Diagnostic de trésorerie Prévoyance Assurances
Thèmes abordés
Diagnostic de trésorerie Prévoyance Assurances
Thèmes abordés
THEME
IB
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M. SINIMBOU Durotimi
Conseiller en Contrôle Interne CTISN
Octobre 2012
Diagnostic de la gestion de la trésorerie de la Prévoyance Assurances
Dédicace
Je dédie ce travail à:
Remerciements
DF : Direction Financière
ES
MC : Majoration Catégorielle
MS : Majoration Spécifique
IB
PA : Prévoyance Assurances
LI
RC : Responsabilité Civile
O
SA : Société Anonyme
TH
Tableau 14 : Evolution des primes encaissées des trois (03) dernières années........................ 64
LI
Tableau 15 : Evolution des autres produits financiers des trois (03) dernières années ............ 65
O
Tableau 16 : Evolution des règlements des sinistres des trois (03) dernières années .............. 66
TH
Tableau 17 : Evolution des règlements des réassureurs des trois (03) dernières années ......... 67
Tableau 18 : Evolution des salaires des trois (03) dernières années ........................................ 68
EQ
Tableau 19 : Evolution des frais de gestion des trois (03) dernières années ............................ 68
U
Figure
Dédicace ...................................................................................................................................... i
Remerciements ........................................................................................................................... ii
Listes des sigles et abréviations ................................................................................................ iii
Liste des tableaux et figure........................................................................................................ iv
INTRODUCTION GENERALE................................................................................................ 1
PREMIERE PARTIE : FONDEMENTS THEORIQUES DE LA GESTION DE LA
TRESORERIE ............................................................................................................................ 7
Chapitre 1 : LA GESTION DE LA TRESORERIE ................................................................... 9
1.1. Notion de gestion de la trésorerie en entreprise .......................................................... 9
C
1.1.4. La trésorerie........................................................................................................ 12
1.1.4.1. La trésorerie nette ....................................................................................... 13
-B
ANNEXES ............................................................................................................................... 81
BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................... 83
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AG
-B
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INTRODUCTION GENERALE
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Diagnostic de la gestion de la trésorerie de la Prévoyance Assurances
Actuellement, le monde des entreprises est bien plus concurrentiel qu'autrefois, et seules
survivent celles qui sont plus astucieuses et performantes. Le fonctionnement d'une entreprise
dépend inévitablement des opérations réalisées avec son environnement, se traduisant
immédiatement ou à terme, par des flux de trésorerie.
Selon SION (2003 : 4), « Toutes les entreprises n’ont pas une taille suffisante pour disposer
d’un trésorier à temps plein. Toutes doivent cependant gérer leur trésorerie et maitriser la
relation bancaire car cela constitue parfois une condition de survie.»
La trésorerie, les entrepreneurs ne voudraient pas s’en soucier. Cependant, elle est une
ressource permettant d’assurer la pérennité de l’entreprise ; son état doit être une
préoccupation quotidienne pour tout chef d’entreprise. Car, connaitre les leviers ou les
C
gestion.
AG
Pour DE LA BRUSLERIE & al. (2003 :1), « La gestion de la trésorerie est au cœur de la
-B
fonction financière de l’entreprise. Elle en constitue le bras armé. Autrefois simple élément de
la direction financière de l’entreprise, la trésorerie est dorénavant une entité cohérente et
IB
fonction financière, cela au moment où cette dernière assume un rôle stratégique croissant. »
O
La gestion de la trésorerie est à cheval sur plusieurs domaines tels que la finance, les systèmes
TH
La gestion de la trésorerie se doit donc d'être beaucoup plus fine. La profession a donc évolué
U
en technicité avec l'aide d'outils de gestion. Le trésorier s'occupe ainsi de la gestion des
E
risques à travers le contrôle des règlements effectués et les créances accordées grâce au suivi
de leur compte individuel.
C’est ainsi que la nécessité de la gestion de la trésorerie a alors acquis une place
prépondérante au sein des entreprises. Selon DE LA BRUSLERIE & al. (2003 : 1), « La
gestion de la trésorerie d’entreprise ne s’arrête pas au maniement de techniques bancaires ou
d’instruments sophistiqués.» Actuellement, la fonction du trésorier a considérablement
évolué. Il n’est plus question de gérer uniquement les cash-flows, mais l’ensemble des
ressources financières de l’entreprise à court, moyen et long termes et aussi toute
l’organisation du système financier dans son ensemble.
L'importance d'une gestion quotidienne de la trésorerie se situe dans le fait qu'elle permet
d'avoir chaque jour une idée des soldes de la trésorerie afin d'opérer des décisions adéquates
pour les transactions. L'absence de gestion efficiente pourrait entraîner un ralentissement des
activités de l'entreprise et inévitablement agir sur le résultat comptable de l'entreprise.
Ainsi, l’absence d’un trésorier à la Prévoyance Assurances S.A (PA) pourrait avoir des
conséquences sur son bon fonctionnement. La PA comme toute entreprise se doit de s’adapter
dans ce nouvel environnement. Un environnement qui au fil des années, avec l’avènement du
choc pétrolier, la crise financière, le flottement du dollar, la persistance des taux d’inflation,
l’augmentation des taux d’intérêts, ainsi que des cours de change et l’apparition de nouveaux
instruments de couverture a donné une dimension plus complète à la gestion de la trésorerie
C
Le grand avantage de la gestion de la trésorerie est qu’il s’agit maintenant d’un domaine
AG
parfaitement balisé du point de vue de ses objectifs. Le travail du trésorier d’entreprise est
guidé à tout moment par l’objectif suprême, la trésorerie zéro, et par la valorisation des
-B
Il en découle une très grande importance d’une gestion optimale de trésorerie mais aussi un
LI
Outre cette obligation légale de la mise en place de la gestion de la trésorerie par l’OHADA,
U
part, des difficultés de la mise en place pratique et d’optimisation continue pour les
entreprises à statut particulier comme les banques et assureurs comme Prévoyance Assurances
S.A. Au regard de la quantité de liquidité que ces entreprises brassent, une gestion de
trésorerie devient primordiale pour leur survie.
Les causes à l’origine de la situation définie dans le paragraphe précédent peuvent être :
Ces causes sont en mesure d’engendrer de façon individuelle ou cumulative, les conséquences
ci-après :
Les solutions possibles sont liées à chaque cause et dans l’optique d’éviter la matérialisation
des conséquences susmentionnées.
-B
gestion de la trésorerie, maitrisé par des agents convenablement formés et qui en sont
LI
responsabilisés.
