Intégration et limites sur segments [a,b]
Intégration et limites sur segments [a,b]
Corrigé
Exercice no 1
f est continue sur le segment [a, b] et admet donc un maximum M sur ce segment. Puisque f est strictement positive sur
[a, b], ce maximum est strictement positif.
Soit ε ∈]0, 2M[.
ÇZ b å1/n
∗ n
Pour n ∈ N , posons un = (f(x)) dx . Par croissance de l’intégrale, on a déjà
a
ÇZ b å1/n
n
un 6 M dx = M(b − a)1/n ,
a
(car ∀x ∈ [a, b], 0 6 f(x) 6 M ⇒ ∀x ∈ [a, b], (f(x))n 6 Mn par croissance de la fonction t 7→ tn sur [0, +∞[).
ε
D’autre part, par continuité de f en x0 tel que f(x0 ) = M, ∃[α, β] ⊂ [a, b]/ α < β et ∀x ∈ [α, β], f(x) > M − .
2
Pour n élément de N∗ , on a alors
ÇZ β å1/n ÇZ β å1/n
n ε n ε
un > (f(x)) dx > M− dx = M− (β − α)1/n .
α α 2 2
En résumé,
ε
∀ε ∈]0, 2M[, ∃(α, β) ∈ [a, b]2 / α < β et ∀n ∈ N∗ , M − (β − α)1/n 6 un 6 M(b − a)1/n .
2
ε ε
Mais, lim M(b − a)1/n = M et lim M − (β − α)1/n = M − .
n→+∞ n→+∞ 2 2 ε
Par suite, ∃n1 ∈ N∗ / ∀n > n1 , M(b − a)1/n 6 M + ε et ∃n2 ∈ N∗ / ∀n > n2 , M − (β − α)1/n > M − ε.
2
Soit n0 = Max{n1 , n2 }. Pour n > n0 , on a M − ε 6 un 6 M + ε. On a montré que
ÇZ b å n1
n
lim (f(x)) dx = Max f.
n→+∞ a [a,b]
Plus généralement, si g continue sur [a, b], g admet un minimum m1 et un maximum M1 sur cet intervalle, tous deux
strictement positifs puisque g est strictement positive. Pour n dans N∗ , on a
ÇZ b å1/n ÇZ b å1/n ÇZ b å
1/n 1/n
m1 (f(x))n dx 6 (f(x))n g(x) dx 6 M1 (f(x))n dx ,
a a a
ÇZ b å1/n ÇZ b å1/n
1/n n 1/n n
et comme d’après l’étude du cas g = 1, on a lim m1 (f(x)) dx = lim M1 (f(x)) dx = M,
n→+∞ a n→+∞ a
ÇZ b å1/n
le théorème des gendarmes permet d’affirmer que lim (f(x))n g(x) dx = M. On a montré que
n→+∞ a
ÇZ b å n1
lim (f(x))n g(x) dx = Max f.
n→+∞ a [a,b]
Exercice no 2
1) f est continue sur le segment [0, 1] et est donc bornée sur ce segment. Soit M un majorant de |f| sur [0, 1]. Pour n ∈ N,
Z1 Z1
M
|un | 6 tn |f(t)| dt 6 M tn dt = ,
0 0 n+1
tn+1
Soit n ∈ N. Les deux fonctions t 7→ et f sont de classe C1 sur le segment [0, 1]. On peut effectuer une intégration
n+1
par parties qui fournit
ô1
ñ Z1 Z1
tn+1 1 n+1 ′ f(1) 1
un = f(t) − t f (t) dt = − tn+1 f ′ (t) dt.
n+1 0
n + 1 0 n + 1 n + 1 0
Z1
Puisque f ′ est continue sur [0, 1], d’après le début de la question lim tn+1 f ′ (t) dt = 0 ou encore
n→+∞ 0
Z1 Å ã
1 1
− tn+1 f ′ (t) dt = o .
n+1 0 n→+∞ n
Å ã
f(1) f(1) f(1) f(1) 1
D’autre part, puisque f(1) 6= 0, ∼ ou encore = +o .
n +ã1 n→+∞ n n+1 n→+∞ n n
f(1) 1
Å
Finalement, un = +o ou encore
n→+∞ n n
f(1)
un ∼ .
