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Guide Export pour PME Internationales

Ce document présente plusieurs sujets liés à l'internationalisation des entreprises françaises, notamment les missions que peuvent assurer les experts-comptables, les financements internationaux disponibles, le recrutement à l'étranger, la TVA à l'exportation et les déclarations douanières requises.

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Guide Export

Edition 2016

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ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite selon l’article L 122-4 du Code de la
propriété intellectuelle et constitue une contrefaçon réprimée par le Code pénal. Seules sont
autorisées (art. L 122-5), les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du
copiste et non destinées à une utilisation collective, ainsi que les analyses et courtes citations
justifiées par le caractère critique, pédagogique ou d’information de l’œuvre à laquelle elles
sont incorporées, sous réserve, toutefois, du respect des dispositions des articles L 122-10 à
L 122-12 du même code, relatives à la reproduction par reprographie.
3

L’international vu par Philippe Arraou


Président du Conseil supérieur de l’Ordre des experts-comptables

Osons l’international !
Les entreprises bougent, bougeons avec elles !
Le mot « international » fait penser à
l’implantation d’une filiale à l’étranger et donc à
de grandes entreprises. Avant d’arriver à cette
situation, il y a déjà une dimension internationale
à l’action des PME françaises, sans qu’elles sortent
de l’hexagone. Quelle entreprise ne réalise pas
d’achats ou de ventes avec une entreprise étrangère ? Dès les premières
opérations, des questions se posent, par exemple fiscales avec la TVA,
juridiques avec la sécurisation des affaires, financières pour utiliser des
outils adaptés aux opérations internationales et garantir la bonne fin, etc.
L’expert-comptable se doit de donner des réponses à ces questions dites
internationales, et d’apporter à son client la sécurité qu’il apporte à
l’ensemble de ses affaires. Nous ne pouvons éluder ces questions qui,
aujourd’hui, entrent totalement dans le périmètre de nos missions. Qui
d’autre que l’expert-comptable peut accompagner l’entreprise dans sa
croissance ? Il en va du développement des entreprises, et plus
généralement de l’économie française.
Les connaissances techniques de l’expert-comptable doivent suivre
l’évolution des entreprises, qui sont entrées dans une compétition devenue
internationale, pour ne pas dire mondiale. C’est même notre devoir de
conseil, et nous nous devons, le cas échéant, de pousser nos clients à
donner une dimension internationale à leurs affaires. Or nous ne serons
capables de le faire qu’à la condition de maîtriser la matière.
C’est pourquoi le Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts-comptables a
créé depuis de nombreuses années le Club Export, devenu le Comité des
Missions Internationales. Lieu d’échange de bonnes pratiques, et de
concertation entre confrères, il met à disposition de l’ensemble des
membres de l’Ordre des outils pratiques, et propose des journées
techniques pour répondre à leurs besoins et les accompagner.
En « osant l’international » l’expert-comptable sera acteur de la
croissance des entreprises.

Philippe ARRAOU
Président du Conseil supérieur de l’Ordre des experts-comptables

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


5

Remerciements

Ont participé à la rédaction de cet ouvrage :

Sous la Présidence d’Ariele VIOLLAND-RIZZETTO, présidente du comité


missions Internationales du CSOEC :

 Michel HÉBETTE : président Honoraire du comité missions


internationales ;

 les membres du comité missions internationales : Bettina CASSEGRAIN,


Alexandre CATTA Alain CLISSON, Marc DESJARDINS, Daniel LUCARD,
Alain SANCHEZ, Jérome WILLARD ;

 Jean-Pierre RIQUET, conseil juridique et fiscal, expert TVA et


associations ;

 société Expert et Finance ;

 Anne LECHEVALIER : permanente au Conseil supérieur de l’Ordre des


experts-comptables.

Pour Bpifrance
 Alain RENCK, directeur Bpifrance export

 Michel JUZIO, chef de projets Bpifrance Export

 Ghislaine Le GALL, assistante de direction Bpifrance Export

Pour CCI France International


 Dominique BRUNIN, délégué général CCI France International – CCI
International

 Anicia OESER, responsable communication, événementiel et Marketing,


CCI France International

 Samira ROUSSI, responsable communication – événementiel –


formation, CCI International

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


6 Collection Etudes

Pour les CNCCEF


 Marie-Josée DEROUIN, directeur général

 Catherine DASSONVILLE, assistante direction générale

Pour Coface
 Marie-Danièle BAHISSON, responsable des partenariats institutionnels

 Catherine BRUN, responsable organisation – communication -


information

Pour UBIFRANCE
 Thibaut FABRE, chargé de mission partenariats

 Elisabeth FILLET, chargée de mission partenariats

 Olivier ANDRETIC, chef département marketing et développement


commercial

 Claire POIMBOEUF, chef de service marketing stratégique

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


7

Sommaire

L’international vu par Philippe Arraou .......................................... 3

Remerciements........................................................................ 5

Partie 1
LES SOLUTIONS EXPERTS-COMPTABLES ........................................ 19

Le mot de la Présidente ........................................................... 21

Les missions de l’Expert-Comptable............................................ 24

1 L’expert-comptable va intervenir à plusieurs niveaux ..... 24

2 Le comité missions internationales a pour objectif de ..... 25

Export et innovation : vecteur de croissance incontournable .......... 26

Export et Intelligence Économique : valeur ajoutée ....................... 27

1 Présentation des objectifs ........................................ 27

2 Méthodologies ....................................................... 27

3 Valeur ajoutée pour le client .................................... 28

4 Valeur ajoutée pour l’expert-comptable ...................... 28

Marketing international, marketing interculturel ........................... 29

1 Le marketing « culturel » ......................................... 29

2 Le marketing « produit » ou « service »....................... 32

3 Conclusion ............................................................ 33

Cartographie des financements internationaux en France ............... 34

1 Les financements de haut de bilan ............................. 34

2 Les financements du cycle d’exploitation .................... 35

3 Les crédits de trésorerie à l’international .................... 36

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


8 Collection Etudes

Votre site pour développer vos missions et accompagner vos clients ! 38

1 1ère partie : atlas des pays ........................................ 39

2 2e partie : Informations ............................................ 40

3 3e partie : Services ................................................. 41

4 Déroulement d’une mission d’audit export ................... 43

Check-list de l’international ..................................................... 44

Recruter à l’international ........................................................ 49

1 Le détachement de salariés ...................................... 50

2 L’expatriation de salariés ......................................... 56

3 Le détachement temporaire en France d’un salarié d’une


entreprise étrangère ............................................... 58

Check List des mentions obligatoires à indiquer sur les factures, en


matière de TVA...................................................................... 60

1 Qu’est-ce qu’une facture ? ....................................... 60

2 Qu’est-ce qu’une facture en matière de TVA ? .............. 62

La Déclaration d’Echanges de Biens (DEB) .................................... 70

1 Qui doit établir une DEB ? ......................................... 70

2 Cas d’établissement d’une DEB .................................. 70

3 Cas de non établissement d’une DEB ........................... 71

4 Modalités d’établissement d’une DEB .......................... 71

5 Comment transmettre la DEB ? .................................. 73

6 Sanctions applicables (article 467 du Code des douanes) . 74

La Déclaration Européenne de Services (DES) ............................... 75

1 Qui déclare ? ......................................................... 75

2 Contenu et transmission de la DES .............................. 76

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


9

La Douane ............................................................................ 78

1 Les sources d’informations de la douane ...................... 78

2 Les 3 notions à connaître pour déterminer le coût d’un


dédouanement ....................................................... 79

3 Les différents régimes douaniers en suspension de droits de


douane................................................................. 80

4 La simplification douanière ....................................... 81

Partie 2
LES SOLUTIONS BPIFRANCE ....................................................... 83

Prêt Croissance International .................................................... 85

1 Objet ................................................................... 85

2 Bénéficiaires ......................................................... 85

3 Modalités .............................................................. 85

4 Conditions Financières ............................................ 86

5 Partenariats .......................................................... 86

Avance + Export..................................................................... 88

1 Objet ................................................................... 88

2 Bénéficiaires ......................................................... 88

3 Modalités .............................................................. 88

4 Conditions financières ............................................. 89

5 Partenariats .......................................................... 89

Crédit Acheteur ..................................................................... 90

1 Objet ................................................................... 90

2 Bénéficiaires ......................................................... 90

3 Conditions financières ............................................. 90

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


10 Collection Etudes

4 Conditions financières ............................................. 91

5 Assurance-crédit et garanties .................................... 92

6 Partenariats .......................................................... 92

Rachat de Crédit Fournisseur .................................................... 93

1 Objet ................................................................... 93

2 Bénéficiaires ......................................................... 93

3 Modalités .............................................................. 93

4 Conditions financières ............................................. 94

5 Assurance-crédit et garanties .................................... 94

6 Partenariats .......................................................... 95

Garantie des financements export à long et moyen terme /


engagements par signature ....................................................... 96

1 Objet ................................................................... 96

2 Bénéficiaires ......................................................... 96

3 Modalités .............................................................. 96

4 Financements Moyen et Long Terme (MLT) ................... 97

5 Engagements Par Signature (EPS) ............................... 97

6 Conditions Financières ............................................ 97

Garantie de projet à l’international ............................................ 98

1 Objet ................................................................... 98

2 Bénéficiaires ......................................................... 98

3 Modalités .............................................................. 99

4 Conditions Financières ............................................ 99

5 Partenariats ......................................................... 100

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


11

Aide au Partenariat Technologique (APT) .................................... 101

1 Objet .................................................................. 101

2 Bénéficiaires ........................................................ 101

3 Modalités ............................................................. 102

EUROSTARS .......................................................................... 103

1 Objet .................................................................. 103

2 Bénéficiaires ........................................................ 103

3 Modalités ............................................................. 103

Label EUREKA ....................................................................... 106

1 Objet .................................................................. 106

2 Bénéficiaires ........................................................ 106

3 Modalités ............................................................. 106

Partenariats bilatéraux : « Aide pour le Développement de l’Innovation


en Collaboration Internationale » (ADICI) .................................... 108

1 Objet .................................................................. 108

2 Bénéficiaires ........................................................ 108

3 Modalités ............................................................. 108

4 Conditions financières ............................................ 109

5 Partenariats ......................................................... 109

Aide « Accès aux Programmes Européens » (APE) ......................... 110

1 Objet .................................................................. 110

2 Bénéficiaires ........................................................ 110

3 Modalités ............................................................. 110

Aide pour la faisabilité de l’innovation(AFI) ................................. 112

1 Objet .................................................................. 112

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


12 Collection Etudes

2 Bénéficiaires ........................................................ 112

3 Modalités ............................................................. 113

Bpifrance, Point de Contact National Pour les PME (PCNPME) .......... 114

Entreprise Europe Network –EEN .............................................. 116

Partie 3
LES SOLUTIONS CCI ET CCI FRANÇAISES A L’INTERNATIONAL ............ 117

CCI France International : 1er réseau privé français d’entreprises ..... 119

1 Le rôLe de CCI France International ........................... 119

2 113 CCI FI dans 85 83 pays ...................................... 120

Les CCI FI : rôle, missions, activités… ......................................... 121

1 Les missions principales des CCI FI ............................ 121

2 Les atouts des CCI FI .............................................. 121

3 L’animation des Communautés d’affaires .................... 122

Les actions du réseau des CCI FI ............................................... 123

Les services commerciaux des CCI FI ......................................... 125

1 S’informer sur les marchés ...................................... 125

2 Prospecter ........................................................... 125

3 Se développer, se structurer, s’implanter ................... 126

4 Communiquer, promouvoir ...................................... 126

Incubateurs PME Votre bureau dans 63 pays ................................ 127

1 Du commercial à temps partagé, à l’installation de votre


filiale… ................................................................ 127

2 Des synergies avec tous les opérateurs, à tous les stades de


votre développement ............................................. 128

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


13

Domiciliation et hébergement d’entreprises dans les cci françaises à


l’international ...................................................................... 129

Les services d’appui aux entreprises des CCI FI ............................ 130

1 Des services communs proposés dans toutes les CCI FI ... 130

2 Deux catégories de CCI FI proposent des services d’appui


......................................................................... 130

3 Partenaire exclusif Business France ........................... 131

Un réseau, deux sites internet ................................................. 134

1 Le portail internet de CCI France International :


www.ccifrance-international.org .............................. 134

2 Le site d’actualité de CCI France International :


www.francemondexpress.fr ..................................... 134

3 2 fois par mois dans notre newsletter ........................ 135

CCI International : Association des CCI de France pour


l’internationalisation des entreprises......................................... 137

1 Votre porte d’entrée en région : les Chambres de


Commerce et d’Industrie (CCI) .................................. 137

2 CI International : en chiffres .................................... 138

Partie 4
LES SOLUTIONS CNCCEF .......................................................... 143

Le CNCCEF ........................................................................... 145

1 Les CCE en France ................................................. 146

2 Les CCE dans le monde ........................................... 146

3 Le Parrainage des CCE ............................................ 146

4 Les Commissions géographiques et les Groupes d’expertises


......................................................................... 147

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


14 Collection Etudes

Partie 5
LES SOLUTIONS COFACE .......................................................... 149

L’assurance prospection premiers pas L’assurance prospection


L’avance prospection ............................................................. 151

1 Quelles garanties choisir ? ....................................... 151

2 Comment s’assurer ? .............................................. 154

La garantie des préfinancements (risque exportateur) ................... 156

1 Quel est l’intérêt ?................................................. 156

2 Pour quels risques ? ............................................... 156

3 Comment s’assurer ? .............................................. 157

4 À quel coût ? ........................................................ 158

La garantie des cautions (risque exportateur) ............................. 159

1 Pour quels risques ? ............................................... 159

2 Comment s’assurer ? .............................................. 160

3 À quel coût ? ........................................................ 161

L’assurance change ............................................................... 162

1 Quel est l’intérêt ?................................................. 162

2 Quelle garantie choisir ? ......................................... 162

3 Comment s’assurer ? .............................................. 164

4 À quel coût ? ........................................................ 164

5 Vous souhaitez avoir une estimation de cours garanti et / ou


la prime ? ............................................................ 165

La garantie de change sur flux de factures .................................. 166

1 Quel est l’intérêt ?................................................. 166

2 Quels bénéficiaires ? .............................................. 166

3 Quelle devise ? ..................................................... 166

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


15

4 Quelles opérations ? ............................................... 166

5 Caractéristiques : .................................................. 167

6 Fonctionnement : .................................................. 167

7 A quelles conditions ? ............................................. 167

8 A quel coût ? ........................................................ 168

9 Comment s’assurer ? .............................................. 168

L’assurance-crédit export ....................................................... 169

1 Quel est l’intérêt de l’Assurance-crédit export ? Vous


protéger ! ............................................................ 169

2 Garantie des contrats commerciaux ........................... 171

3 Garantie annexe : la garantie du matériel d’entreprise .. 174

4 Garantie des biens immatériels ................................. 175

5 Garantie des prestations de service ........................... 176

6 Garantie des cautions ............................................. 177

7 Garantie du crédit acheteur ..................................... 180

8 Garanties des escomptes et cessions de crédits fournisseurs


......................................................................... 182

9 Garantie de la confirmation de crédits documentaires ... 183

10 Financements de projet .......................................... 185

11 Assurance-crédit export : comment s’assurer ? ............ 187

L’assurance investissement ..................................................... 191

1 Quel est l’intérêt ?................................................. 191

2 Pour quels risques ? ............................................... 191

3 À quelles conditions ? ............................................. 192

4 Comment s’assurer ? .............................................. 192

5 À quel coût ? ........................................................ 193

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


16 Collection Etudes

Partie 6
LES SOLUTIONS BUSINESS FRANCE ............................................. 195

Business France Activité Export ............................................... 197

Identifiez et rencontrez vos futurs clients et partenaires ............... 199

1 Exposez vos produits et services ............................... 199

2 Participez aux missions collectives ............................ 199

3 Bénéficiez de solutions personnalisées et opérationnelles


......................................................................... 200

Des services additionnels à valeur ajoutée ................................. 201

1 Informations et conseils sur les marchés ..................... 201

2 Communication auprès des professionnels................... 201

V.I.E : Le Volontariat International en Entreprise ......................... 203

1 Le V.I.E une solution RH à l’international .................... 203

2 Quelles entreprises peuvent bénéficier du V.I.E ? ......... 203

3 Votre budget V.I.E ? ............................................... 204

4 Sourcez les meilleurs candidats ................................ 204

5 L’action de Business France est mesurée pour une


dynamique d’amélioration et d’efficacité ................... 204

Partie 7
LES SOLUTIONS CIC ................................................................ 207

Une organisation pensée pour offrir toutes les expertises............... 209

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


17

Partie 8
ANNUAIRE DES PARTENAIRES EXPORT ......................................... 213

Zone Est .............................................................................. 215

1 Alsace ................................................................. 215

2 Bourgogne ........................................................... 216

3 Champagne-Ardennes ............................................. 218

4 Franche-Comté ..................................................... 219

5 Lorraine .............................................................. 221

Zone Sud-Ouest .................................................................... 223

1 Aquitaine............................................................. 223

2 Limousin ............................................................. 225

3 Midi-Pyrénées ....................................................... 226

4 Poitou Charentes ................................................... 228

Zone Sud-Est ........................................................................ 230

1 Auvergne ............................................................. 230

2 Languedoc-Roussillon ............................................. 232

3 Loire .................................................................. 233

4 Provence - Alpes - Côte d’azur - Corse ....................... 234

5 Rhône-Alpes ......................................................... 236

Zone Ouest .......................................................................... 239

1 Bretagne ............................................................. 239

2 Centre ................................................................ 241

3 Pays de Loire ........................................................ 243

Zone Nord-Ouest ................................................................... 245

1 Nord - Pas-de-Calais ............................................... 245

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


18 Collection Etudes

2 Nord Picardie ....................................................... 246

3 Basse-Normandie ................................................... 248

4 Haute-Normandie .................................................. 249

Zone Paris Ile-de-France ......................................................... 252

Zone Dom-Tom ..................................................................... 255

1 Ile de la réunion .................................................... 255

2 Martinique ........................................................... 256

3 Guadeloupe .......................................................... 258

4 Guyane ............................................................... 259

5 Mayotte ............................................................... 260

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Les solutions
experts-comptables
Partie 1 : Les solutions experts-comptables 21

Le mot de la Présidente

L’export, vecteur de croissance pour nos clients TPE, PME


Faire de l’export une priorité pour les entreprises et oui cela peut être une
mission d’accompagnement et de conseil pour nous les Experts
Comptables.

La réalité de la mondialisation de l’économie ne peut nous laisser


indifférents lorsque l’on sait que les entreprises les plus profitables sont
celles qui exportent.

Certains de nos clients TPE et PME (97 % des entreprises françaises) ont
une ambition internationale.

En ont-ils le potentiel ?

Il nous appartient, à nous, Expert-Comptable de le vérifier et de les


accompagner.

La confiance qu’un chef d’entreprise place dans son expert-comptable est


unique car elle est liée à la solidarité de fait qui les unit dans la gestion
financière de l’entreprise.

Cette confiance peut être étendue à son action vers l’international.

Il est clair que notre place est primordiale et que nous devons saisir
l’opportunité d’assurer à la fois la pérennité de l’entreprise de notre client
et d’effectuer notre mission de conseil.

Le chef d’entreprise a bien souvent un potentiel, il a envie d’exporter mais


ne sait comment s’y prendre et par quel bout commencer :

 comment vendre mon produit hors de France ?

 comment financer mon projet export ?

 comment gérer la tva ?

 faut-il mettre en place une documentation prix de transferts ?

 à quoi sert la Coface ?

 quelles sont les obligations douanières ?

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


22 Collection Etudes

 je souhaite envoyer un de mes salariés travailler en Europe que faut-il


faire ?

 …

Le comité missions internationales peut vous aider à répondre à ces


questions.

On ne prévoit pas un développement à l’international sur un « one shot »


mais sur une stratégie définie pour du long terme

Cette mise à jour du guide poursuit son objectif :

 pouvoir répondre aux questions de nos clients ;

 vous faire gagner du temps ainsi qu’à vos clients ;

 sécuriser et valider le PROCESS export de nos clients ;

 consolider et valoriser nos partenariats avec les pouvoir publics en


place depuis 2010.

Mettons nos compétences au service de la performance et de la réussite de


nos clients.

« Quand une grande aventure s’offre à vous, on ne la refuse pas »


Amélia Earhart

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 1 : Les solutions experts-comptables 23

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


24 Collection Etudes

Les missions de l’Expert-Comptable

Accompagner nos clients à l’international :


Mission possible pour tous les experts comptables

1 L’expert-comptable va intervenir à plusieurs niveaux

 Détecter les entreprises ayant un potentiel pour exporter


Quelques indicateurs :
 un début d’activité à l’international ;
 le dynamisme du dirigeant et une disponibilité ;
 un dépôt de brevet ;
 des capitaux propres positifs ;
 un ratio capitaux propres/capitaux permanents confortable ;
 un endettement modéré ;
 une volonté de s’engager sur la durée.

 Informer :
 éveiller l’intérêt pour le chef d’entreprise ;
 accès à notre site internet www.expert-comptable-
international.info.

 Analyser le projet ou le développement :


 diagnostic : analyse des processus clés ;
 business plan sur 5 ans.

 Financer le projet :
 fiscale ;
 sociale ;
 juridique.

Chaque phase doit être analysée et validée.

Chaque étape est une mission.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 1 : Les solutions experts-comptables 25

2 Le comité missions internationales a pour objectif de

 Donner les outils à tout expert-comptable qui souhaite accompagner


son client :
 site internet : www.expert-comptable-international.com ;
 organisation de journées techniques ;
 guide des appuis à l’international.

 Permettre à l’expert-comptable de rester le chef d’orchestre du


projet.

 Vendre une mission export :


 méthodologie de détection ;
 diagnostic Export.

 Mettre en relations les clients de l’expert-comptable avec les bons


interlocuteurs :
 conventions signées avec Bpifrance, UBIFRANCE, Coface, CCE,
ERAI, CCI International, UCCIF ;
 réseau d’avocats, banques, INPI…

 Un plan de formations avec le CREF.

 Des tarifs préférentiels sur la documentation.

 L’accueil des entreprises étrangères en France.

On ne peut, ni ne doit tout savoir mais, il est important de mettre en


relations les bons interlocuteurs.

 N’hésitez pas à contacter le comité missions internationales

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


26 Collection Etudes

Export et innovation : vecteur


de croissance incontournable
Faut-il innover pour exporter ou exporter pour innover ?
95 % des entreprises exportatrices ont une offre innovante. L’innovation
est devenue un caractère essentiel car différenciateur dans le cadre d’une
concurrence mondialisée.
Coupler innovation et international est non seulement favorable mais de
plus en plus incontournable.
Le couple « Exportation / Innovation peut garantir un réel succès sur le
marché mondial.
Qu’elle va être la place de l’Expert-Comptable ?

 valider la stratégie, le plan de financement et de développement ;

 sécuriser le projet au niveau fiscal, social et juridique ;

 validation de l’existence de brevets ;

 validation à l’accessibilité au Crédit Impôt Export ;

 validation à l’accessibilité au Crédit Impôt Recherche et Crédit Impôt


Innovation ;

 mise en relation vers les acteurs et dispositifs de soutien aux


entreprises :
Pour l’innovation spécialement :
 aide à l’innovation (Bpifrance) ;
 fonds national d’amorçage (Bpifrance) ;
 fonds pour la société numérique (Bpifrance) ;
 fonds uniques interministériels (Bpifrance et ministère) ;
 france brevet (Caisse des Dépôts) ;
 innovation stratégique industrielle : (Bpifrance) ;
 jeune entreprise innovante (Urssaf et Service des impôts des
entreprises ;
 prêt pour l’innovation (Bpifrance) ;
 projets structurants des pôles de compétitivité (Bpifrance).

 Vous pouvez retrouver toutes ces fiches techniques sur le site du CSO
http://www.bibliordre.fr/

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 1 : Les solutions experts-comptables 27

Export et Intelligence Économique :


valeur ajoutée

1 Présentation des objectifs

L’intelligence économique a pour finalité de collecter et de valoriser


l’information utile aux décisions stratégiques mais également de sécuriser
l’information stratégique des entreprises.

Le premier objectif peut être obtenu grâce à une méthode nommée le


cycle du renseignement.

Le second objectif a pour finalité la protection d’un capital immatériel qui


est l’information.

2 Méthodologies

2.1 Veille et valorisation de l’information : le cycle du


renseignement

 L’orientation :
 définir l’objectif stratégique (par exemple, exporter) ;
 définir les informations nécessaires à la prise de décision
stratégique ;
 identifier les sources d’informations utiles.

 La recherche d’informations :
 rechercher l’information utile.

 L’exploitation :
 valoriser l’information.

 La diffusion :
 transmettre l’information utile aux personnes ayant à la connaître.

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28 Collection Etudes

2.2 Sécurité économique : protection du patrimoine


informationnel et immatériel

La mise en place d’un plan d’action de protection des informations permet


de réduire le risque de fuite d’informations de premier plan :

 identifier les informations stratégiques ;

 définir une stratégie de protection des informations ;

 faire connaître la politique de protection de l’information ;

 ne pas se déplacer à l’étranger avec des informations inutiles.

3 Valeur ajoutée pour le client

L’intelligence économique fournit une palette d’outils permettant aux


entreprises soucieuses d’exporter, d’optimiser leur processus de décision
et, in fine, d’augmenter leur chance de réussite.

4 Valeur ajoutée pour l’expert-comptable

L’expert-comptable, dans le cadre de ses missions de conseil à l’export,


peut proposer de mettre à disposition de ses clients désireux d’exporter,
ses outils et ses connaissances professionnels dans le cadre de missions
dédiées.

Dans le cadre de ses missions de conseil, il peut également proposer un


plan d’action adapté de protection des informations stratégiques de ses
clients.

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Partie 1 : Les solutions experts-comptables 29

Marketing international,
marketing interculturel

C’est souvent par le souhait de conquérir des parts de marchés dits « de


proximité » que débute l’internationalisation d’une entreprise. Le marché
domestique est bien maîtrisé (notoriété satisfaisante) mais le dirigeant ne
veut pas en rester là. Sa première cible en termes expansion commerciale
sera fréquemment un marché culturellement proche, sur lequel il pourra
exploiter sans trop d’investissements supplémentaires les avantages
concurrentiels acquis sur son marché d’origine. Une fois cette première
expérience acquise (et quelques autres du même type !), les entreprises
candidates à l’export vont développer des compétences adaptées à un
nouvel environnement.

Certaines décideront de rester nationales (le centre de décision – siège


social – reste dans le pays d’origine), d’autres deviendront multinationales
– appelées aussi polycentriques – (chaque pays est un marché spécifique,
les centres de décision sont décentralisés et la maison mère, si elle impose
les objectifs et les grandes orientations stratégiques, laisse une certaine
autonomie à ses filiales) et d’autres encore seront baptisées
« transnationales » (approche du marché comme un tout, c’est l’analyse
du marché mondial qui alimente les prises de décisions stratégiques et la
détermination des objectifs).

Une stratégie de développement à l’international implique la mise en


place d’une réflexion aux 3 questions suivantes : Où ? (quel pays),
Pourquoi ? (que veut-on y vendre/développer, existence d’une demande ou
d’un besoin) Comment ? (Structures/ Stratégies / adaptations à mettre en
place dans le pays de « départ » et dans celui « d’arrivée »).

1 Le marketing « culturel »

Dans ce type de développement, il faut obligatoirement intégrer la


dimension culturelle, qui, à l’international, fera sans aucun doute la
différence dans la phase de négociation. Si certaines spécificités semblent
couler de source (ex : la langue) d’autres sont beaucoup plus cachées et
nettement plus difficiles à identifier. La variable comportementale
culturelle est une des clés de voute de la réussite à l’export.

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30 Collection Etudes

1.1 En termes de communication…

On distinguera le contexte pauvre du contexte riche tout en faisant valoir


pour ces 2 concepts qu’il peut exister une dimension verbale et une
dimension non verbale.

Dans un contexte pauvre, le message que l’on souhaite faire passer est
clair, précis, sans ambiguïté ni référence au contexte ; le « verbal » prend
largement le pas sur le non verbal. Cela concerne principalement les
cultures germaniques, nord-américaines et scandinaves.

Dans un contexte riche, le message dépend beaucoup de son contexte. On


utilise fréquemment les jeux de mots, sous-entendus ; le non verbal
occupe une place importante et ce type de communication repose
beaucoup sur l’intuition, l’ambivalence (le « oui » nippon qui, en fonction
du contexte peut vouloir dire… non !). Ce sont les cultures asiatiques,
latino-américaines et moyen-orientales qui mettent en pratique ce type de
communication dit « riche ».

Notre culture latine, partagée avec quelques autre pays européens, se


situe à mi-chemin entre ces deux extrêmes et s’appliquera à réaliser un
exercice de style « piochant » dans les 2 concepts selon la situation.

1.2 En termes de vision de l’Homme…

On s’attardera selon les cultures à ce qu’est l’individu (appartenance à


une caste, une conférie, une religion…) ou bien à ce qu’il fait
(compétences développées, savoir-faire).

1.3 En termes de notion du temps…

Le temps n’a pas la même valeur et ne se décline pas de la même façon


selon l’endroit du globe où l’on se trouve. Pour certains il est linéaire (USA
par exemple) et devra faire l’objet :

 1) d’une planification ;

 2) d’un respect strict de cette planification ; pour d’autres il est


cyclique et un jour « perdu » n’est pas considéré comme un problème
insurmontable puisqu’un autre suit, identique, et que ce processus se
répète à l’infini (cultures orientales et africaines par exemple).

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Partie 1 : Les solutions experts-comptables 31

Monochronisme et polychronisme
Ces deux notions impliquent que le temps de travail sera géré
différemment selon la culture à laquelle on appartient (le commercial
français polychronique sera tout à fait capable de recevoir un client, de
répondre au téléphone, tout en donnant une information à un collègue !)

De même ; le découpage du temps selon le type de société devra retenir


l’attention d’un manager intéressé à se développer à l’international : la
société du pays visé pourra être plutôt tourné vers l’avenir (innovation….)
vers le présent (concept de « réalisme » qui oriente les décideurs à fixer
des objectifs relativement proches dans le temps : culture latino-
américaine), ou bien vers le passé (crédibilité selon l’âge, l’ancienneté,
l’expérience, culture qui s’appuie souvent sur l’histoire : cultures
asiatiques par exemple).

1.4 En termes « d’action » ou de « réaction » de


l’individu face à un projet…

Ici on entre dans un domaine plus spirituel. Les philosophies orientales sont
plutôt tournées vers l’humilité de l’Homme envers la nature (il doit vivre
en harmonie avec cette dernière) et l’acceptation de sa condition. D’un
point de vue strictement commercial, on s’attachera - au début au moins –
à la philosophie générale du projet ; les particularités seront traitées dans
un second temps (applicable en Orient et dans les pays d’Europe du Sud et
de l’Est).

De l’autre côté on retrouve la philosophie judéo-chrétienne, qui incite


l’Homme à maîtriser son environnement, à être « actif » et à résoudre de
manière pragmatique les problèmes particuliers au fur et à mesure qu’ils
se posent. (USA et en Europe du Nord).

On peut facilement imaginer, lors d’une négociation commerciale, le choc


culturel et l’incompréhension qui peut en résulter si les intervenants n’ont
pas fait l’effort de s’intéresser aux modes de fonctionnement de l’autre !

1.5 En termes de conception de soi et de l’autre…

Il faudra apprendre à établir une relation de confiance (exemple : il est


encore difficile pour une femme de négocier un contrat commercial au
Japon ou au Moyen-Orient), avoir le comportement (gestuel,
géographique) adéquat évitant de mettre mal à l’aise son interlocuteur
(exemple : toucher la tête dans certains pays du sud-est asiatique est
considéré comme irrespectueux : c’est le siège de l’âme) et reconnaître

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32 Collection Etudes

qui du groupe ou de l’individu prédomine dans la culture que l’on souhaite


aborder.

2 Le marketing « produit » ou « service »

La capacité à adopter ce qui est innovant est essentielle pour décider de


l’opportunité d’aborder ou non un nouveau marché. Le terme « innovant »
ici se comprend au sens large : ce qui peut paraître « routinier » sur notre
territoire peut parfaitement être innovant dans le pays ciblé et vice-versa.

L’approche marketing sera effectivement à adapter aux différents


comportements des prospects/ clients potentiels, ces derniers pouvant
être divisés en trois grandes catégories :

 les early adopters (le produit ou service proposé constitue un avantage


concurrentiel pour leur société) ;

 les pragmatiques (le produit ou service – mais aussi le fournisseur ! –


doivent déjà avoir fait leurs preuves : stabilité technique,
pérennité…) ;

 les followers (ne s’intéresseront qu’à des produits « standards », leur


permettant souvent de bénéficier de prix avantageux).

La stratégie marketing produit ou service à mettre en place obéit


également à trois grands principes :

 l’entreprise mettra en place un marketing propre à chaque pays


« cible ». Ce sera le cas par exemple des marchés de niche ou d’une
activité nécessitant une adaptation systématique (ex : BTP) ;

 l’entreprise standardise totalement son approche marketing (souvent


le cas de sociétés déjà internationales ayant un avantage produit
patent et peu de concurrence) ;

 l’entreprise se positionne à mi-chemin entre les 2 solutions ci-dessus :


un marketing standardisé « adaptable », permettant de répondre au
mieux à la demande tout en rentabilisant des démarches déjà
existantes qui lui sont propres.

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Partie 1 : Les solutions experts-comptables 33

3 Conclusion

S’engager à l’international nous conduit plus ou moins consciemment à


pratiquer l’empathie : il n’est malgré tout pas question d’oublier ses
propres valeurs mais plutôt de s’initier à évaluer les choses en utilisant
d’autres modes de fonctionnement, d’autres systèmes de références sans
perdre de vue que si les marchés internationaux offrent un vaste terrain de
jeu, ils restent éminemment concurrentiels.

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34 Collection Etudes

Cartographie des financements


internationaux en France

1 Les financements de haut de bilan

1.1 Financements à Moyen terme des Exportations

 Le Crédit Acheteur :
Prêt à moyen ou long terme par lequel une banque, agissant pour le
compte d’un exportateur, met à la disposition d’un acheteur /
importateur ce financement, généralement pour des biens
d’équipement. Ce crédit est garanti par une agence de crédit à
l’export (en France par Coface).

 Le Crédit Fournisseur :
Financement à moyen terme par escompte d’une chaine de traites à
moyen terme tirées sur un acheteur étranger par un fournisseur
français. Généralement ces financements sont garantis par un assureur
crédit. Ce crédit peut exister également à court terme dans les crédits
d’exploitation.

 Prêt Export Bpifrance :


Accordé généralement à moyen terme pour renforcer la structure
financière de PME ou ETI qui se développent à l’exportation.

1.2 Le Crédit-Bail ou Leasing » à l’international

Cette technique de financement consiste, pour une entreprise, à faire


acquérir un bien par une société financière spécialisée afin de le louer
elle-même. L’entreprise a cependant la possibilité de racheter le bien pour
une valeur résiduelle généralement faible, à l’issue du contrat de location.
À l’international cette technique est surtout utilisée par les compagnies de
transport aérien.

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Partie 1 : Les solutions experts-comptables 35

2 Les financements du cycle d’exploitation

Ces financements sont faits à partir des postes constituant le besoin en


fonds de roulement d’exploitation, ce qui peut s’adapter à l’international,
avec les « STOCKS », les postes « CLIENTS » et « FOURNISSEURS » lorsqu’ils
sont « étrangers ».

2.1 Financements de stocks à l’étranger

 Préfinancements de stocks :
Certains organismes professionnels, principalement agricoles, peuvent
mettre des fonds à disposition pour récolter et stocker des produits.

