) Spectre d’un corps noir à 6000K FIG.1 :
Puissance reçue au sommet de l’atmosphère
3. En évaluant approximativement la surface sous cette courbe, on estime la constante solaire C, qui
représente l'éclairement produit par le Soleil sur une surface de 1 m2 placée au sommet de l'atmosphère terrestre
perpendiculairement au rayon lumineux.
a- Calculer la puissance solaire (constante solaire terrestre) reçue par 1m2 sur une sphère de rayon Soleil-
Terre ?
b- Déduire la puissance solaire reçue sur la terre ?
Données : Puissance solaire (au niveau du soleil) : 3.84 * 1026 W
Pr. OUALLALI Abdessalam Département : GPE
La distance moyenne Terre-Soleil :D est d’environ 1,5 1011 m
Rayon de la terre 6.371* 106 m
Utiliser le schéma ci-dessous (Fig 2)
FIG.2 : Calcul de la constante solaire
4. Considérant que la surface terrestre est assimilée à un corps noir en absence d’atmosphère.
Déduire à l’aide de la loi de Stefan :
(Ps=σT4)
Avec σ est la constante de Stefan-Boltzmann (=5.67 *10-8 W.m-2.K-4), la température que devrait avoir la surface
de la terre en °C.
On donne T° en K = T° en °C + 273
5. Considérant que la surface terrestre est assimilée à un corps noir avec une atmosphère diffusante. Cette
atmosphère assure une rétrodiffusion vers l’espace c’est-à-dire une perte nette de puissance solaire mesurée par
ce qu’on l’Albédo planétaire (30%).
a- Calculer à nouveau la puissance surfacique solaire reçue par m2
b- Calculer à nouveau la température que devrait avoir la surface de la terre en °C, et déduire l’écart avec la
température réelle, faites un commentaire.
6. Considérant que la surface terrestre est assimilée à un corps noir avec une atmosphère diffusante et
absorbante. En plus de l’albedo, on tient maintenant compte de la présence dans l’atmosphère de gaz absorbants
une partie du rayonnement terrestre qui égale à 0.75 (alpha = 0.75) qui la fraction du rayonnement incident
absorbé. Mais ce rayonnement absorbé est réémis pour moitié vers l’espace et pour moitié renvoyée vers la
surface terrestre.
a- Calculer le flux émis par la terre
b- Calculer à nouveau la température que devrait avoir la surface de la terre en °C, et déduire l’écart avec la
température réelle, faites un commentaire.
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c- Que ce passe ti-il si la concentration en gaz absorbants augmente ? ou si les surfaces blanches diminuent ?
TD n°2
Module : Géodynamique Externe 2019/2020
Exercice 1 : Altération du granite
Le granite est une roche qui se forme en profondeur dans la croute terrestre, elle est entièrement cristallisée, les
cristaux sont soudés et bien visible à l’œil nu (figure 1), c’est une roche grenue. On distingue trois constituants
(FIG.1 (a)) : 1- Un constituant noir brillant, la BIOTITE ou mica noir (B). 2- Un constituant gris clair, le
FELDSPATH (il peut aussi être rose) (F). 3- Un constituant transparent d'aspect gris plus soutenu, le
QUARTZ (Q).
A l’échelle d’un échantillon de granite altéré (FIG.1 (b)), il ya des auréoles de couleur rouille entourent les
cristaux de biotite, les feldspaths sont ternes et ocres. La roche présente en surface une couleur marron ocre, une
très fine pellicule poudreuse recouvre l'échantillon qui est friable.
L'arène granitique est meuble (FIG.1 (c)), c'est un mélange hétérogène de grains d'argile (A), de feldspath altéré
(F), de quartz intact (Q) et de petits fragments de granite pourri (G). La biotite a généralement complètement
disparu. L'arène granitique est le résultat de la désagrégation du granite pourri. Compléter le tableau ci-dessous.
