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Exercice sur les applications linéaires

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Exercice sur les applications linéaires

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© Laurent Garcin MP Dumont d’Urville

Rudiments Exercice 4 ★ Crochet de Lie


Applications linéaires
Exercice 1 Soient E un ℝ-ev, 𝑢 et 𝑣 dans ℒ(E) tels que

𝑢 ∘ 𝑣 − 𝑣 ∘ 𝑢 = 𝑢.
Reconnaître les endomorphismes de ℝ3 dans la liste suivante,

1. 𝑓1 ∶ (𝑥, 𝑦, 𝑧) ⟼ (𝑥, 𝑥𝑦, 𝑥 − 𝑧) ; Etablir que, pour tout 𝑘 dans ℕ∗ :

2. 𝑓2 ∶ (𝑥, 𝑦, 𝑧) ⟼ (𝑥 + 𝑦, 2𝑥 + 5𝑧, 0) ; 𝑢𝑘 ∘ 𝑣 − 𝑣 ∘ 𝑢𝑘 = 𝑘𝑢𝑘 .

3. 𝑓3 ∶ (𝑥, 𝑦, 𝑧) ⟼ (𝑥 − 3𝑦, 𝑥 + 𝑦, 𝑧 + 2).


Isomorphismes
Exercice 2
Exercice 5 ★
Parmi les applications suivantes, lesquelles sont linéaires ?
Soit 𝑓, un endomorphisme de E. Pour tout entier 𝑘 ⩾ 2, on note
1. 𝑖𝑑E ∶ E ⟶ E , 𝑢 ⟼ 𝑢, où E est un 𝕂-ev.
𝑓𝑘 = 𝑓 ∘ ⋯ ∘ 𝑓.
⏟⎵⏟⎵⏟
2. F ∶ 𝒞(ℝ) ⟶ 𝒞(ℝ), 𝑓 ⟼ exp ∘𝑓. 𝑘 fois

3. G ∶ 𝒞(ℝ) ⟶ 𝒞(ℝ), 𝑓 ⟼ 𝑓 × cos. On suppose qu’il existe un entier 𝑛 ⩾ 2 tel que 𝑓𝑛 soit l’application identiquement nulle.
4. H ∶ 𝒞 2 (ℝ) ⟶ 𝒞(ℝ), 𝑓 ⟼ 𝑓″ − 𝑓. 1. Soit 𝑥 ∈ Ker(I − 𝑓). Démontrer que 𝑓𝑘 (𝑥) = 𝑥 pour tout entier 𝑘 ⩾ 1. En déduire
que I − 𝑓 est injectif.
5. 𝑗 ∶ F ⟶ E, 𝑢 ↦ 𝑢, où F est un sev d’un 𝕂-ev E.
2. Simplifier les expressions
6. T ∶ ℝℕ ⟶ ℝ𝑛+1 , (𝑢𝑘 )𝑘∈ℕ ⟼ (𝑢0 , … , 𝑢𝑛 ).

7. S ∶ ℝℕ ⟶ ℝℕ , (𝑢𝑘 )𝑘∈ℕ ⟼ (𝑢𝑘+1 )𝑘∈ℕ . (I − 𝑓) ∘ (I + 𝑓 + 𝑓2 + ⋯ + 𝑓𝑛−1 )


et (I + 𝑓 + 𝑓2 + ⋯ + 𝑓𝑛−1 ) ∘ (I − 𝑓)

en utilisant les règles de calcul dans L(E) et en déduire que I − 𝑓 est un automor-
Exercice 3 ★ Composées
phisme.
Soient 𝑓 et 𝑔 les endomorphismes de ℝ2 définis par 3. Démontrer que, pour tout entier 𝑘 ⩾ 1, l’endomorphisme I − 𝑓𝑘 est inversible. On
précisera l’expression de son inverse.
𝑔 ∶ (𝑥, 𝑦) ⟼ (𝑦, 𝑥) et 𝑓 ∶ (𝑥, 𝑦) ⟼ (𝑥 + 𝑦, 2𝑥).

1. Montrer que 𝑓 et 𝑔 sont des isomorphismes de ℝ2 . Déterminer 𝑓−1 et 𝑔−1 .

2. On note ℎ = 𝑓 ∘ 𝑔 − 𝑔 ∘ 𝑓. Justifier que ℎ ∈ ℒ(ℝ2 ).


3. A-t-on 𝑓 ∘ 𝑔 = 𝑔 ∘ 𝑓 ? ℎ est-elle injective ?
4. L’application ℎ est-elle surjective ?

[Link] 1
© Laurent Garcin MP Dumont d’Urville

Exercice 6 ★★★ Sev stables par permutation des composantes Noyau et image d’une application linéaire
Applications linéaires
Soit 𝕂 un corps. Pour σ ∈ S𝑛 , on pose : Exercice 9 ★
𝑓σ ∶ 𝕂𝑛 ⟶ 𝕂𝑛
Soit Φ l’application de ℝ3 dans ℝ4 définie par
(𝑥1 , … , 𝑥𝑛 ) ⟼ (𝑥σ (1), … , 𝑥σ (𝑛))
(𝑥, 𝑦, 𝑧) ⟼ (𝑥 + 𝑧, 𝑦 − 𝑧, 𝑥 + 𝑦 + 𝑧, 𝑥 − 𝑦 − 𝑧).
On munit 𝕂𝑛 de la structure d’algèbre pour les opérations composante par composante.

