Principes fondamentaux de la comptabilité
Principes fondamentaux de la comptabilité
Chapitre 1 :
Introduction
○ Rapports internes : produit des rapports à usage interne qui vont aider le management
à prendre des décisions quant à la gestion de l’entreprise.
• Uniquement dans les grandes entreprises
• Souvent confidentiel
• Cette forme de comptabilité n’est pas régulée, il n’y a aucune loi pour la gérer
○ États financiers : bilan, compte de résultats…Doit être compréhensible pour tous les
interlocuteurs (banquier, actionnaire...) → ils ne regardent pas la même chose.
3. Le principe de prudence
○ Inspirer la confiance dans les comptes publiés par l’entreprise
• Prendre en compte immédiatement les diminutions de valeurs probables
• Les augmentations de valeur sont comptabilisées une fois réalisées
→ Evite la surestimation de valeur du patrimoine → Sous-estimation possible
○ Une approche juridique plutôt qu’économique (créanciers pendant saisie)
« L’enregistrement des charges simplement probables, mais non des produits incertains »
1
Les principes d’observation
= permettent de déterminer le périmètre spatial et temporel de la représentation comptable
1. Le principe de l’entité
○ Chaque entreprise est considérée comme une entité distincte de ses propriétaires,
membres ou partenaires économiques.
Entreprise sous forme Entreprise individuelle Organisation non-
sociétaire marchande
○ Personnalité juridique ○ Isoler le patrimoine et les ○ Mêmes principes de
distincte des propriétaires résultats professionnels de séparation qu’une société
○ États financiers présentent l’entrepreneur. personnalisée.
une image indépendante.
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Chapitre 2 :
Le bilan (balance sheet)
○ Le bilan : une photographie instantanée du patrimoine « monnayable » de l’entreprise, qui
représente sa valeur à une date précise.
• Influencé par les dettes d’une part et les créances et biens d’autre part.
• Porte sur le passé et n’appréhende pas pleinement le risque de l’entité
L’actif
1. Immobilisations qui permettent à l’entité d’exercer son activité principale
→ Brevets, bâtiments…
2. Droits de créance détenus sur des clients ou sur les pouvoirs publics
3. Marchandises ou produits finis destinés à être vendus
→ stocks de matières premières, produits finis…
4. Valeurs disponibles → avoirs monétaires détenus en caisse ou sur un compte
Passif
1. Les dettes → l’ensemble des sommes qui doivent être payés à des tiers
2. Les capitaux propres : valeur comptable des droits de propriété des associés ou actionnaires
« Actifs – dettes »
« Capital apporté par fondateurs + bénéfice – pertes »
Le compte de résultats
○ Compte de résultats : assure la traduction en langage codé de l’évolution des activités de
l’entité – indépendamment de leur date d’encaissement ou de paiement.
Une sorte de film d’une partie de la vie de l’entité (dynamique, retraçant les flux).
1. Éléments qui influencent négativement la valeur de l’entité → charges
2. Éléments qui influencent positivement la valeur de l’entité → produits
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Chapitre 3 :
La comptabilité à partie double appliquée aux éléments du bilan
○ Toute inscription d’un montant dans un compte est enregistrée pour un même montant dans
un autre compte.
« Toute transaction affectant un élément quelconque du bilan (actif ou passif) est
nécessairement accompagné d’un mouvement inverse et de même importance sur un
plusieurs éléments du bilan de façon à maintenir en permanence l’égalité comptable
fondamentale » actif = passif
○ Il existe quatre opérations entre l’actif et le passif → sans effet sur le résultat dégagé par
l’entreprise → peu fréquent : souvent une implication des comptes de résultats
Débit Crédit
○ Augmentation d’un actif / d’une charge ○ Augmentation d’un passif / d’un produit
○ Diminution d’un passif / d’un produit ○ Diminution d’un actif / d’une charge
→ Débiter un compte = porter le montant → Créditer un compte = porter le montant
au débit du compte (colonne gauche). au crédit du compte (colonne droite).
→ Solde : représente le montant d’un compte à un moment donné (débit – crédit)
○ Comptes réciproques : deux comptes présentant un solde de même montant mais débiteur
dans la comptabilité d’une entité et créditeur dans la comptabilité d’une autre.