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Figure 1 : Vue macroscopique d’un
granite sain (a), en voie de
l’altération (b) et l’arène granitique
(c).
A : Argiles, B : Biotite, F : Feldspath,
Q: Quartz, G: Fragments de granite
pourri.
Roche
Mode de
Forme de Sédiment/Roche par
Minéraux Granite Granite altéré
Arène
transport et de
sain granitique dépôt diagenèse
tri
Cohérent mais de plus
Cohérent en plus friable Meuble
Quartz
Feldspath
Biotite
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Exercice 2 : Hydrolyse des silicates
Au contact de la pluie, la roche s’altère; elle se fragmente puis finit par se désagréger en arène granitique : sable très
grossier, hétérogène, constitué de fragments de granite, de grains de quartz, de cristaux de feldspaths altérés,
d’argiles, et d’oxydes de fer. Les compositions chimiques d’un granite sain et son arène d’une part, de l’eau de pluie
et de l’eau récupérée dans un cours d’eau en région granitique sont représentées dans les tableaux ci-après.
Tableau 1 : Analyses comparées d’un granite sain et de son arène
Masse (en g) de divers éléments dans 100 cm3
SI Al Fe Mg Ca Na K H O
Granite 85,0 21,0 5,2 1,8 2,9 7,5 10,6 0,3 125,6
Arène 84,9 21,0 Traces traces 0,1 0,8 5,2 1,2 126,9
Tableau 2 : Analyses chimiques comparées de l’eau de pluie et de l’eau d’une rivière en région granitique
Concentrations en mg/l
Na +
K+ Ca2+ Mg2+ HCO3- SO42-
Eau de pluie 1,9 0,3 1,4 0,3 traces 2,1
Eau de la Moselotte 7,1 1,9 5,9 0,8 21,3 5,1
1. Expliquer le rôle de l’eau dans la différence des teneurs en ces éléments chimiques.
2. Quelle est la différence entre arénisation et latérisation ?
Exercice 3 : Altération du granite
Le tableau 3 présente les résultats d’analyses des différents niveaux d’un profil d’altération d’un massif
granitique en milieu tropical humide. Les niveaux de granite étudiés, notés 1, 2, 3 et 4, sont repérés sur la
figure 2. La composition minéralogique de chaque niveau est exprimée en pourcentage.
Figure 2 : Repérage des niveaux analysés dans une schématisation du profil.
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Tableau 3 : Composition minéralogique, exprimée en pourcentages, des niveaux d’un profil d’altération d’un granite
en climat tropical humide (source : Géologie tout-en-un p.584).
Niveaux 1 (d=2,67) 2 (d=2,48) 3 (d=2,41) 4 (d=2,45)
Quartz SiO2 24,7 26,6 27,4 26,9
Orthose KAlSi3O8 19,3 13,5 6,4 3,1
Plagioclases 35,2 13,3 3,9 0,0
NaAlSi3O8-Ca2Al2Si2O8
Muscovite 13,7 14,7 15,2 14,9
KAl2Si3AlO10(OH) 2
Biotite 6,3 0,7 0,0 0,0
K(Mg-Fe) 3Si3AlO10 (OH)2
Kaolinite 0,0 28,8 44,4 46,4
Al2Si2O5 (OH) 4
Gibbsite Al(OH)3 0,0 0,0 0,0 4,0
Goethite FeO OH 0,0 2,0 2,3 4,3
1. Quels sont, parmi les minéraux cités dans le tableau 3, les minéraux hérités de la roche mère et ceux qui sont
produits par les réactions d’altération ? Comparer le comportement des différentes espèces minéralogiques de la
roche mère vis-à-vis du processus d’altération et proposer un classement de ces minéraux selon leur altérabilité.
2. En milieu tempéré humide, l’analyse de la fraction argileuse trouvée dans le profil d’altération d’un granite
peut révéler la présence d’illite K0,5AL2,5Si3,5O10(OH)2.