1. Montrer que 𝑓σ est un automorphisme d’algèbre. 1. Montrer que Φ est linéaire.

2. Soit ϕ un automorphisme d’algèbre de 𝕂𝑛 . Montrer qu’il existe σ ∈ S𝑛 tel que 2. Φ est-elle injective ?
ϕ = 𝑓σ . 3. Etudier la surjectivité de Φ. Donner une base de Im(Φ).
3. Trouver les sous-espaces de 𝕂 stables par tous les endomorphismes 𝑓σ avec σ ∈ S𝑛 .
𝑛

Exercice 10 ★ Avec paramètre


Exercice 7 ★ Un exemple d’isomorphisme
Soient α ∈ ℝ et 𝑓α l’application linéaire de ℝ4 dans ℝ3 définie par
Soit 𝑓 l’endomorphisme de ℝ3 défini par
(𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) ⟼ (𝑥 + 𝑦 + α𝑧 + 𝑡, 𝑥 + 𝑧 + 𝑡, 𝑦 + 𝑧).
(𝑥, 𝑦, 𝑧) ⟼ (2𝑥 − 𝑦, −𝑥 + 𝑦, 𝑥 − 𝑧).
Déterminer en fonction de α ∈ ℝ des bases des espaces vectoriels Ker(𝑓α ) et Im(𝑓α ).
Prouver que 𝑓 est un isomorphisme de ℝ et expliciter son isomorphisme réciproque 𝑓 .
3 −1

Exercice 11 ★ Posé à HEC !


Exercice 8 ★ L’opérateur de dérivation
Soit 𝑓 l’endomorphisme de ℝ3 défini par
Soient 𝑓𝑘 les fonctions de ℝ dans ℝ définies par
𝑓((𝑥, 𝑦, 𝑧)) = (𝑥, 0, 𝑦).
𝑘 2𝑥
∀𝑘 ∈ {0, 1, 2}, 𝑓𝑘 ∶ 𝑥 ⟼ 𝑥 𝑒 .
On note (𝑒𝑘 )1 ⩽ 𝑘 ⩽ 3 la base canonique de ℝ3 .
On note E le sous espace vectoriel de ℝℝ engendré par ces trois vecteurs. 1. Déterminer des bases de Im(𝑓) et Ker(𝑓).
1. Quelles est la dimension de E ? En donner une base. 2. On note E = {(𝑥, 𝑦, 0) ∈ ℝ3 , (𝑥, 𝑦) ∈ ℝ2 }. Déterminer des bases des sous-
2. On note D l’opérateur de dérivation défini par espaces vectoriels 𝑓(E) et 𝑓−1 (E).

D ∶ 𝑓 ∈ E ⟼ 𝑓′ .

Prouver que D ∈ ℒ(E).

3. Montrer que D ∈ GL(E).

[Link] 2
© Laurent Garcin MP Dumont d’Urville

Exercice 12 ★ Excursion en dimension infinie Exercice 14 ★★


Applications linéaires
Soient E l’ensemble des applications continues de ℝ+ dans ℝ et ψ l’application de E dans Soient E un ℂ-espace vectoriel, 𝑢 ∈ ℒ(E) et X2 + 𝑎X + 𝑏 un polynôme à coefficients
E qui à 𝑓 associe l’application 𝑔 de ℝ+ dans ℝ définie par complexes.
𝑥
1. On note 𝑟1 et 𝑟2 les deux racines (éventuellement confondues) de X2 +𝑎X+𝑏. Montrer
∀𝑥 ⩾ 0, 𝑔(𝑥) = ∫ 2𝑡𝑓(𝑡) d𝑡. que
0

1. Justifier que E est un espace vectoriel réel pour les opérations usuelles sur les fonc- 𝑢2 + 𝑎𝑢 + 𝑏 IdE = (𝑢 − 𝑟1 IdE ) ∘ (𝑢 − 𝑟2 IdE ) = (𝑢 − 𝑟2 IdE ) ∘ (𝑢 − 𝑟1 IdE )
tions.
2. On pose F = Ker(𝑢2 + 𝑎𝑢 + 𝑏 IdE ), F1 = Ker(𝑢 − 𝑟1 IdE ) et F2 = Ker(𝑢 − 𝑟2 IdE ).
2. Quelle est la dimension de E ? Montrer que F1 ⊂ F et F2 ⊂ F.
3. Montrer que ψ est un endomorphisme de E. 3. A partir de maintenant, on supose que les deux racines 𝑟1 et 𝑟2 sont distinctes. Mon-
4. Etudier l’injectivité puis la surjectivité de ψ. Formuler en termes de contre-exemple trer que F = F1 ⊕ F2 .
les résultats précédents. 4. Application : Dans cette question, on suppose que E est le ℂ-espace vectoriel des
5. Soit λ ∈ ℝ. Déterminer le sous-espace vectoriel Ker(ψ − λ𝑖𝑑E ). fonctions de ℝ dans ℂ de classe 𝒞 ∞ et que 𝑢 est l’endomorphisme de E qui à 𝑓
associe 𝑓′ . On considère l’équation différentielle (ℰ) 𝑦″ + 𝑎𝑦′ + 𝑏𝑦 = 0 dont
on cherche les solutions à valeurs complexes.
Exercice 13 ★ Attention aux scalaires ! a. Montrer que toute solution de (ℰ) est de classe 𝒞 ∞ sur ℝ.
b. Montrer que l’ensemble des solutions de (ℰ) est F.
On considère ℂ comme un ℝ-espace vectoriel. On définit l’application 𝑢 par
c. Déterminer F1 et F2 .
𝑢 ∶ 𝑧 ⟼ 𝑖𝑧 − 𝑖𝑧. d. En déduire le résultat du cours déjà connu : les solutions de (ℰ) sont les fonc-
tions de ℝ dans ℂ du type 𝑡 ↦ λ𝑒𝑟1𝑡 + μ𝑒𝑟2𝑡 avec λ et μ décrivant ℂ.
1. Prouver que 𝑢 ∈ ℒ(ℂ).

