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"Ville Cruelle : Drame Colonial et Résilience"

L’œuvre raconte l'histoire de Banda, un jeune homme orphelin de père élevé par sa mère à Bamila. Pour réaliser le vœu de sa mère mourante de le voir se marier, Banda doit réunir une dot de 2000 francs CFA. Il décide de vendre son cacao à Tanga, une ville commerçante, mais y fait face à la cruauté et l'exploitation. Après des rencontres, il finit par réunir l'argent nécessaire et satisfaire les vœux de sa mère.

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"Ville Cruelle : Drame Colonial et Résilience"

L’œuvre raconte l'histoire de Banda, un jeune homme orphelin de père élevé par sa mère à Bamila. Pour réaliser le vœu de sa mère mourante de le voir se marier, Banda doit réunir une dot de 2000 francs CFA. Il décide de vendre son cacao à Tanga, une ville commerçante, mais y fait face à la cruauté et l'exploitation. Après des rencontres, il finit par réunir l'argent nécessaire et satisfaire les vœux de sa mère.

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INTRODUCTION:

Dans ce premier roman publié sous le pseudonyme d’Eza Boto,le lecteur


découvrira,tracés avec une force qui s'accomplira l'exemplairement dans les œuvres
postérieures,fort célèbre de Mongo Beti,les drames d'une Afrique dominée,ceux qui
opposent les humbles,les simples,les paysans,aux différents types d'exploiteurs du
monde politique,économique et religieuse. Publié en 1954,cette œuvre dénonce une
situation historique qui,en tant de lieux,dans ce monde,est toujours actuelle.

L’œuvre <<Ville Cruelle>> se situe dans ce passé colonial ou beaucoup de peuples


africains se sont vus coloniser par de grande puissances européennes comme la
France, le Portugal, l’Angleterre, etc.
L’œuvre ville cruelle est située dans un contexte colonial.C’est une œuvre dans
laquelle l’auteur relate les fatalités de la domination coloniale.

PRESENTATION DE L’ŒUVRE:
a-Biographie:
De son vrai nom Alexandre Biyidi, Eza Boto ou Mongo Beti est son pseudonyme
d’écrivain.
Il est né le 30 juin 1932 à Akométan au Cameroun, village situé à seize kilomètres
de Mbalmayo, dans le sud du Cameroun. Il frequente l'école primaire de la mission
catholique de cette dernière localité,mais il en est renvoyé à cause de son
indiscipline. Après avoir été exclu de l’école missionnaire, il entre au lycée de
Yaoundé. Après un bref passage au petit séminaire d'Akono,puis au cours supérieur
d'Ebolowa, il entre,en 1945, au collège classique et moderne mixte de Yaoundé -
l'actuel lycée Leclerc. Bacheliers en 1951, il va poursuivre ses études supérieures
à Aix-en-Provence,puis à la Sorbonne, d’où il sort agrégé en lettres. Il enseigne
en France.
La plupart de ses œuvres publiées en France ou il résidait ont été l’objet de
scandales et d’interdictions. Nommé professeurs à Lamballe en Grande Bretagne, il a
écrit pendant plus de dix ans (1958 à 1972) et il est mort à Douala le 07 octobre
2001.