Comparer les rapports Si/Al dans les deux types de minéraux argileux, kaolinite et illite, trouvés au sein des deux
profils. Proposer une ou plusieurs hypothèses explicatives susceptibles de rendre compte des différences dans les
processus d’altération sous les deux climats, tropical humide et tempéré humide.
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TD n°3
Module : Géodynamique Externe 2019/2020
Exercice 1 : Analyses granulométrique et morphoscopique
L’analyse granulométrique de deux sables provenant d’un même niveau stratigraphique mais de deux localités
différentes (A et B) a donné les résultats représentés au tableau 1 (tamis de la série d’Afnor). Utiliser les courbes
cumulatives rétrogrades.
1- Construire les histogrammes et les courbes cumulatives rétrogrades relatifs à chacun des deux échantillons (les
abscisses en coordonnées logarithmiques) ?
2- Quel est le classement de ces deux échantillons (utiliser l’indice de Trask ; (S0=√Q3/Q1) suivant le
classement de Fuchtbauer, 1959, tableau 2) ? Comparer les classements des deux sables.
3- L’analyse morphoscopique du sable de la localité A a donné la composition suivante : 74% NU ; 20% EL et 6%
RM. L’analyse morphoscopique du sable de la localité B a donné : 66% EL ; 30% NU et 4% RM.
Que peut-on en conclure sur le mode de transport de ces deux sables?
Tableau 1 : Analyse granulométrique Tableau 2 : Type de classement des sédiments suivant
l’échelle de Fuchtbauer, 1959
Pourcentage pondéral
Classes en mm
Localité A Localité B
0,80-0,63 1,5
0,63-0,50 4 Indice S0 Type de classement
0,50-0,40 9 S0 < 1,23 Très bon
0,40-0,315 10 1 1,23 < S0 < 1,41 Bon
0,315-0,250 9 5,5 1,41 < S0 < 1,74 Moyen
0,250-0,200 9,5 12 1,74 < S0 < 2 Mauvais
0,200-0,160 11 41,5 2 < S0 Très mauvais
0,160-0,125 15,5 25
0,125-0,100 15 10,3
0,100-0,080 9 3
0,080-0,063 5 1
0,063-0,050 1 0,5
Total 99,5 99,8
1
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4- L’analyse morphoscopique effectuée sur les grains de quartz de sable d’un petit torrent du Morvan (Auvergne)
a donné des grains anguleux et de grande taille (station 1). Sur le sable des rivières de plaine a donné des grains aux
angles émoussés de taille moyenne (station 2). Sur le sable du littoral est formé de grains arrondis et de petite taille
(station 3). En utilisant la carte ci-après, construire un tableau récapitulant l’aspect et la taille des grains de sable
en fonction du lieu de prélèvement et le mode de transport de ces grains.
Exercice 2 : Erosion fluviatile
La figure ci-dessous représente la formation d’un méandre par érosion de la rive concave et sédimentation sur la rive
convexe. L’ensemble se déplace vers l’aval. Tracer le profil transversal AB et indiquer la zone de vitesse maximale du
courant.
2
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Exercice 3 : Erosion karstique
Le karst résulte de la dissolution lente par les eaux météoriques des roches carbonatées (calcaires, dolomies,
cipolins) d'une part et des roches évaporitiques (gypse, anhydrite, sel gemme) d'autre part. Les figures plus basses
présentent le développement du Karst.
1- Légender les figures ci-dessous
2- Quels sont les mécanismes mis en jeu dans la formation du Karst
3- Ă travers la figure (B), expliquer la formation des stalactites et des stalagmites
Exercice 4 : Le littoral
Soit un régime de vagues parallèles à un rivage marin. La pente du rivage vers le large est de 5‰. On peut considérer
qu’à une profondeur égale à L/2 (L longueur
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d’onde de la vague), il n’y a plus de mouvement de l’eau. A quelle distance maximale du rivage le
mouvement des vagues peut-il avoir un effet sur les particules du fond (T est la période de la vague égale à 10s avec
5 m/s de vitesse).
