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Ce document traite des différents engins utilisés dans le transport et la manutention de matériaux sur les chantiers de construction. Il décrit les camions, tombereaux, brouettes, ainsi que les pelles, chargeuses et autres engins servant au chargement, au transport sur de courtes ou longues distances, et à la mise en oeuvre des matériaux. Le document présente également les règles de circulation routière applicables aux engins de transport.

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Ce document traite des différents engins utilisés dans le transport et la manutention de matériaux sur les chantiers de construction. Il décrit les camions, tombereaux, brouettes, ainsi que les pelles, chargeuses et autres engins servant au chargement, au transport sur de courtes ou longues distances, et à la mise en oeuvre des matériaux. Le document présente également les règles de circulation routière applicables aux engins de transport.

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GABOUSSA Abdallah Central et Engins de chantier

TABLE DES MATIERES

INTRODUCTION……..………………………………………………………..……………….….……. 1
1ENGINS DE TRANSPORT…………………………………………………………………..………. 2

1-1 Définition…………………………………………………………………………………………… 2
1-2 Code de la route ……………………………………………………………………….…………. 2
1-3 Les camions routiers …………………………………………………………………………….. 2
1-4 Transport exceptionnel …………………………………………………………………….…….. 3
1-5 Le transport sur le chantier …………………………………………………………….…….… 3
1-5-1 La brouette………………………………………………………………………….….…… 4
1-5-2 Le dumper ou tombereau…………………………………………………………………… 5
1-5-2-1 Les engins de petite taille ………………………………………………..……..….…. 5
1-5-2-2 Les tombereaux articulés…………………………………….………………….….…. 5
1-5-2-3 Les tombereaux rigides ……………………………………………………….....….. 6
2 EVALIATION DE LA PRODUCTION DES ENGINS ………………………………………..……7
2-1 DEFINITION ……………………………………………………………………………….…..… 7
2-3 VOLUME DEPLACE………………………………………………………………………...…… 7
2-3-1 Coefficient de foisonnement ………………………………………………………….….….. 7
2-3-2 Coefficient de compactage …………………………………………………………….….… 7
2-4-2-1 Application …………………………………………………………………. ….………..11
3- LES ENGINS DE CHARGEMENT DE MATERIAUX …………………………………………..12
3-1 Les hydrauliques ………………………………………………………………….…………….12
3-1-1 Utilisation …………………………………………………………………………….…….. 13
3-1-2 Catégorie …………………………………………………………………………….………13
3-2 pelles à câbles……………………………………………..…………………………………… 14
3-2-1 Caractéristiques………..…………………………………………………….….……..…..14
3-3 Drageline………………………………………………………………………..………………..15
3-4 Les chargeuses……………………………………………………………………….….…….16
3-4-1 Principaux équipements………………………………………………………….………16
3-4-2 Critères de choix des chargeuses…………………………………………………….... 17
3-5 Tractopelle………………………………………………………………….………………..….17
3-6 Scraper ou décapeuse…..……………………………………………………………………. 18

1
GABOUSSA Abdallah Central et Engins de chantier

3-7 Les minis engins……………………………………………………………………………..… 19


3-8 Chariots télescopiques…………...…………………………………………………………..…20
3-9 Chariot élévateur frontal……………………………………….………………………….…… 21
4- ENGINS D’ASSISTANCE A LA PRODUCTION……………………………………..………….. 22
4-1 Bulldozer ou
bouteur.................................................................................................................................... 22
4-2 Les niveleuses ……………………………………………………………………………..…....24

4-3 Finisseur ………………………………………………………………………………..………. 25

4-5 Les engins de compactages ……………………………………………………………...…….26

4-5-1 Materials de compactage …………………………………………………………….……26

4-6 Les Grues ……………………………………………………………………….….…..….……..29


4-6-1 Grue de chantier ……………………………………………………………………………29
4-6-2 Grue sur chenilles…………………………………………………………………………. 29
4-6-3 Grue sur porteur ou camion-grue ………………………………………………..……….29

4-6-4 Grue à tour ou grues statiques …………………………………………………….…… 30

4-6-5 Grue à Montage Rapide…………………………………………………………………… 31

4-6-6 Grues spéciaux …………………………………………………………………………….. 32

4-6-7 Les conditions de sécurité des grues .………………………….………………………32


4-6-7-1 Charge limite de la grue ……….……………………………………………..…..….32
4-6-7-2 Le sol……………………………………………………………………………….…..32
4-6-7-3 Le vent……………………………………..…………………………………….…… 33
4-6-7-4 L’exploitation ………….………………………………………………….…..…..……. 33

4-6-8 Montage d’une grue………………………………………………………………………….. 33

4-6-8-1Risque électrique………………………………………………………………………. 34

4-6-8-2 Interférence des grues…………………………………………………………….……34

2
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5 CENTRAL A BETON
5-1 Fabrication du béton………………………………………………………………………...…..35
5-2 Bétonnière……………………………………………………………..………………………...35

5-2-1 Conseil ……………………………………………………………………..…………….….36

5-3 Centrale à béton……………………………………………………………..………………..…36

5-4 Modèle spécifique………………………………………………………..……………………...37


5-5 Le transport du béton……………………………………………………..……………………..38
5-6 Contrôle du béton frais……………………………………………………...………………….. 39

3
GABOUSSA Abdallah Central et Engins de chantier

INTRODUCTION
On distingue trois grandes familles d’engins de terrassements associées aux différentes étapes de la
construction : les engins de chargement des matériaux, les engins de transport et les engins de mise en
oeuvre et de finitions.
 Les engins de chargement de matériaux :
• Les pelles, dont le poids peut atteindre 100 tonnes, sont équipées d’un godet d’une capacité maximale
de 40 m³,
• Les chargeuses, qui, grâce à leur godet frontal, soulèvent, transportent et déchargent des matériaux
sur de courtes distances. Rapides et mobiles, elles sont fréquemment utilisées dans les carrières,
• Les décapeuses automotrices (souvent appelées « scrapers »), qui raclent le sol à l’aide d’un bulldozer
pousseur et emmènent les matériaux directement vers les zones de remblais.
Le choix des engins de chargement est essentiellement lié à la nature des matériaux à extraire.
 Les engins de transport des matériaux :
• Les camions rigides, dont la capacité de la benne peut atteindre 35 tonnes,
• Les camions articulés, pouvant circuler sur des terrains accidentés,
• Les camions routiers, pour les transports plus longs.
Le choix des engins de transport est conditionné par les distances et les conditions de transport.
 Les engins de mise en oeuvre et de finition :
• Les bouteurs ou « bulldozers » qui étalent en couches régulières les matériaux,
• Les compacteurs qui compactent méthodiquement les sols couche par couche,
• Les pelles d’accompagnement pour les réglages et la végétalisation des talus.
Elles sont parfois équipées d’une brise roche hydraulique (BRH) pour casser les blocs,

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GABOUSSA Abdallah Central et Engins de chantier

ENGINS DE TRANSPORT

1-1 Définition :
Les engins de transport servent à déplacer le matériel ou les matériaux. Equipés par des roues
pneumatiques et une benne ouverte entre les essieux. Ils permettent, le transport, la décharge et la
répartition des matériaux.
On peut citer: les brouettes, les camions routiers, les tombereaux, les décapeuses ou scraper.

1-2-Code de la route :
Les engins de transports doivent se soumettre au code de la route et porte une plaque d’indication sur
la carrosserie qui signale les informations suivantes :
. Le poids à vide (P.V) c’est à dire le poids du véhicule en ordre de marche sans conducteur ou
chargement.
. Le poids total autorisé en charge (P.T.A.C) fixé par le service des mines ; c’est le poids maximum
officiellement admis pour le véhicule à pleine charge.
. Le poids total roulant autorisé (P.T.R.A) ; c’est le poids maximum que peut atteindre l’ensemble de
véhicule en cas d’une remorque derrière un véhicule tracteur.
Le poids total autorisé en Tunisie est de 44 Tonnes.
. Longueur (L) : Elle est inférieure à 18,75 m
Exemple: 16.5m pour un véhicule articulé composé d’un tracteur et d’une remorque, 18,75 m pour un
ensemble de véhicules.
. La hauteur d’un véhicule est limitée à 4 m (chargement composé).
. La largeur (h) est inférieure à 2,55m chargement compris.
. La vitesse limite est indiquée en arrière du véhicule (vide et en charge).

