Master 1 — Mathématiques 2018–2019
Agrégation
P ROGRAMME DES T RAVAUX DIRIGÉS D ’A LGÈBRE
R ÉFÉRENCES PRINCIPALES
Perrin (Cours d’algèbre)
Biquard (Algèbre I, notes de cours),
https://www.math.ens.fr/enseignement/telecharger_fichier.php?fichier=3
Audin (Géométrie)
C ALENDRIER
Date Intervenant Sujet
10/09 Actions de groupes, Théorèmes de Sylow
à lire Perrin (chap. I.5) ou Biquard ( chap. 1)
10/09 Groupes diédraux ; produit semi-direct
à lire Perrin (chap. I.6) ou Biquard ( chap. 1)
17/09 Groupes d’ordre inférieur à 12
à lire groupes finis et Petits groupes
17/09 Simplicité
à lire Perrin (chap. I.8)
24/09
24/09 Irréductibilité des polynômes cyclotomiques sur Q
à lire Perrin (chap III.3 et III.4)
01/10 Généralités sur les corps
à lire Perrin (chap III.1)
01/10 Théorie élémentaire des corps finis
à lire Perrin (chap III.2)
08/10
08/10 Endomorphismes semi-simples, endomorphismes unipotents
à lire Matrices de passage ou Endomorphismes semi-simples
ou Algèbre linéaire ou encore Endomorphismes semi-simples
15/10 Décomposition polaire des matrices
à lire Décomposition polaire
15/10 Décomposition de Jordan-Chevalley
à lire Jordan-Chevalley et Jordan-Chevalley explicite
22/10 Formes bilinéaires et sesquilinéaires
à lire
22/10 Endomorphismes normaux
à lire
05/11 Anneau Z/𝑛Z : théorème chinois, automorphismes, indicatrice d’Euler, inversibles
à lire Perrin (chap II)
05/11 Formes quadratiques sur les corps finis
à lire Perrin (page 139 à 141)
12/11 quaternions
à lire quaternions ou encore
12/11 coniques
à lire coniques projectives
1
1. G ROUPES
Lire le cours : Perrin (chap. I), Biquard ( chap. 1),
1.1. Actions de groupes, Théorèmes de Sylow.
1.2. Groupes diédraux ; produit semi-direct.
1.3. Groupes d’ordre inférieur à 12.
1.4. Simplicité.
1.5. Générateurs et simplicité de A5 et A𝑛 .
1.6. Groupes dérivés, résolubilité.
1.7. Générateurs de SL(𝐸), simplicité et résolubilité de PSL(𝐸).
1.8. Représentation linéaire des groupes finis. Biquard ( chap. 4)
1.9. Théorème fondamental des fonctions symétriques.
2. A NNEAUX ET ARITHMÉTIQUE
Lire le cours : Perrin (chap. II),
2.1. Anneau Z/𝑛Z : théorème chinois, automorphismes, indicatrice d’Euler, inversibles.
2.2. Irréductibilité des polynômes cyclotomiques sur Q.
3. T HÉORIE DES CORPS
Lire le cours : Perrin (chap. III),
3.1. Généralités sur les corps.
3.2. Théorie élémentaire des corps finis.
4. A LGÈBRE LINÉAIRE
Lire le cours : Perrin (chap. IV),
4.1. Décomposition de Jordan-Chevalley.
4.2. Endomorphismes cycliques et réduction de Frobenius.
4.3. Endomorphismes semi-simples, endomorphismes unipotents.
4.4. Endomorphismes normaux.
4.5. Décomposition polaire des matrices.
4.6. Exponentielle de matrices ; surjectivité de exp : M𝑛 (C) → GL𝑛 (C).
5. A LGÈBRE SESQUILINÉAIRE
Lire le cours : Perrin (chap. V), Biquard ( chap. 2)
5.1. Généralités sur les formes bilinéaires et sesquilinéaires.
5.2. Algorithme de Gram-Schmidt et décomposition QR (orthogonale × triangulaire).
5.3. Algorithme de Gauß et loi d’inertie de Sylvester.
5.4. Endomorphismes orthogonaux et unitaires.
5.5. Endomorphismes symétriques et hermitiens.
6. G ÉOMÉTRIE AFFINE ET EUCLIDIENNE
Audin (Chapitre 1 et 2)
6.1. Générateurs de O(𝐸), SO(𝐸) et simplicité de PSO(𝐸).
6.2. Isométries du cube ; isométries du tétraèdre. Eléments sur l’étude des sous-groupes finis de SO3 (R).
6.3. Quaternions, SO3 (R) et SO4 (R).
6.4. Classification des coniques euclidiennes affines. Lire le cours : Coste
S UGGESTIONS D ’ EXERCICES
ACTIONS DE GROUPES , T HÉORÈMES DE S YLOW
Exercice 1 (Des petites questions).
On considère l’action d’un groupe 𝐺 sur un ensemble 𝐸.
1. Montrer qu’un sous-ensemble de 𝐸 est globalement stable par 𝐺 si et seulement s’il est réunion d’orbites.
2. Montrer que deux éléments dans la même orbite ont des stabilisateurs conjugués.
3. Montrer que deux éléments conjugués dans le groupe 𝐺 fixent le même nombre d’éléments.
Exercice 2 (La réciproque du théorème de Lagrange).
1. Le groupe symétrique S5 a-t-il un élément d’ordre 6 ?
2. Chercher dans un groupe symétrique un contre-exemple à la réciproque du théorème de Lagrange sur
l’ordre d’un élément dans un groupe.
Exercice 3.
On fixe une action d’un groupe 𝐺 sur un ensemble fini 𝐸. On suppose que l’ordre de 𝐺 est 15, que le cardinal
de 𝐸 est 17 et que 𝐸 n’a pas de point fixé par tous les éléments du groupe 𝐺. Déterminer le nombre d’orbites et le
cardinal de chacune d’elles.
Exercice 4.
1. Soit 𝐺 un 𝑝-groupe agissant sur un ensemble fini 𝐸. Montrer que le cardinal de l’ensemble des points fixes
de l’action est congru, modulo 𝑝, au cardinal de 𝐸.
2. En considérant une action de 𝐺 sur lui-même, montrer que le théorème de Burnside : le centre d’un
𝑝-groupe non réduit à l’élément neutre n’est pas réduit à l’élément neutre.
Exercice 5 (Groupe dérivé).