→ A condition d’utiliser les mêmes règles d’évaluation et unités monétaires
Synthèse
« Produits – Charges = Résultat de l’exercice »
« ∆ (Actifs – Passifs) = Résultat de l’exercice »
○ Les comptes de bilan sont réversibles → les comptes de gestion pas
→ Une créance → Une charge de personnel
○ Plan comptable : fixe une nomenclature très étendue des comptes susceptibles d’être utilisés
par les entreprises. Premier chiffre du numéro de compte = la classe à laquelle du compte
→ Harmonisation et présentation de comptes annuels de manière uniformisée
1. Comptes de capitaux permanents → pas d’échéance de remboursement
2. Comptes d’immobilisations et créances à long terme
3. Comptes de stocks → pas mouvementées en cours d’exercices
4. Comptes de tiers (dettes et créances à court terme) → éléments d’actifs et de passifs
5. Comptes financiers
6. Comptes de charges (achats, amortissements…)
7. Comptes de produits (ventes, produits financiers…)
+ 8 et 9 d’autres imputations analytiques + classe 0 = droits et engagements hors bilan
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Chapitre 4 :
Principes
○ L’organisation comptable repose sur des pièces justificatives et des livres
→ Deux livres en cours d’exercice comptable : le livre-journal et le grand-livre
→ Un livre supplémentaire à la clôture de l’exercice
Le livre-journal
○ Livre-journal : livre ou fichier ou sont enregistrées les transactions opération après
opération dans l’ordre chronologique (de manière comptable).
→ Retrouver facilement des opérations grâce à la chronologie
→ Dans la réalité : divers journaux se substituent souvent à un journal unique (auxiliaires)
Le grand-livre
○ Le grand-livre : regroupe l’ensemble des comptes de l’entité
→ Utilisé pour classer et récapituler les transactions et préparer les états financiers
○ Chaque opération du livre-journal est reportée au grand-livre dans chacun des comptes
mentionnés dans l’écriture au livre-journal.
« Permet de calculer aisément le solde de chaque compte »
○ Balance des comptes : reprend les soldes à une date déterminée de l’ensemble des
comptes du grand-livre.
Le livre d’inventaire
1. L’inventaire proprement-dit : le relevé de tous les avoirs, droits, dettes, obligations et
engagements de toute nature.
2. Les règles d’évaluation : les règles propres à l’entité qui permettent de convertir les
éléments en unités monétaires et estimer la valeur de ces éléments.
3. Le bilan, le compte de résultats et leurs annexes.
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Chapitre 5 : le cadre normatif en Belgique et en Europe
Le droit comptable Belge
○ Depuis 1975 s’est constitué en Belgique un droit comptable fort développé en totale avec la
quasi-absence, dans la situation antérieure, de dispositions légales relatives à la comptabilité
et aux comptes annuels des entreprises.
Sources législatives
○ Développement dans un cadre fixé par une loi
▪ Relative à la comptabilité et aux comptes annuels des entreprises
▪ S’est limité à fixer les orientations générales et définir les principes essentiels
▪ Pouvoir au Gouvernement d’arrêter les modalités d’application (nombreux domaines)
○ Règles détaillées concernant les comptes annuels (forme, contenu…)
○ Instauration d’un régime comptable fortement inspiré de celui des sociétés pour le monde
des organisations non-marchandes.
→ Seule exception : les très petites entreprises Vient par après
○ La promulgation d’un plan comptable minimum normalisé
▪ Avec sa variante pour les grandes associations
Règles d’évaluation
○ Dresser, au minimum annuellement, un inventaire complet
▪ L’entreprise établit en quantités et valeurs tous les éléments de la situation financière
▪ Règles communes → sauf certaines catégories du secteur financier : les banques…
→ Et les très petites entreprises
○ Certaines adaptations nécessaires pour les grandes associations
▪ Comptabilisation des dons et legs
▪ Exclusion de certaines règles d’évaluation (fusion, scission)
▪ Amortissement immo constante → Charge des coûts d’entretien et de remplacement
○ Entité liée : par rapport à une association, composée en majorité des mêmes personnes…
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L’harmonisation comptable européenne et mondiale
○ Les besoins, en termes d’information financière, ne sont pas sécables en fonction des
frontières nationales → Naissance d’une directive
→ Les états membres doivent atteindre certains objectifs en matière de comptes annuels des
sociétés régies par la directive. → Contenu et technique insuffisants
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Chapitre 6 :
Introduction
○ Pour permettre l’élaboration des comptes annuels, les comptes du plan sont regroupés en
rubriques et en sous-rubriques.
