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Integrales de Fresnel Fiche

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Yassine El Bouadi
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Les intégrales de Fresnel

On pose
Z +∞ Z +∞ Z +∞
e(it ) dt.
2
cos t2 dt, J = sin t2 dt et K =
 
I=
0 0 0
Z +∞ √
2 π
On suppose connue la valeur de l’intégrale de Gauss : e−x dx = .
0 2
Z +∞
eiu
1) Convergence de l’intégrale √ du.
0 u
iu
e eiu 1 1
• La fonction u 7→ √ est continue sur ]0, 1]. De plus, pour tout u ∈]0, 1], √ = 1 . Puisque < 1, la fonction
u u u2 2
Z 1 iu
1 eiu e
u 7→ 1 est intégrable sur ]0, 1] et donc la fonction u 7→ √ est intégrable sur ]0, 1]. Ainsi, l’intégrale √ du est une
u 2 u 0 u
intégrale convergente.
1
• Soit A > 1. Les deux fonctions u 7→ −ieiu et u 7→ √ sont de classe C1 sur le segment [1, A]. On peut donc effectuer
u
une intégration par parties qui fournit
ZA A Z A iu Z
eiu ieiA i A eiu

1 ie
√ du = −ieiu × √ − 3 du = − √ + iei
− du (∗).
1 u u 1 1 2u 2 A 2 1 u 32
ieiA 1 1 ieiA
Ensuite, pour A > 1, − √ = √ . Puisque lim √ = 0, on en déduit que lim − √ = 0. En particulier, la
A A A→+∞ A A→+∞ A
ieiA
fonction A 7→ − √ converge en +∞.
 A Z +∞ iu Z A iu
eiu

1 3 e e
3 = O 3 . Puisque > 1, l’intégrale 3 du ou encore la fonction A 7→ 3 du converge en +∞.
u 2 u→+∞ u 2 2 1 u 2 1 u2
Z +∞ iu
e
L’égalité (∗) montre alors que l’intégrale √ du puis que
1 u
Z +∞ iu
e
l’intégrale √ du est convergente.
0 u

2) Existence de I, J et K.
2 √
La fonction t 7→ eit est continue sur [0, +∞[. La fonction u 7→ u√= t est de classe C1 sur ]0, +∞[, strictement
croissante sur ]0, +∞[, bijective de [0, +∞[ sur lui-même. En posant t = u, on obtient la convergence de l’intégrale K et
Z +∞ iu Z +∞
e
e(it ) dt.
2
√ du = 2
0 u 0

On en déduit encore la convergence des intégrales I = Re(K) et J = Im(K).


Z +∞ Z +∞ Z +∞
e(it ) dt sont convergentes.
2
cos t2 dt, J = sin t2 dt et K =
 
Les intégrales I =
0 0 0

3) Calcul de K, I et J.
Z +∞
e−x (t +i)
2 2

a) Définition et continuité de x 7→ dt.


0 t2 + i
Z +∞
e−x (t +i)
2 2

Pour tout réel x, on pose F(x) = dt. On pose également f : R × [0, +∞[ → R de sorte
0 t2 + i −x2 (t2 +i)
e
(x, t) 7→
Z +∞ t2 + i
que pour tout (x, t) ∈ R × [0, +∞[, F(x) = f(x, t) dt.
0

http ://[Link] 1 © Jean-Louis Rouget, 2022. Tous droits réservés.


• Pour tout x ∈ R, la fonction t 7→ f(x, t) est continue par morceaux sur [0, +∞[.
• Pour tout t ∈ [0, +∞[, la fonction x 7→ f(x, t) est continue par morceaux sur R.
• Pour tout (x, t) ∈ R × [0, +∞[,
2 2
t −ix2
e−x e−x t
2 2
1
|f(x, t)| = = √ 6 √ = ϕ0 (t).
|t2 + i| 4
t +1 4
t +1
1
De plus, ϕ0 est continue par morceaux, positive et intégrable sur [0, +∞[ car ϕ0 est dominée par en +∞.
t2
D’après le théorème de continuité des intégrales à paramètre, la fonction F est définie et continue sur R.
Z +∞ −x2 (t2 +i)
e
b) Dérivation de x 7→ dt.
0 t2 + i
• Soient a et A deux réels tels que 0 < a < A. Pour tout x ∈ [a, A], la fonction t 7→ f(x, t) est continue par morceaux et
intégrable sur [0, +∞[ d’après a).
• f admet sur [a, A] × [0, +∞[ une dérivée par rapport à sa première variable x définie par
∂f
(x, t) = −2xe−x (t +i) .
2 2
∀(x, t) ∈ [a, A] × [0, +∞[,
∂x
De plus,
∂f
- pour tout x ∈ [a, A], la fonction t 7→ (x, t) est continue par morceaux sur [0, +∞[,
∂x
∂f
- pour tout t ∈ [0, +∞[, la fonction x 7→ (x, t) est continue sur [a, A],
∂x
- pour tout (x, t) ∈ [a, A] × [0, +∞[,