Soit 𝐺 un groupe. On appelle groupe des commutateurs de 𝐺 et l’on note 𝐷(𝐺) le sous-groupe de 𝐺 engendré
par les éléments de la forme 𝑥𝑦𝑥−1 𝑦 −1 . Montrer que 𝐷(𝐺) est distingué dans 𝐺 et que le quotient 𝐺/𝐷(𝐺) est
abélien. Montrer que 𝐷(𝐺) est le plus petit sous-groupe distingué de 𝐺 tel que le quotient de 𝐺 par ce sous-groupe
soit abélien.
Exercice 6 (Groupe d’ordre 𝑝2 ).
1. Montrer que si le quotient d’un groupe par son centre est cyclique alors le groupe est abélien, donc égal à
son centre.
2. Montrer qu’un groupe d’ordre 𝑝2 est abélien.
Exercice 7 (Groupe d’ordre 𝑝3 ).
Soit 𝐺 un groupe non abélien d’ordre 𝑝3 où 𝑝 est un nombre premier.
1. Montrer que le centre de 𝐺 est d’ordre 𝑝 et égal à son sous-groupe dérivé 𝑍(𝐺) = 𝐷(𝐺).
2. En déduire que le nombre de classes de conjugaison est 𝑝2 + 𝑝 − 1. (On pourra étudier l’action de 𝐺 sur
lui-même par conjugaison : ses points fixes, l’orbite des éléments, le stabilisateur des éléments et appliquer
la formule de Burnside...)
3. Montrer que 𝐺/𝑍(𝐺) est isomorphe à Z/𝑝Z × Z/𝑝Z.
4. Montrer que tout sous-groupe de 𝐺 d’ordre 𝑝2 contient le centre 𝑍(𝐺) de 𝐺, et que donc 𝐺 n’est pas un
produit semi-direct de son centre par son abélianisé. Voir sur les groupes d’ordre 𝑝3
Exercice 8.
3
1. En comptant le nombre de base de F𝑛𝑝 déterminer le cardinal de 𝐺𝐿(𝑛, F𝑝 ).
2. Montrer que l’ensemble des matrices triangulaires supérieures strictes est un 𝑝-sous-groupe de Sylow de
𝐺𝐿(𝑛, F𝑝 ).
Exercice 9.
1. Vérifier que les 𝑝-Sylow de 𝐺𝐿(2, F𝑝 ) sont monogènes.
2. Soit 𝐴 et 𝐵 deux matrices de 𝐺𝐿(2, F𝑝 ) d’ordre 𝑝. Montrer que 𝐴 est conjuguée à une puissance de 𝐵.
Exercice 10.
Soit 𝑝 un nombre premier et 𝑚 un entier non multiple de 𝑝. Soit 𝐺 un groupe de cardinal |𝐺| = 𝑝𝑑 𝑚.
1. Montrer que le nombre de 𝑝-Sylow de 𝐺 divise 𝑚.
2. Montrer que pour tout 0 ≤ 𝑖 ≤ 𝑑, 𝐺 possède un sous groupe d’ordre 𝑝𝑖 .
Exercice 11.
Déterminer les sous-groupes de Sylow de Z/24Z.
Exercice 12 (Groupes de matrices sur F2 ).
1. Décrire un 2-Sylow de 𝐺𝐿3 (F2 ).
⎛ ⎞
1 1 0
2. Soit 𝐴 = ⎝1 0 1⎠. Montrer que le polynôme minimal de 𝐴 est irréductible de degré 3. En déduire
0 1 0
que 𝐺𝐿3 (F2 ) ∩ F2 [𝐴] est un 7-Sylow de 𝐺𝐿3 (F2 ).
⎛ ⎞
1 0 0
3. Déterminer un 3-Sylow de 𝐺𝐿3 (F2 ) à l’aide de la matrice 𝐵 = ⎝0 1 1⎠.
0 1 0
G ROUPES DIÉDRAUX ; PRODUIT SEMI - DIRECT
Exercice 13 (Exemples de sous-groupes caractéristiques).
1. Montrer qu’un 𝑝-Sylow distingué est caractéristique.
2. Soit 𝐻 un sous-groupe distingué d’un groupe fini 𝐺 tel que son ordre est premier avec son indice. Montrer
alors que 𝐻 est le seul sous-groupe d’ordre |𝐻| et donc que 𝐻 est caractéristique.
Exercice 14 (Produit semi-direct interne).
Soit 𝑁 un sous-groupe distingué d’un groupe 𝐺 (𝑁 C 𝐺) et 𝐻 un sous groupe de 𝐺 tel que 𝐻 ∩ 𝑁 = {𝑒𝐺 }.
1. Montrer que 𝑁 𝐻 est un sous-groupe de 𝐺.
2. On suppose désormais que |𝐺| = |𝑁 ||𝐻|. Montrer que 𝜙 : 𝑁 × 𝐻 → 𝐺, (𝑛, ℎ) ↦→ 𝑛ℎ est une bijection.
3. Montrer que si on munit 𝑁 × 𝐻 de la loi
(𝑛, ℎ) ⋆ (𝑛′ , ℎ′ ) = (𝑛(ℎ𝑛′ ℎ−1 ), ℎℎ′ ),
alors 𝑁 × 𝐻 est un groupe et 𝜙 un isomorphisme de groupes.
Exercice 15 (Groupes d’automorphismes).
1. Montrer que les automorphismes du groupe (Z/𝑛Z, +) sont obtenus par multiplication par un inversible
de (Z/𝑛Z, ×).
2. Décrire un isomorphisme de Z/10Z sur (Z/11Z)⋆ .
3. Montrer que si 𝐺 et 𝐻 sont deux groupes d’ordre premiers entre eux, alors
𝐴𝑢𝑡(𝐺 × 𝐻) = 𝐴𝑢𝑡(𝐺) × 𝐴𝑢𝑡(𝐻).
4. En déduire le groupe des automorphismes de Z/133Z.
5. Soit 𝑝 un nombre premier et 𝑛 un entier naturel non nul. Montrer que
𝐴𝑢𝑡((Z/𝑝Z)𝑛 ) = 𝐺𝐿(𝑛, F𝑝 ).
6. Montrer que 𝐴𝑢𝑡(Z/2Z × Z/2Z) → 𝐵𝑖𝑗((1, 0), (1, 1), (0, 1)) est un isomorphisme.
Exercice 16 (Exemple de produits semi-directs).
1. Montrer que, après avoir fixé un générateur de (Z/11Z)⋆ , la donnée d’un morphisme de groupes de Z/5Z
dans 𝐴𝑢𝑡(Z/11Z) revient à la donnée d’un morphisme de groupes de Z/5Z dans Z/10Z.