2. Déterminer Ker(𝑢) et Im(𝑢).


Exercice 15 ★★★
3. Calculer 𝑢2 .
1
4. En déduire que l’endomorphisme Idℂ +2𝑢 est inversible et calculer son inverse. Pour 𝑓 ∈ 𝒞([0, 1], ℝ) et 𝑥 ∈ [0, 1], on pose Φ(𝑓)(𝑥) = ∫ min(𝑥, 𝑡)𝑓(𝑡) d𝑡.
0

1. Prouver que Φ est un endomorphisme de 𝒞([0, 1], ℝ).


2. En utilisant la relation de Chasles, trouver une autre expression de Φ(𝑓)(𝑥). En
déduire que Φ(𝑓) est de classe 𝒞 2 et exprimer Φ(𝑓)″ en fonction de 𝑓.

3. En déduire Ker Φ et Im Φ.

[Link] 3
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Exercice 16 ★ Exercice 19 ★ Noyaux et images


Applications linéaires
On considère le sous-espace vectoriel F de 𝒞 1 (ℝ) engendré par la famille ℬ = (sin, cos, sh, ch). Déterminer une base du noyau et de l’image des applications linéaires définies par :
1. Montrer que ℬ est une base de F. 1. 𝑓(𝑥, 𝑦, 𝑧) = (2𝑥 + 𝑦 + 𝑧, 𝑥 + 2𝑦 + 𝑧, 𝑥 + 𝑦 + 2𝑧) ;
2. On note D l’opérateur de dérivation. Montrer que F est stable par D. On notera 𝑑 2. 𝑓(𝑥, 𝑦, 𝑧) = (𝑦 + 𝑧, 𝑥 + 𝑧, 𝑥 + 𝑦) ;
l’endomorphisme de F induit par D.
3. 𝑓(𝑥, 𝑦, 𝑧) = (𝑥 + 𝑦 + 𝑧, 2𝑥 − 𝑦 − 𝑧, 𝑥 + 2𝑦 + 2𝑧) ;
3. On note M la matrice de 𝑑 dans la base ℬ. Calculer M 𝑛 pour tout 𝑛 ∈ ℕ.
4. 𝑓(𝑥, 𝑦, 𝑧) = (𝑥 + 2𝑦 − 𝑧, 𝑥 + 2𝑦 − 𝑧, 2𝑥 + 4𝑦 − 2𝑧).
4. Montrer que 𝑑 est un automorphisme de F. Écrire la matrice de 𝑑 −1 dans la base ℬ.
5. On note 𝑓 = 𝑑 − Id. Déterminer l’image et le noyau de 𝑓.
Exercice 20 ★
6. On note 𝑔 = 𝑑 + Id. Déterminer l’image et le noyau de 𝑔 ∘ 𝑓.
Soient
𝑓 ∶ ℝ3 → ℝ3 , (𝑥, 𝑦, 𝑧) ↦ (𝑥, 𝑦, 0),
Exercice 17 ★★ CCP MP 𝑔 ∶ ℝ2 → ℝ3 , (𝑥, 𝑦) ↦ (𝑥 − 𝑦, 𝑥 + 𝑦, 𝑥 + 2𝑦)

Pour 𝑝 ∈ ℕ et α ∈ ℝ ⧵ {0, 1}, on note S𝑝 l’ensemble des suites réelles 𝑢 vérifiant : et


ℎ ∶ ℝ3 → ℝ, (𝑥, 𝑦, 𝑧) ↦ 𝑥 − 3𝑦 + 2𝑧.
∃P ∈ ℝ𝑝 [X], ∀𝑛 ∈ ℕ, 𝑢𝑛+1 = α𝑢𝑛 + P(𝑛)
1. Montrer que 𝑓, 𝑔 et ℎ sont linéaires.
1. Montrer que si 𝑢 ∈ S𝑝 , P est unique. On notera Pᵆ ce polynôme. 2. Déterminer noyau et image dans chaque cas.
2. Montrer que S𝑝 est un ℝ-espace vectoriel.

3. Montrer que l’application ϕ ∶ {


S𝑝 ⟶ ℝ𝑝 [X]
est linéaire et donner une base Exercice 21 ★ Posé aux CCP
𝑢 ⟼ Pᵆ
de son noyau. Soient E un ℝ-ev de dimension finie, 𝑓 et 𝑔 dans ℒ(E). Etablir que
4. Quelle est l’image de ϕ ? Donner une base de S𝑝 . On pourra utiliser les polynômes Im(𝑓) + Ker(𝑔) = E ⟺ Im(𝑔 ∘ 𝑓) = Im(𝑔).
R𝑘 = (X + 1)𝑝 − αX𝑘 avec 𝑘 ∈ ⟦0, 𝑝⟧.

5. Application : déterminer le terme général de la suite 𝑢 définie par 𝑢0 = −2 et


𝑢𝑛+1 = 2𝑢𝑛 − 2𝑛 + 7. Exercice 22 ★ Posé à Centrale en PC

Soient E et F deux ℝ-ev, 𝑓 ∈ ℒ(E, F) et 𝑔 ∈ ℒ(F, E) telles que


Exercice 18 ★ 𝑓 ∘ 𝑔 ∘ 𝑓 = 𝑓 et 𝑔 ∘ 𝑓 ∘ 𝑔 = 𝑔.
Montrer que φ ∶ P ∈ ℝ𝑛 [X] ↦ (X + 2)P(X) − XP(X + 1) est un endomorphisme de Etablir que
ℝ𝑛 [X]. Quel est son noyau ? E = Ker(𝑓) ⊕ Im(𝑔) et F = Ker(𝑔) ⊕ Im(𝑓).