1-3 Les camions routiers :

Les camions routiers sont équipés d’une benne basculante installée entre les essieux et permettent
le transport du matériel et des matériaux d'un chantier à un autre tout en empruntant le réseau routier
national.
La benne basculante est menue d’un vérin hydraulique qui permet de déverser les matériaux par
5
GABOUSSA Abdallah Central et Engins de chantier

l’arrière ou bien latéralement

La capacité de transport (charge utile) correspond à la charge maximale placée dans la benne.
Cu = P.T.A.C – P.V
Exemple pour un camion tout chemin a deux essieux (4 x 4), la charge ultime est de 1,5 à 12 tonnes.
La capacité de la benne courante de 3 à 7 m3.
Remarque : 4 x4 : camion à 4 roues dont deux essieux moteurs.
6 x 2 : camion à 6 roues dont un essieu moteur.
6 x 4 : camion à 6 roues dont deux essieux moteurs.
6 x 6 : camion à 6 roues dont trois essieux moteurs.
Le terme roues correspond à une extrémité d’essieux ; qui peut être une roue isolée ou deux roues
jumelles
1-3-1 Camions à chaînes
Ils comportent un châssis porteur (4 x 2 ; 6 x 4), un dispositif de levage et des bennes amovibles.
La benne est ramassée au sol ou placée dans une fausse à l’aide des élingues ou une chaîne.
Elles sont utilisées pour récupérer et stoker provisoirement des déblais suite à des travaux en vue de
leur envoi au décharge.
Le véhicule n’est pas limité au transport d’une seule benne ; au moment de transport des matériaux une
deuxième benne est encours de chargement, le temps d’immobilisation du camion est faible. Comme
on peut laisser une benne plusieurs jours sur le chantier, le temps qu’elle soit remplie.

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1-4 Transport exceptionnel


Est considéré comme transport exceptionnel, le transport ou la circulation de marchandises, engins ou
véhicules dont les dimensions et/ou la masse dépasse les limites réglementaires définies dans le code
de la route, qu’il s’agisse :
 De véhicule à moteur ou remorque transportant ou destinés au transport de charges indivisibles ; c’est
à dire au transport de charges qui ne peuvent, aux fins de transport par route, être divisées en plusieurs
chargements sans frais ou risque de dommages importants et qui ne peuvent, du fait de leurs
dimensions ou masse, être transportées par un véhicule dont les dimensions ou la masse respectent
les limites réglementaires ;
 De véhicule, matériel agricole ou forestier ou leur ensemble, machine agricole automotrice, machine
ou instrument agricole remorqué dont les dimensions, y compris les outillages portés amovibles,
dépassent une longueur de 25 mètres ou une largeur de 4,50 mètres ;
 De véhicule à moteur ou remorque à usage forain ;
 D’ensemble forain dont la longueur est supérieure à 30 mètres ;
 De véhicule ou engin spécial ;
 De véhicule ou matériel de travaux publics.
Une réglementation spécifique
De par leurs dimensions, les transports exceptionnels sont susceptibles d’occasionner une gêne pour la
circulation générale et de générer des risques d’accidents. Par leur poids, ils entraînent des contraintes
importantes sur les chaussées ou les ouvrages d’art qui peuvent conduire à une fragilisation ou une
dégradation accélérée de ceux-ci.
C’est donc vis à vis d’exigences de sécurité et de conservation du patrimoine routier que les transports
exceptionnels sont réglementés et que la circulation d’un transport exceptionnel est soumise à une
procédure administrative visant à délivrer une autorisation de transport exceptionnel.

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GABOUSSA Abdallah Central et Engins de chantier

1-5 Le transport sur le chantier:


Le transport sur le chantier est une man uvre importante dans le processus de construction.
L'utilisation des différents engins fait gagner le temps et augmente la productivité.
Suivant la distance, la quantité des matériaux et l'état du terrain on choisit l'engin le plus approprié pour
le transport. Les engins utilisés pour les trajets "courts" sont: La brouette, Les goulottes, Le dumper

1-5-1 La brouette
La brouette est l’un des outils de transport les plus utilisé sur chantier ; la brouette repose sur les
principes du levier ainsi que de la position du centre de gravité par rapport au point de contact avec le
sol (la roue).
La brouette est en général utilisée sur des sols peu accidentés et peu inclinés, en pente l’action du sol
n’est plus dans le même plan verticale que le poids de l’engin, elle risque donc de se renverser et de
perdre son chargement.

1-5-2 Le dumper ou tombereau:


Le dumper est un véhicule utilisé sur des chantiers de construction ou des carrières, son chargement
est assuré par des moyens extérieurs.
Le dumper est constitué d’une benne ouverte basculante en avant ou en arrière montée sur un châssis
souvent motorisé. On peut les classer en trois catégories :
Les engins de petite taille ;
Les tombereaux articulés ;
Les tombereaux rigides.
1-5-2-1 Les engins de petite taille
Par son avantage de faible encombrement et de facilité de man uvre, il transporte les différents types
de matériaux. Il joue le rôle de l’intermédiaire entre le lieu de vidange et la zone d’emploi.
La benne du dumper est utilisée pour le transport en vrac le béton, la terre, les agrégats et les sacs de
ciment, la capacité à ras bord varie en générale de 0,5 m³ à 3,5 m³ ; 2 étant la capacité standard.

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1-5-2-2 Les tombereaux articulés


Dans cette catégorie, la machine se compose de deux parties :
Le tracteur, comportant les organes mécaniques : moteur, pompes hydrauliques, système de
refroidissement.. Cette partie repose sur un seul pont, donc deux roues uniquement. Il n'est donc pas
autonome, on ne peut donc pas le désaccoupler du châssis-benne.

Le châssis comportant la benne, partie arrière de la machine. Il repose sur deux ponts.
Ces deux parties sont assemblées par un tourillon et deux vérins hydrauliques horizontaux, ceux-ci
servant d'organes de direction.
En règle générale, les roues (le plus souvent six) sont toutes motrices.
Ces machines ont une charge utile variable selon les modèles : généralement de 25 à 40 tonnes
1-5-2-3 Les tombereaux rigides
Gros tombereau à quatre roues pour transport en carrière ou dans les mines à ciel ouvert. La charge
utile peut atteindre trois cent soixante tonnes pour le Liebherr T
282B.

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Type P.V (tonne) C.U (tonne) Vitesse


maximale
(km/h)
Articulé à 2 ou 3
vitesses 6 à 28 8 à 40 50
Rigide à 2 essieux,
benne basculante arrière 9 à 149 11 à 360 50/65

EVALIATION DE LA PRODUCTION DES ENGINS

2-1 DEFINITION :
La production d’un engin correspond à la quantité de matériaux déplacée par unité de temps ;
l’heure étant l’unité la plus couramment utilisée (exemple : 50 m3/h) ; un cycle d’engin est
souvent inférieur à une heure.
La production est aussi le produit de la quantité des matériaux déplacés durant un cycle par
le nombre de cycle effectué par heure.
2-1 MASSE DEPLACEE :

Elle peut être évaluée pour éviter la surcharge de l’engin à l’aide :


Pesage de la production sur une balance durant la phase de transport.
Mesure de profils en coupe et entraver : on multiplie le volume déplace entre deux temps (t) par
le poids volumique du sol.
2-3 VOLUME DEPLACE :
Généralement les calculs de mouvement de terre se fait sur la base des volumes de terre en
place.

v. déblais foisonnés 10

v. en place
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2-3-1 Coefficient de foisonnement ft


vf-ve
ft = ------------- * 100
ve
2-3-2 Coefficient de compactage fc

vc-ve excédent
fc = ------------- * 100 Vd
ve
v. remblayer et compacter

Exemple :
Considérons un mètre cube de sol en place, après excavation, son volume sera de 1.3 m3 ;
sans changé de poids.
Après déplacement le sol va être remis comme remblai et subit des opérations de compactage
de
1.3 m3 à 1.1 m3.

