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Principes fondamentaux de la comptabilité

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Comptabilité

Chapitre 1 :
Introduction
○ Rapports internes : produit des rapports à usage interne qui vont aider le management
à prendre des décisions quant à la gestion de l’entreprise.
• Uniquement dans les grandes entreprises
• Souvent confidentiel
• Cette forme de comptabilité n’est pas régulée, il n’y a aucune loi pour la gérer

○ États financiers : bilan, compte de résultats…Doit être compréhensible pour tous les
interlocuteurs (banquier, actionnaire...) → ils ne regardent pas la même chose.

Les principes de quantification ou de mesure


1. Le principe de monétarisation : tous les faits comptables sont exprimés en unité
monétaires → évaluer la valeur d’objets différents avec une unité de mesure commune
• Exclut des phénomènes du champ de la représentation comptable
○ Certaines dimensions sociales, écologiques ou sociétales
« L’immatériel n’est que partiellement appréhendé par la comptabilité »
• Nominalisme : la stabilité de l’unité monétaire dans le temps
○ En période de forte inflation l’hypothèse est mise à mal
→ Réajustements (p.ex. une réévaluation d’une immobilisation incorporelle)
• L’existence de différentes monnaies → tenir compte du taux de change

2. Le principe des coûts historiques


○ Différents critères de valorisation pour déterminer la valeur des avoirs d’une entité
→ Le coût historique = coût d’acquisition ou de production (en unité monétaire)
→ Données clairement indentifiables et précisément mesurables (preuves)
○ Correctifs
• Amortissement des biens pour enregistrer la diminution de valeur
• Revaloriser certaines catégories d’actifs
« Ce principe est une composante essentielle du principe de prudence »

3. Le principe de prudence
○ Inspirer la confiance dans les comptes publiés par l’entreprise
• Prendre en compte immédiatement les diminutions de valeurs probables
• Les augmentations de valeur sont comptabilisées une fois réalisées
→ Evite la surestimation de valeur du patrimoine → Sous-estimation possible
○ Une approche juridique plutôt qu’économique (créanciers pendant saisie)
« L’enregistrement des charges simplement probables, mais non des produits incertains »

4. La remise en cause du modèle traditionnel


○ Deuxième critère d’évaluation introduit par les normes comptables internationales
→ La juste valeur
« Le prix qui serait reçu pour la vente d’un actif ou payé pour le transfert d’un passif lors
d’une transaction normale entre des participants de marché à la date d’évaluation »

1
Les principes d’observation
= permettent de déterminer le périmètre spatial et temporel de la représentation comptable
1. Le principe de l’entité
○ Chaque entreprise est considérée comme une entité distincte de ses propriétaires,
membres ou partenaires économiques.
Entreprise sous forme Entreprise individuelle Organisation non-
sociétaire marchande
○ Personnalité juridique ○ Isoler le patrimoine et les ○ Mêmes principes de
distincte des propriétaires résultats professionnels de séparation qu’une société
○ États financiers présentent l’entrepreneur. personnalisée.
une image indépendante.

2. Le principe de découpage du temps


○ Mesurer la performance économique de l’entreprise → exercice comptable d’un an
→ Parfois différent, l’année de création ou en cas de modification de date de clôture
○ Découpage arbitraire coïncide pas avec le profil temporel des activités en cours
→ Imposé par les contraintes du droit fiscal et des sociétés → Périodicité annuelle dans
les rapports communiqués au fisc (et actionnaires)
○ Les produits et les charges sont comptabilisés au fur et à mesure qu’ils sont acquis où
qu’elles sont engagées → Pose problème pour certains secteurs ou la commande s’étend
sur plusieurs exercices comptables → Quand enregistrer le produit ?

3. Le principe de continuité d’exploitation ou d’activité


○ L’entreprise ne place pas ses valeurs actives et passives en valeurs de liquidation quand
elles sont portées au bilan → Elle est dans l’optique où la pérennité de l’entité s’étend
au-delà de l’exercice écoulé et de celui qui vient.
○ Entité non-marchande : évaluation d’actifs et de passifs en perspective de liquidation
en cas de suppression annoncée de subsides d’exploitation.
« L’entité doit être capable de générer assez de ressources pour financer son activité future »

2
Chapitre 2 :
Le bilan (balance sheet)
○ Le bilan : une photographie instantanée du patrimoine « monnayable » de l’entreprise, qui
représente sa valeur à une date précise.
• Influencé par les dettes d’une part et les créances et biens d’autre part.
• Porte sur le passé et n’appréhende pas pleinement le risque de l’entité

○ Généralement présente comme un tableau à deux colonnes (ressources – utilisations)


• Côté droit : passif, l’ensemble des ressources mises à disposition
• Côté gauche : actif, valeur comptable des utilisations de fonds effectués

L’actif
1. Immobilisations qui permettent à l’entité d’exercer son activité principale
→ Brevets, bâtiments…
2. Droits de créance détenus sur des clients ou sur les pouvoirs publics
3. Marchandises ou produits finis destinés à être vendus
→ stocks de matières premières, produits finis…
4. Valeurs disponibles → avoirs monétaires détenus en caisse ou sur un compte

Passif
1. Les dettes → l’ensemble des sommes qui doivent être payés à des tiers
2. Les capitaux propres : valeur comptable des droits de propriété des associés ou actionnaires
« Actifs – dettes »
« Capital apporté par fondateurs + bénéfice – pertes »

○ Exemples de mouvements sur l’actif et le passif sans influence sur le résultat


• L’augmentation d’un actif compensé par la diminution d’un autre compte d’actif
• L’augmentation d’un actif compensé par l’augmentation d’un compte de passif

Le compte de résultats
○ Compte de résultats : assure la traduction en langage codé de l’évolution des activités de
l’entité – indépendamment de leur date d’encaissement ou de paiement.
Une sorte de film d’une partie de la vie de l’entité (dynamique, retraçant les flux).
1. Éléments qui influencent négativement la valeur de l’entité → charges
2. Éléments qui influencent positivement la valeur de l’entité → produits

○ Le résultat : la différence entre les produits et les charges (ressource additionnelle)


→ Le bénéfice influence le bilan (les capitaux propres) et figure au passif

Comptabilité d’engagement Comptabilité de caisse


○ Une vente est comptabilisée dès que la ○ Une vente est comptabilisée dès le
créance de prix naît. paiement du client.
○ Un actif à durée d’utilisation limitée ○ Un actif à durée d’utilisation limitée sera
deviendra une charge via les considérée comme une dépense.
amortissements (durant son utilisation)
→ Il existe un décalage temporel d’enregistrement des opérations
→ Le décalage éventuel ne modifie pas le résultat
→ Les deux méthodes diffèrent par le moment où tout est comptabilisé

3
Chapitre 3 :
La comptabilité à partie double appliquée aux éléments du bilan
○ Toute inscription d’un montant dans un compte est enregistrée pour un même montant dans
un autre compte.
« Toute transaction affectant un élément quelconque du bilan (actif ou passif) est
nécessairement accompagné d’un mouvement inverse et de même importance sur un
plusieurs éléments du bilan de façon à maintenir en permanence l’égalité comptable
fondamentale » actif = passif

○ Il existe quatre opérations entre l’actif et le passif → sans effet sur le résultat dégagé par
l’entreprise → peu fréquent : souvent une implication des comptes de résultats