 Financements par warrants :


L’entreprise apporte dans ce type de financement, un warrant
représentatif des marchandises, matières premières ou biens, stockés
chez un tiers détenteur. Généralement ce type de crédit est accordé
selon une quotité de 50 à 80 % de la valeur des biens.

2.2 Les mobilisations des créances commerciales ou


Financements du poste « Clients à l’étranger »

 L’escompte commercial à l’international :


Pratiqué généralement lorsque des garanties de banques sont
apportées à l’international sur des supports cambiaires : aval de
banques, escompte d’acceptation dans le cadre de crédits
documentaires confirmés…

 Le « FACTORING » ou l’affacturage à l’international :


Les entreprises ont la possibilité de recourir auprès d’établissements
spécialisés, les « factors », au recouvrement des créances, et/ou à
l’assurance crédit sur les clients, et/ou aux financements de leurs
créances commerciales.
Les principaux établissements spécialisés sont généralement en France
des filiales de banques soit :
 NATEXIS FACTOR ;
 BNP PARIBAS FACTOR ;
 EUROFACTOR (Crédit Agricole) ;
 GE FACTOFRANCE ;
 FACTOCIC.

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36 Collection Etudes

 Les Mobilisations de Créances sur l’Etranger (MCE) :


L’escompte commercial classique peut éventuellement s’effectuer à
partir des traites acceptées par des acheteurs à l’étranger. Les
établissements bancaires effectuent parfois ces types de financements
mais demandent les délégations des polices d’assurance en leur faveur.

 Le « FORFAITING » ou Forfaitage :
Technique de financement par laquelle l’établissement financier
(banques ou établissements spécialisés) rachète sans recours, dans le
cadre d’une convention de crédit, la ou les créances à l’exportation.

2.3 Les crédits ou engagements par signature

Ce type de crédit consiste à la mise en place de ligne d’engagements par


signature aux entreprises pour permettre d’émettre aux banques
d’émettre pour leur compte :

 des garanties export sur marchés ;

 des confirmations ou notifications de crédit documentaires à


l’exportation ;

 des crédits documentaires à l’importation ;

 des « standby » lettres de crédit.

3 Les crédits de trésorerie à l’international

3.1 Préfinancements Export

Financements accordés pour les dépenses nécessaires à la réalisation d’un


contrat à l’export, selon une quotité, par une banque. Généralement la
banque demande la délégation de la police d’assurance (« crédits
prospections » ou « crédits foires »).

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Partie 1 : Les solutions experts-comptables 37

3.2 Avances en devises

Ces avances en devises étrangères (US dollar, Yens, …) peuvent être


accordées pour le règlement d’importations aux fournisseurs étrangers ou
pour financer des exportations.

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38 Collection Etudes

Votre site pour développer vos


missions et accompagner vos clients !

La mondialisation pousse de plus en plus les entreprises (PME et TPE) à


développer des opérations de commerce international (exportation,
importation et investissements). Les experts-comptables ne doivent pas
être absents de cette évolution et doivent pouvoir répondre aux demandes
de leurs clients dans les domaines qui les concernent (comptable, fiscal,
social …

L’objectif de ce site est de mettre à votre disposition des informations et


des fonctionnalités vous permettant d’accompagner et de conseiller vos
clients dans leurs opérations de commerce international.

Ce site se divise en 3 parties principales.

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Partie 1 : Les solutions experts-comptables 39

1 1ère partie : atlas des pays

Passage de 80 pays (Version 1) à 185


En traitant autant de pays, il est impossible d’obtenir le même niveau
d’information pour tous. Un classement a donc été fait en fonction des
« données pays » qui peuvent être recueillies.
Ces fiches pays seront donc reparties en 3 groupes :
 niveau d’information « maximum » (A) : 80 % des pays présentés ;
 niveau d’information « médian » (B)   : 15 % des pays présentés ;
 niveau d’information « basique » (C) : 5 % des pays présentés.

Fiche niveau A : Fiche niveau B :


Fiche niveau C :
Allemagne Uruguay
Irak (5 % des pays
(80 % des pays (15 % des pays
présentés)
présentés) présentés)
 Environnement
économique
 Environnement
 Contexte économique
politico-
 Contexte politico-
économique  Contexte
économique
 Profil économique
 Acheter et vendre
Contenu thématique des fiches

commercial  Profil commercial


 Gérer une
 Pratique des  Investir
entreprise
affaires
 Investir
 Fiscalité et
comptabilité  Voyager
 Cadre juridique
 Faire des affaires
 Approcher le
consommateur
 Vendre
 Acheter
 Gérer une
entreprise
 Investir
 Voyager et vivre
 Les conditions
d’entrée
 Séjourner dans le
pays
 S’expatrier

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40 Collection Etudes

2 2e partie : Informations

Il s’agit ici de « données marchés » : entre 25 000 et 30 000 mémo, notes


d’informations, études de marchés d’info sont accessibles sur le site.

Cette rubrique fonctionne sur le couple « produit / marché » et permet


d’effectuer des recherches sur les thématiques suivantes :

 flux import / Export ;

 salons professionnels (17 000) salons et manifestations


internationales ;

 veille sectorielle ;

 statistiques de marchés ;

 associations professionnelles (base de données de 3 000 fédérations


professionnelles) ;

 revues professionnelles ;

 annuaires professionnels (3 000 annuaires professionnels) ;

 Testamarket© : Permet de tester la faisabilité d’un projet client sur un


marché étranger : mise à disposition d’un accès à un réseau d’Experts
en marketing et commerce international (prestation payante ensuite,
une fois l’expert trouvé).
Ces Experts, spécialistes d’un marché, donnent un premier avis sur
l’offre, le projet d’exportation ou d’importation et répondent en ligne
aux questions pour permettre de :
 approfondir la connaissance d’un marché ;
 tester l’offre afin de connaître vos chances de réussite sur le pays ;
 conseiller sur l’approche d’un marché.

Expertises et témoignages
Mise en ligne de vidéos d’interviews d’experts (pays, domaines). Pour
l’instant, sont en ligne des vidéos d’experts « pays » mais il est envisagé à
moyen terme, de mettre en ligne des vidéos d’experts-comptables traitant
des dossiers export.

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Partie 1 : Les solutions experts-comptables 41

3 3e partie : Services

Cette rubrique permet de faciliter les démarches d’un client à


l’international et de formuler sa demande de manière spécifique. De plus,
si l’internaute ne trouve pas de thème correspondant à sa recherche, il a
toujours la possibilité de formuler une question ouverte (qui pourra être
stockée, avec sa réponse, dans un dossier personnel).

Les 5 services les plus utilisés (dans les 3 principales thématiques énoncées
ci-après) :

 rechercher un numéro de nomenclature douanière ;

 droits de douane ;

 réalisation d’une liste de prospects ;

 connaître les taxes locales ;

 convertir des devises.

Les trois grandes thématiques proposées dans la partie « services


personnalisés » :

 prospection et développement commercial (11 services proposés) ;

 approche réglementaire et administrative (10 services proposés) ;

 gestion des flux et transport (6 services proposés).

Une réponse à vos différentes questions posées dans le cadre de ces


services sera apportée directement en ligne ou sous 48 heures. Certaines
requêtes, nécessitant des recherches personnalisées, peuvent faire l’objet
d’un devis.

Une rubrique est consacrée à la méthodologie propre à l’exportation et se


décline en fiches.

Ces fiches abordent les sujets suivants :

 prospection et développement commercial :


 comment préparer un salon ;
 la communication internationale ;
 comment préparer vos voyages d’affaires ;
 la création de blogs pour le commerce international ;

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42 Collection Etudes

 les places de marchés sur internet ;


 glossaire import – export.

 approche réglementaire et administrative :


 protéger une marque ;
 protéger un brevet ;
 comprendre les principes de la normalisation ;
 préparer un contrat de vente international ;
 maîtriser l’emballage de vos produits ;
 comprendre les procédures douanières.

 transport et gestion des flux :


 comprendre les termes du transport international ;
 connaître les incoterms 2000 ;
 connaître les différentes assurances transport.

 payer et se faire payer :


 l’affacturage international ;
 choisir les moyens de paiement à l’international ;
 maîtriser le risque de change ;
 comprendre les termes de l’assurance crédit ;
 le forfaiting ;
 le financement ;
 la récupération de TVA à l’international ;
 le crédit documentaire.

Un lexique des principaux idiomes et acronymes propres à l’import /


export est disponible dans la rubrique « outils pratiques » avec quelques
autres « facilitateurs » (mesures, devises, test d’anglais, etc…).
 Ce site n’est cependant pas figé et chacun/e d’entre vous peut contribuer à
son évolution en indiquant au club export (permanente en charge : Anne
LECHEVALIER : [email protected]) ce qui semble lui
manquer pour développer de nouvelles missions et pouvoir se frayer un
chemin dans cette « jungle d’informations » !

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Partie 1 : Les solutions experts-comptables 43

4 Déroulement d’une mission d’audit export

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44 Collection Etudes

Check-list de l’international

Nom du client :
% de chiffre d'affaires export par zone géographique :
Zone 1 : ……………………………………………………………………………………………………
Zone 2 : ……………………………………………………………………………………………………
Zone 3 : ……………………………………………………………………………………………………
Zone 4 : ……………………………………………………………………………………………………

Validation financière Validé Non validé


Business plan sur 5 ans effectué :
exploitation, trésorerie
Cotation banque de France

Validation réglementaire Validé Non validé


Investissements étrangers : autorisations
préalables/déclarations
Structure d'exercice
Permis d’exercer pour les dirigeants
Activités réglementées
Baux commerciaux
Certification iso

Non
Validation fiscale Validé
validé
http://www.impots.gouv.f
r/portal/dgi/public/docu
Convention fiscale
mentation.impot ?espId=-
internationale
1&pageId=docu_internatio
nal&sfid=440
Mise en garde établissement Atelier « export sans
stable risque pour les TPE »
Gestion des éléments
Atelier « export sans
incorporels : marques, licences,
risque pour les TPE »
brevets

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Partie 1 : Les solutions experts-comptables 45

Non
Validation fiscale Validé
validé
http://www2.impots.gouv
.fr/documentation/prix_tr
Les prix de transferts
ansfert/guide-app-
pme.pdf
Annexe atelier : l'export
Validation des factures
sans risques pour les TPE
Régime TVA et d'exonération de Annexe atelier : l'export
TVA sans risques pour les TPE
Crédit
Crédit d'impôt export
Déduction des déficits réalisés à
l'étranger
Gains et pertes de changes

Non
Validation du poste client à l’international (Sécurisation) Validé
validé
Impayés / Provisions
sur ce poste
Retards / Allongement du délai
clients
 Assurances
privées /
publiques sur
risque pays
 Confirmation /
Notifications de
crédit
documentaire ou
Mode de sécurisation d’une lettre de
crédit Standby
 Encours sur
émissions de
garanties sur les
marchés
(soumission,
adjudication,
bonne fin…)

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46 Collection Etudes

Non
Validation des contrats Validé
validé
Atelier « export sans
Contrat de distribution
risque pour les TPE »
Atelier « export sans
Contrat d'agent commercial
risque pour les TPE »
Atelier « export sans
Contrat de commissionnaire
risque pour les TPE »
Contrat de domiciliation

Non
Validation sociale Validé
validé
Atelier « La mobilité des
Rémunération des salariés : travailleurs européens du
détachement détachement à
l'expatriation »
Atelier « La mobilité des
Rémunération des salariés : travailleurs européens du
expatriation détachement à
l'expatriation »
http://www.ubifrance.fr/f
VIE ormule-vie/vie-en-
bref.html
Rémunération des dirigeants
Prime de mobilité

Non
Validation douanière Validé
validé
http://www.douane.gouv.fr/Portals/0/fichier
DEB s/professionnel/dedouanement/formulaire-
des-notice.pdf
http://www.douane.gouv.fr/Portals/0/fichier
DES s/professionnel/dedouanement/formulaire-
des-notice.pdf
http://www.douane.gouv.fr/articles/a10828-
EUR 1
origine-preferentielle-d-une-marchandise
http://www.douane.gouv.fr/articles/a10856-
Carnet ATA carnet-ata-admission-temporaire-temporary-
admission

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Partie 1 : Les solutions experts-comptables 47

Non
Validation douanière Validé
validé
Document
http://www.douane.gouv.fr/articles/a10849-
Administratif
comment-remplir-le-document-administratif-
Unique
unique-dau-2007
(DAU)

Non
Validation appuis à l’international Validé
validé
UBIFRANCE www.ubifrance.fr
Coface www.coface.fr
Bpifrance www.Bpifrance.fr
CCI internationale www.cci.fr
Conseillers du Commerce
www.cnccef.org
Extérieur
Structures régionales

Non
Validation financement des ventes à l’export Validé
validé
Mobilisation des créances nées
Factoring / Affacturage
Forfaiting / Forfaitage
Avances en devises export
 Crédit
Crédit à moyen terme fournisseur
 Crédit acheteur

Non
Validation des moyens de paiement Validé
validé
Le contre-remboursement
Le virement international
Le chèque (de moins en moins
utilisé)
La lettre de change
La remise documentaire
Le crédit documentaire

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48 Collection Etudes

Non
Les Incoterms Validé
validé
www.douane.gouv.fr/articles/a10836-incoterms-pour-une-
meilleure-performance
EXW Ex-works / À l'usine
Free on board / Franco à
FOB
bord
Cost, Insurance and
CIF Freight / Coût, Assurance
et Frêt
Delivered At Place / Rendu
DAP au lieu de destination
convenu

Non
Validation des importations Validé
validé
 Zone 1
% des achats par zone  Zone 2
géographique  Zone 3
 …
 Open Account
 Usance
 Crédit
Modes d'achats
documentaire
import
 …
Avance en devises import

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Partie 1 : Les solutions experts-comptables 49

Recruter à l’international
par la société Expert et finance

Le recrutement à l’international peut couvrir des situations très


différentes :

 détachement d’un salarié en France ou à l’étranger ;

 expatriation d’un salarié en France (au sein d’une entreprise française)


ou à l’étranger ;

 embauche d’un salarié étranger en France par une société étrangère.

L’entreprise doit alors notamment s’interroger sur le statut du salarié


envoyé à l’étranger et ce en lien avec les besoins de l’activité, le coût
entreprise associé et également en parfaite connaissance de l’attractivité
que présente cette opportunité pour le salarié en termes de rémunération,
de protection sociale et de dispositifs fiscaux favorables.

Quelles implications sociales (droit du travail, maladie, chômage,


retraite…) pour le salarié et pour l’employeur en cas de détachement ou
d’expatriation du salarié ? Quelles implications fiscales pour le salarié et
pour l’entreprise en cas de détachement ou d’expatriation du salarié ?

Nous nous tenons à votre disposition pour vous aider dans cette démarche.

L’essentiel de ce qu’il faut savoir


Les statuts de salariés détachés et de salariés expatriés sont déterminants
dans l’application des normes sociales conventionnelles ou légales.

En revanche, ces statuts ne sont pas déterminants pour l’application des


règles fiscales conventionnelles ou légales. Ce sont les règles de
domiciliation fiscale qui détermineront la fiscalité applicable aux salariés
considérés comme domiciliés fiscalement en France, aux salariés
considérés comme non fiscalement domiciliés en France et aux expatriés.

Les notions de salariés détachés et de salariés expatriés sont définies par


le droit de la Sécurité Sociale.

Le détachement de salariés
Le salarié détaché est celui qui effectue une mission temporaire à
l’étranger jusqu’à 6 ans, pour une entreprise ayant son siège en France, et
qui continue à être payé par son employeur d’origine sans rompre le
contrat de travail initial.

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50 Collection Etudes

L’employeur choisit volontairement de soumettre le salarié à la Sécurité


Sociale française en payant l’intégralité des cotisations sociales dues en
France.

L’expatriation de salariés
L’expatrié n’existe pas en droit du travail mais seulement en droit de la
sécurité sociale.

Le salarié expatrié effectue une mission à l’étranger sous contrat local et


est soumis au régime de Sécurité Sociale du pays d’emploi.

Sera considéré comme un salarié expatrié, le salarié détaché dont la


période de détachement a expiré.

1 Le détachement de salariés

1.1 Implications sociales

Droit du travail (cas d’un salarié détaché à l’étranger)


 Points d’attention : la forme contractuelle, la loi applicable, le statut
du salarié dans le pays d’emploi.

 Rédaction par l’employeur d’une lettre de mission (moins de 6 mois)


ou d’un contrat de travail local qui précise la nature de la mission, le
pays d’affectation et la durée initiale de la mission (séjours courts).

 Possibilité de choisir la loi applicable (loi de l’Etat d’exercice de


l’activité notamment) – pour des détachements de courte durée, le
détaché reste soumis à la législation française et au contrat de travail
le liant à l’entreprise française avec une rémunération versée par
l’employeur français.

 Démarches préalables de l’employeur pour obtention du visa et/ou du


permis de travail dans le pays d’affectation.

Charges sociales
 Le travailleur exerçant son activité professionnelle dans un pays
étranger est en principe soumis à la législation de sécurité sociale de
ce pays et n’a pas à verser de cotisation au régime français (cf
expatriés).

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Partie 1 : Les solutions experts-comptables 51

A contrario, en cas de détachement, l’intégralité des cotisations


prévues par la législation française doit être versée par l’employeur
ayant procédé au détachement même si certaines cotisations au
régime d’emploi doivent parfois être acquittées.

 Les salariés détachés restent soumis à la législation française de


sécurité sociale :
 lorsque le salarié est dans un pays lié à la France par une
Convention permettant le maintien du régime français pour une
durée déterminée ;
 à défaut de convention lorsque l’employeur s’engage à s’acquitter
de l’intégralité des cotisations dues au régime français ; le
maintien au régime français ne peut alors excéder 3 ans,
renouvelable une fois.

 Détachement dans le cadre d’un accord international de sécurité


sociale – exonération du paiement des cotisations au régime du pays
d’emploi :
 le détachement dans le cadre d’un accord international de sécurité
sociale (convention bilatérale, accord UE-Suisse ou règlement
communautaire) emporte exonération du paiement des cotisations
au régime du pays d’emploi ;
 à défaut d’accord (ou en cas de dépassement du délai de
détachement prévu par la convention bilatérale), les cotisations
sont dues à la fois en France et dans le pays d’emploi si la
législation de ce dernier le prévoit – risque de double imposition.

 Assurance-maladie :
 cotisations dues sur l’intégralité du salaire (y compris suppléments
de rémunération liés à la délocalisation) après déduction des frais
professionnels ;
 taux de cotisations de droit commun sauf pour les détachés
n’ayant pas leur domicile fiscal en France (taux de cotisation
salariale plus élevée).

 Assurance-chômage :
 contributions de droit commun obligatoires et versées à l’Urssaf.

 Assurance retraite complémentaire :


 les cotisations aux régimes Arrco et Agirc sont dues.

 Prévoyance complémentaire :
 les salariés détachés temporairement au sein de l’UE ou de
l’Espace Economique Européen restent soumis au régime de

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52 Collection Etudes

protection sociale complémentaire d’invalidité, de retraite ou de


décès applicable à leur entreprise d’origine.

1.2 Implications fiscales

Détachement à l’étranger
 Le domicile fiscal des salariés détachés détermine la fiscalité qui leur
est applicable. Les salariés détachés peuvent en effet :
 soit avoir conservé leur domicile fiscal en France (application des
4 critères alternatifs de détermination de la résidence fiscale en
France : foyer, lieu de séjour principal, activité professionnelle ou
centre des intérêts économiques et application des critères de la
convention conclue avec la France) ;
 soit avoir transféré leur domicile fiscal hors de France. Les salariés
détachés qui ont transféré à l’étranger leur domicile fiscal à
l’étranger et les expatriés sont soumis au même régime fiscal
(cf. implications fiscales expatriés).

 Les salariés qui ont conservé leur domicile fiscal en France sont
imposables en France sur l’ensemble de leurs revenus français et
étrangers.

 Pour favoriser la mobilité internationale notamment de hauts cadres et


d’investisseurs, la France a défini des dispositifs incitatifs fiscaux pour
les salariés concernés (y compris mandataires sociaux avec contrat de
travail) si :
 l’employeur est en France, dans un autre État membre de la
communauté européenne, en Islande, en Norvège ou au
Liechtenstein ;
 peu importe que la rémunération soit versée en France ou à
l’étranger et qu’elle soit supportée par l’employeur ou par une de
ses filiales…

 Exonération totale à l’IR de la rémunération de l’activité à l’étranger


dans 3 cas alternatifs :
 rémunération soumise à un IR au moins égale aux deux tiers de
celui qu’elle supporterait en France ;
 rémunération versée pendant une durée supérieure à 183 jours
pour certaines activités (chantiers de construction, recherche…) ;
 rémunération pour activité de prospection commerciale exercée à
l’étranger pendant une durée supérieure à 120 jours.

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Partie 1 : Les solutions experts-comptables 53

L’impôt dû en France sur les revenus autres que la rémunération


exonérée est calculé au taux effectif (taux marginal d’imposition
applicable si l’ensemble des revenus monde étaient imposables en
France).

 Exonération partielle à l’IR de la rémunération de l’activité exercée à


l’étranger :
 si l’exonération totale n’est pas applicable la rémunération perçue
pour l’activité à l’étranger n’est cependant imposable en France
qu’à hauteur de celle qu’aurait perçue le salarié en France pour la
même activité ;
 les suppléments de rémunération directement liés à l’exercice de
l’activité à l’étranger ne sont pas imposés sous certaines
conditions ;
 imposition au taux effectif.

 Les personnes détachées à l’étranger et ayant conservé leur domicile


fiscal en France sont assujetties à la CSG et CRDS tant qu’elles sont
maintenues au régime français de sécurité sociale.

 La taxe sur les salaires est due par l’employeur sur les rémunérations
payées à des personnes qui exercent leur activité hors de France pour
un employeur établi en France quelque soit le domicile du salarié.

Détachement en France
« L’impatriation » est un dispositif fiscal favorable à l’impôt sur le revenu qui
peut s’appliquer aux situations de détachement de salariés en France.

 Afin de réduire le coût lié à l’installation en France de salariés non-


résidents, la France a en effet créé un dispositif d’exonération des
suppléments de rémunération liés à leur installation en France. Ce
dispositif vise à favoriser l’installation ou le retour en France de cadres
de haut niveau ou d’investisseurs et permet aux employeurs de ne pas
avoir à compenser le surcoût lié à leur installation en France.

 Régime :
 personnes concernées :
- salariés et mandataires sociaux fiscalement assimilés aux
salariés ;
- appelées par une entreprise étrangère auprès d’une entreprise
établie en France ou recrutées directement à l’étranger par
une entreprise établie en France.

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54 Collection Etudes

 conditions :

1/ conditions cumulatives de domiciliation (sous réserve de


situations particulières) :
- non-résidence fiscale préalable : ne doivent pas avoir été
fiscalement domiciliés en France de façon ininterrompue au
cours des cinq années civiles précédant celle de leur prise de
fonctions ;
- fixation de leur résidence fiscale en France :
+ doivent être domiciliés en France au sens des règles de
territorialité de droit français (critères alternatifs : foyer
ou lieu de séjour principal en France et activité
professionnelle principale en France) ;
+ sur ce point tolérance de l’administration fiscale sur le
délai raisonnable entre la prise de fonctions et
l’installation du foyer en France.

2/ conditions d’emploi :
- période d’emploi déterminée ou indéterminée ;
- employeur en France ;
- impatriés :
+ appelés par une entreprise étrangère : en poste à
l’étranger appelés à travailler en France dans une entité
juridique de nature succursale filiale ou bureau de liaison ;
+ recrutés directement à l’étranger : en poste ou non à
l’étranger et domicile fiscal non transféré en France
(charge de la preuve pour le salarié) ;
+ exemple de personnes exclues : celles ayant transféré leur
domicile en France avant le recrutement.
 le dispositif d’exonération :

1/ exonération de certains revenus patrimoniaux de l’impatrié ;

2/ exonération d’IR de la prime d’impatriation jusqu’au 31/12


de la cinquième année suivant celle de la prise de fonctions :
- prime d’impatriation : éléments de rémunération directement
liés à leur impatriation ;
- prime déterminée ou déterminable dans le contrat de travail
ou le mandat social – ou option pour une prime forfaitaire de
30 % pour les seules personnes directement recrutées à
l’étranger ;

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Partie 1 : Les solutions experts-comptables 55

- plafonnement de la prime d’impatriation : le reliquat de


rémunération imposable à l’IR ne peut être inférieur à celle
versée au titre de fonctions analogues dans l’entreprise ou
entreprises similaires.

3/ exonération à l’impôt sur le revenu de la fraction de la


rémunération se rapportant à l’activité exercée à l’étranger :
- si exercice de l’activité à l’étranger dans l’intérêt direct et
exclusif de l’employeur ;
- aucune règle d’évaluation de cette fraction de rémunération
(temps réel, forfaitaire …) sous la réserve d’être raisonnable et
justifiable.

4/ chaque année les impatriés doivent faire le choix suivant :


- plafonnement global : l’exonération de la prime d’impatriation
et de la part de rémunération correspondant à l’activité
exercée à l’étranger ne peut excéder 50 % de la rémunération
totale de l’impatrié ;
- plafonnement partiel : la fraction de la rémunération exonérée
au titre de leur activité à l’étranger est limitée à 20 % de la
rémunération imposable au titre de l’activité exercée en
France nette de la prime d’impatriation.

5/ obligations déclaratives
- pas d‘agrément préalable ;
- employeur : DADS avec mention de la partie de la
rémunération exonérée de l’IR et de la partie exonérée en
précisant chaque quote-part de la rémunération (rémunération
imposable, quotepart correspondant à l’exercice à l’étranger,
la prime d’impatriation) ;
- impatrié : déclaration 2042 avec option éventuelle pour
l’évaluation forfaitaire de la prime d’impatriation et pour l’un
des mécanismes de plafonnement ;
- déduction des cotisations sociales versées dans le pays
d’origine (cotisations aux régimes obligatoires de sécurité
sociale dans leur pays d’origine et une fraction des cotisations
versées à des régimes complémentaires de retraite et de
prévoyance).

Les personnes qui transfèrent leur domicile en France après avoir été
fiscalement domiciliées à l’étranger pendant les cinq années civiles
précédentes ne sont temporairement imposables à l’ISF que sur leurs biens

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56 Collection Etudes

français et ce jusqu’au 31 décembre de la cinquième année suivant celle


de son installation en France.

2 L’expatriation de salariés

2.1 Implications sociales

Droit du travail (cas d’un salarié détaché à l’étranger)


 Points d’attention : la forme contractuelle, la loi applicable, le statut
du salarié dans le pays d’emploi.

 Rédaction par l’employeur d’un avenant au contrat de travail.

 Possibilité de choisir la loi applicable (loi de l’État d’exercice de


l’activité notamment).

 Démarches préalables de l’employeur pour obtention du visa et/ou du


permis de travail dans le pays d’affectation.

 Le salarié dépend de l’employeur d’accueil qui fixe sa rémunération et


n’a plus de lien de subordination avec l’expatrié qui ne fait plus partie
des effectifs.

 Démarches préalables de l’employeur pour obtention par l’employeur


du visa et/ou du permis de travail dans le pays d’affectation.

Charges sociales
 Le salarié est affilié aux régimes obligatoires de protection sociale du
pays d’affectation.

 L’employeur n’a aucune obligation vis-à-vis de la sécurité sociale


française ; l’employeur peut avoir à assumer la charge des cotisations
prévues par le régime étranger.

 Assurance Maladie :
 possibilité pour le salarié de s’assurer à l’assurance volontaire du
régime français de sécurité sociale :
- qui peut les garantir contre les risques maladie-invalidité-
maternité et/ou accidents du travail-maladies professionnelles
et/ou vieillesse ;

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Partie 1 : Les solutions experts-comptables 57

- les adhérents relèvent de la Caisse des Français de l’Etranger


(www.cfe.fr) ;
- les taux de cotisation sont indexés sur l’âge, le revenu fiscal,
le statut professionnel de l’expatrié ;
- absence de carence lors du retour en France ;
- la couverture par la CFE n’est pas uniforme en fonction des
pays.
 possibilité de compléter ce régime ou de lui substituer une
assurance privée complète dite au 1er €. Nous sommes à votre
disposition pour formuler la meilleure recommandation en la
matière.

 Assurance-chômage :
 les entreprises établies en France doivent obligatoirement
participer au régime d’assurance chômage dès lors qu’elles ont
conclu un contrat de travail avec des français ou ressortissants de
l’UE, de l’EEE ou de la Suisse en vue d’exercer une activité hors
UE, quelle que soit la durée de l’emploi. ;
 les salariés expatriés dans un pays de l’UE, de l’EEE ou de la Suisse
doivent obligatoirement et uniquement être affiliés au régime
d’assurance chômage du pays d’emploi ;
 en cas d’affiliation au régime français, les contributions des
employeurs et des salariés, versées tous les trimestres sont
assises :
- soit sur les rémunérations brutes plafonnées, converties en
euros ;
- soit après accord de la majorité des salariés concernés et à
titre définitif, sur les rémunérations brutes plafonnées qui
seraient perçues par le salarié pour des fonctions
correspondantes exercées en France.

 Retraite complémentaire.

2.2 Implications fiscales pour le salarié et l’entreprise

Expatriation à l’étranger
 Les salariés français ou étrangers domiciliés hors de France ne sont
passibles de l’impôt sur le revenu en France que sur leurs revenus de
source française.

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58 Collection Etudes

 Attention : les personnes qui disposent d’une habitation en France sans


y avoir leur domicile fiscal peuvent être soumis à une taxation
forfaitaire assise sur 3 fois la valeur locative de l’habitation si elles ne
disposent pas de revenus de source française ou si les revenus en cause
sont inférieurs à la base forfaitaire. Ne s’applique que dans certains
cas et notamment l’absence de convention entre les deux pays –
possibilité d’exonération pour les contribuables français expatriés pour
des raisons d’ordre professionnel.

 N’ont pas à s’acquitter de la CSG et de la CRDS les personnes non


fiscalement domiciliées en France (même si ces personnes sont
assujetties à un régime de sécurité sociale).

 La taxe sur les salaires est due par l’employeur sur les rémunérations
payées à des personnes qui exercent leur activité hors de France pour
un employeur établi en France quelque soit le domicile du salarié.

Expatriation en France
 Cf. Régime des impatriés sous réserve des conditions d’application.

 Les personnes qui transfèrent leur domicile en France après avoir été
fiscalement domiciliées à l’étranger pendant les cinq années civiles
précédentes ne sont temporairement imposables à l’ISF que sur leurs
biens français et ce jusqu’au 31 décembre de la cinquième année
suivant celle de son installation en France.

3 Le détachement temporaire en France d’un salarié


d’une entreprise étrangère

3.1 Situations visées

 Exécution d’une prestation de services en France, mobilité


intragroupe, mise à disposition de salariés au titre du travail
temporaire…

 L’employeur étranger doit exercer une activité significative dans son


pays d’origine ; en cas d’activité habituelle, stable et continue en
France, l’employeur étranger doit assujettir ses salariés à l’ensemble
des règles du code du travail.

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Partie 1 : Les solutions experts-comptables 59

 L’employeur étranger ne doit pas avoir d’installation fixe d’affaires


permettant de caractériser un établissement stable ce qui
engendrerait des conséquences fiscales.

3.2 Formalités préalables

 Déclaration préalable obligatoire de détachement à l’administration


compétente http://www.direccte.gouv.fr

 Demande d’autorisation de travail (employeurs hors UE, EEE, Suisse).

3.3 Régime

 Obligation pour les employeurs de se conformer aux règles applicables


en matière de conditions de travail et d’emploi des salariés.

 Ne sont pas applicables les règles relatives à la conclusion et à la


rupture du contrat de travail, la représentation du personnel, la
formation professionnelle, la prévoyance.

 Règles particulières notamment :


 accident du travail : déclaration d’accident du travail envoyée à
l’inspecteur du travail territorialement compétent ;
 affiliation à un régime de sécurité sociale : production d’une
attestation de régularité de leur situation sociale de leur état
d’origine (www.cleiss.fr).

 Liens utiles :
• la Direction des Français de l’Etranger : www.diplomatie.gouv.fr ;
• la Maison des Français de l’Etranger : www.mfe.org ;
• la Direccte : www.travail-solidarite.gou.fr/adresses-utiles ;
• le Centre de liaisons européennes et internationales de sécurité sociale
www.cleiss.fr.

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60 Collection Etudes

Check List des mentions obligatoires


à indiquer sur les factures,
en matière de TVA
Jean-Pierre RIQUET, Conseil Juridique et fiscal

1 Qu’est-ce qu’une facture ?

1.1 Définition

La facture peut être définie comme un : « état détaillé de la nature, de la


qualité et du prix des marchandises vendues, des services fournis ». Il
n’existe pas de définition différente du mot facture en matière juridique
et commerciale.

1.2 Fonction

La facture, en plus de l’état détaillé d’une opération, représente


également l’affirmation d’une dette à charge du destinataire.

La facture remplit trois fonctions principales :

 affirmer, attester l’engagement du client, acquéreur, et la consistance


de la créance du fournisseur ;

 inviter le client destinataire de la facture à l’honorer, la payer, si ce


n’est fait. Elle a, à cet égard, un caractère contraignant ;

 permettre d’apporter la preuve de l’existence d’un contrat entre le


client et le fournisseur1.

1
L’article 25, alinéa deux, du code de commerce belge précise que la facture acceptée fournit la preuve
du contrat. C’est la raison pour laquelle il y toujours lieu de protester sans retard lors de la réception
d’une facture, soit inexacte, soit non conforme ou encore établie en l’absence de contrat. Bien que cette
disposition ne soit pas écrite de manière équivalente en droit français, il y a lieu de contester également
très rapidement une facture inappropriée.

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Partie 1 : Les solutions experts-comptables 61

En matière fiscale, la facture est utilisée comme moyen de preuve et


permet d’être le support de la force ou de la valeur probante d’une
opération imposable.

1.3 Mentions juridiques légales2

Tout achat de produits ou toute prestation de service pour une activité


professionnelle doivent faire l’objet d’une facturation.

Le vendeur est tenu de délivrer la facture dès la réalisation de la vente ou


la prestation du service. L’acheteur doit la réclamer. La facture doit être
rédigée en double exemplaire. Le vendeur et l’acheteur doivent en
conserver chacun un exemplaire.

La facture doit mentionner le nom des parties ainsi que leur adresse, la
date de la vente ou de la prestation de service, la quantité, la
dénomination précise, et le prix unitaire hors TVA des produits vendus et
des services rendus ainsi que toute réduction de prix acquise à la date de
la vente ou de la prestation de services et directement liée à cette
opération de vente ou de prestation de services, à l’exclusion des
escomptes non prévus sur la facture.

La facture mentionne également la date à laquelle le règlement doit


intervenir. Elle précise les conditions d’escompte applicables en cas de
paiement à une date antérieure à celle résultant de l’application des
conditions générales de vente ainsi que le taux des pénalités exigibles le
jour suivant la date de règlement inscrite sur la facture. Le règlement est
réputé réalisé à la date à laquelle les fonds sont mis, par le client, à la
disposition du bénéficiaire ou de son subrogé.

1.4 Sanctions et pénalités

En France, toute infraction à l’obligation de délivrer une facture est punie


d’une amende de 75 000 euros. L’amende peut être portée à 50 % de la
somme facturée ou de celle qui aurait dû être facturée.

Les personnes morales déclarées pénalement responsables de l’infraction


de non délivrance de documents encourent une peine d’exclusion des
marchés publics pour une durée de cinq ans au plus.