1.3 - 1
ft = ------------- * 100 = 30% vf = 1.3 ve
1

1.1 - 1
fc = ------------- * 100 = 10% vc = 1.1 ve
1
Volume déplace au dépôt vd = 10 % ve

Nature du matériau ft% fc%


Argile, limons, sable argileux 1.25 0.9
Sable et gravies sableuses 1.10 1
Sol meuble consolidé ou argiles et marnes en 1.35 1.10
motte 1.30 1.15
Sol rocheux défoncé au ripper, roche altérée 1.40 1.20
Matériaux rocheux de carrières

2-4 ETUDE DE CYCLE DE CHARGEMENT, TRANSPORT, DECHARGEMENT ET RETOURB AU LIEU


D’EMPRUNT

11
GABOUSSA Abdallah Central et Engins de chantier

Le trajet d’un engin de transport peut être décomposé en

La

Xd
Xc

Lr

Phase du cycle Longueur Durée Vitesse moyenne


(m) (mn) (km/h)
Parcours allé avec chargement La Ta Va
Virage, man uvre, déversement (d) Xd Txd
Parcours retour à vide Lr Tr Vr
Virage, man uvre mise en place xc Txc
Chargement au point © tc

On peut considérer : Xc = Xd
La = Lr Tx = Txc + Txd
Appelons L la longueur total du cycle et T sa durée totale
L = 2 l + (Xc + Xd)
T = (Ta + Tr) + (Tx + Tc)
Vitesse moyenne d’aller et retour

La vitesse moyenne Vm sur la longueur 2L est de Vm = 2L / (Ta + Tr) 2


Les vitesses moyennes Va = La/Ta et Vr = Lr/Tr nous donnes : Vm = -------------
1/Va + 1/Vr
Trajet variable :

Dans toute opération à trajet variable ; il faut maintenir l’équilibre entre le débit de l’engin
chargeur et celui des engins de transports ; c’est à dire, au fur et à mesure que le trajet s’allonge,
12
GABOUSSA Abdallah Central et Engins de chantier

mettre en service le nombre d’unités nécessaires.


Pour que l’appareil de chargement puisse fonctionner sans interruption. Il s’agit donc de
déterminer la longueur de trajet au delà de la quelle les unités de transport n’arrivent plus à
temps au chargement ; et de fixer par conséquent le nombre ou l’on doit introduire une nouvelle
unité de transport dans le circuit .On appelle cette longueur distance critique pour le nombre
d’unité donné.

Nombre d’unité Avance à donner en proportion


Sol en place
en service de l’allongement critique calculé
3 45 à 55 % Kf

4 40 à 50 %
Kr
5 35 à 45 % Sol foisonné

6 30 à 40 %
7 25 à 35 %
Kc
8 20 à 30 %
Sol compacté

Exemple :
Un camion se déplace sur un chantier à une vitesse de 2 km / h en charge et 10 km / h au retour, la
vitesse moyenne de l’engin sera :
2
Vm = ------------- : 3,33 km / h
1/2 + 1/10

2-4-1 Nombre d’unités à maintenir en circuit


C’est le nombre optimum d’unités qui permet d’établir un équilibre entre le débit de l’engin de
chargement et celui des unités de transport.
Considérant deux cas ; celui d’un trajet fixe et d’un trajet variable.
Trajet fixe : est un circuit déterminer d’avance et comportant des déclivités constantes ; exemple le
transport d’un produit de la carrière à l’unité de production.
Quant en connait la capacité Ctr des engins de transport, ainsi que la durée t « en minute » en détermine

13
GABOUSSA Abdallah Central et Engins de chantier

le débit horaire théorique D’tr de l’engin.


60
D’tr =------------- × Ctr
t
Multipliant ce débit horaire théorique par un coefficient de correction 50/60 pour obtenir le débit horaire
effectif de l’engin.
50
Dtr =------------- × Ctr
t
dés lors, connaissant le débit horaire de la chargeuse Dch , on peut déterminer le nombre n d’unités à
maintenir en service : Dch
n =-----------
Dtr

On peut aussi déterminer le nombre n par le rapport de la durée du cycle à la durée tc du chargement
Ctr .60
Dch =--------------
tc

En combinant les deux formules, on obtient 60 t


n= ----------------
50 trc
2-4-2-1 Application :
Pour transporter de la marne argileuse d’un point fixe d’emprunt à une trémie d’embarquement, on
envisage l’emploi de groupe de camion à quatre roues avec remorque de capacité 8,5 m3.
Un essai a démontré qu’un camion peut effectuer le cycle (chargement, déchargement, man uvre et les
aléas du parcourt) en 10 minutes 25 secondes.
L’engin de chargement est une pelle en butte de débit horaire 215 m3/h ; comme elle permet de charger
un camion en une minute et cinquante secondes.
Sachant que le coefficient de foisonnement de la marne est de 1,25
Déterminer le nombre n des unités à maitre en service par deux méthodes.

Solution :
I) La charge d’un camion en pay-laod est de 8,5 ÷ 1,25 = 6,8 m3
La durée du cycle t est 10 min 25 s = 10,42 min
50 50
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GABOUSSA Abdallah Central et Engins de chantier

Dtr =------------- × Ctr Dtr = ------------× 6,8 = 32,6 m3 / h


t 10,42

Dch 215
D’où le nombre n = -------- = ------------- = 6,6 soit 7 unités.
Dt 32,6

II) La durée du chargement est tc = 10,42 min


Le nombre n est de
60 tch 60×10,42
n =---------------- = ----------------- = 6,9 soit 7 unités
50 trc 50×1,83

Dans les deux cas on prend 7 unités, pour cela, on fait l’acquisition de 8 unités

15
GABOUSSA Abdallah Central et Engins de chantier

3- LES ENGINS DE CHARGEMENT DE MATERIAUX


3-1 Les pelles hydrauliques
Les pelles hydrauliques sont constituées d'un châssis porteur à chenilles ou à pneus, surmonté d'une
tourelle dotée d'une rotation continue sur 360 degrés. Cette tourelle porte le moteur, les organes
hydrauliques (pompes, moteurs, vérins), le poste de conduite et l'équipement (bras, flèche, balancier
et godet).

Principaux paramètres d'utilisation


La capacité du godet (de 300 litres à 40m³)
La hauteur de chargement et de déversement du godet,
La profondeur maximale de chargement du godet en équipement rétro,
La force de pénétration (cavage)

Unité de mesure : mm

Unité de mesure : mm
Bras Standard (1.72 m)
A 6 430
B 6 280
C 4 210
D 7 400
E 5 280
F 2 320
G 3 740

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GABOUSSA Abdallah Central et Engins de chantier

3-1-1 Utilisation
La pelleteuse est utilisée pour des travaux :
De terrassement (industries du bâtiment et travaux publics),
D’extraction (chargement de matériaux dans une carrière...)
Maritimes (extension de port, désensablement...)
D’assainissement (terrassement de fouille, pose de tuyaux...)
De réalisation et nettoyage de fossés et de talus...
De fouilles archéologiques (à la fois pour le décapage initial, le terrassement, l’évacuation des déblais,
et la fouille par niveaux successifs d’une épaisseur d’environ un cm) ; de manutention (chargement
déchargement de bateaux, de camions ou alimentation de broyeur...) de fondations spéciales (forage,
parois moulées...)
De démolition et de triage...

3-1-2 Catégorie
Une pelle de 500 kg à 10 tonnes est une Minipelle.
Une pelle de 10 à 30 tonnes est une pelle de taille moyenne
Une pelle de 30 à 100 tonnes est une pelle d'excavation de masse (lourde)
Une pelle de 100 tonnes et plus est une pelle minière dite de production

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GABOUSSA Abdallah Central et Engins de chantier

Wikipedia (l'encyclopedie libre)

3-2 pelles à câbles


Les pelles à câbles sont de grandes machines de terrassement utilisées pour l'excavation lourde de
matériaux utilisant des câbles métalliques. Presque désuètes, La pelle à câble présente un domaine
d'application quasi-illimité, en effet les équipements les plus divers peuvent y être montés.
Les utilisations principales sont:

 Dragage à la benne et au godet


 Démolition
 Compactage dynamique
 benne à parois moulées
 louvoyeuese

3-2-1 Caractéristiques :
Capacité de charge max. avec portée 43,5 t/ 4 m
Puissance du moteur 180 - 270 kW/245 - 362 CH
(ISO 9249)
Force au brin max. en première couche 80/120/160 kN

Flèche principale maxi. 47 m

Longueur de la flèche avec benne 26 m


Longueur de la flèche en dragline 26 m
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GABOUSSA Abdallah Central et Engins de chantier

Vitesse de translation
Poids en ordre de marche max. 53 t

Les pelles à câbles ont une capacité de godet largement supérieure à la plus grosse des pelles
hydraulique, elles sont plus rentables et nécessite un peu moins de maintenance. La durée de vie de la
machine des pelles à câbles est nettement supérieure à celui des pelles hydrauliques (Elles peuvent
dépasser 25 ans d’exploitation). Si on prend l’exemple de la pelle à câbles P&H 4100XPC de dimension
3
15 m de largeur, 14,4 m de longueur et 14,7 m de hauteur, la capacité du godet est de 80 m

Hormis quelques entreprises qui les fabriquent toujours, les pelles à câble ont été remplacées par des
pelleteuses hydrauliques à cause de leurs coûts moins chers, opération plus facile, et mobilité plus
rapide.

