Traitement des endoscopes souples thermosensibles
Traitement des endoscopes souples thermosensibles
Le risque infectieux en endoscopie est une priorité en matière de prévention des infections associées
aux actes invasifs qui est l’objet de l’axe 3 du Programme de prévention des infections associées aux
soins (Propias).
Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP), par son avis du 26 juin 2013, proposait la réunion dans
un même document des textes règlementaires et recommandations de bonnes pratiques disponibles.
A cette fin, un groupe de travail restreint a été constitué sous l’égide du Comité de suivi du Propias.
Les sociétés savantes concernées et des personnes qualifiées, ont été sollicitées lors de la rédaction
et pour la relecture de ce document qui prend en compte les résultats de l’audit national confié au
groupe d’évaluation des pratiques en hygiène hospitalière.
Les dix-huit fiches qui le composent concernent notamment les aspects techniques liés au traitement
des endoscopes, les particularités de certains d’entre eux, les technologies nouvelles en matière de
traitement et de stockage, les responsabilités lors des prêts d’endoscopes, les opérations de
qualification et de maintenance, la traçabilité, les contrôles microbiologiques, la formation des
personnels et la gestion de crise.
Nous escomptons que ce guide puisse servir de référence afin de faciliter et d’améliorer la gestion du
traitement des endoscopes souples thermosensibles à canaux dans les lieux de soins.
Fiche 17 : Matériovigilance
2
Glossaire
3
Fiche 1 - Risques infectieux liés à l’endoscopie
Les endoscopes possédant des canaux sont des dispositifs médicaux (DM) complexes constitués par
l’assemblage de plusieurs dizaines de pièces en matériaux divers. Ils présentent des canaux internes
en nombre variable, pouvant atteindre plus d’un mètre de longueur et de diamètre interne de l’ordre
du millimètre, reliés les uns aux autres par des jonctions créant des anfractuosités et des circuits
préférentiels. L’ensemble est rassemblé dans une chemise interne opaque. Leur conception est
également très variable d’un fabricant à l’autre, d’un type d’endoscope à l’autre et d’un modèle à
l’autre. La complexité de leur structure rend possible une accumulation de souillures organiques
(liquides biologiques ou tissus) ou minérales (dépôts de calcium ou de magnésium) en certains points,
plus ou moins accessibles au nettoyage, à la désinfection et au séchage. Ces souillures peuvent
elles-mêmes renfermer des agents infectieux et constituent des points d’ancrage des germes et des
substrats favorables à la multiplication de microorganismes. Une fréquence ou une qualité insuffisante
de traitement peut aboutir à la formation d’un biofilm.
Le risque infectieux en endoscopie est connu et décrit depuis les années 1990. Ce risque a été évalué
1,2,3
entre 1 et 3 cas par million d’actes endoscopiques . Les éléments intervenant pour évaluer le
niveau de risque sont : (1) la destination finale de l’endoscope (tableau I) qui est une cavité naturelle
stérile (vessie) ou non stérile (tube digestif, bronches) ; (2) l’association à l’acte endoscopique de
gestes plus invasifs, comme des biopsies, des scléroses, une dilatation des voies biliaires, etc. ; (3) le
type, l’état d’usure et la maintenance de l’endoscope utilisé ; (4) la qualité du processus de traitement
de l’endoscope.
Le délai entre la réalisation du geste et la détection de l’infection peut faire à tort sous-estimer le
risque infectieux.
L’infection peut être due à des germes du patient lui-même qui vont passer dans le sang par voie
hématogène (bactériémies) à la faveur d’un geste invasif par voie endoscopique (dilatation
œsophagienne, cathétérismes des voies biliaires, sclérothérapie, etc.) ou à des germes introduits par
l’endoscope (tableau II). Dans ce cas, la transmission peut être interhumaine, l’endoscope servant de
vecteur aux microorganismes d’un patient à l’autre. Elle peut concerner, dans une moindre part, une
transmission soignants-soignés ou à partir de l’environnement (germes de l’eau essentiellement).
Les microorganismes les plus fréquemment décrits font partie de la flore commensale, parfois
pathogène, mais ils peuvent également provenir de l’environnement ; ils sont viraux (hépatite B et C),
mycosiques, parasitaires et, surtout, bactériens (entérobactéries, Pseudomonas aeruginosa,
mycobactéries, Clostridium, Helicobacter, etc.), avec une place particulière depuis les années 2004
pour les entérobactéries productrices de carbapénèmases (EPC). Le risque de transmission des
agents transmissibles non conventionnels (ATNC) par l’endoscopie reste théorique, aucun cas n’ayant
été décrit à ce jour. Ce risque ne peut cependant pas être écarté pour la forme variante de la maladie
de Creutzfeldt-Jakob pour laquelle les formations lymphoïdes concernées par l’endoscopie sont
considérées comme des tissus à haute infectiosité.
1
Spach DH, Silverstein F, Stamm W. Transmission of Infection by Gastrointestinal Endoscopy and Bronchoscopy. Ann Intern
Med 1993;118(2):117-128.
2
Kovaleva J1, Peters FT, van der Mei HC, Degener JE. Transmission of infection by flexible gastrointestinal endoscopy and
bronchoscopy. Clin Microbiol 2013;26(2):231-54.
3
Nelson DB. Infectious disease complications of GI endoscopy: part II, exogenous infections. Gastrointest Endosc
2003;57:695–711.
4
Tableau II - Origine des microorganismes
Le niveau de désinfection et ses conditions d’obtention vis-à-vis des microorganismes varient selon le
désinfectant et il convient de se référer aux revendications du fabricant concernant la virucidie, la
bactéricidie, la fongicidie, la mycobactéricidie et la sporicidie.
Les cas de transmission du virus de l’hépatite B (HBV) à l’occasion d’un acte d’endoscopie sont rares.
La transmission se fait alors entre patients par le biais d’un endoscope mal désinfecté après son
utilisation chez un patient porteur du virus et lors d’un geste exposant au sang : hémorragie digestive,
biopsie, etc.
Aucun cas de transmission du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) n’a été décrit.
Les cas de transmission du virus de l’hépatite C (VHC) sont moins rares. Le lien épidémiologique
7
associant l’acquisition du VHC et l’endoscopie est connu . Dans les années 90, plusieurs études ont
montré la transmission du virus de l’hépatite C par des endoscopies, notamment par des pinces à
biopsie non stérilisées. La circulaire DGS/DH N°236 du 2 avril 1996 relative aux modalités de
désinfection des endoscopes dans les lieux de soins a posé les bases pour une amélioration des
pratiques dans ce domaine. Depuis les années 2000, plusieurs cas de transmission de l’hépatite C au
décours de l’endoscopie ont été décrits pour lesquels la transmission entre patients était finalement
8
liée à l’anesthésie (partage de flacons, de matériel d’injection, etc.) et non à l’endoscopie elle-même .
Une étude rétrospective d’une cohorte d’environ 10 000 patients bénéficiant de coloscopies et de
laryngoscopies entre 2003 et 2009 n’a pas retrouvé de transmission virale pour VIH, VHB et VHC.
Cette étude a mis en évidence 24 cas méconnus d’hépatite C après une procédure d’endoscopie
réalisée le même jour ou à 24 heures d’un autre patient porteur. Malheureusement, seuls 2 patients
ont pu faire l’objet d’une comparaison de souches, qui se sont avérées différentes. La transmission
croisée du VHC ne peut donc pas être exclue. En supposant que tous les nouveaux cas fussent
acquis lors de l’endoscopie, le taux d’infection serait de 0,008%. Dans cet article, le risque estimé
4
Société française d’anesthésie réanimation. Antibioprophylaxie en chirurgie et médecine interventionnelle (patients adultes).
Ann Fr Anesth Réanim 2011 ; 30 : 168–190.
5
Société de pathologie infectieuse de langue française et Société française de cardiologie. Prophylaxie de l’endocardite
infectieuse. Med Malad Infect 2002 ; 32 : 542–552.
6
Société française d’endoscopie digestive. Antibioprophylaxie en endoscopie digestive. Acta Endosc 2008 ; 4 :401-413.
7
Andrieu J, Barry S, Colardelle P, et al. Prévalence et facteurs de risques de l'infection par le virus de l'hépatite C dans une
population hospitalisée en gastro-entérologie. Rôle des biopsies per-endoscopiques. Gastroenterol Clin Biol 1995;19:340-5.
8
NosoThème. Risque infectieux lié à l’endoscopie. HygièneS 2011 ; Volume XIX, n°5.
5
13 9
d’acquisition du VIH par l’endoscopie est évalué à 7/10 pour la laryngoscopie et 2,4/10 pour la
9
colonoscopie. Le risque estimé d’acquisition du VHB par l’endoscopie est évalué à 1/10 pour la
7
laryngoscopie et 8/10 pour la colonoscopie. Le risque estimé d’acquisition du VHC est entre celui du
9,10,11
VIH et celui du VHB .
Endoscopie et mycobactéries
12
Une revue bibliographique de 1993 plaçait les mycobactéries parmi les microorganismes les plus
souvent transmis lors de bronchoscopies. Les mycobactéries étant moins sensibles aux agents
chimiques de désinfection, l’étape de nettoyage est fondamentale pour permettre une action efficace
des désinfectants. La transmission entre patients concerne les mycobactéries du complexe
tuberculosis. Les mycobactéries atypiques (M. avium, intracellulare, chelonae, xenopi, etc.) peuvent
être acquises à partir de l’eau utilisée à plusieurs étapes du parcours de l’endoscope, qui ne serait
13
pas filtrée. Des cas de transmission ont été rapportés par l’équipe du CHU de Vaud en Suisse .