O
TH
Elle devrait s’informer sur la nécessité et l’obligation légale de la gestion de la trésorerie dont
elle fait l’objet.
EQ
trésorerie.
Toutes ces solutions devraient faire l’objet d’application pour la survie de l’entreprise.
Cependant, il est d’abord question de se rendre compte de l’état de gestion de la trésorerie de
la Prévoyance Assurances à ce jour. Il s’agit ainsi de faire un diagnostic la gestion de la
trésorerie en son sein.
De ce qui précède découle la question de recherche principale de ce travail qui est de savoir la
situation « sanitaire » de la gestion de la trésorerie de la Prévoyance Assurances SA.
Pour répondre à cette question, nous trouverons des réponses aux questions spécifiques ci-
après nous permettant de mieux la cerner.
Dans l’intention de mieux cerner cet aspect de la gestion financière, nous avons effectué un
stage à la PREVOYANCE ASSURANCES, et choisi comme thème de notre mémoire :
« diagnostic de la gestion de la trésorerie dans une compagnie d’assurance au Sénégal: cas de
la Prévoyance Assurances S.A ».
Pour mener à bien notre étude, des recherches sur la trésorerie et sa gestion dans une
C
entreprise, ont été faites à partir d'ouvrages, et de publications sur internet. Ce mémoire a pour
ES
objectif général d’étudier les problèmes liés à la gestion de la trésorerie et d’essayer de les
AG
normes.
TH
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L’étude s’articulera autour des deux (02) points suivants en plus de l’introduction et de la
conclusion :
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E
Pour nous, l’intérêt est de mettre en pratique les enseignements théoriques reçus et nous
familiariser avec les exigences de la matière afin d’accroitre notre expérience. Il permettra
aussi de se renseigner sur les problèmes de gestion de la trésorerie dans une compagnie
d’assurance telle que la Prévoyance Assurances SA dont la place n’est pas négligeable au
Sénégal.
Pour la Prévoyance Assurances, il s’agira de faire prendre conscience aux responsables à quel
point la fonction du trésorier est intégrée à la vie de l’entreprise d’une part; et de fournir les
éléments de connaissance et d’appréciation sur les relations entre banque et entreprise d’autre
part.
Le mémoire ne peut certainement ni apporter une solution miracle aux problèmes liés à la
C
permettra tout au moins de les étudier. Grâce à l’utilisation de nos compétences théoriques
AG
acquises et les ouvrages lus dans le domaine, nous allons faire le diagnostic de la gestion de la
trésorerie de la Prévoyance Assurances. Il s’agira pour ce faire, d’analyser le système de
-B
recommandations.
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PREMIERE PARTIE :
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DE LA TRESORERIE
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Diagnostic de la gestion de la trésorerie de la Prévoyance Assurances
Pour toute entreprise en croissance, le point le plus délicat est la gestion de trésorerie. Il est
essentiel de surveiller attentivement les encaissements et les décaissements passés, d'anticiper
ceux à venir, et d'identifier précisément et suffisamment tôt, les éventuels déséquilibres.
L’atteinte des objectifs de l’entreprise à savoir la réalisation de profit maximum à travers son
activité est dépendante de la maitrise des charges qu’elle engage et des produits qu’elle
obtient. La comptabilité lui est indispensable, puisqu’elle lui permet un suivi et une gestion de
ces charges et produits aboutissant à la détermination du résultat.
Pour mener à bien notre étude, des recherches sur la trésorerie et sa gestion dans une
IB
entreprise, ont été faites à partir d'ouvrages, et de publications sur internet. Aussi, notre stage
LI
nous permettra d'avoir des entretiens avec des responsables sur les méthodes de gestion de la
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La gestion de la trésorerie a longtemps été considérée comme une simple activité d’exécution
du budget, sans enjeux particuliers. Arrêtée essentiellement d’un point de vue comptable, elle
est restée jusqu’à une époque récente le domaine du caissier, le chef d’entreprise surveillant
au seul maintien de l’équilibre financier traditionnel.
A partir des années quatre-vingt, le développement rapide des moyens informatiques, lié à
l’apparition de nouveaux instruments financiers, a profondément modifié l’approche de ce
domaine qui est progressivement devenu une fonction financière à part entière. A l’heure
actuelle, la gestion de trésorerie est devenue un facteur de compétitivité dynamique,
C
largement impliqué dans la qualité des résultats des entreprises dont elle administre et
ES
Dans ce premier chapitre de la première partie, nous allons aborder des termes de trésorerie et
de gestion de la trésorerie. Une lecture suivie d’une étude de documents et d’ouvrages nous
-B
permettront d’avoir des notions sur ces différentes terminologies. Egalement des objectifs de
IB
la gestion de la trésorerie seront énumérés ainsi que les problèmes qui lui sont rattachés. A ce
LI
niveau aussi, nous ferons ressortir les différentes formes de trésorerie et leur mode de calcul.
O
Nous montrerons l’importance d’un trésorier à travers ses missions et la place qu’il occupe
TH
pour faire face aux échéances, tout en optimisant la rentabilité des fonds. La fonction a accru
son périmètre d’activité. Elle consiste également à couvrir les risques de taux d’intérêt et de
change et à sécuriser les paiements.
permet de faire face aux dépenses imprévues, de profiter des opportunités d’affaires et de
satisfaire les obligations liées au financement des investissements (HEC Montréal 32-930-02).
Gérer sa trésorerie c’est prévenir le risque de cessation de paiement, optimiser le résultat
financier et appliquer la règle de la trésorerie zéro.
Selon DEPALLENS & al. (1997 : 955), « La trésorerie zéro est une modalité de la gestion de
la trésorerie dans laquelle chaque jour, les soldes en valeur des comptes dans les différentes
banques doivent se rapprocher le plus possible de zéro et les montants excédentaires doivent
faire l’objet de placement systématique ».
En effet, nous pouvons disposer d’un compte créditeur, mais ne pas avoir encore à régler
certaines charges comme le loyer, un fournisseur, un salarié, la TVA, etc. car, ces charges à
C
A contrario, nous ne pourrions savoir si des fonds vont arriver très prochainement sur notre
compte, pour nous permettre de différer en conséquence un paiement prévu.
-B
Le tableau de suivi de notre trésorerie nous aide à suivre et surtout à anticiper les difficultés
IB
de trésorerie, mais aussi les passages créditeurs. Ce tableau nous permet aussi de savoir
LI
combien de temps notre solde restera créditeur et de quelle somme. C’est aussi ce tableau qui
O
nous indique si nous pouvons envisager un placement de notre excédent de trésorerie et pour
TH
quelle durée.