→ Les sous-rubriques correspondent aux postes précédés par un chiffre arabe
→ Rubrique principale : postes précédés exclusivement d’un chiffre romain
○ Ils présentent le bilan après affectation du résultat d’exercice - après l’assemblée générale
→ Les actifs y sont présentés en valeurs nettes
→ Le bilan est présenté avec une distinction entre les éléments courants et non-courants
Rubriques du passif
○ Trois grandes masses
○ Moyens financiers qui appartiennent en
Les capitaux propres quelque sorte à l’entité.
→ Couvrent le risque de l’entité
○ Peuvent être négatifs (voir résultat)
○ L’entité n’est pas en mesure de
Les provisions (et impôts différés) déterminer si actuellement elle peut les
considérer comme des moyens propres ou
des dettes.
○ Des montants que l’entité doit
Les dettes → Plusieurs cas d’échéance
○ L’incapacité à faire face à ces obligations
est un élément constitutif de la faillite.
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○ Primes d’émission : un prolongement du capital, liées au respect de l’égalité entre
associés anciens et nouveaux lors d’une augmentation de capital.
→ La quotité des apports purs et simples non compris dans le capital social = l’excédent du
prix d’émission sur la valeur nominale des actions attribuées aux apporteurs.
→ Prix d’entrée payé par les nouveaux associés
3. Réserves disponibles = bénéfices antérieurs, qui n’ont pas été redistribués, mais qui
pourraient être répartis dans le futur (en cas de majorité ordinaire).
4. Bénéfice reporté = n’a été ni redistribué, ni porté sous quelque poste des réserves.
5. Perte reportée = le solde déficitaire du résultat de l’exercice
→ Peut être pris en charge par un associé ou déduit du bénéfice reporté
○ Provisions pour risques et charges : utilisées pour une charge certaine, dont le montant n’est
pas connu, couvrir une charge ou une dette probable → engagements de l’entreprise.
• Gros entretiens et réparations
• Pensions
• Charges fiscales
• Obligations environnementales
• Risques et charges
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○ Impôts différés : refléter la probabilité de certaines charges fiscales futures
→ taxation effective dépendra de la situation fiscale de l’entreprise
→ Ce ne sont pas des dettes fiscales
○ Subdivisions des dettes : le critère de répartition des dettes (court et long terme) porte sur
leur échéance contractuelle dans les douze mois, ou au-delà.
Rubriques d’actif
Frais d’établissement :
Se rattachent à la constitution, au développement ou à la restructuration de l’entité
→ Frais de constitution et d’augmentation de capital
→ Portés sous cette rubrique uniquement s’ils ne sont pas pris en charge directement
pendant l’exercice au cours duquel ils ont été exposés.
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Chapitre 7 :
Introduction
○ Les rubriques sont classées par ordre décroissant du lien qu’elles entretiennent avec
l’activité habituelle de l’entité.
○ Catégorie des éléments exceptionnels supprimée pour les sociétés et associations
Précisions
○ Le droit comptable belge privilégie l’approche par nature des produits et des charges
→ Plus grande simplicité pour le teneur des comptes
○ Charges et produits non-récurrents : ont un caractère d’exploitation qui ne s’inscrit pas dans
le cadre de l’exploitation normale de la société.
→ Financiers : réduction de valeur ou plus-value sur immobilisations financières
○ Montant des ventes de biens et des
Chiffre d’affaires prestations de services à des tiers
→ relevant de l’activité habituelle
Autres produits d’exploitation ○ Catégorie de produits venant de tiers
○ Caractère résiduaire au chiffre d’affaires
○ Sous déduction des réductions
Approvisionnements et marchandises commerciales obtenues et de la taxe sur la
valeur ajoutée (si déductible)*
○*
Services et biens divers ○ Charges afférentes à des services prestés
par des tiers.