D’autre part, une pelle hydraulique diesel pollue, contrairement à une électrique !
Un inconvénient majeur d’une pelle à câble est son manque de polyvalence.
Une pelle hydraulique à de la force d'arrachement même pour une hauteur de 5m ! Une pelle à câble ne
sera jamais capable de creuser de cette façon.

3-3 Dragline
Les draglines sont les plus grandes excavatrices simples de seau construites aujourd'hui l’engin est
répandu aux différant endroits dans le monde. Les draglines sont un outil d’excavation primaire utilisé
dans beaucoup d'opérations d'extraction à ciel ouvert. Ces machines fortement productives
fonctionnent 24 heures sur 24, 7 jours par semaine et peuvent atteindre des profondeurs de 65 m et
3
avoir des capacités de jusqu'à 116 m Avec le plus bas déplacement matériel coûté par tonne et une
durée de fonctionnement moyenne de 40 ans, les draglines sont la machine la plus productive et la plus
souple dans l'industrie.
Cette pelle mécanique à câbles , sert à extraire les matériaux meubles, comme la terre, le sable, le
gravier, etc. Elle agit en raclant le terrain. Elle comprend un godet suspendu à une flèche de grue, traîné
sur le sol par un câble de halage. Une fois rempli, le godet est relevé à l'aide d'un câble de levage fixé à
la potence et mû par un treuil

19
GABOUSSA Abdallah Central et Engins de chantier

3-4 Les chargeuses


Les chargeurs sur roues sont des machines très répandus dans les chantiers de construction et les
carrières; elles sont notamment connus comme étant extrêmement polyvalent et ayant la capacité
d’accomplir plusieurs tâches. Les chargeurses sur roues sont utilisés principalement
en construction dans la manipulation et le déplacement de matériaux, dans le creusement, dans la
construction de routes, et dans la préparation de site. Certains modèles sont fabriqués pour le
traitement de déchets.
L’articulation de la partie avant favorise une orientation du godet d’un angle important par rapport à la
partie arrière (cabine moteur).

3-4-1 Principaux équipements :


Godet à plusieurs utilisations : possède un versoir articuler à la
partie supérieure ce qui permet une ouverture en différentes
positions. Le godet roche offre plus de résistance et une durée
de service prolongée dans les matériaux les plus durs.
Disponibles avec une lame en V tronqué ou une lame droite,
20
GABOUSSA Abdallah Central et Engins de chantier

ces godets existent en plusieurs configurations pour mieux répondre


aux besoins
3
La capacité d’un godet est limitée par sa capacité en dôme (m ),
Un godet spécial peut être créé sur mesure pour s'adapter à la tache prévue par l'utilisateur.

3-4-2 Critères de choix des chargeuses :


Les dimensions et la capacité de l’engin sont fournies par les fabricants sur des catalogues (voir
annexe).
Les chargeuses sur pneumatiques : elles sont les plus répandus, mobiles, rapides et sont les plus
répondants pour les travaux à nombreux déplacements ; stockage des matériaux ou transport à la suite
de démolitions, de décapage ;…..
Les chargeuses sur chenilles : capables d’effectuer les même taches en terrain difficile ou sol
compacts ; détrempés ou glissants; leur inconvénient est la lenteur.
3-5 Tractopelle
Une tractopelle est un engin de génie civil combinant un chargeur sur pneus et une pelleteuse. La pelle,
de petite taille, est surtout destinée à des travaux légers (creusement de tranchées, ou en agriculture
pour le ramassage du fumier).

Elle est très utiles répondus pour les petites entreprises puisqu'elle joue le rôle à la fois d'une pelleteuse
et d'une chargeuse et dont le prix est abordable. La pelle, de petite taille, est surtout destinée à des
travaux légers (creusement de tranchées, ou en agriculture pour le ramassage du fumier).

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La tractopelle peut être également équipée d'un ensemble d'outil pour des taches différentes, mais sa
puissance est limitée.

3-6 Scraper ou décapeuse


La décapeuse appelée aussi scraper ou motor-scraper est généralement utilisée pour l'arasement des
sols. Cet engin possède une benne avec tiroir éjecteur pouvant se surbaisser et qui, par l'effet du
déplacement de la machine, permet d'extraire les matériaux. Ceux-ci seront ensuite transportés sur le
lieu de déchargement pour finalement y être répandus en couches.

Ces engins travaillent généralement en duo car ils sont poussés (un tampon se trouve à l'arrière) par
un bulldozer équipé d'une lame spéciale dite « pousse ». Ce type de scraper dit « poussé » est le plus
répandu.
L'engin peut aussi être autonome, du type « automoteur ». Par le biais d'une chaîne élévatrice, il se
charge et se décharge par ses propres moyens.
Il existe enfin un type assez peu courant appelé « bimoteur » (car équipé de deux moteurs, un à l'avant
et l'autre à l'arrière) qui peut ainsi se passer d'un bulldozer pour travailler.
Les premiers engins de cette famille, étaient équipés de systèmes de man uvre à câbles. De nombreux
accidents graves ont eu lieu par rupture de câbles ; de nos jours, l'hydraulique a réduit considérablement
les risques.
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3-7 Les minis engins


Assez petites pour franchir les obstacles, assez fortes pour faire le travail de dix hommes les mini-
engins sont des machines remarquables. Elles le sont par leur taille mais aussi par leur puissance.
Pouvant accéder à des endroits auparavant hors d’atteinte, elles passent par une porte standard de 90
cm. Cela vous permet d’accéder à l’intérieur des bâtiments, et même de passer à travers pour atteindre
les jardins intérieurs. Même les limitations de hauteur ne peuvent pas les bloquer, grâce à un châssis de
sécurité pliant en option. Un moteur de 12,7 kW leur permet d’effectuer les tâches les plus dures dans
les espaces les plus confinés.
Les engins de petites tailles particulièrement adaptées pour :
Les travaux de terrassement et déblaiement de terre, de pierres, de gravier, de sable.
Le creusement de fondations avant le coulage des semelles et longrines
La réalisation de tranchées dans les travaux d’assainissement et espaces verts
La démolition, le remblaiement et le forage avec les accessoires adaptés (tarière, brise roche)
Une mini pelle peut aussi servir à arracher une souche ou aménager des espaces verts.

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Par son faible volume et son poids léger, les mini engins sont facile a transporté d'un chantier à un autre
sur des camions routier, de les placer au fond d'une fouille ou dans des endroits encombrés pour
l'exécution des travaux de finitions que d'autres machines ne peuvent pas les exécutés.

3-8 Chariots télescopiques


Le chariot télescopique est un équipement lourd automoteur ayant pour fonction de lever et de déplacer
de charges en hauteur. Moins compact que le chariot élévateur à mât, le chariot télescopique lève des
charges généralement plus lourdes et à plus grande hauteur.
Avec sa flèche longue portée, le chariot télescopique est très populaire sur les chantiers de construction,
là où il est utilisé pour la manutention pleine hauteur des matériaux et des outils. Généralement pourvut
d’une fourche au bout de sa flèche, le chariot télescopique peut disposer de plusieurs autres
attachements et par le fait même devenir un équipement lourd très versatile. Parmi les autres
attachements que l’on peut retrouver sur certains chariots télescopiques, mentionnons la nacelle, la
pelle à chargeur et la pelle d’excavation.