EQ
« La gestion de la trésorerie d’une compagnie d’assurance est avant tout la gestion de flux
monétaires présents ou futurs : flux d’encaissement de cotisations ou de règlements de
sinistres ; flux d’investissements ou de désinvestissements. » (EWALD, 1998 : 1586). Le rôle
du trésorier est donc de gérer des flux que, pour la plupart, il n’initie pas. Il doit faire en sorte
que les liquidités générées par l’activité de la société soient là où il le faut, quand il le faut et
notamment à la disposition des gestionnaires d’actifs pour leurs investissement.
Cette définition de la gestion de la trésorerie dans une compagnie d’assurance, parait plus
complète car elle intègre les aspects prévisionnels des recettes et des dépenses. Elle colle
mieux avec le sujet que nous étudions. Il importe de souligner qu’on distingue deux types de
trésorerie à savoir la trésorerie nette et la trésorerie potentielle. Ces deux (02) notions seront
abordées dans la section suivante.
Nous ne pouvons évidemment pas parler de la gestion de la trésorerie sans évoquer les
problèmes qui lui sont liés. Selon ROUSSELOT & al. (1999 :14), on peut regrouper en deux
(02) catégories les problèmes liés à la gestion de la trésorerie à savoir les problèmes
structurels et ceux conjoncturels de la gestion de la trésorerie.
En ce qui concerne les problèmes structurels, il s’agit des problèmes à moyen et long termes
qui tiennent souvent à des difficultés telles que l’insuffisance du fonds de roulement pouvant
C
amener des problèmes de trésorerie. Les principales causes de ces problèmes sont :
ES
corporelles et incorporelles ;
- des immobilisations financières trop importantes (prise de contrôle de société, achat de
-B
titres de participations) ;
IB
l’entreprise.
EQ
Il convient dans ce cas de chercher à doter l’entreprise d’une structure financière stable en
U
Il y a également une deuxième série de problèmes structurels : ceux liés au besoin en fonds de
roulement à financer et donc au décalage induit par le fonctionnement de l’activité de
l’entreprise. On peut citer :
Quant aux problèmes conjoncturels, ils touchent le court terme, tels ceux qui résultent des
fluctuations à court terme de l’activité de l’entreprise et donc des mouvements de recettes
(encaissements) et de dépenses (décaissement). Les principales causes identifiables sont les
suivantes :
Selon RAYMOND (2009 : 15), les objectifs de la gestion de la trésorerie sont entre autres de:
IB
LI
- comprendre quels sont les divers éléments influant le coût des opérations bancaires ;
E
1.1.4. La trésorerie
Selon MEUNIER & al. (1987 :4), « La trésorerie d’une entreprise est à une date donnée, la
différence (à cette date) entre les ressources mises en œuvre pour financer son activité et les
besoins entrainés par cette activité. »
« La trésorerie est le cash dont dispose l’entreprise quoi qu’il arrive (même si la banque
décidait de ne plus lui prêter à court terme), et quasi immédiatement (il lui faut juste le temps
de débloquer ses placements à court terme) ; ce qu’elle peut faire à tout moment. »
(VERNIMMEN, 2002 : 349).
Pour HONORE (2000 : 33), « La trésorerie représente l’ensemble des fonds dont dispose
l’entreprise pour assurer ses paiements à court terme et faire face aux échéances que génère
son activité. »
C
ES
Pour résumer les différents auteurs, on définit la trésorerie d’une entreprise comme ce qui
AG
reste disponible sur le compte bancaire, une fois les recettes encaissées et les dépenses payées.
Cette trésorerie peut alors être excédentaire ou positive. Dans ce cas, il y a eu plus de recettes
-B
que de dépenses et le solde bancaire du compte bancaire est créditeur ; il peut alors y avoir un
IB
Cette trésorerie peut aussi être déficitaire ou négative. Dans ce cas, il y a eu plus de dépenses
TH
que de recettes et le solde du compte bancaire est débiteur. Il peut alors être nécessaire de
mener une action afin de revenir en situation créditrice, à moins que le compte bancaire ne
EQ
La trésorerie d'une entreprise à un instant donné est égale à la différence entre ses emplois de
trésorerie (placements financiers et disponibles) et son endettement bancaire et financier à
court terme. Il s'agit donc du cash dont elle dispose quoiqu'il arrive (même si sa banque
décidait de cesser ses prêts à court terme) et quasi immédiatement (le temps seulement de
débloquer ses placements à court terme). Enfin, par construction, selon VERNIMMEN & al.
(2009 : 190), « La trésorerie est égale à la différence entre le fonds de roulement fonctionnel
de l'entreprise et son besoin en fonds de roulement. » ou encore selon LEVASSEUR (2010 :
35), « La trésorerie représente les ressources permanentes qui ne sont pas affectées à des
emplois longs. Elle est le solde du fond de roulement diminué du besoin en fonds de
roulement. »
Au sens restrictif, la trésorerie nette ne donne pas une idée exacte de la situation de trésorerie
de l’entreprise, de sa solvabilité, de son aptitude à régler ses dettes extérieures. Elle se limite
aux liquidités immédiates (caisse, banque, chèques postaux), alors qu’au sens large elle
comprend aussi les effets de commerce, les crédits fournisseurs non utilisés, les bons de
caisse, les titres de placement que l’entreprise conserve et qu’elle peut négocier.
C
Selon SION (2003 : 6), « La trésorerie potentielle représente donc la trésorerie nette et les
ES
Au niveau de cette sous-section nous allons aborder essentiellement deux (02) types
d’approches à savoir l’approche par le bilan et l’approche par les flux.
La trésorerie nette se calcule aussi par le bilan, c’est-à-dire par la différence entre les actifs de
trésorerie et les éléments du passif de trésorerie. Dans ce cas, selon SION (2003 : 9),
l’approche permet de calculer de deux (02) manières la trésorerie nette d’une entreprise.
L’approche par les flux a pour objectif d’aider les entreprises à évaluer l’intérêt de se doter ou
non d’une solution. Son principe repose sur deux grandes lignes directrices que sont le
pragmatisme et la rapidité. Elle consiste à sélectionner un échantillon représentatif des flux
échangés au sein du système d’information et d’en étudier la capacité à supporter
l’augmentation prévisible des échanges intra et inter entreprise.
Selon SION (2003 : 10), l’approche par les flux passe par :
- l’extrapolation ;
- les suggestions, l’architecture cible.
-B
L’approche par les flux permet non seulement une analyse pragmatique et rapide de la
IB
problématique d’échange dans son ensemble, mais fournie également un nombre important de
LI
de l’entreprise.
TH
Comme tout métier, le gestionnaire de trésorerie a des missions et une place dans l’entreprise.