Dotations aux amortissements – ○ Figurent parmi les charges d’exploitation
Réductions de valeur ○ Les reprises = produits non récurrents
Autres charges d’exploitation ○ Des charges payées ou dues à des tiers
○ Intérêts, dividendes obtenus des actifs
Produits des actifs circulants circulants de l’entreprise.
→ Sauf stocks et commandes
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Chapitre 8 :
Les variations de stocks
○ Stocks : forment une composante, parfois essentielle, de l’actif de certaines entités
→ La variation des stocks dans le compte de résultats revêt une importance capitale en
termes de rentabilité.
○ En exercice :
• Opérations d’achat et de vente dans des comptes de charges et de produits
• Compte d’actif reste non-mouvementée
→ On calcule la variation seulement en fin d’exercice
Formules
« Stocks = Quantité (Q) x Valeur unitaire (P) »
« Quantité totale = Stocks initiaux + Quantité achetée »
« Quantité totale = Stocks finaux + Quantité vendue »
Diminution Augmentation
1. Marchandises : consommation des 1. Marchandises : excédent de quantités
quantités supérieure à l’achat + achetées <-> consommation +
augmentation des charges diminution des charges
2. PF : vente de quantités supérieure à la 2. PF : vente de quantités inférieure à la
production + diminution des produits production + augmentation des produits
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Les frais de personnel
○ Sur le salaire brut, l’employeur retient :
Le solde constitue la
▪ Les cotisations personnelles de sécurité sociale
rémunération nette
▪ Le précompte professionnel
du travailleur.
▪ Cotisation spéciale de sécurité sociale
○ L’employeur paie :
▪ Le salaire brut
▪ Des cotisations patronales de sécurité sociale Versés à l’ONSS
▪ L’assurance accidents du travail
▪ Le coût d’éventuelles assurances extralégales Précomptes
→ L’employeur dispose d’un délai de paiement professionnels
versées à l’état
sauf exceptions
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Les amortissements
○ Les avoirs de l’entité lui permettent d’exploiter une activité de manière permanente, sans
être consommés immédiatement.
→ Les avoirs vont à l’actif et l’enregistrement comptable est fait à la valeur d’acquisition
Réduction de valeur : pour un bien dont la durée de vie n’est pas limitée dans le temps.
3 méthodes d’amortissement
• Amortissement linéaire : répartit charge de façon égale sur la durée de vie de l’actif
• Amortissement basé sur l’utilisation de l’actif : diviser la capacité utilisée pendant
l’année par la capacité disponible sur toute la durée de vie de l’équipement.
• Amortissement dégressif : ne peut plus être utilisé. Porter l’essentiel de la charge sur
le début de vie de l’investissement.
IAS 16
→ Le mode d’amortissement utilisé doit refléter le rythme selon lequel l’entité s’attend à
consommer les avantages économiques futurs liés à l’actif.
→ L’amortissement est une obligation, on a le choix de la méthode (dicté par l’impact fiscal)
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Amortissements Réductions de valeur
○ Une répartition du coût de ○ Enregistrement occasionnel d’une
l’investissement sur la durée probable dépréciation.
d’utilisation.
○ Immo (in)corporelles dont l’utilité n’est
○ Frais d’établissement, immobilisations pas limitée dans le temps + reste d’actifs
(in)corporelles dont l’utilisation est
○ Sur créances commerciales
limitée dans le temps.
1. Transfert en créance douteuse
2. Enregistrement de la réduction
3. Paiement du client
Les provisions
○ Provision : la manière de traduire en comptabilité une aggravation à craindre du passif.
▪ Précise quant à sa nature, mais indéterminée quant à son montant
▪ Probables ou certaines à la date de clôture de l’exercice
▪ Ne peut avoir pour objet de corriger la valeur d’un élément d’actif
○ Catégories de provisions :
▪ Catégories en fonction de l’incertitude du montant
A terme une provision
▪ Catégories en fonction de l’échéance
viendra gonfler soit les
fonds propres soit les dettes.