Débit Crédit
○ Augmentation d’un actif / d’une charge ○ Augmentation d’un passif / d’un produit
○ Diminution d’un passif / d’un produit ○ Diminution d’un actif / d’une charge
→ Débiter un compte = porter le montant → Créditer un compte = porter le montant
au débit du compte (colonne gauche). au crédit du compte (colonne droite).
→ Solde : représente le montant d’un compte à un moment donné (débit – crédit)

○ Comptes réciproques : deux comptes présentant un solde de même montant mais débiteur
dans la comptabilité d’une entité et créditeur dans la comptabilité d’une autre.
→ A condition d’utiliser les mêmes règles d’évaluation et unités monétaires

Comptabilité à partie double étendue aux éléments du résultat


○ Comptes de charges : enregistrent les charges engagées ou subies, en vue de produire
○ Comptes de produits : enregistrent les produits ou revenus obtenus
→ Ces comptes enregistrent des transactions en non pas des transformations de valeurs

Synthèse
« Produits – Charges = Résultat de l’exercice »
« ∆ (Actifs – Passifs) = Résultat de l’exercice »
○ Les comptes de bilan sont réversibles → les comptes de gestion pas
→ Une créance → Une charge de personnel

○ Les différentes applications (voir exercices TP)


+ L’équilibre du bilan pourrait être temporairement rompu

○ Plan comptable : fixe une nomenclature très étendue des comptes susceptibles d’être utilisés
par les entreprises. Premier chiffre du numéro de compte = la classe à laquelle du compte
→ Harmonisation et présentation de comptes annuels de manière uniformisée
1. Comptes de capitaux permanents → pas d’échéance de remboursement
2. Comptes d’immobilisations et créances à long terme
3. Comptes de stocks → pas mouvementées en cours d’exercices
4. Comptes de tiers (dettes et créances à court terme) → éléments d’actifs et de passifs
5. Comptes financiers
6. Comptes de charges (achats, amortissements…)
7. Comptes de produits (ventes, produits financiers…)
+ 8 et 9 d’autres imputations analytiques + classe 0 = droits et engagements hors bilan

4
Chapitre 4 :
Principes
○ L’organisation comptable repose sur des pièces justificatives et des livres
→ Deux livres en cours d’exercice comptable : le livre-journal et le grand-livre
→ Un livre supplémentaire à la clôture de l’exercice

Le livre-journal
○ Livre-journal : livre ou fichier ou sont enregistrées les transactions opération après
opération dans l’ordre chronologique (de manière comptable).
→ Retrouver facilement des opérations grâce à la chronologie
→ Dans la réalité : divers journaux se substituent souvent à un journal unique (auxiliaires)

Le grand-livre
○ Le grand-livre : regroupe l’ensemble des comptes de l’entité
→ Utilisé pour classer et récapituler les transactions et préparer les états financiers
○ Chaque opération du livre-journal est reportée au grand-livre dans chacun des comptes
mentionnés dans l’écriture au livre-journal.
« Permet de calculer aisément le solde de chaque compte »
○ Balance des comptes : reprend les soldes à une date déterminée de l’ensemble des
comptes du grand-livre.

Le livre d’inventaire
1. L’inventaire proprement-dit : le relevé de tous les avoirs, droits, dettes, obligations et
engagements de toute nature.
2. Les règles d’évaluation : les règles propres à l’entité qui permettent de convertir les
éléments en unités monétaires et estimer la valeur de ces éléments.
3. Le bilan, le compte de résultats et leurs annexes.

Méthodologie du traitement comptable d’une transaction


• Recherche des conséquences de cette diminution
• Identification des comptes concernés
• Enregistrement au livre-journal
• Transcription au grand-livre

5
Chapitre 5 : le cadre normatif en Belgique et en Europe
Le droit comptable Belge
○ Depuis 1975 s’est constitué en Belgique un droit comptable fort développé en totale avec la
quasi-absence, dans la situation antérieure, de dispositions légales relatives à la comptabilité
et aux comptes annuels des entreprises.

Sources législatives
○ Développement dans un cadre fixé par une loi
▪ Relative à la comptabilité et aux comptes annuels des entreprises
▪ S’est limité à fixer les orientations générales et définir les principes essentiels
▪ Pouvoir au Gouvernement d’arrêter les modalités d’application (nombreux domaines)
○ Règles détaillées concernant les comptes annuels (forme, contenu…)
○ Instauration d’un régime comptable fortement inspiré de celui des sociétés pour le monde
des organisations non-marchandes.
→ Seule exception : les très petites entreprises Vient par après
○ La promulgation d’un plan comptable minimum normalisé
▪ Avec sa variante pour les grandes associations

Règles d’évaluation
○ Dresser, au minimum annuellement, un inventaire complet
▪ L’entreprise établit en quantités et valeurs tous les éléments de la situation financière
▪ Règles communes → sauf certaines catégories du secteur financier : les banques…
→ Et les très petites entreprises
○ Certaines adaptations nécessaires pour les grandes associations
▪ Comptabilisation des dons et legs
▪ Exclusion de certaines règles d’évaluation (fusion, scission)
▪ Amortissement immo constante → Charge des coûts d’entretien et de remplacement
○ Entité liée : par rapport à une association, composée en majorité des mêmes personnes…

Commission des normes comptables


○ Deux missions :
1. Donner tout avis au Gouvernement / Parlement à la demande ou d’initiative
2. Développer la doctrine comptable et formuler les principes d’une comptabilité
régulière par la voie d’avis ou recommandations.
○ A formulé de nombreux avis et recommandations
▪ Pas valeur de disposition légale
▪ Pas contraignants
→ Une entité peut s’en écarter (amélioration image fidèle des comptes) + justification

6
L’harmonisation comptable européenne et mondiale
○ Les besoins, en termes d’information financière, ne sont pas sécables en fonction des
frontières nationales → Naissance d’une directive
→ Les états membres doivent atteindre certains objectifs en matière de comptes annuels des
sociétés régies par la directive. → Contenu et technique insuffisants

Les normes comptables internationales


○ Normes : constituent un ensemble de textes élaborés dans un premier temps par l’IASC,
dont l’objectif est de contribuer à l’uniformité des principes comptables.
→ Un règlement obligeant les entreprises européennes cotées à les utiliser pour leurs
comptes consolidées (des comptes de groupe)
○ Objectifs :
▪ Les normes doivent être porteuses d’une information financière de haute qualité,
transparente et comparable en vue d’aider dans la prise de décision.
▪ Promouvoir l’utilisation et l’application rigoureuse des normes
○ Les états financiers préparés selon les normes IAS/IFRS :
▪ Un bilan
▪ Un compte de résultats élargi
▪ Un état des variations des capitaux propres
▪ Un tableau des flux de trésorerie
▪ Des annexes composées d’un résumé des règles d’évaluation et d’autres informations

7
Chapitre 6 :
Introduction
○ Pour permettre l’élaboration des comptes annuels, les comptes du plan sont regroupés en
rubriques et en sous-rubriques.
→ Les sous-rubriques correspondent aux postes précédés par un chiffre arabe
→ Rubrique principale : postes précédés exclusivement d’un chiffre romain

○ Les schémas officiels belges classent les rubriques de l’actif :


• D’après leurs fonctions
• Par ordre de liquidité et de disponibilité croissante (de haut en bas)

○ Les schémas belges classent les rubriques du passif :


• D’après leur provenance
• Par ordre d’exigibilité croissante

○ Ils présentent le bilan après affectation du résultat d’exercice - après l’assemblée générale
→ Les actifs y sont présentés en valeurs nettes
→ Le bilan est présenté avec une distinction entre les éléments courants et non-courants

Rubriques du passif
○ Trois grandes masses
○ Moyens financiers qui appartiennent en
Les capitaux propres quelque sorte à l’entité.
→ Couvrent le risque de l’entité
○ Peuvent être négatifs (voir résultat)
○ L’entité n’est pas en mesure de
Les provisions (et impôts différés) déterminer si actuellement elle peut les
considérer comme des moyens propres ou
des dettes.
○ Des montants que l’entité doit
Les dettes → Plusieurs cas d’échéance
○ L’incapacité à faire face à ces obligations
est un élément constitutif de la faillite.