Néanmoins, le lien entre l’infection et la contamination par l’endoscopie reste souvent difficile à établir
en raison de l’incubation très longue de la maladie, des particularités des milieux de culture requis,
non systématiquement ensemencés et du délai de positivité de ces prélèvements.
Autre microorganisme
14
Une attention particulière peut être portée sur un article récent qui développe la place de
Methylobacterium, transmis à partir de l’eau du robinet lors d’une endoscopie, et son pouvoir
pathogène chez les patients immunodéprimés.
Les indications de coloscopies chez des patients présentant une infection à Clostridium difficile (ICD)
sont fréquentes à la recherche de colite pseudomembraneuse. Les spores de Clostridium difficile sont
réputées moins sensibles aux agents désinfectants que les bactéries végétatives. Néanmoins de
nombreuses études ont démontré l’activité sporicide de désinfectants utilisés en endoscopie vis-à-vis
15 16
des spores de Clostridium difficile . CP. Selinger , à partir d’une étude sur 287 paires de cas-
témoins, suggère que le risque de développer une ICD augmente dans les 60 premiers jours après
une endoscopie.
L’avis du Comité technique des infections nosocomiales et des infections liées aux soins (CTINILS)
validé par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) le 19/01/2007, concernant la désinfection des
endoscopes vis-à-vis de Clostridium difficile, recommande de ne pas modifier le niveau de
désinfection intermédiaire pour ce germe, de rappeler l’importance du double nettoyage lors de la
procédure, de s’assurer de l’application des recommandations et de faire appel, le cas échéant, à
l’équipe opérationnelle d’hygiène (EOH) pour toute difficulté rencontrée dans la mise en œuvre des
recommandations spécifiques, mais également des précautions «standard» et «contact».
Les bactéries multirésistantes (BMR) sont un traceur de transmission croisée via les endoscopes,
occasionnant des épidémies d’infections/colonisations, dont la littérature est riche : Acinetobacter
9
Holodniy M, Oda G, Schirmer PL, et al. Results from a large-scale epidemiologic look-back investigation of improperly
reprocessed endoscopy equipment. Infect Control Hosp Epidemiol 2012;33(7):649-56.
10
Rutala WA, Weber DJ. New developments in reprocessing semicritical items. Am J Infect Control 2013;41(5 Suppl):S60-6.
11
Lot F, Desenclos J-C. Epidémiologie de la transmission soignant soigné. HygieneS 2003 ; XI : 96-100.
12
Spach DH, Silverstein FE, Stamm WE. Transmission of infection by gastrointestinal endoscopy and bronchoscopy. Ann Intern
Med 1993;118(2):117-28.
13
Petignat C, Dumas CL, Attinger M. Risque de transmission d’infections lors d’un examen endoscopique. SSSH, forum3, 2008.
14
Kovaleva J, Peters FT, van der Mei HC, Degener JE. Transmission of infection by flexible gastrointestinal endoscopy and
bronchoscopy. Clin Microbiol Rev 2013;26(2):231-54.
15
Rutala WA, Weber DJ, and the Healthcare Infection Control Practices Advisory Committee (HICPAC). Guideline for
Disinfection and Sterilization in Healthcare Facilities. 2008.
16
Selinger CP, Greer S, Sutton CJ. Is gastrointestinal endoscopy a risk factor for Clostridium difficile associated diarrhea? Am J
Infect Control 2010;38(7):581-2.
6
17 18
baumannii MR et bronchoscopes ; Enterobacter cloacae résistant à l’ertapénème et urétéroscopes .
Concernant les bactéries hautement résistantes émergentes (BHRe), de nombreuses épidémies
d’infections/colonisations à Klebsielles productrices de carbapénèmases (KPC) ont été décrites en
19
lien avec l’endoscopie digestive. P. Gastmeier, dans une revue de la littérature , décrit 9 épidémies
de Klebsiella spp publiées depuis 1988. Six publications incriminent l’utilisation de duodénoscopes,
20
(dont un épisode en France ), deux des bronchoscopes et une des endoscopes urologiques. Depuis
21
cette revue, d’autres épidémies de KPC, impliquant des duodénoscopes, ont été décrites . L’usage
des duodénoscopes apparait comme à haut risque (1) d’infection, en raison du caractère invasif du
geste (cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique ou CPRE) et (2) de transmission croisée
de bactéries du tube digestif, en rapport avec un défaut de la procédure d’entretien dont l’origine peut
être multifactorielle.
Les actes d’endoscopie à risque vis-à-vis des ATNC sont, pour tous les patients, ceux d’ORL touchant
la muqueuse olfactive, c’est-à-dire celle proche de la lame criblée de l’éthmoïde, considérée comme
tissu à haute infectiosité et concernée par quelques actes de chirurgie ORL, maxillo-faciale et
neurochirurgicale. Les actes d’endoscopie passant par le carrefour aérodigestif ou par voie rectale
(formations lymphoïdes organisées) sont à risque, uniquement pour les patients atteints ou suspects
de la forme variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (v-MCJ).
Le risque de transmission de la v-MCJ par l’endoscopie est extrêmement faible, aucun cas de forme
variante n’ayant été décrit en France depuis 2014, comme le confirme les données épidémiologiques
issues de l'InVS (www.invs.sante.fr) : 27 cas de v-MCJ certains ou probables en France, tous
décédés ; avant dernier cas en 2013 et dernier cas en 2014 ; aucun cas entre 2009 et 2013.
Comme l’indiquent l’instruction DGS/RI3/2011/449 du 1er décembre 2011 et la foire aux questions
(FAQ) de juillet 2012, relatives à l’actualisation des recommandations visant à réduire les risques de
transmission des ATNC lors des actes invasifs, la procédure de traitement des endoscopes reste
inchangée en routine pour tout examen pratiqué chez un patient ni suspect, ni atteint
d’encéphalopathie spongiforme transmissible (EST) et si l’examen ne concerne pas la muqueuse
olfactive. Une étape d’inactivation de l’endoscope (et des DM concernés) n’est à réaliser que si l’acte
concerne un tissu à haute infectiosité (cf. supra) ou s’il est pratiqué sciemment auprès d’un patient
suspect ou atteint d’EST ; dans ce dernier cas, l’endoscope est ensuite séquestré en attente du
résultat de l’autopsie.
L’instruction précise la conduite à tenir en cas de patient identifié suspect ou atteint d’EST après un
acte d’endoscopie : il faut vérifier que le patient n’était ni suspect ni atteint au moment de l’acte, que la
procédure conventionnelle de traitement de l’endoscope (inactivation si nécessaire, double nettoyage
et désinfection) avait bien été mise en œuvre et que le laveur-désinfecteur d’endoscope (LDE) ne
recycle pas les produits. Si ces conditions sont remplies, aucune autre action n’est nécessaire.
Il est de la responsabilité des praticiens qui ont la charge du patient et de l’acte de préciser le statut de
risque du patient avant la réalisation de l’acte.
17
Yukun Xia, CuiLing Lu, Jingya Zhao et al. Bronchofiberoscopy-associated outbreak of multidrug-resistant Acinetobacter
baumannii in an intensive care unit in Beijing, China. BMC Infect Dis 2012;12:335.
18
Chang CL, Su LH, Lu CM, Tai FT, Huang YC, Chang KK. Outbreak of ertapenem-resistant Enterobacter cloacae urinary tract
infections due to a contaminated ureteroscope. J Hosp Infect 2013;85(2):118-24.
19
Gastmeier P, Vonberg RP. Klebsiella spp. in endoscopy-associated infections: we may only be seeing the tip of the iceberg.
Infection 2014;42(1):15-21.
20
Carbonne A, Thiolet JM, Fournier S et al. Control of a multi-hospital outbreak of KPC-producing Klebsiella pneumoniae type 2
in France, September to October 2009. Euro Surveill 2010;15(48).
21
Frias M, Tsai V,Avillan J et al. New Delhi Metallo-β-Lactamase–Producing Escherichia coli Associated with Endoscopic
Retrograde Cholangiopancreatography — Illinois, 2013. MMWR / January 3, 2014 / Vol. 62 / Nos. 51 & 52, 1051.
7
Fiche 2 -Traitement manuel des endoscopes
Le traitement des endoscopes (manuel ou automatisé) est effectué après chaque acte d'endoscopie.
Le traitement manuel comporte huit étapes : le prétraitement ; le premier nettoyage ; le premier
rinçage ; le second nettoyage ; le rinçage intermédiaire ; la désinfection ; le rinçage terminal ; le
séchage.
Prérequis
Le traitement doit débuter immédiatement après la fin de l’examen afin d’éviter la dessiccation des
souillures, sécrétions et/ou excrétions (sang, mucus, selles, pus, etc.) et la formation de biofilm qui
compromettraient l'efficacité des étapes ultérieures de manière définitive et donc le résultat final de la
désinfection.
Le personnel en charge du traitement dispose de la configuration interne des endoscopes (nombre et
taille des canaux, caractère écouvillonnable ou seulement irrigable, etc.).
1. Prétraitement
Il vise à éliminer les souillures visibles et limiter la formation du biofilm. Effectué immédiatement après
l'acte d'endoscopie, dans la salle d’examen, il comporte :
Les paramètres microbiologiques retenus pour l’eau pour soins standards (niveau cible) sont les
22
suivants : flore aérobie revivifiable à 22°C < à 100 UFC/ml, flore aérobie revivifiable à 36° < à 10
UFC /ml, coliformes totaux < 1 UFC / 100 ml et Pseudomonas aeruginosa < 1 UFC / 100 ml. Dans les
situations où la conformité à cette qualité ne peut être obtenue, il est utilisé de l’eau
bactériologiquement maitrisée (EBM) dont les paramètres retenus sont les suivants (niveau cible) :
Pseudomonas aeruginosa < 1 UFC/100 ml et flore aérobie revivifiable à 22° C ≤ 1 UFC/100 ml.