Caractéristiques

Hauteur sous crochet max. 13,0 m


Capacité de charge max. 3,5 t
portée maximale 9,0 m
Puissance du moteur 84 kW/114 CH (ISO 9249)

Poids en ordre de marche 9,8 t

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3-9 Chariot élévateur frontal


Un chariot élévateur est un engin de manutention destiné transport des charges dans les usines ou les
entrepôts de [Link] véhicule automobile équipé d'une fourche frontale lui permettant de soulever
des conteneurs ou des caisses mobiles. Ses domaines d'activité sont principalement la reprise des
produits finis des chaînes de fabrication vers les lieux de stockage, le chargement ou déchargement
des moyens de transport tel les wagons ou camions, l'aide au chargement ou déchargement dans les
cales des navires, mais sa grande souplesse lui permet beaucoup d'usages.
Ces matériels fonctionnent généralement avec des moteurs thermiques alimentés au gaz ou au gasoil.

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Principaux types de chariots élévateurs

 Transpalette manuel ou électrique

 Gerbeur

 Chariot manipulateur de bobines, fûts, bassines, seaux, bacs

 Chariot frontal électrique

 Préparateur de commandes

 Chariot tridirectionnel

 Chariot tout terrain télescopique

 Chariot à prise latéral

 Chariot à mât retractable

 Chariot frontal thermique "Gaz ou Diesel"

ENGINS D’ ASSISTANCE A LA PRODUCTION


D’ASSISTANCE A LA PRODUCTION

4-1 Bulldozer ou bouteur

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Les bulldozers sont des engins de terrassement constitués d’un tracteur sur chenilles équipé d’une
lame à l'avant de la machine et d'un ripper à l'arrière.
Le ripper est un équipement monté à l’arrière de l’engin et possède une seule dent ; serve à défoncer
profondément les matériaux rocheux.
A l'aide de la lame il permet l’exécution des déblais et les poussé vers l’avant, les épandre ou les
collecter.
Comme il peut briser les terrains rocheux pour faciliter le travail par le ripper.
L’emploi des bulldozers est beaucoup plus rentable sur des courtes distances dont la distance est
inférieure à 100 m (les carrières ; l’ouverture des pistes, les chemins de services et le remblayage des
tranchées).
La puissance des bulldozers varie de 90 cv jusqu’au 550 cv leur rendement (production horaire)
exprimée en (m3) dépend de la puissance et de la distance de transport.
La productivité
La production horaire est calculée ainsi : Cubage transporté x Nombre de cycles.
Le cubage dépend :
- de la nature du matériau
- de l’état et des pentes du terrain
- de la méthode de travail appliquée
- de la capacité de la lame.
Le nombre de cycle dépend :
- de la distance de transport
- du modèle de tracteur et de son système de liaison au sol
- des vitesses Aller et retour
- de l’efficience du travail (coeff. De chargement)
Remarque : Il est judicieux de multiplier ces valeurs par un coefficient de correction (0,5 à 0,7) pour le
dimensionnement de l’engin.
Caractéristiques
Poids de 7 à 93 Tonnes
Pression sur le sol environ 0.7 kg/cm²
Vitesse de 0 à 12 Km/H sur chenilles et de 6 à 35 km/H sur roues.
Puissance de 100 à plus de 700 chevaux développant un effort de traction de 10 à 1400KN.
Largeur de la lame de 2,5 à 6m.
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Caractéristiques minimales des pistes : Les engins auront des difficultés à circuler dans les cas
suivants
Si le CBR : Californien Bearing Ratio du sol est inférieur à 5
Si la teneur en eau est élevée : 3 points de l’optimum Proctor Ic est inférieur à 0,7.

Production d’un bulldozer: Ces engins ne sont rentables que sur des déplacements court (<=100 m)
Son cycle de production est composé de quatre étapes:
1 - Poussée de refoulement avant
2 - Inversion de marche
3 - Marche arrière
4 - Inversion de marche.
Débit du cycle d’un bulldozer : les trois modes d’opération les plus couramment employé sont

Cycle A ; remplissage ou excavation en navette

Voyage allé avec charge Vitesse allé


Inversion de la marche 10
Voyage retour, marche Vitesse
arrière retour

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Inversion retour en marche 10


avant
Cycle complet

Cycle B remplissage ou excavation à flanc de coteau, sur une courte distance.

Excavation et course allé 11


Virage et déversement 11
Inversion de marche 11
Course de retour en marche 11
arrière
Inversion retour en marche 11
avant
Durée de cycle 50 à 55

Cycle C déplacement d’un talus ou remplissage d’une tranchée

Excavation et course allé 11


Inversion de marche 10
Marche arrière et nouvelle 11
position
Inversion retour à la position 10
allé
Quantité de matière susceptible d’être refoulée
Durée de cycle 40 à 45
On peut admettre que la section du tas de matière
accumulée devant la lame, dans le plan parallèle à l’axe d’avancement du bulldozer est un triangle
rectangle de hauteur (H) est celui de la lame et la base est en fonction de l’angle de talus du matériau φ.

Si cette section est identique sur toute la longueur de la lame alors la capacité de l’engin sera C = L× S

Comme cette constance C est incertaine sur les extrêmes de la lame il faut apporter un coefficient
correcteur μ variable de 0,8 pour le sable à 1 pour la bonne terre.
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La vitesse avant, avant avec charge, est effectuée en première vitesse, c’est l’allure à la quelle les
matériaux se maintiennent le mieux devant la lame, sans trop de pertes.

La vitesse de retour en marche arrière dépond du tracteur utilisé exemple : D7R (CAT)

Vitesse de déplacement10.54 km/h Vitesse de marche arrière13.58 km/h

On peut admettre que la quantité refoulée à chaque cycle de travail dépend du type de tracteur et de son
accessoire d’équipement.

Lame de type U
Lame idéale pour refoulement de gros volume. Elle convient
pour les matériaux légers capacité C = 8,34 m3

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Lame de type SU
Elle est destinée aux travaux durs ; elle est équipée d’une plaque de poussée, cette lame peut être
utilisée pour l’assistance au chargement de décapeuse capacité C = 6,86 m3

Lame de type S
Cette lame procure un maximum de polyvalence de dimension plus petites que de type U ou de type SU ;
elle a un profil plus tranchant pour pénétrer facilement les matériaux difficiles, capacité C = 516 m3

La lame A
Monté sur châssis en C par clavetage, autorisant l’orientation et le dévers de la lame à gauche ou à
droite capacité C = 3,89 m3

Remarque : il faut rappeler que le coefficient correcteur de la machine μ variable de 0,8 pour le sable à 1
pour la bonne terre.

Débit du bulldozer :

Le débit théorique :

Si on tient comte du rendement horaire et du rendement général, le débit horaire effectif D de pay-load,
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est donné par la formule :

Remarque :
Le rendement pour les engins de refoulement :
 90 % rendement excellent
 83 % rendement moyen
 75 % rendement faible.
Dans le calcul du débit, il faut tenir compte d’une réduction de 5% tout les 30 m de la masse au
refoulement sur un plan horizontale, à moins que la lame continue de creuser partiellement durant son
parcourt.
Lorsqu’on opère à la descente, le débit augment, selon la nature du matériau refoulé, de 4 à 8% par pour-
cent de la pente par rapport aux valeurs obtenues en palier. Et au contraire le débit diminue d’environ 2 à
4% par pour-cent de rampe
Application :
On dispose d’un bulldozer Caterpillar capable de refouler 3, 75 m3 de terre commune désagrégée par
trajet. On désir connaitre le temps nécessaire pour effectuer les taches suivantes, à faire toute les deux
en navette le matériau à excavé est de coefficient de foisonnement (f : 1,2) ; l’engin admet un
rendement K= 85%.
A_ Excaver 4700 m3 de terre play-load et les déverser dans un ravin à 75 m de distance, en palier.
B_ Etablir un remblai de passage de volume 3500 m3 de terre désagrégé sur une distance de 85 m en
moyenne, et de 6 m de dénivellement par rapport au point d’empreint. La pente entre les deux points est
uniforme ; la perte est estimée à 3% par pourcent de pente.
La vitesse de l’engin en première 7,2 km/h ; en retour il peut attendre 12 km/h, l’inversement de vitesse
est effectué en 10 s.