n→+∞ n
2) Puisque f est de classe C1 sur [0, 1] et que f(1) = 0, une intégration par parties fournit
Z1
1
un = − tn+1 f ′ (t) dt.
n+1 0
où pour tout x ∈ [0, 1], f(x) = x2 sin(πx). un est donc une somme de Riemann à pas constant associée à la fonction f sur
1
[0, 1]. Puisque la fonction f est continue sur le segment [0, 1] et que le pas tend vers 0 quand n tend vers +∞, on sait
n
que un tend vers
Z1 ò1 Z ò1 Z
2 1 1 1
ï Çï å
1 1 2 1
x sin(πx) dx = − x2 cos(πx) +
2
x cos(πx) dx = + x sin(πx) − sin(πx) dx
0 π 0 π 0 π π π 0 π 0
ï ò1 Å ã
1 2 1 1 2 1 1
= − 2 − cos(πx) = − 2 +
π π π 0 π π π π
1 4
= − 3.
π π
2) On peut avoir envie d’écrire :
n n
!
1 X 1 X a
ln(un ) = (ln(a + k) − ln k) = ln 1 + .
n n k
k=1 k=1
a a
La suite de nombres a, ,..., « est une subdivision (à pas non constant) de [0, a] » mais malheureusement son pas
2 n
a a
a − = ne tend pas vers 0 quand n tend vers +∞. On n’est pas dans la même situation que précédemment.
2 2
http ://[Link] 2 © Jean-Louis Rouget, 2021. Tous droits réservés.
Å ã
vn+1
Rappel. (exo classique) Soit v une suite strictement positive telle que la suite tend vers un réel positif ℓ, alors la
√ vn
suite ( n vn ) tend encore vers ℓ.
n
1 Y √
Posons vn = (a + k) puis un = n vn .
n!
k=1
vn+1 a+n+1
= → 1,
vn n+1
et donc lim un = 1.
n→+∞
3) Encore une fois, ce n’est pas une somme de Riemann. On tente un encadrement assez large : pour 1 6 k 6 n,
n+k n+k n+k
2
6 2 6 .
n +n n +k n2
En sommant ces inégalités, il vient
n
X n
X n
1 n+k 1 X
(n + k) 6 6 (n + k),
n2 + n n2 + k n2
k=1 k=1 k=1
1
n−1
1 X 1 X Z k/n
n−1
1
Z 1− n1
1
Å
1
ã
un − = > √ dx = √ dx = Arcsin 1 − ,
n n Å ã2
k 1 − x2 1 − x2 n
k=1 k=1 (k−1)/n 0
1−
n
et
n−2 Z 1− n1
1 X
Å ã
1 1 1 1
un − p = Å ã2 6 √ dx = Arcsin 1 − .
n2 − (n − 1)2 n k 0 1 − x2 n
k=0
1−
n
Z1 n−1 Å ã X Z (k+1)/n
n−1 Ç Å ãå n−1
1 X k 1 k X Å Åk + 1ã k 1 ′ k
Å ã Å ãã
un = f(t) dt − f = f(t) dt − f = F −F − F .
0 n n k/n n n n n n n
k=0 k=0 k=0
f est de classe C2 sur le segment [0, 1]. Par suite, F(3) = f ′′ est définie et bornée sur ce segment. En notant M2 la borne
supérieure de |f ′′ | sur [0, 1], l’inégalité de Taylor-Lagrange à l’ordre 3 appliquée à F sur le segment [0, 1] fournit
k+1 k 1 ′ k 1 ′′ k (1/n)3 M2
Å ã Å ã Å ã Å ã
F −F − F − 2F 6 ,
n n n n 2n n 6
et donc,
n−1
Xï n−1
X Åk + 1ã
k+1 k 1 ′ k 1 ′′ k k 1 ′ k 1 ′′ k
Å ã Å ã Å ã Å ãò Å ã Å ã Å ã
F −F − F − 2F 6 F −F − F − 2F
n n n n 2n n n n n n 2n n
k=0 k=0
n−1
X (1/n)3 M2 M2
6 = .