2. En déduire une structure de produit semi-direct sur Z/11Z o Z/5Z.
3. Montrer que toutes les structures de produit semi-direct donnent des groupes isomorphes. On pourra
montrer que si 𝜙, 𝜓 ∈ 𝐻𝑜𝑚(Z/5Z, 𝐴𝑢𝑡(Z/11Z) alors il existe 𝛾 ∈ 𝐴𝑢𝑡(Z/11Z) tel que 𝜓(ℎ) =
𝛾 ∘ 𝜙(ℎ) ∘ 𝛾 −1 .
4. Montrer que tous les morphismes de Z/𝑝Z → 𝐴𝑢𝑡(Z/𝑞Z) sont de la forme 𝑡 ↦→ {𝑥 ↦→ 𝑘 𝑡 𝑥} où 𝑘 est un
élément de (Z/𝑞Z)⋆ d’ordre 𝑝.
G ROUPES D ’ ORDRE INFÉRIEUR À 12
Exercice 17 (Des petites questions).
1. Soit 𝑝 un nombre premier. Déterminer à isomorphisme près, tous les groupes d’ordre 𝑝.
2. Soit 𝑝 un nombre premier. Déterminer à isomorphisme près, tous les groupes d’ordre 𝑝2 .
3. Donner des exemples de groupes d’ordre 6 non abéliens.
4. Déterminer l’ordre des groupes diédraux 𝐷𝑛 .
5. Déterminer l’ordre des groupes alternés A𝑛 .
Exercice 18 (Étude de S3 ).
Donner les structures de cycles possibles dans S3 , le nombre d’éléments de S3 ayant cette structure, et leur
signature. Décrire les sous-groupes de S3 , et ceux qui sont distingués dans S3 .
Déterminer les sous-groupes de Sylow de S3 .
Exercice 19 (Groupes d’ordre 6).
Soit 𝐺 un groupe d’ordre 6.
1. Montrer que 𝐺 admet un élément 𝜏 d’ordre 2 et un élément 𝜎 d’ordre 3.
2. Quelles sont les valeurs possibles de 𝜏 𝜎𝜏 ?
3. Déterminer, dans chacun des cas précédents, la structure de 𝐺 à isomorphisme près.
Exercice 20 (Étude de S4 ).
Donner les structures de cycles possibles dans S4 , le nombre d’éléments de S4 ayant cette structure, et leur
signature. Déterminer les sous-groupes distingués de S4 . En déduire que A4 n’est pas un groupe simple, i.e. qu’il
possède des sous-groupes distingués autres que {𝑒} et A4 .
Déterminer les sous-groupes de Sylow de S4 .
Exercice 21.
Soit 𝑝 un nombre premier impair, on se propose de décrire les groupes d’ordre 𝑝2 à isomorphisme près.
(1) Soit 𝐺 un groupe de cardinal 𝑝2 , montrer que, ou bien 𝐺 est cyclique ou bien tous les éléments différents
de l’élément neutre sont d’ordre 𝑝.
(2) Soit 𝐺 un groupe non cyclique d’ordre 𝑝2 , soit 𝐾 un sous-groupe d’ordre 𝑝, montrer que 𝐾 est distingué
dans 𝐺 et qu’il existe 𝐻 sous-groupe d’ordre 𝑝 tel que 𝐾 ∩ 𝐻 = {𝑒}. En déduire que 𝐺 est ismorphe à un
produit semi-direct de Z/𝑝Z par Z/𝑝Z.
(3) Montrer que tout groupe de cardinal 𝑝2 est isomorphe à Z/𝑝2 Z ou Z/𝑝Z × Z/𝑝Z.
5
Exercice 22 (Groupes d’ordre 𝑝𝑞).
Soit 𝐺 un groupe d’ordre 𝑝𝑞, où 𝑝 et 𝑞 sont deux nombres premiers distincts. On suppose que 𝑝 < 𝑞.
1. Montrer qu’il n’y a qu’un 𝑞-Sylow 𝑄 et qu’il est distingué.
2. Montrer que 𝐺 est produit semi-direct 𝑄 o 𝑃 où 𝑃 est un 𝑝-Sylow de 𝐺.
3. Si 𝑝 ne divise pas 𝑞 − 1, déterminer la structure de 𝐺.
4. Si 𝑝 = 2, déterminer le morphisme structurel 𝜙 : Z/𝑝Z → 𝐴𝑢𝑡(Z/𝑞Z) ≡ Z/(𝑞 − 1)Z. Déterminer alors
la structure de 𝐺.
5. Si 𝑝 divise 𝑞 − 1, montrer qu’il n’y a qu’un seul produit semi-direct non abélien, à isomorphisme près.
Exercice 23 (Groupe non abélien d’ordre 8).
Soit 𝐺 un groupe d’ordre 8.
1. Enumérer quatre groupes d’ordre 8, deux à deux non isomorphes, et même 5 si possible.
2. On suppose que tous les éléments de 𝐺 sont d’ordre 2. Montrer que 𝐺 est abélien. Soit 𝑎 et 𝑏 deux éléments
non neutres distincts de 𝐺. Montrer que {𝑒, 𝑎, 𝑏, 𝑎𝑏} est un sous-groupe d’ordre 4 de 𝐺. Déterminer un
isomorphisme de 𝐺 avec un groupe connu.
3. On suppose que 𝐺 admet un élément 𝑎 d’ordre 4. Soit 𝑏 un élément hors du sous-groupe engendré par 𝑎.
Montrer que < 𝑎 > est distingué et que 𝑏2 appartient à < 𝑎 >.
(a) Quel est l’ordre de 𝑏 si 𝑏2 = 𝑎 ou si 𝑏2 = 𝑎3 ? Conclure dans ce cas.
(b) Si 𝑏2 = 𝑒, montrer que 𝐺 est un produit semi-direct et en déduire un isomorphisme avec un groupe
connu.
(c) Si tous les éléments hors de < 𝑎 > ont un carré égal à 𝑎2 , établir la liste des éléments et la table de
multiplication de 𝐺 à l’aide seulement de 𝑎 et 𝑏.
Exercice 24 (Groupe non abélien d’ordre 8).
Soit 𝐺 un groupe non abélien d’ordre 8.
1. Montrer que 𝐺 contient un élément d’ordre 4. Soit 𝐻 le sous-groupe qu’il engendre.
2. Montrer que si 𝐺 − 𝐻 contient un élément d’ordre 2, 𝐺 est un produit semi-direct. Après avoir vérifié que
𝐴𝑢𝑡(Z/4Z) = Z/2Z, montrer qu’il existe une unique structure de tel produit semi-direct non abélien.