1. Les grains non-usés (NU) 2. Les grains Emoussés-luisants (EL)
3. Les grains ronds-mats (RM) 4. Les grains très arrondis et mats
- Les grains non-usés (NU) se caractérisent par leur forme anguleuse, ces grains indiquent des transports
dans des cours d’eau douce sur de très faibles distances (les dépôts glaciaires…).
- Les grains émoussés-luisants (EL) présentent un aspect de surface très poli, brillant, luisant sous l’éclairage
de la loupe, ces grains sont caractéristiques de longs transports en milieux aquatiques continentaux (rivières,
fleuves) ou d’évolutions en milieux marins (plateau continental, plages..).
- Les grains ronds mats (RM) ont une morphologie générale sub-sphérique ; ils sont caractéristiques d’une
évolution en milieu éolien (transport par le vent).
- Les grains très arrondis et mat se caractérisent par un transport très longue durée par le vent (reprise de
sédiments anciens, formations éoliennes).
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TD n°4
Module : Géodynamique Externe 2019/2020
Exercice 1 : Diagramme de HJULSTROM
Le diagramme de HJULSTROM ci-dessous présente les domaines d’érosion, du transport et de la sédimentation
dans un cours d’eau en fonction de la granulométrie et la vitesse du courant.
1/ Quelle action subira une particule de sable ayant un diamètre de 1 mm dans un courant d’eau de 100 cm/s, 10 cm/s
et 1 cm/s ?
2/ Comment peut-on expliquer le fait que les particules les plus fines (argiles) nécessitent de grandes vitesses de
courant pour leur arrachement?
Exercice 2 : Calcul de la vitesse de sédimentation
Calculer la vitesse de sédimentation d’une particule de diamètre d=10 micromètres, de masse volumique ρs=1700 kg.m-
3, plongée dans un fluide de masse volumique ρl=1000 kg.m-3 et de viscosité µl =10-3 Pa.s. (Kg/m.s).
loi de Stokes : V=(ρp-ρf) d2.g/18µ
V représente la vitesse de sédimentation; µ la viscosité du fluide; ρf sa masse volumique du fluide; ρp celle de la
particule; d est le diamètre de la particule et g accélération de la pesanteur.
La loi de stokes est valable seulement pour les particules sphériques
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Exercice 3 : Ecoulement laminaire-Ecoulement Turbulent
Parmi les principaux facteurs qui contrôlent la capacité d'un fluide à mobiliser des sédiments; sa masse
volumique, sa viscosité… la masse volumique de l'eau de mer est d'environ 1,03 g/cm3, sa viscosité est égale
approximativement 0,01075 g/cm.s. Déterminer le type d’écoulement sachant qu’une particule transportée
par l’eau de mer atteint un fond de 1000 m ? L’eau de mer se déplace en mase à la vitesse 1cm/s.
Exercice 4 : Courants marins : Dérive littorale
La dérive littorale, courant parallèle au rivage qui se manifeste dans la zone du déferlement des vagues,
joue un rôle essentiel dans le déplacement des sédiments le long des côtes et dans l’alimentation des plages en
sables et en galets. Elle naît de l’obliquité des vagues par rapport au tracé du rivage comme l’illustre la
figure ci-dessous. Expliquer les principaux facteurs de la dynamique sédimentaire côtière ?
Exercice 5 : La naissance d’une turbidite
Les courants de turbidité sont des écoulements gravitaires dans lesquels le sédiment est maintenu en
suspension par la turbulence du fluide interstitiel. Ils se produisent lorsqu'un choc (tremblement de
terre…) ébranle une masse de sédiment. La naissance d’une turbidite est présentée dans la figure ci-
desssous, légender la figure et expliquer les différentes étapes de formation d’une turbidite ?
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