○ Apport : capital (apports en numéraire ou en nature)


« Patrimoine affecté de manière quasi intangible aux besoins d’une entreprise par ses
actionnaires, au moment de sa constitution ou ultérieurement. »
Capital souscrit Capital non appelé
Le capital que les associés ont promis La partie du capital que l’organe de gestion
d’apporter à la société. n’a pas encore demandé aux associés.
Capital (de la rubrique) =
Capital libéré : apports effectifs des associés, le jour de la création 25% du capital souscrit
doit être apporté.
→ Figure au passif car source stable de financement

8
○ Primes d’émission : un prolongement du capital, liées au respect de l’égalité entre
associés anciens et nouveaux lors d’une augmentation de capital.
→ La quotité des apports purs et simples non compris dans le capital social = l’excédent du
prix d’émission sur la valeur nominale des actions attribuées aux apporteurs.
→ Prix d’entrée payé par les nouveaux associés

○ Moyens d’autofinancement : ressources propres de l’entité qui financent les actifs.


1. Réserves indisponibles = des bénéfices antérieurement réalisés, que la loi ou les
statuts soustraient à la libre disposition de l’assemblée générale.
• Réserve légale = le droit des sociétés interdit de distribuer ces bénéfices,
mettre 5% du bénéfice de côté jusqu’à ce que 10% du capital soit atteint.
• Réserves statutairement indisponibles = constituer un fonds de prévoyance
complémentaire à la réserve légale.
• Réserves pour actions propres = lorsqu’une société rachète ses propres
actions, le montant de la réserve correspond à la valeur à laquelle les actions
rachetées figurent à l’actif.
• Réserves pour soutien financier = en cas d’avancement de fonds ou d’octroi
de prêt (en vue de l’acquisition de ses actions par des tiers)

2. Réserves immunisées = bénéfices antérieurement réalisés, exonérés d’impôt des


sociétés, définitivement ou temporairement, par la loi fiscale. Pour autant qu’ils ne
soient pas redistribués → doit être réinvesti par l’entreprise.

3. Réserves disponibles = bénéfices antérieurs, qui n’ont pas été redistribués, mais qui
pourraient être répartis dans le futur (en cas de majorité ordinaire).

4. Bénéfice reporté = n’a été ni redistribué, ni porté sous quelque poste des réserves.
5. Perte reportée = le solde déficitaire du résultat de l’exercice
→ Peut être pris en charge par un associé ou déduit du bénéfice reporté

○ Plus-values de réévaluation : l’augmentation de la valeur monétaire de certains éléments


d’actifs → Jamais obligatoire de le faire (ici que des plus-values exprimées)

○ Subsides en capital : subventions accordées par les pouvoirs publics


→ Contribuer au financement direct d’investissements en immobilisations
→ Montant réduit d’année en année par imputation au crédit du CR

○ Provisions pour risques et charges : utilisées pour une charge certaine, dont le montant n’est
pas connu, couvrir une charge ou une dette probable → engagements de l’entreprise.
• Gros entretiens et réparations
• Pensions
• Charges fiscales
• Obligations environnementales
• Risques et charges

9
○ Impôts différés : refléter la probabilité de certaines charges fiscales futures
→ taxation effective dépendra de la situation fiscale de l’entreprise
→ Ce ne sont pas des dettes fiscales

○ Subdivisions des dettes : le critère de répartition des dettes (court et long terme) porte sur
leur échéance contractuelle dans les douze mois, ou au-delà.

○ Comptes de régularisation du passif : des charges à imputer ou des produits à reporter.

Rubriques d’actif
Frais d’établissement :
Se rattachent à la constitution, au développement ou à la restructuration de l’entité
→ Frais de constitution et d’augmentation de capital
→ Portés sous cette rubrique uniquement s’ils ne sont pas pris en charge directement
pendant l’exercice au cours duquel ils ont été exposés.

Actifs immobilisés : pas destinés à être réalisés en numéraire


→ Générer d’autres actifs et d’autres produits.
Immobilisations incorporelles ○ Investissements en éléments immatériels
○ Goodwill, frais de développement…
○ Investissements en éléments matériels
Immobilisations corporelles ○ Subissent des amortissements
○ Leasing, terrains, du mobilier…
Immobilisations financières ○ Investissements en titres et créances
○ Généralement dans une entité avec un lien

Actifs circulants : (valeurs disponibles et réalisables)


→ Liquidités / actifs réels ou monétaires qui doivent être transformés
○ Créances à plus ou moins d’un an
Créances (subdivisions) ○ Séparation créances commerciales
○ Certaines créances pas reprises
→ immobilisations, valeurs disponibles…
○ Distinction faite entre les deux via le
Stocks et commandes caractère standardisé ou non de la prod.
○ Sous rubriques stocks : produits finis…
○ Actions de la société rachetées
○ Placements bancaires et en valeurs
Placements de trésorerie immobilières (à terme)
○ Pas de valeur stratégique
○ Matières premières acquises pour spéculer
○ Comptes financiers à vue, aux valeurs
Valeurs disponibles échues à l’encaissement.
○ Si négatifs → figurent au passif

Comptes de régularisation de l’actif : charges à reporter ou des produits acquis

10
Chapitre 7 :
Introduction
○ Les rubriques sont classées par ordre décroissant du lien qu’elles entretiennent avec
l’activité habituelle de l’entité.
○ Catégorie des éléments exceptionnels supprimée pour les sociétés et associations

Précisions
○ Le droit comptable belge privilégie l’approche par nature des produits et des charges
→ Plus grande simplicité pour le teneur des comptes

○ Charges et produits non-récurrents : ont un caractère d’exploitation qui ne s’inscrit pas dans
le cadre de l’exploitation normale de la société.
→ Financiers : réduction de valeur ou plus-value sur immobilisations financières
○ Montant des ventes de biens et des
Chiffre d’affaires prestations de services à des tiers
→ relevant de l’activité habituelle
Autres produits d’exploitation ○ Catégorie de produits venant de tiers
○ Caractère résiduaire au chiffre d’affaires
○ Sous déduction des réductions
Approvisionnements et marchandises commerciales obtenues et de la taxe sur la
valeur ajoutée (si déductible)*
○*
Services et biens divers ○ Charges afférentes à des services prestés
par des tiers.
Dotations aux amortissements – ○ Figurent parmi les charges d’exploitation
Réductions de valeur ○ Les reprises = produits non récurrents
Autres charges d’exploitation ○ Des charges payées ou dues à des tiers
○ Intérêts, dividendes obtenus des actifs
Produits des actifs circulants circulants de l’entreprise.
→ Sauf stocks et commandes

○ Les rubriques d’une entité non-marchande ont une sous-rubrique supplémentaire


→ Cotisations, dons, legs et subsides

11
Chapitre 8 :
Les variations de stocks
○ Stocks : forment une composante, parfois essentielle, de l’actif de certaines entités
→ La variation des stocks dans le compte de résultats revêt une importance capitale en
termes de rentabilité.