(Ou encore les 2 en partie)
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Les régularisations des charges et des produits
○ Des éléments de charges ou de produits peuvent concerner deux, voire plusieurs exercices
successifs → Affecter ces éléments aux exercices concernés (répartir des prorata)
○ Les ajustements sont effectués dans le compte de résultats
○ Caractéristiques
• A la clôture de l’exercice
• Deux types de comptes mouvementés
→ La charge (classe 6) ou le produit (classe 7)
→ Un compte de régularisation (A ou P) de classe 49
○ Catégories de régularisation
1. Charges à reporter
→ La comptabilisation est antérieure à la consommation
→ Créance de l’exercice N sur l’exercice N+1 (compte d’actif)
2. Produits acquis
→ La comptabilisation est postérieure à la consommation A prendre en compte :
→ Créance de l’exercice N sur l’exercice N+1 (compte d’actif) ○ Nature du compte
3. Charges à imputer Texte
f ○ Date de comptabilisation
→ La comptabilisation est postérieure à la consommation Si tu anticipes le paiement —> « à reporter »
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Les écarts de conversion se calculent au 31/12
Tandis que les taux de change se font au moment du règlement de la dette ou de la créance
Les subsides
1. Les subsides d’exploitation :
Alléger les coûts de l’entité bénéficiaire, ou compenser une insuffisance de chiffre
d’affaires ou de recettes, ou encore d’obtenir de l’entité un service d’utilité publique.
→ Des produits (figurent sous une ligne spécifique dans le CR)
→ Déduits des charges auxquelles ils sont liés → Entrée de trésorerie
2. Les subsides en intérêts :
Atténuer la charge d’intérêt supportée par l’entité, dans le cadre d’investissements en
immobilisations (in)corporelles.
→ L’entité peut détenir une créance sur l’autorité subsidiante (versement divisé)
→ Génèrent un flux financier réel chez l’entité bénéficiaire
3. Les subsides en capital :
Favoriser des investissements, destinés à profiter à l’activité de l’entité, ils ne donnent en
principe pas lieu à un remboursement de l’entité bénéficiaire.
Encaissement du subside
55… - Banque
Utilisation du subside
151 - Subside en capital repris en résultat
753 ou 733 - Subside en capital et en intérêts
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Les plus-values de réévaluation et de réalisation
1. Plus-values de réévaluation
○ Certains actifs peuvent voir leur valeur de marché / d’utilité s’élever progressivement où
plus brutalement → loi de l’offre et la demande, spéculation…
→ On parle ici d’immobilisations corporelles et financières
• L’augmentation doit être certaine et durable : expertise nécessaire
• Augmentation justifiable par la rentabilité de l’entité
= Le résultat de l’entité doit être suffisant pour absorber les amortissements supp.
• La valeur réévaluée justifiée dans l’annexe
• La plus-value doit s’amortir sur la durée résiduelle d’utilisation probable
• Dotation aux amortissements n’est pas déductible fiscalement
○ Uniquement des mouvements de comptes de bilan (pas de trésorerie), comptes 2…8 à 121/2
○ Nature financière : renforcer comptablement les fonds propres de l’entité
→ Peuvent être gonflés artificiellement pour améliorer l’image auprès de prêteurs
○ Plus-values sont accessibles pour les entités rentables uniquement
→ Les entités non rentables réévaluent leur terrain (car non-amortissable)
○ Sort ultérieur des réévaluations :
• La plus-value doit être maintenue au passif tant que le bien n’est pas vendu
• Peut être transférée au capital, au réserves disponibles (uniquement la valeur
amortie) ou être annulée pour cause de moins-value
• Actifs réévalués doivent être régulièrement réexaminés
→ La plus-value doit pouvoir se justifier → Sinon l’écriture est contre-passée
○ Normes comptables internationales
- Juste valeur : valeur de marché, modèle de réévaluation pour la plupart des actifs
- IAS 16 : réévaluations effectuées avec régularité suffisante → VC ne diffère pas de façon
significative de celle qui aurait été déterminée en utilisant la juste valeur à la clôture
→ L’appliquer à tous les biens de cette même catégorie d’actifs
2. Plus-values et moins-values de réalisation
○ Certains actifs immobilisés peuvent sortir du patrimoine de l’entité
→ Vente, liquidation d’immobilisations (in)corporelles ou financières
« Prix de vente – Valeur comptable nette »
Si X > 0, plus-value de réalisation
Si X < 0, moins-value de réalisation
○ Les plus-values sont taxables, peut être néanmoins étalée dans le temps
→ plus-values sur actions et parts : immunisés à l’impôt des sociétés (sauf exceptions)
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La location-financement et les immobilisations assimilées
○ Présentation économique des états financiers lorsqu’un locataire « juridique » peut être
assimilé à un propriétaire « économique».