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E
collaboration avec son Directeur financier le cas échéant (négociation des conditions,
LI
En dehors de ses missions, le trésorier doit avoir certaines qualités et aptitudes. Le trésorier
tient les comptes d’une association. Il doit avoir les qualités et aptitudes suivantes :
EQ
Le métier de trésorier est différent de celui du comptable mais ils se complètent. Ainsi, selon
SION (2003 : 27-29) :
- dans les petites entreprises, la fonction de trésorerie est assurée par le comptable, voire
par le chef d’entreprise lui-même ;
- dans les moyennes et grandes entreprises, les fonctions sont indépendantes sous la
C
financement de l’autre.
- dans les groupes internationaux, la fonction est assurée au niveau du groupe pour des
-B
Les outils généralement utilisés par la gestion de la trésorerie sont la comptabilité à travers
des ratios, les tableaux de trésorerie, le budget de trésorerie et le tableau de bord de trésorerie.
EQ
Selon GUEDJ (2000 : 340), gérer la trésorerie, c’est anticiper et prévoir une situation de
U
trésorerie future, mais aussi prévoir les risques de taux et de change liés à cette trésorerie.
E
Selon SION (2003 : 25), « La comptabilité est la source d’information la plus fiable et la plus
normalisée pour une gestion de la trésorerie. » Cependant, la question de la relation entre la
comptabilité et la trésorerie est très délicate car elles n’ont pas les mêmes exigences, mais
sont souvent sous la responsabilité d’une seule et même personne.
En effet, si le trésorier travaille à partir des données comptables, il a certes une information
exacte (comptable) mais bien souvent tardive. Or, la trésorerie n’attend pas. Il s’agit d’un
travail en temps réel où toute journée de valeur perdue ne peut être rattrapée. Le trésorier est
donc appelé à travailler par grande masse (en général en milliers de francs).
Ce type de démarche est évidemment exclu en comptabilité. Il est donc préférable de séparer
les deux fonctions chaque fois que la taille de l’entreprise le permet. Les deux fonctions se
complètent mais ne se superposent pas. Outre ces questions de relations, l’apport de la
comptabilité est indispensable pour mesurer la viabilité de l’entreprise. C’est grâce à la
comptabilité qu’on peut faire des analyses de la situation financière de l’entreprise. A cet
effet, trois ratios nous intéressent. Il s’agit du :
- ratio de trésorerie.
ES
AG
des emprunts bancaires et financiers et les concours du groupe ou des associés à moins
O
d’un an ;
TH
en compte consolidés.
U
E
Si ce ratio est inférieur ou égal à 0,5 on peut dire que l’entreprise a une forte capacité
d’endettement.
Norme = 0,5.
Ratio de trésorerie = Valeurs réalisables + Valeurs disponibles / Dettes à court terme (1)
La diversité des tâches qui incombent au trésorier l’oblige à établir des plans de trésorerie.
Les tableaux de trésorerie que nous allons étudier ici sont le tableau de financement et le
tableau de suivi de trésorerie encore appelé plan de trésorerie ou tableau de trésorerie. Il s’agit
pour nous de les présenter et de ressortir leurs objectifs ainsi que leurs limites.
C
ES
Selon ROUSSELOT & al. (2000 : 42), « Le tableau de financement est un tableau qui
renseigne sur l’état comptable des flux de trésorerie d’emplois mobilisés et de ressources
-B
dégagées par l’entreprise au cours d’un ou plusieurs exercices comptables passés. » Il ne doit
pas être confondu avec le plan de financement qui est construit avec un mélange de flux de
IB
Quant aux limites du tableau de financement on peut dire que le tableau de financement recèle
de nombreuses informations, et constitue à ce titre un instrument valable d’analyse de la
gestion financière de l’entreprise. Malgré cela, ce document n’échappe pas à la critique des
insuffisances et/ou des imperfections.
La première limite de ce document est tout d’abord conceptuelle en raison des notions de
capacité d’autofinancement (CAF) et de fonds de roulement fonctionnel (FRF) qui sont avant
tout des indicateurs comptables.
La capacité d’autofinancement est un concept hybride, dans le sens où il est calculé avant
rémunération des fonds propres (dividendes), mais après rémunération des dettes (charges
financières). La CAF est également un concept non pertinent dans la mesure où il ne traduit
qu’un potentiel de trésorerie, rarement disponible en pratique, du fait des variations positives
du besoin en fonds de roulement (BFR) de l’entreprise.
C
ES
Le FRF, selon SION (2003 : 7), subit aussi quelques critiques, du fait de l’ambiguïté de la
AG
notion de stabilité des ressources. Ainsi, par exemple la partie à moins d’un an d’un emprunt
est considérée comme stable, alors que des crédits de trésorerie revolving ne sont pas
-B
considérés comme stables, même s’ils sont permanents en pratique. La coexistence des
notions de fonds de roulement fonctionnel et de fonds de roulement financier ou permanent ne
IB
peut que nuire à l’intérêt de ce concept dans la mesure où leur contenu est sensiblement
LI
différent.
O
TH
En complétant pour les périodes à venir, les sommes à recevoir ou à décaisser, nous pouvons
établir des prévisions. Pour être fiables, ces prévisions doivent être actualisées régulièrement,
et nous ne devons tenir compte que des recettes et dépenses réellement encaissées sur notre
compte.
Le tableau de suivi de notre trésorerie nous aide à suivre et surtout à anticiper les difficultés
de trésorerie, mais aussi les passages créditeurs. Ce tableau nous permet aussi de savoir
combien de temps notre solde restera créditeur et de quelle somme. C’est aussi ce tableau qui
nous indique si nous pouvons envisager un placement de notre excédent de trésorerie et pour
C
quelle durée.
ES
AG
Selon SION (2003 : 10), « Le tableau de flux de trésorerie identifie les sources des entrées de
-B
trésorerie, les éléments qui ont fait l’objet de sorties de trésorerie pendant la période, ainsi que
IB
trésorerie d’une entité sont utiles, en ce qu’elles procurent aux utilisateurs des états financiers
O
des informations pour rendre compte de la manière dont l’entité s’acquitte de son mandat et
TH
pour prendre des décisions. Par exemple, les informations concernant les flux de trésorerie
EQ
permettent aux utilisateurs d’établir comment une entité du secteur public a généré la
trésorerie nécessaire au financement de ses activités mais aussi comment cette trésorerie a été
U
comme par exemple la pérennité des activités de l’entité, les utilisateurs doivent comprendre
les échéances et le caractère certain des flux de trésorerie. L’objectif des normes comptables
est d’imposer la fourniture d’une information sur l’historique des évolutions de la trésorerie et
des équivalents de trésorerie d’une entité au moyen d’un tableau des flux de trésorerie
classant les flux de trésorerie de la période en activités opérationnelles, d’investissement et de
financement.
cet objectif ne peut être atteint que dans la mesure où l’entreprise effectue un minimum de
prévisions : un recensement de toutes les recettes et de toutes les dépenses sur une période
donnée est impératif.