[Link] 4
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Exercice 23 Exercice 27 ★★ Noyaux et images itérés


Applications linéaires
Soient 𝑓 ∶ E ⟶ F et 𝑔 ∶ F ⟶ G deux applications linéaires. Que pensez vous des Soit 𝑢 un endomorphisme de E, pour tout entier naturel 𝑝, on notera I𝑝 = Im 𝑢𝑝 et
propositions suivantes ? K𝑝 = Ker 𝑢𝑝 .
1. Ker(𝑔 ∘ 𝑓) = Ker(𝑓) ∩ Ker(𝑔) ; 1. Montrer que : ∀𝑝 ∈ ℕ, K𝑝 ⊂ K𝑝+1 et I𝑝+1 ⊂ I𝑝 .
2. Ker(𝑔 ∘ 𝑓) ⊂ Ker(𝑓) ; 2. On suppose que E est de dimension finie et 𝑢 injectif. Déterminer I𝑝 et K𝑝 pour tout
𝑝 ∈ ℕ.
3. Ker(𝑔 ∘ 𝑓) ⊂ Ker(𝑓) ;
3. On suppose que E est de dimension finie 𝑛 ∈ ℕ.
4. Im(𝑓) ⊂ Ker(𝑔) 𝑠𝑖𝑒𝑡𝑠𝑒𝑢𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠𝑖 𝑔 ∘ 𝑓 = 0.
a. Montrer qu’il existe un plus petit entier naturel 𝑟 ⩽ 𝑛 tel que : K𝑟 = K𝑟+1 .
b. Montrer qu’alors : I𝑟 = I𝑟+1 et que : ∀𝑝 ∈ ℕ, K𝑟 = K𝑟+𝑝 et I𝑟 = I𝑟+𝑝 .
Exercice 24 ★★ L’increvable
c. Montrer que : E = K𝑟 ⊕ I𝑟 .
Soient E un espace vectoriel sur 𝕂 et 𝑓 appartenant à ℒ(E). Montrer l’ équivalence suivante
4. Lorsque E n’est pas de dimension finie, existe-t-il un plus petit entier naturel 𝑟 tel
Ker(𝑓2 ) = Ker(𝑓) si et seulement si Im(𝑓) ∩ Ker(𝑓) = {0}. que K𝑟 = K𝑟+1 ?

Exercice 25 ★★ Exercice 28 ★★

Soient E un 𝕂-ev, 𝑓 et 𝑔 deux endomorphismes de E tels que 𝑓 ∘ 𝑔 = 𝑖𝑑E . Soient 𝑓 et 𝑔 deux endomorphismes d’un espace vectoriel E.

1. Etablir que 𝑓 est surjective et 𝑔 injective. 1. Montrer que si 𝑔 ∘ 𝑓 est surjective, alors 𝑔 est surjective.

2. Montrer que 𝑝 = 𝑔 ∘ 𝑓 est un projecteur de E. 2. Montrer que si 𝑔 est surjective et E = Im 𝑓 + Ker 𝑔, alors 𝑔 ∘ 𝑓 est surjective.

3. Etablir que Im(𝑝) = Im(𝑔) et Ker(𝑝) = Ker(𝑓). 3. Formuler des énoncés similaires pour l’injectivité.

4. Montrer que
Ker(𝑓) ⊕ Im(𝑔) = E. Exercice 29 ★

Soient 𝑢 et 𝑣 deux endomorphismes d’un espace vectoriel E qui commutent.


Exercice 26 ★
1. Montrer que Im 𝑢 et Ker 𝑢 sont stables par 𝑣.
Soient E un 𝕂-espace vectoriel et 𝑓 ∈ ℒ(E). Montrer que
2. On suppose que E = Ker 𝑢⊕Ker 𝑣. Montrer que Im 𝑢 ⊂ Ker 𝑣 et que Im 𝑣 ⊂ Ker 𝑢.
Ker(𝑓) ∩ Im(𝑓) = 𝑓(Ker(𝑓 ∘ 𝑓)). 3. Montrer que les inclusions précédentes sont des égalités si E est de dimension finie.

[Link] 5
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Exercice 30 ★ ENSEA Exercice 34 ★ Petites Mines


Applications linéaires
Soient E et F deux espaces vectoriels, 𝑓 ∈ ℒ(E, F), G et H deux sous-espaces vectoriels Soit E un espace vectoriel de dimension finie. Montrer l’équivalence entre les propositions
de E. suivantes :

1. Montrer que 𝑓(G + H) = 𝑓(G) + 𝑓(H). (i) il existe 𝑓 ∈ ℒ(E) tel que Ker 𝑓 = Im 𝑓 ;

2. Montrer que si G et H sont en somme directe et que 𝑓 est injective, alors 𝑓(G⊕H) = (ii) dim E est paire.
𝑓(G) ⊕ 𝑓(H).

Exercice 35
Exercice 31 ★★
Soient 𝑓 ∈ ℒ(E, F) et 𝑔 ∈ ℒ(F, G).
Soient E un espace vectoriel et 𝑓 ∈ ℒ(E). Montrer l’équivalence suivante :
1. Montrer que Ker 𝑓 ⊂ Ker 𝑔 ∘ 𝑓.
E = Im 𝑓 + Ker 𝑓 ⇔ Im 𝑓 = Im 𝑓 2
2. Montrer que Im 𝑔 ∘ 𝑓 ⊂ Im 𝑔.
3. Montrer que 𝑔 ∘ 𝑓 = 0 ⟺ Im 𝑓 ⊂ Ker 𝑔.
Exercice 32 ★★