Correction :
A) Duret du cycle :
Vitesse du bulldozer en première vitesse V1 = 7200/60 = 120m/min t1= 75 / 120 = 0,625 min
Renversement du sens = 0,17 min
Vitesse du bulldozer en marche arrière V2 = 12000/60 = 200 m/min t2 = 75/ 200 = 0,375min

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Renversement du sens = 0,17 min


Durée du cycle t = 1,34 min

Temps de travail 4700/116 ,6 = 28 heures 15 min.

B) Excavation
3 3
3500 m de talus correspond à 4200 m foisonné. Si on tient compte de 5% de perte sur les 30 m de
parcourt ; la capacité de la bull sera
3
C = 3,75 - 3,75 × (85/30) × 5/100 = 3,2 m .
La rampe à franchir : 6/85 × 100 = 7%
La perte est égale à 3% par 7% de rampe, soit 21%.
Alors la capacité sera C = 3,2 – 3,2 ×21/100 = 2,53 m3.

Duret du cycle : t’1= 85 / 120 = 0,70 min


Renversement du sens = 0,17 min t = 1,5 min
.t’2 = 85/ 200 = 0,425min
Renversement du sens = 0,17 min

Le transport de 4200 m3 s’effectue en 4200/ 71,68 = 58 heures et 35 min.

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4-2 Les niveleuses


Une niveleuse est un véhicule de génie civil constitué essentiellement de 6 roues, d'une lame frontale
(appelée lame "bull" en rapport avec la lame du "bulldozer" ou bouteur, d'une lame de grande largeur qui
permet de régler en hauteur des couches de matériaux, et d'un "ripper" (sorte de dents qui permettent
de décompacter des couches de matériaux en place ).
La lame prépondérante de la niveleuse est la grande lame qui peut se régler depuis la cabine de pilotage
avec des angles allant pratiquement de 0° (lame horizontale) à 90° (lame verticale). C'est cette lame qui
.
permet de régler les différentes couches

La niveleuse est très exploitée dans l'entretien des pistes des chantiers en nivelant le sol avec leur lame,
comme elle participe également aux réglages des différentes couches des plates-formes routières ou
ferroviaires
Les opérations de nivellement de terrain et la formation de terrain plein (digue, barrage,……) peuvent être
réalisées par le système GPS ou le système 3D afin d’obtenir une précision des couches de l’ordre du
centimètre
La puissance de niveleuse varie de 50 à 70 chevaux pourrant atteindre plus que 300 chevaux mais la
production est élevées même à faible puissance et elles sont très rentable.

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Le châssis est équipé d’un plateau tournant réglable en hauteur sur lequel est implantée la lame.

4-3 Finisseur

Engin routier automoteur qui, recevant les matériaux (bitume, béton,) prêts à l'emploi, les répand, les
nivelle, les dames et les lisses, livrant après son passage un revêtement fini.
Seul un compacteur à rouleau lisse achève le travail par un passage propre de réctification.

Le finisseur est composé des éléments suivants :

 une trémie placé à l'avant de l’engin, dans laquelle les camions transportant déversent l'enrobé le
béton
 une plate-forme de commande depuis laquelle le chauffeur pilote l'engin.
 un tapis convoyeur située en dessous de l’engin destinée à acheminer l'enrobé depuis le fond de
la trémie vers la table de réglage situé à l’arrière.
 Système
 une table de réglage, disposée à l'arrière, par où l'enrobé est déversé sur la chaussée, et sur
laquelle il est possible de déplacer les éléments latéraux et verticaux afin de définir l'épaisseur et
la largeur de l'application.

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Pour appliquer la couche de bitume, le camion livreur recule et soulève sa benne afin de la déverser
lentement dans la trémie du l’engin, puis c'est le finisseur qui le pousse lentement jusqu'à ce que la
benne soit vide, et qu'un autre camion vienne prendre sa place. Au cours de l'opération, le conducteur
man uvre l'engin en gardant une vitesse la plus constante que possible, tout en restant aligné à l'axe de
la chaussée à couvrir, le régleur a pour responsabilité de régler en permanence la table de réglage afin
d'assurer une application d'épaisseur et de largeur correcte, tout cela sous le contrôle rigoureux d'un
surveillons de chantier.

4-5 Les engins de compactages :


Nous avons fréquemment besoin du compactage des matériaux meubles pour qu’ils puissent être
agréables comme sol support, cas d’une plate forme ou comme matériau de construction, cas du corps
de chaussée aux engins ainsi on trouve les pilonnes vibrantes, les plaques vibrantes, les rouleaux
vibrant et les rouleaux compacteurs.
II-1 Principaux procédés utilisés :
Dans le cas des sols sans cohésion, le réarrangement des grains est favorisé par les vibrations qui
détruisent une partie des liaisons internes (frottement) entre les grains du sol.
Pour les autres sols, on utilise :
Le roulage: une charge lourde non vibrante se déplace en exerçant une forte pression par l’intermédiaire
de ses pneus de la génératrice d’un cylindre ou par action de ses dents.
Le pilonnage : il s'agit d'un procédé qui consiste à pilonner le sol en
surface avec une masse. L'énergie transmise par chaque impact pénètre
dans le sol et produit une déstructuration.
Au bout de quelques jours (ou semaines), une restructuration s'opère
qui aboutit à des caractéristiques de portance améliorées.
Le matériel est constitué d'un pilon de 8 à 50 t (coque d'acier cubique ou
cylindrique pleine de béton armé) manipulé par un engin de levage
(jusqu'à 40 m de hauteur de chute).

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L'amélioration des sols pauvres par des vibrateurs de profondeur.


La vibration est plus efficace que le roulage.
Le tassement s’effectue par serrage des grains du sol en chassant l’eau
ou l’air; donc en réduisant les vides qui existent entre les grains.
4-5-1 Matériels de compactage :
Les matériels mis en uvre sont en fonction de l’importance du chantier; on distingue principalement
trois cas :
Terrassement importants : Les compacteurs vibrants à pieds dameurs ( pieds de mouton) sont
efficaces pour les sols cohérents, plastiques ou fins(argiles ,limons.. ), l’effet du compactage
commence par le fond de la couche en raison des pilons des dents.
Vitesse maximale de 12Km/h;
vitesse moyenne de travail 3 à5 Km/h
Ils assurent souvent la décharge des matériaux.
Les compacteurs tractés vibrants (à un seul cylindre lisse ou à un pied dameurs) sont utilisés en
complément des bouteurs ils sont remorqués par le tracteur qui dresse le terrain avec sa lame.
Terrassement pour des matériaux routiers ‘’à surface’’ :
Les compacteurs à pneus :

Très mobiles; utilisés pour les sols argileux sableux; les graves fines et moyenne de travail : 3.5 à 5
Km/h.
Les compacteurs mono-cylindre ou tandem à jantes lisse sont utilisés pour les surfaces stabilisées ou
asphaltées en finition de travaux superficiels

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Vitesse maximale de 2 à3 Km/h ; vitesse moyenne de travail 2Km/h.


Les compacteurs vibrants automoteurs: sont employés sur des sols sans cohésion.
Vitesse maximales de 2 à 3 Km/h ; vitesse moyenne de travail 2 Km/h.

Petites opérations près des ouvrages :


Cela concerne les compactages dans de faibles volumes ou des lieux difficiles d’accès.
Les petits compacteurs vibrants à guidage manuel à un ou deux cylindres (5 à 10 KN) facilement
transportables, peuvent travailler sur des pentes de 25 à 30%.

Vitesse moyenne de travail entre 0 et 4 Km/h.


Les plaques vibrantes (classe PQ) subissent un mouvement horizontal.
Vitesse moyenne de travail entre 0 et 2 Km/h

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4-6 Les Grues


Une grue est engin de levage et de manutention réservé aux lourdes charges. Cet engin de levage est
construit de manière différente selon son utilisation (à terre : grue de chantier, à bord d'un navire, d'un
dock flottant, camion-grue, etc.)

4-6-1 Grue de chantier.

La grue de chantier se caractérise essentiellement par une longue flèche en porte-à-faux, à laquelle la
charge est suspendue, généralement au moyen d'un câble et d'un moufle (partie au bout des deux ou
quatre câbles) ; cette flèche possède toujours au moins un (souvent plusieurs) degré(s) de liberté par
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rapport au sol, afin de permettre le déplacement de la charge dans un plan horizontal ; par exemple :

 rotation autour d'un axe vertical ;


 rotation (limitée) autour d'un axe horizontal ;
 déplacement sur rails (la grue étant équipée de roues), généralement de façon rectiligne
(translation).