Si la période retenue s’étale sur plusieurs années, on parlera de plan de financement mais si
elle est de l’ordre d’une année, on parlera de plan de trésorerie prévisionnel.
Si elle s’étale sur un mois ou moins d’un mois, on parlera de tableau de trésorerie mensuel ou
de planning de trésorerie.
Dans tous les cas, le tableau de bord est un outil de contrôle qui permet de comparer les
prévisions aux réalisations en vue de déceler les écarts.
C
ES
L’entreprise peut souhaiter affiner les informations données par le budget de trésorerie en
faisant intervenir l’escompte des effets escomptables et les placement des excédents prévus. Il
-B
s’agit ici de procéder à des ajustements pour résorber ces soldes. Une fois le budget de
IB
Selon les objectifs de l’entreprise, la direction financière peut diminuer les excédents de
trésorerie en investissant (croissance externe, développement…) en remboursant par
U
Les frais et les produits financiers doivent être incorporés dans le plan de trésorerie.
Tva reversée
Charges financières
AG
Pour les entreprises concernées, le plan de financement prévisionnel est établi annuellement
TH
au plus tard quatre (04) mois après le début de l’exercice, en même temps que le compte de
résultat prévisionnel. A ce document doit être joint un rapport écrit. Le plan de financement
EQ
permet une réflexion sur la rentabilité optimale et l’équilibre financier d’une entreprise, en
U
- la définition des moyens d’exploitation à mettre en œuvre pour atteindre les objectifs
de production et qui sont retenus au moindre coût, c’est-à-dire nécessitant le moins de
capitaux possibles ;
- les moyens de financement nécessaires qui soient à la fois les plus adaptés et les moins
coûteux pour dégager le meilleur taux de rentabilité.
1- réfléchir sur la stratégie propre de l’entreprise. Une stratégie n’est en effet viable que
si elle débouche sur un plan de financement réalisable, ce qui permet d’en apprécier la
cohérence financière.
2- fournir des bases de négociation avec les partenaires financiers. C’est un élément de
justification de l’utilisation des fonds demandés. Mais surtout, l’élaboration d’un plan
de financement est une condition préalable imposée par les établissements de crédit.
3- prévenir les difficultés financières. Ce rôle a notamment été officialisé par la loi
relative à la prévention et au redressement des entreprises en difficulté.
C
Années 1 2 3 … N
AG
I-EMPLOIS (Besoins)
- Investissements
- Augmentation du BFE
-B
- Remboursement d’emprunt
(emprunts existants)
IB
- Dividendes
O
- CAF
- Diminution du BFE
EQ
SOLDES CUMULES
E
La gestion de trésorerie se situe à la croisée de plusieurs domaines tels que la finance, les
systèmes d'information, la comptabilité et le contrôle de gestion.
La gestion de la trésorerie est l’ensemble des choix et des procédés qui permettent de garantir
la solvabilité de l’entreprise tout en optimisant l’ensemble des produits et des frais financiers.
Elle consiste d’un côté à gérer les instruments de paiement et de financement et de l’autre côté
à informer les gestionnaires des conséquences de leurs décisions sur la trésorerie.
futurs heureux ou malheureux (le plus souvent), ce qu’on appelle « des risques ». Ainsi, la
AG
notion fondamentale est celle du risque, un mot né avec l’assurance pour décrire l’objet du
contrat passé entre l’assureur et l’assuré. La réalisation du risque est incertaine ou encore
-B
aléatoire pour l’assuré. Les entreprises d’assurance mettent en œuvre des techniques qui sont
IB
des technologies du risque. Elles peuvent prendre différentes formes juridiques. Cependant,
LI
toutes sont soumises aux mêmes contraintes règlementaires qui visent en particulier à faire
O
Elle propose des prestations qui relèvent du domaine des services. A la différence des
U
entreprises du secteur industriel, elles ne produisent pas de biens matériels. Par contre, elle
E
offre à l’industriel de le dédommager de la perte qu’il pourrait subir si son bien devrait être
endommagé par un incendie, un vol ou un accident.
Selon EWALD & al. (2013 : 11), les principales opérations d’assurances sont :
- les opérations d’assurance qui concernent l’habitation au sens large (multi risques
habitation) ;
- la garantie des accidents de la vie ;
- les assurances de responsabilité civile ;
- les opérations d’assurances qui visent à protéger les biens des entreprises (incendie et
pertes d’exploitation) ;
- les opérations d’assurances construction ;
- l’assurance de protection juridique ;
- l’assurance-crédit ;
- l’assurance caution ;
- la réassurance.
C
ES
On peut en déduire que, l’assurance est le partenaire de la vie des particuliers et des
entreprises.
AG
En ce qui concerne les particuliers, l’offre d’assurance donne à l’épargne constituée une
IB
grande puissance. Elle permet de protéger les familles en la transmettant dans les conditions
LI
favorables (assurance-vie). Elle permet aux ménages de se prémunir contre des évènements
O
qui peuvent impliquer une perte de revenus et dont les conséquences peuvent être onéreuses
TH
(maladies, retraite), d’avoir accès à certains bien fondamentaux (les soins, l’emprunt), de
EQ
compenser les pertes que peuvent subir certains biens diverses causes (assurance habitation
contre le vol, l’incendie, les catastrophes naturelles), de protéger les individus contre les
U
E
Cependant, concernant les entreprises, l’assurance permet de garantir les entrepreneurs contre
les pertes qui affectent les implantations (assurance incendie, assurances des catastrophes
naturelles) et l’arrêt de l’activité (pertes d’exploitation). Elle rend possible le développement
de politiques sociales pour les salariés (assurance de groupe en cas de maladie ou de retraite)
et la protection de l’entreprise qui engage sa responsabilité en raison de la mise sur le marché
de produits défectueux. L’assurance des mandataires sociaux protège les organes dirigeants.