Soient E un espace vectoriel et 𝑓, 𝑔 deux projecteurs de E. Exercice 36 ★★


1. Montrer que Im 𝑓 = Im 𝑔 si et seulement si 𝑓 ∘ 𝑔 = 𝑔 et 𝑔 ∘ 𝑓 = 𝑓.
Soient E, F et G trois espaces vectoriels, 𝑓 ∈ ℒ(E, F) et 𝑔 ∈ ℒ(F, G).
2. Donner une condition nécessaire et suffisante pour que Ker 𝑓 = Ker 𝑔.
1. Montrer que F = Im(𝑓) + Ker(𝑔) si et seulement si Im(𝑔 ∘ 𝑓) = Im(𝑔).
2. Montrer que Ker(𝑔) ∩ Im(𝑓) = {0F } si et seulement si Ker(𝑔 ∘ 𝑓) = Ker(𝑓).
Exercice 33 ★★

Soient E un espace vectoriel de dimension finie et 𝑓 ∈ ℒ(E). Montrer que les propositions Exercice 37 ★★
suivantes sont équivalentes :
On considère deux endomorphismes 𝑓 et 𝑔 d’un espace vectoriel E vérifiant
(i) E = Im 𝑓 ⊕ Ker 𝑓 ;
(ii) E = Im 𝑓 + Ker 𝑓 ; 𝑓∘𝑔∘𝑓 =𝑔 et 𝑔∘𝑓∘𝑔=𝑓

(iii) Im 𝑓 = Im 𝑓2 ; 1. Montrer que


Im(𝑓) = Im(𝑔) = Im(𝑔 ∘ 𝑓) = Im(𝑓 ∘ 𝑔)
(iv) Ker 𝑓 = Ker 𝑓2 .
et
Ker(𝑓) = Ker(𝑔) = Ker(𝑔 ∘ 𝑓) = Ker(𝑓 ∘ 𝑔)

2. Démontrer que
E = Ker(𝑓) ⊕ Im(𝑓) = Ker(𝑔) ⊕ Im(𝑔)

[Link] 6
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Endomorphismes nilpotents Exercice 41 ★★ Equation 𝑢2 = 0


Applications linéaires
Exercice 38 ★ D’après Centrale PC Soient E un espace vectoriel sur 𝕂 et 𝑢 un endomorphisme de E.
1. On suppose dans cette question l’existence d’un projecteur 𝑝 de E tel que
Soient E un espace vectoriel sur 𝕂 de dimension finie et 𝑓 un endomorphisme de E. On
souhaite prouver l’équivalence des deux propriétés suivantes : 𝑢 = 𝑝 ∘ 𝑢 − 𝑢 ∘ 𝑝.
(∗) Il existe un projecteur 𝑝 de E tel que 𝑓 = 𝑝 ∘ 𝑓 − 𝑓 ∘ 𝑝 a. Démontrer que 𝑝 ∘ 𝑢 ∘ 𝑝 = 0. On précisera de quel 0 il s’agit.
(∗∗) 𝑓2 = 0 b. Prouver que 𝑢 ∘ 𝑝 = 0.
1. Supposons (∗) vérifiée. Prouver que 𝑝 ∘ 𝑓 ∘ 𝑝 = 0, puis que 𝑓 = 𝑝 ∘ 𝑓. En déduire c. En déduire que 𝑢2 = 0.
que (∗∗) est vérifiée.
2. On suppose dans cette question que 𝑢2 = 0.
2. Supposons (∗∗) vérifiée. Soit S un supplémentaire de Ker 𝑓 dans E et 𝑝 le projecteur
a. Démontrer que Im(𝑢) ⊂ Ker(𝑢).
sur Ker(𝑓) parallèlement à S. Prouver la propriété (∗).
b. Soient H et S deux sous-espaces vectoriels supplémentaires dans E tels que

Im(𝑢) ⊂ H ⊂ Ker(𝑢).
Exercice 39 ★★ Endomorphismes nilpotents
En notant 𝑞 la projection sur H parallèlement à S , reconnaître l’application
Soit E un espace vectoriel sur 𝕂 de dimension finie 𝑛. Un endomorphisme 𝑢 de E est dit linéaire 𝑞 ∘ 𝑢 − 𝑢 ∘ 𝑞.
nilpotent s’il existe 𝑝 ∈ ℕ tel que 𝑢𝑝 = 0.
3. Donner une condition nécessaire et suffisante pour qu’il existe un projecteur 𝑝 de E
1. Donner des exemples d’endomorphismes nilpotents de ℝ2 puis de ℝ3 . tel que
2. Montrer qu’un endomorphisme nilpotent n’est jamais un isomorphisme. 𝑢 = 𝑝 ∘ 𝑢 − 𝑢 ∘ 𝑝.

