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Chapitre 2

Le chapitre décrit la vie scolaire du narrateur à l'école coranique sous la férule d'un enseignant sévère. Il relate également la visite de Lalla Aicha qui convainc la mère d'emmener le narrateur au mausolée de Sidi Boughaleb pour le protéger du mauvais œil, mais il y est attaqué par un chat. Le narrateur observe ensuite attentivement les coutumes des adultes.

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Chapitre 2

Le chapitre décrit la vie scolaire du narrateur à l'école coranique sous la férule d'un enseignant sévère. Il relate également la visite de Lalla Aicha qui convainc la mère d'emmener le narrateur au mausolée de Sidi Boughaleb pour le protéger du mauvais œil, mais il y est attaqué par un chat. Le narrateur observe ensuite attentivement les coutumes des adultes.

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Chapitre 2

Analyse du chapitre 2 la boîte à Merveilles

RÉSUMÉ Le narrateur se souvient des heures interminables passées à l'école coranique sous l'étroite surveillance d'un
fqih sévère qui impose l'ordre à l'aide de sa redoutable baguette de cognassier. Le chapitre réserve également une large
part à la visite de Lalla Aicha qui réussit à convaincre la mère de Sidi Mohammed de l'emmener à Sidi Boughaleb, un
marabout réputé pour ses pouvoirs de conjurer le mauvais œil. A Sidi Boughaleb, le jeune garçon scrute attentivement le
mausolée du saint placé au milieu d'un grand cimetière. Les rites effectués par Lalla Aicha et sa mère l'interpellent
vivement et éveillent sa curiosité. Mais sa méditation est interrompue par l'attaque inopinée d'un chat qui lui écorche la
peau. De nombreuses questions, restées sans réponse, bouillonnent encore dans sa tête. Après cette mésaventure vécue
dans un lieu censé le protéger contre le mal, le narrateur fait un compte rendu détaillé des discussions menées tambour
battant par les voisines. Il révèle aussi la nature du métier exercé par son père avant d'enchaîner avec la narration
d'autres épisodes notamment celui où Rahma lui offre un cabochon qu'il s'empresse de cacher dans sa boîte à merveilles.

1- LA PREMIÈRE ÉDUCATION

L’école coranique, lieu de l'enseignement traditionnel par excellence, est souvent évoquée dans les écrits des auteurs
marocains d'expression française qui la qualifient généralement d'espace hostile dominé par la vexation et le châtiment
corporel. C'est dans cet endroit précisément que le jeune élève découvre l'autorité des adultes, incarnée par le fqih, qui le
blesse dans sa chair et marque durablement son esprit : « A six ans, j'avais déjà conscience de l’hostilité du monde et
de ma fragilité. Je connaissais la peur, je connaissais la souffrance de la chair au contact de la baguette de cognassier.
Mon petit corps tremblait. »

2- LA TRADITION DANS TOUS SES ÉTATS

La Boîte à merveilles, roman ethnographique, s'attarde sur les mœurs et les coutumes de la société traditionnelle
représentée en miniature par la médina de Fès. Sidi Mohammed observe avec un grand intérêt les phénomènes sociaux
et religieux ainsi que tout ce qui fait l'identité culturelle du milieu où il évolue. Il enregistre ce qu'il voit, le soumet à une
analyse qui lui est propre, mais donne rarement son opinion sur le sujet. Les questions qui scandent sa réflexion rendent
compte de son incapacité de saisir le sens de certains faits à cause de son âge. Cette lacune le contraint alors à se
contenter de décrire les pratiques et les croyances des adultes le plus objectivement possible, au lieu de les juger, mais la
critique implicite qui sous-tend ces descriptions n'échappe pas à un lecteur averti.

Elle souffrait d'une terrible migraine. Pour enrayer le mal, elle avait les trempes garnies de rondelles de papier bleu
copieusement enduites de colle de farine. Les yeux du monde sont si mauvais, le regard des envieux a éteint l’éclat de ce
visage qui évoquait un bouquet de roses. Si tu lui faisais boire de l'eau du sanctuaire, il retrouverait sa gaieté et sa
force. Ma mère trouva un gobelet et me fit boire. Elle se versa un peu de liquide dans le creux des mains et sur ses
chevilles. Tout en procédant à ce rituel, elle marmonnait de vagues prières, des invocations.... En arrivant devant le
catafalque, Lalla Aicha et ma mère se mirent à appeler à grands cris le saint à leur secours. L'une ignorait les paroles
de l'autre, chacune lui exposait ses petites misères, frappait du plat de la main le bois du catafalque, gémissait, suppliait,
vitupère contre ses ennemis . La gardienne ouvrit ses deux mains, reçut le don et entama une longue oraison.