En raison de la nature de leur activité, les entreprises d’assurances exercent plusieurs métiers
complémentaires. D’après EWALD & al. (2013 : 16), nous avons :
- la prise de risques : c’est le rôle premier de l’assurance pour le compte des particuliers
et des entreprises ;
- la gestion de l’épargne : l’assurance est la forme d’épargne la plus efficace et la plus
puissante ;
- la gestion d’actifs : à cause « l’inversion du cycle de production » les sommes
collectées sont placées ;
- la gestion des risques : l’assureur a un rôle de gestionnaire qui s’exerce au profit des
C
Selon THOUROT & al. (2013 : 227), « Les risques auxquels sont exposés les assureurs ont
TH
- le risque de souscription ;
E
- le risque de marché ;
- le risque de liquidité ;
- le risque opérationnel et de non-conformité.
Les assureurs sont fortement exposés aux risques de marché en raison de leur activité
d’investissement pour compte propre dans le cadre de l’assurance dommages ou pour compte
de tiers dans le cadre de l’assurance-vie. Ainsi, nous avons deux (02) types de risques de
marché : le risque de marché en assurance non-vie et le risque de marché en assurance de
personnes.
Il peut être défini de manière générique comme étant le risque de disposer de liquidités
insuffisantes par rapport aux besoins de la compagnie. Une mauvaise compréhension,
C
planification et gestion des besoins en liquidité ont souvent été à l’origine de situation de
ES
défaillance des processus internes, des personnes, des systèmes ou d’évènements extérieurs et
LI
du risque juridique.
O
Les risque de non-conformité concernent notamment le non-respect des règles liées aux
TH
financement du terrorisme.
La gestion de la rentabilité est aussi un diagnostic de la rentabilité, une analyse financière qui
va s’attacher à mesurer la performance opérationnelle absolue et relative de la société. Il s’agit
de la rentabilité de l’assurance dommages et celle de l’assurance de personnes (vie et
prévoyance).
Le diagnostic d’un assureur vie est plus difficile à appréhender que celui d’un assureur
dommages. Le seul examen des données comptables fournies par la compagnie ne suffit
-B
de manière à mieux cerner la formation des marges par produit ou la rentabilité des affaires
LI
Une bonne gestion de la trésorerie passe inévitablement par certaines conditions que sont
entre autres :
U
E
L’information est capitale dans la gestion de la trésorerie qui se veut être performante. Le bon
trésorier doit tenir compte des prévisions (celle de la politique des fournisseurs, celle de la
périodicité des salaires et des délais de règlement des clients), pour ce faire il a besoin des
Puisque les collaborateurs du trésorier varient en fonction de la nature des décisions à prendre
ES
dans l’entreprise alors pour faciliter la tâche au gestionnaire de trésorerie, il est important de
AG
sensibiliser tous les acteurs détenant une information liée à la gestion de la trésorerie de les
communiquer au trésorier afin que ce dernier puisse avoir toutes les données en vue de
-B
prendre des décisions financières dont il est responsable. Le gestionnaire de trésorerie lui-
même doit concevoir un circuit d’information fiable.
IB
LI
En vue d’améliorer les conditions bancaires et d’être informer des mouvements des comptes
bancaires, le gestionnaire de trésorerie est en étroite collaboration avec les banques.
L’information provenant de la banque est une donnée capitale de la trésorerie. Elle prend en
compte la connaissance des conditions bancaires.
2.3.1.3. La télématique
La gestion automatisée de la trésorerie facilite les liaisons avec les banques. Elle permet en
premier lieu d’avoir à tout moment la connaissance des mouvements de fonds qui affectent le
compte sans attendre la réception des documents. Ecrits transitant par la poste ou dans une
moindre mesure par le guichet de la banque. En second lieu, elle permet d’obtenir les soldes
au jour le jour par compte et par banque. En troisième lieu, elle permet de disposer d’un outil
de traitement en temps réel adapté au degré d’urgence des décisions à prendre. Elle évite
également le risque d’erreur inhérente à toute interrogation par téléphone des services de
l’établissement financier.
Selon TEULIE & al. (2000 : 267), « Gérer la trésorerie, ce n’est pas tellement s’occuper
-B
La mission du trésorier consistant à disposer d’une encaisse suffisante pour faire face aux
O
paiements prévus à moindre coût impose deux principales tâches. Il faut d’une part réaliser
TH
une prévision des encaissements et des décaissements quotidiens (adopter une gestion de
trésorerie en date de valeur et non en dates d’opération ; identifier le caractère certain ou
EQ
incertain des flux de trésorerie), et d’autre part, pratiquer le principe de la trésorerie zéro
U
c’est-à-dire obtenir un solde bancaire quotidien global nul après une prise en compte des
E
paiements prévus, des jours de valeur et des financements de trésorerie autre que le découvert
(c’est le principe de la trésorerie zéro).
L’atteinte de cet objectif implique une connaissance des flux sur un horizon temporel de
plusieurs dizaines de jours et la possibilité de les décaler.
Selon DE LA BRUSLERIE (2012 : 27), « Le budget prévisionnel des ventes permet d’obtenir
AG
les encaissements sur ventes après un travail de conversion des flux de produits en flux
monétaires. » Il s’agit essentiellement d’opérations liées au cycle d’exploitation et qui sont les
-B
plus importantes en quantité. Prévoir des encaissements équivaut à passer de la prévision des
ventes à leur encaissement. Ces encaissements comprennent :
IB
LI
A cela, il faut ajouter les intérêts et les dividendes perçues, l’augmentation de capital, les
U
Pour réaliser la prévision des encaissements, le trésorier doit être attentif aux échelonnements
des règlements des clients, à la mobilisation des créances, aux cessions d’immobilisations et à
la politique d’escompte de l’entreprise.
A ce niveau selon DE LA BRUSLERIE & al. (2012 : 29), il s’agit de prévoir les paiements
-B
qui donneront lieu à des dépenses ou charges engagées pour le compte de l’entreprise à
IB
A cela, il faut ajouter des remboursements des emprunts et des intérêts, les achats de titres de
participation…
Pour cette catégorie, la prévision des décaissements, le gestionnaire de trésorerie doit être très
attentif aux achats (politique des fournisseurs), aux frais du personnel (périodicité des salaires
et charges sociales)…
Les problèmes de trésorerie prennent les entrepreneurs par surprise. Une prévision de flux de
AG
trésorerie exacte peut prémunir les entrepreneurs contre cette situation. Une prévision de flux
de trésorerie planifie les sommes d'argent que notre entreprise prévoit de recevoir et de payer
-B
tous les mois, pendant une période d'activité de 6 ou 12 mois. Cette prévision prend en
IB
collecter les impôts qui ne sont payables au gouvernement que plus tard. Une prévision de
O
trésorerie bien préparée nous permet de planifier le flux de trésorerie sur un certain temps. Il
TH
nous aide à anticiper les déficits à temps pour y remédier, nous protégeant d'une crise de
trésorerie. Une prévision de trésorerie peut également nous aider à noter les tendances des
EQ
ventes, nous dire si nos clients mettent trop de temps à payer, et nous aider à planifier des
U
achats d'actifs importants De plus, si nous cherchons à obtenir un prêt, les banques voudront
E
voir une prévision de trésorerie mensuelle sur un an et une prévision par trimestre sur trois à
cinq ans. Dans la prévision des flux financiers, nous distinguons :
- le tableau de financement ;
- le tableau de trésorerie ou plan de trésorerie ou budget de trésorerie.