2
Article L441-3 du code de commerce français qui ne connait pas d’équivalent formel en droit belge

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62 Collection Etudes

Enfin, une amende de 15 euros sanctionne chaque mention omise ou


inexacte (CGI art. 1740 ter A).

En Belgique, le non respect des mentions légales entraîne des sanctions


fiscales. Lorsque la facture n’a pas été délivrée ou lorsque les indications
relatives au numéro d’identification, au nom ou à l’adresse des parties
intéressées à l’opération, à la nature ou à la quantité des biens livrés ou
des services fournis, au prix ou à ses accessoires sont inexactes, il est
encouru une amende égale à deux fois la taxe due sur l’opération, avec un
minimum de 50,00 euros (article 70, par. 2 du Code de la TVA).

Cette amende est due individuellement par le fournisseur et par son


cocontractant.

Cette amende n’est cependant pas applicable lorsque les irrégularités


peuvent être considérées comme purement accidentelles.

A côté des sanctions fiscales, il existe également des peines


correctionnelles. Ainsi, sans préjudice des sanctions fiscales, celui qui,
dans une intention frauduleuse ou à dessein de nuire, contrevient aux
dispositions des règles TVA sera puni d’un emprisonnement de 8 jours à
2 ans et d’une amende de 250,00 à 12 500,00 euros.

2 Qu’est-ce qu’une facture en matière de TVA ?

2.1 Définition

La législation TVA ne définit pas le terme « facture » et prévoit


simplement les mentions que doivent obligatoirement comporter les
factures3.

2.2 À qui incombe la responsabilité des mentions


obligatoires

Il appartient à celui qui délivre ce document de veiller, sous sa


responsabilité, au respect des mentions obligatoires pour qu’une facture
puisse être considérée comme régulière.

3
En France les mentions sont indiquées aux articles 289 du Code Général des Impôts (CGI) et ann. II, art.
242 nonies et nonies A, modifiés par le décret 2003-632 du 7 juillet 2003) (BO 3 CA 136 du 7 août 2003)

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Partie 1 : Les solutions experts-comptables 63

La délivrance d’un document non conforme constitue une infraction aux


obligations imposées aux assujettis à la TVA, et toute infraction est
susceptible de sanctions de non respect, dont des amendes.

Cependant, la délivrance d’une facture qui ne contient pas toutes les


mentions prescrites peut aussi générer des conséquences dommageables
dans le chef du client qui la reçoit :

 la non déductibilité de la TVA ;

 la solidarité au paiement de la taxe.

2.3 Document assimilé à une facture

Auparavant, l’indication du mot « facture » n’était cependant pas exigée


sur le document comptable et la législation en matière de TVA permettait
l’utilisation de dénomination usuelle similaire.

Les documents assimilés à une facture étaient, par exemple, la note de


débit, la note d’honoraires, l’état de prestations, l’état de reddition des
comptes, l’acte de cession d’un fonds de commerce, l’acte de vente
d’universalité, l’acte de cession de branche(s) d’activité, la quittance de
paiement, l’état d’avancement, la répartition de quotités de charges ou de
frais, etc.

Par contre, ne pouvaient être assimilés à une facture et considérés comme


tels, les notes d’envoi, bordereaux de livraison, souches, pièces, devis,
bon de commande, tickets, reçu, note restaurant, extrait de compte de
cartes de crédit, lettre de voiture, rappel de paiement, etc.

Cette assimilation a été supprimée4 et une attention particulière est à


exercer de la part des assujettis, ou de leur mandataires et expert-
comptable, car seuls le document conforme contenant le terme
« FACTURE » permet l’exercice du droit à déduction de la TVA et évite les
amendes.

4
Modification de l’article 10, paragraphe 2, alinéa 2 de la sixième directive 77/388/CEE du Conseil du
17 mai 1977 en matière d’harmonisation des législations des États membres relatives aux taxes sur le
chiffre d’affaires - système commun de taxe sur la valeur ajoutée : assiette uniforme, par la Directive
2001/115/CE du Conseil du 20 décembre 2001, Journal officiel n° L 015 du 17 janvier 2002 page 24

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64 Collection Etudes

2.4 Précision de la Directive TVA5

Tout assujetti doit s’assurer qu’une facture est émise, par lui-même, par
l’acquéreur ou le preneur ou, en son nom et pour son compte, par un tiers,
dans les cas suivants :

 1) pour les livraisons de biens ou les prestations de services qu’il


effectue pour un autre assujetti ou pour une personne morale non
assujettie ;

 2) pour les livraisons de biens triangulaires intra-UE ;

 3) pour les livraisons de biens effectuées intra-UE ;

 4) pour les acomptes qui lui sont versés avant que l’une des livraisons
de biens visées aux points 1), 2), et 3) ne soit effectuée ;

 5) pour les acomptes qui lui sont versés par un autre assujetti, ou par
une personne morale non assujettie, avant que la prestation de
services ne soit achevée.

2.5 Document conforme et déduction de la taxe

Pour pouvoir exercer son droit à déduction, l’assujetti doit, notamment,


détenir une facture contenant les mentions obligatoires visées ci-dessous.
L’absence de cette conformité entraine la non déductibilité de la TVA
inscrite ou non sur document, dans le chef du client6.

Le principe de neutralité fiscale est consacré par le Cour de justice et


n’oubliez jamais que le droit à déduction fait partie intégrante du
mécanisme de la TVA. Ce droit ne peut en principe pas être limité car il
vise à soulager entièrement l’assujetti du poids de la TVA due ou acquittée
dans le cadre de toutes ses activités économiques.

Pour exercer le droit à déduction, des conditions matérielles et formelles


doivent être rencontrées. Dans son arrêt7 Factorie du 06 février 2014, la
Cour estime toutefois que le refus du droit à déduction sur des bases
purement formelles devrait autant que possible être évité. Se référant à

5
Article 220 de la Directive TVA
6
En France : Article 271-2-1-a) du CGI
7
CJUE, 6 février 2014, SC Factorie SRL, société de droit roumaine, C-424/12

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Partie 1 : Les solutions experts-comptables 65

l’arrêt Bockemühl8, la Cour déclare que les conditions formelles ne devrait


pas dépasser ce qui est strictement nécessaire en vue de contrôler
l’application correcte de la taxe et d’assurer la juste perception de la TVA.

2.6 Solidarité du paiement de la taxe

Une solidarité9 du client, acheteur, dans le paiement de la taxe due par le


vendeur, fournisseur, existe notamment, lorsque la facture contient une
indication inexacte quant au nom, à l’adresse ou au numéro
d’identification à la taxe sur la valeur ajoutée des parties intéressées à
l’opération, à la nature ou à la quantité des biens livrés ou des services
fournis, au prix ou à ses accessoires, entre autres, lorsque le montant de la
taxe due n’est pas mentionné ou est mentionné inexactement.

Ce dernier manquement se rencontre fréquemment, par exemple, avec


toutes les conséquences liées à la solidarité au paiement :

 le report de paiement ou l’auto liquidation non appliqué, ou appliqué à


tort ;

 la méconnaissance de la TVA, due ou non due, lors de la cession d’un


immeuble, d’une branche d’activité ou d’une universalité de biens ;

 l’application abusive du taux réduit pour les travaux aux habitations


non neuves ;

 etc.

2.7 Tableau

Un tableau synthétique, ci-dessous, indique les éléments fondamentaux à


tenir compte tant en ce qui concerne les mentions obligatoires que celles
particulières à certains secteurs.

Une référence au Code Général des Impôts (CGI) est indiquée, de même
qu’aux dispositions de la directive TVA (2001/115), intégrée intégralement
dans la nouvelle directive TVA (2006/112).

8
CJUE, 1er avril 2004, Bockemülh, C-90/02
9
En France : Article 51bis du Code de la TVA – Article 283, 4bis du CGI. En application de l’article 205 de la
Directive TVA 2006/112 (ancien article 21, par. 3 de la 6ème Directive 77/338)

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66 Collection Etudes

Dans certains cas, lorsque la précision est utile, il est fait également
référence au texte du Règlement européen d’exécution 282/2011 du
Conseil du 15 mars 2011 portant mesures d’exécution de la directive
2006/112 relative à la TVA.

Directive 2006/112
Check

France
Mentions reprises à l’article Article

Mentions reprises au CGI


226

Article
Sa date de délivrance ou
242
X 1 La date d’émission de la facture d’émission pour les factures
nonies
transmises par voie électronique
A-6°
Un numéro unique basé sur une
séquence chronologique et
continue ; la numérotation peut
être établie dans ces conditions
Un numéro séquentiel, basé sur Article
par séries distinctes lorsque les
une ou plusieurs séries, qui 242
X 2 conditions d’exercice de
identifie la facture de façon nonies
l’activité de l’assujetti le
unique A-7°
justifient ; l’assujetti doit faire
des séries distinctes un usage
conforme à leur justification
initiale
Le numéro individuel
d’identification attribué à
Le numéro d’identification TVA Article
l’assujetti en application de
sous lequel l’assujetti a effectué 242
X 3 l’article 286 ter du Code général
la livraison de biens ou la nonies
des impôts et sous lequel il a
prestation de services A-2°
effectué la livraison de biens ou
la prestation de services
Le numéro d’identification TVA Le numéro d’identification à la
de l’acquéreur ou du preneur taxe sur la valeur ajoutée du Article
sous lequel il a reçu une prestataire ainsi que celui fourni 242
X 4 livraison de biens ou une par le preneur pour les nonies
prestation de services pour prestations mentionnées aux 3°, A-3° et
laquelle il est redevable de la 4° bis, 5° et 6° de l’article 259 A-4°
taxe ou une livraison de biens A du Code général des impôts
Article
Le nom complet et l’adresse de
Le nom complet et l’adresse de 242
X 5 l’assujetti et de l’acquéreur ou
l’assujetti et de son client nonies
du preneur
A-1°

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Partie 1 : Les solutions experts-comptables 67

Directive 2006/112
Check

France
Mentions reprises à l’article Article

Mentions reprises au CGI


226

Pour chacun des biens livrés ou


des services rendus, la quantité,
la dénomination précise, le prix Article
La quantité et la nature des
unitaire hors taxes et le taux de 242
X 6 biens livrés ou l’étendue et la
taxe sur la valeur ajoutée nonies
nature des services rendus
légalement applicable ou, le cas A-8°
échéant, le bénéfice d’une
exonération
La date à laquelle est effectuée,
La date à laquelle est ou achevée, la livraison de biens
effectuée, ou achevée, la ou la prestation de services ou
livraison de biens ou la la date à laquelle est versé Article
prestation de services ou la date l’acompte visé au c du 1 du I de 242
X 7
à laquelle est versé l’acompte l’article 289 du Code général nonies
dans la mesure où une telle date des impôts, dans la mesure où A-10°
est déterminée et différente de une telle date est déterminée et
la date d’émission de la facture qu’elle est différente de la date
d’émission de la facture
Pour chacun des biens livrés ou
des services rendus, la quantité,
la dénomination précise, le prix
unitaire hors taxes et le taux de
La base d’imposition pour
taxe sur la valeur ajoutée Article
chaque taux ou exonération, le
légalement applicable ou, le cas 242
prix unitaire hors TVA, ainsi que
X 8 échéant, le bénéfice d’une nonies
les escomptes, rabais ou
exonération - 9° Tous rabais, A-8° et
ristournes éventuels s’ils ne sont
remises, ristournes ou A-9°
pas compris dans le prix unitaire
escomptes acquis et chiffrables
lors de l’opération et
directement liés à cette
opération
Le montant de la taxe à payer
Article
et, par taux d’imposition, le
242
X 9 Le taux de TVA appliqué total hors taxe et la taxe
nonies
correspondante mentionnés
A-11°
distinctement
Le montant de TVA à payer, sauf Le montant de la taxe à payer
Article
lorsqu’est appliqué un régime et, par taux d’imposition, le
242
X 10 particulier pour lequel la total hors taxe et la taxe
nonies
présente directive exclut une correspondante mentionnés
A-11°
telle mention distinctement

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68 Collection Etudes

Directive 2006/112
Check

France
Mentions reprises à l’article Article

Mentions reprises au CGI


226

En cas d’exonération ou lorsque


le client est redevable de la
En cas d’exonération ou lorsque
taxe ou lorsque l’assujetti
l’acquéreur ou le preneur est
applique le régime de la marge
redevable de la taxe, la
bénéficiaire, la référence à la
référence à la disposition
disposition pertinente du Code
applicable de la présente Article
général des impôts ou à la
directive ou à la disposition 242
X 11 disposition correspondante de la
nationale correspondante ou à nonies
directive 77/388/CEE du 17 mai
toute autre mention indiquant A-12°
1977 ou à toute autre mention
que la livraison de biens ou la
indiquant que l’opération
prestation de services bénéficie
bénéficie d’une mesure
d’une exonération ou de
d’exonération, d’un régime
l’autoliquidation
d’autoliquidation ou du régime
de la marge bénéficiaire
Les caractéristiques du moyen
de transport neuf telles qu’elles
En cas de livraison d’un moyen Article
sont définies au III de l’article
de transport neuf intra-UE, les 242
X 12 298 sexies du Code général des
données énumérées à l’article nonies
impôts pour les livraisons
2, paragraphe 2, point b) ; A-13°
mentionnées au II de ce même
article
Note : ce régime appliqué en
France n’est pas conforme à la
En cas d’application du régime
Directive et la France, avec
particulier des agences de
d’autre Etats membres
voyages, la référence à l’article
(Pologne, Pays-Bas, Italie, Article
X 13 306, ou aux dispositions
Finlande, Grèce et République 266-1-e
nationales correspondantes, ou
tchèque), a reçu le 28 février
à toute autre mention indiquant
2008 un avis motivé de la
que ce régime a été appliqué
Commission européenne de
modifier sa législation

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Partie 1 : Les solutions experts-comptables 69

Directive 2006/112
Check

France
Mentions reprises à l’article Article

Mentions reprises au CGI


226

En cas d’exonération ou lorsque


le client est redevable de la
En cas d’application d’un des taxe ou lorsque l’assujetti
régimes particuliers applicables applique le régime de la marge
dans le domaine des biens bénéficiaire, la référence à la
d’occasion, des objets d’art, de disposition pertinente du Code
Article
collection ou d’antiquité, la général des impôts ou à la
242
X 14 référence à l’article 313, à disposition correspondante de la
nonies
l’article 326 ou à l’article 333, directive 77/388/CEE du 17 mai
A-12°
ou aux dispositions nationales 1977 ou à toute autre mention
correspondantes, ou à toute indiquant que l’opération
autre mention indiquant qu’un bénéficie d’une mesure
de ces régimes a été appliqué d’exonération, d’un régime
d’autoliquidation ou du régime
de la marge bénéficiaire
Lorsque le redevable de la taxe
est un représentant fiscal au
Lorsque le redevable de la taxe sens de l’article 289 A du Code
Article
est un représentant fiscal, le général des impôts, le numéro
242
X 15 numéro d’identification TVA de individuel d’identification
nonies
ce représentant fiscal ainsi que attribué à ce représentant fiscal
A-5°
son nom complet et son adresse en application de l’article 286
ter du même code, ainsi que son
nom complet et son adresse
De manière distincte, le prix
d’adjudication du bien, les
impôts, droits, prélèvements et
taxes ainsi que les frais
accessoires tels que les frais de
commission, d’emballage, de
transport et d’assurance
demandés par l’organisateur à
l’acheteur du bien, pour les
Article
livraisons aux enchères
242
X 16 publiques visées au d du 1 du I
nonies
de l’article 289 du Code général
A-14°
des impôts effectuées par un
organisateur de ventes aux
enchères publiques agissant en
son nom propre, soumises au
régime de la marge bénéficiaire
mentionné à l’article 297 A du
même code. Cette facture ne
doit pas mentionner de taxe sur
la valeur ajoutée

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70 Collection Etudes

La Déclaration d’Echanges de Biens


(DEB)

Dans le cadre des échanges intracommunautaires la Déclaration d’Echanges


de Biens a été créée en 1993 et permet :

 de s’assurer que la TVA est bien réglée par l’acquéreur (surveillance


fiscale des flux de marchandises au sein de l’UE) ;

 d’établir les statistiques du commerce extérieur ;

 de surveiller la circulation sur le territoire douanier de certains


produits spécifiques (alcool, tabac, produits pétroliers mais aussi
armes, biens à double usage – civils et militaires – médicaments à
usage humain et vétérinaire, etc…).

1 Qui doit établir une DEB ?

« Toute personne physique ou morale, domiciliée, établie ou identifiée en


France ou qui y est représentée, conformément à l’article 289A du Code
général des impôts, ou qui y a désigné un mandataire ponctuel, mentionné
à l’article 95 B de l’annexe III du même code » (BOD n°7009 du
14/01/2014).

2 Cas d’établissement d’une DEB

Est soumis à une DEB l’ensemble des marchandises qui circulent entre la
France métropolitaine et les autres Etats membres. Il peut s’agir :

 de marchandises communautaires ;

 de marchandises en provenance d’un pays tiers, mais pour lesquelles


les droits et taxes ont été acquittés.

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Partie 1 : Les solutions experts-comptables 71

3 Cas de non établissement d’une DEB

D’une manière générale, ne sont pas soumis à une DEB (liste non
exhaustive – se reporter à la circulaire (BOD n°7009 du 14/01/2014) :

 les échanges entre Etats membres de marchandises d’origine tierce


(régime douanier du transit externe) ;

 les marchandises qui ne font que transiter par le territoire douanier


français (ex : marchandises partant d’Allemagne, passant par la France
et ayant pour destination finale l’Espagne) ;

 les échanges de marchandises destinées à être réparées, avant et


après réparation (depuis le 1er janvier 2012) ;

 les échanges avec certains territoires faisant partie de l’UE mais


n’appartenant pas au territoire douanier de la communauté
Européenne ;

 les biens à usage temporaire si :


 aucune ouvraison ou réparation n’est envisagée ou réalisée ;
 la durée prévue de l’utilisation temporaire ne dépasse pas
24 mois ;
 l’expédition / l’introduction ne doit pas être déclarée comme
livraison /acquisition aux fins de la TVA.

4 Modalités d’établissement d’une DEB

Cette déclaration doit être faite mensuellement et doit être transmise au


plus tard le 10e jour ouvrable suivant le mois de référence.

Pour valider le numéro de TVA d’un client dans un état membre, il faut se
connecter sur le site Europa, base VIES
http://ec.europa.eu/taxation_customs/vies/ ?locale=fr

Depuis le 1er janvier 2011, les services des douanes en ont simplifié les
formalités et ont relevé le seuil annuel utilisé pour l’établissement des
statistiques.

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72 Collection Etudes

Modalités concernant l’établissement d’une DEB à l’introduction


(arrivée de marchandises communautaires sur le territoire national)

Niveau d’obligation
Seuil de 460 000 euros et + Déclaration détaillée
En dessous de 460 000 euros Pas de déclaration

Modalités concernant l’établissement d’une DEB à l’expédition (envoi


de marchandises de la France vers un pays de l’UE)

Niveau d’obligation
Seuil de 460 000 euros et + Déclaration détaillée complète
Déclaration détaillée partielle, données
En dessous de 460 000 euros
spécifiques à fournir

Tableau récapitulatif des différents régimes à indiquer dans la colonne


5 du formulaire DEB

Utilisé dans
Utilisé dans
le cadre
le cadre
d’intro-
d’expédi-
Régimes Descriptif régimes ductions
tions intra-
intra-
communau-
communau-
taires
taires
11 Acquisition taxable en France X

19 Autres introductions X
Livraison exonérée en France
et taxable dans l’Etat membre
21 d’arrivée/transfert d’un bien dont X
l’affectation est taxable dans l’Etat
membre d’arrivée
Régularisation commerciale entrainant
25 une minoration de valeur X
(rabais, remise…)
Régularisation commerciale entrainant
26 X
une majoration de valeur
29 Autres expéditions X
Refacturation dans le cadre
31 X
d’une opération triangulaire

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Partie 1 : Les solutions experts-comptables 73

5 Comment transmettre la DEB ?

2 solutions sont à envisager.

5.1 La transmission « papier »

Si cette solution tend à être de moins en moins retenue, elle n’en reste
pas moins possible, sous certaines conditions :

 utiliser le formulaire CERFA N° 10838 *03 « Déclaration d’échanges de


biens entre Etats membres de la CE » (et uniquement celui –là – cf.
article 96k de l’annexe III du Code général des impôts) et sa notice
n° 51505 ;

 télécharger ce formulaire sur le site des douanes :


(www.douane.gouv.fr) ;

 se procurer le formulaire (gratuitement) dans les centres


interrégionaux de saisie des données (CISD).

Le formulaire DEB devra être transmis au CISD dont le siège social de


l’entreprise dépend.

 Consulter la liste sur le site de la douane :


http://www.douane.budget.gouv.fr/data/file/3893.pdf

5.2 La transmission électronique via le téléservice


« DEB sur Pro.Dou@ne »

Les entreprises doivent au préalable s’être inscrites sur le service


Pro.dou@douane (accessible à partir du site : www.douane.gouv.fr ).

Deux niveaux de récupération des données sont proposés :

 le système DTI : saisie des informations en ligne ;

 le système DTI+ : importation des données à partir du système


d’information du déclarant.

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74 Collection Etudes

6 Sanctions applicables (article 467 du Code des douanes)

 Défaut de production de la DEB dans les délais prévus : amende de


750 euros.

 Défaut de production de la DEB dans les 30 jours de la mise en


demeure : amende passe de 750 euros à 1 500 euros.

 Refus de transmettre les documents / renseignements requis ou non


présentation à une convocation du service des douanes : amende de
1 500 euros.

 Omission ou inexactitude dans la DEB transmise : amende de 15 euros


par omission ou inexactitude (plafond maximal de 1500 euros).

Points de vigilance :

 seul le formulaire CERFA est considéré comme recevable pour


l’établissement des DEB. Son établissement sur tout autre support
équivaut à un défaut de production (amende de 750 euros, puis
1500 euros si pas de régularisation ;

 délai de conservation des documents relatifs à l’établissement de la


DEB : 6 ans ;

 les services des douanes peuvent, dans le cadre de contrôles


statistiques, exiger – sans préavis – la présentation des documents ci-
dessus mentionnés ;

 les entreprises qui déclarent des introductions ou des expéditions d’un


montant annuel H.T supérieur à 2,3 millions d’euros doivent
impérativement procéder à leur déclaration en ligne.

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Partie 1 : Les solutions experts-comptables 75

La Déclaration Européenne
de Services (DES)

Dans le cadre des échanges intracommunautaires la Depuis le 1er janvier


2010, un assujetti français qui réalise des prestations de services dans des
entreprises établies dans d’autres Etats membres de l’Union Européenne
doit établir une Déclaration Européenne de Services. (art.196 de la
directive TVA 2006/112/CE et BOI 3 A-1-10 n° 4 du 11 janvier 2010).

Cette DES concerne donc les prestations de services « B to B », qui donnent


lieu à une autoliquidation de la TVA.

1 Qui déclare ?

Toutes les entreprises vendant des services à l’intérieur de l’Union


européenne, à 7 exceptions près :

 des services des agences de voyage ;

 des services se rattachant à un immeuble ;

 des prestations de transport de passagers ;

 des prestations consistant à donner accès à des manifestations


culturelles, artistiques, sportives, éducatives, scientifiques, de
divertissement ou similaires, telles que les foires et les expositions,
ainsi que les prestations accessoires à cet accès ;

 des ventes à consommer sur place ;

 des locations de moyen de transport de courte durée ;

 des services bénéficiant d’une exonération dans l’Etat membre du


preneur.

Les factures établies doivent obligatoirement porter la référence à


l’article 283-2 du CGI afin de justifier de l’absence de taxation de
l’opération par le prestataire.

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76 Collection Etudes

Pour plus d’informations sur la nature des services qui rentrent dans le
cadre de la DES, se rapprocher du Service des Impôts des Entreprises.

2 Contenu et transmission de la DES

2.1 Ce qui doit apparaître sur la DES

 Le montant H.T des prestations de services effectuées (arrondi à l’ € le


plus proche).

 Le numéro de TVA des entreprises européennes et leurs coordonnées.

 Le montant des régularisations effectuées (RRR : rabais, remises


ristournes mais aussi les modifications de prix par rapport à la
facturation prévue dans le contrat initial).

2.2 Comment transmettre la DES ?

Le support papier est réservé aux entreprises qui bénéficient de la


franchise en base. Les autres entreprises assujetties doivent transmettre
leur déclaration via le téléservice de la DES (accessible via le site
http://pro.douane.gouv.fr, gratuitement mais nécessitant un abonnement
sur Prodou@ne).

 Pour obtenir le formulaire DES : (Cerfa N°13964*01) concernant la déclaration


papier : https://www.formulaires.modernisation.gouv.fr/gf/cerfa_13964.do

Le formulaire peut aussi être demandé aux CISD (Centre Interrégional de


Saisie des Données).

 Consulter la liste sur le site de la douane :


http://www.douane.budget.gouv.fr/data/file/3893.pdf).

2.3 Points de vigilance

 C’est la DGFiP qui est compétente pour l’aspect règlementaire de la


DES (nature des prestations, règles de territorialité applicables aux
prestations de services, notion d’établissement stable, notion
d’assujetti) et qui les contrôle.

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Partie 1 : Les solutions experts-comptables 77

 Ce sont les services des douanes qui sont en charge la collecte de la


DES.

 L’entreprise facturée doit bien être en possession d’un numéro


d’identifiant TVA intracommunautaire.

 Il n’existe pas de seuil déclaratif – contrairement à la DEB – et une


opération doit être déclarée dès le premier euro facturé. En cas de
manquement, les sanctions applicables sont identiques à celles de la
DEB.

 Contrairement à la DEB, il n’y a aucune nomenclature à indiquer sur la


déclaration DES.

 Attention ! Lorsqu’une prestation de service est accompagnée d’une vente de


matériels, les services fiscaux français retiennent le critère des 50 % du prix
pour évaluer la valeur des biens par rapport à la prestation de service
effectuée. Sil la valeur des biens représente moins de 50 % du prix total,
l’entreprise devra établir une DEB et une DES, l’une ne pouvant se substituer
à l’autre.

 À l’inverse, si la valeur des biens est supérieure à 50 % du montant total du


prix, alors l’opération ne rentre plus dans le cadre des prestations de services
mais des livraisons intra-communautaires : l’entreprise devra donc établir
uniquement une DEB (sources : enterprise europe network).

 Pour vérifier le n° d’identification TVA du preneur, il faut se connecter


sur la base VIES du site europa. Attention ! La base VIES est
incomplète. Il faut faire une impression écran de la page visualisée
indiquant cette existence et la conserver à titre de preuve.
http://ec.europa.eu/taxation_customs/vies/ ?locale=fr

 Pour une déclaration « papier »Pas plus de 15 opérations sur un même


formulaire.

 La DES n’est à remplir que par le prestataire.

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78 Collection Etudes

La Douane

La vente d’un produit à l’étranger engendre un certain nombre de


contraintes réglementaires, notamment du fait des barrières douanières.
L’expert-comptable, en tant que conseil de l’entreprise, doit pouvoir
appréhender les principales caractéristiques des échanges douaniers de son
client et lui apporter les premiers éléments d’informations nécessaires à
leur maîtrise et à leur optimisation.

1 Les sources d’informations de la douane

La douane française propose aujourd’hui aux entreprises plusieurs outils


complémentaires pour faciliter l’accès à la réglementation et aux
démarches douanières.

1.1 Le site internet www.douane.gouv.fr

Ce site donne accès, de manière didactique et rapide, à l’essentiel de la


réglementation en matière de douane et de droits indirects.

1.2 La plate-forme interactive Pro.dou@ne

Elle vient en complément du site internet. Doté d’un accès facilité et


sécurisé, elle a pour objectif de renseigner les professionnels et de les
aider à accomplir leurs démarches déclaratives.

1.3 Les cellules-conseil aux entreprises

Implantées dans chaque région, leur rôle est d’informer et de conseiller les
entreprises sur les procédures de dédouanement et les régimes douaniers
les mieux adaptés à la structure de leurs opérations de commerce
international. Elles permettent véritablement d’optimiser ses procédures
douanières.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 1 : Les solutions experts-comptables 79

1.4 Les statistiques marché sur un site dédié :


http://lekiosque.finances.gouv.fr

Les statistiques du commerce extérieur de la France, établis et diffusés


chaque mois par la douane, constituent un indicateur de référence pour les
acteurs économiques. Ces données détaillées par pays et par produit sont
très utiles aux professionnels pour avoir une vue globale de leur marché.

2 Les 3 notions à connaître pour déterminer le coût d’un


dédouanement

Avant de lancer une campagne de prospection et de vente, il est


indispensable que l’entreprise ait une idée précise du coût de
dédouanement applicable à la vente. En effet, dans certains cas, cet
élément peut représenter un pourcentage non négligeable du prix.
L’expert-comptable doit être en mesure d’accompagner son client dans la
détermination des droits et taxes applicables.

Leur calcul nécessite de préciser les trois éléments suivants :

 la nomenclature douanière :
Celle-ci est extrêmement précise (15 500 rubriques de classement) et
peut être dans certains cas difficile à choisir. Une marchandise en
glissant d’une ligne dans le tarif douanier commun peut être soumise à
une taxation plus élevée ou plus réduite, ou encore à des mesures de
surveillance particulière (mesures antidumping, normes sanitaires et
de sécurité) nécessitant la présentation de certificats spéciaux, ou
enfin à certaines restrictions quantitatives.
En cas de doute sur le choix d’une nomenclature, il ne faut pas hésiter
à solliciter son transitaire lorsque celui-ci a en son sein une fonction de
commissionnaire agréé en douane.
De surcroît, la Communauté Européenne a mis en place un système de
renseignement tarifaire contraignant (le RTC) qui aide les entreprises
dans leur travail de codification. Même s’il n’est pas directement
opposable aux administrations douanières des pays-tiers, l’avis de
classement délivré constitue un argument fort en cas de contestation ;

 l’origine des marchandises :


L’origine des marchandises est la « nationalité économique » des biens
vendus. Elle est indispensable pour bénéficier de dégrèvements ou
allégements potentiels liés à des accords passés avec des pays

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


80 Collection Etudes

« partenaires ». Elle sera aussi réclamée pour appliquer certaines


mesures restrictives comme des quotas, des mesures antidumping ou
des contingents tarifaires. Elle est matérialisée par un formulaire
papier visé au coup-par-coup par l’administration douanière à chaque
transaction (EUR1, EURMED, Form A ou ATR), ou par une déclaration
d’origine sur facture (DOF) lorsque l’entreprise a le statut
d’exportateur agréé (EO) ;

 la valeur en douane :
C’est sur cette base que les droits de douane sont calculés. Elle est
composée de la valeur transactionnelle négociée entre les parties et
de tous les frais générés par les services annexes tels que le transport,
l’assurance, la manutention et le stockage si ceux-ci sont à la charge
de l’acheteur.

3 Les différents régimes douaniers en suspension de


droits de douane

L’entreprise a la possibilité d’importer des marchandises non


communautaires en suspension de droits de douane et de taxes (TVA
notamment) dans certaines situations bien précises. L’expert-comptable
pourra apporter à son client une aide en lui fournissant les premiers
éclairages indispensables.

3.1 Le régime de l’entrepôt douanier

Ce régime permet à l’entreprise de disposer d’un stock de marchandises


« sous douane » qui n’est utilisé qu’en fonction de ses besoins. Les droits
et taxes ne sont acquittés qu’au moment où les marchandises sortent de
l’entrepôt. Cet entreposage peut même se faire au sein des locaux de
l’entreprise. Il s’agit d’un gain de trésorerie important car cette mesure
permet de surseoir au paiement des droits de douane et de la TVA de
façon illimitée tant que la marchandise n’a pas été utilisée.

3.2 Le régime de l’admission temporaire


et le carnet ATA

Il concerne les marchandises dont l’entreprise a besoin pour ses essais, des
expositions ou des salons. Ce régime permet d’importer temporairement

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 1 : Les solutions experts-comptables 81

en exonération totale ou partielle de droits de douane ou de taxes des


marchandises destinées à être réexportées en l’état sans transformation
d’aucune sorte.

Par ailleurs, sachez que le carnet ATA se substitue aux différents


documents douaniers normalement requis pour une opération
d’importation ou d’exportation temporaire et permet ainsi aux entreprises
de réaliser de manière simplifiée leurs opérations en suspension de droits
et taxes. Ce sont les Chambres de commerce qui sont en charge de la
gestion de cette simplification.

3.3 Le régime du perfectionnement actif ou passif

Ces régimes permettent d’importer temporairement des marchandises en


suspension de droits de douane ou de taxes bien que ces produits fassent
l’objet d’une transformation sur le territoire français.

4 La simplification douanière

L’application de la réglementation douanière n’est pas toujours simple.


Les règles et procédures restent souvent hermétiques aux non-spécialistes.
Fort heureusement un transitaire commissionnaire agréé en douane et
autorisé à accomplir les formalités douanières pour le compte de son client
est présent tout au long de l’opération, notamment pour réaliser les
déclarations électroniques.

Il est aujourd’hui essentiel que les entreprise se réapproprient leurs


processus douaniers et s’interrogent sur le traitement douanier de leurs
flux ainsi que sur leur intégration dans la chaine logistique. L’expert-
comptable peut contribuer à cet effort en accompagnant ses clients.
L’administration des douanes ne cesse d’améliorer ses dispositifs afin de
passer du statut de contrainte au statut de moyen de sécurisation des flux.
Pour ce faire, un vaste chantier de dématérialisation et de simplification a
été lancé il y a quelques années. Les principales avancées sont les
suivantes :

 l’informatisation des déclarations douanières (le système DELTA) :


La dématérialisation des déclarations d’exportation permet de réduire
le délai d’attente des moyens de transport par l’immédiateté de la
transmission et l’automatisation des contrôles de recevabilité de la

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82 Collection Etudes

déclaration. Elle est fondée sur la DAU (Document Administratif


Unique) qui inclue toute les rubriques nécessaires à l’exportation ;

 la procédure de déclaration simplifiée (PDS) :


Il s’agit d’un dédouanement sûr et rapide des marchandises sur la base
d’une déclaration simplifiée ne comportant qu’une dizaine de lignes
pour identifier et contrôler l’opération. Elle concerne la plupart des
marchandises. Elle nécessite un « audit-agrément » de l’entreprise par
les services douaniers et la signature d’une convention avec
l’administration. Il existe également la procédure de dédouanement à
domicile (PDD). Dans ce cas, le dédouanement des marchandises a lieu
directement dans les locaux de l’entreprise sans passage dans le
bureau des douanes ;

 l’ICS / ECS (Import et Export Control System) :


Il s’agit d’une déclaration préalable de sureté-sécurité adressée par
voie électronique aux douanes nationales du premier point d’entrée ou
de sortie de l’Union Européenne. L’ECS permet également d’obtenir un
message BAE SORTIE qui est le justificatif fiscal d’exportation ;

 l’exportateur agréé (EA) :


Ce statut permet à l’entreprise d’éviter de faire viser au coup-par-
coup par la douane l’EUR1 (certificat d’origine des marchandises)
lorsque celui-ci est nécessaire. Ce statut est obligatoire dans les cas
suivants :
 lorsque l’entreprise exporte vers un pays avec lequel l’Union
Européenne entretient des relations préférentielles (exemple :
Corée du Sud),
 lorsque ces envois ont une valeur supérieure à 6 000 €,
 lorsqu’elle bénéficie d’un avantage tarifaire ou si elle a besoin de
justifier de l’origine UE des marchandises exportées.

 l’opérateur économique agréé (OEA) :


Depuis 2008, l’administration douanière propose aux entreprises un
partenariat actif grâce à la mise en place de ce statut. Il donne accès à
de nombreuses simplifications douanières avec pour seule contrepartie
demandée une certaine fiabilité. Cela nécessite notamment d’assurer
une réelle sécurité de la chaîne logistique et de faire preuve d’une
bonne solvabilité. Elle n’est pas réservée aux grands groupes, les PME
sont également invitées à bénéficier de ce statut.