Locataire Bailleur
○ « Remboursement du capital » ○ Comptabilisation du bien à l’actif
→ Figure parmi les dettes → La créance
○ Imputer la facture de loyer → Charge ○ Imputer la facture de loyer → Produit
○ Procéder à un amortissement
→ Durée probable d’utilisation
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La taxe sur la valeur ajoutée
○ TVA : taxe à la consommation, perçue de manière fractionnée sur la valeur ajoutée de
chaque stade de production et de commercialisation d’un bien ou d’un service, et dont le
poids économique est en principe supporté exclusivement par le consommateur final.
○ Assujettis à la TVA : simples collecteurs de taxe Taux normal est
▪ Ne supportent pas eux-mêmes le poids économique de celle-ci de 21%, parfois
▪ Sauf si les opérations ne sont pas soumises à la TVA aussi de 0%, 6% et
▪ La TVA sur les biens et services est non déductible 12%
X 1,21
HTVA TVAC
% 1,21
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Chapitre 14 : la comptabilité, l’AEF et le gouvernement d’entreprise
Introduction
○ Montée des risques et plusieurs cas de dégradation spectaculaire de grandes entreprises
▪ Large débat sur la gouvernance d’entreprise
▪ Plusieurs pays développés, dont la Belgique
Corporate Governance
○ Définition : le système de contrôles, à la fois interne et externe aux entreprises, qui garantit
que les entreprises s’acquittent de leur responsabilités envers toutes leurs parties prenantes
et agissent de manière socialement responsable dans tous les domaines de leur activité
commerciale.
○ Stakeholders : parties prenantes
→ Acteurs qui sont susceptibles d’être affectés par les décisions de l’entité
▪ Promoteurs / associés : propriétaires(actionnaires), membres, collectivités
▪ Conseil d’administration
▪ Direction Shareholders
▪ ----------------
▪ Personnel
▪ Créanciers (banques…)
▪ Fournisseurs
▪ Clients (patients)
▪ Collectivité (environnement, fisc, sécurité sociale)
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Types de directeurs
○ Les problèmes de gouvernance ont été révélés dans les sociétés de capitaux :
▪ Dans lesquelles il y a une séparation entre propriétaires et dirigeants
▪ Dont l’actionnariat est diffus (cas anglo-saxon)
▪ Lorsque qu’il y a un actionnariat de contrôle (protection des minoritaires)
Codes et lois
○ Apparition dans un premier temps de codes de gouvernance, ensuite de textes législatifs
○ CSA 2019 : impacts sur la gouvernance
▪ Modèle d’administration dual avec un conseil de surveillance et un conseil de
directions séparé.
▪ Il prévoit deux systèmes différents d’actions :
Elles sont libres de créer des actions ou d’autres titres à droit de vote multiple
Elles peuvent introduire dans leurs statut un droit de vote de loyauté à condition
d’obtenir à l’AG une majorité de 66% des droits de vote. (SRL et SA cotée)
Code Buysse
○ Partant du constat que les « entreprises non cotées se taillent la part du lion dans le PIB »
▪ Autorégulation
▪ Dynamiser leur gestion, améliorer leurs résultats opérationnels
▪ Contribuer au développement durable
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Informations à publier
La publication est essentielle à la gouvernance d’entreprise et fondamentale pour permettre
le fonctionnement effectif du contrôle externe. Par le biais de la publication, le Code entend
atteindre un niveau élevé de transparence.
Réalisée par la publication d’informations dans deux documents différents :
▪ La Charte de gouvernance d’entreprise sur le site internet de la société
▪ La déclaration de gouvernance d’entreprise, section spécifique du rapport annuel
Quelles solutions ?
Codes et lois essentiellement axés :
1. L’amélioration de la qualité et de la fiabilité de l’information financière et
comptable.
2. Définition du rôle et de la composition du conseil d’administration, constitution de
comités d’audit, de rémunération et de nomination.
3. Le rôle, la nomination et l’indépendance du commissaire.
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Séance supplémentaire : comptabilité CARE
Introduction
○ La comptabilité qui rend l’économie plus durable
○ Comprehensive Accounting in Respect of Ecology → CARE
Mise en contexte
○ Comptabilité financière : l’enregistrement de manière fidèle des opérations monétaires qui
ont un impact sur le capital financier.