Ce document est réalisé selon une périodicité variable, habituellement de 2 à 5 ans, mais cette
durée peut être plus longue, voire 10 ans pour l’étude de certains projets d’investissement.
L’élaboration du plan de financement n’est pas linéaire, différentes itérations sont nécessaires,
afin d’obtenir une combinaison optimale en matière de financement.
Le plan de financement est construit avec un mélange des tableaux de flux de fonds et de flux
de trésorerie.
Années 1 2 3 … n
I-EMPLOIS (Besoins)
- Investissements
C
ES
- Augmentation du BFE
- Remboursement d’emprunt
AG
(emprunts existants)
- Retrait de comptes courants
-B
- Dividendes
Total des Emplois (I)
IB
II-RESSOURCES
LI
- CAF
O
- Diminution du BFE
TH
SOLDES (II - I)
SOLDES CUMULES
U
ANNEES 1 2 3 … n
I-EMPLOIS (Besoins)
- Investissements
- Augmentation du BFE
- Remboursement d’emprunt
(emprunts existants)
- Remboursement d’emprunts
(emprunts nouveaux)
- Retrait de comptes courants
- Dividendes (modifiés)
Total des Emplois (I)
C
ES
II-RESSOURCES
- CAF
AG
- Augmentation de capital
- Subventions et primes
-B
- Emprunts
- Diminution du BFE
IB
- Cessions d’actifs
LI
SOLDES (II - I)
TH
SOLDES CUMULES
EQ
ANNEES 1 2 3 … n
I-EMPLOIS (Besoins)
- Equipement
- Variation BFE
- Dividendes
- Remboursement d’emprunts
Total des Emplois (I)
II-RESSOURCES
- CAF
- Emprunts
- Cessions d’immobilisations
C
ES
- Augmentation de capital
Total des Ressources (II)
AG
SOLDES (II - I)
SOLDES CUMULES
-B
dans le temps. Il est très utile pour détecter d’éventuels problèmes de gestion de trésorerie ou
EQ
d’exploitation. Il est d’autant plus important lorsque l’on sait que la majorité des jeunes
sociétés qui sont déclarées en faillite le sont à cause d’un manque momentané de liquidités.
U
La fonction du budget de trésorerie est de prévoir, de préférence sur 12 mois, quelle sera
E
l’évolution des liquidités de l’entreprise avec les sorties (paiements à faire) et les rentrées
d’argent (factures encaissées). Il permet également de déterminer les dates optimales
auxquelles doivent avoir lieu certaines opérations exceptionnelles pour lesquelles l’entreprise
dispose d’une marge de manœuvre.
Il est effectué généralement pour un horizon d'un an (mois par mois). Le solde obtenu en fin
de chaque mois est la différence entre le total des encaissements et le total des décaissements
mensuels. Lorsque ce solde est positif, il s'agit d'un excédent de trésorerie que l'on doit placer
à court terme pour éviter un coût d'opportunité. Si ce solde est négatif, il s'agit d'un déficit de
trésorerie que l'on doit absorber par des moyens de financement à court terme comme
l'escompte, le découvert, les concours bancaires à court terme, etc. Après l'ajustement des
soldes, le budget de trésorerie ajusté est appelé plan de trésorerie.
- il offre un éclairage sur la nature des concours financiers (ou des placements) et leur
montant.
- il permet de vérifier la cohérence avec le tableau de flux de trésorerie qui constituent
un document obligatoire pour les entreprises d’une certaine taille ;
- c’est un instrument utile dans la négociation avec le banquier des plafonds d’escompte
C
ou de découvert.
ES
- il permet d’être plus crédible auprès des banquiers en étant capable de présenter des
AG
- il permet de gérer le risque de taux d’intérêt car, sans prévisions, il est impossible
IB
d’agir ;
LI
Budget de trésorerie
1er 2è 12è Cumul
…
mois mois mois annuel
Encaissements des débiteurs
Paiements des fournisseurs
Salaires
Surplus brut opérationnel
Autres produits ordinaires
Frais généraux
Charges financières
C
Impôts
ES
Leasing
AG
Amortissements financiers
EQ
« Les prévisions quotidiennes sont réalisées à l’aide d’un document appelé fiche de suivi de
trésorerie. Le positionnement correct des sommes nécessitent la connaissance précise des
conditions de banque. L’objectif de la trésorerie au jour le jour est de minimiser les frais
financiers et de maximiser les produits financiers tout en garantissant la solvabilité et le
respect des contraintes réglementaires ». (LAURENT, 2006 : 100). Il s’agira de positionner
toutes les opérations de débit ou crédit en date de valeur, en tenant compte des jours comme
l’indique le tableau suivant :
Solde initial
Remises de chèque sur caisse
AG
Effets à l'encaissement
Effets à vue
IB
Virements reçus
LI
Total recettes
O
Petits chèques
TH
Chèques importants
Virements émis
EQ
Effets domiciliés
Total dépenses
U
Solde
E
Financement
Placement
Solde final
Selon Deprez & al. (1999 : 275), la gestion de la trésorerie doit conduire à une gestion
équilibrée : gérer l’insuffisance (c’est rechercher tous les moyens qui permettent à l’entreprise
d’y faire face) et gérer l’excédent c’est rechercher tous les moyens qui permettront à
l’entreprise de l’utiliser pour des placements. Ce qui en fait, caractérise l’objet de notre étude
tout au long du chapitre à savoir l’optimisation de la gestion de la trésorerie.
Pour réaliser notre étude, nous avons au préalable adopté une démarche méthodologique à
travers une recherche documentaire, une observation participante, un entretien à réponses
libres et une collecte des données. Enfin, une analyse a été faite de ses données.
Pour mener à bien notre étude, nous proposons comme modèle d’analyse le schéma suivant :
de la PA - Entretien
-B
IB
- Entretien
O
à la PA
- Observation
TH
EQ
U
Source : Nous-mêmes.