○ En exercice :
• Opérations d’achat et de vente dans des comptes de charges et de produits
• Compte d’actif reste non-mouvementée
→ On calcule la variation seulement en fin d’exercice

○ Si le stock final est inférieur au stock initial → une écriture d’ajustement

Formules
« Stocks = Quantité (Q) x Valeur unitaire (P) »
« Quantité totale = Stocks initiaux + Quantité achetée »
« Quantité totale = Stocks finaux + Quantité vendue »

Trois méthodes de valorisation


1. F.I.F.O. → premiers éléments rentrés en stocks sont les premiers à sortir
2. L.I.F.O. → derniers éléments rentrés en stocks sont les premiers à sortir
3. P.M.P. → on calcule la valeur d’acquisition moyenne des éléments en stock
○ En période d’inflation :
F.I.F.O. pousse vers le haut les résultats de l’année N, au détriment de l’année N+1
L.I.FO. pousse vers le bas les résultats en N, ils sont rattrapés en N+1
○ On doit maintenir la même règle d’évaluation, sauf exception qui doit être motivée
→ Droit comptable belge : toutes les méthodes sont acceptées
→ IAS/IFRS : L.I.F.O. exclue

Écritures comptables génériques


○ 5 types de stocks :
• Marchandises
• Approvisionnements }
Influencent des comptes de charge
• Produits finis
• En-cours de fabrication
• Commandes en cours d’exécution
}
Influencent des comptes de produits

○ Variation des stocks : quatre cas de figures


→ Augmentation / diminution des marchandises / produits finis

Diminution Augmentation
1. Marchandises : consommation des 1. Marchandises : excédent de quantités
quantités supérieure à l’achat + achetées <-> consommation +
augmentation des charges diminution des charges
2. PF : vente de quantités supérieure à la 2. PF : vente de quantités inférieure à la
production + diminution des produits production + augmentation des produits

12
Les frais de personnel
○ Sur le salaire brut, l’employeur retient :
Le solde constitue la
▪ Les cotisations personnelles de sécurité sociale
rémunération nette
▪ Le précompte professionnel
du travailleur.
▪ Cotisation spéciale de sécurité sociale

○ L’employeur paie :
▪ Le salaire brut
▪ Des cotisations patronales de sécurité sociale Versés à l’ONSS
▪ L’assurance accidents du travail
▪ Le coût d’éventuelles assurances extralégales Précomptes
→ L’employeur dispose d’un délai de paiement professionnels
versées à l’état
sauf exceptions

Importance des comparaisons


inter-entreprises.
○ Frais de personnel intérimaire et gérants / administrateurs → En cas de restructuration
▪ Imputés au « services et biens divers »
▪ Intégrer le coût des intérimaires aux frais de personnel de l’entité
→ Donne une meilleure lisibilité de l’activité de l’entité
○ Pécule de vacances
▪ Comptabilisé parmi les dettes sociales, fiscales et salariales
▪ Directement payé par l’employeur Considérer les provisions
○ Gratification de fin d’année pour les années suivantes
comme des dettes.
▪ Fonctionnement équivalent à celui des pécules de vacances
▪ Naturellement acquittées par l’employeur

13
Les amortissements
○ Les avoirs de l’entité lui permettent d’exploiter une activité de manière permanente, sans
être consommés immédiatement.
→ Les avoirs vont à l’actif et l’enregistrement comptable est fait à la valeur d’acquisition

○ Les avoirs vont perdre de leur valeur :


• Ils subissent un vieillissement de manière continue découlant de leur utilisation
• Par obsolescence ou dépréciation fonctionnelle (économiques ou technologies)
→ Non-récurrent
Corollaires : l’amortissement
1. Existe car les actifs immobilisés existent
2. « Juridisme prudentiel » réduit systématiquement la valeur d’un actif vers le bas
3. Doit être systématiquement acté, quel que soit le résultat
4. Une consommation intermédiaire généralement compensée par un produit

Réduction de valeur : pour un bien dont la durée de vie n’est pas limitée dans le temps.

○ Une technique comptable qui permet de


répartir le coût d’acquisition d’un actif
immobilisé entre les exercices comptables
durant lesquels il est utilisé.
Définition
○ Dépréciation subie est prise en charge de
l’exercice.
○ Charge non-décaissée, elle n’entraine aucun
mouvement d’argent.
○ Étaler la charge des immobilisations dans
le temps.
Fonction
○ Constater l’usure des moyens d’exploitations
○ Dégager des fonds pour permettre le
renouvellement des immobilisations

3 méthodes d’amortissement
• Amortissement linéaire : répartit charge de façon égale sur la durée de vie de l’actif
• Amortissement basé sur l’utilisation de l’actif : diviser la capacité utilisée pendant
l’année par la capacité disponible sur toute la durée de vie de l’équipement.
• Amortissement dégressif : ne peut plus être utilisé. Porter l’essentiel de la charge sur
le début de vie de l’investissement.

IAS 16
→ Le mode d’amortissement utilisé doit refléter le rythme selon lequel l’entité s’attend à
consommer les avantages économiques futurs liés à l’actif.
→ L’amortissement est une obligation, on a le choix de la méthode (dicté par l’impact fiscal)

L’amortissement de la première année doit se faire au prorata temporis


→ Tenir compte avec exactitude du nombre de mois en votre possession

14
Amortissements Réductions de valeur
○ Une répartition du coût de ○ Enregistrement occasionnel d’une
l’investissement sur la durée probable dépréciation.
d’utilisation.
○ Immo (in)corporelles dont l’utilité n’est
○ Frais d’établissement, immobilisations pas limitée dans le temps + reste d’actifs
(in)corporelles dont l’utilisation est
○ Sur créances commerciales
limitée dans le temps.
1. Transfert en créance douteuse
2. Enregistrement de la réduction
3. Paiement du client

Les provisions
○ Provision : la manière de traduire en comptabilité une aggravation à craindre du passif.
▪ Précise quant à sa nature, mais indéterminée quant à son montant
▪ Probables ou certaines à la date de clôture de l’exercice
▪ Ne peut avoir pour objet de corriger la valeur d’un élément d’actif

○ Catégories de provisions :
▪ Catégories en fonction de l’incertitude du montant
A terme une provision
▪ Catégories en fonction de l’échéance
viendra gonfler soit les
fonds propres soit les dettes.
(Ou encore les 2 en partie)

○ Nature financière des provisions


Comme les amortissements Contrairement aux amortissements
Les dotations aux provisions n’entraînent L’objectif n’est pas de corriger la valeur
pas de flux de liquidités. d’un actif.
Lors de l’utilisation d’une provision :
▪ Diminution d’une charge (compte 63)
▪ Augmentation éventuelle d’un compte de charge effective réelle
○ Illustration : voir slides pour un exemple concret
○ Normes internationales et provisions
▪ IAS 37 : beaucoup plus restrictive que le droit belge en termes de définitions des
provisions comptabilisables.
▪ Il faut que l’on se trouve en présence d’une obligation (juridique ou implicite)
découlant d’un évènement passé, que la charge qui en résultera soit plus probable
qu’improbable, et que son montant puisse être estimé de manière fiable.