3. Soit 𝑢 ∈ ℒ(E) tel que


Exercice 42 ★ Endomorphismes de carré nul
∀𝑥 ∈ E, ∃𝑝𝑥 ∈ ℕ, 𝑢𝑝𝑥 (𝑥) = 0.
Soient E un espace vectoriel de dimension 𝑛 et 𝑓 une application linéaire de E dans lui-
Montrer que 𝑢 est nilpotent.
même. Montrer que les deux assertions qui suivent sont équivalentes :
4. Montrer que si 𝑢 est un endomorphisme nilpotent alors 𝑖𝑑E − 𝑢 ∈ GL(E).
1. Ker(𝑓) = Im(𝑓). 2. 𝑓2 = 0, 𝑛 = 2 rg(𝑓).
Exercice 40 ★

Soient E un espace vectoriel sur 𝕂 de dimension 3 et 𝑓 appartenant à ℒ(E).

1. On suppose dans cette question que 𝑓2 = 0 et 𝑓 ≠ 0. Calculer le rang de 𝑓.


2. On suppose dans cette question que 𝑓3 = 0 et 𝑓2 ≠ 0. Calculer le rang de 𝑓.

[Link] 7
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Exercice 43 ★★★ Mines P’ 1995 Exercice 46 ★ Somme de deux projecteurs


Applications linéaires
Soit E un espace vectoriel de dimension finie et 𝑓 un endomorphisme de E nilpotent d’in- Soient E un espace vectoriel sur 𝕂, 𝑝 et 𝑞 deux projecteurs de E.
dice 𝑛. On pose
Φ ∶ ℒ(E) ⟶ ℒ(E) 1. Prouver que
𝑔 ⟼ 𝑓∘𝑔−𝑔∘𝑓
𝑝 ∘ 𝑞 + 𝑞 ∘ 𝑝 = 0 si et seulement si 𝑝 ∘ 𝑞 = 𝑞 ∘ 𝑝 = 0.
𝑝
𝑝
1. Montrer que Φ𝑝 (𝑔) = ∑ (−1)𝑘 ( )𝑓𝑝−𝑘 ∘ 𝑔 ∘ 𝑓𝑘 . En déduire que Φ est nilpotent. 2. Montrer que 𝑝 + 𝑞 est un projecteur si et seulement si
𝑘=0
𝑘

2. Soit 𝑎 ∈ ℒ(E). Montrer qu’il existe 𝑏 ∈ ℒ(E) tel que 𝑎 ∘ 𝑏 ∘ 𝑎 = 𝑎. En déduire 𝑝 ∘ 𝑞 = 𝑞 ∘ 𝑝 = 0.


l’indice de nilpotence de Φ.
3. On suppose que 𝑝 + 𝑞 est un projecteur de E. Montrer que

Im(𝑝 + 𝑞) = Im(𝑝) ⊕ Im(𝑞)


Projecteurs, symétries et homothéties
et
Exercice 44 ★ Ker(𝑝 + 𝑞) = Ker(𝑝) ∩ Ker(𝑞).

On note E = ℝ4 ,
F = {(𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) ∈ E | 𝑧 = 𝑦 + 𝑡 = 0} Exercice 47 ★ Composée de deux projecteurs
et G = {(𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) | 𝑥 = 𝑦 + 𝑧 = 0}.
Soient E un espace vectoriel sur 𝕂, 𝑝 et 𝑞 deux projecteurs de E tels que 𝑝 ∘ 𝑞 = 𝑞 ∘ 𝑝.
1. Prouver que F et G sont des plans vectoriels de E.
1. Prouver que ψ = 𝑝 ∘ 𝑞 est un projecteur de E.
2. Montrer que F et G sont supplémentaires dans E.
2. Montrer que Im(ψ) = Im(𝑝) ∩ Im(𝑞).
3. Donner les expressions analytiques de 𝑝 et 𝑠, respectivement projecteur sur F paral-
3. Etablir que Ker(ψ) = Ker(𝑝) + Ker(𝑞).
lèlement à G et symétrie par rapport à F parallèlement à G.

Exercice 48 ★★
Exercice 45 ★ En dimension infinie
Soit E un espace vectoriel de dimension finie et A une partie finie de GL(E) stable par
On note E = ℝℝ , 𝒜 le sous-espace vectoriel de E constitué des fonctions affines et on 1
pose composition. On pose 𝑝 = ∑ 𝑓. Montrer que 𝑝 est un projecteur.
|A| 𝑓∈A
𝒩 = {𝑓 ∈ E | 𝑓(0) = 𝑓(1) = 0}.

1. Montrer que les sous-espaces vectoriel 𝒜 et 𝒩 sont supplémentaires dans E.


Exercice 49 ★
2. Expliciter le projecteur sur 𝒜 parallèlement à 𝒩.
Soit E un 𝕂-espace vectoriel et 𝑝 un projecteur de E. Pour quelles valeurs de λ ∈ 𝕂,
3. Expliciter la symétrie par rapport à 𝒜 parallèlement à 𝒩. Id +λ𝑝 est-il un automorphisme ?

[Link] 8
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Exercice 50 ★★ Exercice 54 ★★
Applications linéaires
Soient 𝑝 et 𝑞 deux projecteurs d’un espace vectoriel E qui commutent. Soient 𝑓 et 𝑔 deux projecteurs d’un espace vectoriel E.
1. Montrer que 𝑝 + 𝑞 − 𝑝 ∘ 𝑞 et 𝑝 ∘ 𝑞 sont des projecteurs. 1. a. Montrer que Im 𝑓 = Im 𝑔 si et seulement si 𝑓 ∘ 𝑔 = 𝑔 et 𝑔 ∘ 𝑓 = 𝑓.
2. Montrer que Ker(𝑝 ∘ 𝑞) = Ker 𝑝 + Ker 𝑞 et que Im(𝑝 ∘ 𝑞) = Im 𝑝 ∩ Im 𝑞. b. Donner une condition nécessaire et suffisante pour que Ker 𝑓 = Ker 𝑔.