6 6n2
k=0
n−1
Xï Å ã Å ã Å ã Å ãò Å ã
k+1 k 1 k 1 k 1
Ainsi, F −F − F′ − 2 F ′′ = O ,
n n n n 2n n n→+∞ n2
k=0
Maintenant,
n−1
X n−1
1 X ′ k
Å ã
1 ′′ k 1
F ( )= × f .
2n2 n 2n n n
k=0 k=0
n−1 Z1
1 X ′ k
Å ã
Or, la fonction f ′ est continue sur le segment [0, 1]. Par suite, la somme de Riemann f tend vers f ′ (t) dt =
n n 0
k=0
f(1) − f(0) et donc
n−1
1 1 X ′ k 1 f(1) − f(0) 1
Å ã Å ã
× f = (f(1) − f(0) + o(1)) = +o .
2n n n n→+∞ 2n n→+∞ 2n n
k=0
Finalement,
Z1 n−1 Å ã
1 X k f(1) − f(0) 1
Å ã
f(t) dt − f = +o .
0 n n 2n n
k=0
Exercice n 5 o
1) Puisque f est de classe C1 sur [a, b], on peut effectuer une intégration par parties qui fournit pour λ > 0 :
Zb Ç Zb å Ç Zb å
1 b ′ 1 ′
f(t) sin(λt) dt = − [cos(λt)f(t)]a + f (t) cos(λt) dt) 6 |f(a)| + |f(b)| + |f (t)| dt .
a λ a λ a
Zb
Cette dernière expression tend vers 0 quand λ tend vers +∞, et donc f(t) sin(λt) dt tend vers 0 quand λ tend vers +∞.
a
2) Si f est simplement supposée continue par morceaux, on ne peut donc plus effectuer une intégration par parties.
Zb
cos(λa) − cos(λb) 2
Le résultat est clair si f = 1, car pour λ > 0, sin(λt) dt = 6 .
a λ λ
Le résultat s’étend aux fonctions constantes par linéarité de l’intégrale puis aux fonctions constantes par morceaux par
additivité par rapport à l’intervalle d’intégration, c’est-à-dire aux fonctions en escaliers.
Soit alors f une fonction continue par morceaux sur [a, b].
ε
Soit ε > 0. On sait qu’il existe une fonction en escaliers g sur [a, b] telle que ∀x ∈ [a, b], |f(x) − g(x)| 6 .
2(b − a)
Pour λ > 0, on a alors
Zb Zb Zb
f(t) sin(λt) dt = (f(t) − g(t)) sin(λt) dt + g(t) sin(λt) dt
a a a
Zb Zb Zb
ε
6 |f(t) − g(t)| dt + g(t) sin(λt) dt 6 (b − a) + g(t) sin(λt) dt
a a 2(b − a) a
Zb
ε
= + g(t) sin(λt) dt .
2 a
1 mb
ϕ (fm ) = (e − ema )(e−ma − e−mb )
m2
1 Ä ä Ä ä
= 2 em(a+b)/2 em(b−a)/2 − e−m(b−a)/2 e−m(a+b)/2 em(b−a)/2 − e−m(b−a)/2
m
4 sh2 (m(b − a)/2)
= .
m2
Cette expression tend vers +∞ quand m tend vers +∞ et ϕ(E) n’est pas majoré.
2) Soit f continue et strictement positive sur [a, b]. L’inégalité de Cauchy-Schwarz montre que :
ÇZ b » 2 å Zb Ç å2 ! ÇZ
b»
å2
1 1
ϕ(f) = f(t) dt p dt > f(t) p dt = (b − a)2 ,
a a f(t) a f(t)
p 1
avec égalité si et seulement si ∃λ ∈ R∗+ / ∀t ∈ [a, b], f(t) = λ p ou encore si et seulement si
f(t)
∃λ ∈ R∗+ / ∀t ∈ [a, b], f(t) = λ, c’est-à-dire que f est une constante strictement positive.
Ceci montre que ϕ(E) admet un minimum égal à (b − a)2 et obtenu si et seulement si f est une constante strictement
positive.