○ Capital financier : se définit comme la valeur à un moment donné des créances des
actionnaires sur l’actif net (= fonds propres) de l’entreprise.
○ Conséquences néfastes pour notre société :
▪ Pas de prise en compte des externalités négatives : n’impacte pas le capital financier
→ Pollution d’une rivière
▪ Les employés sont considérés comme des charges
→ Réduction des charges salariales → Délocalisation ou externalisation à l’étranger
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Quels sont ses avantages pour les entreprises ?
Vérifier la soutenabilité Met en lumière les actions compatibles avec la
économique préservation de l’environnement.
Orienter la réflexion stratégique Grâce aux outils classiques de gestion.
Structurer la démarche en RSE Prioritiser certaines actions en fonction de leur état
de dégradation.
Chiffrer un plan d’action Traduction du plan RSE en plan monétaire détaillé.
S’assurer que les indicateurs CARE travaille avec des indicateurs respectant les
choisis sont adéquats bons états écologiques.
L’union européenne à travers son objectif de
Anticipe les régulations neutralité carbone en 2050 est en train de durcir les
régulations.
Extension de la comptabilité Fonctionne avec les mêmes principes comptables.
financière traditionnelle
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Chapitre I : Introduction aux concepts de la comptabilité de gestion
Introduction
○ Les rôles de la comptabilité de gestion :
▪ Fournir aux responsables une information cohérente, pertinente et fiable pour aider à
prendre de bonnes décisions tactiques et stratégiques dans son champ de
responsabilités.
▪ Fournir aux responsables une information cohérente, pertinente et fiable pour assurer
le contrôle de gestion de l’organisation.
○ Le principe de base est de construire le système d’information comptable de l’organisation
en fonction de ses besoins d’aide à la décision et de contrôle.
→ Le système de comptabilité de gestion doit s’adapter :
▪ Aux technologies mises en œuvre
▪ A la stratégie choisie
▪ A la structure organisationnelle choisie
Le concept de coût
○ Coût comptable : tout regroupement de charges comptables pertinent pour informer une
prise de décision dans l’entreprise ou pour assurer le contrôle d’une organisation.
L’objet de coût L’inducteur de coût
○ Tout élément pour lequel une mesure 1. Un quelconque facteur susceptible d’avoir
séparée du coût est jugée utile. un impact sur le coût d’un objet de coût.
○ Les exemples sont nombreux : 2. Tout modification de l’inducteur de coût
un produit, un service, un client… entraîne un changement dans le coût total
→ Nombre de produits, clients…
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Le comportement des coûts
La modélisation classique : la charge variable
○ Une charge constante par unité de produit,
mais, cumulée, varie en proportion directe
avec les variations du niveau d’activité
→ Variations du volume de production
○ Une variation proportionnelle peut être
observée entre la charge totale et le niveau
d’activité.
La charge semi-fixe
○ Une charge est dite semi-fixe lorsque, au
total, pour une période de temps donnée et
dans un champ d’activité déterminé, elle
reste constante mais change par paliers.
→ Location d’un entrepôt
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Chapitre II : Le critère d’homogénéité pour calculer des coûts
Introduction
○ Le principe de base est de construire le système d’information comptable de l’organisation
en fonction de ses besoins d’aide à la décision et de contrôle.
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Chapitre III : le coût de revient complet
Le coût de revient complet
○ Le coût de revient complet d’un objet de coût incorpore :
▪ Les charges directes comme les matières premières, le travail direct…
▪ Les charges indirectes, variables et fixes, regroupées dans des centres d’analyse
▪ Une quote-part des frais généraux industriels
→ Frais généraux administratifs pas repris en Belgique
○ Comment obtenir le coût des frais indirects de production pour un seul produit fini ?
▪ Le nombre total de produits finis / le coût total des charges indirectes
→ Multiplier fois le nombre d’unités produites de chaque produit fini
▪ Le nombre total de travail direct / le coût total des charges indirectes
→ Multiplier fois le nombre de travail consacré à chaque produit fini
➔ En fonction de l’unité d’œuvre choisie
L’architecture du
système
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Les principes fondamentaux de la méthode des sections homogènes
1. Le traitement des charges directes
2. La répartition des charges indirectes aux produits
entre les centres d’analyse principaux et auxiliaires.