3. Montrer que Ker(𝑝+𝑞−𝑝∘𝑞) = Ker 𝑝∩Ker 𝑞 et que Im(𝑝+𝑞−𝑝∘𝑞) = Im 𝑝+Im 𝑞. 2. On suppose que 𝑓 ∘ 𝑔 = 𝑔 ∘ 𝑓.

a. Montrer que

Exercice 51 ★★★ Centrale MP E = (Im 𝑓 ∩ Im 𝑔) ⊕ (Im 𝑓 ∩ Ker 𝑔) ⊕ (Ker 𝑓 ∩ Im 𝑔) ⊕ (Ker 𝑓 ∩ Ker 𝑔)

Soient H1 et H2 deux sous-espaces supplémentaires de ℒ(ℝ𝑛 ) vérifiant la propriété sui- b. Que peut-on dire de 𝑓 ∘ 𝑔 ?
vante :
∀(𝑓, 𝑔) ∈ H1 × H2 , 𝑓 ∘ 𝑔 + 𝑔 ∘ 𝑓 = 0
Exercice 55 ★
1. Justifier qu’il existe (𝑝1 , 𝑝2 ) ∈ H1 × H2 tel que 𝑝1 + 𝑝2 = Id.
2. Montrer que 𝑝1 et 𝑝2 sont des projecteurs. Soit E un ℝ-espace vectoriel. Soit 𝑢 ∈ ℒ(E) tel que 𝑢2 − 3𝑢 + 2 IdE = 0.

3. Montrer que dim H1 ≤ (𝑛 − rg 𝑝2 )2 et dim H2 ≤ (𝑛 − rg 𝑝1 )2 . 1. Montrer que 𝑢 ∈ GL(E) et exprimer 𝑢−1 en fonction de 𝑢.

4. Quel est le nombre de choix possibles pour le couple (H1 , H2 ) ? 2. On pose 𝑓 = 𝑢 − IdE et 𝑔 = 2 IdE −𝑢. Montrer que 𝑓 ∘ 𝑔 = 𝑔 ∘ 𝑓 = 0.
3. Vérifier que 𝑓 et 𝑔 sont des projecteurs.

Exercice 52 ★★ 4. Montrer que Im 𝑓 = Ker 𝑔 et Im 𝑔 = Ker 𝑓.

Soient 𝑝1 , … , 𝑝𝑛 des projecteurs d’un espace vectoriel E de dimension finie tels que 𝑝1 + 5. Montrer que E = Ker 𝑓 ⊕ Ker 𝑔 et E = Im 𝑓 ⊕ Im 𝑔.
⋯ + 𝑝𝑛 = IdE .
Montrer que Im 𝑝1 ⊕ ⋯ ⊕ Im 𝑝𝑛 = E.

Exercice 53 ★★★

Soit 𝑢 un endomorphisme d’un espace vectoriel de dimension finie E. Montrer qu’il existe
un projecteur 𝑝 de E et un automorphisme φ de E tels que 𝑢 = 𝑝 ∘ φ.

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© Laurent Garcin MP Dumont d’Urville

Exercice 56 ★★★ Exercice 59 ★★


Applications linéaires
Soit 𝑓 un endomorphisme d’un 𝕂-espace vectoriel E de dimension 𝑛 ≥ 1 qui commute Soient E un 𝕂-ev de dimension finie, 𝑓 et 𝑔 deux endomorphismes de E.
avec tous les endomorphismes de E, c’est-à-dire
1. Etablir que
∀𝑔 ∈ ℒ(E), 𝑓∘𝑔=𝑔∘𝑓 dim(Ker(𝑓 ∘ 𝑔)) ⩽ dim(Ker(𝑓)) + dim(Ker(𝑔)).

1. Soit 𝑢 un vecteur non nul de E. Justifier l’existence d’un supplémentaire Hᵆ de 2. Montrer que l’inégalité précédente est une égalité si et seulement si Ker(𝑓) ⊂ Im(𝑔).
vect(𝑢) dans E. Quelle est la dimension de Hᵆ ?

2. En considérant le projecteur 𝑝ᵆ sur vect(𝑢) parallèlement à Hᵆ , montrer qu’il existe Exercice 60 ★★★
λᵆ ∈ 𝕂 tel que 𝑓(𝑢) = λᵆ 𝑢.
3. Soit 𝑣 ∈ E non colinéaire à 𝑢. On montre de même qu’il existe λ𝑣 ∈ 𝕂 tel que Soient 𝑢, 𝑣 ∈ ℒ(E) où E est un espace vectoriel de dimension finie. Déterminer le
𝑓(𝑣) = λ𝑣 𝑣. Montrer que λᵆ = λ𝑣 . On pourra considérer le vecteur 𝑢 + 𝑣. rang de l’endomorphisme de ℒ(E) Φ ∶ 𝑓 ↦ 𝑣 ∘ 𝑓 ∘ 𝑢.