Exercice no 7
Zx
t2
Pour t réel, posons g(t) = √ puis, pour x réel, G(x) = g(t) dt. Puisque g est définie et continue sur R, G est
1 + t8 1
définie sur R et de classe C1 et G ′ = g (G est la primitive de g sur R qui s’annule en 1). Plus précisément, g est de classe
C∞ sur R et donc G est de classe C∞ sur R. Finalement, f est définie et de classe C∞ sur ] − ∞, 1[∪]1, +∞[.
Etude en 1.
G ′′ (1)
G(x) G(1) + G ′ (1)(x − 1) + (x − 1)2 + o((x − 1)2 ) g ′ (1)
f(x) = = 2 = g(1) + (x − 1) + o((x − 1)).
x − 1 x→1 x−1 x→1 2
Donc, f admet en 1 un développement limité d’ordre 1. Par suite, f se prolonge par continuité en 1 en posant
1 g ′ (1)
f(1) = g(1) = √ puis le prolongement est dérivable en 1 et f ′ (1) = . Or, pour tout réel x,
2 2
Ç å
1 4x7 1 − x8
g ′ (x) = 2x √ + x2 − √ = 2x √
1 + x8 (1 + x8 ) 1 + x8 (1 + x8 ) 1 + x8
et g ′ (1) = 0. Donc, f ′ (1) = 0.
G ′ (x)(x − 1) − G(x)
Dérivée. Variations Pour x 6= 1, f ′ (x) = .
(x − 1)2
Sur R \ {1}, f ′ (x) est du signe de h(x) = G ′ (x)(x − 1) − G(x) dont la dérivée est
2x(x − 1) 1 − x8
′ ′′ ′ ′ ′
h (x) = G (x)(x − 1) + G (x) − G (x) = (x − 1)g (x) = √ .
(1 + x8 ) 1 + x8
Pour tout réel x, h ′ (x) est du signe de 2x(x − 1)(1 − x8 ) ou encore du signe de −2x(1 + x)(x − 1)2 . h est donc décroissante
sur ] − ∞, −1] et sur [0, +∞[ et croissante sur [−1, 0].
1 1
Maintenant, quand x tend vers +∞ (ou −∞), G ′ (x)(x − 1) = g(x)(x − 1) ∼ x 2 = et donc G ′ (x)(x − 1) tend vers 0.
x x
Ensuite, pour x > 1
Zx 2
t 1
0 6 G(x) 6 √ dt = 1 − 6 1,
1 t 8 x
Zx Z1
−x2 t2 −x2 2
|1 − 2xf(x)| = 1 − 2xe e dt − 2xe et dt
1 0
Z1Zx t2
−x2 e −x2
−x2 2
= 1 − 1 + exe + xe 2
dt − 2xe et dt
1 t 0
Z x t2 Z1
2 e 2 2 2
6 xe−x 2
dt + exe−x + 2xe−x et dt.
1 t 0
Les deux derniers termes tendent vers 0 quand x tend vers +∞ d’après un théorème de croissances comparées. Il reste le
premier. Pour x > 2,
Zx 2 Z x−1 2 Zx 2
−x2 et 2 et 2 et
0 6 xe dt = xe−x dt + xe−x dt
1 t2 1 t2 x−1 t
2
2 Zx
2 e(x−1) −x2 x2 1
6 xe−x × (x − 2) + xe e dt
12 x−1 t 2
1 1 1
Å ã
= x(x − 2)e−2x+1 + x − = x(x − 1)e−2x+1 + .
x−1 x x−1
Zx 2
et 2
Cette dernière expression tend vers 0 quand x tend vers +∞. On en déduit que xe−x 2
dt tend vers 0 quand x tend
1 t
1
vers +∞. Finalement, 1 − 2xf(x) tend vers 0 quand x tend vers +∞, ou encore, f(x) ∼ .
x→+∞ 2x
2 2 Zx
ex ex 2
4) Pour x > 0, g(x) = (1 − 2xf(x)) = − et dt puis,
2x 2x 0
2 2
2 ex 2 ex
g ′ (x) = ex − 2
− ex = − 2 < 0.