3. Montrer que si 𝐺 − 𝐻 n’a pas d’élement d’ordre 2, on retrouve la table de H8 en choisissant 𝑖 l’élément
d’ordre 4 qui engendre 𝐻 et 𝑗 un élément d’ordre 4 dans 𝐺 − 𝐻. On pourra montrer que 𝑖2 est le seul
élément d’ordre 2 est qu’il est donc central. On le notera −1.
Exercice 25 (Les groupes d’ordre 10).
Soit 𝐺 un groupe d’ordre 10.
1. Montrer que 𝐺 est un produit semi-direct.
2. Déterminer les automorphismes d’ordre 2 de Z/5Z.
3. En déduire les deux possibilités pour les classes d’isomorphismes de 𝐺.
Exercice 26 (Les groupes d’ordre 33).
Déterminer à isomorphisme près tous les groupes d’ordre 33.(On pourra déterminer le nombre de sous-groupe
d’ordre 11 et le nombre de sous-groupe d’ordre 3.)
S IMPLICITÉ
http://agreg-maths.univ-rennes1.fr/documentation/docs/Simple.pdf
Exercice 27.
Montrer qu’un groupe d’ordre 63 n’est pas simple.
6
G ÉNÉRATEURS ET SIMPLICITÉ DE A5 ET A𝑛
Exercice 28 (Les cycles d’ordre 3 engendrent An ).
Soit 𝑛 un entier naturel supérieur à 3, S𝑛 le groupe symétrique de 𝑛 lettres et A𝑛 le groupe alterné.
1. Calculer les produits de transpositions (𝑎, 𝑏)(𝑏, 𝑐), puis (𝑎, 𝑏)(𝑐, 𝑑).
2. Montrer que les cycles d’ordre 3 engendrent An .
Exercice 29 (Groupes symétriques).
Soint 𝑛 un entier naturel supérieur à 3.
1. Montrer que les permutations (𝑖, 𝑗)(𝑗, 𝑘) et (𝑖, 𝑗)(𝑘, 𝑙) s’écrivent comme produit de 3-cycles.
2. En déduire que le groupe alterné A𝑛 est engendré par les 3-cycles.
3. Montrer que si 𝑛 ≥ 5, tous les 3-cycles sont conjugués dans A𝑛 .
Exercice 30.
1. Le groupe S𝑛 est-il simple ?
2. Le groupe Z/89Z est-il simple ?
3. Le groupe Z/221Z est-il simple ?
Exercice 31 (Simplicité de A5 ).
(1) Faire la liste des classes de conjugaison de S𝑛 dans A𝑛 en les dénombrant.
(2) Montrer que les 3-cycles sont conjugués dans A𝑛 .
(3) Montrer que les éléments d’ordre 2 sont conjugués dans A𝑛 .
(4) Montrer que tout sous-groupe distingué 𝐻 de A𝑛 qui contient un élément d’ordre 5 les contient tous. (On
remarquera que le groupe engendré par un élément d’ordre 5 est un Sylow.)
(5) Montrer que tout sous-groupe distingué 𝐻 de A𝑛 non réduit à {id} contient au moins deux types d’éléments
en plus de l’identité. Montrer alors que 𝐻 = A𝑛 .
G ROUPES DÉRIVÉS , RÉSOLUBILITÉ
On rappelle que le groupe dérivé 𝐷(𝐺) d’un groupe 𝐺 est le groupe sous-groupe engendré par les commutateurs.
C’est un sous-groupe caractéristique. On définit par récurrence le 𝑘 + 1ième groupe dérivé de 𝐺 comme le groupe
dérivé du 𝑘ième groupe dérivé 𝐷𝑘 (𝐺) de 𝐺. On dit qu’un groupe est résoluble, si l’un des ses groupes dérivés est
réduit à un élément.
Exercice 32 (Généralités).
1. Montrer que le groupe des matrices triangulaires supérieures de diagonale identité est résoluble.
2. Montrer que si 𝐻 est un sous-groupe distingué d’un groupe 𝐺, alors 𝐺 est résoluble si et seulement si 𝐻
et 𝐺/𝐻 le sont. (On pourra commencer par le cas où 𝐺/𝐻 est abélien).
3. Montrer qu’un 𝑝-groupe est résoluble.
Exercice 33.
(1) L’ensemble des permutations de profil (·, ·)(·, ·) avec l’identité est-il un sous-groupe distingué de A6 .
(Justifier)
(2) Donner l’exemple d’un groupe résoluble.
(3) Donner si possible l’exemple d’un groupe simple résoluble.
(4) Donner si possible l’exemple d’un groupe simple résoluble non abélien.
Exercice 34 (Groupe triangulaire supérieur).
7
(1) Montrez que le groupe de Heisenberg 𝐻 des matrices 3 * 3 triangulaires supérieures dont les coefficients
diagonaux sont égaux à 1, est résoluble.
(2) Montrez que le groupe 𝐵 des matrices triangulaires supérieures 3 * 3 inversibles (coefficients diagonaux
non nuls) est résoluble.
Exercice 35 (groupes dérivés de S4 ).
Le but de l’exercice est de déterminer les groupes dérivés successifs de S4 . On notera 𝑉4 le sous-groupe des
permutations de profil (·, ·)(·, ·) (avec l’identité).
(1) Montrer que 𝐷(S4 ) ⊂ A4 .
(2) Calculer les commutateurs (1, 2)(1, 3)(1, 2)−1 (1, 3)−1 et (1, 2, 3)(1, 2, 4)(1, 2, 3)−1 (1, 2, 4)−1 .
(3) Montrer que 𝐷(S4 ) = 𝐴4 .
(4) Montrer que 𝑉4 ⊂ 𝐷(A4 ).
(5) Vérifier que 𝑉4 est distingué dans A4 et que le quotient A4 /𝑉4 est un groupe abélien. En déduire que
𝐷(A4 ) ⊂ 𝑉4 .
(6) En déduire 𝐷2 (S4 ).
(7) Calculer les autres groupes dérivés de S4 .
Exercice 36 (Résolubilité).
1. Montrer que S3 est résoluble.
2. Montrer que le groupe 𝐷4 des permutations de profil (., .)(., .) est un groupe abélien d’ordre 4 distingué
dans 𝐴4 . En déduire que A4 et donc S4 sont résolubles.
3. On suppose désormais 𝑛 ≥ 3. Soit 𝑐 un 3 cycle. En considérant 𝑐2 , montrer que 𝑐 est un commutateur dans
S𝑛 . En déduire le sous groupe dérivé 𝐷(S𝑛 ).