Le matériel, étiqueté comme « sale », est ensuite transporté immédiatement dans le local dédié au
traitement des endoscopes où se déroulent les étapes suivantes. Le transport s’effectue à sec dans
un plateau recouvert d’un champ ou tout autre contenant fermé.
2. Premier nettoyage
Le nettoyage a pour objectif d’éliminer les souillures par une action physico-chimique et mécanique
poussée. Il suit sans délai le prétraitement.
C'est une étape fondamentale qui nécessite l'emploi d'un produit détergent d'efficacité revendiquée
par le fabricant et compatible avec le désinfectant et le dispositif médical utilisé.
22
Ministère de la santé. L'eau dans les établissements de santé : guide technique. 2005, 115 pages.
8
Il s'effectue en immersion complète dans un bac contenant la solution détergente. Celle-ci est
préparée selon les prescriptions du fabricant. La solution est renouvelée après chaque utilisation et
pour chaque endoscope.
Le temps global dédié à l'ensemble des opérations du premier nettoyage est d’au moins 10 minutes.
Le nettoyage manuel comporte obligatoirement les actions suivantes :
nettoyage de la gaine ;
démontage et nettoyage des valves, pistons et autres éléments amovibles ;
irrigation de tous les canaux irrigables de l'endoscope ;
écouvillonnage de tous les canaux écouvillonnables de l'endoscope :
- l’endoscope est maintenu en immersion,
- le sens de l’écouvillonnage est adapté aux préconisations du fabricant de l’endoscope, le
type d’écouvillon étant choisi en fonction de ses préconisations
- le premier écouvillonnage est suivi du nombre d’écouvillonnages nécessaires tant que la
brosse de l’écouvillon n’est pas visuellement propre,
la brosse est nettoyée entre chaque passage de l’écouvillon
brossage de l'extrémité et des anfractuosités de l'endoscope ainsi que des cages à pistons
avec des brosses spécifiques distinctes des écouvillons pour canaux.
Remarque:
les brosses et écouvillons utilisés pour le nettoyage sont à endoscope et à usage unique ; un
tableau répertoriant pour chaque type d’endoscope le ou les écouvillon(s) qui lui est (sont)
adapté(s) est (sont) disponible(s) ;
les irrigateurs tous conduits et les tubulures des pompes d'irrigation sont adaptés à
l'endoscope ;
si le même bac ou évier est utilisé pour le second nettoyage, il est rincé entre les 2 nettoyages
avec une eau de qualité équivalente à celle du rinçage intermédiaire des endoscopes ;
si l’endoscope n’a qu’un seul canal, une seringue peut être utilisée pour l’irrigation ;
les irrigateurs tous conduits, les tubulures des pompes d’irrigation, les valves et pistons
suivent le circuit de traitement de l’endoscope,
pour les duodénoscopes, une attention particulière est portée à l’extrémité distale de
l’endoscope et au brossage du canal érecteur.
3. Premier rinçage
A l'issue de cette première phase de nettoyage, l'endoscope est rincé et irrigué à l’eau pour soins
standard afin d'éliminer les salissures et les résidus de détergent.
4. Second nettoyage
Les canaux de l’endoscope doivent être purgés afin d’éliminer la solution détergente présente et
optimiser la phase de rinçage intermédiaire.
Les bacs ou éviers de trempage sont nettoyés, désinfectés et rincés avant toute nouvelle utilisation.
5. Rinçage intermédiaire
Le rinçage est pratiqué dès la fin du nettoyage. L’eau utilisée est une eau pour soins standard.
Ce rinçage doit être abondant et il convient de réaliser une très bonne irrigation de tous les canaux,
ainsi qu'un rinçage externe.
9
Il faut veiller à purger l'eau des canaux à l'air pour éviter la dilution ultérieure du désinfectant, voire
son inactivation.
6. Désinfection
La désinfection est une opération au résultat momentané permettant d'éliminer ou de tuer les
microorganismes et/ou d'inactiver les virus indésirables présents au moment de l'opération.
Caractéristiques du désinfectant
Il s'agit d'un produit uniquement désinfectant et non d'un détergent désinfectant. Il ne contient pas
d’aldéhyde.
Le choix du produit désinfectant prend en compte le niveau de traitement requis : bactéricide, virucide,
fongicide, tuberculocide ou mycobactéricide (niveau de désinfection intermédiaire) et sporicide si
nécessaire (désinfection de haut niveau). L'activité mycobactéricide est nécessaire à la désinfection
des bronchofibroscopes.
L'acheteur doit donc vérifier la conformité aux normes d'activité antimicrobienne souhaitées en
fonction du niveau de désinfection requis. Selon le niveau requis, le temps de trempage et la
concentration du produit sont variables.
Désinfection
Cette étape de désinfection comporte une immersion complète et une irrigation de tous les canaux de
l'endoscope. Le temps de trempage de l'endoscope et de ses accessoires non stérilisables dans la
solution désinfectante est déterminé en fonction des spécifications du fabricant et en fonction du
niveau de désinfection requis (intermédiaire, haut niveau).
A l'issue de la désinfection, il est nécessaire de purger à l'air les différents canaux pour éliminer le
produit désinfectant résiduel.
7. Rinçage terminal
Le but du rinçage terminal est de réduire le risque toxique en éliminant toute trace de désinfectant. Le
rinçage doit être abondant.
Il est pratiqué avec une eau dont la qualité dépend du niveau de désinfection effectué :
soit de l'eau stérile conditionnée versable pour l'endoscopie de toutes les cavités stériles
impliquant une désinfection de haut niveau (cholédocoscopie transpariétale, urologie,
syalendoscopie etc.) ;
soit de l'eau bactériologiquement maîtrisée pour l'endoscopie des cavités non stériles (suivre
les indications des fabricants pour la maintenance des installations de traitement).
Remarque :
10
usage unique ne nécessite pas de contrôles bactériologiques dès lors que le procédé a
23
été validé et que ses modalités d’utilisation sont régulièrement contrôlées .
les manipulations se font avec des gants à usage unique (non stériles et à longues
manchettes) jusqu’à la phase de désinfection et avec des mains désinfectées après cette
phase, sauf pour les endoscopes critiques qui nécessitent le port de gants à longues
manchettes stériles dès la phase de désinfection,
les manipulateurs de désinfectant portent une protection de la tenue à usage unique, un
masque de protection adapté et des lunettes de protection.
8. Séchage
Quel que soit le type de stockage, l'endoscope non utilisé immédiatement, doit être séché à l'air
médical, sur une surface sèche, préalablement nettoyée. L’extrémité du dispositif de séchage ne doit
pas toucher l’endoscope pour éviter de le contaminer. La pression de soufflage est conforme aux
préconisations du fabricant pour éviter d’endommager les cages à pistons.
Lorsque l’endoscope n’est pas muni d’une gaine de protection, un seul nettoyage et une désinfection
sont réalisés entre chaque acte. En ce qui concerne les endoscopes sans canal munis d’une gaine de
protection, la mise en place et le retrait de la gaine, les mesures d’asepsie adaptées à l’acte et le
traitement de l’endoscope s’effectuent selon l’avis du HCSP (2007-2008-2016).
23
Ministère de la santé. L'eau dans les établissements de santé : guide technique. 2005, 115 pages.
11
Fiche 3 - Traitement automatisé des endoscopes
Le traitement des endoscopes (manuel ou automatisé) est effectué après chaque acte d'endoscopie.
Le traitement automatisé est effectué par des laveurs-désinfecteurs d’endoscope (LDE) qui sont des
machines destinées à laver et désinfecter les surfaces externes et internes des endoscopes souples
thermosensibles semi-critiques. La validation de leurs performances, la maintenance et la formation
du personnel sont un gage de sécurité et de qualité. Les LDE doivent être adaptés aux endoscopes
qu’ils traitent, au moyen notamment de connexions spécifiques.
Il existe des normes concernant les exigences et essais pour laveurs désinfecteurs destinés à la
désinfection chimique des endoscopes thermosensibles. Aussi, pour le choix d’un LDE,
l’établissement pourra s’appuyer sur ces référentiels afin d’établir son cahier des charges.
Avant le début du programme, un cycle d'auto-désinfection de tous les circuits hydrauliques du LDE
est réalisé.
à chaque branchement :
- la bonne connexion de l’ensemble des canaux de l’endoscope au LDE conformément
aux recommandations du fabricant,
de façon quotidienne :
- les connexions des flacons de produits, l’évolution des quantités de produits
consommées par le LDE (même s’il est équipé de moyens de contrôle automatique)
pour s’assurer que les quantités de produits admises dans la cuve sont conformes
aux valeurs requises et de l’absence de fuite dans le compartiment « produits »,
- l’intégrité des tuyaux et tiges plongeantes, l’absence de plicature,
- l’absence d’eau dans le connecteur du testeur d’étanchéité,
- le bon positionnement des supports de charge,
- la rotation correcte des bras de lavage pour les machines à aspiration,
- la présence de papier dans l’imprimante.
de façon hebdomadaire :
- le bon fonctionnement des systèmes de traitement d’eau,
- le bon état de la cuve et du filtre de fond de cuve.
1. Prétraitement
Il vise à éliminer les souillures visibles et limiter la formation du biofilm. Effectué immédiatement après
l'acte d'endoscopie, dans la salle d’examen, il comporte :
l’essuyage externe de l'endoscope avec un matériau à usage unique ;
l’aspiration-insufflation de tous les canaux de l'endoscope dans un récipient contenant de l’eau
pour soins standards et changé après chaque endoscopie.