2x 2x
ÇZ t å2 ÇZ t å ÇZ t å
2 ′ ′2
f (t) = f (u) du 6 f (u) du 1 du (d’après l’inégalité de Cauchy-Schwarz)
0 0 0
Zt Z1
′2 2
=t f (u) du 6 t f ′ (u) du,
0 0
Pour x réel donné, la fonction t 7→ |t − x|f(t) est continue sur [a, b] et donc F(x) existe.
Zb Zb Zb
Pour x 6 a, F(x) = (t − x)f(t) dt = −x f(t) dt + tf(t) dt. F est donc de classe C1 sur ] − ∞, a] en tant que fonction
a Zb a aZ
b
′ ′
affine et, pour x < a, F (x) = − f(t) dt et Fg (a) = − f(t) dt.
a a
Zb Zb
De même, pour x > b, F(x) = x f(t)dt − tf(t) dt. F est donc de classe C1 sur [b, +∞[ en tant que fonction affine et,
Zb a Z ba
pour x > b, F ′ (x) = f(t) dt et Fd′ (b) = f(t) dt.
a a
Enfin, si a 6 x 6 b,
Zx Zb ÇZ x Zb å Zx Zb
F(x) = (x − t)f(t) dt + (t − x)f(t) dt = x f(t) dt − f(t) dt − tf(t) dt + tf(t) dt.
a x a x a x
Puisque les fonctions t 7→ f(t) et t 7→ tf(t) sont continues sur [a, b], F est de classe C1 sur [a, b] et, pour a 6 x 6 b,
Zx Zb
′
F (x) = f(t) dt − f(t) dt + x(f(x) − (−f(x))) − xf(x) − xf(x)
a x
Zx Zb
= f(t)dt − f(t) dt.
a x
Zb Zb
et en particulier, Fd′ (a) = − f(t) dt = Fg′ (a) et Fg′ (b) = f(t) dt = Fd′ (b).
a a
F est continue ] − ∞, a], [a, b] et [b, +∞[ et donc sur R. F est de classe C1 sur ] − ∞, a], [a, b] et [b, +∞[. De plus,
Fg′ (a) = Fd′ (a) et Fg′ (b) = Fd′ (b). F est donc de classe C1 sur R.
Exercice no 11
Puisque f est continue et strictement croissante sur [0, a], f réalise une bijection de [0, a] sur f([0, a]) = [0, f(a)].
Zx Zy
Soit x ∈ [0, a]. Pour y ∈ [0, f(a)], posons g(y) = f(t) dt + f−1 (t) dt − xy. Puisque f est continue sur [0, a], on sait
0 Zy 0
que f−1 est continue sur [0, f(a)] et donc la fonction y 7→ f−1 (t) dt est définie et de classe C1 sur [0, f(a)]. Donc g est
0
de classe C1 sur [0, f(a)] et pour y ∈ [0, f(a)], g ′ (y) = f−1 (y) − x.
de classe C1 sur [0, f(a)]. On en déduit que x 7→ f−1 (t) dt est de classe C1 sur [0, a]. Il en est de même de h et pour
0
x ∈ [0, a],
ÇZ 1 å ÇZ 1 å ÇZ 1 » 2 å ÇZ 1 » 2 å
f(t) dt g(t) dt = f(t) dt g(t) dt
0 0 0 0
ÇZ 1 » » å2 ÇZ 1 å2
> f(t) g(t) dt > 1 dt = 1.
0 0
Exercice no 14
h πi
Soit x ∈ [0, 1] ⊂ 0, . La formule de Taylor-Laplace à l’ordre 1 fournit
2
Zx
sin x = x − (x − t) sin t dt 6 x,
0
πi h
car pour t ∈ [0, x], (x − t) > 0 et pour t ∈ [0, x] ⊂ 0, , sin t > 0.
2
De même, la formule de Taylor-Laplace à l’ordre 3 fournit
Zx
x3 (x − t)3 x3
sin x = x − + sin t dt > x − .
6 0 6 6
x3
Donc, ∀x ∈ [0, 1], x − 6 sin x 6 x.
6
1
Soient alors n > 1 puis k ∈ J1, nK. On a 0 6 6 1 et donc
(n + k)2
1 1 1 1
Å ã
− 6 sin 6 ,
(n + k)2 6(n + k)6 (n + k)2 (n + k)2
puis en sommant
n
X n n n
1 1X 1 X 1 X 1
− 6 sin 6 .