4. Montrer que pour 𝑛 ≥ 5, A𝑛 et S𝑛 ne sont pas résolubles.
Exercice 37 (Groupe d’ordre 𝑝𝑞𝑟).
Soit 𝑝 > 𝑞 > 𝑟 trois nombres premiers. Le but de l’exercice est de montrer qu’un groupe d’ordre 𝑝𝑞𝑟 est
résoluble.
(1) Montrer qu’un groupe d’ordre 𝑝𝑞 est résoluble.
(2) Soit 𝐺 un groupe d’ordre 𝑝𝑞𝑟. Supposons qu’il n’admette pas de sous-groupe distingué. On note 𝑁𝑝 (resp.
𝑁𝑞 , 𝑁𝑟 le nombre de sous-groupes de Sylow d’ordre 𝑝 (resp. 𝑞, 𝑟). Montrer que 𝑚𝑝 = 𝑞𝑟, 𝑚𝑞 ≥ 𝑝 et
𝑚𝑟 ≥ 𝑞.
(3) Conclure.
G ÉNÉRATEURS DE SL(𝐸), SIMPLICITÉ ET RÉSOLUBILITÉ DE PSL(𝐸)
http://agreg-maths.univ-rennes1.fr/documentation/docs/transvections.pdf
Exercice 38 (Groupes linéaires).
Soit 𝐸 un 𝑘-espace vectoriel. Soit 𝑓 une forme linéaire sur 𝐸 et 𝑎 un élément non nul de 𝐻 = 𝑘𝑒𝑟(𝑓 ). On
appelle transvection associée à 𝑓 et 𝑎 l’application 𝑢 : 𝐸 → 𝐸, 𝑥 ↦→ 𝑥 + 𝑓 (𝑥)𝑎. On rappelle que les transvections
de 𝐸 engendrent 𝑆𝐿(𝐸).
1. Soit 𝑢 une transvection. En considérant une base (𝑒𝑖 ) de 𝐸 avec 𝑒𝑛−1 = 𝑎, (𝑒𝑗 )1≤𝑗≤𝑛−1 base de 𝐻, et 𝑒𝑛
tel que 𝑓 (𝑒𝑛 ) = 1, écrire la matrice de 𝑢.
2. Montrer que si 𝑢 est une transvection, 𝐾𝑒𝑟(𝑢 − 𝐼𝑑) = 𝐻, det 𝑢 = 1, 𝑢 n’est pas diagonalisable.
3. Montrer que si dim 𝐸 ≥ 3, les transvections de 𝐸 sont conjuguées dans 𝑆𝐿(𝐸).
4. On suppose 𝑘 de caractéristique différente de 2 et dim 𝐸 ≥ 3. Montrer que
𝐷(𝐺𝐿(𝐸) = 𝐷(𝑆𝐿(𝐸)) = 𝑆𝐿(𝐸)
et donc que ni 𝐺𝐿(𝐸), ni 𝑆𝐿(𝐸) ne sont résolubles.
8
Exercice 39 (Groupe dérivé de 𝐺𝐿(3, F2 ) et de 𝑆𝐿(3, F2 )).
(1) Soit ⎛ ⎞ ⎛ ⎞
1 0 1 0 −1 0
𝑡 = ⎝0 1 0⎠ et 𝑠 = ⎝1 0 0⎠ .
0 0 1 0 0 1
−1 −1
Montrer que le commutateur 𝑡𝑠𝑡 𝑠 est une transvection.
(2) Rappeler la démonstration du fait que deux transvections de 𝑆𝐿(3, F2 ) sont conjuguées dans 𝑆𝐿(3, F2 ).
(3) Déterminer 𝐷(𝑆𝐿(3, F2 ))
(4) Déterminer 𝐷(𝐺𝐿(3, F2 )).
Exercice 40 (Groupe dérivé de 𝐺𝐿(2, 𝑘)).
On travaille dans 𝐺𝐿(2, 𝑘) pour un corps 𝑘 qui a au moins 4 éléments. Soit 𝑔 ∈ 𝐺𝐿(2, 𝑘). On notera 𝑖𝑔
l’automorphisme intérieur donné par 𝑔.
(1) Démontrer qu’il existe un scalaire non nul 𝑎 ∈ 𝑘 tel que 𝑎2 ̸= 1. Que se passe-t-il dans F2 et dans F3 ?
(2) Soit (︂
)︂ (︂ )︂
1 1 𝑎 0
𝑡= et 𝑠 = .
0 1 0 𝑎−1
−1 −1
Montrer que 𝑇 = 𝑡𝑠𝑡 𝑠 est une transvection.
(3) Soit 𝜏 une transvection de 𝑆𝐿(2, 𝑘). Il existe 𝑔 ∈ 𝐺𝐿(2, 𝑘) tel que 𝜏 = 𝑖𝑔 (𝑇 ) := 𝑔𝑇 𝑔 −1 . Calculer 𝜏 à
l’aide de 𝑔, 𝑠 et 𝑡 et montrer que 𝐷(𝑆𝐿(2, 𝑘)) contient toutes les transvections.
(4) Déterminer 𝐷(𝑆𝐿(2, 𝑘)).
(5) Déterminer 𝐷(𝐺𝐿(2, 𝑘)).
Exercice 41 (Groupe dérivé de 𝐺𝐿(2, F3 )).
On travaille dans 𝐺𝐿(2, F3 ).
(1) Soit (︂ )︂ (︂ )︂
1 1 1 0
𝑡= et 𝑠 = .
0 1 0 −1
Calculer 𝑡𝑠𝑡−1 𝑠−1 .
(2) Déterminer 𝐷(𝐺𝐿(2, 𝑘)). Noter que ce calcul ne suffit pas pour déterminer 𝐷(𝑆𝐿(2, 𝑘)).
R EPRÉSENTATION LINÉAIRE DES GROUPES FINIS
http://agreg-maths.univ-rennes1.fr/journal/2018/representations_lineaires_
des_groupes_finis.pdf
T HÉORÈME FONDAMENTAL DES FONCTIONS SYMÉTRIQUES
https://math.unice.fr/~walter/L3_Alg_Arith/cours2.pdf
http://agreg-maths.univ-rennes1.fr/documentation/docs/pol.pdf
A NNEAU Z/𝑛Z : THÉORÈME CHINOIS , AUTOMORPHISMES , INDICATRICE D ’E ULER , INVERSIBLES
Exercice 42.