15
Les régularisations des charges et des produits
○ Des éléments de charges ou de produits peuvent concerner deux, voire plusieurs exercices
successifs → Affecter ces éléments aux exercices concernés (répartir des prorata)
○ Les ajustements sont effectués dans le compte de résultats
○ Caractéristiques
• A la clôture de l’exercice
• Deux types de comptes mouvementés
→ La charge (classe 6) ou le produit (classe 7)
→ Un compte de régularisation (A ou P) de classe 49
○ Catégories de régularisation
1. Charges à reporter
→ La comptabilisation est antérieure à la consommation
→ Créance de l’exercice N sur l’exercice N+1 (compte d’actif)
2. Produits acquis
→ La comptabilisation est postérieure à la consommation A prendre en compte :
→ Créance de l’exercice N sur l’exercice N+1 (compte d’actif) ○ Nature du compte
3. Charges à imputer Texte
f ○ Date de comptabilisation
→ La comptabilisation est postérieure à la consommation Si tu anticipes le paiement —> « à reporter »

→ Dette de l’exercice N sur l’exercice N+1 (compte de passif)


4. Produits à reporter
→ La comptabilisation est antérieure à la consommation
→ Dette de l’exercice N sur l’exercice N+1 (compte de passif)

○ Exemples et contre-exemples de régularisation `


Factures à recevoir Charges à imputer
○ Contrats instantanés ○ Contrat présent à la clôture
○ Le titre juridique de la dette est absent à la → Obligations continues ou successives
clôture de l’exercice

Produits à recevoir Produits acquis


○ Contrats instantanés ○ Contrat présent à la clôture
○ Titre juridique « créance » absent → Droits continues ou successifs

○ Application de la technique de régularisation


1. Loyers payés anticipativement
• Le locataire ouvre un compte de charges à reporter
→ Sera directement soldé au début de l’exercice N+1
• Le bailleur ouvre un compte de produits à reporter
→ Lui aussi instantanément soldé au début de l’exercice N+1
2. Loyers payés à termes échus
• Le locataire devra cette fois-ci ouvrir un compte de charges à imputer
→ Immédiatement soldé au début de l’exercice suivant
• Le bailleur va quant à lui ouvrir un compte de produits acquis
→ Directement soldé au commencement de l’exercice N+1

16
Les écarts de conversion se calculent au 31/12
Tandis que les taux de change se font au moment du règlement de la dette ou de la créance

○ Écarts de conversion sur les devises


• Des résultats (gains ou pertes) latents (pas effectifs) à la clôture
• Ne peut être confondu avec les différences de change
• Prendre en résultats les écarts (sur éléments monétaires) aussi bien en faveur qu’en
défaveur de l’entreprise (IAS 27)
• Évolution de la valeur de la dette
→ En faveur de l’entreprise : compte de régularisation (497)
→ En défaveur de l’entreprise : compte de charge (655)

Les subsides
1. Les subsides d’exploitation :
Alléger les coûts de l’entité bénéficiaire, ou compenser une insuffisance de chiffre
d’affaires ou de recettes, ou encore d’obtenir de l’entité un service d’utilité publique.
→ Des produits (figurent sous une ligne spécifique dans le CR)
→ Déduits des charges auxquelles ils sont liés → Entrée de trésorerie
2. Les subsides en intérêts :
Atténuer la charge d’intérêt supportée par l’entité, dans le cadre d’investissements en
immobilisations (in)corporelles.
→ L’entité peut détenir une créance sur l’autorité subsidiante (versement divisé)
→ Génèrent un flux financier réel chez l’entité bénéficiaire
3. Les subsides en capital :
Favoriser des investissements, destinés à profiter à l’activité de l’entité, ils ne donnent en
principe pas lieu à un remboursement de l’entité bénéficiaire.

Prise en compte d’un subside


octroyé
416… - Subside en capital à recevoir
150 - Subside en capital obtenu

Encaissement du subside
55… - Banque

416… - Subside en capital à recevoir

Utilisation du subside
151 - Subside en capital repris en résultat
753 ou 733 - Subside en capital et en intérêts

17
Les plus-values de réévaluation et de réalisation
1. Plus-values de réévaluation
○ Certains actifs peuvent voir leur valeur de marché / d’utilité s’élever progressivement où
plus brutalement → loi de l’offre et la demande, spéculation…
→ On parle ici d’immobilisations corporelles et financières
• L’augmentation doit être certaine et durable : expertise nécessaire
• Augmentation justifiable par la rentabilité de l’entité
= Le résultat de l’entité doit être suffisant pour absorber les amortissements supp.
• La valeur réévaluée justifiée dans l’annexe
• La plus-value doit s’amortir sur la durée résiduelle d’utilisation probable
• Dotation aux amortissements n’est pas déductible fiscalement
○ Uniquement des mouvements de comptes de bilan (pas de trésorerie), comptes 2…8 à 121/2
○ Nature financière : renforcer comptablement les fonds propres de l’entité
→ Peuvent être gonflés artificiellement pour améliorer l’image auprès de prêteurs
○ Plus-values sont accessibles pour les entités rentables uniquement
→ Les entités non rentables réévaluent leur terrain (car non-amortissable)
○ Sort ultérieur des réévaluations :
• La plus-value doit être maintenue au passif tant que le bien n’est pas vendu
• Peut être transférée au capital, au réserves disponibles (uniquement la valeur
amortie) ou être annulée pour cause de moins-value
• Actifs réévalués doivent être régulièrement réexaminés
→ La plus-value doit pouvoir se justifier → Sinon l’écriture est contre-passée
○ Normes comptables internationales
- Juste valeur : valeur de marché, modèle de réévaluation pour la plupart des actifs
- IAS 16 : réévaluations effectuées avec régularité suffisante → VC ne diffère pas de façon
significative de celle qui aurait été déterminée en utilisant la juste valeur à la clôture
→ L’appliquer à tous les biens de cette même catégorie d’actifs
2. Plus-values et moins-values de réalisation
○ Certains actifs immobilisés peuvent sortir du patrimoine de l’entité
→ Vente, liquidation d’immobilisations (in)corporelles ou financières
« Prix de vente – Valeur comptable nette »
Si X > 0, plus-value de réalisation
Si X < 0, moins-value de réalisation

○ PCMN (comptes utilisés)


• 641 et 741 : sur immobilisations corporelles (autres charges et produits d’exploitation)
• 6630 et 7630 : immo (in)corporelles (charges et produits non-récurrents)
• 6631 et 7631 : immo financières (charges et produits financiers non-récurrents)

○ Les plus-values sont taxables, peut être néanmoins étalée dans le temps
→ plus-values sur actions et parts : immunisés à l’impôt des sociétés (sauf exceptions)

18
La location-financement et les immobilisations assimilées
○ Présentation économique des états financiers lorsqu’un locataire « juridique » peut être
assimilé à un propriétaire « économique».

○ L’usager économique d’un bien le portera à l’actif de son bilan


▪ Montant correspondant à la reconstitution en capital de la valeur de bien
→ Hors-valeur résiduelle
▪ Actifs immobiliers ou mobiliers → « location-financement et droits similaires »

1. Location-financement de biens mobiliers :


▪ Des biens d’équipement affecté à des fins professionnelles
▪ La location correspond à la durée de vie économique du bien
▪ Le loyer est préalablement fixé et le bien est amorti sur la durée de location
▪ Le locataire peut acquérir le matériel à la valeur résiduelle probable
→ Si cela ne dépasse pas 15% du capital investi
2. Location-financement de biens immobiliers :
▪ Transférer au preneur les droits d’usage attachés dans le cadre d’un contrat non-
résiliable → La somme des loyers tend à reconstituer le capital investi par le bailleur
3. Droit de superficie :
▪ Droit réel permettant de détenir des immeubles sur le terrain d’un autre
▪ Période maximale de 50 ans → Tréfoncier devient propriétaire
▪ Entraîne potentiellement une redevance (nécessaire pour location-financement)
4. Emphytéose :
▪ Le propriétaire d’un bien immo cède la pleine jouissance pour une longue durée à un
emphytéote en échange d’une indemnité annuelle.
▪ Emphytéote doit entretenir le bien donné et supporter les taxes
5. Concession :
▪ Souvent utilisée dans des zones industrielles
▪ Terrain avec infrastructure appartiennent à une administration publique
▪ Relève du droit administratif  Concession régie par le droit civil