(n + k)2 6 (n + k)6 (n + k)2 (n + k)2
k=1 k=1 k=1 k=1
1 1 1 1 1
Å ã Å Å ãã
On en déduit que 2n 2
− 6
= 2n + o = 1+o(1) et que 2n = 1+o(1).
(n + k) 6(n + k) n→+∞ 2n n n→+∞ (n + k)2 n→+∞
n
X 1
Mais alors, d’après le théorème des gendarmes, 2n sin tend vers 1 quand n tend vers +∞, ou encore
(n + k)2
k=1
n
X 1 1
sin ∼ .
(n + k)2 n→+∞ 2n
k=1
Exercice no 15
1ère solution. Soit n ∈ N∗ . Comme dans l’exercice précédent, la formule de Taylor-Laplace fournit pour tout réel x
x3
de [0, 1], x − 6 sin x 6 x. Donc,
6
n n n n
X k 1 X k3 X k X k
− 6 sin 6 .
n2 6 n6 n2 n2
k=1 k=1 k=1 k=1
n
X k n(n + 1) 1 1
= = + et d’autre part,
n2 2n2 2 2n
k=1
n
X k3 n3 1
06 6
6 n× 6 = 2.
n n n
k=1
n
X
1 1 1 k 1 1
Donc, + − 6 sin 6 + puis
2 2n n2 n2 2 2n
k=1
n
!
1 X k 1 1
− 6n sin 2 − − 6 0.
n n 2 2n
k=1
n
!
X k 1 1
Le théorème des gendarmes montre que lim n sin 2 − − = 0 ou encore
n→+∞ n 2 2n
k=1
Xn
k 1 1 1
Å ã
sin 2 = + = o .
n n→+∞ 2 2n n→+∞ n
k=1
1 n+1 1
Ö è
n n sin sin sin
!
ni/n2
Ç å
X k X 1−e 2
sin 2 = Im eik/n
2
= Im ei/n
2
= Im
n 1
ei(1+ 2 − 2 )/n
2
2n = 2n 2n
n 1 − ei/n2 1 1
k=1 k=1 sin 2 sin 2
2n 2n
1 1 1 1 1
Å Å ãã Å Å ãã
+ 2 +o 2
+ o
2n 2n n 2n n2
=
1 1
Å ã
n→+∞
+o
2n2 n3
Å ãã−1
1 1 1 1 1 1 1 1 1
Å Å ãã Å Å ãã Å Å Å ãã Å Å ãã
= 1+ +o +o 1+o = + +o 1+o
n→+∞ n n 2 n n n→+∞ 2 n n n
Å ã
1 1 1
= + +o .
n→+∞ 2 2n n
Zπ Zπ Zπ Zπ Zπ
n sin x −x sin x −x sin x π π2
sin x dx =
dx − dx 6 dx 6 dx = .
0 x+n 0 0 x+n 0 x+n 0 0+n n
Zπ Zπ
π2 n sin x
Or, tend vers 0 quand n tend vers +∞, et donc dx tend vers sin x dx = 2 quand n tend vers +∞.
n 0 x+n 0
Exercice no 17
1
Pour t ∈ R, posons g(t) = √ . g est continue sur R (car pour tout réel t, t4 + t2 + 1 > 0) et admet donc des
t4 + t2 + 1
primitives sur R. Soit G une primitive de g sur R.
Définition, dérivabilité, dérivée.
Puisque g est continue sur R, F est définie sur R et pour tout réel x, F(x) = G(2x) − G(x). G est de classe C1 sur R et
donc F est de classe C1 sur R et pour tout réel x,
2 1
F ′ (x) = 2G ′ (2x) − G ′ (x) = 2g(2x) − g(x) = √ −√ .
16x4 2
+ 4x + 1 x + x2 + 1
4
Parité. Soit x ∈ R. En posant t = −u et donc dt = −du, on obtient, en notant que g est paire
Z −2x Z 2x Z 2x
F(−x) = g(t) dt = g(−u) × (−du) = − g(u) du = −F(x).