Les paramètres microbiologiques retenus pour l’eau pour soins standards (niveau cible) sont les
24
suivants : flore aérobie revivifiable à 22°C < à 100 UFC/ml, flore aérobie revivifiable à 36° < à 10
UFC /ml, coliformes totaux < 1 UFC / 100 ml et Pseudomonas aeruginosa < 1 UFC / 100 ml. Dans les
situations où la conformité à cette qualité ne peut être obtenue, il est utilisé de l’eau
bactériologiquement maitrisée (EBM) dont les paramètres retenus sont les suivants (niveau cible) :
Pseudomonas aeruginosa < 1 UFC/100 ml et flore aérobie revivifiable à 22° C ≤ 1 UFC/100 ml.
Le matériel, étiqueté comme « sale », est ensuite transporté immédiatement dans le local dédié au
traitement des endoscopes où se déroulent les étapes suivantes. Le transport s’effectue à sec dans
un plateau recouvert d’un champ ou tout autre contenant fermé.
24
Ministère de la santé. L'eau dans les établissements de santé : guide technique. 2005, 115 pages.
12
Un test d'étanchéité est pratiqué avant le nettoyage, conformément aux recommandations du
fabricant, avec au minimum :
- un branchement et un gonflage hors de l’eau,
- une première vérification de l’absence de fuite avant immersion,
- une immersion dans un bain d’eau (sans produit détergent),
- un béquillage de l’extrémité distale et la vérification de l’absence de bulle.
- un dégonflage et un débranchement hors de l’eau.
Cette étape est toujours manuelle, quelles que soient les caractéristiques du LDE. Elle suit
immédiatement le prétraitement.
L’endoscope est en immersion complète dans un bac contenant la solution détergente. Celle-ci est
préparée selon les prescriptions du fabricant. La solution est renouvelée après chaque utilisation et
pour chaque endoscope.
Remarques :
- les brosses et écouvillons utilisés pour le nettoyage sont à endoscope et à usage unique ;
un tableau répertoriant pour chaque type d’endoscope le ou les écouvillon(s) qui lui est
(sont) adapté(s) est (sont) disponible(s) ;
- les irrigateurs tous conduits sont adaptés à l'endoscope ;
- si l’endoscope n’a qu’un seul canal, une seringue peut être utilisée pour l’irrigation ;
- les irrigateurs tous conduits, les valves et pistons suivent le circuit de traitement de
l’endoscope.
3. Rinçage préliminaire
Cette étape est généralement réalisée dans le LDE avec une EBM.
4. Traitement en LDE
Nettoyage
La plupart des LDE proposent 2 cycles de nettoyage.
Rinçage intermédiaire
Il est effectué par le LDE avec une EBM.
Désinfection
L'activité du désinfectant, dans les conditions d'utilisation du LDE (temps, température, temps de
contact, concentration, qualité de l'eau de dilution, etc.) est conforme au niveau requis de désinfection,
c’est-à-dire une désinfection de niveau intermédiaire.
Il est recommandé de favoriser le recours à des bidons dont les bouchons à membrane sont percés
automatiquement lors de leur mise en place pour éviter à l’opérateur d’être exposé aux produits et
d’éviter également l’émanation de produits chimiques dans la salle de traitement.
13
Rinçage terminal
L’eau de rinçage répond aux critères microbiologiques d’EBM décrits dans la fiche 8.
Séchage
Le cycle de traitement en LDE s’achève par une phase de soufflage visant à éliminer l’excès de
liquide persistant dans les canaux de l’endoscope.
Quel que soit le temps de séchage proposé par le LDE, un séchage complémentaire à l’air médical
est nécessaire avant stockage.
Quel que soit le type de stockage, l'endoscope non utilisé immédiatement, doit être séché à l'air
médical, sur une surface sèche, préalablement nettoyée. L’extrémité du dispositif de séchage ne doit
pas toucher l’endoscope pour éviter de le contaminer. La pression de soufflage est conforme aux
préconisations du fabricant pour éviter d’endommager les cages à pistons.
Remarque :
- les manipulations se font avec des gants à usage unique (non stériles et à longues
manchettes) jusqu’à la phase de mise en LDE et avec des mains désinfectées après cette
phase,
- les manipulateurs de produit désinfectant portent une protection de la tenue à usage
unique, des gants à usage unique, un masque de protection adapté (selon les
préconisations des fabricants) et des lunettes de protection.
6. En fin de programme
14
Fiche 4 - Traitement des endoscopes à risque particulier
25,26,27
Des publications , concernant des actes d’endoscopie utilisant des duodénoscopes, ont fait état
de cas groupés d’infections/colonisations à BHRe, notamment par des entérobactéries productrices
de carbapénémases.
Il est rappelé aux professionnels de santé la conception complexe des duodénoscopes utilisés lors
d’une cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique (CPRE) et notamment celle du
mécanisme et des renfoncements de l’érecteur dont les anfractuosités rendent difficile l’accès au
nettoyage.
Lors de l’étape de nettoyage manuel ou lors de l’étape préalable à la mise en LDE, une
attention toute particulière est portée au canal érecteur qui doit être actionné durant cette
phase ; ne pas utiliser les brosses ou écouvillons standard mais le matériel adapté à cet
endoscope ; pour les duodénoscopes ayant un capuchon amovible, les mêmes mesures
sont appliquées après le retrait du capuchon qui fait lui-même l’objet d’un brossage avec
un matériel adapté ;
25
Aumeran C, Poincloux L, Souweine B, et al. Multidrug-resistant Klebsiella pneumoniae outbreak after endoscopic retrograde
cholangiopancreatography. Endoscopy 2010;42(11):895-899.
26
Epstein L, Hunter JC, Arwady MA, et al. New Delhi Metallo-β-Lactamase Producing Carbapenem-Resistant Escherichia coli
Associated with Exposure to Duodenoscopes. JAMA 2014;312:1447-1455.
27
Wendorf KA, Kay M, Baliga C, et al. Endoscopic Retrograde Cholangiopancreatography-Associated AmpC Escherichia coli
Outbreak. Infect Control Hosp Epidemiol 2015;36(6):634-642.
15
Fiche 5 - Stockage des endoscopes
Lorsque l'endoscope a été stocké pendant douze heures ou plus, une désinfection de niveau
intermédiaire pour le matériel semi-critique s'impose avant le premier acte endoscopique en raison du
risque de prolifération bactérienne pendant le stockage.
Pour le matériel critique, une désinfection de haut niveau est requise avant chaque utilisation de
l’endoscope et quelle que soit la durée du stockage.
Tout endoscope, critique ou semi-critique, stocké plus d’une semaine devra bénéficier d’un cycle
complet de traitement (nettoyage et désinfection).
Les enceintes de stockage d’endoscopes thermosensibles (ESET) sont destinées à maintenir pendant
une période déterminée la qualité microbiologique des endoscopes thermosensibles semi-critiques
obtenue après la dernière procédure d’entretien. Le recours à une ESET pour les endoscopes
thermosensibles destinés aux cavités stériles ne dispense pas de la réalisation de la phase de
désinfection immédiatement avant utilisation.
Avant la mise en place de l’ESET, un audit du traitement des endoscopes et une vérification la qualité
microbiologique de tous les endoscopes susceptibles d’être stockés dans l’ESET sont effectués. Tous
les éléments de la qualification initiale devront être tracés et archivés, qu’il s’agisse de la qualification
de l’installation et de la qualification opérationnelle réalisées par le fournisseur et de la qualification
des performances de l’ESET réalisée par l’établissement (cf. fiche 10).
Le recours à une ESET permet d’allonger la durée du stockage au terme de laquelle l’endoscope doit
faire à nouveau l’objet d’une désinfection avant utilisation. Cette durée est celle préconisée par le
fabricant si elle n’excède pas une semaine.
L’endoscope est placé dans l’ESET dès la fin de procédure de traitement ; à sa sortie de l’ESET :
- tout endoscope critique requiert une désinfection de haut niveau avant utilisation ;
- tout endoscope semi-critique est utilisé immédiatement.
Tout endoscope stocké dans l’enceinte au-delà d’une semaine bénéficie d’un cycle complet de
traitement (nettoyage et désinfection).
En cas de prise en charge en ESET d’un nouvel endoscope, d’une famille d’endoscopes différente,
une qualification de performance est réalisée, notamment en prenant en compte la connectique.
28
Haut Conseil de la santé publique. Enceintes de stockage d’endoscopes thermosensibles (ESET). 2013
16
En cas de non-conformité d’un prélèvement, une investigation est menée pour déterminer si le
problème est inhérent à l’endoscope, à son processus de traitement ou à l’ESET (défaillance ou
mésusage).
La réalisation d’un prélèvement d’endoscope s’effectue dès sa sortie de l’ESET. Pour la technique de
prélèvement et l’interprétation des résultats, il convient de se référer à la fiche 8 et, pour la conduite à
tenir en cas d’anomalies des contrôles, à la fiche 18.
Lors de la mise en place de l’ESET, un temps de formation est à prévoir pour l’ensemble des acteurs
impliqués.
Tout défaut identifié de l’ESET, y compris de ses servitudes et alimentation, doit donner lieu à un
traitement complet des endoscopes concernés.
Des dispositifs de stockage récents recourent à des procédés comprenant un séchage des canaux de
l’endoscope avec de l’air filtré, une injection de produit désinfectant, un conditionnement de
l’endoscope et de son bac de transport dans un sachet où un vide partiel est créé.
Les conditions d’utilisation de ces dispositifs de stockage et de traitement des endoscopes sont
identiques à celles des ESET (cf paragraphe 2), y compris pour la durée maximale de stockage.
Cependant, une attention particulière doit être portée sur les modalités d’information de l’utilisateur de
tout problème de dysfonctionnement pendant la durée du stockage (notamment le maintien de
l’intégrité du conditionnement et du vide).