Énoncer et démontrer le théorèmes des deux carrés. (voir par exemple https://perso.univ-rennes1.
fr/christophe.mourougane/enseignements/2010-11/AR3/polyAR3.pdf)
Exercice 43 (Des petites questions).
1. L’entier 374 divise-t-il l’ordre du groupe Z/374Z ? Le groupe Z/374Z a-t-il un élément d’ordre 374 ?
a-t-il un élément d’ordre 187 ?
2. Déterminer tous les diviseurs de 374 ? Le groupe Z/374Z a-t-il un sous-groupe d’ordre chacun des diviseurs
de 374 ?
9
I RRÉDUCTIBILITÉ DES POLYNÔMES CYCLOTOMIQUES SUR Q
http://agreg-maths.univ-rennes1.fr/documentation/docs/Cyclotomiques.pdf
G ÉNÉRALITÉS SUR LES CORPS
T HÉORIE ÉLÉMENTAIRE DES CORPS FINIS
https://lectures.lionel.fourquaux.org/2012-2013/thno/td1.pdf
D ÉCOMPOSITION DE J ORDAN -C HEVALLEY
http://agreg-maths.univ-rennes1.fr/journal/2016/jordan_chevalley.pdf
http://agreg-maths.univ-rennes1.fr/documentation/docs/Jordan.algor.pdf
E NDOMORPHISMES CYCLIQUES ET RÉDUCTION DE F ROBENIUS
http://agreg-maths.univ-rennes1.fr/documentation/docs/Alg.Lin.pdf
http://agreg-maths.univ-rennes1.fr/documentation/docs/endom_cycliques.pdf
E NDOMORPHISMES SEMI - SIMPLES , ENDOMORPHISMES UNIPOTENTS
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http://agreg-maths.univ-rennes1.fr/documentation/docs/semisimples.pdf
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Exercice 44 (Groupe unipotent).
[︂ ]︂
1 𝑥
1. À quel groupe le groupe 𝑈 des matrices de la forme avec 𝑥 ∈ R est-il isomorphe ?
0 1
2. Est-ce un sous-groupe normal de 𝑆𝐿(2, R) ?
[︂ ]︂
1 3
3. Déterminer l’inverse de .
0 1
E NDOMORPHISMES NORMAUX
D ÉCOMPOSITION POLAIRE DES MATRICES
Exercice 45 (Décomposition polaire d’un endomorphisme).
Soit 𝐻 un espace hermitien et 𝑎 un endomorphisme inversible de 𝐻. Montrer que 𝑎 s’écrit de façon unique
sous la forme 𝑎 = ℎ𝑢 où ℎ est un endomorphisme auto-adjoint positif
[︂ et 𝑢]︂ unitaire. Déterminer ℎ et 𝑢 pour
2 1 𝑖
l’endomorphisme 𝑎 dont la matrice dans la base canonique de C est .
𝑖 1
E XPONENTIELLE DE MATRICES ; SURJECTIVITÉ DE exp : M𝑛 (C) → GL𝑛 (C)
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G ÉNÉRALITÉS SUR LES FORMES BILINÉAIRES ET SESQUILINÉAIRES
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agreg-maths.univ-rennes1.fr/documentation/docs/matpass.pdf
Exercice 46 (Forme alternée).
Une forme bilinéaire 𝑓 sur un 𝑘-espace vectoriel 𝐸 est dite alternée, si tout vecteur de 𝐸 est isotrope. Soit (𝐸, 𝑓 )
un 𝑘-espace vectoriel de dimension finie muni d’une forme bilinéaire alternée.
1. Soit (𝑉, 𝑓 ) un 𝑘-espace vectoriel de dimension 2, muni d’une forme alternée non-dégénérée. Soit 𝑥 un
vecteur non nul. Montrer qu’il existe un vecteur isotrope 𝑦 tel que 𝑓 (𝑥, 𝑦) = 1. On dit alors que (𝑉, 𝑓 ) est
un plan symplectique.
2. Soit 𝑉 un sous-espace vectoriel de 𝐸. Montrer que si (𝑉, 𝑓|𝑉 ) est un espace non singulier (i.e. 𝑓|𝑉 non
dégénérée) alors 𝐸 = 𝑉 ⊕⊥ 𝑉 ⊥ .
10
3. Montrer que 𝐸 est somme directe orthogonale de droites isotropes et de plans symplectiques.
4. Montrer que tous les sous-espaces isotropes maximaux de 𝐸 ont même dimension. Déterminer cette
dimension en fonction de la dimension de 𝐸 et du rang de 𝑓 .
5. Retrouver ce résultat en utilisant le théorème de Witt symplectique : Soit (𝐸, 𝑓 ) et (𝐸 ′ , 𝑓 ′ ) deux 𝑘-espaces
vectoriels de dimension finie muni d’une forme symplectique (i.e. bilinéaire alternée non-dégénérée).
On suppose (𝐸, 𝑓 ) et (𝐸 ′ , 𝑓 ′ ) isométriques. Alors, toute isométrie d’un sous-espace de (𝐸, 𝑓 ) sur un
sous-espace de (𝐸 ′ , 𝑓 ′ ) se prolonge en une isométrie de (𝐸, 𝑓 ) sur (𝐸 ′ , 𝑓 ′ ).
Exercice 47.
Montrer qu’en dimension 2 le groupe symplectique d’une forme alternée non dégénérée est isomorphe au groupe
spécial linéaire 𝑆𝐿(2, 𝑘).
Exercice 48.
1. Les formes bilinéaires symétriques données par les formes quadratiques suivantes sur F37 sont-elles
équivalentes ?
𝑞(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝑥2 + 6𝑦 2 + 2𝑧 2
et
𝑄(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝑥𝑦 + 4𝑧 2 .
2. Montrer que deux formes quadratiques équivalentes sur un espace 𝐸 prennent les mêmes valeurs dans 𝑘.
3. La forme 𝑞 prend-elle toutes les valeurs de F7 ? Vérifier qu’elle prend les valeurs 3 et 5.
Exercice 49.
1. Montrer que deux formes quadratiques équivalentes sur un espace 𝐸 prennent les mêmes valeurs dans 𝑘.
2. Soit dans tout l’exercice (𝐸, 𝑓 ) un espace muni d’une forme bilinéaire symétrique non dégénérée de forme
quadratique associée 𝑞. Montrer que si 𝑓 admet un vecteur non nul isotrope, la forme 𝑞 prend toutes les
valeurs de 𝑘.
3. Montrer que 𝐸 se décompose comme somme directe orthogonale de plans hyperboliques et d’un sous-
espace sur lequel la forme quadratique n’a pas de vecteur isotrope non nul.