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Les solutions
Bpifrance
Partie 2 : Les solutions Bpifrance 85

Prêt Croissance International

1 Objet

Financement d’investissements devant concourir au développement des


entreprises à l’international.

2 Bénéficiaires

PME selon la définition européenne, éligibles à la garantie de Bpifrance


et/ou ETI indépendantes, créées depuis plus de 3 ans (à l’exception de
celles constituées dans le but de réaliser une opération de croissance
externe).

3 Modalités

 Description :
L’assiette du Prêt est constituée notamment par :
 des investissements immatériels : frais d’adaptation des produits
et services aux marchés extérieurs, coûts de mise aux normes,
dépenses de design, participation aux foires et salons, recrutement
et formation de l’équipe commerciale export, dépenses liées aux
Volontaires Internationaux en Entreprise (VIE), dépenses de
communication, frais d’échantillonnage, … ;
 des investissements corporels ayant une faible valeur de gage :
matériel conçu/ réalisé par l’entreprise pour ses besoins propres,
moules, matériel informatique, dépenses liées à l’installation et à
la représentation à l’étranger, … ;
 des opérations de croissance externe : l’achat de titres, dans le
cadre d’une opération de croissance externe d’un groupe existant
permettant à celui-ci d’être au moins majoritaire, à l’issue de
l’opération (à l’exclusion de toute autre opération de
transmission) ;

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86 Collection Etudes

 l’augmentation du Besoin en Fonds de Roulement générée par le


projet de développement.

 Montant :
 minimum : 30 000 € ;
 maximum : 5 000 000 € par intervention ou sur une période de
12 mois consécutifs et avant production d’un nouveau bilan.
Le montant du prêt est au plus égal au montant des fonds propres et
quasi fonds propres de l’emprunteur.

 Durée/amortissement :
 7 ans dont 24 mois de différé d’amortissement en capital ;
 suivi de 20 échéances trimestrielles à terme échu- amortissement
linéaire du capital.

4 Conditions Financières

 Tarification :
 un taux fixe, ou variable indexé sur Euribor 3 mois (convertible à
taux fixe) selon barème en vigueur ;
 frais de dossier : 0,40 % du montant du prêt.

 Garantie :
 aucune garantie sur les actifs de l’entreprise, ni sur le patrimoine
du dirigeant ;
 seule une retenue de garantie de 5 % du montant du prêt est
prélevée. Elle est restituée après complet remboursement du prêt,
augmentée des intérêts qu’elle a produits.

Une assurance décès-invalidité sur la tête du dirigeant est requise pour les
entreprises à coefficient personnel élevé.

5 Partenariats

Financiers :

 montant inférieur ou égal à 150 000 € par exercice fiscal : pas de


partenariat bancaire ;

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Partie 2 : Les solutions Bpifrance 87

 montant supérieur à 150 000 € : obligatoirement associé à un


partenariat financier, à raison de 1 pour 1 :
 concours bancaire d’une durée de 5 ans minimum ;
 apports des actionnaires et/ou des sociétés de capital-
développement et/ou des apports en quasi fonds propres (Prêts
Participatifs, Obligations convertibles en actions)

Ces financements doivent porter sur le même programme de


développement réalisé depuis moins de 6 mois.

Les financements bancaires associés, au profit des PME, peuvent bénéficier


d’une intervention en garantie de Bpifrance selon les règles et conditions
de taux en vigueur.

Ils peuvent également faire l’objet d’une intervention en cofinancement


de Bpifrance.

 Pour contacter Bpifrance de votre région : Bpifrance.fr

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88 Collection Etudes

Avance + Export

1 Objet

 Avance de trésorerie dans l’attente du règlement des factures export


libellées et payées en Euros.

 Objectif : favoriser le développement des échanges commerciaux


entre exportateurs français et leurs clients étrangers

2 Bénéficiaires

PME et ETI exportatrices.

3 Modalités

 Une autorisation de crédit confirmée :


 établie en fonction du volume et des délais de règlement des
créances à financer, sous réserve que celles-ci entrent dans le
périmètre de la police d’assurance-crédit souscrite par Bpifrance ;
 généralement sur une durée d’un an ;
 en complément de celles proposées par les banques ;
 destinée à mobiliser les créances nées à l’exportation y compris les
marchés industriels ou de travaux, préalablement cédées et
domiciliées sur le compte Bpifrance.

 La garantie principale du crédit est constituée par la cession à titre de


garantie des créances.

 Quotité financée :
 jusqu’à 100 % du portefeuille des créances cédées et non encore
réglées avec la constitution d’un gage espèces.

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Partie 2 : Les solutions Bpifrance 89

 Avec le service en ligne e-treso, l’entreprise gère sa trésorerie en


temps réel :
 consultation :
- de la position du compte ;
- de la réserve de crédit disponible ;
- du portefeuille des créances cédées et non encore réglées ;
- des paiements reçus ;
- cession des factures ;
- demande d’avances ;
- rapprochement paiements/factures (lettrage) ;
- Remboursement automatique des avances dès réception des
paiements reçus.

4 Conditions financières

 Tarification : (nous consulter)


 commission d’engagement calculée sur le montant de
l’autorisation ;
 intérêts sur utilisations = Euribor + marge ;
 frais relatifs à l’assurance-crédit ;
 frais de gestion.

5 Partenariats

 Les avances de Bpifrance sont versées sur le ou les comptes bancaires


de l’entreprise, les partenaires bancaires « historiques » conservent
ainsi les flux.

 Possibilité pour la banque partenaire d’intervenir en risque.

 Pour contacter Bpifrance de votre région : Bpifrance.fr

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90 Collection Etudes

Crédit Acheteur

1 Objet

Acquisition de biens d’équipement ou de prestations de services auprès


d’un exportateur Français, PME ou ETI.

2 Bénéficiaires

Etats, organismes publics ou parapublics, banques ou entreprises


étrangères.

3 Conditions financières

 Description :
L’assiette porte sur les biens et services objet du contrat commercial.
En outre peut entrer dans l’assiette du financement la prime
d’assurance de Coface DGP (Coface agissant pour le compte de l’Etat
français).

 Quotité :
 85 % maximum de la part « exportée » du contrat commercial :
- auxquels peut s’ajouter la part sous-traitée localement à
hauteur de 30 % maximum de la part « exportée » ;
- sur la partie « exportée », la part étrangère (éléments achetés
hors de France) entrant les produits ne doit pas excéder :
+ 80 % pour les exportateurs dont le CA est inférieur ou égal
à 75 M€ (en social) ;
+ 50 % pour les exportateurs dont le CA est supérieur à
75 M€.

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Partie 2 : Les solutions Bpifrance 91

Le contrat commercial doit prévoir le paiement au comptant d’un


acompte d’au moins 15 %.

 Montant du crédit :
Minimum 5 M€, maximum 25 M€ en prêteur seul et 75 M€ (part
Bpifrance) en cofinancement.

 Devise :
Euros uniquement.

 Durée :
 elle se décompose en deux périodes :
- une période préalable, ou de tirage qui dure en général 2 ans
au plus,
- une période de remboursement de 3 à 10 ans (en fonction de
l’équipement financé et du pays de destination) à compter de
la livraison ou de la réception provisoire.

 Amortissement :
Linéaire : échéances constantes en capital.

 Périodicité :
Semestrielle (et plus rarement trimestrielle) à terme échu.

4 Conditions financières

 Tarification :
 taux fixe : Indexé sur le TICR (taux fixe administré). Le taux est
fixé définitivement au plus tard à la signature du contrat
commercial, tant pour la période préalable que pour la période de
remboursement ;
 taux variable : indexé sur l’Euribor 6 mois spot (amortissement
semestriel).

 Commissions :
Trois types de commissions :
 commission d’arrangement : Flat, calculée sur le montant total du
crédit ;

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


92 Collection Etudes

 commission d’engagement : Calculée sur la partie non utilisée du


crédit depuis la signature du contrat de prêt jusqu’à l’entrée en
période de remboursement ;
 selon les cas une commission de gestion pourra être facturée. Elle
sera prélevée chaque année à la date anniversaire de la première
mise à disposition des fonds.

5 Assurance-crédit et garanties

La couverture de COFACE DGP est obligatoire et pourra être complétée le


cas échéant de garanties ou de sûretés.

6 Partenariats

Le cofinancement sera systématiquement privilégié en particulier pour les


opérations d’un montant supérieur à 10 M€.

 Pour contacter Bpifrance de votre région : Bpifrance.fr

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Partie 2 : Les solutions Bpifrance 93

Rachat de Crédit Fournisseur

1 Objet

Acquisition de biens d’équipement ou de prestations de services auprès


d’un exportateur français PME ou ETI.

2 Bénéficiaires

Convention de rachat du crédit accordé par l’exportateur à son client,


qu’il soit un Etat, un organisme public ou parapublic, une banque ou une
entreprise étrangère.

3 Modalités

 Description :
L’assiette porte sur les biens ou services objet du contrat commercial.
En outre peut entrer dans l’assiette du financement la prime
d’assurance de Coface DGP
Le rachat du crédit fournisseur est réalisé à la livraison ou à la
réception des biens ou services concernés.

 Quotité :
85 % maximum de la part « exportée » du contrat commercial.
Auxquels peut s’ajouter la part sous-traitée localement à hauteur de
30 % maximum de la part « exportée ».
Sur la partie « exportée », la part étrangère (éléments achetés hors de
France ou du pays de destination) ne doit pas excéder :
 80 % pour les exportateurs dont le CA est inférieur ou égal à 75 M€
(en social) ;
 50 % pour les exportateurs dont le CA est supérieur à 75 M€.

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94 Collection Etudes

Le contrat commercial doit prévoir le paiement au comptant d’un acompte


d’au moins 15 %.

 Montant du crédit :
Minimum 1 M€, maximum 25 M€.

 Devise :
Euros uniquement.

 Durée :
De 3 à 7 ans, à compter de la livraison ou de la réception provisoire, en
fonction des matériels financés et des pays de destination.

 Amortissement :
Linéaire : échéances constantes en capital.

 Périodicité :
Semestrielle et plus rarement trimestrielle à terme échu.

4 Conditions financières

 Tarification :
 taux fixe : indexé sur le TICR (taux fixe administré). Le taux est
fixé définitivement à la signature du contrat commercial ;
 taux variable : indexé sur l’Euribor 6 mois spot (amortissement
semestriel) ;
 commissions :
- commission d’arrangement : Flat calculée sur le montant total
du crédit ;
- commission d’engagement : Calculée sur la partie non utilisée
du crédit depuis la signature de la convention de cession du
rachat jusqu’au décaissement des fonds.

5 Assurance-crédit et garanties

La couverture de COFACE DGP est obligatoire et pourra être complétée le


cas échéant de garanties ou de sûretés.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 2 : Les solutions Bpifrance 95

6 Partenariats

Le cofinancement de programme sera systématiquement privilégié s’il est


possible, en particulier pour les opérations d’un montant supérieur à
10 M€.

 Pour contacter Bpifrance de votre région : Bpifrance.fr

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96 Collection Etudes

Garantie des financements export


à long et moyen terme /
engagements par signature

1 Objet

 Investissements corporels ou incorporels de la société française dédiés


au développement de son activité internationale.

 Investissements corporels ou incorporels10 de la société française


lorsque plus du tiers de son chiffre d’affaires est réalisé à l’export.

 Investissements corporels ou incorporels et augmentation des besoins


en fonds de roulement de la filiale étrangère.

 Prise de participation minoritaire ou majoritaire à l’étranger.

 Création d’une filiale ou d’une succursale à l’étranger.

2 Bénéficiaires

TPE et PME.

3 Modalités

Concours garantis.

10
Hors acquisition majoritaire d’une entreprise française qui relève du fonds Transmission

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Partie 2 : Les solutions Bpifrance 97

4 Financements Moyen et Long Terme (MLT)

a) Prêts à moyen ou long terme, crédits-bails mobiliers et immobiliers,


locations financières (à l’exclusion de la location simple).

5 Engagements Par Signature (EPS)

 a) Cautions ou garantie à première demande (GAPD) délivrées par une


banque française au profit d’une banque étrangère octroyant des
concours à court, moyen ou long terme à la filiale d’une entreprise
française, avec la caution de la société mère française.

 b) Crédits documentaires import ou lettres de crédit stand-by (réservé


aux entreprises dont le ratio valeur ajoutée / chiffre d’affaires 20 %).

 Plafond de risques (toutes banques confondues) : 1,5 millions € sur une


même entreprise ou groupe d’entreprises pour les financements MLT
d’une part, et pour les financements CT et EPS d’autre part.

6 Conditions Financières

Moyen long terme / crédit court terme : quotité maximum 60 %.


Commission11 : 0,80 %.
Commission de garantie pour les engagements par signature :

 0,35 % l’an sur autorisation pour les lignes de crédits documentaires


avec une quotité de 60 % (0,60 % pour les demandes ponctuelles) ;

 en création « ex-nihilo » : 0,30 % l’an sur autorisation pour les les


lignes de crédits documentaires avec une quotité de 60 % (0,50 % pour
les demandes ponctuelles).

 Pour contacter Bpifrance de votre région : Bpifrance.fr

11
En pourcentage annuel du capital restant dû du prêt. Prélèvement en une seule fois après décaissement,
quel que soit l’âge de l’entreprise

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98 Collection Etudes

Garantie de projet à l’international

1 Objet

 Apports en fonds propres réalisés par une société mère française pour
la création, l’acquisition ou le développement d’une filiale en dehors
des 27 pays de l’Espace Economique Européen, de l’Islande, du
Lichtenstein, de la Norvège et de la Suisse.

 La filiale étrangère doit exercer les mêmes activités que la société


mère française et doit être détenue majoritairement par cette
dernière, ou minoritairement dans les pays où la réglementation locale
interdit la prise de participation majoritaire.

 Sont exclues de la garantie les délocalisations d’activités


précédemment exercées en France, ainsi que les opérations de
reclassement de titres et de restructuration financière

2 Bénéficiaires

La garantie est délivrée au bénéfice de la société mère.

Elle peut-être déléguée aux banques qui financent les apports.

La société mère française :

 doit réaliser un chiffre d’affaires annuel inférieur à 460 millions € ;

 ne doit pas être majoritairement détenue, directement ou


indirectement par des intérêts hors Communauté Européenne.

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Partie 2 : Les solutions Bpifrance 99

3 Modalités

 Concours garantis :
 achat ou souscription d’actions ou de titres convertibles en
actions ;
 avances d’actionnaires bloquées plus de trois ans ;
 prêts participatifs.

 Durée :
La durée de la garantie est de 7 ans maximum.

 Risques couverts :
La garantie couvre le risque économique de la filiale étrangère, à
l’exclusion du risque politique.

 Plafond de risques :
1,5 millions € sur une même entreprise ou groupe d’entreprises.

 Mise en jeu de la garantie :


 ouverture d’une procédure judiciaire d’insolvabilité à l’encontre
de la filiale étrangère ;
 cession de titres si l’entreprise a perdu plus de la moitié de ses
capitaux propres depuis l’apport en fonds propres, sur la base de la
moins-value réalisée ;
 arrêt volontaire d’activité motivé par un échec économique du
projet (Avec accord de Bpifrance Financement).

4 Conditions Financières

 Quotité maximale : 50 %.

 Coût de la garantie : 0,50 % l’an du montant des apports.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


100 Collection Etudes

5 Partenariats

Bpifrance Financement en partenariat avec BUSINESS FRANCE, offre aux


entreprises de nombreux avantages, dont :

 un réseau important d’interlocuteurs tant en France qu’à l’étranger ;

 une expertise en matière de PME et du financement de projets ;

 une connaissance des spécificités locales.

 Pour contacter Bpifrance de votre région : Bpifrance.fr

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Partie 2 : Les solutions Bpifrance 101

Aide et conseil au montage de projets collaboratifs


technologiques transnationaux
Bpifrance accompagne les entreprises dans le montage de leurs projets
d’innovation transnationaux en les orientant vers le financement le plus
adapté : financement Bpifrance via EUREKA et EUROSTARS ou
financements communautaires via le programme communautaire européen
« Horizon 2020 ».

Aide au Partenariat Technologique


(APT)

1 Objet

Aider financièrement au montage de projets collaboratifs de Recherche-


Développement et Innovation :

 accompagner la préparation du partenariat innovant ;

 faciliter la participation des entreprises françaises à des projets


collaboratifs de RDI nationaux (FUI, ISI, …), transnationaux (ERANet),
intergouvernementaux (EUREKA, Eurostars), communautaires ou via
des coopérations bilatérales extra-européennes, en particulier avec
certains pays (Programme Horizon 2020, Instrument PME-Phase 2 si le
projet est partenarial, Fast Track to Innovation), ou via des
coopérations bilatérales.

2 Bénéficiaires

Les entreprises implantées en France dont l’effectif est inférieur à


2 000 personnes et n’appartenant pas à un groupe de plus de 2 000
personnes.

Les pôles de compétitivité ne sont pas éligibles.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


102 Collection Etudes

3 Modalités

 Modalité de l’aide :
Participation au montage du projet de partenariat principalement sous
forme de subvention plafonnée à 50 000 euros ou sous forme d’Avance
Remboursable au-delà.

 Projets éligibles :
Tout projet d’innovation mené en mode collaboratif, dans le cadre
d’un partenariat national, européen ou international : l’APT pourra
porter sur tout ou partie des opérations nécessaires au montage du
partenariat depuis les études stratégiques préalables jusqu’à la
conclusion de l’accord de consortium, en passant par la recherche de
partenaires.

 Dépenses éligibles :
Etude de la faisabilité stratégique et des conditions de réussite du
partenariat, recherche de partenaires, préparation des réponses aux
appels à projets, des accords et des candidatures, assistance et conseil
juridique.

 Pour contacter Bpifrance de votre région : Bpifrance.fr

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 2 : Les solutions Bpifrance 103

EUROSTARS

1 Objet

Programme destiné à soutenir les PME12 innovantes, à fort potentiel de


croissance, engagées dans des projets collaboratifs :

 cofinancer des partenaires français engagés dans des projets


d’innovation collaboratifs transnationaux toutes thématiques et
proches du marché ;

 attribuer le label EUREKA aux projets lauréats Eurostars.

2 Bénéficiaires

Entreprises de moins de 2 000 salariés et partenaires académiques.

3 Modalités

 Modalités de l’aide :
Chaque partenaire des projets lauréats est financé par son financeur
national, en France par Bpifrance.

12
Définition européenne de la PME :
- entreprise de moins de 250 salariés ;
- déclarant soit un CA annuel inférieur à 50 millions €, soit un total de bilan n’excédant pas
43 millions € ;
- doit être indépendante, c’est-à-dire ne pas être détenue à plus de 25 % par une ou plusieurs entités
qui ne sont pas des PME.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


104 Collection Etudes

 En subvention, selon les taux d’intervention Bpifrance suivants :


 40 % des dépenses éligibles pour les PME Eurostars13 (voir définition
infra) ;
 30 % des dépenses éligibles pour les entreprises jusqu’à
2 000 personnes ne satisfaisant pas à ces critères ;
 40 % des coûts complets plafonnés à 100 K € pour les laboratoires
et universités.

La signature du contrat d’aide est conditionnée par la présentation d’un


accord de consortium validé par Bpifrance.

 Toute PME ayant entre 100 et 250 personnes, équivalent temps plein
(ETP) :
 dédiant au moins 10 ETP à des activités de R&D ;
 ou dédiant au moins 10 % de ses ETP à des activités de R&D ;
 ou dédiant au moins 10 % de leur chiffre d’affaires à des activités
de R&D.

 Projets éligibles :
Projets innovants, collaboratifs, toutes thématiques, visant un
procédé, produit ou service innovant commercialisable, dont la phase
de développement est de trois ans maximum, et dont la
commercialisation intervient dans les deux ans qui suivent la fin du
projet :
 incluant la participation d’au moins deux partenaires venant de
deux pays membres d’Eurostars ;
 d’une durée de réalisation inférieure à 3 ans suivie d’une
commercialisation intervenant moins de 2 ans après la fin du
projet ;
 projet ayant pour leader une PME Eurostars13 ;
 la (ou les) PME Eurostars doit/doivent supporter au minimum 50 %
des coûts du projet (hors coûts de sous-traitance) ;
 projet soumis en ligne sur http://www.eurostars-eureka.eu/ par le
leader du projet.

13
Définition de la PME Eurostars :
Toute PME de moins de 100 personnes, équivalent temps plein (ETP) :
- ayant au moins 5 ETP dédiés à des activités de R&D ;
- ou dédiant au moins 10 % de ses ETP à des activités de R&D ;
- ou dédiant au moins 10 % de leur chiffre d’affaires à des activités de R&D.

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Partie 2 : Les solutions Bpifrance 105

 Dépenses éligibles :
Les dépenses internes ou externes HT directement liées au
développement de l’innovation (activités de recherche industrielle et
de développement expérimental).

Appel à projets : deux appels à projets par an (mars et septembre) sur


toute la période du Programme « Horizon 2020 », 2014-2020.

 Pour contacter Bpifrance de votre région : Bpifrance.fr

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106 Collection Etudes

Label EUREKA

1 Objet

Une initiative intergouvernementale permettant aux entreprises d’obtenir


un label et d’accéder à un financement de leur projet collaboratif de
RDI transnational :

 attribuer un label EUREKA de qualité à des projets collaboratifs


transnationaux ciblant un produit, procédé ou service innovant proche
du marché tous domaines technologiques confondus ;

 faciliter l’accès à des financements nationaux pour les partenaires


impliqués dans ces projets ;

 contribuer à la notoriété internationale des participants et de leur


offre.

2 Bénéficiaires

 Tous les projets collaboratifs susvisés.

 Indirectement tous les partenaires de ces projets.

3 Modalités

 Projets éligibles :
 le consortium doit être composé d’au moins deux partenaires
implantés dans deux pays membres du réseau EUREKA (liste sur le
site http://www.eurekanetwork.org/in-your-country) ;
 le projet cible un produit, procédé ou service innovant proche du
marché dont la phase de développement est de trois ans maximum
avec une commercialisation rapide.

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Partie 2 : Les solutions Bpifrance 107

 Dépenses éligibles :
 chaque partenaire est susceptible de bénéficier d’une aide
nationale, en France par Bpifrance ;
 application des règles et procédures qui régissent le programme de
financement éventuellement mobilisé : programmes d’Aide à
l’Innovation (AI) ADICI (Aide au Développement de l’Innovation en
Collaboration Internationale), Fonds Unique Interministériel
(FUI),etc.)

 Pour contacter Bpifrance de votre région : Bpifrance.fr

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108 Collection Etudes

Partenariats bilatéraux : « Aide pour


le Développement de l’Innovation en
Collaboration Internationale » (ADICI)

1 Objet

Aider financièrement une entreprise française à mener le développement


d’une innovation en collaboration avec un partenaire étranger.

2 Bénéficiaires

Entreprises implantées en France dont l’effectif est inférieur à


2 000 personnes et n’appartenant pas à un groupe de plus de
2 000 personnes.

3 Modalités

 Modalités de l’aide :
 aide sous forme d’avance remboursable en cas de succès jusqu’à
65 % pour les entreprises de moins de 250 personnes et 50 % pour
les ETI de 250 à 2 000 personnes ;
 aide pouvant être versée en une ou plusieurs tranches selon le
montant de l’aide, la durée et les étapes/jalons clés du projet ;
 versement de l’aide conditionné par la présentation d’un accord de
partenariat signé entre l’entreprise française et le/ou les
entreprise/s établie/s hors de France.

 Projets éligibles :
Tout projet collaboratif d’innovation de produits, procédés ou services
à contenu technologique présentant des perspectives
d’industrialisation et/ou de commercialisation, quelle que soit la
thématique.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 2 : Les solutions Bpifrance 109

 Dépenses éligibles :
 dépenses internes ou externes HT directement liées à l’étape de
développement de l’innovation (recherche industrielle et
développement expérimental) ;
 aide pouvant couvrir, notamment, la réalisation et la mise au point
de prototypes, préséries, installations pilotes ou de démonstration,
les coûts de propriété intellectuelle (dépôt et extension de brevet
pour les PME, …) ou de mise aux normes, les études de marchés
tests, l’actualisation du plan d’affaires du lancement industriel et
commercial,…

Les coûts d’industrialisation et de commercialisation ne sont pas éligibles


et devront être exclus de l’assiette de l’aide.

4 Conditions financières

Commission de risque de 3 % (non soumise à TVA) du montant de l’avance


remboursable accordée.

5 Partenariats

 Participation d’au moins deux entreprises (une entreprise française et


une entreprise établie hors de France), quel que soit le pays et quelle
que soit la taille de l’entreprise étrangère.

 Contributions des partenaires équilibrées (un pays ou un partenaire ne


peut dépasser 70 % du montant total du projet) et collaboration
effective (la sous-traitance n’est pas considérée comme de la
coopération effective).

Bpifrance s’assurera néanmoins que l’entreprise étrangère partenaire sera


soutenue en cofinancement par une structure homologue à Bpifrance,
notamment dans le cadre de l’un de ses accords bilatéraux, ou apporte la
preuve de sa capacité financière à s’auto-financer.

Le ou les partenaire/s établis hors de France ne sont pas aidés par


Bpifrance.

 Pour contacter Bpifrance de votre région : Bpifrance.fr

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110 Collection Etudes

Aide « Accès aux Programmes


Européens » (APE)

1 Objet

 Inciter et faciliter l’accès des PME (définition de la Commission


européenne) françaises aux programmes de RDI financés par la
Commission européenne dans le cadre d’Horizon 2020.

 Diagnostiquer leurs besoins, évaluer leurs potentialités et favoriser


ainsi leur orientation vers le nouveau programme de RDI d’Horizon
2020 : l’Instrument PME Phase 1. Ce programme, réservé aux P.M.E.,
les encourage à mettre en avant leurs idées les plus innovantes, avec
une dimension européenne. Il cible les P.M.E. très innovantes avec une
forte ambition de se développer, croître et s'internationaliser.

2 Bénéficiaires

PME française (<250 salariés) innovantes présentant un fort potentiel de


croissance et visant l’international.

3 Modalités

Aide accordée à l’entreprise qui consiste en la prise en charge à 100 % des


coûts (HT) d’une prestation, en deux modules, réalisée par un consultant
spécialisé :

 diagnostic Flash – 1000 € - analyse synthétique qui permet de dresser


un « état des lieux » de la stratégie de l’entreprise et de l’orienter
vers un programme de financement européen adapté à ses besoins ;

 accès Europe – 4000 € - préparation des éléments de candidature à


l’ » Instrument PME phase 1 » selon le format (template) de la
Commission européenne.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 2 : Les solutions Bpifrance 111

La prestation APE est payée par Bpifrance au bénéficiaire, après règlement


par ce dernier au prestataire, et constitue l’aide accordée à l’entreprise.

Ce soutien est réalisé par une société de conseil habilitée « APE » par
Bpifrance. L’entreprise choisit sa société de conseil.

A noter que Bpifrance a noué un partenariat avec l’Association des conseils


en innovation (ACI) qui a sélectionné, parmi ses membres, des sociétés de
conseil spécialisées.

 Contact : Direction du Soutien Réseau/Programmes internationaux innovation-


Doriane Dumondelle : responsable de la mise en œuvre du dispositif APE

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112 Collection Etudes

Aide pour la faisabilité de


l’innovation(AFI)

1 Objet

 Soutenir l’émergence et la maturation de projets d’innovation en


finançant les études destinées à :
 s’assurer de la faisabilité technique, commerciale, juridique ou
financière du projet ;
 élaborer le plan d’affaires argumenté pour les étapes de
« développement » et de préparation du « lancement industriel et
commercial », susceptible de mobiliser l’ensemble des partenaires
financiers potentiels.

 L'Aide pour la faisabilité de l’innovation est une aide aux études de


faisabilité qui peut s'adapter aux besoins de préparation d’un projet
Instrument PME Phase 2 (non collaboratif), financé par la Commission
européenne dans le cadre du programme Horizon 2020. Il cible les PME
(définition de la Commission européenne) innovantes à fort potentiel
de croissance souhaitant développer un nouveau produit, procédé,
service, technologie, ou adaptation d’une technologie existante à un
nouveau marché à l’échelle européenne et/ou international :
 recherche et innovation ;
 démonstration ;
 essais ;
 prototypes, et autres activités nécessaires pour amener
l’innovation sur le marché.

2 Bénéficiaires

Les entreprises implantées en France dont l’effectif est inférieur à 2 000


personnes et n’appartenant pas à un groupe de plus de 2 000 personnes.

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Partie 2 : Les solutions Bpifrance 113

3 Modalités

Aide sous forme de subvention plafonnée (50 000 € si entreprise ≥ 3 ans et


100 000 € si entreprise ≤ 3 ans) ou d’avance remboursable (AR) en cas de
succès : 50 % maximum pour les entreprises de moins de 250 personnes à
l’exception des projets collaboratifs et labellisés par un pôle de
compétitivité, pour lesquels le taux maximum est porté à 65 % en AR. Ce
taux est de 40 % maximum en AR pour les entreprises entre 250 et 2 000
personnes.

Tout projet d’innovation de produits, procédés ou services innovants


présentant des perspectives d’industrialisation et/ou de
commercialisation.

 Dépenses éligibles :
Etudes préalables aux activités de recherche industrielle et de
développement expérimental.
Conception et définition du projet, planification, validation de la
faisabilité technico-économique, veille, étude de positionnement
stratégique, recrutement de cadres de R&D,…

 Pour contacter Bpifrance de votre région : Bpifrance.fr

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114 Collection Etudes

Bpifrance, Point de Contact National


Pour les PME (PCNPME)

Un réseau de Points de Contact Nationaux (PCN) est établi dans tous les
pays bénéficiaires d’Horizon 2020, à la demande de la Commission
européenne.

Les missions de ces PCN :

 informer, sensibiliser les équipes sur les opportunités de financement


de projet d’Horizon 2020 ;

 aider, conseiller et former aux modalités de fonctionnement du


programme ;

 signaler l’existence et orienter vers d’autres sources de financement


(européens et nationaux) susceptibles de mieux répondre à leurs
besoins et vers les services supports de ces financements.

Les PCN français sont des consortia d’acteurs chargés d’apporter une
réponse auprès des porteurs de projets pour chacune de ces missions.

Horizon 2020
Le programme HORIZON 2020 regroupe les financements de l’Union
européenne en matière de recherche et d’innovation et s’articule autour
de trois grandes priorités : l’excellence scientifique, la primauté
industrielle et les défis sociétaux. Entrée en vigueur le 1er janvier 2014.

Spécificités du Programme Horizon 2020 :

 un programme unique regroupant les financements en matière de


recherche et d’innovation ;

 un accès simplifié aux financements européens (attribution accélérée,


modèle de coûts simplifié) ;

 une hausse de l’objectif de participation des PME de 15 % à 20 % (20 %


des défis sociétaux et de la « primauté dans les technologies
génériques et industrielles ») ;

 un soutien aux projets tout au long du processus, de l’idée à la phase


de commercialisation, et un soutien accru aux innovations proches du
marché.

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Partie 2 : Les solutions Bpifrance 115

Les Points de Contact Nationaux (P.C.N.) d’Horizon 2020 sont chargés de


diffuser l’information et de sensibiliser la communauté de la recherche et
de l’innovation aux programmes européens.

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116 Collection Etudes

Entreprise Europe Network –EEN

L’Entreprise Europe Network ou Réseau Entreprise Europe a pour double


vocation d’aider les petites et moyennes entreprises à développer leur
potentiel d’innovation et à les sensibiliser aux politiques mises en place
par la Commission. Cette initiative de la Commission européenne se
présente sous la forme d’un guichet unique auprès duquel les
entrepreneurs peuvent solliciter des conseils et obtenir facilement un large
éventail de services d’aide aux entreprises.

Le réseau offre les services suivants :

 aider les entreprises à identifier des partenaires commerciaux


potentiels, notamment à l’étranger ;

 épauler les PME dans la conception de nouveaux produits et la


conquête de nouveaux marchés, les informer des activités et des
possibilités qui s’offrent à elles au sein de l’Union européenne ;

 prodiguer des conseils aux petites entreprises sur des sujets techniques
comme les droits de propriété intellectuelle, les normes ou encore la
législation communautaire ;

 faire office d’interface entre les chefs d’entreprise et les décideurs


européens, en relayant les prises de position des uns et des autres.

 Pour contacter Bpifrance de votre région : Bpifrance.fr

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Les solutions CCI
et CCI françaises
à l’international
Partie 3 : Les solutions CCI et CCI françaises à l’international 119

CCI France International : 1er réseau


privé français d’entreprises

CCI France International regroupe 115 Chambres Françaises à


l’International et constitue le premier réseau privé français d’entreprises
dans le monde, représenté dans 85 pays et réunissant
33 881 membres, dont 50% d’entreprises étrangères.

1 Le rôLe de CCI France International

Fondée en 1907, CCI France International, garante de l’appellation


« Chambre de Commerce et d’Industrie Française à l’International » assure
pour l’ensemble des CCI FI un rôle de :

 représentant et porte-parole officiel en France auprès des pouvoirs


publics, des compagnies consulaires, et des entreprises ;

 promoteur des CCI FI : pour faire connaître leurs services dans les
milieux d’affaires en France et développer des partenariats ;

 animateur du réseau : pour informer les CCI FI, favoriser la


coopération et les transferts de savoir-faire entre elles ;

 coordonnateur de la politique et de l’activité des CCI FI : en orientant


leurs développements et en proposant l’attribution des aides.

L’équipe de CCI France International assure également un certain nombre


de missions pour le compte des CCI FI : assistance technique au
développement de services de sens inverse, organisation de sessions de
formation, assistance dans l’organisation d’actions menées en France par
les CCI FI… Elle gère également les supports de communication du réseau
(newsletter, sites internet).

CCI France International est administrée par un Comité Directeur de 21


membres composé de 15 Présidents de CCI FI et de 6 Présidents de CCI
France.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


120 Collection Etudes

2 113 CCI FI dans 85 83 pays

Le réseau CCI france international est implanté dans :

 32 pays en Europe ;

 10 pays en Afrique ;

 8 pays au Moyen-Orient ;

 16 pays en Amérique du Nord, Centrale et du Sud ;

 19 pays en Asie-Océanie.

Les CCI FI : 1097 collaborateurs permanents, biculturels partout dans le


monde.

Ce réseau, unique en son genre et qui génère pratiquement la totalité de


ses ressources, joue un rôle essentiel dans l’animation des communautés
d’affaires françaises à l’étranger et dans l’appui aux entreprises qui
veulent se développer à l’international.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 3 : Les solutions CCI et CCI françaises à l’international 121

Les CCI FI : rôle, missions, activités…

Accompagner les entreprises françaises dans leur développement


à l’international
Les Chambres de Commerce et d’Industrie Françaises à l’International,
sont des associations indépendantes de droit local qui regroupent des
entreprises françaises et étrangères. Elles constituent un réseau mondial
de relations et de contacts d’affaires de plus de 33 881 entreprises
françaises et étrangères dans 85 pays. Les CCI FI s’autofinancent à 97 %.

1 Les missions principales des CCI FI

 Informer les entreprises sur les marchés internationaux et les pratiques


d’affaires locales.

 Accompagner les entreprises et favoriser leur développement à


l’étranger.

 Animer les communautés d’affaires franco-étrangères locales.

 Promouvoir les intérêts des entreprises françaises à l’étranger et les


produits français à l’international.

 Favoriser les échanges commerciaux entre la France et leur pays


d’implantation.