Il y a plusieurs types de grue :

4-6-2 Grue sur chenilles

Avec une flèche faite de treillis et de longerons. Ce type de flèche


est manipulé par un portique, le câble qui permet de monter et
descendre la flèche est mouflé dans le portique pour multiplier sa
force sur les pendants qui permettent de descendre et de monter la flèche.

Ce type de structure est moins influencé par le vent, par contre, il faut plus
de temps pour préparer la flèche après le transport sur un chantier.
Ce type de grue fonctionne le plus souvent avec des frictions semblables
au système de freinage d’une automobile (tambour), afin de gérer les différents treuils qui permettent le
mouvement de la flèche et de la moufle (crochet). Ce type de grue a moins tendance à chauffer qu'une
grue hydraulique.

4-6-3 Grue sur porteur ou camion-grue :


A flèche télescopique, (qui s'allonge et se rétracte). Un cylindre hydraulique (appelé vérin) permet de
monter (relevage) et descendre la flèche (apiquage).Un autre vérin, ou vérin à plusieurs chambres
assure le mouvement de télescopage.

La rétractation peut se faire par vérin ou câbles. Ce type d'appareil est prêt rapidement à travailler dès
l'arrivée sur le chantier. Certaines grues peuvent être radio-commandées pour plus de man uvrabilité.
Les applications sont quasi infinies : des équipementiers adaptent une nacelle et une extension
articulée en bout de flèche permettant à un charpentier de travailler sur les toits du côté opposé à
l'accès routier.

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4-6-4 Grue à tour ou grues statiques

Les grues à tour sont ancrées au sol (par fixation dans des fondations) et/ou lestées à la base par des
blocs de béton. Il existe deux catégories de machines:

 GMA : Grue à montage automatisé. La rotation s'effectue à la base.

 GME : Grue à montage par éléments. La rotation s'effectue en partie haute.

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4-6-5 Grue à Montage Rapide (GMR) : qui sont livrées complètes ou semi-complètes et repliées, sur un
châssis adapté pour le transport routier. Elles se plient et se déplient en quelques minutes, ou en
quelques heures pour les anciens modèles. Elles peuvent être télescopiques ou à contraintes.
L'orientation s'effectue à la base de l'appareil.

4-6-6 Grues spéciaux

Il y a aussi les camions spéciaux à flèches (boom truck - GHA grues hydrauliques auxiliaires) qui sont
des grues montées sur un camion. Elles sont utilisées pour des levages plus légers.
Souvent, il n'y a pas de cabine qui tourne avec la flèche, il faut donc
plus de concentration au grutier pour maîtriser le déplacement de sa charge.

- Grue ferroviaire ou Wagon-grue : montée sur un wagon


et plus spécialisée dans le relevage, mais effectuant aussi
de la manutention.

4-6-7 Les conditions de sécurité des grues

Le levage par une grue n’est pas une activité sans dangers.
Des dangers apparaissent pour la stabilité de la grue, pour les biens et le personnel du chantier ou les
personnes aux environs du chantier. Les accidents ont des conséquences matérielles graves et de
surcroîts humains souvent dramatiques. La prévention de ces dangers influe sur les conditions
d’utilisation de la grue, le choix de sa position et de ses dimensions.
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Une grue peut porter des charges très lourdes mais chaque grue a ses limites. Un dépassement de ces
limites remet en cause la stabilité de la grue et la résistance de sa structure.

4-6-7-1Charge limite

Une grue peut s’effondrer sous le poids d’une charge trop lourde. Afin d’éviter cette situation, la grue
doit être dimensionnée pour porter toutes les charges qu’elle doit lever et à la portée nécessaire. Il est
fondamental de bien calculer le besoin de levage et de respecter les courbes de charges de la grue.

Par sécurité les grues sont équipées de capteurs de charges capables. Cela permet d’informer le grutier
en cas de surcharge. Un système automatique peut bloquer aussi la grue et l’empêche ainsi de lever
une charge pour laquelle elle n’a pas été conçue. Le respect des capacités de la grue est essentiel mais
pas suffisant. Des facteurs externes peuvent mettre également
en cause la stabilité de la grue.

4-6-7-2 Le sol
Le sol peut se dérober sous la grue, soit par un défaut de résistance soit près d’un talus. L’analyse du
sol permet d’apprécier la situation. La grue doit prendre appuis sur des fondations dimensionnées
pour garantir sa stabilité vis-à-vis de la résistance au sol.
En bordure de talus le danger de cisaillement du sol du talus peut être écarté soit en fondant la grue
sur des pieux soit en l'éloignant à une distance suffisante du bord du talus. Cette distance est
déterminée selon les caractéristiques du sol et du poids de la grue en charge maximum.

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4-6-7-3 Le vent

Le vent fort en continu ou en rafale est très dangereux pour une grue en service. Aussi chaque
constructeur indique les limites de sa grue en fonction de la force du vent.
Les grues sont équipées d’un système de pré alarme (vent à 50km/h) et d’alarme (à partir de 72km/h)
qui informent le grutier du danger. La mise en sécurité s’obtient en déchargeant la grue et en laçant sa
flèche en girouette (en rotation libre). Celle-ci est alors placée par le vent dans sa direction. Elle
n’oppose ainsi aucune résistance à la force du vent ce qui garantie sa stabilité.

4-6-7-4 Exploitation :

L'utilisation de la grue peut aussi engendrer de nombreux dangers.


Chute de la charge : Même si toutes les précautions sont prises pour garantir la sécurité du levage d’une
charge tant dans la conception du levage que dans sa mise en uvre, l’expérience montre que des
erreurs humaines sont à l’origine de trop nombreux accidents. Aucun risque n’est pris vis-à-vis du
danger de chute d’une charge durant le levage.
Ainsi, le survol du personnel et des lieux publics est interdit avec une charge.
Les lieux publics doivent être identifiés. Les grues sont équipées de système permettant de bloquer
automatique- ment le survol des zones interdites.

4-6-8 Montage d’une grue


La grue durant ses manoeuvres, peut heurter des personnels ou des biens posés sur l'ouvrage en
chantier. Pour prévenir cela, une hauteur de 2 m minimum est laissée libre entre la charge la plus
haute à lever au point le plus haut survolé par celle-ci.

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Cette hauteur de sécurité est appelée hauteur de garde minimale.


Un espace libre de 60 cm minimum doit permettre la circulation entre
la base de la grue et les parties saillantes du bâtiment en construction
ou des installations et équipements provisoires.

4-6-8-1Risque électrique
Des lignes électriques peuvent passer à proximité du chantier.
Cela représente un danger pour la grue s’il elle rentre en contact avec ou par l’arc électrique.
Il est important de garantir une distance minimum entre la grue et les lignes électriques pour garantir la
sécurité électrique.
Cette distance varie selon la tension de la ligne électrique. Cette distance dépend du danger de l’arc
électrique. La distance minimale entre l’engin et les lignes électriques est de 3 m si la tension est
inférieure à 57 000 V et 5 m dans le cas contraire.

4-6-8-2 Interférence des grues


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Les grands chantiers utilisent parfois plusieurs grues. Il peut arriver que les zones couvertes par chaque
grue se recoupent. Ces espaces sont appelés zone d'interférence. Les grues pourraient s'y percuter.
Pour éviter de prendre ce risque, ces zones d'interférence sont gérées par des systèmes automatisés
qui interdisent la présence de plusieurs flèches au même endroit. Ces espaces sont aussi mentionnés.

Il faut s'assurer que les rails ont une longueur suffisante pour permettre à la grue de s'arrêter en
extrémité de voie sans en sortir. Pour cela il faut observer une distance de 1m entre le butons et
l'extrémité de la voie

CENTRAL A BETON

5-1 Fabrication du béton


Le choix des proportions de chacun des constituants d'un béton afin d'obtenir les propriétés
mécaniques et de mise en uvre souhaitées s'appelle la formulation. Plusieurs méthodes de
formulations existent, dont notamment :

 la méthode Baron ;

 la méthode Bolomey ;
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 la méthode de Féret ;

 la méthode de Faury ;

 la méthode Dreux-Gorisse.[réf. nécessaire]

La formulation d'un béton doit intégrer avant tout les exigences de la norme NF EN 206-1, laquelle, en
fonction de l'environnement dans lequel sera mis en place le béton, sera plus ou moins contraignante
vis-à-vis de la quantité minimale de ciment à insérer dans la formule ainsi que la quantité d'eau
maximum tolérée dans la formule. De même, à chaque environnement donné, une résistance garantie à
28 jours sur éprouvettes sera exigée aux producteurs, pouvant justifier des dosages de ciments plus ou
moins supérieurs à la recommandation de la norme, et basée sur l'expérience propre à chaque
entreprise, laquelle étant dépendante de ses matières premières dont la masse volumique peut varier,
notamment celle des granulats.