17
Fiche 6 - Stérilisation des endoscopes souples
La désinfection par immersion dans un désinfectant, bien que n’offrant pas la même marge de
sécurité que la stérilisation en raison d’une efficacité microbiologique inférieure et momentanée, reste
la méthode de traitement de nombreux endoscopes du fait de leur thermo-sensibilité empêchant leur
stérilisation à la vapeur d’eau à 134°C pendant 18 minutes.
Des endoscopes stérilisables par des procédés à basse température validés pour leur efficacité
stérilisante sont actuellement disponibles (par exemple : cystoscopes, urétéroscopes, gastroscopes,
bronchoscopes, fibroscopes d’intubation, nasofibroscopes, cholédoscopes, etc.). Des études ont été
29 30
publiées concernant les bénéfices associés en termes de sécurité, de coût et d’innocuité .
La gestion des différentes étapes de la prise en charge des endoscopes stérilisables se fait en
concertation avec les professionnels responsables du circuit de stérilisation dans l’établissement.
29
Muggéo E, Boissel A, Martin L, Sgro C, Michiels C. Comparaison de coûts de deux modalités de retraitement des
urétéroscopes souples au CHU de Dijon. Prog Urol 2015 ; 25 : 318-324.
30
Johnson MT, Khemees TA, Knudsen BE. Resilience of Disposable Endoscope Optical Fiber Properties After Repeat
Sterilization. J Endourol 2013;27(1)71-74.
18
Fiche 7 - Endoscope à usage unique
D’une manière générale, les dispositifs médicaux à usage unique offrent, à performance technique
égale avec un dispositif médical réutilisable, la plus grande sécurité en matière de risque de
transmission croisée de microorganismes. Les limites discutées de leur utilisation que sont leur coût
d’achat, celui de leur traitement en tant que déchets d’activités de soin à risque infectieux (et l’impact
environnemental) sont à mettre en balance avec les répercussions individuelles et collectives de la
survenue d’infections associées à un dysfonctionnement dans le traitement d’un dispositif médical
réutilisable.
31
Le recours à des endoscopes totalement à usage unique et stériles (par exemple des
bronchoscopes) est particulièrement indiqué dans toute situation où un traitement adapté de
l’endoscope ne peut être assuré en particulier la nuit, le week-end et jour férié. Il s’agit le plus souvent
d’utilisation ponctuelle ou non programmable de l’endoscope (ex : intubation en anesthésie-
réanimation) ou lors d’actes effectués en garde, week-end et jours fériés où la disponibilité d’un
personnel formé au traitement des endoscopes n’est pas garantie Comme tout dispositif à usage
unique, en plus des mesures de prévention usuelles concernant la réalisation de l’acte, l’endoscope
est éliminé dans les DASRI après utilisation ; il ne peut être ni stérilisé ni réutilisé.
Il existe des endoscopes en partie à usage unique pour lesquels une gaine stérile comportant le canal
opérateur vient recouvrir la fibre optique réutilisable (cystoscope, bronchoscope, œsophagoscope). La
mise en place et le retrait de la gaine, les mesures d’asepsie adaptées à l’acte et le traitement de la
fibre optique s’effectuent selon l’avis du HCSP (2007-2008-2016).
31
Aïssou M, Coroir M, Debes C, et al. Cost analysis comparing single-use (Ambu® aScope™) and conventional
reusable fiberoptic flexible scopes for difficult tracheal intubation. Ann Fr Anesth Reanim 2013 ; 32(5): 291-5.
19
Fiche 8 - Contrôles microbiologiques en endoscopie
1. Endoscopes
Le contrôle des endoscopes (indicateur de résultat) permet de détecter un écart par rapport à la
qualité microbiologique attendue. Il n’a en effet d’intérêt que si les procédures sont correctement
appliquées et si leur application a été vérifiée (contrôle de processus). De plus ces contrôles sont
l’occasion de procéder à une vérification visuelle de l’état général de l’endoscope.
Il n’est pas nécessaire d’attendre les résultats de ces contrôles systématiques avant réutilisation de
l’endoscope.
Dans tous ces cas, il est impératif d’attendre le résultat avant de mettre en circulation l’endoscope.
Prélèvements
De façon générale et notamment lors des contrôles programmés, les endoscopes sont prélevés après
avoir subi un cycle complet de nettoyage, de désinfection, au mieux, au plus près de la durée
maximale de stockage recommandée (selon le mode de stockage) et au moins après 6 heures de
stockage.
20
La présence de deux personnes formées, une aux prélèvements et l’autre à l’architecture des
endoscopes, est souhaitable. Les mesures d’asepsie adaptées (tenue de protection à usage unique,
hygiène des mains, nettoyage-désinfection des plans de travail) sont à respecter tout au long de la
procédure de prélèvements.
Les prélèvements doivent concerner tous les canaux : canal opérateur, canal aspiration/biopsie, canal
air/eau, canal érecteur et canaux supplémentaires comme le canal « water jet » pour certaines
références de coloscopes. Dans le cadre de l’investigation d’une épidémie, d’autres points de
prélèvement peuvent être envisagés.
La solution de prélèvement doit être stérile, posséder un bon pouvoir de récupération des
microorganismes (activité tensio-active), neutraliser l’activité résiduelle des désinfectants (sinon risque
de faux négatif) et ne pas influer sur la viabilité et la croissance des microorganismes. Il est
recommandé d’utiliser des solutions prêtes à l’emploi (comprenant un neutralisant spécifique du
désinfectant). Le sérum physiologique et l’eau stérile ne conviennent pas pour ce type de
prélèvement.
Le volume à injecter est adapté au nombre et aux types de canaux, à la méthode d’injection, voire au
nombre d’analyses à effectuer. Le volume total de solution de prélèvement à injecter se situe en
général entre 100 et 200 ml ; le volume récupéré doit être le plus proche possible du volume injecté
(pertes maximales acceptées : 20% du volume injecté).
Les connexions, raccords et matériels utilisés doivent être stérilisés ou désinfectés par trempage.
Un contrôle visuel de l’écoulement dans chaque canal et la sortie par les différents orifices est requis.
Le liquide de rinçage de l’ensemble des canaux ou d’un canal (opérateur, aspiration/biopsie, air/eau,
canaux supplémentaires) est recueilli dans un récipient stérile.
Le prélèvement est suivi d’une procédure complète de traitement comprenant un rinçage préalable
suivi d’une étape de nettoyage et de désinfection de niveau requis selon le type d’endoscope.
L’analyse de l’échantillon prélevé s’effectue le plus rapidement possible après le prélèvement. Si une
analyse immédiate n’est pas possible, l’échantillon doit être maintenu à 5°C +/- 3 dans l’attente de
l’analyse pendant une durée maximale de 24 heures.
21
entérobactéries, Entérocoques, Pseudomonas aeruginosa et autres Pseudomonas,
Stenotrophomonas maltophilia, Acinetobacter sp, Staphylococcus aureus et Candida sp,
champignons filamenteux.
Pour optimiser l’analyse, il est nécessaire de traiter la totalité du liquide recueilli par la méthode de
filtration sur membrane. Les membranes sont ensuite transférées sur un milieu de culture non sélectif
adapté type PCA (plate count agar) ou TS (trypticase soja) et incubées à 30°C +/- 2 ° en aérobiose
avec lecture à 48 heures, 72 heures et jusqu’à 5 jours en cas de culture stérile.
Les colonies dénombrées sont identifiées si leur aspect est compatible avec un des microorganismes
listés précédemment. Le résultat est exprimé en unités formant colonies (UFC) / 100ml par endoscope
dans le cas d’un prélèvement global ou en UFC/100 ml pour chaque canal investigué dans le cas d'un
prélèvement canal par canal. Le volume de liquide pris en compte dans l’expression des résultats est
le volume récupéré et totalement filtré.
L’interprétation des résultats doit permettre de les classer en 3 niveaux : niveau cible, niveau d’alerte
et niveau d’action (tableau III).
Le niveau cible est le niveau de qualité qui vise à assurer et à maintenir des conditions normales de
fonctionnement et de sécurité dans le contexte d’un environnement maîtrisé. Ce niveau exige d’une
part, l’absence de micro-organisme indicateur et d’autre part, que le dénombrement de la flore totale
soit en deçà du niveau d’alerte (différent selon le type de désinfection de l’endoscope).
Le niveau d’alerte est le niveau permettant une première alerte en cas de dérive par rapport aux
conditions normales. Il correspond à des valeurs encore acceptables en nombre de germes,
nécessitant des mesures correctives sans arrêt d’utilisation de l’endoscope. Pour les endoscopes
critiques, le niveau d’alerte est le niveau d’action.
Le niveau d’action est le niveau au-delà duquel il est estimé qu’il existe un risque infectieux potentiel
pour les patients. Ce niveau doit impérativement déclencher une réaction immédiate pouvant mettre
en cause l’utilisation de l’endoscope, une analyse des causes du dysfonctionnement et la mise en
œuvre d’actions correctives.
Tableau III - Critères des niveaux cible, alerte et action en fonction du niveau de désinfection
Flore totale ≥ 1
Désinfection de haut
UFC/100ml ou présence
niveau et rinçage à l’eau Flore totale<1UFC/100ml -
de microorganismes
stérile
indicateurs
Pour la conduite à tenir en cas de résultats supérieurs au niveau cible se référer à la fiche 18 (alerte et
gestion de crise).
22
2. Laveurs-désinfecteurs d’endoscopes
Dans le cadre d’un plan de contrôle prédéfini par l'utilisateur, la conception et l’installation du LDE
doivent permettre d’effectuer deux types de prélèvement à visée bactériologique :
- l'eau alimentant la machine après un éventuel système de traitement externe (si un tel
système est recommandé par le fabricant) : rythme trimestriel,
- l'eau de rinçage terminal (fond de cuve ou localisation définie s’il existe un système de
traitement interne de l’eau alimentant le LDE) : rythme trimestriel.