Locataire Bailleur
○ « Remboursement du capital » ○ Comptabilisation du bien à l’actif
→ Figure parmi les dettes → La créance
○ Imputer la facture de loyer → Charge ○ Imputer la facture de loyer → Produit
○ Procéder à un amortissement
→ Durée probable d’utilisation

○ Pas de flux de trésorerie


→ Le décaissement pour l’entité est nul

19
La taxe sur la valeur ajoutée
○ TVA : taxe à la consommation, perçue de manière fractionnée sur la valeur ajoutée de
chaque stade de production et de commercialisation d’un bien ou d’un service, et dont le
poids économique est en principe supporté exclusivement par le consommateur final.
○ Assujettis à la TVA : simples collecteurs de taxe Taux normal est
▪ Ne supportent pas eux-mêmes le poids économique de celle-ci de 21%, parfois
▪ Sauf si les opérations ne sont pas soumises à la TVA aussi de 0%, 6% et
▪ La TVA sur les biens et services est non déductible 12%

○ Pour calculer le montant d’un bien avec la TVA comprise :

X 1,21

HTVA TVAC

% 1,21

20
Chapitre 14 : la comptabilité, l’AEF et le gouvernement d’entreprise
Introduction
○ Montée des risques et plusieurs cas de dégradation spectaculaire de grandes entreprises
▪ Large débat sur la gouvernance d’entreprise
▪ Plusieurs pays développés, dont la Belgique

Corporate Governance
○ Définition : le système de contrôles, à la fois interne et externe aux entreprises, qui garantit
que les entreprises s’acquittent de leur responsabilités envers toutes leurs parties prenantes
et agissent de manière socialement responsable dans tous les domaines de leur activité
commerciale.
○ Stakeholders : parties prenantes
→ Acteurs qui sont susceptibles d’être affectés par les décisions de l’entité
▪ Promoteurs / associés : propriétaires(actionnaires), membres, collectivités
▪ Conseil d’administration
▪ Direction Shareholders
▪ ----------------
▪ Personnel
▪ Créanciers (banques…)
▪ Fournisseurs
▪ Clients (patients)
▪ Collectivité (environnement, fisc, sécurité sociale)

Les organes des sociétés anonymes : administration moniste

1. Actionnaires : peuvent exercer un pouvoir, comme


celui de nommer et révoquer les administrateurs.
Ils approuvent les comptes.
2. Administrateurs : sont responsables collégialement
de la gestion de l’entreprise. Ils peuvent déléguer la
gestion quotidienne mais pas les décisions en
matière de politique générale.

3. Dirigeants : doivent s’occuper de la gestion courante


de l’entreprise → Délégués à la gestion quotidienne.

Deuxième type d’administration :


L’administration Dual

21
Types de directeurs

○ Les problèmes de gouvernance ont été révélés dans les sociétés de capitaux :
▪ Dans lesquelles il y a une séparation entre propriétaires et dirigeants
▪ Dont l’actionnariat est diffus (cas anglo-saxon)
▪ Lorsque qu’il y a un actionnariat de contrôle (protection des minoritaires)

Intérêts divergent des (1), (2) et (3) qui


peuvent s’approprier des bénéfices /
pouvoirs à leurs dépens mutuel.

Codes et lois
○ Apparition dans un premier temps de codes de gouvernance, ensuite de textes législatifs
○ CSA 2019 : impacts sur la gouvernance
▪ Modèle d’administration dual avec un conseil de surveillance et un conseil de
directions séparé.
▪ Il prévoit deux systèmes différents d’actions :
 Elles sont libres de créer des actions ou d’autres titres à droit de vote multiple
 Elles peuvent introduire dans leurs statut un droit de vote de loyauté à condition
d’obtenir à l’AG une majorité de 66% des droits de vote. (SRL et SA cotée)

Codes de Corporate Governance


○ Code belge pour les grandes sociétés cotées, publié en décembre 2004 avec le souci de
s’aligner sur les pratiques et recommandations internationales.
▪ Les codes (soft law)  Les lois (hard law)
▪ Contient 10 principes « larges », chaque principe contient des dispositions
→ « Comply or explain »
▪ Révision du Code 2009 nécessaire : gouvernance évolue et modèle dual (code 2020)

Code Buysse
○ Partant du constat que les « entreprises non cotées se taillent la part du lion dans le PIB »
▪ Autorégulation
▪ Dynamiser leur gestion, améliorer leurs résultats opérationnels
▪ Contribuer au développement durable

22
Informations à publier
La publication est essentielle à la gouvernance d’entreprise et fondamentale pour permettre
le fonctionnement effectif du contrôle externe. Par le biais de la publication, le Code entend
atteindre un niveau élevé de transparence.
Réalisée par la publication d’informations dans deux documents différents :
▪ La Charte de gouvernance d’entreprise sur le site internet de la société
▪ La déclaration de gouvernance d’entreprise, section spécifique du rapport annuel

Quelles solutions ?
Codes et lois essentiellement axés :
1. L’amélioration de la qualité et de la fiabilité de l’information financière et
comptable.
2. Définition du rôle et de la composition du conseil d’administration, constitution de
comités d’audit, de rémunération et de nomination.
3. Le rôle, la nomination et l’indépendance du commissaire.

Vers une nouvelle ère


○ Enjeux informationnels : concernant la situation et les perspectives et l’entreprise
○ Une politique d’information honnête et transparente
→ Crédibilité et confiance de ses partenaires (rôle des comptables et auditeurs)
○ Information comptable et (non-)financière : diffusion des indicateurs disponibles et
options ou choix de politiques comptables qui ont présidé le calcul.
○ Éviter une parfaite transparence : donner des armes aux concurrents ou adversaires
→ Arbitrage entre transparence et opacité
○ Diffusion de message négatifs inévitable : gérée de façon minutieuse
→ Danger d’autodépréciation
○ « La Corporate Governance checks and balances » ne peut server qu’à détecter et non
remédier, au pratiques contraires à l’éthique.
▪ CSR : Utiliser les ressources d’une entreprise pour répondre aux problèmes sociaux et
environnementaux. (Corporate social responsability)
▪ CSV : Intégrer l’impact social et environnemental positif. (creating shared value)

23
Séance supplémentaire : comptabilité CARE
Introduction
○ La comptabilité qui rend l’économie plus durable
○ Comprehensive Accounting in Respect of Ecology → CARE

Mise en contexte
○ Comptabilité financière : l’enregistrement de manière fidèle des opérations monétaires qui
ont un impact sur le capital financier.
○ Capital financier : se définit comme la valeur à un moment donné des créances des
actionnaires sur l’actif net (= fonds propres) de l’entreprise.
○ Conséquences néfastes pour notre société :
▪ Pas de prise en compte des externalités négatives : n’impacte pas le capital financier
→ Pollution d’une rivière
▪ Les employés sont considérés comme des charges
→ Réduction des charges salariales → Délocalisation ou externalisation à l’étranger

Qu’est-ce que la comptabilité CARE ?


○ Une comptabilité qui :
▪ Met à égalité les trois capitaux : financiers, humains et naturels
▪ Enregistrement au passif des bilans comptables
▪ Reconnus comme des dettes à honorer
○ Une organisation ne peut calculer son profit qu’une fois le « remboursement » de sa dette
écologique, humaine et financière garanti

Comment rend-elle l’économie plus durable ?