∂f 2 2 2 2 2 2 2
(x, t) = 2x e−x t −it = 2xe−x t 6 2Ae−a t = ϕ1 (t)
∂x
1
où ϕ1 est continue par morceaux, positive et intégrable sur [0, +∞[ car ϕ1 est négligeable devant 2 en +∞ d’après
t
un théorème de croissances comparées.
D’après le théorème de dérivation des intégrales à paramètres, F est de classe C1 sur [a, A] et sa dérivée s’obtient par
dérivation sous le signe somme. Ceci étant vrai pour tout (a, A) ∈ R2 tel que 0 < a < A, on a montré que F est de classe
C1 sur ]0, +∞[ et que
Z +∞
−2xe−x (t +i) dt.
2 2
∀x > 0, F ′ (x) =
0
Z +∞ Z +∞ 2
′ −ix2 −(xt)2 −ix2 2e−ix−u2
Ensuite, pour x > 0, F (x) = −2e e xdt = −2e e du = − √ . On note alors que
0 0 π
2
F ∈ C0 ([0, +∞[, C) ∩ C1 (]0, +∞[, C) et de plus, F ′ a une limite dans C quand x tend vers 0, à savoir − √ .
π
D’après le théorème de la limite de la dérivée, F est de classe C1 sur [0, +∞[ et
2
′ 2e−ix
∀x > 0, F (x) = − √ .
π
c) Une autre intégrale égale à K.
Z +∞
2
e−ix dx = K existe puis
0
Z Z +∞
2 +∞ −ix2
−√ e dx = F ′ (x) = lim F(x) − F(0) (∗∗).
π 0 0 x→+∞

Pour x > 0,

Z +∞ e−x2 t2 −it2 Z +∞ 2 Z +∞ Z +∞ √
e−(xt) −(xt)2 −u2 du π
|F(x)| 6 dt = √ dt 6 e dt = e = .
0 |t2 + i| 0 t4 + 1 0 0 x 2x

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√ Z +∞
π dt
Puisque lim = 0, le théorème des gendarmes montre que lim F(x) = 0. D’autre part, F(0) = . L’égalité
x→+∞ 2x
Z +∞
x→+∞ 0 t2+i
2 2
(∗∗) fournit alors − √ e−ix dx = −F(0) puis
π 0
Z +∞ √ Z +∞
2 π dt
e−ix dx = 2+i
.
0 2 0 t
Z +∞
dt
d) Calcul de 2
puis de I, J et K.
0 t +i
Z +∞ Z +∞ Z +∞ 2
t2 − i

dt t −i 1
2
= 2 2
dt = 4
dt. Le changement de variables u = fournit
0 t +i 0 (t + i) (t − i) 0 t +1 t
Z +∞ Z0 Z +∞ 2 Z +∞ 2
dt 1 du u t
= ×− 2 = du = dt
0 t 4+1
+∞ 1 + 1 u 0 u 4+1
0 t 4+1

u4
Z +∞ Z +∞
dt dt
et donc 2+i
= (1 − i) 4+1
(∗ ∗ ∗). Ensuite,
0 t 0 t
Z +∞ Z +∞ Z +∞ Z +∞ 2
dt 1 t2 t +1
2 4+1
= 4+1
dt + 4+1
dt = 4+1
dt.
0 t 0 t 0 t 0 t
De plus, pour tout réel t,

t2 + 1 t2 + 1 t2 + 1 t2 + 1
= = √ 2 =  √  √ 
t4 + 1 t4 + 2t2 + 1 − 2t2 2 t2 + 2t + 1 t2 − 2t + 1
(t2 + 1) − 2t

2
√  
2
√ 
1 t + 2t + 1 + t − 2t + 1
 
1 1 1
=  √   √  = √ + √
2 t2 + 2t + 1 t2 − 2t + 1 2 t2 + 2t + 1 t2 − 2t + 1
 

1 1 1 
= 2 + 
 
2  2  2 
2

1 1 1 1 
t+ √ + √ t− √ + √
2 2 2 2
On en déduit que

 
Z +∞ Z +∞ 
dt 1 1 1 
= 2 +  2  dt
 
2  2 
t4 + 1 4

0 0  1 1 1 1 
t+ √ + √ t− √ + √
2 2 2 2
√ h
2  √   √ i +∞
= Arctan 2t + 1 + Arctan 2t − 1
√4  √ 0
2 π π   π π  π 2 π
= + − − = = √ .
4 2 2 4 4 4 2 2
Z +∞
2 π π
Mais alors (∗ ∗ ∗) fournit e−ix dx = √ (1 − i) puis par conjugaison K = √ (1 + i) et enfin, par passage aux
0 2 2 2 2
π
parties réelles et imaginaires, I = J = √ .
2 2
Z +∞ Z +∞ Z +∞
( it2 ) π 2 π
sin t2 dt = √ .
 
e dt = √ (1 + i) et cos t dt =
0 2 2 0 0 2 2

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