2 Les atouts des CCI FI

Pour satisfaire les attentes des entreprises, les Chambres de Commerce et


d’Industrie Françaises dans le monde disposent de nombreux atouts :

 elles regroupent et animent des entreprises françaises et locales qui


forment une communauté d’affaires et un réseau de contacts et
d’information ;

 elles sont des structures bi-culturelles ancrées dans la réalité locale ;

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


122 Collection Etudes

 nombre d’entre elles sont des structures très anciennement implantées


(25 chambres sont plus que centenaires) ;

 elles bénéficient d’une grande souplesse opérationnelle permettant


d’assurer des services sur mesure aux entreprises ;

 elles peuvent héberger des représentants d’entreprises ou


d’institutions.

3 L’animation des Communautés d’affaires

Ces structures sont à l’origine, des clubs d’affaires privés.

Leur vocation première est d’animer les communautés d’affaires franco-


étrangères en organisant des événements de relations publiques, des
rencontres de membres, des pavillons collectifs dans les foires et salons
étrangers, des campagnes de promotions nationales etc…

Elles permettent à leurs membres d’intégrer un réseau d’entreprises pour


échanger des informations commerciales et bénéficier de l’appui et des
expertises de ce réseau.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 3 : Les solutions CCI et CCI françaises à l’international 123

Les actions du réseau des CCI FI

Les chiffres clés du réseau : des manifestations, des salons, des


publications :

 4 417 événements de relations publiques, séminaires, forums, tables


rondes et colloques chaque année ;

 53 pavillons collectifs dans des foires et salons à l’étranger ;

 20 CCI FI participent à la promotion des salons français (notamment


avec Promosalons) ;

 84 CCI FI proposent des platesformes de domiciliation (979 postes de


travail disponibles) ;

 80 revues et lettres d’information ;

 100 sites Internet reliés au site portailde CCI France International ;

 640 journées d’information par an en France (avec les Chambres de


Commerce et d’Industrie de France) ;

 3 180 entreprises rencontrées individuellement chaque année en


France…

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


124 Collection Etudes

Carte des pays d’implantations et des CCI FI proposant des services


d’appui aux entreprises

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Partie 3 : Les solutions CCI et CCI françaises à l’international 125

Les services commerciaux des CCI FI

Véritables plateformes de services et de contacts, les CCI FI proposent une


large gamme de prestations commerciales adaptées aux besoins des
entreprises, aux différents stades de leur développement et aux
spécificités des marchés étrangers.

Quatre familles de services

1 S’informer sur les marchés

Au travers des services comme les diagnostics marchés ou les études de


marché, les CCI FI renseignent les entreprises sur le potentiel des marchés
et apportent leurs conseils en matière d’approche stratégique.

2 Prospecter

Les CCI FI accompagnent les entreprises dans la phase d’approche des


marchés, en les aidant dans leur sélection de contacts (listes), en réalisant
des tests produit-marché ou en organisant des missions de prospection
(programme personnalisé de RV d’affaires) ou leur participation à un salon.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


126 Collection Etudes

Pour les primo-exportateurs, les CCI FI proposent des produits plus adaptés
comme les missions de découverte, généralement collectives, ou des
missions primo-exportateurs.

3 Se développer, se structurer, s’implanter

Une fois la première approche du marché effectuée, les CCI FI proposent


toute une palette de services pratiques pour assister les entreprises dans
leur phase d’implantation sur les marchés :

 commerciaux à temps partagé / Gestion commerciale déléguée ;

 domiciliation / hébergement (postale, juridique, fiscale, physique…) ;

 hébergement / coaching de VIE (Volontaires Internationaux en


Entreprise) ;

 back office, appui administratif et financier ;

 gestion ressources humaines déléguée ;

 création d’une structure locale ;

 recherche de partenaire - Croissance externe.

4 Communiquer, promouvoir

 Réalisation de supports de communication.

 Plaquettes commerciales.

 Evénementiel et relations publiques.

 Séminaire.

 Traduction.

 Lancement de produit.

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Partie 3 : Les solutions CCI et CCI françaises à l’international 127

Incubateurs PME
Votre bureau dans 63 pays

Dans de nombreux pays, la création de débouchés, le gain de parts de


marché requièrent une présence permanente sous la forme d’un bureau de
vente, voire d’une filiale.

Dans un premier temps cette présence peut être virtuelle, mais au fur et à
mesure que les affaires se développent, cette présence va devoir devenir
de plus en plus importante et proche du terrain.

Les CCI FI, solidement implantées sur leur marché, proposent des solutions
adaptées aux différentes étapes de développement de votre présence dans
un pays donné.

Limitation Réduction
Gain de temps des risques des coûts

1 Du commercial à temps partagé, à l’installation de votre


filiale…

Les CCI FI proposent :

 développement commercial, commerciaux à temps partagé ;

 domiciliation postale, fiscale ;

 hébergement de collaborateurs, Volontaire International en Entreprise


(V.I.E.) ;

 recrutement, gestion salariale, portage salarial, coaching ;

 création d’un bureau de vente ou d’une filiale ;

 assistance marketing, commerciale, gestion déléguée ;

 assistance à l’installation dans vos propres bureaux.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


128 Collection Etudes

2 Des synergies avec tous les opérateurs, à tous les stades


de votre développement

 Une adaptation rapide au marché, une intégration à une communauté


d’affaires influente.

 La mise en contact avec des organismes financiers et des experts utiles


à toutes les étapes du développement de votre entreprise (avocats,
experts-comptables, agents immobiliers, consultants, fournisseurs…).

Installation dans des


bureaux en propre

Recrutement local, Création de filiale, recrutement


gestion salariale ou local, hébergement dans une
portage par la CCI FI CCI FI

Hébergement et coaching de
V.I.E. ou de commercial
Commercial à
Domiciliation temps partagé

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Partie 3 : Les solutions CCI et CCI françaises à l’international 129

Domiciliation et hébergement
d’entreprises dans les cci françaises
à l’international

Vous avez pour objectif de vous implanter à l’étranger et de développer


des relations commerciales ? Les Chambres de Commerce et d’Industrie
Françaises à l’International sont à votre service.

Les CCI FI de 63 pays sont en mesure de vous accueillir au sein de leurs


locaux et proposent des locations de bureaux courte ou longue durée, des
locations de salles de réunion, ou des services de domiciliation fiscale ou
d’encadrement de V.I.E.

L’offre de domiciliation et d’hébergement des CCI FI

63 Pays
84 Villes
979 Bureaux offerts par les CCI FI
127 Salles de réunion
66 CCI FI offrent un service emploi
78 CCI FI offrent le service de domiciliation fiscale ou postale
69 CCI FI offrent le service d’encadrement de VIE
46 CCI FI offrent le service de commercial à temps partagé
84 Centre d’affaires (minimum 1 bureau disponible à la location)

Source : CCI France International - Juillet 2016

 Pour plus d’information et pour connaître les disponibilités de bureaux,


contacter les CCI FI concernées. Contact et informations :
Contact CCI France International
Charles Maridor - Directeur Réseau
Tél : 01 40 69 37 49 - [email protected]

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


130 Collection Etudes

Les services d’appui aux entreprises


des CCI FI

Situées sur des marchés hétérogènes et disposant de moyens différents, les


CCI FI n’offrent pas toutes les mêmes gammes de services. CCI France
International présente la cartographie de son réseau établie en fonction
des gammes de services proposées, les CCI FI sont classées en 4 catégories.

1 Des services communs proposés dans toutes les CCI FI

Information sur le marché local et mise en contact :

 accueil personnalisé et orientation des entreprises ;

 informations pertinentes et actualisées sur les marchés et


les pratiques d’affaires dans le pays ;

 mise en relation avec des partenaires potentiels, les


autorités locales et des prestataires de services ;

 programmes de rendez-vous individualisés ou des missions


collectives sur demande.

2 Deux catégories de CCI FI proposent des services


d’appui

Sélection de services d’appui


Des services d’appui et d’accompagnement proposés sur demande aux
entreprises :

 sélection de partenaires ;

 test produits-marché ;

 études de marchés ;

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 3 : Les solutions CCI et CCI françaises à l’international 131

 domiciliation, hébergement ;

 organisation de pavillons sur des salons professionnels…

Gamme complète de services d’appui


Un département dédié, un catalogue de prestations complet.

Les CCI FI de cette catégorie proposent tous les services mentionnés ci-
dessus ainsi que des prestations de services plus complexes :

 appui logistique ;

 accompagnement commercial ;

 traitement de questions juridiques et fiscales etc…

3 Partenaire exclusif Business France

Dans plusieurs pays où Business France, l’agence publique française pour le


développement international des entreprises, ne dispose pas de bureaux
en propre, un délégataire de service public a été désigné, afin d’exercer
les missions d’accompagnements à l’international des PME françaises pour
le compte de cette agence. Plusieurs CCI FI sont donc Partenaire Exclusif
Business France ».

Elles sont ainsi l’interlocuteur local unique réunissant toutes les


attributions des CCI FI et de Business France pour tout accompagnement
commercial (missions de prospection, recherche de partenaires, test sur
l’offre…) ou pour tout projet d’implantation sur ces marchés (suivi,
domiciliation, hébergement, recrutement, création de filiale…).

Les CCI FI appartenant à ces 3 dernières catégories adoptent des procédures et des
outils communs et sont signataires de la Charte CCI France International.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


132 Collection Etudes

Services proposés dans toutes les CCI FI


Information sur les marchés et mise en relation avec les communautés
d’affaires locales, les autorités locales et des prestataires de service

Activité de Clubs d’affaires


Activité de Clubs Et services d’appui intégrés
d’affaires Procédure CCI France International
Charte CCI France International

Orientation, contacts, Sélection Gamme complète Représentant


prise de rendez-vous de services d’appui de services d’appui Business France

Albanie Afrique du Sud Algérie Tunisie Jordanie


Arménie Autriche Allemagne Turquie Maroc
Brésil - Rio de Madagascar
Bahreïn Argentine Vietnam
Janeiro
Bangladesh Bulgarie Australie Pérou
Brésil - Minas Gerais Costa Rica Belgique Venezuela
Brésil - Parana EAU Abu Dhabi Brésil - Sao Paulo
Cambodge Egypte Canada
Cuba Equateur Chili
Danemark EU Boston Chine
El Salvador EU Chicago Colombie
EU Atlanta EU New York Corée
EU Charlotte EU Miami Côte d’Ivoire
EU Cleveland EU Philadelphie EAU Dubaï
Espagne -
EU Dallas EU San Diego
Barcelone
EU Denver EU San Francisco Espagne - Madrid
EU Detroit
EU Seattle Grande Bretagne
(Michigan)
EU Houston Ghana Hong Kong
EU Nouvelle Orléans Indonésie Hongrie
EU Minneapolis Iran Inde
EU Orlando Irlande Italie
EU Tampa Maurice Japon
EU Washington Myanmar Malaisie
Finlande Nigeria Mexique
Géorgie Paraguay Norvège
Grèce Philippines Pays-Bas
Haïti Rép. Dém. du Congo Pologne
Israël Portugal
République
Koweït
tchèque

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 3 : Les solutions CCI et CCI françaises à l’international 133

Services proposés dans toutes les CCI FI


Information sur les marchés et mise en relation avec les communautés
d’affaires locales, les autorités locales et des prestataires de service

Activité de Clubs d’affaires


Activité de Clubs Et services d’appui intégrés
d’affaires Procédure CCI France International
Charte CCI France International

Orientation, contacts, Sélection Orientation, contacts,


prise de rendez-vous de services d’appui prise de rendez-vous

Liban Roumanie
Lituanie Russie
Luxembourg Serbie
Moldavie Singapour
Mongolie Slovaquie
Nouvelle Zélande Suède
Pakistan Suisse
Rép. Dominicaine Taiwan
Ukraine Thaïlande

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134 Collection Etudes

Un réseau, deux sites internet

1 Le portail internet de CCI France International :


www.ccifrance-international.org

Pensé pour toutes les entreprises


françaises et étrangères qui ont un projet
de développement international, il
permet un accès immédiat aux sites des
CCI FI et constitue une mine
d’informations.

Vous y trouverez :

 les coordonnées complètes et actualisées des CCI FI ;

 des informations détaillées sur les services des CCI FI ;

 des informations sur la France, son économie et ses


marchés ;

 l’annuaire actualisé en temps réel des entreprises membres


des CCI FI ;

 l’accès aux newsletters électroniques de CCI France


International.

2 Le site d’actualité de CCI France International :


www.francemondexpress.fr

Entièrement dédié à l’actualité des


CCI FI, le site France Monde Express est
destiné à toutes les entreprises françaises
qui souhaitent se développer à
l’international et sont en quête
d’informations sur les marchés
étrangers : opportunités d’affaires,
marchés porteurs, informations pratiques
sur les pays, contacts professionnelsIl met

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 3 : Les solutions CCI et CCI françaises à l’international 135

en avant les métiers des CCI FI : salons, pavillons France, missions de


prospection, séminaires, forums…

3 2 fois par mois dans notre newsletter

 Toutes les manifestations organisées par les CCI FI en


France et à l’étranger.

 Des informations sur les marchés porteurs.

 Les services commerciaux des CCI FI.

 Un dossier spécial consacré à un pays…

 Pour consulter la newsletter :

 www.ccifrance-international.org / www.francemondexpress

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136 Collection Etudes

 CCI France International


46 avenue de la Grande Armée - CS 50071
75 858 Paris Cedex 17 - France
Tél : +33 (0)1 40 69 37 60 - Fax : +33 (0)1 40 69 37 83
Email : [email protected]
www.ccifrance-international.org - www.francemondexpress.fr

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Partie 3 : Les solutions CCI et CCI françaises à l’international 137

CCI International :
Association des CCI de France pour
l’internationalisation des entreprises

1 Votre porte d’entrée en région : les Chambres de


Commerce et d’Industrie (CCI)

Les CCI ont pour mission d’apporter aux chefs d’entreprise conseils,
informations et services pratiques, au quotidien. Parmi leurs nombreux
domaines d’intervention, les services liés aux marchés extérieurs sont
assurés par CCI International. Au sein de votre CCI, nos Conseillers en
Développement International se tiennent ainsi à votre disposition pour vous
proposer un plan d’actions sur-mesure et vous faire bénéficier de leurs
contacts, tant en France qu’à l’étranger.

Afin de renforcer leur notoriété et la lisibilité de leurs actions respectives


auprès des entreprises, les CCI de France et les CCI FI ont décidé de créer
avec « CCI International » une bannière commune sous laquelle s’identifie
désormais l’ensemble des actions qu’elles organisent en France ou à
l’étranger pour le développement international des entreprises françaises.

CCI International c’est :

 la signature de l’appui à l’international dans les CCI de


France ;

 l’organisation régionale consulaire française : CCI


International Aquitaine, CCI International Pays de la Loire,
CCI International Nord de France…

 une signature pour les CCI FI dans le domaine de l’appui aux


entreprises de France ;

 et depuis fin 2010, une association qui regroupe les CCI


françaises autour de la thématique de l’appui des
entreprises françaises à l’international, et CCI France
International.

L’association CCI International rassemble :

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


138 Collection Etudes

 les compétences du réseau consulaire des CCI de France et


des CCI Françaises à l’International (CCI FI) ;

 leurs têtes de réseaux : CCI France et CCI France


International.

2 CI International : en chiffres

CCI International : une gamme complète de services

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 3 : Les solutions CCI et CCI françaises à l’international 139

CCI International en région met à votre disposition une gamme complète


de services, afin de vous accompagner à chaque étape de votre
développement international. Elle est à votre disposition pour vous
renseigner sur les tarifs de ces prestations et les aides financières
éventuelles.

2.1 Vous informer

Bénéficiez d’un accompagnement en amont et de tous les renseignements


utiles pour affiner votre projet à l’international.

 Services Formalités :
Chaque CCI accomplit la certification des documents
d’accompagnement des marchandises exportées.

 Information sur l’environnement réglementaire européen.

 Info Technique (logique hotline /SVP) :


Par mail ou téléphone, recevez les premiers conseils basés sur des
recherches individualisées d’information et les techniques du
commerce international.

 Rendez-vous experts pays :


Rendez-vous individuels avec mise en relation avec un expert du pays
concerné, afin d’obtenir des conseils en première approche sur votre
projet, valider le potentiel de votre marché et développer votre
réseau.

 Étude de marché :
Sur la base d’un cahier des charges, rédaction d’un rapport précisant
le potentiel de votre marché, en collaboration avec notre réseau
international.

 Réunions thématiques :
Réunions d’échanges sur les opportunités d’un marché ou les bonnes
pratiques du commerce international, animées par nos Conseillers en
Développement International accompagnés d’intervenants et/ou de
partenaires.

 Manifestations, Forums de l’international en région :


Événements organisés par le réseau consulaire (International
Connecting Day, Odyssée, Quinzaine de l’international, Faites de
l’international, etc.).

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


140 Collection Etudes

 Réunions aides financières :


Pour vous informer sur les dispositifs publics de soutien à
l’exportation, sous forme de réunion et/ou de rendez-vous individuel
avec un conseiller et les partenaires financiers.

 Clubs d’entreprises :
Mise en réseaux d’entreprises sur des problématiques communes pour
échanger et favoriser le partage d’expériences.

 Plateformes collaboratives :
Support d’échanges et d’informations à travers des communautés
d’entreprises partageant les mêmes centres d’intérêt.

2.2 Préparer votre développement international

Profitez d’une palette de conseils et services pratiques, pour préparer au


mieux votre exportation.

 Réflexe Export :
Échange destiné à qualifier et reformuler par écrit vos besoins de
développement à l’export.

 Pré-diagnostic :
Évaluation du besoin et de la capacité de votre entreprise à exporter,
réalisée par nos Conseillers en Développement International.

 Diagnostic export :
Mise au point de votre stratégie internationale, via un bilan de
compétences et un plan d’actions réalisés par nos Conseillers en
Développement International.

 Aide à l’identification :
Analyse et sélection de vos marchés cibles.

 Accompagnement à l’élaboration d’un plan d’actions export.

 Aide au Financement de la démarche export :


Pour vous aider à identifier les aides financières adaptées à votre
projet, et à monter un dossier de demande d’aide.

 Suivi individualisé post prestation à l’étranger :


Pour vous aider à effectuer le suivi des sollicitations recueillies lors
d’une prestation d’accompagnement commercial à l’étranger.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 3 : Les solutions CCI et CCI françaises à l’international 141

 Programme d’accompagnement ciblé :


Appui personnalisé pour accompagner votre développement à
l’international dans la durée, comportant ou non des réunions
collectives sur une destination géographique/secteur/primo-
exportateur.

 Conseil juridique / adaptation des produits :


Conseils sur les contrats et la fiscalité, les règles normatives, et aide à
l’adaptation des produits et services aux marchés étrangers.

 Conseil à l’internationalisation :
Pour vous orienter dans votre implantation et vos achats à l’étranger.

2.3 Structurer votre activité à l’international

Appuyez-vous sur notre expertise, afin de démarrer à l’international sur les


meilleures bases.

 Réflexe RH International :
RDV avec un conseiller pour qualifier vos besoins en ressources
humaines à l’international.

 Aide à la structuration export (volet RH) :


Aide à la recherche de stagiaire, au recrutement de votre personnel
export et à la mise en place de personnel à temps partagé.

 Volontariat International en Entreprise (V.I.E.) :


Nos Conseillers en Développement International vous aident à maîtriser
le dispositif et le fonctionnement du VIE géré par UBIFRANCE : aide à
la rédaction de l’offre de mission, démarches administratives…

 Coaching export :
Nos Conseillers en Développement International vous accompagnent
pour structurer votre développement international, définir des
objectifs, élaborer et suivre un plan d’actions.

 Formations au commerce international et en langues :


Programme annuel de formations en techniques du commerce
international et en langues, dispensées par des professionnels agréés.

 Groupement d’entreprises :
Appui à la création et au développement de groupements d’entreprises
pour accéder aux marchés internationaux.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


142 Collection Etudes

2.4 Accompagner votre développement

Optimisez votre développement à l’international grâce à des services


d’accompagnement ciblés.

 Test Produit / Marché :


Réalisation de tests auprès de partenaires potentiels, afin d’évaluer
vos opportunités de développement commercial sur le marché visé, le
tout formalisé par un rapport.

 Missions de prospection (individuelle ou collective) :


Mise en place d’un programme sur mesure, selon un cahier des charges
précis.

 Salons internationaux :
 visites organisées : préparation du parcours et prise de rendez-vous
en amont afin d’optimiser votre visite du salon ;
 mise en place de stand clé en mains avec l’appui de nos conseillers
pour la préparation, l’accompagnement et le suivi.

 Conventions d’affaires multisectorielles ou sectorielles :


Des rendez-vous d’affaires pour nouer des alliances stratégiques,
commerciales, financières et technologiques à l’international.

 Sens inverse :
Réponse aux sollicitations d’entreprises étrangères qui souhaitent se
développer en France, et notamment mise en relation avec des
partenaires français.

 Pour plus d’informations, consulter : www.cci-international.fr

CCI INTERNATIONAL
46 avenue de la Grande Armée
CS 50071 -75 858 Paris Cedex 17
Tél. : +33 (0)1 40 69 37 25 - Fax : +33 (0)1 40 69 38 52
Email : [email protected]
Site : www.cci-international.fr
Président : Jean-François GENDRON
Délégué Général : Dominique BRUNIN

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Les solutions
CNCCEF
Partie 4 : Les solutions CNCCEF 145

Le CNCCEF

Les conseillers du commerce extérieur de la France. Le réseau


d’entrepreneurs à l’international avec plus de 4000 hommes et
femmes d’entreprise présents dans plus de 140 pays au service de la
présence économique française dans le monde
Choisis pour leur compétence et leur expérience à l’international, les
conseillers du commerce extérieur de la France (CCE) sont nommés pour
un mandat de trois ans renouvelable, par décret du Premier ministre sur
proposition du Secrétaire d’Etat chargé du commerce extérieur.

Depuis 117 ans, ils mettent bénévolement leur expérience au service du


développement économique de la France dans le monde et sont investis
par les pouvoirs publics de quatre missions:

 CONSEIL AUX POUVOIRS PUBLICS : Les CCE éclairent les décisions des
pouvoirs publics par leur participation régulière aux conseils
stratégiques du gouvernement, des régions et auprès des ambassades à
l’étranger. (Recommandations et propositions – Enquêtes – Rapports –
Veille).

 APPUI AUX ENTREPRISES : Les CCE accompagnent bénévolement les


entreprises dans leur développement à l’international par le suivi dans
la durée de projets structurés ou de façon plus limitée par du conseil
opérationnel ou des mises en relation. (Parrainage – Guide pays et
thématiques – Soutien au développement des V.I.E.- Favoriser l’accès
aux financements export).

 FORMATION DES JEUNES A L’INTERNATIONAL : Les CCE sensibilisent


les jeunes aux métiers de l’international par des témoignages
d’expérience dans les établissements d’enseignement supérieur ou par
le partage de savoir-faire dans le cadre d’actions spécifiques.

 PROMOTION DE L’ATTRACTIVITE DE LA FRANCE : Les CCE valorisent


les atouts de la France et facilitent les décisions d’investissement sur
le territoire français par les contacts avec les chefs d’entreprise et les
autorités économiques de leur pays d’implantation (Indice semestriel
d’attractivité – Recommandations aux pouvoirs publics – Etudes
comparatives – Evènements, salons).

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


146 Collection Etudes

1 Les CCE en France

1 700 CCE, spécialistes de l’international, implantés dans toutes les régions


de France

Chefs d’entreprises exportatrices, cadres de grands groupes, ils mettent


leur pratique des marchés internationaux au service des PME (conseils
ponctuels, mises en relation, actions de plus longue durée, ouverture de
manifestations collectives organisées par les CCE, …) et des jeunes (Cf.
mission de formation). Ils sont les interlocuteurs et partenaires privilégiés
des instances locales, consulaires et professionnelles (DGT, Business
France, Chambres de Commerce, Medef International, Coface, Bpifrance,
etc.) œuvrant à la promotion du commerce extérieur et de l’attractivité
du territoire.

2 Les CCE dans le monde

2 600 CCE, expatriés, cadres et chefs d’entreprises, installés dans 144


pays.

Ils vivent au quotidien les opportunités et les risques de tous les marchés
de la planète, ils détiennent une riche information de terrain, concrète et
directement utilisable. Les CCE organisent des colloques, séminaires et
symposiums régionaux, le plus souvent en partenariat avec les principaux
acteurs institutionnels (Services économiques régionaux, Business France,
Chambres de Commerce françaises à l’étranger, conseils économiques des
ambassades, etc.…). Ces rencontres permettent aux CCE et aux décideurs
économiques (français et internationaux) de confronter et de transmettre
leurs expériences ou analyses. Œuvrant au rayonnement de la France, ils
assurent la promotion de l’attractivité du territoire.

3 Le Parrainage des CCE

Les CCE transmettent leur expertise aux entreprises, notamment aux PME,
qu’ils parrainent et accompagnent bénévolement dans leur développement
à l’international. Souvent nommés CCE lorsqu’ils étaient en poste à
l’étranger, ils apportent leurs connaissances de terrain et permettent aux
PME d’appréhender plus facilement l’ensemble des aspects d’une stratégie

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 4 : Les solutions CNCCEF 147

export et de mobiliser les relais susceptibles de faciliter leur


développement international.

Les formes de Parrainages :

 Le parrainage « Léger » - Des conseils ponctuels du Parrain afin


d’aider le chef d’entreprise dans ses décisions.

 Le parrainage « Accompagnement » - Un accompagnement dans la


durée décidé conjointement par le chef d’entreprise et le CCE parrain.
L’action s’inscrit depuis la prise en charge du parrainage jusqu’à
l’aboutissement du projet à l’international avec le concours possible
d’étudiants dans le cadre de leur parcours d’enseignement.

Parrainer c’est :

 Créer une relation privilégiée entre le chef d’entreprise et le CCE.


Echange cordiaux entre deux chefs d’entreprise, qui parlent le même
langage et ont la même vision pragmatique du terrain.

 Aider bénévolement le chef d’entreprise à prendre des décisions de


choix économiques et stratégiques.

Avec le Parrainage le chef d’entreprise :

 Dispose d’un accompagnement sur mesure.

 Identifie et utilise au mieux les appuis et aides existants à


l’exportation.

 Pourra s’appuyer sur le réseau des CCE en France et à l’étranger.

 Reste totalement maître de ses décisions.

4 Les Commissions géographiques et les Groupes


d’expertises

les CCE se réunissent régulièrement en commissions géographiques


(Europe, Amérique du Nord, Amérique Latine et Caraïbes, Afrique et Océan
Indien, Sud Méditerranée et Moyen Orient, Asie-Pacifique, Eurasie) et
nationales correspondant aux quatre grandes missions des CCE ainsi qu’en
groupes d’expertises pour travailler sur des thématiques plus transverses :
l’Agroalimentaire, la Fiscalité internationale, la Réglementation douanière
et les procédures du commerce international, la Communication et

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


148 Collection Etudes

l’Economie Numérique, l’Intelligence économique, les Vins et spiritueux ou


bien encore, le Développement durable et les Biens de consommation haut
de gamme, en sont quelques exemples.

 Site internet : www.cnccef.org

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Les solutions Coface
Partie 5 : Les solutions Coface 151

L’assurance prospection premiers pas


L’assurance prospection
L’avance prospection

L’assurance prospection s’adresse aux entreprises (sauf négoce


international) qui souhaitent explorer de nouveaux marchés à l’étranger.
Elle prend en charge une partie des frais de prospection engagée par
l’entreprise et qui n’ont pas pu être amortis par un niveau de vente
suffisant.

Cette garantie se décline en 2 produits, l’assurance prospection premiers


pas, produit simplifié et forfaitaire et l’assurance prospection « classique »
et peut être complétée, par l’avance prospection qui facilite pour les
entreprises le financement par leur banque des dépenses couvertes en
assurance prospection.

1 Quelles garanties choisir ?

 L’assurance prospection premiers pas :


Est ouverte aux entreprises qui réalise un chiffre d’affaires global
inférieur à 50 M€ et dont le chiffre d’affaires à l’exportation est égal
ou inférieur à 200 000 € ou représente moins de 10 % du chiffre
d’affaires global.

 L’assurance prospection :
Est ouverte aux entreprises qui réalisent un chiffre d’affaires inférieur
ou égal à 500 M€.

 L’avance prospection :
Apporte un complément à l’assurance prospection afin de permettre
aux entreprises dont le chiffre d’affaires est compris entre 1,5 M€ et
500 M€, de faciliter le préfinancement par leur banque des dépenses
couvertes par un contrat d’assurance prospection.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


152 Collection Etudes

1.1 L’assurance prospection premiers pas -


À quelles conditions ?

La garantie est matérialisée par un contrat qui définit :

 les dépenses garanties, budget maximum garanti : 10 % du chiffre


d’affaires dans la limite de 30 000 € ;

 la prise d’effet et la durée du contrat : La garantie prend effet le 1er


jour du mois de réception de la demande de garantie et le contrat
prend fin au terme du 3e exercice fiscal publié à compter du dépôt de
la demande de garantie ;

 le taux d’amortissement : 10 % ;

 la quotité garantie : 65 % ;

 les modalités d’indemnisation :


 versement de l’indemnité (l’entreprise en détermine le moment en
adressant à Coface le relevé de dépenses dans les 12 mois de la
prise d’effet de la garantie. L’indemnité est versée dans les 15
jours) ;
 remboursement de l’indemnité : 10 % du chiffre d’affaires export
réalisé au cours des trois exercices fiscaux, publiés pendant la
durée du contrat, dans la limite de l’indemnité perçue.

 la prime.

1.2 L’assurance prospection - À quelles conditions ?

La garantie est matérialisée par un contrat qui définit :

 la zone géographique couverte ;

 le budget garanti ;

 la date de prise d’effet et la durée du contrat ;

 le taux et la durée de remboursement ;

 les modalités d’indemnisation ;

 la prime.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 5 : Les solutions Coface 153

Pendant la période de garantie (1 à 4 ans), à la fin de chaque exercice,


Coface effectue une liquidation et indemnise, en tenant compte des
dépenses engagées, dans la limite du budget de dépenses garanti, et des
recettes réalisées dans la zone géographique couverte pendant l’exercice
considéré.

Pendant la période de remboursement (période de garantie +1 ou 2 ans) ,


l’assuré reverse chaque année un pourcentage de ses recettes réalisées
dans la zone prévue au contrat. Le solde non remboursé reste acquis à
titre définitif à l’Assuré.

Dans tous les cas, l’assuré ne reverse jamais plus que l’indemnité versée.

La quotité garantie est plafonnée à 65 % (elle varie en fonction du chiffre


d’affaires de l’entreprise).

1.3 Pour quelles dépenses ?

L’assurance prospection premiers pas couvre, sans agrément préalable, les


dépenses non récurrentes (liste exhaustive) :

 frais de déplacements, frais de voyage, frais de séjours (forfait de


200 € par jour et par personne) et salaires des salariés ou des
représentants légaux (forfait de 200 € par jour et par personne)
pendant les déplacements ;

 frais de publicité et de démonstration y compris l’envoi


d’échantillons ;

 frais et honoraires versés à des tiers au titre de conseil ou de gestion


dans la limite de 10 000 € (études de marché confiées à un tiers,
conseils juridiques, interprétariat, traduction) ;

 frais de création ou d’adaptation d’un site internet en langue


étrangère dans la limite de 3 000 € ;

 frais de participation à une manifestation commerciale acceptée par la


Compagnie ;

 frais d’adaptation des produits aux normes et exigences des marchés


prospectés ;

 frais fixes d’agents à l’étranger ;

 frais liés à la venue en France d’agents ou de clients étrangers.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


154 Collection Etudes

Les dépenses garanties en assurance prospection « classique » sont


constituées de l’ensemble des frais directement liés à la prospection
engagée pour prospecter la zone géographique choisie comme par exemple
les frais de voyage des salariés de l’entreprise, les frais d’études de
marché…

Pour plus de détail cf. Notice explicative des dépenses garanties sur le site
coface.fr/assurance-prospection, documents relatifs à l’assurance
prospection.

1.4 L’avance prospection - À quelles conditions ?

 Quotité garantie :
 100 %, si le montant du budget annuel garanti est inférieur ou égal
à 100 000 € ;
 80 %, si le montant du budget annuel garanti est supérieur à
100 000 €.

 Faits générateurs de sinistre :


Carence et insolvabilité de l’entreprise.

2 Comment s’assurer ?

2.1 Demande en ligne

 Entreprises :
Vous pouvez effectuer votre demande de garantie en ligne sur le site
internet de Coface (www.coface.fr/Garanties-publiques/Assurance-
prospection).
Avant de saisir la demande de garantie, vous êtes invités à rassembler
les informations nécessaires. Pour cela, vous pouvez consulter et
imprimer le formulaire qui doit être complété en ligne.
Une notice explicative des dépenses garanties est également à
disposition sur le site.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 5 : Les solutions Coface 155

 Banques :
Dans le cas d’une banque, signataire d’une convention de partenariat
et d’une police « garantie de remboursement des crédits de
financement assurance prospection (FAP) », celle-ci peut remplir :
 une demande de garantie AP en ligne, au nom et pour le compte
de l’entreprise ;
 le formulaire de demande d’agrément de financement assurance
prospection (FAP) et le renvoyer dans les 20 jours du dépôt de la
demande AP de l’entreprise.

Dès réception de votre demande, le correspondant régional Coface pourra


prendre contact avec vous pour obtenir les compléments d’information
nécessaires à l’instruction de celle-ci.

Si votre entreprise a plus de 3 ans d’existence, le délai de décision est, en


général, pour une demande de budget inférieur ou égal à 50 000 euros et
d’une durée de garantie de un à trois ans, de 48h.

La décision, pour les autres demandes, intervient dans le mois qui suit le
dépôt de la demande complète.

Coface notifie sa décision favorable par l’envoi :

 à l’entreprise, d’une proposition de contrat Assurance Prospection


(AP) ;

 à la banque, d’une notification d’agrément garantie des


remboursements des crédits de Financements Assurance Prospection
(FAP).

2.2 À quel coût ?

 Assurance prospection premiers pas :


Prime de 4 % des dépenses prises en compte, déduite de l’indemnité
(sauf minimum de prime à la signature : 200 €).

 Assurance prospection :
 prime de 2 % du budget de prospection garanti, payable au début
de chaque exercice de garantie par l’exportateur ;
 en cas d’avance sur indemnité, prime portée à 4 %.

 Avance prospection :
Aucun frais n’est facturé à l’entreprise en sus de son contrat
d’assurance prospection, la prime est réglée par la banque.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


156 Collection Etudes

La garantie des préfinancements


(risque exportateur)

1 Quel est l’intérêt ?

Vous avez besoin d’un préfinancement, si votre contrat export présente


des acomptes insuffisants ou des paiements tardifs et votre banquier veut
être couvert de votre risque de défaillance.

 Pour l’exportateur :
 vous souhaitez développer votre chiffre d’affaires export ?
 vous voulez emporter des contrats d’exportation nécessitant un
financement spécifique ?
 vous avez envie de renforcer le partenariat avec la (les) banque(s)
de votre choix ?

 Pour la banque :
 veut délivrer plus de crédits ?
 souhaite limiter les risques ?
 désire fidéliser ses clients en les accompagnant davantage ?

L’assurance des crédits de préfinancement permet de faciliter la mise en


place des crédits de préfinancement en faveur des entreprises
exportatrices françaises, en sécurisant la banque contre le risque de
défaillance financière de l’exportateur.

2 Pour quels risques ?

Le risque de non-recouvrement de tout ou partie de la créance détenue


par la banque, lié au non remboursement de l’entreprise exportatrice.