−x x x
2 1
Å ã Ä p p ä
sgn(F ′ (x)) = sgn √ −√ = sgn 2 x4 + x2 + 1 − 16x4 + 4x2 + 1
16x4 + 4x2 + 1 x4 + x2 + 1
= sgn 4(x + x + 1) − (16x + 4x2 + 1) (par croissance de t 7→ t2 sur R+ )
4 2 4
0
−4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4
−1
Exercice no 18
f est continue sur R et admet donc des primitives sur R. Soit F une primitive donnée de f sur R. Notons (∗) la relation :
f ′′ (y0 )
∀x ∈ R, f ′′ (x) − f(x) = 0.
f(y0 )
On a montré que si f est solution du problème, il existe un réel λ tel que f est solution de l’équation différentielle y ′′ −λy = 0
(E).
√
• si λ > 0, en posant k = λ, (E) s’écrit y ′′ − k2 y = 0. Les solutions de (E) sont les fonctions de la forme
x 7→ A sh(kx) + B ch(kx), (A, B) ∈ R2 et les solutions impaires de (E) sont les fonctions de la forme x 7→ A sh(kx), A ∈ R.
Réciproquement, soit k un réel strictement positif. Pour A ∈ R∗ (on sait que la fonction nulle est solution) et x ∈ R,
posons f(x) = A sh(kx). Alors
Z x+y
A 2A 2
f(t) dt = (ch(k(x + y)) − ch(k(x − y))) = sh(kx) sh(ky) = f(x)f(y).
x−y k k kA
2 2
f est solution si et seulement si = 1 ou encore A = .
kA k
√
• si λ < 0, en posant k = −λ, (E) s’écrit y ′′ + k2 y = 0. Les solutions de (E) sont les fonctions de la forme
x 7→ A sin(kx) + B cos(kx), (A, B) ∈ R2 et les solutions impaires de (E) sont les fonctions de la forme x 7→ A sin(kx), A ∈ R.
Réciproquement, soit k un réel strictement positif. Pour A ∈ R∗ et x ∈ R, posons f(x) = A sin(kx). Alors
Z x+y
A 2A 2
f(t) dt = (cos(k(x − y)) − cos(k(x + y))) = sin(kx) sin(ky) = f(x)f(y).
x−y k k kA
2 2
f est solution si et seulement si = 1 ou encore A = .
kA k
• si λ = 0, (E) s’écrit y ′′ = 0. Les solutions de (E) sont les fonctions affines et les solutions impaires de (E) sont les
fonctions de la forme x 7→ Ax, A ∈ R. Réciproquement, si f(x) = Ax
Z x+y
A 2
f(t) dt = ((x + y)2 − (x − y)2 ) = 2Axy = f(x)f(y),
x−y 2 A
et f est solution si et seulement si A = 2.
1 (b − a)2
Å ã
a+b b−a ′
F − F(a) − F (a) 6 sup{|F ′′ (x)|, x ∈ [a, b]}.
2 2 2 4
Mais F ′ (a) = f(a) = 0 et F ′′ = f ′ . Donc,
a+b 1 (b − a)2
Å ã
F − F(b) 6 M .
2 2 4
Mais alors,
Zb Å ã Å ã
a+b a+b
f(t) dt = |F(b) − F(a)| 6 F(b) − F + F − F(a)
a 2 2
1 (b − a)2 1 (b − a)2 (b − a)2
6 M + M =M .
2 4 2 4 4
Exercice no 20
Z1
Si f(t) dt > 0,
0
Z1 Z1 Z1 Z1 Z1
f(t) dt = |f(t)| dt ⇔ f(t) dt = |f(t)| dt ⇔ (|f(t)| − f(t)) dt = 0
0 0 0 0 0
Variations. Si x > 1, x − 1 > 0 et ln x > 0 et si 0 < x < 1, x − 1 < 0 et ln x < 0. Dans tous les cas (0 < x < 1, x = 1,
x > 1) F ′ (x) > 0. F est strictement croissante sur ]0, +∞[.
Etude en +∞. On a vu que ∀x > 1, F(x) > x ln 2 et donc lim F(x) = +∞. Plus précisément, pour x > 1,
x→+∞
Z x2
F(x) 1 1 x2 − x x−1
= dt > = .
x x x ln t x ln x ln x
x−1 F(x)
Comme tend vers +∞ quand x tend vers +∞ d’après un théorème de croissances comparées, on en déduit que
ln x x
tend vers +∞ quand x tend vers +∞ et donc que la courbe représentative de F admet en +∞ une branche parabolique
de direction (Oy).