D'autres exigences de la norme NF EN 206-1 imposent l'emploi de ciment particuliers en raison de


milieux plus ou moins agressifs, ainsi que l'addition d'adjuvants conférant des propriétés différentes à
la pâte de ciment que ce soit le délai de mise en uvre, la plasticité, la quantité d'air occlus, etc.

5-2 Bétonnière

Le bétonnière est une machine de malaxage des constituent de béton ( sable, granulat, ciment et eau)
afin d’obtenir fini prés à l’emplois, elle se compose de :

 une cure ovale d’acquisition des ingrédients et équipé d’un volant de man uvre,

 un moteur puissant permettant de tourner la cuve.

 un châssis mobile équipé de deux roues.

Le remplissage s’effectue manuellement (à la pelle ou une brouette) sur les bétonnières de petite
capacité ou a l'aide d'une benne relevable par vérin hydraulique ou câble, pour les plus gros modèles.

Les différents constituants du mortier ou du béton sont mélangés dans la cuve par la rotation et à la
l’aide d'ailettes dont le rôle est de malaxer les différents constituants.

La capacité des cuves varie de 50 litres à 200 litres pour les plus gros modèles.

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5-2-1 Conseil

Les bétons gâchés à la bétonnière sont souvent pour des applications ou la résistance du béton peut
être négligée. Pour des bétons a performances élevés pour des applications particulières au BTP
(banches (mur), dallage, ect...) il est quasiment impossible de le réalisé a la bétonnière car elle entraine
des quantités d'air très élevés dans le béton ce qui fait chuté sa résistance. La bétonnière c'est bien
pour les petits travaux ou les dosages sont négligés et laissé à la seul appréciation du producteur

5-3 Centrale à béton

Sur un chantier où la production du béton est importante et en bénéficie d’un air de stockage et de
fabrication et que la qualité du béton est recherché en installe un centrale à béton.

Sur les sites de production de béton prêt a l'emploi ou sur les gros chantiers on utilise des centrales à
béton, qui permettent de produire de grandes quantités de béton. Il existe de nombreux types de
centrales mais elles se caractérisent toujours par des composants communs :

 Un malaxeur horizontal ou vertical


 Un dispositif de pesée des agrégats et du ciment
 Un ou plusieurs silos de stockage du ciment et des éventuelles adjonctions (fillers calcaire,
cendres...)
 Des cuves de stockage des adjuvants
 Des trémis transporteurs permettant le chargement des agrégats et du ciment (trémies et tapis
roulants ou skip vertical à câble pour l'alimentation de stockages verticaux, rayons raclant).

Les centrales actuelles sont équipées d'automates assuré par ordinateur permettent la réalisation en
continu de béton selon des formules préalablement saisies, tout en effectuant automatiquement des
corrections de quantités d'eau en fonction de la teneur en eau des granulats.

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Architecture de la centrale à béton

5-4 Modèle spécifique

L'auto-bétonnière est un petit engin, équipé d'une cuve en forme de « toupie » permet de
s’approvisionner des différents composants du béton les malaxer et déverser le résultat à l’endroit
voulue. Le chargement des agrégats et du ciment se fait par à une benne articulée manipulée par verins
qui se remplit directement en avançant dans le tas. La vidange de l'auto-bétonnière se fait par inversion
du sens de rotation.

Il existe également des bétonnières montées sur camion, fabriquant à la demande le béton sur le
chantier : les constituants restent séparés dans différents réservoirs et se mélangent à l'arrière du
camion, au moment d'être utilisés, dans un dégorgeoir à vis

5-5 Le transport du béton


Le mode, la durée et les conditions de l’acheminement du béton sont des éléments déterminants dans
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sa formulation. Ils ont chacun une influence particulière sur sa man uvrabilité et sa qualité.

Le béton se transporte soit par des moyens manuels (seau, brouette...), soit, pour de grandes quantités,
par des moyens mécaniques. Dans ce cas, il est généralement transporté depuis la centrale à béton
par camion malaxeur appelés « toupies » dont la capacité est de 4 m³ maximum pour un camion 4 x
3
2 ou 4 x4,6 m maximum pour un camion 6 x 4, 8 m³ maximum pour un camion 8 x 4, et 10 m³ pour un
camion semi-remorque 2-essieux de 38 tonnes.

Une fois sur le chantier, il est transvasé soit dans des bennes à béton (350 litres à 3 m³ et à volant ou à
manchette) qui sont levées à la grue pour être ensuite vidées dans le coffrage, soit dans une pompe à
béton qui est accouplée à un mât de distribution du béton. Certaines toupies sont aussi équipées d’un
tapis roulant, d’une dizaine de mètres, permettant dans certains cas de se passer du moyen de levage.

Le béton peut aussi être projeté à l'aide d'un compresseur pneumatique, cette technique est très utilisée
pour réparer des ouvrages en béton.

Le temps de prise du béton commence à partir du mélange et malaxage, à sa fabrication. Le transport


entame donc ce temps et doit être le plus rapide possible pour préserver un maximum de
man uvrabilité du béton pendant sa mise en place. En général la durée moyenne pour le transport et la
mise en uvre du béton est de deux heures, au-delà de cette durée, les centrales à béton ne garantissent
plus la qualité car le béton a déjà commencé à faire prise.

La température lors du transport est aussi importante. La rapidité de prise du béton est fortement
influencée par la température amble mode, la durée et les conditions de l’acheminement du béton sont
des éléments déterminants dans sa formulation. Ils ont chacun une influence particulière sur sa
man uvrabilité et sa qualité.

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Une fois sur le chantier, il est transvasé soit dans des bennes à béton (350 litres à 3 m³ et à volant ou à
manchette) qui sont levées à la grue pour être ensuite vidées dans le coffrage, soit dans une pompe à
béton qui est accouplée à un mât de distribution du béton. Certaines toupies sont aussi équipées d’un
tapis roulant, d’une dizaine de mètres, permettant dans certains cas de se passer du moyen de levage.

Le béton peut aussi être projeté à l'aide d'un compresseur pneumatique, cette technique est très utilisée
pour réparer des ouvrages en béton.

Le temps de prise du béton commence à partir du mélange et malaxage, à sa fabrication. Le transport


entame donc ce temps et doit être le plus rapide possible pour préserver un maximum de
man uvrabilité du béton pendant sa mise en place. En général la durée moyenne pour le transport et la
mise en uvre du béton est de deux heures, au-delà de cette durée, les centrales à béton ne garantissent
plus la qualité car le béton a déjà commencé à faire prise.

La température lors du transport est aussi importante. La rapidité de prise du béton est fortement
influencée par la température ambiante. Lors du malaxage il est ainsi possible d'utiliser de l’eau froide
par très grosses chaleurs et de l’eau chaude par temps froid. Scertain camions sont également
calorifugés.

5-6 Contrôle du béton frais


Indépendant de la production, lors de la réalisation d’un ouvrage béton par une entreprise de bâtiment
ou de
travaux publics.
 Prélèvement sur béton frais NF EN 12350-1.
 Essai d’affaissement (cône d’Abrams) NF EN 12350-2.
 Masse volumique du béton frais (pot à densité) NF EN 12350-6.
 Teneur en air par la méthode de compressibilité (Air occlus) NF EN 12350-7.
 Essai d’étalement pour béton autoplaçant.
 Teneur en eau réelle

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BIBLIOGRAPHIE

Engins mécanique de chantiers GABAY édition : Bordas

Chantier de bâtiment RICHARD . H édition : Nathan

Précis de chantier LE BRAZIDEC . M édition : Afnor

Granulats sol ciments et béton DUPAIN . R édition : Casteilla

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