Pour l’eau de rinçage terminal, le niveau cible est < 1 UFC/100 ml pour Pseudomonas aeruginosa et ≤
1 UFC/100 ml pour la flore aérobie revivifiable à 22° C. Le niveau d’action est ≥ 1 UFC/100 ml pour
Pseudomonas aeruginosa et ≥ 10 UFC/100 ml pour la flore aérobie revivifiable à 22° C.
Le contrôle microbiologique des surfaces de l’ESET s’effectue à l’aide d’une gélose contact de 25 cm²
; la fréquence de prélèvement est trimestrielle et concerne chaque compartiment ; les points à
prélever, au nombre de 4, sont les suivants : 2 points dans les zones en contact éventuel avec les
endoscopes, 1 point à un autre endroit de la cuve de l’ESET, 1 point dans la partie basse de l’ESET ;
s’il existe des sous-unités (tiroirs ou paniers), chaque sous-unité est prélevée au moins une fois dans
2
l’année ; le résultat attendu est inférieur ou égal à 25 UFC/25 cm . La présence de germes indicateurs
(chap1, fiche 8) conduit à une investigation pour rechercher la source de contamination.
Les résultats de tous les prélèvements, ainsi que les levées de leurs non-conformités éventuelles,
sont consignés dans le système documentaire du management de la qualité du service d’endoscopie.
Les contrôles particulaires de l’air doivent être réalisés si le fabricant revendique un niveau de
propreté particulaire. La fréquence du contrôle dépend de la classe particulaire revendiquée.
23
Fiche 9 - Traçabilité en endoscopie
1. Principes de la traçabilité
En pratique clinique, les différents paramètres d’une procédure médicale potentiellement à risque
doivent pouvoir être reliés entre eux afin de permettre, en cas de dysfonctionnement, de retrouver le
matériel, les produits, le personnel et l’équipement potentiellement associés ainsi que les patients
ayant été concernés. L’enregistrement des différents éléments doit pouvoir être exploitable à tout
moment selon une méthodologie ou une procédure définie. Les recommandations ci-dessous
s’appliquent à tous les actes endoscopiques, y compris ceux effectués en dehors des unités
d’endoscopie, dans le cadre de l’urgence, lors des gardes ou avec du matériel n'appartenant pas à
l'établissement de santé.
2. Méthodologie
L'enregistrement des actes d'endoscopie doit faire l'objet d'une démarche similaire à celle des actes
opératoires. L’enregistrement des paramètres relatifs au déroulement de l’acte d’endoscopie et
constituant le compte rendu de celui-ci est fait sur un registre spécifique. Cet enregistrement permet
de faire le lien entre le patient, les opérateurs et l'endoscope utilisé.
L’ensemble de ces éléments est à enregistrer au plus près de la réalisation de l’acte, ils sont
conservés pendant la durée légale de conservation du dossier patient.
3. Document de traçabilité
Chaque établissement de santé peut adapter les procédures de traçabilité à son mode de
fonctionnement à condition de faire la preuve de son efficacité (audit interne, évaluation des pratiques
professionnelles). Cette traçabilité peut être réalisée de façon manuelle (registres, cahiers ou
classeurs de fiches) ou, de préférence, de façon informatisée. Pour chaque endoscope, un document
regroupe toutes les informations le concernant : actes endoscopiques, opérations de nettoyage
désinfection, de maintenance ou de contrôle microbiologique, l’ensemble constituant le «carnet de
vie» de l’endoscope.
4. Evaluation de la traçabilité
Pour ce faire, il est recommandé de recourir à une méthodologie de type audit organisationnel. Il
convient notamment d’objectiver les procédures écrites, de définir les points conformes aux critères
de bonnes pratiques, de déceler les dysfonctionnements et d’identifier les besoins d’amélioration afin
de mettre en œuvre les actions correctives correspondantes. La répétition des opérations d’évaluation
permet de mesurer les progrès accomplis. Des alternatives à l’audit organisationnel peuvent être
proposées pour conduire cette évaluation comme l’analyse de processus, l’analyse de
dysfonctionnement ou la mise en place d’indicateurs. La présente démarche s’inscrit dans le cadre de
l’évaluation des pratiques professionnelles en endoscopie et est utile aux personnels de santé
responsables de cette activité pour l’efficacité du processus de traçabilité et pour se tenir prêts à
d‘éventuelles opérations de vérification réglementaires (inspection, certification, etc.).
24
5. Identification et traçabilité de l’endoscope
La traçabilité des endoscopes : l’identification d’un endoscope doit se faire par le type, la marque et le
matricule (ou la référence et son numéro de série). Le numéro de série peut être peu visible ou
s'effacer avec l'usure. Si tel est le cas, il convient de mettre en place une identification alternative
(bague, code à barres, puce électronique, gravure, etc.) de l’endoscope après s’être assuré auprès du
fabricant que ce marquage ne risque pas d'altérer l'endoscope.
Les endoscopes de prêt d’une société commerciale font l'objet des mêmes modalités de traçabilité.
La liste des endoscopes en stock dans l’établissement (utilisés ou non, avec date d’acquisition, de
mise en service, etc.) doit être actualisée.
Les informations indispensables à recueillir sont les suivantes : nom, prénom, date de naissance, «
code identifiant » spécifiquement lié à l’hospitalisation (numéro, d’entrée, IPP, etc.). Différents
systèmes peuvent être utilisés pour faciliter le recueil de ces informations : étiquettes autocollantes,
badges d'identification, codes à barres, puces.
Les personnes participant à l’acte endoscopique (opérateurs, aide-opérateurs, etc.) doivent être
identifiées. De la même façon, il convient de tracer la nature du/des examens effectués avec leur
dénominations précises (chronologie : date et heure de début de chaque acte).
Enfin, il sera nécessaire de tracer l’établissement et, le cas échéant, le service et la salle dans
lesquels a lieu l’acte d’endoscopie.
L'identité et la qualification du ou des professionnels ayant pris en charge tout ou partie du traitement
doivent être enregistrées. D'une manière générale, pour chaque étape du traitement, un visa de la
personne ayant effectué le traitement doit figurer sur le document de traçabilité de manière à valider
sa réalisation.
Le statut du patient vis à vis des ATNC doit figurer pour tout acte d’endoscopie dans le dossier
médical. L’opérateur doit s’assurer de la connaissance de ce statut avant l’examen de manière à ce
que les personnels en charge du traitement de l’endoscope puissent appliquer les recommandations
en vigueur.
9. Laveur-désinfecteur d’endoscopes
Le laveur-désinfecteur d’endoscopes doit être identifié par le type, la marque et le numéro de série.
Son identification doit être aisée et accessible, par exemple par auto-identification électronique.
Les informations relatives aux différents laveurs-désinfecteurs sont accessibles dans le registre des
équipements bio médicaux et dans l’inventaire du matériel d’endoscopie dans le service détenteur du
LDE ; elles sont insérées également dans la fiche de traçabilité d’entretien de l’endoscope.
25
10. La traçabilité du mode de traitement
La nature, le lot et la date de péremption des produits de nettoyage et de désinfection utilisés sont
répertoriés par lieu de traitement.
Les références du LDE sont à mentionner en cas de procédure automatisée ainsi que les données
permettant de démontrer que toutes les étapes du cycle ont été réalisées correctement et
complètement : ticket ou logiciel de traçabilité, à la condition qu’ils comportent toutes ces données. Le
ticket est à apposer sur le document adéquat. Si le LDE permet le traitement de plusieurs
endoscopes, une fiche individuelle de traçabilité est établie pour chaque endoscope.
L’ensemble des données concernant les conditions et les résultats des contrôles microbiologiques
effectués sur les endoscopes et des contrôles environnementaux (eau de rinçage des endoscopes,
eaux d’alimentation des laveurs-désinfecteurs, prélèvements de surfaces, air, etc.) sont archivés dans
un registre des opérations de contrôles microbiologiques pour une durée de 5 ans.
Toute action de maintenance ou de réparation sur un endoscope est enregistrée (registre des
opérations de maintenance). Cette traçabilité sera facilitée par le relevé régulier des informations
concernant l’ensemble des endoscopes du parc. Elle consiste en un inventaire du parc d'endoscopes
en activité avec année de mise en service, matricule et contrats éventuels, dans un carnet ou classeur
ou fichier informatique pour chaque appareil listant tous les évènements concernant cet appareil et en
particulier les visites de maintenance, les réparations faites ou proposées (devis), le nombre d’actes
d’endoscopie effectués par an pour chaque appareil. Il est important de vérifier qu’à l’issue d’une
maintenance, les numéros d’identification et/ou numéro de série du dispositif médical sont toujours
présents.
26
Fiche 10 - Qualification, requalification, maintenance préventive et curative
1. Qualification
La mise en œuvre de vérifications et contrôles d’équipements (tels les ESET et les LDE), appelés
qualification, constitue un préalable indispensable à leur mise en service. Le processus comprend
trois étapes. L’utilisateur s’assure que ce processus a bien été réalisé.
Il s’agit de vérifier que l’environnement dans lequel l’équipement a été installé permet son
fonctionnement selon les préconisations du fabricant s’agissant des alimentations et servitudes de
l’équipement en particulier. Il convient aussi de vérifier que toutes les connectiques nécessaires ont
été fournies.
Il s’agit de vérifier que, lorsque l’équipement est installé et utilisé conformément aux recommandations
du fabricant, tous les paramètres des cycles de fonctionnement sont conformes aux spécifications
initiales du fabricant.