1 1 1
Etude en 0. Pour x ∈]0, 1[ et t ∈ [x2 , x], on a 2 ln x = ln(x2 ) 6 ln t 6 ln x < 0 et donc 6 6 , puis
Zx ln x ln t 2 ln x
1 1 1
(x − x2 ) 6 dt 6 (x − x2 ) et finalement,
ln x x2 ln t 2 ln x
x − x2 x − x2
∀x ∈]0, 1[, 6 F(x) 6 .
−2 ln x − ln x
F(x) − F(0) F(x)
On obtient déjà lim F(x) = 0. On peut prolonger F par continuité en 0 en posant F(0) = 0. Ensuite, =
x→0 x−0 x
1−x 1−x
est compris entre et . Comme ces deux expressions tendent vers 0 quand x tend vers 0, on en déduit que
−2 ln x − ln x
F(x) − F(0)
tend vers 0 quand x tend vers 0. F est donc dérivable en 0 et F ′ (0) = 0.
x−0
Graphe.
0 1 2 3
Exercice no 22
1) f est continue sur R∗ en tant que quotient de fonctions continues sur R∗ dont le dénominateur ne s’annule pas sur R∗ .
t2
D’autre part, f(t) ∼ = t et lim f(t) = 0 = f(0). Ainsi, f est continue en 0 et donc sur R.
x→0 t t→0, t6=0
2) f est continue sur R et donc F est définie et de classe C1 sur R. De plus, F ′ = f est positive sur [0, +∞[, de sorte que F
est croissante sur [0, +∞[. On en déduit que F admet en +∞ une limite dans ] − ∞, +∞].
t2
Vérifions alors que F est majorée sur R. On constate que t2 × tend vers 0 quand t tend vers +∞, d’après un
et − 1
t2
théorème de croissances comparées. Par suite, il existe un réel A > 0 tel que pour t > A, 0 6 t2 × t 6 1 ou encore
e −1
1
0 6 f(t) 6 2 . Pour x > A, on a alors
t
ZA Zx ZA Zx
t2 1
F(x) = f(t) dt +t
dt 6 f(t) dt + 2
dt
0 A e −1 0 A t
ZA ZA
1 1 1
= f(t) dt + − 6 f(t) dt + .
0 A x 0 A
ZA
1
F est croissante et majorée par f(t) dt + et donc a une limite réelle ℓ quand n tend vers +∞.
0 A
∗
Soit n ∈ N . Pour t ∈]0, +∞[,
n−1 n
!
1 X (e−t )
2 −t −t k
= t2 e−t
f(t) = t e e +
1 − e−t 1 − e−t
k=0
n−1
X n
t2 e−t −nt X 2 −kt
= t2 e−(k+1)t + e = t e + fn (t) (∗),
1 − e−t
k=0 k=1
2 −t
t e
où fn (t) = e−nt pour t > 0. En posant de plus fn (0) = 0, d’une part, fn est continue sur [0, +∞[ et d’autre part,
1 − e−t
l’égalité (∗) reste vraie quand t = 0. En intégrant, on obtient
n Zx
X Zx
∀x ∈ [0, +∞[, ∀n ∈ N∗ , F(x) = t2 e−kt dt + fn (t) dt (∗∗).
k=1 0 0
Zx òx Z òx Z
1 2 x −kt 1 2 1 1 x −kt
ï Åï ã
t2 e−kt dt = − t2 e−kt + te dt = − x2 e−kx + − te−kt + e dt
0 k 0 k 0 k k k 0 k 0
1 2 −kx 2 −kx 2 −kx 2
=− x e − 2 xe − 3e + 3.
k k k k
Par passage à la limite quand x tend vers +∞ puis quand n tend vers +∞ dans (∗ ∗ ∗), on obtient enfin
ÇZ x å n
!
t2 X 1
lim t
dt = 2 lim .
x→+∞ 0 e −1 n→+∞ k3
k=1