Elle est destinée à tous les établissements bancaires français ou installés


en France et/ou dans l’Union Européenne.

 Les faits générateurs de sinistre couverts :


Carence ou insolvabilité judiciaire de l’entreprise exportatrice.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 5 : Les solutions Coface 157

 La quotité garantie :
 80 % maximum pour les entreprises dont le chiffre d’affaires est
inférieur ou égal à 150 M€ ;
 50 % pour les autres entreprises, et s’applique à l’encours couvert.

 Les délais constitutifs de sinistre :


 3 mois en cas de carence ;
 dès l’ouverture d’une procédure collective en cas d’insolvabilité,
avec un délai technique de 30 jours.

Tous les types de crédits de préfinancement libellés en Euro liés à une


opération d’exportation identifiable, destinée à tous pays, à l’exception
des pays interdits par la politique d’assurance-crédit en vigueur ainsi que
les pays ouverts sous conditions pour lesquels il convient d’interroger
Coface.

3 Comment s’assurer ?

 Les démarches sont conjointes :


L’entreprise qui a besoin de trésorerie pour financer une ou plusieurs
opérations export définies, adresse à Coface une demande d’encours à
garantir.
Après instruction, Coface définit l’encours accordé à l’entreprise.
L’exportateur désigne son partenaire financier : l’entreprise et sa
banque formulent une demande conjointe de garantie.

 La banque :
La banque doit adhérer aux Conditions Générales par la signature de la
police cadre multi exportateurs.
Après avoir été informée par l’exportateur de l’encours accordé, la
banque adresse à Coface une « demande d’agrément » co-signée par
l’exportateur.
Une ligne correspond à un seul contrat commercial et à un seul crédit
de préfinancement.
Coface notifie l’encours garanti à la banque et les conditions de la
garantie.

 Fonctionnement :
Tous les mois, la banque déclare à Coface les tirages effectués au titre
du crédit garanti. Sur la base d’une déclaration des tirages.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


158 Collection Etudes

4 À quel coût ?

 Prime :
 facturation : au prêteur pour chaque prêt garanti ;
 échéance : mensuelle ;
 assiette : montant des tirages effectués et déclarés, à hauteur de
la quotité garantie ;
 taux : taux de rémunération du prêteur, déduction faite d’une
commission de gestion fixée à 10 %.

Aucun frais n’est facturé à l’exportateur.

Après déclaration des tirages effectués, la banque rétrocède à Coface 90 %


de la marge qu’elle perçoit à hauteur de la quotité garantie.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 5 : Les solutions Coface 159

La garantie des cautions


(risque exportateur)

Quel est l’intérêt de l’assurance caution (risque exportateur) ?


Vous devez fournir des engagements de caution, des garanties et contre
garanties dans le cadre de vos contrats à l’exportation.

L’assurance des cautions vous permet de faire émettre les cautions


nécessaires à vos contrats en assurant la banque qui vous accompagne.

 Intérêts pour l’exportateur :


 faciliter la mise en place des cautions ;
 développer le chiffre d’affaires export ;
 remporter des contrats ;
 pas de coût supplémentaire.

 Avantages pour la banque :


 prendre plus d’engagements, tout en limitant ses risques ;
 fidéliser son client exportateur en l’accompagnant davantage ;
 gérer de manière souple ses engagements (choix du taux de
couverture, liberté d’intégrer ou de retirer de nouvelles cautions).

1 Pour quels risques ?

Le risque de non recouvrement de tout ou partie de la créance détenue


par la banque en raison de l’appel de la caution par l’acheteur étranger et
du paiement par la banque non suivi d’un remboursement par
l’exportateur.

 Les faits générateurs de sinistre couverts :


Carence ou insolvabilité judiciaire de l’entreprise exportatrice.

 La quotité garantie :
 80 % maximum pour les entreprises dont le chiffre d’affaires est
inférieur ou égal à 150 M€ ;
 50 % pour les autres entreprises.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


160 Collection Etudes

La quotité garantie s’applique à l’encours déclaré garanti.

 Les délais constitutifs de sinistre :


 3 mois en cas de carence ;
 dès l’ouverture d’une procédure collective en cas d’insolvabilité,
avec un délai technique de 30 jours.

Tous les types d’engagement de caution « classiques » peuvent être


assurés, hormis les cautions d’offset, liés à une opération d’exportation,
réalisée par une entreprise française.

Ces engagements peuvent être libellés en toutes devises et émis sur tous
pays, à l’exception des pays interdits même au comptant par la politique
d’assurance-crédit en vigueur.

Les engagements soumis à la garantie sont couverts jusqu’à pleine


mainlevée, quelle que soit la durée de la caution.

2 Comment s’assurer ?

Les démarches sont conjointes :

 L’exportateur :
L’entreprise adresse à Coface une demande d’encours à garantir.
L’encours peut concerner un besoin ponctuel ou global sur une année.
Après instruction, Coface définit l’encours accordé à l’entreprise.
L’exportateur désigne son partenaire financier : l’entreprise et sa
banque formulent une demande conjointe de garantie.

 La banque :
La banque doit adhérer aux Conditions Générales par la signature de la
police cadre multi exportateurs.
L’adhésion à la police cadre permet ensuite de demander une garantie
à tout moment pour une ou plusieurs entreprises donneuses d’ordre.
Après avoir été informée par l’exportateur de l’encours accordé, la
banque adresse à Coface une demande conjointe d’ouverture de ligne
(« demande d’agrément »).
Coface notifie l’encours garanti à la banque et les conditions de la
garantie.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 5 : Les solutions Coface 161

 Fonctionnement :
Tous les mois, la banque déclare à Coface la consommation de chacune
des lignes garanties.

3 À quel coût ?

 L’exportateur :
Aucun frais n’est facturé à l’entreprise.

 La banque émettrice :
Rétrocède à Coface le taux d’émission de l’engagement à hauteur de
la quotité garantie.

 Prime :
 facturation : à la banque et pour chaque ligne garantie ;
 échéance : trimestrielle d’avance ;
 assiette : montant des engagements de cautions déclarés en
vigueur, à hauteur de la quotité garantie ;
 taux : taux d’émission de l’engagement fixé par la banque pour
chaque engagement assuré.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


162 Collection Etudes

L’assurance change

1 Quel est l’intérêt ?

Vous remettez des offres en devises à des acheteurs étrangers et vous


souhaitez vous protéger contre les fluctuations de change.

Vous négociez des opérations ponctuelles.

Vous répondez à un appel d’offre.

Vous êtes à la fin d’une négociation commerciale.

Coface répond à ce besoin avec l’Assurance Change Négociation et


l’Assurance Change Contrat.

Pour un projet donné, vous êtes libérés du risque de change en figeant le


cours de la devise.

Coface couvre toute la durée de vie de l’opération commerciale.

La prime est fonction de la durée de validité, de la devise garantie, du


choix ou non de l’intéressement.

La perte de change est indemnisée à 100 %.

2 Quelle garantie choisir ?

L’Assurance Change Négociation permet à l’entreprise qui répond à des


appels d’offres internationaux ou négocie des projets, de fixer un cours de
change à tout moment de la période de négociation alors qu’elle est en
concurrence avérée et que conclusion et entrée en vigueur sont encore
aléatoires.

L’Assurance Change Contrat est réservée aux projets en fin de négociation


ou récemment conclus d’un montant à garantir au maximum de 15 M€. Elle
permet de figer un cours de change avant la signature du contrat
commercial ou au plus tard dans les quinze jours de sa conclusion.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 5 : Les solutions Coface 163

 L’assurance Change Négociation permet :


 de conserver la maîtrise du risque de change ;
 de ne pas être engagé si l’offre n’est pas retenue ;
 de profiter d’une évolution favorable de la devise.
Ce produit accompagne les exportateurs dès la remise de l’offre en
protégeant les échéances de paiement contre la baisse de la devise si
le contrat est conclu et entré en vigueur.
Elle se décline en 2 versions :
 l’assurance Change Négociation avec cours non révisable ;
 l’assurance Change Négociation avec Intéressement qui permet, en
outre, de bénéficier de 50 % ou 70 % de la hausse pendant la
négociation commerciale. Le taux d’intéressement est fixé dès la
souscription de la garantie.
Les devises couvertes sont :
 dollar des Etats-Unis - Dollar canadien - Yen - Livre sterling - Franc
suisse - Couronne danoise - Couronne suédoise - Couronne
norvégienne - Dollar de Singapour - Dollar de Hong Kong ;
 au cas par cas : Dollar australien - Zloty polonais - Forint hongrois -
Couronne tchèque ;
 d’autres devises : contacter Coface - Direction des garanties
publiques - Service change - [email protected].

 L’assurance Change Contrat est plus particulièrement destinée :


 à toutes les entreprises françaises qui négocient de gré à gré et se
voient parfois imposer une devise autre que l’euro dans les
derniers temps de la négociation par leur acheteur étranger ;
 aux entreprises qui ne peuvent pas bénéficier de l’assurance
change négociation faute de concurrence identifiée ;
 aux entreprises qui n’ont pas accès au marché à terme soit parce
qu’il y a un aléa sur l’entrée en vigueur, soit parce que les
caractéristiques de l’entreprise exportatrice ne répondent pas aux
exigences du marché (taille du contrat, délais de paiement, etc.) ;
 pour des montants à garantir maximum de 15 M€.
Elle permet de figer un cours de change avant la signature du contrat
commercial ou au plus tard dans les quinze jours de sa conclusion.
Les devises couvertes sont :
 le Dollar des Etats-Unis, la Livre sterling et au cas par cas le Franc
suisse.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


164 Collection Etudes

3 Comment s’assurer ?

Dans tous les cas avant la date souhaitée pour la fixation du cours garanti
et au plus tard dans les 15 jours de la conclusion du contrat pour une
garantie Contrat.

Par mail à [email protected]

Téléchargement : les formulaires de demande d’Assurance Change


Négociation avec ou sans Intéressement et de demande d’Assurance
Change Contrat sont disponibles sur le site Coface.fr / garanties publiques
/ Assurance Change / Documents relatifs à l’assurance change

L’adhésion préalable à la police d’abonnement et à sa lettre d’engagement


est obligatoire avant tout examen.

Après instruction, les demandes donnent lieu à réponse rapide après


obtention de toutes les informations nécessaires :

 J + 1 pour les dossiers de montant inférieur ou égal à 15 M€ et qui


relèvent des délégations consenties par l’État à Coface ;

 J + 7 pour les dossiers de montant supérieur à 15 M€ ou qui relèvent


d’une décision de la Commission Change présidée par la DGTrésor.

Après l’instruction, une promesse de garantie est émise.

La garantie entre en vigueur et devient irrévocable dès la détermination


du cours garanti.

4 À quel coût ?

 Assurance Change Négociation :


 la prime est facturée dès la détermination du cours garanti. Elle
est remboursable partiellement en cas d’échec des négociations.
Le taux applicable est fonction de la devise garantie, de la durée
de négociation (3 à 24 mois) et des conditions d’intéressement
retenues (pour la variante avec intéressement) ;
 une décote est intégrée au cours à terme garanti ;
 un minimum de prime de 150 € est appliqué.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 5 : Les solutions Coface 165

 Assurance Change Contrat :


 la prime varie en fonction du délai nécessaire à l’obtention de la
conclusion et/ou de l’entrée en vigueur du contrat (maximum
12 mois) et de la devise ;
 elle est payée en totalité lors de la fixation du cours garanti ;
 un minimum de prime de 150 € est appliqué.

5 Vous souhaitez avoir une estimation de cours garanti


et / ou la prime ?

Vous êtes invités à transmettre le formulaire de demande de simulation


disponible sur www.coface.fr/assurance-change par mail à
[email protected]. Coface adressera une estimation, dans les meilleurs
délais.

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166 Collection Etudes

La garantie de change sur flux de


factures

Afin de protéger les PME et ETI de la filière aérospatiale des fluctuations


de change euro/dollar, Coface propose un nouveau dispositif : la garantie
de change sur flux de factures.

1 Quel est l’intérêt ?

Cette garantie permet de protéger le chiffre d’affaires (en USD) d’une


entrerprise travaillant dans la filière citée ci-dessus contre le risque de
change pour des périodes allant de 1 à 5 ans.

Cette nouvelle garantie, simple à utliser et d’un coût raisonnable, propose


une réelle souplesse en cas de report de livraison.

2 Quels bénéficiaires ?

Toutes les entreprises du secteur aérospatial PME ou ETI indépendamment


de la taille de leurs actionnaires

3 Quelle devise ?

Dollar US (USD)

4 Quelles opérations ?

Les commandes et contrats-cadres conclus ou en cours de négocation qui


génèrent des flux de factures en USD.

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Partie 5 : Les solutions Coface 167

5 Caractéristiques :

5.1 Montant garanti :

 le chiffre d’affaires par année calendaire sur une période de 1 à 5 ans.

 dans la limité de 50% du chiffre d’affaires prévisionnel.

5.2 Cours garanti :

Tunnels de cours garantis, propres à chaque execice, dont les bornes sont
fixées autour du cours à terme défini pour chaque année calendaire.

6 Fonctionnement :

Chaque début de mois, l’entreprise déclare les montants facturés le mois


précédent.

7 A quelles conditions ?

 A chaque échéance de paiement, fonction du délai de règlement des


factures, le calcul de la différence de change est effectué
automatiquement.
 Si le cours à l’échéance est situé à l’intérieur du tunnel, la perte
de change constatée est indemnisée à hauteur de 50% et le
bénéfice de change appréhendé à 50%.
 Si le cours à l’échéance est situé à l’extérieur du tunnel, en
complément du résultat calculé jusqu’à la borne du tunnel et pris
en charge à hauteur de 50%, la perte de change ou le bénéfice de
change sont appréciés à 100%.

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168 Collection Etudes

8 A quel coût ?

8.1 Prime :

Taux applicable en fonction des conditions de marché et du profil du


risque.

Montant facturé dès la souscription pour tous les exercices en cours.

8.2 Décote :

Intégrée au cours à terme garanti.

9 Comment s’assurer ?

 Signature d’une police d’abonnement

 Demande de garantie disponible sur le site www.coface.fr/garantie-


change-sur- le-flux-de-factures

 A envoyer par e-mail : [email protected]

 Pour en savoir plus : http://www.coface.fr/Garanties-publiques/Se-proteger-


des-fluctuations-des-devises/Garantie-change-sur-flux-de-factures

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Partie 5 : Les solutions Coface 169

L’assurance-crédit export

1 Quel est l’intérêt de l’Assurance-crédit export ?


Vous protéger !

Vous êtes une entreprise exportatrice ?

Vous êtes une banque apportant un financement à un contrat


d’exportation ?

Vous voulez être couvert du risque d’interruption du contrat ?

Vous voulez être assuré en cas de non-paiement de votre contrat


commercial ou en cas de non remboursement de votre contrat de prêt ?

L’assurance-crédit répond à vos besoins et s’adapte à toutes vos opérations


ayant une longue durée d’exécution et/ou financées à plus de 2 ans :

 quelle que soit la taille de votre entreprise (des équipes sont


spécialement dédiées aux ETI et PME) ;

 quel que soit le montage financier de votre contrat (comptant, crédit


fournisseur, escompte et cession bancaire, confirmation de crédit
documentaire, crédit acheteur, financement de projet, financement
structuré…).

Coface vous propose une large gamme de services :

 elle vous accompagne dès la souscription de vos engagements de


cautions et pendant toute la durée d’exécution de votre contrat ;

 Coface vous protège contre les risques d’interruption du contrat et/ou


de non-paiement résultant d’un fait générateur de sinistre commercial
(carence ou insolvabilité de votre débiteur), politique ou
catastrophique ;

 vous bénéficiez de l’expertise de Coface (analyse du risque pays et du


risque projet, évaluation des acheteurs et banques étrangers,
évaluation environnementale et sociale) ;

 en cas de sinistre, Coface vous indemnise et participe activement au


recouvrement.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


170 Collection Etudes

1.1 Pour quels risques ?

Les risques qui pèsent sur une opération d’exportation se manifestent à


tous les stades de l’opération et peuvent, soit résulter d’incidents pendant
l’exécution du contrat, soit être liés au remboursement de la créance.

Afin de répondre au mieux aux nombreux risques encourus par


l’exportateur durant les différentes phases du déroulement de son contrat
d’exportation et par les banques qui mettent en place les financements,
Coface garantit les risques en période d’exécution du contrat (risque
d’interruption du contrat et/ou de non-paiement) et/ou le risque de non
remboursement du crédit.

L’entreprise peut choisir de faire garantir les faits générateurs de sinistre


politique seuls, les faits générateurs de sinistre commercial seuls ou les
deux types de faits générateurs associés. Selon l’option retenue, les
garanties de Coface couvrent donc les risques d’interruption du contrat
et/ou de non-paiement des créances détenues sur des acheteurs privés ou
publics résultant de faits générateurs de nature politique ou de nature
commerciale.

 Le taux de couverture, appelé quotité garantie,est fixé à 95 % .Il est


porté à 100% au titre de la garantie des crédits fournisseurs , des
escomptes et cessions bancaires , pour les entreprises ayant un CA <=
150 M€ et de la confirmation de crédits documentaires pour les
entreprises ayant un CA <= 75 M€.

1.2 Quelle garantie choisir ?

 Pour les exportateurs :


 garantie des contrats commerciaux (biens ou ensembles industriels
payables au comptant ou à crédit, marchés de bâtiment et de
travaux publics et marchés comportant une part locale importante
payables sur situations périodiques) ;
 garantie des biens immatériels (redevances ou royalties prévues
dans tout contrat de concession d’un droit d’usage payable au
comptant : brevets, marques, licences, franchises, droits d’auteur,
etc…) ;
 garantie des prestations de service (contrats de prestations de
service payables au comptant sur situations : ingénierie, études,
assistance technique, etc…) ;
 garantie des cautions (en cas d’appel abusif ou de sinistre
politique).

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 5 : Les solutions Coface 171

 Pour les banques :


 garantie du crédit acheteur ;
 garanties des escomptes (simple et sans recours) ;
 garantie des cessions bancaires sans recours ;
 garantie de la confirmation de crédits documentaires.

 Pour les opérations spécifiques :


Financements de projet.

2 Garantie des contrats commerciaux

2.1 Quel est l’intérêt ?

Cette garantie est destinée à couvrir les entreprises françaises, qui


exportent des biens ou des ensembles industriels, exécutent des marchés
de travaux ou comportant une part locale importante payables sur
situations périodiques, des risques encourus pendant toute la durée
d’exécution de leur contrat commercial

Elle concerne des contrats payables au comptant ayant une durée


d’exécution supérieure à 2 ans ainsi que toute opération assortie d’un
crédit supérieur à 2 ans consenti par l’exportateur (crédit fournisseur) ou
par une banque (crédit acheteur).

Une police individuelle est délivrée à l’exportateur.

2.2 Pour quels risques ?

Cette garantie peut couvrir les risques en période d’exécution et/ou en


période de crédit.

Durant la période d’exécution du contrat commercial (de l’entrée en


vigueur jusqu’à l’achèvement des obligations contractuelles), l’entreprise
peut choisir entre :

 une garantie de l’interruption du contrat : couverture de la perte


réelle au titre du risque d’interruption du contrat, sur la base d’un
plafond qu’elle a estimé en fonction de sa courbe dépenses/recettes,
incluant le montant de l’engagement de caution de restitution

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


172 Collection Etudes

d’acompte et, le cas échéant, le montant des autres engagements de


caution garantis ;

 une garantie d’une enveloppe de créances du contrat en période


d’exécution : couverture au titre du risque de non-paiement des
créances exigibles pendant l’exécution du contrat. L’assiette de la
garantie sera déterminée au cas par cas en fonction de la demande de
l’exportateur et de l’analyse du risque faite par Coface. Cette
enveloppe inclut, le cas échéant, le montant des engagements de
caution garantis. En cas d’impayés atteignant le montant maximal
indemnisable, la garantie peut être maintenue sous une forme
revolving, si des récupérations annulent progressivement les arriérés
indemnisés.

À l’issue de la période d’exécution (de la fin des obligations contractuelles


au paiement complet), la garantie de créances couvre au titre du risque de
non-paiement :

 les termes payables à la fin des obligations contractuelles et au-delà ;

 les termes à crédit, en cas de crédit fournisseur ;

 les engagements de caution ;

 les réclamations dans la limite de 20 % du montant du contrat.

Une police peut également couvrir au titre du risque de non-paiement le


risque d’appel des cautions de bonne exécution, bonne fin et de retenue
de garantie (Garantie des seuls engagements de caution), à l’exclusion des
cautions de soumission qui font l’objet d’une police particulière (cf.
Garantie des cautions).

2.3 À quelles conditions ?

 Faits générateurs de sinistre :


La garantie joue pour autant que le sinistre soit la conséquence directe
et exclusive d’un des évènements qualifiés de faits générateurs de
sinistre. Les faits générateurs de sinistre peuvent être de nature
commerciale, politique ou catastrophique.
Ils peuvent différer en fonction du statut du débiteur et du type de
risque couvert (voir Tableau des faits générateurs de sinistre sur le site
Coface.fr / garanties publiques / Assurance-crédit export / Documents
relatifs à l’Assurance-crédit export).

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 5 : Les solutions Coface 173

 Quotité garantie : fixée à 95 %, portée à 100 % sur les termes à crédit,


en cas de crédit fournisseur pour les entreprises ayant un CA <= 150
M€.

 Délais constitutifs de sinistre :


Ce sont les délais aux termes desquels le sinistre est constitué et le
versement de l’indemnité peut intervenir. Ils varient selon la nature du
risque (interruption du contrat/non-paiement) et les faits générateurs
de sinistre :
 risque d’interruption du contrat :
Il est fixé à 6 mois ;
 risque de non-paiement :
Il est fixé à 3 mois de la date de l’échéance impayée ou dès
l’ouverture d’une procédure collective en cas d’insolvabilité.

2.4 À quel coût ?

 Voir : Calcul de prime sur le site Coface.fr / Garanties publiques / Assurance-


crédit export / Documents relatifs à l’Assurance-crédit export.

 Risque d’interruption du contrat :


La prime est calculée sur le montant maximal indemnisable, son taux
variant en fonction du pays, du statut et de la qualité du débiteur, des
faits générateurs couverts et de la durée d’exécution du contrat.
Elle est payable à la signature de la police.

 Risque de non-paiement :
La prime est calculée :
 sur les termes exigibles à la fin des obligations contractuelles et
au-delà ;
 sur les termes à crédit, en cas de crédit fournisseur.

Son taux varie en fonction de la durée, du pays du débiteur, du statut et


de la qualité du débiteur, ainsi que des faits générateurs couverts.

Elle est payable à la livraison ou, s’il y a plusieurs livraisons, à la première


livraison.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


174 Collection Etudes

3 Garantie annexe : la garantie du matériel d’entreprise

3.1 Quel est l’intérêt ?

Cette garantie est destinée à garantir le matériel d’entreprise stationné à


l’étranger en accessoire à la réalisation de travaux, pour lequel
l’exportateur (généralement une entreprise de BTP) supporte un risque
supplémentaire, en dehors des risques habituels d’interruption du contrat
et de non-paiement.

3.2 Pour quels risques ?

Coface peut garantir, contre les faits générateurs de sinistre politique et


catastrophique, le matériel d’entreprise stationné à l’étranger en
accessoire à la réalisation de travaux.

3.3 À quelles conditions ?

Cette garantie du matériel d’entreprise se distingue de l’assurance-crédit


traditionnelle parce qu’elle porte sur le bien lui-même et non sur une
créance : c’est une assurance-corps, qui fait l’objet de modalités
spécifiques.

3.4 À quel coût ?

 Voir : Calcul de prime - annexe 1 sur le site Coface.fr / garanties publiques /


Assurance-crédit export / Documents relatifs à l’Assurance-crédit export.

La prime applicable sera calculée sur la valeur du matériel au début des


travaux.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 5 : Les solutions Coface 175

4 Garantie des biens immatériels

4.1 Quel est l’intérêt ?

Cette garantie est destinée à protéger les entreprises françaises contre le


risque de non-paiement des redevances ou royalties prévues dans tout
contrat de concession d’un droit d’usage payable au comptant (brevets,
marques, licences, franchises, droits d’auteur, etc…).

4.2 Pour quel risque ?

Cette garantie couvre le risque de non-paiement des échéances prévues au


contrat signé entre le concédant et le licencié.

4.3 À quelles conditions ?

 Assiette de la garantie :
Elle est décidée au cas par cas, en fonction de la demande du
concédant et des résultats de l’analyse du risque par Coface. Elle
constitue le montant maximal de perte indemnisable, qui ne peut être
supérieur au montant de l’indemnité de résiliation, si le contrat en
prévoit une.

 Quotité garantie : 95 %.

 Faits générateurs de sinistre :


Le non-paiement peut provenir de la réalisation d’un fait générateur
de sinistre commercial (carence ou insolvabilité du débiteur) politique
ou catastrophique.

 Délai constitutif de sinistre :


Le délai constitutif de sinistre est de 3 mois comptés de la date
d’exigibilité de l’échéance.
En cas d’impayés atteignant le montant maximal indemnisable, la
garantie peut être maintenue sous une forme revolving, si des
récupérations annulent progressivement les arriérés indemnisés.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


176 Collection Etudes

4.4 À quel coût ?

 Voir : Calcul de prime sur le site Coface.fr / garanties publiques / Assurance-


crédit export / Documents relatifs à l’Assurance-crédit export.

La prime est calculée sur le montant maximum garanti avec une durée x
égale à 0,25 sur les termes exigibles jusqu’à trois mois de leur facturation.

Au-delà de trois mois, le coefficient x est calculé en fonction de la durée


en fraction d’années s’écoulant entre la date de facturation et la date
d’exigibilité du terme.

5 Garantie des prestations de service

5.1 Quel est l’intérêt ?

Cette garantie est destinée aux contrats de prestations de service payables


au comptant sur situations (ingénierie, études, assistance technique, etc.).

5.2 Pour quel risque ?

Cette garantie couvre le risque de non-paiement, qu’un acompte à la


commande soit ou non prévu, au fur et à mesure de la facturation des
prestations exécutées, sans qu’il soit nécessaire d’attendre la fin des
obligations contractuelles pour être indemnisé.

5.3 À quelles conditions ?

 Assiette de la garantie :
Elle est déterminée au cas par cas en fonction de la demande du
fournisseur et des résultats de l’analyse du risque par Coface. Elle
constitue le montant maximal de perte indemnisable.

 Quotité garantie : 95 %.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 5 : Les solutions Coface 177

 Faits générateurs de sinistre :


Le non-paiement peut provenir de la réalisation d’un fait générateur
de sinistre commercial (carence ou insolvabilité du débiteur) politique
ou catastrophique.

 Délai constitutif de sinistre :


Le délai constitutif de sinistre est fixé à 3 mois comptés de la date
d’exigibilité de la situation demeurée en souffrance pour autant
qu’elle soit approuvée par le client ou qu’elle ne soit pas contestée
par lui s’il n’y a pas contractuellement de système d’approbation.
En cas d’impayés atteignant le montant maximal indemnisable la
garantie peut être maintenue sous une forme revolving, si des
récupérations annulent progressivement les arriérés indemnisés.

5.4 À quel coût ?

 Voir : Calcul de prime sur le site Coface.fr / garanties publiques / Assurance-


crédit export / Documents relatifs à l’Assurance-crédit export.

La prime est calculée sur le montant maximum garanti avec une durée x
égale à 0,25 sur les termes exigibles jusqu’à trois mois de leur facturation.

Au-delà de trois mois, le coefficient x est calculé en fonction de la durée


en fraction d’années s’écoulant entre la date de facturation et la date
d’exigibilité du terme.

6 Garantie des cautions

Différents types de caution pouvant atteindre des montants importants


sont souvent à mettre en place au profit des acheteurs, avant ou lors de la
conclusion des contrats, dont l’exportateur sera débité par la banque
émettrice en cas de mise en jeu par le bénéficiaire.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


178 Collection Etudes

6.1 Quel est l’intérêt ?

 Les garanties des cautions sont destinées à couvrir les exportateurs


français :
 en cas d’appel abusif : non-paiement de la créance résultant de la
reconnaissance par le juge du contrat du droit à restitution ;
 en cas de réalisation d’un fait générateur de sinistre politique lié
au contrat ou généralisé.

 La garantie des cautions de soumission :


Souscrite lors de la réponse à un appel d’offres, la caution de
soumission garantit l’engagement du soumissionnaire de signer ce
contrat si son offre est retenue.

La garantie des cautions de soumission :

6.2 Pour quels risques ?

 Lorsqu’un droit à restitution est reconnu à l’exportateur, la garantie


porte sur l’impossibilité pour ce dernier de recouvrer la créance que le
bénéficiaire est tenu de lui restituer.

 Lorsque la caution est appelée à la suite d’instructions données par


Coface ou que l’exportateur a retiré son offre en raison du refus de
Coface de proroger sa garantie sur l’opération elle-même, la garantie
porte sur le montant appelé sans que soit exigé un droit à restitution.

La garantie porte sur la créance détenue par l’Assuré, correspondant aux


sommes décaissées que le bénéficiaire est condamné à lui restituer.

6.3 À quelles conditions ?

La caution de soumission fait l’objet d’une garantie distincte de la police


couvrant le contrat d’exportation car sa mise en place intervient avant la
signature du contrat.

Son montant ne doit pas, en principe, dépasser 5 % du montant de


l’opération.

 Faits générateurs de sinistre :


Ils sont identiques aux faits générateurs de sinistre de non-paiement
mentionnés dans les Conditions Générales Exportateurs (Voir : Tableau

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 5 : Les solutions Coface 179

des faits générateurs de sinistre sur le site Coface.fr / garanties


publiques / Assurance-crédit export / Documents relatifs à
l’Assurance-crédit export).
Deux faits générateurs de sinistre supplémentaires (instructions de
Coface et refus de renouveler la garantie sur l’opération) entraînent la
mise en jeu de la garantie, dès lors qu’ils ont provoqué l’appel de la
caution.

 Quotité garantie :
Elle est fixée à 95 %.

 Délai constitutif de sinistre :


Il est fixé à 3 mois de la date de l’échéance impayée ou dès
l’ouverture d’une procédure collective en cas d’insolvabilité.

6.4 À quel coût ?

 Voir : Calcul de prime sur le site Coface.fr / garanties publiques / Assurance-


crédit export / Documents relatifs à l’Assurance-crédit export.

 Application au montant de la caution d’un taux, variable selon le pays


et la qualité du bénéficiaire et la durée de l’engagement de caution.

La garantie des cautions de restitution d’acomptes, de bonne fin et


de retenue de garantie :

6.5 Pour quels risques ?

 En cas d’impossibilité pour l’exportateur de recouvrer la créance que


le bénéficiaire est tenu de lui restituer.

 En cas de réalisation d’un fait générateur sinistre politique.

6.6 À quelles conditions ?

 Ces engagements de caution sont couverts :


 au cas par cas de manière isolée c’est-à-dire sans que soient
couverts le risque d’interruption du contrat et/ou de non-paiement
au titre de ce contrat, à l’exception des cautions de restitution
d’acompte qui ne peuvent être couvertes que dans le cadre de la
garantie des contrats commerciaux ; ou

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


180 Collection Etudes

 en association avec la garantie des risques d’interruption du


contrat et/ou de non-paiement.

 Faits générateurs de sinistre / quotité garantie / délais constitutifs de


sinistre :
Ces dispositions sont identiques à celles de la garantie des contrats
commerciaux (Cf. Garantie des contrats commerciaux ci-dessus).

6.7 À quel coût ?

 Voir : Calcul de prime sur le site Coface.fr / garanties publiques / Assurance-


crédit export / Documents relatifs à l’Assurance-crédit export.

Application au montant de la caution d’un taux, variable selon le pays et la


qualité du bénéficiaire et de la durée de l’engagement de caution.

7 Garantie du crédit acheteur

7.1 Quel est l’intérêt ?

Cette garantie est destinée aux établissements de crédit qui consentent à


un débiteur étranger, un crédit pour lui permettre de régler au comptant
l’achat de biens et / ou de services français.

L’opération d’exportation fait alors l’objet de 2 contrats distincts :

 le contrat commercial, qui peut être garanti au profit de l’exportateur


(Cf. Garantie des contrats commerciaux) ;

 la convention de crédit conclue entre l’établissement de crédit et


l’emprunteur, qui définit les modalités d’utilisation des fonds mis à
disposition de l’emprunteur ainsi que leurs modalités de
remboursement, le taux d’intérêt applicable et les modalités de calcul
des frais accessoires au crédit (commissions bancaires diverses).

7.2 Pour quels risques ?

Elle couvre l’établissement de crédit contre le risque de non


remboursement du crédit (Principal et Intérêts) et de non-paiement des

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 5 : Les solutions Coface 181

différentes sommes dues par l’emprunteur (commissions d’engagement et


de gestion).

7.3 À quelles conditions ?

 Faits générateurs de sinistre :


Les faits générateurs de sinistre peuvent être de nature commerciale,
politique ou catastrophique.
Ils peuvent différer en fonction du statut du débiteur et du type de
risque couvert (voir Tableau des faits générateurs de sinistre sur le site
Coface.fr / garanties publiques / Assurance-crédit export / Documents
relatifs à l’Assurance-crédit export).

 Quotité garantie :
Généralement fixée à 95 %, elle peut, au cas par cas, être réduite au
titre des faits générateurs de sinistre commercial (carence ou
insolvabilité du débiteur privé), notamment en raison de la qualité de
l’emprunteur.

 Délai constitutif de sinistre :


3 mois à compter de la date d’exigibilité de la créance ou dès
l’ouverture d’une procédure collective de concours en cas
d’insolvabilité.

 Gestion en devises :
Les opérations financées en devise forte, telle que l’euro, le dollar
américain, le yen japonais ou le franc suisse sont gérées dans la devise
du contrat de prêt.

 Au cas par cas, des opérations peuvent également être gérés dans des
devises locales, telles que :
Rand sud-africain - Ringgit malais - Dollar de Singapour - Dirham
marocain - Peso mexicain - Roupie indienne - Rouble russe - Dinar
algérien - Dollar de Hong Kong - Livre turque - Real brésilien - Peso
chilien - Baht thaïlandais - Peso colombien.

7.4 À quel coût ?

Elle est calculée sur le montant en principal du financement, y compris les


intérêts intercalaires et la prime si ceux-ci sont capitalisés.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


182 Collection Etudes

Le taux varie en fonction du pays du débiteur, du statut et de la qualité du


débiteur, ainsi que de la durée du crédit.

Elle est payable à la 1ère utilisation ou à chaque utilisation (dans ce cas,


les factures porteront un intérêt correspondant à l’actualisation de la
prime).

Un minimum de prime de 2 000 € est payable à la signature de la police.

8 Garanties des escomptes


et cessions de crédits fournisseurs

8.1 Quel est l’intérêt ?

Faciliter les escomptes et cessions de créances en sécurisant les


établissements de crédit et sociétés de financement qui escomptent ou
rachètent des créances commerciales, sur le risque débiteur.

8.2 Pour quels risques ?

 Le non-paiement du débiteur.

8.3 À quelles conditions ?

 Escompte simple :
 transfert à la banque du droit aux indemnités de la police délivrée
à l’exportateur : les modalités de la garantie sont celles
applicables à la garantie des crédits fournisseurs (Cf. Garantie de
créances au Point 2) ;
 créances garanties :
Créances nées (dont les droits à paiements sont reconnus par le
débiteur).

 Escompte sans recours :


 avenant à la police exportateur, entre celui-ci, Coface et la
banque, à laquelle sont inopposables les exceptions et déchéances
qui seraient opposables à l’exportateur ;
 créances garanties :

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 5 : Les solutions Coface 183

Créances nées, matérialisées par des effets de commerce.