Impact sur le bilan Impact sur le compte de résultats

○ Quels sont ses éléments clés ?


▪ Soutenabilité forte
→ Les capitaux ne peuvent être compensés entre eux
▪ Évaluation des capitaux en coûts historiques
→ Opposition à la « fair value »
▪ Pas de financiarisation des éléments extra-financiers
→ On ne donne pas de prix à l’humain ou à la nature
▪ Prend en compte les impacts positifs et négatifs au sein des états financiers
→ Actions de préservation prise en compte dans le bilan et le compte de résultats

24
Quels sont ses avantages pour les entreprises ?
Vérifier la soutenabilité Met en lumière les actions compatibles avec la
économique préservation de l’environnement.
Orienter la réflexion stratégique Grâce aux outils classiques de gestion.
Structurer la démarche en RSE Prioritiser certaines actions en fonction de leur état
de dégradation.
Chiffrer un plan d’action Traduction du plan RSE en plan monétaire détaillé.
S’assurer que les indicateurs CARE travaille avec des indicateurs respectant les
choisis sont adéquats bons états écologiques.
L’union européenne à travers son objectif de
Anticipe les régulations neutralité carbone en 2050 est en train de durcir les
régulations.
Extension de la comptabilité Fonctionne avec les mêmes principes comptables.
financière traditionnelle

CARE est-elle sans défaut ?

L’essentiel à retenir sur CARE


○ La comptabilité est un levier fort pour répondre aux enjeux sociaux et environnementaux
▪ La comptabilité CARE est une des solutions possibles
▪ Toutefois, elle doit encore être amélioré avant d’être 100% fonctionnelle

25
Chapitre I : Introduction aux concepts de la comptabilité de gestion
Introduction
○ Les rôles de la comptabilité de gestion :
▪ Fournir aux responsables une information cohérente, pertinente et fiable pour aider à
prendre de bonnes décisions tactiques et stratégiques dans son champ de
responsabilités.
▪ Fournir aux responsables une information cohérente, pertinente et fiable pour assurer
le contrôle de gestion de l’organisation.
○ Le principe de base est de construire le système d’information comptable de l’organisation
en fonction de ses besoins d’aide à la décision et de contrôle.
→ Le système de comptabilité de gestion doit s’adapter :
▪ Aux technologies mises en œuvre
▪ A la stratégie choisie
▪ A la structure organisationnelle choisie

Le concept de coût
○ Coût comptable : tout regroupement de charges comptables pertinent pour informer une
prise de décision dans l’entreprise ou pour assurer le contrôle d’une organisation.
L’objet de coût L’inducteur de coût
○ Tout élément pour lequel une mesure 1. Un quelconque facteur susceptible d’avoir
séparée du coût est jugée utile. un impact sur le coût d’un objet de coût.
○ Les exemples sont nombreux : 2. Tout modification de l’inducteur de coût
un produit, un service, un client… entraîne un changement dans le coût total
→ Nombre de produits, clients…

La traçabilité des coûts


La charge directe La charge indirecte
○ Une charge dont il est facilement 1. Une charge qui n’est pas associée
observable qu’elle a été encourue pour un spécifiquement et uniquement à un objet
objet de coût spécifique et peut donc être de coût.
affecté, sans ambiguïté à l’objet de coût.
2. Parfois indirecte car il soit impossible,
○ Matière première, marchandise… soit extrêmement couteux, dans la
pratique, de l’affecter directement à un
objet de coût particulier.
→ Charge d’électricité

26
Le comportement des coûts
La modélisation classique : la charge variable
○ Une charge constante par unité de produit,
mais, cumulée, varie en proportion directe
avec les variations du niveau d’activité
→ Variations du volume de production
○ Une variation proportionnelle peut être
observée entre la charge totale et le niveau
d’activité.

La modélisation classique : la charge fixe


1. Une charge qui, au total, pour une période
de temps donnée et un niveau d’activité
maximum déterminé, elle reste constante.
2. Un coût fixe est un coût lié à l’acquisition
d’un potentiel de production, la
constitution de la structure. (sens stricte)
3. La charge existe indépendamment de
l’utilisation du potentiel créé.
→ Un amortissement

La charge semi-fixe
○ Une charge est dite semi-fixe lorsque, au
total, pour une période de temps donnée et
dans un champ d’activité déterminé, elle
reste constante mais change par paliers.
→ Location d’un entrepôt

○ La modélisation actualisée : l’horizon de temps considéré


▪ Charges fixes sur un horizon plus ou moins long
▪ Résultante d’une décision non réversible sur l’horizon
▪ Plus la période de temps considérée est longue, plus la possibilité d’agir sur les coûts
fixes augmente.

27
Chapitre II : Le critère d’homogénéité pour calculer des coûts
Introduction
○ Le principe de base est de construire le système d’information comptable de l’organisation
en fonction de ses besoins d’aide à la décision et de contrôle.

La modélisation des coûts


○ Pour allouer les coûts indirects
▪ Détermination du coût des centres de regroupement comptable / de responsabilité
→ En respectant le critère d’homogénéité
○ Le calcul du coût des objets de coût
L’homogénéité des centres de regroupement comptable
○ Illustration d’un tableau pour calculer le coût unitaire par produit :
Quantité Coût
Travail direct
Fournitures
Coût total
Taux horaire
A B
Coût total
Coût unitaire

○ Comment calculer tous les montants ?


▪ (Heures de travail A * unités produites) + (Heures de travail B * unités produites)
= Quantité de travail direct
▪ (Quantité de travail A * coût unitaire) + (Quantité de travail B * coût unitaire)
= Coût de travail direct
▪ (Unités fournitures A * unités produites) + (Unités fournitures B * unités produites)
= Quantité de fournitures
▪ (Quantité fournitures A * coût unitaire) + (Quantité fournitures B * coût unitaire)
= Coût des fournitures
▪ Coût de travail direct + Coût des fournitures = Coût total
▪ Coût total / Quantité de travail direct = Taux horaire (Si clé de répartition = heures)
▪ (Quantité travail A * taux horaire) / unités produites = Coût total A / unités produites
= Coût unitaire

28
Chapitre III : le coût de revient complet
Le coût de revient complet
○ Le coût de revient complet d’un objet de coût incorpore :
▪ Les charges directes comme les matières premières, le travail direct…
▪ Les charges indirectes, variables et fixes, regroupées dans des centres d’analyse
▪ Une quote-part des frais généraux industriels
→ Frais généraux administratifs pas repris en Belgique

○ Comment obtenir le coût des frais indirects de production pour un seul produit fini ?
▪ Le nombre total de produits finis / le coût total des charges indirectes
→ Multiplier fois le nombre d’unités produites de chaque produit fini
▪ Le nombre total de travail direct / le coût total des charges indirectes
→ Multiplier fois le nombre de travail consacré à chaque produit fini
➔ En fonction de l’unité d’œuvre choisie

La méthode des sections homogènes


○ Le principe de responsabilité : un responsable hiérarchique
Le centre d’analyse a une autorité sur les ressources du centre.
○ Le critère du processus de fabrication et de distribution :
doit correspondre à un ensemble d’activités de l’entreprise.
○ Le critère d’homogénéité des ressources : les ressources
accumulées doivent être homogènes et la consommation de
celle-ci doit être équiproportionnelle.
○ Le centre principal / la section principale
○ Le centre auxiliaire / la section auxiliaire
Les types de centres ○ Le centre de coûts sur frais généraux
d’analyse ▪ Industriels
▪ Administratifs
▪ De vente

L’architecture du
système

29
Les principes fondamentaux de la méthode des sections homogènes
1. Le traitement des charges directes
2. La répartition des charges indirectes aux produits
entre les centres d’analyse principaux et auxiliaires.
3. L’allocation du coût des centres d’analyse
auxiliaires aux centres d’analyse principaux en
fonction des services que ces dernières ont
consommés.
4. L’allocation du coût des centres d’analyse
principaux aux différents produits fabriqués.