b-Bibliographie:
Eza Boto a publié plusieurs œuvres dont :
*Ville Cruelle, sous le pseudonyme d’Eza Boto en 1954
*Le pauvre Christ de Bomba, Edition Laffant en 1956
*Mission terminée, Edition Corséa en 1957 puis obtiendra le prix Sainte-Beuve en
1958
*Le Roi Miraculé en 1958
*Main Basse sur le Cameroun, Edition Maspero en 1972
*Remember Ruben en 1974
*Sans haine et sans amour,1953
*Peuples Noirs,peuples africains,1978-1991.
Structure de l’œuvre:
L’œuvre comprend 223 pages dont 13 chapitres et trois grandes parties :
.La première partie parle de Banda et de sa mère (amour filial).
.La deuxième partie parle des tribulations de Banda dans la ville et les rencontres
avec Adilia et Koumé.
.La troisième partie parle de la réalisation des vœux de Banda et son épilogue.
RESUME DU ROMAN:
L’œuvre Ville cruelle raconte l’histoire d’un jeune homme appelé Banda. Orphelin
de père, Banda fût élevé par sa mère à [Link] du bien-être de sa mère
qui,se sentant une morte prochaine,n'a qu'un seul souhait,celui de voir son son
seul et unique fils se marier,celui-ci se met en quête de le réaliser.
Néanmoins,traditions et coutumes obligent,Banda doit en signe de dot,verser la
somme de 2.000 Francs CFA au père de sa future épouse.
Malheureusement,sans véritables ressources et dépendant,comme de nombreuses
personnes à l'époque,du modeste pécule que lui procure son petit commerce,Banda ne
voit pas d'autres issue que d'aller une fois la récolte de cacao terminée,à Tanga,
ville commerçante ou tanga du sud à 10 km accompagné par conq grandes aimes de sa
mère pour vendre 200 kg de cacao à raison de 60f/kg. Il tenait fermement à se
marier pour a fon de satisfaire les voeux de sa mère, pour cela il devra
s'acquitter de 10 000 F dans le prix de vente de son produit a fin de réunir la
somme nécessaire pour la dote promis. Mais là, l'homme fut confronté aux terribles
réalités de la ville marquées la cruauté, lexplitation, le vol, le crime et surtout
la supercherie et la rapacité des colons et comme on a tendance à le dire le soleil
brille pour nous tous. Banda n'a pas baissé les bras et la chance finit par lui
sourire et c'est ainsi qu'il a pu se marier et satisfaire ainsi les voeux de sa
pauvre mère avant qu'elle n'ait succombé, sa mère s'en était allée.
ETUDE DES PERSONNAGES:
a-Personnage principal:
Banda: C’était un pauvre garçon misérable et [Link] avait un caractère
généreux et plein de tendresse.
b-Personnage secondaire:
Odilia: C’était une jeune fille belle,aimable et dévouée.
Koumé: C’était un jeune homme qui travaillait chez M.T.., il était dur,courageux
et aimable.
Tanga: (oncle de Banda ) C’était presque un vieillard inoffensif autrement qu'en
paroles,hâbleur,menteur,hypocrite et passablement rancunier ( illustration page 116
)
Mère de Banda: Pauvre et misérable,toujours régulière à la messe. Elle se
sacrifiant afin d’élever son Banda.
Etude THEMATIQUE:
1- Départ de Banda pour Tanga:
- A Bamila,son village,Banda rompt avec sa maîtresse. Il évoque ses rapports avec
sa mère,ses espoirs et ses inquiétudes. Ce chapitre comporte la plupart des
éléments que le reste de l'œuvre développera : la mère et le mariage de
Banda,l'école et la religion,les commerçants grecs et les villageois,l'appel de la
ville.

2- Les deux mondes de Tanga:


La ville se répartit en deux univers,antithétiques par leur site,leur
démographie,leurs mode de vie.
3- Koumé et Odilia :
Koumé,un jeune mécanicien,médite auprès de sa soeur Odilia sur la journée qui
commence. Avec ses camarades ouvriers, il prépare un coup de force contre M.T...,
leur patron, qui refuse arbitrairement de les payer. Odilia à fait un songe pour
prémonitoire qui laisse planer une menace de mort sur Koumé.
4- La vente du cacao:
Banda s'apprête à vendre sa récolte de deux cents kilos de cacao dont il escompte
l'argent nécessaire pour se marier. Mais les contrôleurs l'en dépouillent sans
pitié : il n'a pas su leur << mouiller la barbe >>. Une bagarre s'ensuit, à la fin
de laquelle Banda se retourne au commissariat.
5- Mystères et tragédies de Tanga:
Banda rapporte son malheur à son viel oncle maternel. Celui-ci l'instruit des
Mystères de la ville, une jungle où le plus fort l'emporte sur le plus faible.
Banda part pour MOKO, un quartier de Tanga- Nord. Il assisté à deux scènes tragique
: un accident de la circulation qui coûte de la vie à un petit garçon, une émeute
où des ouvriers - koumé et ses camarades - infligent une sévère correction à leur
patron.
6- Rencontre de Banda et Odilia :
Surpris par la pluie, Banda entre dans une case qui tient lieu de buvette. Il y
rencontre Odilia dont le frère Koumé est recherché : l'action qu'il a mené aurait
coûté la vie à M.T... Banda se promène de porte assistance à Koumé le dur et à
Odilia qui ne le laisse pas indifférent.
7- Fuite de Banda, Koumé et Odilia; mort de Koumé :
Banda rencontre Koumé et le propose de se réfugier à Bamila. Il organise leur
fuite dans la nuit, par la forêt, ai delà du fleuve.
Mais Koumé se tue en traversant le fleuve dans l'obscurité. Le songe d'Odilia se
réalise.
8- Arrivée de Banda et Odilia à Bamila :
Banda et Odilia explorée poursuivent leur route vers Bamila. A leur arrivée, une
altercation oppose Banda à son oncle paternel, le vieux Tonga, heureux des ennuis
de son neveu. La mère de Banda est désespérée : sans argent, Banda ne pourra jamais
se marier.
9- Retour de Banda à Tanga :
Banda confie Odilia a sa mère et repart dans l'intention de retrouver le corps de
Koume enfin qu'il ait une sépulture. Il découvre une forte somme d'argent dans la
poches du mort qu'il ramené et abandonne sur la berge près du pont. Cet argent
providentiel lui redonne espoir : peut-être pourra-t-il de marier?
10- A la messe Dimanche.
A l'aube, Banda suit le mouvement de plusieurs groupes de personnes qui vont dans
la même direction et il se retrouver dans l'église de la mission. Les fonctions et
les gestes du prêtre et du suisse lui semblent ridicules. Après la messe, il
apprend que le autorités viennent de découvrir le corps de koume. Banda reprend le
chemin de Bamila.
11- Retour de Banda a Bamila
En retour vers Bamila, Banda se replonge dans le charme de la foret. Mais sa
conscience lui reproche de garder l'argent trouve dans les poches de koume et qui,
cependant, lui permettrait d'épouser Odilia. Il apprend que Demetropoulos a perdu
une valise précieuse et qu'il a promis une forte récompense a qui la lui
rapporterait. Or, il vient de la trouver sur le bas-côté de la route.
12- L'entente entre la mère de Banda et Odilia
Odilia et la mère de Banda sympathisent. L'une fait des avances, l'autre des
aveux. Le mariage d'Odilia et Banda est envisagé sans attendre la confirmation du
jeune homme. L'absence prolongé de celui-ci préoccupe Odilia et ravive en son
esprit le souvenir de l'accident de son frère défunt. Enfin, Banda arrive.
13- La réalisation des voeux de Banda
Odilia a déjà pris en main le train de la maison. Banda montre à sa mère et a
Odilia la valise de Demetropoulos et il s'apprête à recevoir la récompense promis.
Celle-ci et la confirmation de son mariage lui font envisager un avenir optimiste.
ÉTUDE DE TEMPS ET DE L'ESPACE
1- Le temps :
Dans ville cruelle, la chronologie ne semble guère avoir d'importance puisque Eza
Boto se contente de situer l'action dans les années trente : ^^ une matinée de
février 193....^^. P.7. De même, il refuse toute linéarité et il ne respecte pas
non plus la succession des fait rapportés. D'où les retours en arrière par
lesquels il ramène le lecteur à la vie antérieur de Banda. Ce refuse de la
linéarité s'observe également par de multiples anticipations. Par ces deux
procédés, l'auteur manifeste sa volonté d'échapperà la chronologie et au temps.
Cependant, il accorde une place prépondérante à l'espace dans lequel évolue son
héros.
2- L'espace :
Si l'auteur ne se soucie guère de dater son récit, il ne manque pas en revanche de
le situer dans un espace. Cet espace qui n'est pas limité, présente plusieurs
degrés d'ouverture qui laissent le héros libre d'aller et venir. Ainsi, l'action se
déroule en plusieurs endroits, à la ville mais aussi au village en l'occurrence
Bamila qui se présente comme un espace simple sous forme de ^^ deux interminables
rangées de cases des deux côtés et le long de la route. ^^ Cette disposition est
emblématique, elle est à l'image des habitants de Bamila. D'un côté, il y a
Régine, Sbina, et ^^ toutes ces femmes généreuses et dévouées ^^ qui adoucissent
l'image du village aux yeux de Banda. Dailleur, cette description correspond fort
bien à la perception de certains apôtres de la Négritude qui font du village un
espace mythique puisque c'est le lieu qui recèle les valeurs africaines
authentiques.
Mais, d'un autre côté, il y a tous ces Anciens qui rende2la vie impossible à Banda.
Le village est donc perverti, souillé : ^^ on ne peut pas vivre dans un grand
village, comme Bamila dont tous les anciens te détestent et dont tu détestes tous
les anciens. Non, on ne peut même pas vivre dans un village des environs, leur
haine t'y suivrait...^^ Aussi, Bamila est-t-il décrit par opposition à Tanga ou
Fort-Nègre.
Contrairement au village où la vie est plus ou moins communautaire, il y a la
ville, notamment Tanga décrit par l'auteur comme un espace à deux versants : Tanga
nord, Tanga sud: ^^ deux Tanga ...deux mondes... deux destins ! Le jour, le Tanga
du versant sud, Tanga commercial, Tanga de l'argent et du travail lucratif, vidait
l'autre Tanga de sa substance humaine. ^^ p.20. Comme l'illustre cet énoncé, entre
autochtones et Blancs, existe, à Tanga, des clivages de tous ordres. Ainsi ,
l'auteur appréhende la ville et le village comme des espaces où habitent les Hommes
avec tout ce qu'ils ont de bon où de mauvais.
Il semble que l'espace a été d'une utilité incommensurable à l'auteur pour mieux
decrire les actions de son héros : Banda. Mais toutes les actions de ce dernier ne
pourront être perçues qu'à travers un schéma des actions, un schéma actantiel.
CONCLUSION :
L’œuvre Ville Cruelle a révélé l’atrocité des pratiques des Blancs en [Link]
cette œuvre,il est aussi question de Banda qui était animé d’un grand espoir en
pensant vendre son cacao, mais il sera plongé dans un gouffre car les grecs vont
lui voler tout son cacao en lui faisant croire qu’il est mauvais.
C’est ainsi qu’il décida de vendre son cacao en [Link] là, l’homme fut
confronté aux terribles réalités de la ville marquées par la cruauté,
l’exploitation, le vol, le crime, etc.

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