3- L'ENCHANTEMENT SECRET

Ne pouvant pas s'affirmer au milieu des adultes, l'enfant crée son propre monde, un monde imaginaire plein de
merveilles. La boite ou il cache des objets hétéroclites lui procure d'intenses moments de bonheur tout comme les oiseaux
qui lui rendent occasionnellement visite et dont il est le seul à comprendre le langage crypté.
AXES DE LECTURES

I- Le Msid
Dans ce lieu de l’enseignement traditionnel marocain, l’enfant est confié aux soins d’un adulte, le fqih, qui inspire une
grande terreur aux élèves.
Il est décrit comme « un grand maigre à barbe noire, dont les yeux lançaient constamment des flammes de colère. »
Comme de nombreux auteurs marocains ( Chraïbi et Khatibi entre autres ), Sefrioui considère le Msid comme un lieu
de punition : « A six ans, j’avais déjà conscience de l’hostilité du monde et de ma fragilité. Je connaissais la peur, je
connaissais la souffrance de la chair au contact de la baguette de cognassier. Mon petit corps tremblait …. ».

II- Pratiques et croyances

L’enfant se montre très attentif aux gestes et aux paroles des adultes. Ses observations s’intéressent
aussi bien aux pratiques qu’aux croyances des « grandes personnes » qui représentent la mentalité des gens de la
société traditionnelle marocaine :
- Elle souffrait d’une terrible migraine.
Pour enrayer le mal, elle avait les trempes garnies de rondelles de papier bleu copieusement enduites de colle de farine.
- Les yeux du monde sont si mauvais, le regard des envieux a éteint l’éclat de ce visage qui évoquait un bouquet de roses.
Te souviens-tu de ses joues qui suaient le carmin ?(…)
- Je peux te donner un conseil, dit Lalla Aîcha ; montons tous les trois cet après-midi à Sidi Boughaleb (…) Si tu lui
faisais boire de l’eau du sanctuaire, il retrouverait sa gaieté et sa force.(…) Ma mère trouva un gobelet et me fit boire.
Elle se versa un peu de liquide dans le creux des mains et sur ses chevilles. Tout en procédant à ce rituel, elle
marmonnait de vagues prières, des invocations…(…) En arrivant devant le catafalque, Lalla Aîcha et ma mère se
mirent à appeler à grands cris le saint à leur secours. L’une ignorait les paroles de l’autre, chacune lui exposait ses
petites misères, frappait du plat de la main le bois du catafalque, gémissait, suppliait, vitupérait contre ses ennemis.(…)
La gardienne ouvrit ses deux mains, reçut le don et entama une longue oraison.
Lalla Zoubida emmène son fils à Sidi Boughaleb pour le protéger contre le mal qui le guette, or c’est précisément dans le
mausolée du saint que le mal le frappe.
L’incident du chat ne risque-t-il pas de brouiller les repères du jeune garçon qui éprouve la souffrance physique là où il
espérait trouver la paix de l’âme ?
- Il me regarda de ses yeux jaunes, ronronna et m’envoya un magistral coup de griffe.
Le sang gicla. Ma main se mit à me cuire atrocement. Je poussai un cri (…) La blessure me faisait mal et je hurlais…

III-Un univers de contes

Ne pouvant pas s’affirmer au milieu des adultes, l’enfant crée son propre monde, un monde imaginaire plein de
merveilles. La boîte où il cache des objets hétéroclites lui procure d’intenses moments de bonheur tout comme les
créatures dont il est le seul à comprendre le langage :
- Installé dans un coin de la pièce, j’osai enfin le regarder. C’était un gros cabochon de verre à facettes, taillé en
diamant, un bijou fabuleux et barbare provenant à n’en pas douter de quelque palais souterrain où demeurent les
puissances de l’Invisible.
Était-ce un messager de ces lointains royaumes ? était-ce un talisman ? Était-ce une pierre maudite qui m’était remise
par notre ennemie pour attirer sur nous la colère des démons ? (…) Il prendra place dans ma Boîte à Merveilles et je
saurai découvrir ses vertus.
- Deux moineaux viennent se poser sur le mur du patio, je les entendais sautiller d’un endroit à l’autre, frappant l’air de
leurs courtes ailes. Ils discutaient avec passion et je comprenais leur langage… Je comprenais le langage des oiseaux et
bien d’autres bêtes….
Question et réponse

A quoi était consacré le mardi au msid ?