4. Montrer que le nombre de plans hyperboliques dans une telle décomposition est indépendant de la
décomposition.
A LGORITHME DE G RAM -S CHMIDT ET DÉCOMPOSITION QR ( ORTHOGONALE × TRIANGULAIRE )
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A LGORITHME DE G AUSS ET LOI D ’ INERTIE DE S YLVESTER
E NDOMORPHISMES ORTHOGONAUX ET UNITAIRES
Soit < , > le produit hermitien canonique de C2 (i.e la forme sesquilinéaire (C-linéaire par rapport au premier
argument et C-anti-linéaire par rapport au second) à symétrie hermitienne définie positive de matrice 𝐼𝑑 dans la
base canonique)
∀(𝑋, 𝑌 ) ∈ (C2 )2 , < 𝑋, 𝑌 >= 𝑡 𝑋𝐼𝑑𝑌 = 𝑡 𝑋𝑌 .
On notera, pour toute matrice 𝑀 ∈ 𝑀 (2, C), 𝑀 ⋆ := 𝑡 𝑀 l’adjoint de 𝑀 i.e.
∀(𝑋, 𝑌 ) ∈ (C2 )2 , < 𝑀 𝑋, 𝑌 >=< 𝑋, 𝑀 ⋆ 𝑌 > .
On rappelle que le groupe spécial unitaire 𝑆𝑈 (2) est le sous-groupe du groupe spécial linéaire complexe
𝑆𝐿(2, C) des matrices qui respectent le produit hermitien canonique de C2 i.e.
∀(𝑋, 𝑌 ) ∈ (C2 )2 , < 𝑃 𝑋, 𝑃 𝑌 >=< 𝑋, 𝑌 > .
𝑆𝑈 (2) := {𝑃 ∈ 𝑀 (2, C)/ det 𝑃 = 1 et 𝑃 ⋆ 𝑃 = 𝐼𝑑}.
Exercice 50 (Le groupe 𝑆𝑂(2)).
1. Rappeler un isomorphisme de groupes entre 𝑆𝑂(2) et 𝑆 1 .
11
2. L’application 𝑆𝑂(2) → 𝑆𝑂(2), 𝐴 ↦→ 𝐴2 est-elle un morphisme de groupes ? Déterminer son image et son
noyau.
Exercice 51 (L’espace 𝑉 des matrices anti-hermitiennes de trace nulle).
1. Déterminer la nature de l’espace vectoriel 𝑉 des matrices anti-hermitiennes (i. e. 𝑀 ⋆ := −𝑀 ) de 𝑀 (2, C)
de trace nulle.
2. Écrire la forme générale d’une matrice de 𝑉 à l’aide de trois nombres réels. En déduire une base de 𝑉 .
3. Montrer que ≪ 𝑃, 𝑃 ′ ≫:= − 21 𝑡𝑟𝑎𝑐𝑒(𝑃 𝑃 ′ ) définit un produit scalaire sur 𝑉 .
Exercice 52 (Le groupe 𝑆𝑈 (2)).
[︂ ]︂
𝑎 𝑏
1. Soit 𝑃 = ∈ 𝑆𝑈 (2). Montrer que 𝑐 = −𝑏, 𝑑 = 𝑎 et 𝑎𝑎 + 𝑏𝑏 = 1 et écrire la forme générale d’une
𝑐 𝑑
matrice 𝑃 de 𝑆𝑈 (2) à l’aide de deux nombres complexes, puis de quatre nombres réels.
2. En déduire un homéomorphisme de 𝑆𝑈 (2) sur la sphère unité 𝑆 3 de C2 . (On munit ici 𝑆 3 de la topologie
induite par celle de C2 et 𝑆𝑈 (2) de la topologie induite par la topologie d’une norme sur l’espace vectoriel
𝑀 (2, C).)
3. Soit −1 < 𝑐 < 1. Décrire topologiquement le sous-espace de 𝑆𝑈 (2) des matrices de trace 𝑐, appelé
“latitude 𝑐”.
4. Montrer que les latitudes sont des classes de conjugaison dans 𝑆𝑈 (2). (On pourra remarquer que les
éléments de 𝑆𝑈 (2) sont associés à des endomorphismes normaux (i.e. qui commutent avec leur adjoint)).
5. Quelles sont les autres classes de conjugaison ?
6. Décrire topologiquement le sous-groupe 𝐷 des matrices diagonales de 𝑆𝑈 (2).
Exercice 53 (Les groupes 𝑆𝑂(3) et 𝑆𝑈 (2)).
1. Montrer que la classe de conjugaison 𝐶 de 𝑆𝑈 (2) des matrices de trace nulle (i.e. la latitude 0) est la
sphère unité de l’espace euclidien (𝑉, ≪ , ≫) des matrices anti-hermitienne de trace nulle.
2. Montrer que 𝑆𝑈 (2) agit par conjugaison sur l’espace 𝑉 .
3. Montrer que cette action est transitive.
4. En déduire un morphisme de groupes 𝜙 de 𝑆𝑈 (2) dans le groupe orthogonal de (𝑉, ≪ , ≫).
5. Déterminer le noyau de 𝜙.
6. En utilisant la connexité de 𝑆𝑈 (2) montrer que l’image de 𝜙 est incluse dans 𝑆𝑂(𝑉 ).
7. Montrer que l’image par [︂𝜙 du sous-groupe
]︂ 𝐷 des matrices diagonales de 𝑆𝑈 (2) est le sous-groupe des
𝑖 0
rotations de 𝑉 qui fixent .
0 −𝑖
8. En déduire l’image de 𝜙.
E NDOMORPHISMES SYMÉTRIQUES ET HERMITIENS
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http://agreg-maths.univ-rennes1.fr/documentation/docs/matpass.pdf
G ÉNÉRATEURS DE O(𝐸), SO(𝐸) ET SIMPLICITÉ DE PSO(𝐸)
I SOMÉTRIES DU CUBE ; ISOMÉTRIES DU TÉTRAÈDRE . E LÉMENTS SUR L’ ÉTUDE DES SOUS - GROUPES FINIS DE
SO3 (R)
Exercice 54.
On cherche à décrire le groupe 𝐺 des isométries d’un plan affine euclidien qui conservent globalement un
triangle 𝒯 = 𝐴𝐵𝐶 isocèle en 𝐴 non équilatéral non aplati.
1. Déterminer deux éléments différents du groupe 𝐺.
12
2. Soit 𝑓 un élément de 𝐺.
(a) Montrer que 𝑓 a un point fixe.