Les autres modalités de la garantie sont celles applicables à la
garantie du crédit fournisseur.

 Cessions sans recours :


 avenant à la police exportateur, entre celui-ci, Coface et la
banque, à laquelle sont inopposables les exceptions et déchéances
qui seraient opposables à l’exportateur ;
 créances garanties :
Créances nées, matérialisées selon le cas par une approbation de
la livraison, une facture, un échéancier.
La cession doit être notifiée au débiteur dans les formes légales
requises ;
 Prime complémentaire à la prime réglée par l’exportateur au titre
de la police : prime forfaitaire de 0,34 % du montant garanti,
payée par le bénéficiaire de la garantie.

 Quotité garantie : 95 %, portée à 100 % pour les opérations des


entreprises ayant un CA <= 150 M €.

 Faits générateurs de sinistre :


Carence ou insolvabilité du débiteur ou faits générateurs de sinistre
politique ou catastrophique.

 Délai constitutif de sinistre :


3 mois comptés de l’échéance de la créance impayée ou dès
l’ouverture d’une procédure collective en cas d’insolvabilité.

9 Garantie de la confirmation de crédits documentaires

9.1 Quel est l’intérêt ?

Cette garantie est destinée à faciliter la confirmation par des banques


françaises ou étrangères des crédits documentaires ouverts en règlement
des contrats d’exportation réalisés par des entreprises françaises.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


184 Collection Etudes

9.2 Pour quel risque ?

Cette garantie couvre le risque de non-paiement par la banque émettrice


du crédit documentaire confirmé par la banque confirmatrice assurée.

9.3 À quelles conditions ?

 Assiette :
L’assiette de la garantie est constituée de la créance de
remboursement en principal des sommes réglées par la banque
confirmatrice à l’exportateur et de ses accessoires (commissions
bancaires, intérêts de retard…).

 Quotité garantie :
95 %, portée à 100 % pour les opérations des entreprises ayant un CA <=
75 M€.

 Faits générateurs de sinistre :


Carence ou insolvabilité du débiteur ou faits générateurs de sinistre
politique ou catastrophique.

 Délai constitutif de sinistre :


3 mois comptés de l’échéance de la créance impayée ou dès
l’ouverture d’une procédure collective en cas d’insolvabilité.

9.4 À quel coût ?

La prime est calculée sur le montant du crédit documentaire avec


application des coefficients a et b applicables selon la qualité de la banque
émettrice :

 pour les crédits documentaires payables à vue ou à paiements différés


jusqu’à 90 jours, le paramètre x est égal à 0,25 ;

 pour les crédits documentaires à paiements différés au-delà de


90 jours, le paramètre x est égal à la durée en années ou en fraction
d’année, sans arrondi, s’écoulant entre la remise des documents et le
paiement effectif.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 5 : Les solutions Coface 185

10 Financements de projet

10.1 Quel est l’intérêt ?

Dans le cadre de grands projets industriels ou d’infrastructures (énergie,


transport, télécommunications, environnement, mines, etc…) réalisés par
des sociétés « projets » de droit privé en cours de constitution (ou de
constitution récente) et dont le service de la dette doit être assuré par les
recettes du projet lui-même, les prêteurs ne disposent de recours que
contre la société projet et/ou de recours limités contre les actionnaires de
celle-ci.

Certaines règles relatives aux financements traditionnellement garantis en


assurance-crédit (carence, remboursement du principal en versements
égaux et réguliers et durée de crédit maximum) ont été adaptées pour
offrir, pour ces opérations, plus de flexibilité.

Les règles spécifiques aux financements de projet, telles que définies dans
l’Arrangement OCDE, permettent de mieux répondre aux besoins du
modèle économique de ces transactions :

 durée de crédit maximum de 14 ans (ramenée à 10 ans pour les projets


localisés dans un pays à haut revenu de l’OCDE si le soutien public par
des agences de crédit à l’exportation de l’OCDE excède 35 % de la
syndication, de manière transitoire jusqu’au 31 décembre 2014, toute
opération de financement de projet, quel que soit le pays de
localisation, peut bénéficier d’un délai maximum de remboursement
de 14 ans) ;

 carence maximale de 24 mois (après point de départ de crédit) pour le


premier remboursement du principal, qui devra au minimum être égal
à 2 % du principal du crédit ; la première échéance d’intérêt devra
intervenir au plus tard 6 mois à compter du PDC, avec des échéances
maximales de remboursement de 12 mois ;

 aucun remboursement en principal ne devra sur une période de six


mois excéder 25 % du principal du crédit ;

 la durée moyenne pondérée de la durée de remboursement ne devra


pas excéder 7 ans 1/4 (ramenée à 5 ans 1/4 pour les projets dont la
durée de crédit est limitée à 10 ans, cf. supra).

 À noter que pour les financements de projets localisés dans un pays à haut
revenu de l’OCDE la garantie Coface ne peut être accordée que si sa part

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186 Collection Etudes

comptée collectivement avec celles d’autres agences de crédit à l’exportation


de l’OCDE ne dépasse pas 50 % de la syndication.

10.2 Pour quels risques ?

Cette garantie peut couvrir le risque d’interruption de contrat, de non-


paiement et d’investissement.

 Faits générateur de sinistre politique (quotité garantie de 95 % du


montant du crédit) :
Survenance d’une guerre, émeute, catastrophe naturelle - acte ou
décision gouvernementale d’un pays étranger faisant obstacle à
l’exécution du contrat garanti - non transfert des fonds versés par le
débiteur.

 Faits générateur de sinistre politique élargi (quotité garantie pouvant


aller jusqu’à 95 %) :
Non-respect d’engagements gouvernementaux spécifiques qui
empêchent la société projet de faire face aux obligations financières
contractées au titre de sa dette :
Vitaux pour les projets, liés à des engagements financiers pris par une
entité gouvernementale jugée solvable.

 Faits générateur de sinistre commercial (quotité garantie de 70 à 95 %


- couvert en période de construction en cas de recours satisfaisants).

 En période de construction/développement :
Le risque de non-paiement peut être couvert au cas par cas en
fonction de l’analyse des risques supportés par la société projet durant
cette période et des facteurs d’atténuation desdits risques (les
garanties données par le constructeur au titre de son contrat, le
soutien financier apporté par les promoteurs du projet,…).

 En période d’exploitation :
Carence pure et simple du débiteur, insolvabilité du débiteur.

10.3 À quel coût ?

 Droit d’ouverture de dossier.

 La prime dépend du pays d’implantation du projet, de la durée


moyenne de crédit et des modalités de couverture.

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Partie 5 : Les solutions Coface 187

11 Assurance-crédit export : comment s’assurer ?

11.1 Comment s’assurer ?

 Téléchargez et remplissez la demande disponible sur le site Coface.fr /


garanties publiques / Assurance-crédit export / Documents relatifs à
l’Assurance-crédit export.
La demande de garantie comprend :
 un formulaire de demande d’assurance-crédit ;
 une notice explicative ;
 des annexes à compléter selon les cas.
Avant de remplir la demande de garantie (DAC), nous vous invitons à
rassembler les informations nécessaires. Pour cela vous pouvez
consulter et imprimer l’intégralité du formulaire qui doit être renvoyé.
Le formulaire de la demande, l’annexe relative à la lutte contre la
corruption et à la protection des données personnelles sont à remplir
dans tous les cas.

 Adressez-la :
 par courrier :
Coface
Direction des garanties publiques
1 Place Costes et Bellonte
CS 20003
92276 Bois- Colombes-Cedex
 par e-mail : [email protected]

 Et ensuite ?
Dès réception de la demande, Coface vous transmet un accusé de
réception.
Les services de Coface analysent votre demande (éligibilité par rapport
notamment aux critères de l’arrangement OCDE, dispositions relatives
à la lutte contre la corruption, aux règles sur l’impact environnemental
et social…) et apprécient les risques induits.
À la suite de l’instruction, l’opération est présentée pour décision, soit
en comité interne dans le cadre des délégations consenties par l’État à
Coface, soit à la Commission interministérielle présidée par la
DGTrésor (Commission des Garanties et du Crédit au Commerce
Extérieur) pour statuer, au cas par cas, sur les conditions de la
promesse de garantie à délivrer.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


188 Collection Etudes

Une promesse de garantie, valable 4 mois, est ensuite émise et peut


être prorogée jusqu’à signature de la documentation contractuelle. La
police peut alors être délivrée à l’assuré concerné, ce qui ouvre droit à
facturation de la prime.

Pour l’instruction et le suivi des dossiers, la Direction des garanties


publiques est organisée en unités ayant des compétences sectorielles :
Airbus – Garantie Inconditionnelle (AGI), Aéronautique - Défense (AD),
Spatial-Télécommunications-Energie- Financement de Projets (STEF),
Naval - Rail - BTP - Ingénierie-Equipement (NRBIE), à l’exception d’une
unité spécifiquement dédiée aux ETI /PME (ACETIPME).

11.2 À quel coût ?

 La prime varie selon :


 la nature des garanties : risque d’interruption du contrat, risque de
non-paiement, cautions ;
 les faits générateurs de sinistre couverts : commercial, politique
(associés ou isolés) ;
 la classification du pays concerné dans les 8 catégories de primes
(voir Classification des pays sur le site Coface.fr / garanties
publiques / Assurance-crédit export / Documents relatifs à
l’Assurance-crédit export / Politique d’Assurance-crédit) ;
 la catégorie du risque débiteur ;
 la durée du risque ;
 la structure du financement.

 Vous souhaitez avoir une estimation de prime ?


Vous pouvez effectuer un calcul de prime en ligne (www.coface.fr /
garanties publiques / Assurance-crédit export / À quel coût ?)

11.3 Quel recouvrement ?

Coface engage les actions de recouvrement, soit directement auprès des


débiteurs, soit par l’intermédiaire de cabinets d’avocats, de sociétés de
recouvrement ou des Services Économiques dans les pays concernés.

Lorsqu’il s’agit d’une cessation de paiement généralisée due au


surendettement d’un pays, le recouvrement s’effectue par le biais
d’accords de consolidation de dette consentis par le Club de Paris.

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Partie 5 : Les solutions Coface 189

Les pouvoirs de Coface


Les conditions générales et spéciales des polices comportent des
dispositions qui définissent les pouvoirs de Coface en cas d’aggravation du
risque au titre du contrat d’exportation ou en cas d’indemnisation, ainsi
que les obligations d’information et/ou de consultation qui en résultent.

En cas d’aggravation du risque, le mandat contentieux permet à Coface


d’exercer tous les droits et actions de l’assuré, après l’en avoir informé.
Coface peut donc, soit exercer directement les recours découlant du
contrat garanti, soit donner à l’assuré les instructions qu’elle estime
nécessaires à la sauvegarde de la créance garantie (y compris en cas
d’accord de consolidation (voir ci-dessous « Les accords de
consolidation »).

Après indemnisation, Coface est subrogée dans tous les droits et actions de
l’assuré sur la créance indemnisée. Si Coface décide d’exercer elle-même
les recours, l’assuré devra lui fournir tous les titres et documents
nécessaires à ses actions. Mais, dans la majorité des cas, Coface donne aux
assurés les instructions nécessaires à l’exercice des recours et prend alors
en charge (à hauteur du pourcentage d’indemnisation), les frais en
découlant.

Les actions engagées


Dès qu’elle a connaissance des difficultés financières d’un acheteur ou de
l’existence d’un impayé, Coface s’emploie à recouvrer la créance.

Après avoir fait le point, d’une part avec l’assuré sur les informations dont
il dispose et sur ce qu’il a déjà pu entreprendre vis-à-vis de son client et,
d’autre part, sur la situation financière du débiteur, Coface entame des
démarches amiables directement auprès du débiteur et de son éventuel
garant.

Ces démarches, qui sont souvent effectuées par les Services Économiques à
l’étranger, permettent à Coface de connaître les raisons précises du non-
paiement (difficultés financières, litige…) et si le débiteur n’est pas dans
une situation trop difficile, le règlement de la créance peut être obtenu à
ce stade.

Si un paiement immédiat n’est pas possible, Coface peut accepter un


échelonnement de la dette.

Selon les pays, ces premières démarches peuvent être confiées à des
sociétés de recouvrement ou des cabinets d’avocats.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


190 Collection Etudes

Si les démarches amiables n’aboutissent pas, Coface peut alors être


amenée à engager une action judiciaire à l’étranger en choisissant l’avocat
qui sera le mieux à même de défendre les intérêts de l’assuré, en fonction
de la nature de l’opération, de son importance, de la qualité ou du pays du
débiteur ou même du pays dans lequel ce dernier possède des actifs.

La décision de mettre en jeu les sûretés attachées à la créance est prise au


cas par cas.

En cas de financement sur actif, le recouvrement peut se faire par


récupération de cet actif en vue de sa revente.

Les accords de consolidation


Lorsque des nations sont endettées, le Club de Paris (groupe de créanciers
publics) se charge de trouver des solutions coordonnées et durables pour
régler les difficultés de ces pays à honorer leur dette extérieure, par le
biais d’accords de consolidation (accords de rééchelonnement de dettes).

Coface fournit au Secrétariat du Club de Paris, un tableau des montants


garantis dus par le pays débiteur.

Après la réunion du Club de Paris, les caractéristiques précises des dettes


rééchelonnables étant connues, Coface recense exhaustivement les crédits
et échéances concernés, en fait valider la liste par les assurés, puis
l’adresse au pays débiteur pour « réconciliation », étant précisé que
l’accord bilatéral maintient en l’état chaque contrat originel même si un
traitement homogène de remboursement ou d’annulation est appliqué aux
échéances concernées.

Coface assiste à la négociation bilatérale conduite par la Direction


générale du Trésor français avec le pays débiteur et représente le
gouvernement français lors de la gestion de cet accord.

Coface assure la facturation des montants dus au titre de chaque accord


bilatéral et procède à l’encaissement et à la répartition entre elle-même
(pour compte de l’État) et ses assurés des montants qui sont effectivement
réglés.

S’agissant des conversions de dettes, Coface élabore les accords de cession


de créances relatifs aux créances commerciales cédées, avec l’accord
exprès des assurés en ce qui concerne la quote-part non indemnisée.

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Partie 5 : Les solutions Coface 191

L’assurance investissement

1 Quel est l’intérêt ?

Vous êtes une société de droit français qui réalise des investissements à
l’étranger et souhaitez-vous protéger des risques politiques.

Avec l’assurance des investissements à l’étranger, Coface répond à vos


besoins et peut également faire bénéficier la banque qui vous accompagne
de cette garantie.

Elle couvre toutes les formes d’investissements (y compris les prêts


bancaires d’accompagnement), quel que soit leur montant.

Vous pouvez choisir :

 1/ les modalités de l’investissement à faire couvrir ;

 2/ les faits générateurs de sinistre contre lesquels vous souhaitez vous


assurer ;

 3/ la durée de la garantie (3 à 20 ans).

La couverture est irrévocable sur toute la durée de la garantie, quelle que


soit l’évolution de la situation du pays d’accueil, mais vous pouvez résilier
la garantie sans dédit.

La garantie peut porter à la demande sur un montant plafonné à 150 % de


la valeur initiale de l’investissement à l’issue de la période de réalisation.

2 Pour quels risques ?

La couverture s’adapte à vos besoins : vous pouvez choisir les risques


contre lesquels vous souhaitez vous assurer :

 risque d’atteinte à la propriété :


 impossibilité d’exercer les droits attachés à votre investissement ;
 actif détruit en totalité ou partiellement ;
 fonctionnement de l’entreprise étrangère totalement empêché.

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192 Collection Etudes

 risque de non recouvrement si vous ne pouvez obtenir le paiement


et/ou le transfert des sommes qui vous reviennent.

3 À quelles conditions ?

Vous pouvez également choisir les faits générateurs de sinistre contre


lesquels vous souhaitez vous assurer : actes volontaires des autorités
locales (élargi au cas par cas, sur demande spécifique, au déni de justice
ou/et à la couverture d’engagements spécifiques pris par les autorités du
pays étranger, violence politique, non transfert.

L’assiette est celle que vous déclarez vouloir faire garantir dans la limite
maximale du montant en euros déclaré précédemment ou de 150 % de la
valeur initiale garantie de l’investissement.

La quotité garantie est généralement de 95 %, mais peut être réduite dans


certains cas.

4 Comment s’assurer ?

En adressant une demande à Coface avant la réalisation de


l’investissement à l’étranger (industriel, commercial ou de services) ou au
plus tard dans les 24 mois suivant sa réalisation.

Cette demande peut être déposée par toute société de droit français et /
ou par la banque qui l’accompagne et qui peut bénéficier de cette
garantie.

Les risques sont garantis dans le respect des dispositions en matière de


lutte contre la corruption et des règles en matière d’impact
environnemental et social après examen par Coface de la demande
d’investissement.

L’instruction ne donne lieu à perception d’un droit d’ouverture de dossier


que pour les opérations en financement de projet et les concessions.

La décision est prise par Coface ou par une Commission interministérielle


qui statue sur les conditions de garantie acceptées.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 5 : Les solutions Coface 193

Coface émet une promesse de garantie, valable 6 mois. Celle-ci peut être
prorogée jusqu’à réalisation effective du projet d’investissement et des
conditions mises à l’octroi de la garantie.

La police est alors délivrée à l’investisseur, et /ou à sa banque et ouvre


droit à facturation de la prime.

5 À quel coût ?

 Droit d’ouverture de dossier uniquement pour les financements de


projet et les concessions.

 Prime :
Le taux est fonction :
 du pays d’accueil ;
 de l’évaluation par Coface de l’investissement ;
 des faits générateurs de sinistre couverts.
Une réduction de prime est appliquée en cas de souscription de
plusieurs catégories de faits générateurs de sinistre.
L’échéance est payable chaque année.

 Le calcul :
Assiette x taux x quotité garantie.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Les solutions
BUSINESS France
Partie 6 : Les solutions Business France 197

Business France
Activité Export

Une agence engagée aux côtés des entreprises pour leur réussite à
l’international

La mission de Business France


Mettre en relation et favoriser la création de courants d’affaires pour les
PME et ETI et contribuer à leur présence durable à l’exportation

Comment ?

 en fournissant des outils et des produits d’information et des


solutions de communication ;

 en accompagnant collectivement des entreprises d’une même


communauté sectorielle à travers des opérations clés en main ;

 en soutenant le projet de développement international d’une


entreprise grâce à des solutions individuelles sur mesure ;

 en proposant une solution RH pour renforcer l’effectif des


entreprises à l’international avec le V.I.E.

1500 collaborateurs dans 73 pays

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


198 Collection Etudes

Business France
1500 hommes et femmes organisés par filières d’activité, en France
comme dans nos bureaux à l’étranger. Des spécialistes sectoriels sont les
contacts des entreprises, comprennent leurs problématiques et leur
proposent les solutions export les mieux adaptées.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 6 : Les solutions Business France 199

Identifiez et rencontrez vos futurs


clients et partenaires

500 événements dans le monde sélectionnés selon les secteurs et les pays
les plus porteurs d’opportunités commerciales. 5700 entreprises
bénéficiaires.

1 Exposez vos produits et services

 Pavillons France :
160 Pavillons France dans 48 pays, 4 100 participations d’entreprises.

 Ensemble sous la bannière FRANCE pour démultiplier la visibilité


des entreprises :
 conserver et négocier des emplacements stratégiques sur de
grands salons mondiaux ;
 bénéficier d’une offre de stand clés en main et d’un appui
logistique complet ;
 proposer des services à valeur ajoutée pour les participants.

2 Participez aux missions collectives

 340 Rencontres B to B

dont 60 «Vendre à un grand compte» dans 42 pays, 700 participants

Se faire référencer auprès d’un grand donneur d’ordres mondial


 Un format unique donnant accès aux responsables achat des grands
groupes ou donneurs d’ordres internationaux
 Une présélection en amont des entreprises françaises par le grand
compte
 La présentation des procédures de référencement et l’organisation
des rendez-vous d’affaires

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


200 Collection Etudes

3 Bénéficiez de solutions personnalisées et


opérationnelles

Accompagnement individuel sur une approche phasée pour renforcer votre


présence sur un marché ou en ouvrir un nouveau

Identification des Ciblage de contacts, Organisation


marchés potentiels présentation de l’offre, des Rdv avec
recueil de l’intérêt les prospects

Signature
Suivi des contacts de contrat
et développement
des courants

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 6 : Les solutions Business France 201

Des services additionnels


à valeur ajoutée

1 Informations et conseils sur les marchés

 Analyse et potentiel de marché / Etude de marché.

 Guide des affaires / Lettres de veille.

 Atelier d’information (pays, thématiques).

 Rencontres internationales sectorielles (ex : rencontres


internationales de la French Tech).

 La base de données PROAO (Projets et Appels d’Offres sur


financements internationaux) :
Un outil stratégique pour identifier les projets et anticiper les appels
d’offres des organismes internationaux ainsi que les stratégies des
bailleurs de fonds dans le monde. Pratique pour saisir les opportunités
de marchés dès leur publication, grâce à la consultation illimitée de la
base et à l’alerte e-mail.

 Les veilles / Etudes et Hotline réglementaire et juridique :


Réglementation douanière : droits de douane, droits d’accises,
formalités à accomplir…
Réglementation produits, règles d’étiquetage, normes …

2 Communication auprès des professionnels

Des services complémentaires et personnalisés couvrant tous les domaines


de la communication B to B à l’international :
 Relations presse /Relations publiques
 Opération networking
 Promotion commerciale : kit de présentation export, catalogue
 Publicité professionnelle, publi-reportages, visibilité web.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


202 Collection Etudes

Pour renforcer sa notoriété auprès de prospects,

Pour promouvoir son activité locale,

Pour optimiser sa participation à un évènement

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 6 : Les solutions Business France 203

V.I.E : Le Volontariat International en


Entreprise

En chiffres 2015:

6 000 entreprises clientes - 9 000 V.I.E en poste

58 000 jeunes ont réalisé une mission V.I.E

Formule gagnante…

 pour les jeunes : 92 % occupent un emploi 1 an après la fin de leur


mission ;

 pour les entreprises : 73 % obtiennent des retombées commerciales


effectives

1 Le V.I.E une solution RH à l’international

 Une formule flexible pour confier des missions professionnelles de 6


à 24 mois à des jeunes âgés de 18 à 28 ans.

 Un statut privilégié qui exonère les entreprises de toutes charges


sociales en France.

 Une gestion simplifiée : Business France gère les aspects


administratifs, juridiques et sociaux pour le compte des
entreprises.

2 Quelles entreprises peuvent bénéficier du V.I.E ?

 Les entreprises de droit français :


 souhaitant développer leurs activités à l’étranger ;
 possédant une structure d’accueil dans le pays visé pour
encadrer le jeune volontaire

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


204 Collection Etudes

En cas d’absence de structure adaptée, Business France peut vous aider à


trouver des solutions de portage ou d’hébergement.

3 Votre budget V.I.E ?

Vous pouvez estimer le coût d’une mission sur www.businessfrance.fr/vie


ou nous contacter pour un devis gratuit.

4 Sourcez les meilleurs candidats

 Un vivier actif de 50 000 candidats, accessibles en temps réel sur


www.businessfrance.fr/vie.

 Une équipe chargée de recrutement

 Contactez Business France pour le V.I.E : 0 810 659 659 (coût d’un appel
local)/ [email protected]

5 L’action de Business France est mesurée pour une


dynamique d’amélioration et d’efficacité

 3 entreprises accompagnées sur 4 ont identifié un nouveau contact


à potentiel

 1 entreprise accompagnée sur 2 signe un contrat sur un ou deux


marchés en moyenne

 39% ont créé ou envisagent de créer des emplois en France


(Source IPSOS)

 Contactez-nous pour tous vos projets :


• www.businessfrance.fr
• 0 810 817 817 (coût d’un appel local) ;
• votre délégué régional Business France: coordonnées dans l’annuaire ci-
joint ou sur www. businessfrance.fr /découvrir Business France/ notre
réseau en France/cliquer sur sa région ;

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 6 : Les solutions Business France 205

• créez votre alerte e-mail sur www.businessfrance.fr pour accéder à toute


l’information sur les événements et publications à venir selon vos centres
d’intérêt ;
• retrouvez et achetez en ligne l’ensemble des publications de la Librairie
du Commerce International sur www. businessfrance.fr/librairie;
• toutes les prestations de ce catalogue ne sont pas réalisables dans tous
les pays du réseau. Contactez-nous pour plus d’information.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 6 : Les solutions Business France 207

Les solutions CIC


Partie 7 : Les solutions CIC 209

Une organisation pensée pour offrir


toutes les expertises

Banque de près d’une PME sur trois en France, le CIC est depuis toujours
aux côtés de ceux qui ont l’esprit d’entreprendre.

Ancrés dans le tissu économique local, nous entretenons avec les


entreprises une véritable relation de proximité.

Et parce que nous connaissons bien les besoins de nos clients, nous les
accompagnons partout où ils se développent.

Une approche éprouvée qui fait aujourd’hui du CIC la première banque de


l’accompagnement des PME à l’international.

L’organisation du CIC est construite pour répondre de façon optimale à


l’ensemble des besoins des entreprises. Le Chargé d’Affaires Entreprises
est l’interlocuteur privilégié. Il traite directement les opérations courantes
telles que les transferts et rapatriements à l’étranger ou le financement à
court terme des exportations.

Pour gérer les opérations plus techniques, le Chargé d’Affaires est entouré
d’experts. En fonction des sujets, il peut faire appel à un Chargé d’Affaires
Internationales, véritable spécialiste des techniques du commerce
mondial, ou se mettre en relation avec le Centre de Métier International,
qui traite les transactions les plus complexes.

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


210 Collection Etudes

 des équipes biculturelles en local pour un meilleur conseil :


 avec 38 succursales et bureaux, le CIC couvre une cinquantaine de
pays.
Spécialistes de l’économie locale, ces bureaux de représentation
sont dédiés au développement des entreprises clientes et les
assistent dans leurs démarches et transactions.
Biculturelles, ces équipes locales aident à concilier les usages et
formalités du pays ciblé avec les pratiques commerciales de
l’entreprise.

 des solutions ajustées


 un accompagnement personnalisé pour réussir une implantation à
l’international :
- ciblage des marchés (étude d’opportunités commerciales
multi-pays…) ;

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 7 : Les solutions CIC 211

- collecte d’informations clés sur les marchés ciblés


(concurrence, barrières tarifaires, normes techniques, offre en
distribution…) ;
- aide à la création d’un réseau (recherche de contacts,
organisation de rendez-vous dans le cadre d’une mission
commerciale individuelle ou collective…) ;
- accompagnement jusqu’à l’implantation (aide au choix des
partenaires, assistance à l’implantation industrielle ou
commerciale…).

Les « Journées Pays » : un entretien avec un expert local directement en région

Le CIC organise tout au long de l’année des « Journées Pays ». Il s’agit de rendez-
vous individuels avec nos experts qui sont présents sur les marchés à l’étranger, et
donc en prise directe avec le terrain. Spécialisés dans l’accompagnement des
entreprises à l’international, ils pourront, grâce à leur réseau relationnel, mettre
en relation les entrepreneurs avec des sociétés locales et les conseiller sur le
mode d’accompagnement le plus adapté à la construction et à la réussite de leurs
projets.

 Les financements et garanties à l’international :


- le financement de l’assurance prospection : un crédit de
trésorerie ajusté au rythme des dépenses de prospection, dans
l’attente du versement de l’indemnité Coface ;
- le préfinancement : un crédit de trésorerie pour couvrir les
besoins en période de fabrication, en attendant l’expédition ou
la naissance de la créance finale ;
- les garanties de marché (soumission, restitution d’acompte,
bonne fin, dispense de retenue de garantie…) ;
- la Mobilisation des Créances Nées sur l’Etranger (MCNE) et
Avance en Devises Export (AEDE) ;
- l’affacturage Factexport, avec notre filiale CM-CIC Factor,
- le forfaiting de crédits documentaires ou d’effets de commerce
garantis par une banque étrangère ;
- le crédit acheteur.
- …

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


212 Collection Etudes

Et pour un importateur qui souhaite obtenir un délai de paiement de son


fournisseur ?

- S’il paye par crédit documentaire, FIDOC lui permet de mieux négocier un délai
de règlement car son fournisseur pourra être payé immédiatement par le CIC une
fois les documents reconnus conformes à ce qui était prévu dans le crédit
documentaire. Il sera débité à l’échéance initialement convenue dans le Credoc.

- S’il paye par FAE (Facture Acceptée à Echéance), le CIC donne la possibilité au
bénéficiaire étranger (zone SEPA), de recevoir un paiement anticipé de sa créance.

 L’optimisation des flux :


- automatisation et accélération des échanges (télétransmission
de fichiers multi-bancaires avec Hub Transfert, gestion en ligne
des crédits documentaires avec Trade Service, accès au réseau
mondial SWIFT avec SWIFTNET…) ;
- sécurisation des échanges (gestion de différents niveaux
d’habilitation, signature électronique des fichiers d’opérations
par un certificat personnel K-Sign…) ;
- simplification de la gestion de la trésorerie grâce aux services
de Cash Management ;
- gestion du risque de change.

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Partie 7 : Les solutions CIC 213

Annuaire des
partenaires Export
Partie 8 : Annuaire des partenaires Export 215

Zone Est

 Alsace

 Bourgogne

 Champagne-Ardenne

 Franche-Comté

 Lorraine

1 Alsace

Bpifrance
Direction Régionale Alsace
3, rue de Berne - 67300 SCHILTIGHEIM
Tél : 03 88 56 88 56 - Fax : 01 41 79 94 50
[email protected]

Business France
Délégué régional : Thierry BOQUIEN
c/o CCIR Alsace - 10 place Gutenberg - 67081 STRASBOURG Cedex
Tél : 01 40 73 31 61 – 06 74 32 64
[email protected]

CCI International

10, place Gutenberg 67081 STRASBOURG cedex


Tel : 03 88 76 42 12 – Fax : 03 88 76 42 00
Directeur International : Didier HOFFMANN
[email protected]

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


216 Collection Etudes

CNCCEF Strasbourg
(Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France)

Président : Jean Serrats


Immeuble Sébastopol - 3 quai Kléber
67000 STRASBOURG
Tél : 03 88 76 42 12 - Fax : 03 88 76 42 00
www.alsace-cce.com

Coface
Responsable de développement garanties publiques : Philippe
Sugniaux
Tél : 06 20 66 84 28 - 03 90 40 53 96
[email protected]

DRCE
Immeuble Sébastopol - 3 quai Kléber - 67000 STRASBOURG
Tél : 03 88 15 21 70 - Fax : 03 88 15 21 79
[email protected] - www.dgtpe.fr/drce/alsace/

2 Bourgogne

Bpifrance
Direction Régionale Bourgogne
13, rue Jean Giono - BP 57407 - 21074 DIJON Cedex
Tél. : 03 80 78 82 40 - Fax : 01 41 79 93 54
[email protected]

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Partie 8 : Annuaire des partenaires Export 217

Business France
Déléguée régionale Bourgogne / Franche Comté :
Valérie MERLE
c/o CCIR Bourgogne - Place des Nations Unies – 21000 DIJON
Tél : 03 80 60 40 99 - 06 31 48 85 33
[email protected]

CCI International
Place des Nations Unies Parc de l’Europe - BP 87009 21070 DIJON CEDEX
Tel : 03 80 60 40 33 - Fax : 03 80 60 40 21
Directeur International : Pierre-Olivier GHINTRAN
[email protected]

CNCCEF
(Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France)

Président : Pascal Denis


c/o CRCI Bourgogne
Place des Nations Unies – BP 87009 - 21070 DIJON
Tél : 03 80 73 21 63 - Fax : 03 80 7215 34
www.tresor.economie.gouv.fr/region/bourgogne

Coface
Responsable de développement garanties publiques : Christian
Terrier
Tél : 06 23 61 03 61 - 04 78 75 87 87
[email protected]

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218 Collection Etudes

DRCE
Immeuble Mazarin - 10 avenue maréchal Foch – 21000 DIJON
Tél : 03 80 45 02 63 - Fax : 03 80 45 33 92
[email protected] - www.dgtpe.fr/drce/bourgogne

3 Champagne-Ardennes

Bpifrance
Direction Régionale Champagne-Ardenne
Bâtiment le Naos - 9, rue Gaston Boyer – 51722 REIMS Cedex
Tél : 03 26 79 82 30 - Fax : 01 41 79 92 82
[email protected]

Business France
CRCI Champagne Ardenne
10 rue de Chastillon – 51000 CHALONS EN CHAMPAGNE
Délégué régional : François Petit
Tél : 01 40 73 34 96 - 06 81 43 99 66
[email protected]

CCI International
10, rue de Chastillon - BP 537 51011 CHALONS-EN-CHAMPAGNE CEDEX
Tel : 03 29 69 33 55 - Fax : 03 29 69 33 69
Directeur International : Claude HUMBERT
[email protected]

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Partie 8 : Annuaire des partenaires Export 219

CNCCEF
(Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France)
Soliance – Route de Bazancourt - 51110 POMACLE
Président Frédérique Lafosse
Tél : 03 26 88 84 11 - Fax : 03 26 05 42 89
www.tresor.economie.gouv.fr/region/champagneardenne

Coface
Responsable de développement garanties publiques : Brigitte
Clément Demange
Tél : 06 20 66 84 31 – 03 83 45 81 93
[email protected]

DRCE
1 Cours d’Ormesson - BP 512 – 51006 CHALONS EN CHAMPAGNE
Tél : 03 26 65 19 62 - Fax : 03 26 21 12 09
[email protected]
www.dgtpe.fr/drce/champagneardenne

4 Franche-Comté

Bpifrance
Direction Régionale Franche-Comté
Parc Artemis 17D, rue Alain Savary - 25000 BESANÇON
Tél : 03 81 47 08 30 - Fax : 01 41 79 95 00
[email protected]

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220 Collection Etudes

Business France
c/o CCIR Bourgogne - Place des nations Unies - 21000 DIJON
Déléguée régionale Bourgogne / Franche Comté :
Valérie Merle
Tél : 03 80 60 40 99 - 06 31 48 85 33
[email protected]

CCI International
46, avenue Villarceau 25042 BESANÇON CEDEX
Tel : 03 81 25 25 76 - Fax : 03 81 25 25 05
Directeur International : Caroline ASTIER
[email protected]

CNCCEF
(Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France)
CCI International Franche Comté – CCI du Doubs
46 Avenue Villarceau - 25042 BESANÇON
Président : Philippe Delbos
Tél : 03 81 25 25 88 - Fax : 03 81 25 25 05
[email protected]
www.tresor.economie.gouv.fr/region/franchecomte

Coface
Responsables de développement garanties publiques : Philippe
Sugniaux
Tél : 06 20 66 84 28 - 03 90 40 53 96
[email protected]

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Partie 8 : Annuaire des partenaires Export 221

DRCE
Le Vesontio - 29 avenue Carnot - 25000 BESANÇON
Tél : 03 81 40 20 50 - Fax : 03 81 61 33 57
[email protected] - www.dgtpe.fr/drce/franchecomte

5 Lorraine

Bpifrance
Direction Régionale Lorraine
9, rue Pierre Chalnot - CS 40375 - 54007 NANCY Cedex
Tél : 03 83 67 46 74 - Fax : 01 41 79 92 15
[email protected]
Délégation Lorraine Nord
11, place Saint-Martin - 57000 METZ
Tél : 03 87 69 03 69 - Fax : 01 41 79 92 87
[email protected]

Business France
c/o CCI International Lorraine
5 rue Antoine Chaptal – 57070 METZ
Déléguée régionale : Marie-Paule Heim
Tél : 03 87 39 46 78 - 06 61 81 23 43
[email protected]