Le mardi était consacré à la révision des chapitres du coran appris depuis l’entrée au msid.
Qui est Lalla Aïcha ? Et que conseille-t-elle à Lalla Zoubida ?
Lalla Aïcha est une Chérifa qui a rendu visite à Lalla Zoubida, son amie et son ancienne voisine, et lui a conseillé de se
rendre à Sidi Ali Boughaleb pour soulager ses maux.
Relevez le portrait de Lalla Aïcha ?
Lalla Aïcha est plus large que haute; la tête reposant directement sur le tronc; des bras courts.
Quelles sont les péripéties de la promenade jusqu’à Sidi Boughaleb?
Les péripéties du voyage peuvent se résumer dans les murs sales auxquels il ne fallait pas se frotter, aux ânes dont il
fallait éviter la proximité et au nez qu'il devait se moucher.
Une fois arrivés à Sidi Boughaleb, que se passe-t-il ?
Une fois arrivés à Sidi Boughaleb, la mère prit un peu d’eau et en aspergea son enfant en marmonnant de vagues prières
et arrivant devant le catafalque, Lalla Aïcha et Lalla Zoubida entrèrent dans un délire sacré.
Est-ce que les vertus attribuées à Sidi Boughaleb se concrétisent ?
Non, les vertus attribuées à Sidi Ali Boughaleb ne se concrétisent pas puisque le narrateur au lieu d’être guéri y est griffé
à sang par un gros matou.
Quel est le cérémonial des matinées à Dar Chouafa ?
Le cérémonial des matinées à Dar Chouafa est le suivant : les habitants se réveillent chacun à son rythme et échangent
des salutations d’usage.
Qui sont les employés du père du narrateur ?
Les employés du père du narrateur sont un vieil ouvrier qui aidait le père sur le métier et Driss le teigneux qui garnissait
les canettes et faisait les commissions.
Qu’est-ce qui montre que la famille du narrateur est assez aisée ?
Ce qui montre que la famille du narrateur est assez aisée sont les dépenses domestiques du foyer qui étaient relativement
importantes et aussi le fait que la famille mangeait de la viande trois à quatre fois par semaine.
Quel cadeau a donné Rahma à Sidi Mohamed ?
Rahma donna un cabochon de verre à facette que le narrateur ajouta aux trésors de sa boîte à merveilles.
Le narrateur aimait-il ce jour ? Justifie ta réponse.
Non, le narrateur n’aimait pas le jour de mardi : « Le mardi, jour néfaste pour les élèves du Msid, me laisse dans la
bouche un goût d'amertume. Tous les mardis sont pour moi couleur de cendre ».
De quoi souffre Lalla Zoubida dans le chapitre 2 ?
Lalla Zoubida souffre d’une terrible migraine.
Par quel rituel commença la visite du Mausolée ?
On commence par se rafraîchir avec l'eau du Mausolée.
Quels êtres affectionnent en particulier Sidi Ali Boughaleb ?
Les êtres affectionnant Sidi Ali Boughaleb sont les chats.
Quel prétexte avança la gardienne du Mausolée pour convaincre les deux femmes de faire un don ?
Le prétexte est : nourrir et soigner les chats.
Quelle récompense reçoit Sidi Mohammed le lendemain de saVisite à Sidi Ali boughaleb ?
Il reçoit deux beignets qui lui sont offerts par Fatma.
Quelles sont les origines de la famille du narrateur et quel est le métier de son père ?
La famille du narrateur est d’origine montagnarde et le métier de son père est tisserand.
Pourquoi Rahma gifla-t-elle sa fille Zineb ?
Zineb mouille son lit presque chaque nuit.

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