(b) Montrer que 𝑓 (𝐴) = 𝐴 et que (𝑓 (𝐵) = 𝐵 ou 𝑓 (𝐵) = 𝐶).
(c) Montrer que 𝑓 est soit l’identité soit une réflexion.
3. Écrire la table de multiplication du groupe 𝐺.
Exercice 55.
Soit 𝐷8 le groupe des isométries du carré. Déterminer un morphisme injectif de groupes de 𝐷8 dans S4 . Les
éléments (1, 3) et (1, 2, 3, 4) engendrent-ils le groupe symétrique S4 ?
Exercice 56 (Sylow des groupes diédraux).
Soit 𝒫𝑛 un polygone régulier à 𝑛 côtés dans le plan euclidien orienté. On appelle groupe diédral 𝐷𝑛 le groupe
des isométries de 𝒫𝑛 .
1. Parmi les translations, les rotations, les symétries orthogonales, et les symétries glissées (composées d’une
symétrie orthogonale et d’une translation dans l’axe de la symétrie), décrire des isométries du plan qui
conservent le polygone régulier 𝒫𝑛 .
2. Déterminer, à l’aide de l’action naturelle de 𝐷𝑛 sur l’ensemble des sommets de 𝒫𝑛 , le cardinal de 𝐷𝑛 . En
déduire la liste complète des éléments de 𝐷𝑛 .
3. On suppose 𝑛 impair. Déterminer les 2-Sylow de 𝐷𝑛 et vérifier (sans référence au cours) qu’ils sont
conjugués.
4. On suppose 𝑛 = 6. Déterminer un 2-Sylow de 𝐷6 . Déterminer le nombre de 2-Sylow de 𝐷6 . Déterminer
deux sous-groupes d’ordre 2 de 𝐷6 non conjugués dans 𝐷6 . Donner un 3-Sylow de 𝐷6 .
Exercice 57 (Sous-groupe fini de 𝑆𝑂(3)).
1. Montrer le théorème de Burnside : soit 𝐺 un groupe fini agissant sur un ensemble fini 𝐸. Alors le nombre 𝑁
d’orbites est la moyenne des cardinaux des points fixes des éléments de 𝐺 et aussi
1 ∑︁ 1 ∑︁
𝑁= card 𝐹 𝑖𝑥(𝜙(𝑔)) = card 𝑠𝑡𝑎𝑏𝑙(𝑥).
|𝐺| |𝐺|
𝑔∈𝐺 𝑥∈𝐸
On pourra considérer {(𝑥, 𝑔) ∈ 𝐸 × 𝐺/𝑔 · 𝑥 = 𝑥}.
2. Soit 𝐺 un sous-groupe fini de 𝑆𝑂(3). On considère son action sur la sphère unité. Soit 𝑋 l’ensemble des
points fixés par un des éléments de 𝐺 différents de l’identité. Montrer que 𝑋 est stable par l’action de 𝐺.
Montrer que le stabilisateur d’un élément de 𝑋 est un groupe cyclique. On notera 𝑁 le nombre d’orbites
de l’action de 𝐺 sur 𝑋 et 𝑛𝑗 le cardinal du stabilisateur d’un élément de l’orbite O𝑗 .
3. Montrer que
𝑁 |𝐺| = 2(|𝐺| − 1) + card 𝑋.
4. Montrer que
𝑁
2 ∑︁ 1
2− = (1 − ).
|𝐺| 𝑗=1 𝑛𝑗
5. En déduire que 𝑁 = 2 ou 𝑁 = 3.
6. Montrer que si 𝑁 = 2, 𝐺 est un sous-groupe cyclique de rotations.
7. Si 𝑁 = 3, déterminer les possibilités pour les 𝑛𝑗 .
13
Q UATERNIONS , SO3 (R) ET SO4 (R)
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http://agreg-maths.univ-rennes1.fr/documentation/docs/agreg-quater.pdf
Exercice 58 (Représentation matricielle des nombres complexes et des quaternions).
1. Déterminer dans 𝑀 (2, R) une matrice 𝐼 telle que 𝐼 2 = −𝐼𝑑.
2. En déduire un morphisme non nul d’anneaux de C dans 𝑀 (2, R).
3. Soit [︂ ]︂ [︂ ]︂ [︂ ]︂ [︂ ]︂
1 0 𝑖 0 0 1 0 𝑖
1= 𝑖= 𝑗= et 𝑘 =
0 1 0 −𝑖 −1 0 𝑖 0
Établir la table de multiplication de 𝐺 := {1, −1, 𝑖, −𝑖, 𝑗, −𝑗, 𝑘, −𝑘}. Est-ce un groupe ? Est-il cyclique ?
4. La sous-algèbre H de 𝑀 (2, C) engendré par 𝐺 est-elle commutative ? un corps gauche ?
C LASSIFICATION DES CONIQUES EUCLIDIENNES AFFINES
Coste (Coniques, quadriques projectives),
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Exercice 59 (Droites et quadriques).
Une quadrique d’un espace projectif 𝑃 (𝑉 ) est le lieu des zéros d’une forme quadratique 𝑓 sur 𝑉 .
1. Montrer que toute quadrique qui contient trois points distincts d’une droite 𝑑 contient toute la droite 𝑑.
2. Déterminer la dimension de l’espace des quadriques de 𝑃 3 (𝐾).
3. Soit 𝑑1 , 𝑑2 , 𝑑3 trois droites de 𝑃 3 (𝐾). Montrer qu’il existe une quadrique qui les contient.
Exercice 60.
On considère le plan euclidien muni d’un un repère orthonormé (𝑂, →
−𝚤 , →
−𝚥 ) et la courbe (C) d’équation
2 2
4𝑥 − 4𝑥𝑦 + 𝑦 − 3𝑥 − 𝑦 − 1 = 0
1. Montrer que (C) est une parabole.
2. Trouver un repère orthonormé (𝑆, −
→, −
𝑢 → 2
1 𝑢2 ) tel que (C) ait une équation de la forme 𝑥 = 2𝑝𝑦 dans ce repère.
Exercice 61.
1. Construire à la règle et au compas la tangente à un cercle 𝒞 passant par un point 𝐴 hors du disque délimité
par 𝒞.
2. Soit maintenant 𝒞 et 𝒞 ′ deux cercles non concentriques. Construire les centres Ω et 𝑂 des homothéties qui
envoient 𝒞 sur 𝒞 ′ .
3. Construire deux tangentes communes à 𝒞 et à 𝒞 ′ .
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