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222 Collection Etudes

CCI International
53, rue Stanislas 54042 NANCY CEDEX
Tel : 03 83 85 54 61 - Fax : 03 83 85 54 60
Directeur International : Hervé HOLZ
[email protected]

CNCCEF
(Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France)
CRCI Lorraine – 10/12, viaduc JF Kennedy - 54000 NANCY
Président : Xavier Pierard – Laurent Buonvino
Tél : 03 85 41 74 85 - Fax : 03 87 51 10 64
www.tresor.economie.gouv.fr/region/lorraine

Coface
Responsable de développement garanties publiques : Brigitte
Clément Demange
Tél : 06 20 66 84 31 - 03 83 45 81 93
[email protected]

DRCE
4 avenue de la Garenne - 54000 NANCY
Tél : 03 83 41 15 31 - Fax : 03 83 90 13 61
[email protected] - www.dgtpe.fr/drce/lorraine

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Partie 8 : Annuaire des partenaires Export 223

Zone Sud-Ouest

 Aquitaine

 Limousin

 Midi-Pyrénées

 Poitou Charentes

1 Aquitaine

Bpifrance
Direction Régionale Aquitaine
Immeuble Bordeaux Plaza
1, place Ravezies - BP 50155 – 33042 BORDEAUX Cedex
Tél. : 05 56 48 46 46 - Fax : 01 41 79 97 47
[email protected]
Délégation Aquitaine Sud
Les Alizés - 70, avenue Sallenave - BP 705 – 64007 PAU Cedex
Tél. : 05 59 27 10 60 - Fax 01 41 79 92 18
[email protected]

Business France
c/o CCI international
2 place de la Bourse – 33076 BORDEAUX Cedex
Délégué Régional : Alexandre Brunet
Tél : 01 40 73 31 73 - 06 42 99 30 99
[email protected]

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224 Collection Etudes

CCI International
2, place de la Bourse 33000 Bordeaux
Tel : 05 56 79 50 90
Directeur International : Jean-Christophe BAGUR
[email protected]

CNCCEF
(Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France)
CCEF Aquitaine – 2 place de la bourse - 33076 BORDEAUX Cedex
Président : Jean-Claude Fayat
Tél : 05 56 79 44 30 - Fax : 05 56 79 44 31
www.tresor.economie.gouv.fr/region/aquitaine

Coface
Responsable de développement garanties publiques : Françoise
Lamarque
Tél : 06 20 66 84 80 – 05 56 48 46 46
[email protected]

DRCE
9 rue de Condé - 33000 BORDEAUX
Tél : 05 56 00 87 77 - Fax : 05 56 00 87 78
[email protected] - www.dgtpe.fr/drce/aquitaine

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Partie 8 : Annuaire des partenaires Export 225

2 Limousin

Bpifrance
Direction Régionale Limousin
7, rue Colombia Le Parc d’Ester - BP 76827 – 87068 LIMOGES
Tél. : 05 55 33 08 20 - Fax : 01 41 79 97 48
[email protected]

Business France
c/o CCI International du Limousin
4 allée Duke Ellington CS 80015 – 87067 LIMOGES Cedex
Déléguée Régionale Limousin / Poitou Charentes : Christine Oliva
Tél : 05 55 71 39 57 - 06 33 85 72 56
[email protected]

CCI International
4, rue Thomas Edison - BP 211 87220 FEYTIAT
Tel: 05 55 71 39 40 - Fax : 05 55 70 31 56
Directeur International : Marc FAILLET
[email protected]

CNCCEF
(Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France)
Legrand SNC – 128 Avenue Delattre de Tassigny –
87045 LIMOGES Cedex
Président : Karine Caro
Tél : 05 55 06 76 97 - Fax : 05 55 06 74 55
www.tresor.economie.gouv.fr/region/limousin

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226 Collection Etudes

Coface
Responsable de développement garanties publiques : Marie-Claire
Sarliève
Tél : 06 20 66 84 42 - 04 73 70 66 67
[email protected]

DRCE
86 avenue Baudin - BP 3608 - 87036 LIMOGES Cedex
Tél : 05 55 32 94 25 - Fax : 05 55 32 33 80
[email protected] - www.dgtpe.fr/drce/limousin

3 Midi-Pyrénées

Bpifrance
Direction Régionale Midi-Pyrénées
24, avenue Georges Pompidou - BP 63379 – 31133 BALMA Cedex
Tél. : 05 61 11 52 00 - Fax : 01 41 79 92 05
[email protected]

Business France
c/o Région Midi-Pyrénées - Hôtel de Région
22 boulevard du Maréchal Juin - 31046 TOULOUSE Cedex 9
Délégué régional : Philippe Eeckhoutte
Tél : 01 40 73 30 09 - 06 86 34 05 28
[email protected]

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 8 : Annuaire des partenaires Export 227

CCI International
5, rue Dieudonné Costes - BP 80032 31701 BLAGNAC CEDEX
Tel : 05 62 74 20 12 - Fax : 05 62 74 20 20
Directeur International : Jean-Michel de BELLERIVE
[email protected]

CNCCEF
(Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France)
c/o Actia Group
25 chemin de Pouvourville – BP 74215 - 31432 TOULOUSE Cedex 4
Président : Michel Desmoulins
Tél : 05 61 17 61 40 - Fax : 05 61 55 42 31
www.tresor.economie.gouv.fr/region/midipyrenees

Coface
Responsables de développement garanties publiques :
Emmanuel Roubenne
Tél : 06 24 70 80 67 - 05 34 66 64 61
[email protected]

DRCE
Parc Technologique de Basso Cambo
Rue Michel Labrousse - 31106 TOULOUSE Cedex
Tél : 05 62 14 65 65 - Fax : 05 62 14 36 30
[email protected] - www.dgtpe.fr/drce/midipyrenees

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228 Collection Etudes

4 Poitou Charentes

Bpifrance
Direction Régionale Poitou-Charentes
CS 70362 - 70, rue Jean Jaurès - 86009 POITIERS Cedex
Tél : 05 49 49 08 40 - Fax : 01 41 79 94 99
[email protected]

Business France
c/o CCI International du Limousin
4 allée Duke Ellington CS 80015 - 87067 LIMOGES
Déléguée Régionale Limousin / Poitou Charentes : Christine Oliva
Tél : 05 55 71 39 57 - 06 33 85 72 56
[email protected]

CCI International
Boulevard Marie et Pierre Curie - BP 20178 86962 FUTUROSCOPE CEDEX
Tel : 05 49 60 53 85 - Fax : 05 49 41 32 54
Directeur International : Laurent BOURNOVILLE
[email protected]

CNCCEF
(Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France)
c/o DIRECCTE – Pôle 3 E
47 rue de la Cathédrale - 86035 POITIERS Cedex
Président : Jean-Pierre VILLEGER
Tél : 05 49 50 20 67

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Partie 8 : Annuaire des partenaires Export 229

Coface
Responsable de développement garanties publiques : David
Massenet
Tél : 06 07 62 90 32 – 02 40 08 90 32
[email protected]

DRCE
Téléport 4 - Astérama 2 - Avenue Thomas Edison - BP 30206
CHASSENEUIL-DU-POITOU - 86962 FUTUROSCOPE Cedex
Tél : 05 49 00 33 02 - Fax : 05 49 49 91 23
[email protected] - www.dgtpe.fr/drce/poitoucharentes

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230 Collection Etudes

Zone Sud-Est

 Auvergne

 Languedoc-Roussillon

 Loire

 Provence - Alpes - Côte d’azur - Corse

 Rhône-Alpes

1 Auvergne

Bpifrance
Direction Régionale Auvergne
Parc technologique La Pardieu - Immeuble Olympe
17bis, allée Alan Turing - 63170 AUBIERE
Tél : 04 73 34 49 90 - Fax : 01 41 79 96 07
[email protected]

Business France
c/o CCIT Puy de Dôme
148 boulevard Lavoisier – 63000 Clermont-Ferrand
Directeur régional délégué : Marc Debels
Tél : 04 73 43 43 88 - 06 61 81 20 87
[email protected]

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 8 : Annuaire des partenaires Export 231

CCI International
Aéroport de Clermont-Ferrand/Auvergne - BP25 63510 AULNAT
Tel : 04 43 36 14 90 - Fax : 04 73 90 89 22
Directeur International: Laurence ROQUETANIERE
[email protected]

CNCCEF
(Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France)
Michelin Développement France
Place des Carmes - 63040 CLERMONT-FERRAND CEDEX 9
Président : Patrick Ozoux
Tél : 04 73 32 77 02
www.tresor.economie.gouv.fr/region/auvergne

Coface
Responsable de développement garanties publiques : Marie-Claire
Sarliève
Tél : 06 20 66 84 42 - 04 73 70 66 67
[email protected]

DRCE
Centre Jaude - 31 rue Gonod - 63000 CLERMONT-FERRAND
Tél : 04 73 17 14 14 - Fax : 04 73 17 14 17
[email protected] - www.dgtpe.fr/drce/auvergne

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


232 Collection Etudes

2 Languedoc-Roussillon

Bpifrance
Direction Régionale Languedoc-Roussillon
Arche Jacques Cœur
222 place Ernest Granier CS 89015 - 34967 MONTPELLIER Cedex 2
Tél : 04 67 69 76 00 - Fax : 01 41 79 92 32
[email protected]
Délégation Roussillon
1, rue Jeanne d’Arc - 66000 PERPIGNAN
Tél : 04 68 35 74 44 - Fax : 01 41 79 88 27
[email protected]

Business France
c/o CCIR Languedoc Roussillon – 99 impasse Adam Smith
Bât CS -34477 Pérols Cedex
Déléguée régionale : Claudia Le Long
Tél : 04 67 13 68 38 - 06 42 99 41 40
[email protected]

CCI International
99, Impasse Adam Smith – Bâtiment B - CS 81000 34477 PEROLS CEDEX
Tel : 04 67 13 68 22 - Fax : 04 67 13 68 10
Directeur International : Fabien LEROUX
[email protected]

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Partie 8 : Annuaire des partenaires Export 233

CNCCEF
(Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France)
c/o Fnc Consultants
15 grande rue Jean Moulin – 34000 MONTPELLIER
Présidente : Françoise NICOULET
Tél : 04 67 92 76 25
[email protected]

Coface
Responsable de développement garanties publiques :
Loïc Verloove
Tél : 06 07 62 86 39
04 91 99 00 44
[email protected]

DRCE
Les Portes d’Antigone - 71 place Vauban – 34000 MONTPELLIER
Tél : 04 67 15 61 80 - Fax : 04 67 64 73 40
[email protected]
www.dgtpe.fr/drce/languedocroussillon

3 Loire

Coface
Responsable de développement Garanties Publiques : Marie-
Claire Sarliève
Tél : 06 20 66 84 42 - 04 73 70 66 67
[email protected]

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234 Collection Etudes

4 Provence - Alpes - Côte d’azur - Corse

Bpifrance
Direction Régionale Provence Alpes-Côte d’Azur
141, avenue du Prado - BP 265 - 13269 MARSEILLE Cedex 08
Tél : 04 91 17 44 00 - Fax : 01 41 79 97 40
[email protected]
Délégation Côte d’Azur
455 promenade des Anglais - BP 73137 - 06203 NICE Cedex
Tél : 04 92 29 42 80 - Fax : 01 41 79 93 11
[email protected]
Direction Régionale Corse
7, rue du Général Campi - BP 314 - 20177 AJACCIO Cedex 1
Tél : 04 95 10 60 90 - Fax : 01 41 79 88 99
[email protected]

Business France
c/o CCI International PACA
8 rue Neuve Saint-Martin - BP 81880 - 13221 MARSEILLE Cedex 01
Déléguée régionale : Charles Gros
Tél : 01 40 73 34 95 - 06.84.09.29.48
[email protected]

CCI International
8, rue Neuve Saint-Martin - BP 81880 13221 MARSEILLE CEDEX 01
Tel : 04 91 14 42 00 - Fax : 04 91 14 42 45
International : Audrey PIERLAS
[email protected]

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Partie 8 : Annuaire des partenaires Export 235

Pour la Corse :
Nouveau Port BP 210 20293 Bastia Tel : 04 95 54 44 50
Directeur International : Xavier ACQUAVIVA
[email protected]

CNCCEF
(Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France)

Comité Provence Corse CCEF


c/o club WTC Apex-WTC Marseille Provence
2 rue Henri Barbusse - 13241 MARSEILLE Cedex 01
Président : Alain Meyssonnier
Tél : 04 13 94 04 50 - Fax : 04 13 94 04 52
www.tresor.economie.gouv.fr/region/provencealpescotedazur

Coface
Responsable de développement garanties publiques : Marie-
Danielle Bahisson
Tél : 06 07 25 29 07 - 04 91 30 43 06
[email protected]
Tél : 06 20 66 84 43 - 04 91 99 28 91

DRCE
Centre Méditerranéen du Commerce International
2 rue Henri Barbusse - 13241 MARSEILLE Cedex 01
Tél : 04 91 13 25 60 - Fax : 04 91 56 01 30
[email protected]
www.dgtpe.fr/drce/provencealpescotedazur

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236 Collection Etudes

5 Rhône-Alpes

Bpifrance
Direction Régionale Grand Rhône
Immeuble Le 6e Sens
186, avenue Thiers – 69465 LYON Cedex 06
Tél : 04 72 60 57 60 - Fax : 01 41 79 93 96
[email protected]
Direction Régionale Alpes
Les Trois Dauphins
15, rue de Belgrade – 38024 GRENOBLE Cedex 1
Tél : 04 76 85 53 00 - Fax : 01 41 79 92 25
[email protected]
Délégation des Savoie
Les Jardins du Lac
24, avenue François Favre - CS 50266 – 74007 ANNECY Cedex
Tél : 04 50 23 50 26 - Fax : 01 41 79 93 52
[email protected]
Délégation Loire
Immeuble Luminis - Allée D
2, avenue Grüner - CS 70273 – 42016 SAINT-ETIENNE Cedex 01
Tél. : 04 77 43 15 43 - Fax : 01 41 79 95 03
[email protected]
Délégation Drôme & Ardèche
Immeuble la Croix d’Or
8, place de la République - CS 41101 - 26011 VALENCE Cedex
Tél : 04 75 41 81 30 - Fax : 01 41 79 94 12
[email protected]

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Partie 8 : Annuaire des partenaires Export 237

Business France
CCIR Rhône-Alpes
32, quai Perrache - CS 10015 – 69286 LYON Cedex 02
Délégué régional : Olivier Pageron
Tél : 04 72 11 43 10 - 06 70 94 33 96
[email protected]

CCI International
32, quai Perrache - CS 10015 69286 LYON CEDEX 02
Tel : 04 72 11 43 34 - Fax : 04 72 11 43 62
Directeur International : Florent BELLETEST
[email protected]

CNCCEF
(Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France)
c/o Région Alpes
1 Esplanade François Mitterand –CS 20033 - 69269 LYON
Président : Hervé Maillard
Tél : 04 26 73 46 16 - Fax : 04 72 91 21 80
www.cce-rhonealpes.org

Coface
Responsables de développement garanties publiques :
Départements 01, 07, 26, 38, 73,74 - Colin DIEUDONNE
Tél : 06 32 40 20 94 - 04 76 17 14 11
[email protected]
Département 69 - Christian Terrier
Tél : 06 23 61 03 61 - 04 78 75 87 87
[email protected]

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


238 Collection Etudes

DRCE
21 avenue Georges Pompidou - 69486 LYON Cedex 03
Tél : 04 72 91 21 81 - Fax : 04 72 91 21 80
[email protected] - www.dgtpe.fr/drce/rhonealpes

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Partie 8 : Annuaire des partenaires Export 239

Zone Ouest

 Bretagne

 Centre

 Pays de Loire

1 Bretagne

Bpifrance
Direction Régionale & Délégation Ile-et-Vilaine
6, place de Bretagne - CS 34406 - 35044 RENNES Cedex
Tél : 02 99 29 65 70 - Fax 01 41 79 98 77
[email protected]
Délégation Côtes-d’Armor
Centre d’affaires Eleusis - BP 80015 - 22196 PLÉRIN Cedex
Tél : 02 96 58 06 80 - Fax : 01 41 79 84 62
[email protected]
Délégation Morbihan
Centre d’affaires La Découverte - Bâtiment Ambrose –
39, rue de la Villeneuve - 56104 LORIENT Cedex
Tél : 02 97 21 25 29 - Fax : 01 41 79 92 08
[email protected]
Délégation Finistère
34, quai de la Douane - 29200 BREST
Tél : 02 98 46 43 42 - Fax : 01 41 79 94 56
[email protected]

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240 Collection Etudes

Business France
Direction interrégionale Ouest
Immeuble « Le Colbert - 35 place du Colombier - 35000 RENNES
Déléguée régionale : Géraldine Aupée
Tél : 01 40 73 31 94 - 06 82 33 78 38
[email protected]

CCI International
Parc Eolys - 16 C rue de Jouanet - CS 20834
35708 Rennes cedex 7
Tel : 02 99 25 04 03 - Fax : 02 99 25 04 00
Directeur : Gilbert HASCOET
[email protected]

CNCCEF
(Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France)
Bretagne Commerce International
Le Colbert 35 Place du Colombier CS 71238 - 35012 RENNES cedex
Président : Jean-Pierre Rivery
Tél : 02 99 25 04 04 - Fax : 02 99 25 04 00
www.cce-bretagne.com

Coface
Responsable de développement garanties publiques : Catherine
Crochet
Tél : 06 22 19 46 47 - 02 99 01 97 98
[email protected]

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Partie 8 : Annuaire des partenaires Export 241

DRCE
Parc d’affaires Oberthur - Bâtiment D
74 rue de Paris - 35000 RENNES
Tél : 02 99 84 84 00 - Fax : 02 99 84 84 09
[email protected] - www.dgtpe.fr/drce/bretagne

Business France
Direction interrégionale Ouest
Immeuble « Le Colbert - 35 place du Colombier - 35000 RENNES
Déléguée régionale : Géraldine Aupée
Tél : 01 40 73 31 94 - 06 82 33 78 38
[email protected]

2 Centre

Bpifrance
Direction Régionale Centre
32, rue Bœuf Saint-Paterne - BP 14537 – 45045 ORLÉANS Cedex 1
Tél : 02 38 22 84 66 - Fax : 01 41 79 94 65
[email protected]
Délégation Val-de-Loire
4, rue Gambetta CS 21 347 37013 TOURS
Tél : 02 47 31 77 00 - Fax : 01 41 79 93 72
[email protected]

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242 Collection Etudes

Business France
c/o CCIR CENTRE - 6 rue Pierre et Marie Curie - 45140 INGRE (adresse
valable pour les colis)
c/o CCIR CENTRE - 45926 ORLEANS Cedex 9
(adresse postale tous courriers)
Délégué régional : Xavier Guérard
Tél : 02 38 25 25 09 - Portable : 06 31 48 46 18
[email protected]

CCI International
6, rue Pierre et Marie Curie PA d’Ingré 45926 ORLEANS CEDEX 9
Tel : 02 38 25 25 32 - Fax : 02 38 43 00 39
Directeur International : Béatrice GUERIN-COUTANSAIS
[email protected]

CNCCEF
(Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France)
CR centre des CCE – c/o M. Pierre Boedez – DIRECCTE
12 place de l’Etape - 45000 ORLÉANS
Président : Martin FRAISSIGNES
Tél : 02 54 60 53 71 - Fax : 02 54 60 53 64
www.tresor.economie.gouv.fr/region/centre

Coface
Responsables de développement garanties publiques : Michel
Dutheil
Tél : 06 20 66 84 84 – 02 38 54 54 92
[email protected]

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Partie 8 : Annuaire des partenaires Export 243

DRCE
79 boulevard Alexandre Martin - 45000 ORLÉANS
Tél : 02 38 69 71 00 - Fax : 02 38 69 04 40 [email protected]
www.dgtpe.fr/drce/centre

3 Pays de Loire

Bpifrance
Direction Régionale Pays de la Loire
53, chaussée de la Madeleine - CS 42304 – 44023 NANTES Cedex 1
Tél : 02 51 72 94 00 - Fax 01 41 79 94 36
[email protected]
Délégation Sarthe & Mayenne
Bâtiment Epsilon
39, boulevard Demorieux – 72014 LE MANS Cedex
Tél : 02 43 39 26 00 - Fax : 01 41 79 94 93
[email protected]

Business France
CCIR Pays de la Loire / CCI International
Centre des Salorges
16 quai Ernest Renaud - BP 70515 – 44105 NANTES Cedex 4
Délégué régional : Ronan Jourdain
Tél : 02 40 44 62 49 - 06 11 81 20 60
[email protected]

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244 Collection Etudes

CCI International
16, quai Ernest Renaud - Centre des Salorges BP 70515 44105 NANTES
CEDEX 04
Tel : 02 40 44 63 41 - Fax : 02 40 44 63 20
Directeur International : Armelle REBUFFET
[email protected]

CNCCEF
(Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France)
Philippe Faudever et Cie – ZAC de Cadréan – Centre d’affaires Icare – Bât. E
– BP 23 - 44550 MONTOIR DE BRETAGNE Cedex
Président : Philippe FAUDEVER
Tél : 02 40 90 92 14 - Fax : 02 40 90 00 20
www.tresor.economie.gouv.fr/region/paysdelaloire

Coface
Responsables de développement garanties publiques : David
Massenet
Tél : 06 07 62 90 32 – 02 40 08 90 82
[email protected]

DRCE
Centre des Salorges
15 quai Ernest Renaud - BP 28423 – 44184 NANTES Cedex 4
Tél : 02 40 73 40 41 - Fax : 02 40 73 36 59
[email protected] / www.dgtpe.fr/drce/paysdelaloire

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Partie 8 : Annuaire des partenaires Export 245

Zone Nord-Ouest

 Nord - Pas-de-Calais

 Nord Picardie

 Normandie

1 Nord - Pas-de-Calais

Bpifrance
Direction Régionale Nord-Pas de Calais
32, boulevard Carnot - 59000 LILLE
Tél : 03 20 81 94 94 - Fax : 01 41 79 93 56
[email protected]

Business France
UBIFRANCE - Espace International
299 boulevard de Leeds - 59777 LILLE EURALILLE
Déléguée Régionale : Jessica Jouvenaux
Tél : 03 59 56 22 65 - 06 84 39 69 77
[email protected]

CCI International
299 boulevard de Leeds 59777 EURALILE
Tel : 03 59 56 21 47 - Fax : 03 59 56 22 22
Directeur International : Virginie BLIDA
[email protected]

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246 Collection Etudes

CNCCEF
(Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France)
299 boulevard de Leeds - 59777 LILLE
Président : Jeanine Vaillant
Tél : 03 59 56 23 43 - Fax : 03 59 56 23 41
www.tresor.economie.gouv.fr/region/nordpasdecalais

Coface
Responsable développement garanties publiques :
David Soyer
06 16 60 74 55 -03 28 38 92 43
[email protected]

DRCE
299 boulevard de Leeds - 59777 LILLE
Tél : 03 59 56 23 40 - Fax : 03 59 56 23 41 [email protected]
www.dgpte.fr/drce/nordpasdecalais

2 Nord Picardie

Bpifrance
Direction Régionale Picardie
18, rue Cormont - CS 70302 - 80003 AMIENS Cedex 1
Tél : 03 22 53 11 80 - Fax : 01 41 79 91 89
[email protected]

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Partie 8 : Annuaire des partenaires Export 247

Business France
c/o CCI de Picardie
36 rue des Otages - CS 23701 80037 AMIENS Cedex 1
Délégué régional : Martin Gramling
Tél : 01 40 73 36 79 - 06 66 68 84 64
[email protected]

CCI International
36, rue des Otages - CS 23701 80037 AMIENS CEDEX 1
Tel : 03 22 82 80 85 - Fax : 03 22 82 80 88
Directeur International : Christine GARRAUD
[email protected]

CNCCEF
(Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France)
Autexier – 93 rue Louis Blanc – 02300 CHAUNY
Président : Pascale Sebille
Tél : 03 23 59 02 86
www.tresor.economie.gouv.fr/region/picardie

Coface
Responsable de développement Garanties publiques :
Picardie (02,80) David Soyer
06 16 60 74 55 -03 28 38 92 43
[email protected]
Oise(60)- Cécile Le Maitre
Tél : 07 86 90 82 82 – 02 35 00 36 12
[email protected]

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248 Collection Etudes

DRCE
Tour Perret - 13 place Alphonse Fiquet - 80000 AMIENS
Tél : 03 22 91 78 87 - Fax : 03 22 91 48 64 [email protected]
www.dgtpe.fr/drce/picardie

3 Basse-Normandie

Bpifrance
Direction Régionale Basse-Normandie
616, rue Marie Curie - 14200 HEROUVILLE-SAINT-CLAIR
Tél : 02 31 46 76 76 - Fax : 01 41 79 92 46
[email protected]

Business France
c/o CCI International Normandie
1 rue René Cassin – Saint Contest - 14911 CAEN Cedex 9
Délégué Régional Basse et Haute Normandie : Pierre Ramirez
Tél : 02 31 54 40 18 - 06 77 92 10 36
[email protected]

CCI International
9, rue Robert Schuman 76042 ROUEN
Tel : 02 35 14 38 50 - Fax : 02 35 14 38 26
Directeur International : Thierry ACHARD DE LA VENTE
[email protected]

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Partie 8 : Annuaire des partenaires Export 249

CNCCEF
(Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France)
c/o Direccte Basse Normandie – Pôle 3E – Service 50E
BP 70034 - 14202 HEROUVILLE-ST-CLAIR Cedex
Président : Luc Lesenecal
Tél : 02 31 47 74 46 - Fax : 02 31 47 73 01
www.tresor.economie.gouv.fr/region/bassenormandie

Coface
Responsable de développement garanties publiques : Cécile Le
Maitre
Tél : 07 86 90 82 82 – 02 35 00 36 12
[email protected]

DRCE
Immeuble le Pentacle - Citis - Avenue de Tsukuba
BP 40213 - 14209 HEROUVILLE-ST-CLAIR Cedex
Tél : 02 31 94 75 00 - Fax : 02 31 94 72 65 [email protected]
www.dgtpe.fr/drce/bassenormandie

4 Haute-Normandie

Bpifrance
Direction Régionale Haute-Normandie
20, place Saint Marc - 76000 ROUEN
Tél : 02 35 59 26 36 - Fax : 01 41 79 93 06
[email protected]

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250 Collection Etudes

Business France
c/o CCI International
1 rue René Cassin – Saint Contest - 14911 CAEN Cedex 9
Délégué Régional Basse et Haute Normandie :
Pierre Ramirez
Tél : 02 31 54 40 18 – 06 77 92 10 36
[email protected]

CCI International
9, rue Robert Schuman 76042 ROUEN
Tel : 02 35 14 38 50 - Fax : 02 35 14 38 26
Directeur International : Thierry ACHARD DE LA VENTE
[email protected]

CNCCEF
(Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France)
CCI Rouen – Palais des Consuls
Quai de la bourse – BP 641- 76007 ROUEN Cedex 01
Président : Philippe Eudeline
Tél : 02 35 61 83 84 - Fax : 02 35 61 83 84
www.tresor.economie.gouv.fr/region/hautenormandie

Coface
Responsable de développement garanties publiques : Cécile Le
Maitre
Tél : 07 86 90 82 82 – 02 35 00 36 12
[email protected]

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 8 : Annuaire des partenaires Export 251

DRCE
Centre d’affaires Rouen International
Palais des Consuls
4 rue du Dr Rambert - BP 1067 – 76173 ROUEN Cedex
Tél : 02 35 52 41 00 - Fax : 02 35 52 41 01 [email protected]
www.dgtpe.fr/drce/hautenormandie

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


252 Collection Etudes

Zone Paris Ile-de-France

Bpifrance
Direction Régionale Paris
6-8, boulevard Haussmann 75009 PARIS
Tél : 01 53 89 78 78 - Fax : 01 41 79 89 99
[email protected]
Direction Régionale Ile-de-France Est
16 boulevard du Mont d’Est - Maille Nord IV - Hall 41 –
93192 NOISY-LE-GRAND Cedex
Tél : 01 48 15 56 55 - Fax : 01 41 79 94 75
[email protected]
Direction Régionale Ile-de-France Ouest
La Grande Arche - Paroi Nord - 1, parvis de la Défense –
92044 PARIS LA DÉFENSE Cedex
Tél : 01 46 52 92 00 - Fax : 01 41 79 94 68
[email protected]

Business France
Business France, 77 Boulevard Saint-Jacques, 75014 PARIS
Directeur régional : Christophe BELLANGER
Tél : 01 40 73 33 83, 06 74 09 90 21
[email protected]
Déléguée Régionale ; Cécile Hautefort-Hegazy
(Paris ouest, 92, 78,95)
Tél : 01 40 73 34 97
[email protected]

Guide Export © CSOEC  Edition 2016


Partie 8 : Annuaire des partenaires Export 253

Déléguée Régionale : Elodie Morin-Rager


(Paris est : 91, 93, 94, 77)
Tél : 01 40 73 31 99 – 06 54 53 87 20
[email protected]

CCI International
Bourse de commerce, 2 rue de Viarmes 75001 PARIS
Tel : 01 55 65 35 81 - Fax : 01 55 65 37 00
Directeur général adjoint chargé des actions internationales et
européennes : Gilles DABEZIES
[email protected]

CNCCEF
(Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France)
c/o CNCCEF – 22 Avenue Franklin Roosevelt – BP 303 –
75365 PARIS Cedex 08
Président : Arnaud Collin du Bocage
Tél : 01 53 83 92 61
[email protected]
www.tresor.economie.gouv.fr/region/iledefrance

Coface
Responsables de développement garanties publiques :
Ile-de-France Ouest (78, 92 et 95) -
Gonzague de Fromont de Bouaille
Tél : 06 16 29 05 85 - 01 41 02 99 14
[email protected]
Ile-de-France Est (77, 91, 93 et 94) - Charles Brun
Tél : 06 23 66 22 69 - 01 48 63 88 65
[email protected]

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254 Collection Etudes

Paris - Caroline Wood


Tél : 06 23 61 04 47 - 01 42 81 93 94
[email protected]

DRCE
55 rue Crozatier - 75012 PARIS
Tél : 01 44 75 78 40 - Fax : 01 44 75 78 44 [email protected]
www.dgtpe.fr/drce/iledefrance

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Partie 8 : Annuaire des partenaires Export 255

Zone Dom-Tom

 Antilles - Guyane

 Ile de la Réunion

Coface
Direction des garanties publiques : Corinne Martinez
Tél : 06 20 66 84 72 - 01 49 02 11 14
[email protected]

1 Ile de la réunion

Bpifrance
Direction Régionale La Réunion
Immeuble Kristal
112 rue Sainte Marie - BP 980 – 97479 SAINT-DENIS Cedex
Tél : 02 62 90 00 90

Business France
CCI de la Réunion
5bis, rue de paris BP 120 – 97463 SAINT-DENIS Cedex
Déléguée Régionale : Delphine Vidal
Tél : (262) 94 21 10 - 06 92 27 65 52
[email protected]

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256 Collection Etudes

CCI International
5 B rue de Paris - CS 31023 - 97404 SAINT-DENIS CEDEX
Tel : 02 62 94 21 63 - Fax : 02 62 94 22 78
Responsable International : Raziah LOCATE
[email protected]

CNCCEF
(Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France)
c/o Stor –Technopole de la Réunion-
4 rue René Demarne - 97490 SAINTE CLOTILDE
Tél : 06 92 21 81 61 - 02 62 48 48 70
Président : Bruno Millot
[email protected]
www.tresor.economie.gouv.fr/region/reunion

DRCE
MRST - 3 rue Serge Ycard - 97491 SAINTE CLOTILDE
Tél : 02 62 92 24 70 - 02 62 92 24 76
[email protected]
www.dgtpe.fr/drce/antilles-guyane

2 Martinique

Bpifrance
Direction Régionale Martinique
Immeuble Cascades III
Place François Mitterand - BP 804 – 97244 FORT-DE-FRANCE Cedex
Tél : 05 96 59 44 73 - Fax : 05 96 59 44 88

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Partie 8 : Annuaire des partenaires Export 257

Business France
CCI de la Martinique
50 rue Ernest Deproge – 97200 FORT-DE-FRANCE
Responsable du Service Conseil en développement international :
Marie-Noëlle Catayée
Tél : (596) 55 28 52 - 06 96 86 61 32
[email protected]

CCI International
50 rue Ernest Deproge
97200 Fort-de-France
Tel : 05 96 55 28 52 - Fax : 05 96 60 66 68
Responsable International : CATAYEE Marie-Noëlle
@ : [email protected]

CNCCEF
(Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France)
Voir Guadeloupe

DRCE
c/o Préfecture SGAR - BP 647 – 97262 FORT DE FRANCE Cedex
Tél : 05 96 39 49 90 - Fax : 05 96 60 08 14
[email protected] - www.dgtpe.fr/drce/antilles-guyane
[email protected]

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258 Collection Etudes

3 Guadeloupe

Bpifrance
Direction régionale Guadeloupe
Parc d’activités de la Jaille - Bât. 7
BP 110 - 97122 BAIE-MAHAULT
Tél : 05 90 89 65 58 - Fax : 05 90 21 04 55

Business France
GUADELOUPE EXPANSION
Pôle Innovation, Transmission, Développement -Maison régionale des
entreprises
Immeuble « le squale » - Zac de Houelbourg sud II
Z.I. Jarry - 97122 BAIE- MAHAULT
Chargée de mission Export : Melissa BONNETON
Tél : (590) 94 48 33

CCI International
Rue Félix Eboué
97159 Pointe à Pitre Cedex
Tel : 05 90 93 77 15 - Fax : 05 90 93 77 13
Directeur International : Claudy ALIE
[email protected]

CNCCEF
(Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France)
Immeuble CWTC de Pointe à Pitre Jarry
Zone de Commerce International - 97122 BAIE-MAHAULT
Tél : 05 90 25 06 66 - Fax : 05 90 26 87 61

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Partie 8 : Annuaire des partenaires Export 259

Présidente : Christine CHUNG


[email protected]
[email protected]
www.tresor.economie.gouv.fr/region/antilles-guyane

DRCE
Immeuble CWTC de Pointe à Pitre Jarry
Zone de Commerce International - 97122 BAIE-MAHAULT
Tél : 05 90 25 06 66 - Fax : 05 90 26 87 61
[email protected]
[email protected] - www.dgtpe.fr/drce/antilles-guyane

4 Guyane

Bpifrance
Direction Régionale Guyane
c/o AFD - Lotissement Les Héliconias
Route de Baduel – BP 1122 - 97345 CAYENNE Cedex
Tél : 05 94 29 90 88 - Fax : 05 94 30 63 32

Business France
CCI de région de Guyane -
Direction de l’appui aux entreprises
Place de l’Esplanade BP 49 - 97321 CAYENNE cedex
Chef de service - Appui à l’international : Patricia CALUT
Tél : (594) 29 96 09 - 06 94 21 63 52
[email protected]

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260 Collection Etudes

CCI International
Place de l’Esplanade - BP 49 - 97321 Cayenne Cedex
Tel : 0594 29 86 58- Fax : 0594 29 96 94
Directeur International : Patricia CALUT
[email protected]

CNCCEF
(Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France)
Guyacom -Résidence petit Chalet – Chaton
56 Avenue Louis Pasteur - 97300 CAYENNE
Tél : 05 94 25 55 85 - Fax : 05 94 25 37 85
Présidente : Christine CHUNG
[email protected]
www.tresor.economie.gouv.fr/region/antilles-guyane

5 Mayotte

Business France
CCI de Mayotte
Place Mariage, BP 635
97600 MAMOUDZOU Cedex
Directeur des Entreprises et du Développement Territorial : Ali
Abdou
Tél. (269) 61 85 41 - 06 39 25 82 39 - 06 39 69 67 41
[email protected]

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