3. L’allocation du coût des centres d’analyse
auxiliaires aux centres d’analyse principaux en
fonction des services que ces dernières ont
consommés.
4. L’allocation du coût des centres d’analyse
principaux aux différents produits fabriqués.
Résultat final
▪ Le coûts des produits + le travail direct (les heures de travail)
= Total des charges directes
▪ La somme des sections principales par produit
= Total des charges indirectes
▪ Total des charges directes + Total des charges indirectes
= Coût de revient complet total
▪ Coût de revient complet total / tonne
= Coût de revient complet unitaire
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Chapitre IV : les méthodes de coût de revient partiel
Introduction
○ Coût de revient complet : vision centrée sur la fonction de production
→ prix de vente = CRC + marge de profit
○ Approche plus orientée marché : le coût de revient doit fournir une information pour aider à
la mise en place d’une politique de prix différenciée.
○ Forte augmentation des charges indirectes dans la structure des coûts
→ Le coût complet traditionnel perd en lisibilité pour le manager
Le « direct costing »
○ Direct costing = coût de revient variable des produits
→ Volume de production comme unique inducteur de coût
▪ Les charges fixes sont considérées comme des charges de période
▪ Chiffre d’affaires total réalisé par le produit – total des charges variables allouées
= Marge brute ou la marge sur les coûts variables
▪ La rentabilité dépend de la capacité de l’ensemble des produits à générer une
contribution totale suffisante pour couvrir l’ensemble des frais fixes + marge
→ Un produit est profitable dès qu’il couvre les coûts variables qui lui sont imputés.
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L’impact sur le résultat de l’entreprise du recours à différentes méthodes
○ Lorsque la production ne correspond pas à la vente, le choix d’une méthode de coût de
revient partiel au lieu du CRC va affecter le résultat comptable de la période.
1. Cas où la production est supérieure à la vente
▪ Le coût variable est donné → Simplement le retranscrire dans le tableau
▪ Le cout variable + (coûts fixes directs / quantités produites) = coût semi-complet
▪ Coût semi-complet + (coûts fixes indirects / quantités produites) = coût complet
➔ Le coût de revient de chaque unité est différent en fonction de la méthode utilisée
➔ Le coût variable est inférieur au coût complet, car les coûts fixes ont été alloués
Quel est l’impact sur le compte de résultat ?
▪ « Coût variable unitaire * quantités vendues » = coût des produits vendus
→ Pour le coût de revient variable
▪ « Coût semi-complet * quantités vendues » = coût des produits vendus
→ Pour le coût de revient semi-complet
➔ Le résultat net est plus élevé en coût de revient complet
→ La production a été supérieure aux ventes, dans le coût de revient complet, seul les
charges directes et indirectes des produits vendus ont été comptabilisées
→ Sont restées en stock : les charges fixes allouées aux produits eux-mêmes en stock
2. Cas où la production est inférieure à la vente
▪ Pour calculer la valeur du stock en un certain coût de revient
→ « Coût unitaire * les quantités stockées »
▪ La différence dans le montant des coûts de revient est la conséquence du fait d’aller
puiser dans les stocks (certains produits ne sont d’ailleurs plus disponibles en stock)
▪ Le compte de résultats en coût de revient complet sera alors inférieur à celui en coût
de revient variable → Plus de coûts ont été repris (notamment une partie des charges
fixes de la dernière production qui se trouvaient dans les stocks)
!! A rajouter dans le tableau récapitulatif sur les slides : plus grand ou égal !!
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L’analyse coût-volume-profit
○ Les hypothèses fondamentales des modèles d’analyse CVP
▪ Inducteur du coût dominant = le volume de production
→ Permet de faire une claire distinction entre variable et fixe
▪ Chiffre d’affaires et coûts totaux varient linéairement avec le volume de production
▪ Information parfaite sur les prix de vente et les coûts
▪ Analyse développée pour un seul produit
→ Hypothèse restrictive supplémentaire pour une production multiproduit
▪ Pas de prise en compte du temps
→ 1 euro aujourd’hui vaudra toujours 1 euro demain
▪ Totalité de la production vendue
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