Elle porte sur un échantillon significatif du parc d’endoscopes (un exemplaire de chaque famille
d’endoscopes a minima). Une famille d'endoscope est un ensemble d'endoscopes, défini par le
fabricant du dispositif, reposant sur le nombre et le diamètre des canaux et la nature des connectiques
32
utilisées pour raccorder l'endoscope au dispositif notamment . Il est important de s’assurer que pour
tout nouvel endoscope appartenant à une famille d’endoscopes différente, une qualification des
performances est réalisée.
L’obtention d’un résultat microbiologique non conforme pour un endoscope considéré ne permet pas
d’utiliser l’équipement pour la même famille d’endoscope. Ce résultat anormal déclenche un
processus de recherche des causes de la non-conformité sur l’ensemble de la chaîne de traitement
des endoscopes ou sur une éventuelle défaillance ou un mésusage de l’équipement.
32
Haut Conseil de la santé publique. Enceintes de stockage d’endoscopes thermosensibles (ESET). 2013
27
2. Requalification
Toute intervention ou opération effectuée sur l’équipement donne lieu, par le fabricant, à une
évaluation documentée de son impact sur ses performances.
Si ces dernières sont susceptibles d’être modifiées, une requalification des performances est
systématiquement effectuée selon les mêmes conditions que lors de la qualification initiale.
Préalablement à toute maintenance, l’endoscope est nettoyé et désinfecté selon les recommandations
en vigueur, sauf si ce traitement est rendu impossible par son état (par exemple une fuite constatée
au moment du test d’étanchéité) imposant de signaler l’endoscope comme souillé et potentiellement
contaminant.
4. Procédures de contrôles
Il s'agit d’une liste de vérifications périodiques visant à vérifier le bon état général des endoscopes,
notamment en relation avec la qualité de la désinfection. Ces vérifications concernent l'absence de
problèmes d'étanchéité ou de points d'usure anormale qui compromettrait la qualité de la désinfection
de l'appareil. Les zones les plus sensibles à inspecter sont les suivantes : canal opérateur, canaux air-
eau, gaine distale, joints, bouchons. Les autres éléments à vérifier sont l’absence de résistance au
passage des instruments ou des écouvillons dans le canal opérateur, le bon fonctionnement des
canaux insufflation lavage, l’état des pistons et l’aspect de la gaine distale dite « béquillable ». A cela
s’ajoute la vérification manuelle ou automatisée de l’étanchéité (test d’étanchéité) avant le passage en
désinfection. La périodicité de tels contrôles, sous la responsabilité du praticien d’endoscopie, s’établit
sur deux niveaux pour en augmenter la pertinence :
- un contrôle quotidien ;
- un contrôle annuel approfondi, en interne ou sous-traité en fonction des accords et
compétences locales, selon les recommandations des constructeurs pour chaque type
d’appareil ; ce contrôle peut être également effectué à l’occasion d’une intervention en cas de
panne.
33
Mise au point sur la maintenance des dispositifs médicaux – Afssaps 2011
28
5. Prévention des incidents et mesures correctives
Les contrôles mentionnés au paragraphe précédent peuvent aboutir au signalement d'un point
défectueux et à une recommandation de remise en état, soit de manière spécifique, soit à l'occasion
d'une intervention plus importante. La décision d’intervenir sur un appareil est facilitée par l’existence
d’un contrat d’entretien incluant une maintenance préventive. Les interventions les plus souvent
effectuées sont le changement du canal opérateur, de la gaine distale « béquillable » et des pistons
d’insufflation-aspiration.
Un appareil présentant des stigmates d'usure anormale mais ne compromettant pas une utilisation
normale doit faire l'objet d'une surveillance microbiologique rapprochée pour éviter tout risque de
contamination, en attendant d’effectuer les remises en état jugées nécessaires dès que l’utilisation de
cet appareil peut être suspendue. Par ailleurs, en cas de prélèvement microbiologique non conforme
malgré une double procédure de traitement comprenant une désinfection de haut niveau et après
34
avoir éliminé les autres causes de contamination , il convient de déclencher une action de
maintenance.
7. Opérations de séquestration
34
CTINILS. Eléments d’assurance qualité en hygiène relatif au contrôle microbiologique des endoscopes et à la traçabilité en
endoscopie. 2007
29
Fiche 11 - Endoscope en prêt
Il est indispensable d’établir un contrat de mise à disposition ou un contrat de location pour les
dispositifs médicaux prêtés à titre gracieux ou payant. Dans ce cadre, le destinataire du matériel en
prêt est considéré comme l’exploitant. Ce contrat définit, notamment, la structure en charge de la
réalisation de la maintenance.
La réception du dispositif s’effectue dans les mêmes conditions que dans le cadre d’une acquisition :
vérification du dispositif médical, de la documentation associée et de l’adéquation avec la
réglementation en vigueur, formation du personnel, traitement complet et contrôle microbiologique
avant la mise en service.
Dans le cadre d’un contrat de maintenance, un fabricant ou un prestataire de maintenance peut être
amené à proposer un échange standard à titre provisoire ou définitif. Le dispositif est alors enregistré
comme un appareil nouveau. Si l’endoscope ne fait pas partie d’une famille utilisée dans l’unité
d’endoscopie, il devra bénéficier d’une qualification des performances avant d’être traité en LDE,
sinon il sera traité manuellement.
Lors des prêts d'endoscopes, le prêteur atteste qu'un traitement complet de l'endoscope a été réalisé
selon les recommandations en vigueur. Il délivre certaines informations utiles à la maintenance (date
ère
de 1 mise en service, opérations de maintenance déjà réalisées etc.)
En cas de séquestration d'un endoscope en prêt en raison de son utilisation lors d’un acte à risque
ATNC, celle-ci est assurée dans les locaux de l'établissement de santé ayant réalisé l’acte à risque,
selon des conditions de stockage définies permettant notamment d'assurer le maintien de la
traçabilité.
30
Fiche 12 - Effluents issus du traitement des endoscopes
Les rejets liquides des établissements appartiennent à la catégorie des eaux usées non domestiques
telles que définies par le Code de l’environnement. Ils résultent du mélange d’eaux usées provenant
d’activités domestiques et d’eaux usées provenant de l’ensemble des activités de soins et technico-
logistiques. A ce titre, le raccordement au système d’assainissement collectif est conditionné à la
délivrance d’une autorisation préalable de déversement (article L. 1331-10 du CSP). Il n’y a pas
obligation pour une collectivité territoriale de recevoir et de traiter les eaux usées non domestiques.
Dans ces conditions, le rejet direct dans le réseau d’eaux usées de l’établissement est le mode de
gestion proposé pour les effluents liquides générés lors des activités de désinfection et de stérilisation
des dispositifs médicaux réutilisables souillés35.
Par ailleurs, les liquides de traitement des endoscopes et de leurs accessoires ayant été utilisés chez
des patients suspects ou atteints d’EST, doivent, avant évacuation, être traités par un procédé
d'inactivation totale des ATNC ou subir un procédé de gélification puis être conditionnés en fût
étanche et incinérés à une température supérieure à 800° C. Dans ce cas, les bacs utilisés pour le
traitement (nettoyage, rinçage, désinfection) doivent subir une inactivation, sauf s’ils ont été utilisés
pour l’inactivation de ces dispositifs médicaux36.
En cas d’utilisation de soude, celle-ci doit être neutralisée entre pH 6,5 et pH 8,5. La soude
neutralisée et l’eau de Javel (2% chlore actif) peuvent être rejetées à l’égout.
Lorsque ces effluents présentent des dangers chimiques conduisant à un impact environnemental, ils
sont traités selon les recommandations relatives aux déchets liquides à risques chimiques dans le
guide de gestion des déchets
35
Guide pratique. Pour une bonne gestion des déchets produits par les établissements de santé et médico-sociaux Déchets
issus de médicaments Déchets liquides. Disponible www.social-sante.gouv.fr > Rubrique Professionnels > Gérer un
établissement de santé/médico-social > Qualité dans les établissements de santé, sociaux et médico-sociaux
36
INSTRUCTION N° DGS/RI3/2011/449 du 1er décembre 2011 relative à l’actualisation des recommandations visant à réduire
les risques de transmission d’agents transmissibles non conventionnels lors des actes invasifs
31
Fiche 13 - Locaux et aménagement d’une unité d’endoscopie
L’aménagement de l’unité d’endoscopie prend en compte le volume, la nature des actes d’endoscopie
réalisés et doit répondre aux règles de sécurité du travail en vigueur.
Les locaux permettent une organisation rationnelle du travail selon le principe de la marche en
37
avant.
Les locaux sont adaptés pour le traitement des endoscopes. Ils sont notamment :
- ventilés correctement pour respecter les valeurs limites d'exposition aux produits utilisés ;
- adaptés sur le plan ergonomique aux conditions de travail du personnel ;
- munis de bacs avec couvercles pour le trempage dans la solution désinfectante, équipés, si
besoin, d’une aspiration des vapeurs à la source.
Les zones de traitement et de stockage des instruments sont physiquement séparées des salles
d’intervention. Par ailleurs, un espace adéquat devrait être alloué pour chaque fonction : nettoyage,
désinfection et stockage.
Les éviers doivent être adaptés et avoir un contour arrondi et être assez creux pour permettre
l’immersion complète des endoscopes. Ils doivent être de taille suffisante pour que l’endoscope n’y
soit pas enroulé de façon serrée, car cela pourrait endommager les faisceaux de fibres optiques.
Un lavabo réservé au lavage des mains et muni d’un dispositif mains libres est disponible à proximité
38
de la salle d’endoscopie .
La centralisation des actes d’endoscopie et du traitement des endoscopes est favorisée et un même
plateau technique peut traiter plusieurs types d’endoscopes (bronchique, digestif, urologique, etc.).