Le concept d’unité d’œuvre


○ L’unité d’œuvre : la mesure de la production ou de l’activité d’un centre d’analyse
principal ou auxiliaire.
○ Une bonne unité d’œuvre obéit à deux conditions :
1. Une corrélation forte entre la variation du total des coûts et la variation de l’unité
2. Une condition d’équiproportionnalité dans la consommation de l’ensemble des
ressources du centre d’analyse, c.à.d. une bonne corrélation entre la consommation
de la ressource dont l’unité de mesure sert d’unité d’œuvre et la consommation des
autres ressources qui sont attribuées aux produits en utilisant la même unité d’œuvre.

L’allocation du coût des sections auxiliaires vers les sections principales


○ Une allocation en deux étapes
▪ Identification de l’unité d’œuvre de la section auxiliaire
▪ Détermination du coût unitaire de l’unité d’œuvre selon la formule :
Coût total des ressources du centre d′ analyse
Nombre d′ unites d′ oeuvresfournies par le centre d′ analyse

L’allocation du coûts des sections principales aux produits


Coût unitaire de l’unité d’œuvre * Le nombre de produits finis
→ Cette opération est réalisée pour chaque section principale

Résultat final
▪ Le coûts des produits + le travail direct (les heures de travail)
= Total des charges directes
▪ La somme des sections principales par produit
= Total des charges indirectes
▪ Total des charges directes + Total des charges indirectes
= Coût de revient complet total
▪ Coût de revient complet total / tonne
= Coût de revient complet unitaire

30
Chapitre IV : les méthodes de coût de revient partiel
Introduction
○ Coût de revient complet : vision centrée sur la fonction de production
→ prix de vente = CRC + marge de profit
○ Approche plus orientée marché : le coût de revient doit fournir une information pour aider à
la mise en place d’une politique de prix différenciée.
○ Forte augmentation des charges indirectes dans la structure des coûts
→ Le coût complet traditionnel perd en lisibilité pour le manager

Le « direct costing »
○ Direct costing = coût de revient variable des produits
→ Volume de production comme unique inducteur de coût
▪ Les charges fixes sont considérées comme des charges de période
▪ Chiffre d’affaires total réalisé par le produit – total des charges variables allouées
= Marge brute ou la marge sur les coûts variables
▪ La rentabilité dépend de la capacité de l’ensemble des produits à générer une
contribution totale suffisante pour couvrir l’ensemble des frais fixes + marge
→ Un produit est profitable dès qu’il couvre les coûts variables qui lui sont imputés.

○ La distinction ente charges variables et fixes


▪ Les charges variables et fixes peuvent être nettement distinguées et sont indépendantes
les unes des autres. La seule source de variabilité est le volume de production.
▪ Plus le comportement réel des charges de l’entreprise s’écarte de cette représentation
simplifiée, plus il conviendra d’être prudent dans l’utilisation

○ La distinction entre charges directes et indirectes


▪ Charges variables indirectes = charges fixes
▪ Méthode des sections homogènes pour le calcul du CRV
▪ Au plus l’information est précise, au plus le système comptable est complexe et couteux

Le « direct costing » évolué


○ « Direct costing » évolué : ensemble des charges variables (directes et indirectes), ainsi que
l’ensemble des charges fixes directes au produit.
→ Méthode intermédiaire entre le CRC et le CRV
○ Chiffre d’affaires – coûts variables du produit – charges fixes directes du produit
= Marge semi-brute
○ La rentabilité est atteinte si la marge totale semi-brute générée > aux charges fixes indirectes

31
L’impact sur le résultat de l’entreprise du recours à différentes méthodes
○ Lorsque la production ne correspond pas à la vente, le choix d’une méthode de coût de
revient partiel au lieu du CRC va affecter le résultat comptable de la période.
1. Cas où la production est supérieure à la vente
▪ Le coût variable est donné → Simplement le retranscrire dans le tableau
▪ Le cout variable + (coûts fixes directs / quantités produites) = coût semi-complet
▪ Coût semi-complet + (coûts fixes indirects / quantités produites) = coût complet
➔ Le coût de revient de chaque unité est différent en fonction de la méthode utilisée
➔ Le coût variable est inférieur au coût complet, car les coûts fixes ont été alloués
Quel est l’impact sur le compte de résultat ?
▪ « Coût variable unitaire * quantités vendues » = coût des produits vendus
→ Pour le coût de revient variable
▪ « Coût semi-complet * quantités vendues » = coût des produits vendus
→ Pour le coût de revient semi-complet
➔ Le résultat net est plus élevé en coût de revient complet
→ La production a été supérieure aux ventes, dans le coût de revient complet, seul les
charges directes et indirectes des produits vendus ont été comptabilisées
→ Sont restées en stock : les charges fixes allouées aux produits eux-mêmes en stock
2. Cas où la production est inférieure à la vente
▪ Pour calculer la valeur du stock en un certain coût de revient
→ « Coût unitaire * les quantités stockées »
▪ La différence dans le montant des coûts de revient est la conséquence du fait d’aller
puiser dans les stocks (certains produits ne sont d’ailleurs plus disponibles en stock)
▪ Le compte de résultats en coût de revient complet sera alors inférieur à celui en coût
de revient variable → Plus de coûts ont été repris (notamment une partie des charges
fixes de la dernière production qui se trouvaient dans les stocks)
!! A rajouter dans le tableau récapitulatif sur les slides : plus grand ou égal !!

32
L’analyse coût-volume-profit
○ Les hypothèses fondamentales des modèles d’analyse CVP
▪ Inducteur du coût dominant = le volume de production
→ Permet de faire une claire distinction entre variable et fixe
▪ Chiffre d’affaires et coûts totaux varient linéairement avec le volume de production
▪ Information parfaite sur les prix de vente et les coûts
▪ Analyse développée pour un seul produit
→ Hypothèse restrictive supplémentaire pour une production multiproduit
▪ Pas de prise en compte du temps
→ 1 euro aujourd’hui vaudra toujours 1 euro demain
▪ Totalité de la production vendue

○ L’analyse CVP dans l’entreprise monoproduit


▪ Point mort : volume de ventes minimum à atteindre pour couvrir l’ensemble des
CF
coûts de l’organisation (« breakeven ») →
(PV−CV)
CF
Aussi à considérer comme le chiffre d’affaires minimum à réaliser → CV
{1−(PV)}
○ Les analyses de sensibilité
▪ L’analyse CVP permet d’évaluer les conséquences d’une variation de paramètres
▪ Lorsque le prix de vente unitaire augmente → La marge brute unitaire augmente
→ Le point mort diminue
▪ Une augmentation des coûts fixes totaux → Une augmentation du point mort
▪ Quantité à produire pour atteindre un profit ciblé :
Coûts fixes+Bénéfice exigé
Marge brute unitaire
Extension de l’analyse CVP au cas de l’entreprise multiproduits
○ Hypothèse de fixité du mix de produits nécessaire pour déterminer un point mort unique
→ Réécrire l’équation de sorte à ce qu’il y ait une seule inconnue à calculer

33

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