4. Reprendre la question précédente lorsque 𝑣 est non nul et colinéaire à 𝑢.


5. En déduire que les endomorphismes de E commutant avec tous les endomorphismes Exercice 61 ★★ Inégalité de Frobenius
sont les homothéties.
Soient 𝑓 ∈ ℒ(E, F), 𝑔 ∈ ℒ(F, G) et ℎ ∈ ℒ(G, H) où E, F, G, H sont des espaces vectoriels
de dimension finie. Montrer que
Exercice 57 ★
rg(𝑔 ∘ 𝑓) + rg(ℎ ∘ 𝑔) ≤ rg(ℎ ∘ 𝑔 ∘ 𝑓) + rg(𝑔)
On pose E = ℝ . Montrer que l’application 𝑠 qui à une fonction 𝑓 ∈ E associe l’applica-

tion 𝑥 ↦ 𝑓(−𝑥) est une symétrie dont on précisera les éléments caractéristiques.
Exercice 62 ★★★ Inégalités de Sylvester

Soient E et F deux espaces vectoriels, 𝑓 et 𝑔 deux applications linéaires de rang fini de E


Rang d’une application linéaire dans F.
1. Montrer que
Exercice 58 ★★ | rg(𝑓) − rg(𝑔)| ≤ rg(𝑓 + 𝑔) ≤ rg(𝑓) + rg(𝑔)
Soient E un espace vectoriel réel de dimension 𝑛 , 𝑓 et 𝑔 deux endomorphismes tels que 2. Prouver que rg(𝑓 + 𝑔) = rg(𝑓) + rg(𝑔) si et seulement si
𝑓 + 𝑔 = 𝑖𝑑E et rg(𝑓) + rg(𝑔) ⩽ 𝑛. Im(𝑓) ∩ Im(𝑔) = {0F } et Ker(𝑓) + Ker(𝑔) = E
1. Montrer que
E = Im(𝑓) ⊕ Im(𝑔).
Formes linéaires et hyperplans
2. Après avoir justifié l’égalité 𝑓 ∘ 𝑔 = 𝑔 ∘ 𝑓 , prouver que 𝑓 et 𝑔 sont des projecteurs
de E.

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© Laurent Garcin MP Dumont d’Urville

Exercice 63 ★★ Endomorphismes de rang au plus 1 Exercice 66 ★★★ Rang d’une famille de formes linéaires
Applications linéaires
Soient E un 𝕂-espace vectoriel et 𝑓 un endomorphisme de E dont l’image est une droite On considère un espace vectoriel E de dimension finie.
vectorielle vect(𝑢) avec 𝑢 ≠ 0E . On pose alors :
1. Soit F un sous-espace vectoriel de E. On note
∀𝑥 ∈ E, 𝑓(𝑥) = φ(𝑥)𝑢
G = {φ ∈ E ∗ , ∀𝑥 ∈ F, φ(𝑥) = 0}
Montrer que φ est une forme linéaire sur E et qu’il existe λ ∈ 𝕂 tel que 𝑓2 = λ𝑓.
Montrer que G est un sous-espace vectoriel de E ∗ et que dim F + dim G = dim E.

Exercice 64 ★★ Transvections 2. Soit F un sous-espace vectoriel de E ∗ . On note

G = {𝑥 ∈ E, ∀φ ∈ F, φ(𝑥) = 0}
Soit E un ℝ-espace vectoriel de dimension finie 𝑛, avec 𝑛 ⩾ 2. On rappelle que E ∗ est
l’ensemble des formes linéaires sur E. Montrer que G est un sous-espace vectoriel de E et que dim F + dim G = dim E.
1. Soient φ et ψ deux éléments non nuls de E tels que Ker(φ) = Ker(ψ). Montrer

3. On se donne des éléments φ1 , … , φ𝑚 de E ∗ . Montrer que
qu’il existe un réel non nul λ tel que ψ = λφ.
𝑚
2. Soit H un hyperplan de E. Montrer que l’ensemble D(H) des éléments de E ∗ dont le dim ( Ker φ𝑖 ) + rg(φ1 , … , φ𝑚 ) = dim E
noyau contient H est un sous-espace vectoriel de E ∗ dont on précisera la dimension. ⋂
𝑖=1

3. On appelle transvection de E tout endomorphisme 𝑓 de E possédant les deux pro-


priétés suivantes :
Exercice 67 ★ Equations d’un hyperplan
• Ker(𝑓 − IdE ) est un hyperplan de E ;
• Im(𝑓 − IdE ) ⊂ Ker(𝑓 − IdE ). Soient E un espace vectoriel sur 𝕂, 𝑓 et 𝑔 deux formes linéaires sur E non nulles.

On appelle Ker(𝑓 − IdE ) la base de 𝑓 et Im(𝑓 − IdE ) la direction de 𝑓. 1. Prouver que


Ker(𝑓) ⊂ Ker(𝑔)
a. Soit φ un élément non nul de E et 𝑢 un vecteur non nul de Ker(φ). Pour tout

si et seulement si il existe λ ∈ 𝕂∗ tel que 𝑔 = λ𝑓.
vecteur 𝑥 de E, on pose 𝑓(𝑥) = 𝑥 + φ(𝑥)𝑢. Justifier l’existence de 𝑢 et montrer
que 𝑓 est une transvection dont on précisera la base et la direction. 2. En déduire une condition nécessaire et suffisante pour que 𝑓 et 𝑔 définissent le même
b. Réciproquement, soit 𝑓 une transvection de E. Montrer qu’il existe un élément hyperplan H. En déduire toutes les équations de H.
non nul φ de E ∗ et un vecteur 𝑢 non nul de Ker(φ) tels que 𝑓(𝑥) = 𝑥 + φ(𝑥)𝑢
pour tout 𝑥 ∈ E.

Exercice 65 ★★

Soient E un espace vectoriel de dimension 𝑛 ∈ ℕ∗ et φ1 , … , φ𝑛 des formes linéaires sur


E. On suppose qu’il existe 𝑥 ∈ E non nul tel que

∀𝑖 ∈ ⟦1, 𝑛⟧ , φ𝑖 (𝑥) = 0

Montrer que la famille (φ1 , … , φ𝑛 ) est liée.

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