37
Systchenko R, Sautereau D, Canard JM. Recommandations pour l’organisation et le fonctionnement d’un plateau technique
en endoscopie digestive Société française d’endoscopie digestive. 2013. Disponible sur :
http://www.sfed.org/sites/sfed.prod/files/documents_sfed/files/recommandations/Plateautechnique_orgafnnt.pdf
38
Agence de la santé publique du Canada. Lignes directrices pour la prévention et le contrôle des infections transmises par les
appareils souples d'endoscopie digestive et de bronchoscopie. 2010. Disponible sur : http://www.phac-aspc.gc.ca/nois-
sinp/guide/endo/pdf/endo-fra.pdf
32
Fiche 14 - Démarche qualité et sécurité des soins en endoscopie
L’endoscopie est une activité à risque notamment infectieux. Comme le souligne la Haute Autorité de
santé (HAS) dans ses documents relatifs à la certification des établissements, indépendamment « du
lieu de réalisation (centralisé ou non), de l’objectif (diagnostic et/ou interventionnelle) et de la
spécialité concernée, une démarche globale, collective, organisée et suivie de gestion de la qualité et
des risques en endoscopie est à mettre en place afin de garantir la sécurité des patients ».
39
Haute Autorité de santé. Certification des établissements de santé. La procédure V2014. http://www.has-
sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2015-01/20141028_guide_ev_2clics_v2014_endoscopie.pdf
33
Fiche 15 - Gestion des endoscopes en garde, les week-ends et jours fériés
Les mêmes règles de traitement, de stockage et de traçabilité s’appliquent pour les endoscopes
utilisés en garde, les week-ends et jours fériés que les autres jours de la semaine.
Le personnel médical et non médical amené à traiter les endoscopes en dehors des heures ouvrées
doit recevoir une formation spécifique sur les procédés de nettoyage et désinfection du matériel ainsi
qu'une information sur les risques liés à la manipulation des différents produits utilisés.
L’organisation, quelle que soit la structure, nécessite la mise en place d’une astreinte pour assurer le
traitement des endoscopes par un personnel formé, des conditions de transport du matériel
satisfaisantes, des moyens permettant la distinction du propre et du sale et un délai de PEC des
endoscopes le plus court possible, selon une procédure rédigée. En établissement de santé, cette
procédure est rédigée en lien avec l’unité d’endoscopie, l’EOH, le service biomédical et la direction de
l’établissement.
Pour la permanence des soins, des endoscopes désinfectés doivent être mis à disposition.
Le recours aux endoscopes à usage unique est une option à envisager pour ces gestes hors heures
ouvrables, comme pour les structures effectuant des endoscopies en urgence (cf. fiche 7).
34
Fiche 16 - Formation du personnel
Le traitement et le stockage du matériel doivent être pris en charge par un personnel dédié sous la
vigilance de l’IDE ; ce personnel est distinct des aides présents en salle d’endoscopie.
Le personnel est en nombre suffisant pour assurer le bon fonctionnement de l’activité d’endoscopie, y
40
compris les périodes de gardes, les week end et jours fériés.
Le personnel chargé de la désinfection des endoscopes doit recevoir une formation spécifique sur les
procédés de nettoyage et désinfection du matériel ainsi qu'une information sur les risques liés à la
manipulation des différents produits utilisés. Cette formation pratique doit être assortie de procédures
écrites propres aux modèles d’endoscope et aux modèles d’unités de traitement automatisé
41
d’endoscopes utilisés dans leur secteur .
Tout incident ou accident survenant lors de la manipulation des endoscopes, des accessoires et/ou
des produits utilisés doit être signalé au service de santé au travail de l'établissement.
Une évaluation attestée des compétences est à prévoir après la formation initiale, puis sur une base
régulière (par exemple : changement de pratiques, de matériels ou de produits).
Le personnel temporaire ne doit pas être autorisé à traiter les endoscopes, à moins que ses
compétences n’aient été établies par une évaluation ou une attestation de son expérience.
L’établissement assure une activité de formation. Il doit, pour cela avoir une bonne connaissance des
40
spécificités du plateau technique d’endoscopie. Il est en charge du suivi de l’évaluation des
compétences des professionnels en charge du traitement des endoscopes.
40
Pienkowski P, Le Floch J, Parois L, Heresbach D, Richard-Molard B, Robaszkiewicz M, et la Commission juridique de la
SFED. Société française d’endoscopie digestive. Recommandations relatives au personnel d’endoscopie de la SFED. Acta
Endosc 2014 ; 44 : 196-200.
41
Agence de la santé publique du Canada. Lignes directrices pour la prévention et le contrôle des infections transmises par les
appareils souples d'endoscopie digestive et de bronchoscopie. 2010. Disponible sur : http://www.phac-aspc.gc.ca/nois-
sinp/guide/endo/pdf/endo-fra.pdf
35
Fiche 17 - Matériovigilance
La matériovigilance s'exerce sur les dispositifs médicaux après leur mise sur le marché.
Au niveau national, c’est l’ANSM qui reçoit les signalements. Pour mener à bien ses missions, l'ANSM
est en contact avec :
Les incidents ou risques d’incidents «mettant en cause un dispositif ayant entraîné ou susceptible
d’entraîner la mort ou la dégradation grave de l’état de santé d’un patient, d’un utilisateur ou d’un
tiers» doivent obligatoirement, et sans délai, être signalés à l’ANSM (articles L. 5212-2 et R. 5212-14
du Code de la santé publique).
L’article R5212-15 du code précité dispose que « donnent lieu facultativement à un signalement les
incidents suivants :…3° Tout dysfonctionnement ou toute altération des caractéristiques ou des
performances d'un dispositif médical ; 4° Toute indication erronée, omission et insuffisance dans la
notice d'instruction, le mode d'emploi ou le manuel de maintenance. »
Il faut noter que les désinfectants des endoscopes sont des dispositifs médicaux de classe IIb et sont
ainsi soumis aux mêmes obligations de déclaration de matériovigilance que les dispositifs médicaux
qu’ils sont destinés à désinfecter.
36
Fiche 18 - Alerte et gestion de crise
Plusieurs types d’alerte peuvent survenir en secteur d’endoscopie. Ces alertes peuvent occasionner
42,43,44
une situation de crise dont la gestion doit faire l’objet d’une procédure .
42
Société française d’hygiène hospitalière. Information des patients exposés à un risque viral hématogène Guide
méthodologique. 2006
43
Haut Conseil de la santé publique. Surveiller et prévenir les infections associées aux soins. 2010
44
Lignes directrices pour la prévention et le contrôle des infections transmises par les appareils souples d’endoscopie digestive
et de bronchoscopie (Sante-Canada)
45
Rutala WA, Weber DJ, and the Healthcare Infection Control Practices Advisory Committee (HICPAC). Guideline for
Disinfection and Sterilization in Healthcare Facilities. 2008.
37
Sociétés savantes, organismes et personnes qualifiées sollicitées pour la relecture
- Association française d'urologie
- Groupement Infirmier pour la formation en endoscopie
- Société française d’anesthésie et de réanimation
- Société française d’endoscopie digestive
- Société française de gynécologie
- Société française d’hygiène hospitalière
- Société française d'oto-rhino-laryngologie et de chirurgie de la face et du cou
- Société nationale française de gastro-entérologie
- Société de réanimation de langue française
- Gilles Antoniotti, Direction Qualité du Groupe Ramsay, Générale de santé
- Martine Aupee, Groupe d’évaluation des pratiques en hygiène hospitalière
- Pascale Bailly, CHU Besançon
- Florence Bekaert, CH Ste Anne, Paris
- Karin Blanckaert, Antenne régionale de la lutte contre les infections nosocomiales Nord-Pas de Calais
- Christian Brun-Buisson, Coordinateur du comité de suivi du Propias
- Florence Chobert, Institut Arnault Tzanck, St Laurent du Var
- Leslie Depres, CH Sud Francilien, Corbeil-Essonnes
- Sophie Desmons, Antenne régionale de la lutte contre les infections nosocomiales PACA
- Jean-Marc Dugast, Clinique St Charles, La Roche-sur-Yon
- Pascal Fascia, Antenne régionale de la lutte contre les infections nosocomiales Rhône-Alpes-Auvergne
- Sandra Fournier, EOH siège de l’APHP
- Christophe Gautier, Antenne régionale de la lutte contre les infections nosocomiales Aquitaine
- Graziella Guerre, Antenne régionale de la lutte contre les infections nosocomiales Bourgogne
- Nathalie Jouzeau, Groupe d’évaluation des pratiques en hygiène hospitalière
- Elisabeth Laprugne-Garcia, Groupe d’évaluation des pratiques en hygiène hospitalière
- Chantal Leger, Antenne régionale de la lutte contre les infections nosocomiales Poitou-Charentes
- Maël Pagenault, CHU Rennes
- Delphine Seytre, CHU Avicenne, Bobigny
- Loic Simon, Groupe d’évaluation des pratiques en hygiène hospitalière
- Hervé Soule, CH Centre Bretagne, Pontivy
- Carole Vaillant, CHU Angers
- Delphine Verjat-Trannoy, Groupe d’évaluation des pratiques en hygiène hospitalière
Groupe de travail
- Joseph Hajjar, Coordonateur scientifique, Praticien en hygiène, CH de Valence
- Anne Berger-Carbonne, Ministère chargé de la Santé, Direction générale de l’offre de soins
- Bast Bidar, Ministère chargé de la Santé, Direction générale de l’offre de soins
- Jean-Michel Thiolet, Ministère chargé de la Santé, Direction générale de la santé
- Mélanie Cailleret, Ministère chargé de la Santé, Direction générale de la santé
- Patricia Descamps-Mandine, Ministère chargé de la Santé, Direction générale de la santé
- Pascal Di Donato, Agence nationale de la sécurité du médicament et des produits de santé
- Virginie Gaiffe, Agence nationale de la sécurité du médicament et des produits de santé
38