Dans le but de mieux comprendre et cerner notre thème, nous avons collecté les données avec
les outils suivants :
Selon ROUF (2001 : 14), « L’entretien est un échange verbal au cours duquel un auditeur
ES
pose des questions à son interlocuteur tout en s’interdisant le plus possible d’exprimer ses
opinions. » L’entretien à réponses libres s’est effectué sous forme de questionnaire en face à
AG
face. Il nous a permis d’interviewer les agents pour donner leur opinion par rapport à :
-B
- l’organisation actuelle de la PA ;
IB
- la gestion de la trésorerie de la PA ;
LI
observations sur le lieu. Les interviews sont réalisées auprès de certains responsables de
E
Source : Nous-mêmes
La recherche documentaire fait partie du travail de recherche. Elle consiste à trouver des
sources d’informations sur un thème donné, des réponses à des questions… A cet effet, nous
avons consulté plusieurs documents afin d’avoir une meilleure compréhension de notre
thème. Pour ce faire, nous avons exploités les ressources de la bibliothèque du CESAG et
celles de la Prévoyance Assurances SA.
3.2.4. L’observation
C
ES
Elle consiste à observer sur le terrain. L’observation est un outil d’appréciation. Elle peut être
directe (un constat immédiat du phénomène par l’auditeur) ou indirecte (un constat fait pour
AG
le compte de l’auditeur par un tiers). Dans le cadre de notre travail, nous allons effectuer des
travaux relatifs aux méthodes de gestion de la trésorerie dans une compagnie d’assurance.
-B
IB
L’analyse des données consiste pour nous à faire une comparaison entre la gestion de la
O
trésorerie à la Prévoyance Assurances S.A avec les normes édictées de gestion de trésorerie
TH
afin d’établir un diagnostic et de faire ressortir les risques, les forces et les faiblesses.
EQ
Ce troisième chapitre nous montre le cheminement utilisé à travers les étapes et les méthodes
U
de travail adoptées à travers les outils et techniques pour effectuer notre étude aussi bien dans
E
la partie théorique (première partie) que dans la partie pratique (deuxième partie).
En définitive, la bonne gestion de la trésorerie est une tâche indispensable dans le monde
économique quelle que soit l’orientation politique du pays et quelle que soit la structure
juridique permise aux entreprises et établissements financiers. Elle est aussi prometteuse pour
l’amélioration de l’efficacité des entreprises et la meilleure entre leur stratégie et leur
organisation.
De plus, la trésorerie représente pour une entreprise l’un des domaines qu’il faut bien gérer
car c’est la santé de la trésorerie qui permet à l’entreprise de faire face à ses engagements
financiers. Ainsi donc sa gestion est capitale pour le bon fonctionnement et la survie de
l’entreprise. Cette gestion de trésorerie consiste aussi en la diminution des disponibilités
C
déposées au trésor.
ES
AG
Aussi, après l’aspect théorique, nous allons à présent nous évertuer à diagnostiquer la gestion
de la trésorerie de la Prévoyance Assurances S.A, où des recommandations seront formulées
-B
DEUXIEME PARTIE :
-B
DIAGNOSTIC DE LA GESTION DE LA
IB
ASSURANCES
TH
EQ
U
E
Diagnostic de la gestion de la trésorerie de la Prévoyance Assurances
La deuxième partie de notre travail traitera du fond du sujet. Il s’agit de la partie pratique du
mémoire. Ce chapitre sera consacré à présenter l’entité, à décrire l’existant, à montrer les
résultats obtenus, à analyser ces résultats obtenus et enfin à faire des recommandations. En
fait, c’est ici que nous allons faire le travail proprement dit à savoir le diagnostic de la gestion
de la trésorerie de la Prévoyance Assurances SA. En résumé, d’une part il est question de faire
une présentation générale de l’entreprise concernée et d’autre part de diagnostiquer la gestion
de sa trésorerie en passant par la description et l’analyse du système de gestion. Dans le
dernier chapitre de cette deuxième partie, les points forts seront énumérés ainsi que des points
faibles. Enfin des recommandations seront formulées dans une optique meilleure de gestion
de la trésorerie à la Prévoyance Assurances SA.
C
ES
AG
-B
IB
LI
O
TH
EQ
U
E
L’assurance est une discipline qui remonte à l’antiquité sous une forme différente de celle que
nous vivons de nos jours. Cependant elle n’existe que pour satisfaire des besoins. Ainsi nous
ne pouvons pas parler de l’assurance sans passer par les principes du mutualisme. Ces
principes sont la solidarité et la fraternité des communautés humaines qui ont toujours
constitué une force de l’entre aide sociale et économique.
En effet, les hommes se sont regroupés pour aider ceux qui sont frappés par le sort. Par
exemple nous trouvons en Basse-Egypte (vers 1400 ans avant J-C) les tailleurs de pierres qui
C
contribuaient à un fonds destiné à soutenir les victimes en cas d’accident .Les hétairies de la
ES
Grèce antique possédaient des caisses communes alimentées par des cotisations mensuelles,
afin de pouvoir distribué des secours dans certains cas etc.
AG
Ces exemples montrent que l’idée d’assurances était bien présente dans les activités de
-B
l’homme antique. Toutefois nous ne pouvons pas dire que les mécanismes utilisés sont
IB
considérés comme des assurances au sens strict : absence de prévoyance, absence d’indemnité
LI
C’est ainsi que dans le domaine maritime nous avons rencontré « le prêt à la grosse
TH
aventure »qui est un mécanisme pratiqué sur la méditerranée. Il consistait à faire gagner le
EQ
montant du prêt sur les marchandises dont l’arrivée à port déclenchait le remboursement.
Mais cette pratique considérée comme usuraire (le préteur de deniers touchait un intérêt de
U
E
15% à 40% si la cargaison arrivait intact au port de destination) par les autorités religieuses
fut interdite par Pape Grégoire IX en 1927.
Au niveau terrestre, la première branche retenue est l’assurance Incendie .C’est à la sortie de
l’incendie d’une boulangerie à Londres en 1966 qui a fait beaucoup de dégâts matériels qu’on
assiste à la création d’une des première société d’assurance contre l’incendie appelée
Friendly Society Fire Office.
C’est à partir de ce moment que nous voyons la naissance de plusieurs types d’assurances :
assurances Incendies, Accidents, Risques, Divers, Transports (IARDT), assurances-vie,
assurances maladie etc.
4.1. Présentation
C
dessous :
AG
La Prévoyance Assurances a démarré ses activités en février 1987, elle a été créée sur la base
du portefeuille d’un cabinet de courtage appartenant à ses promoteurs. En effet ce cabinet de
IB
courtage était un intermédiaire entre les clients et les quelques sociétés d’assurances de
LI
l’époque.
O
TH
C’est dans ce cadre que les responsables de ce cabinet de courtage ont réuni leurs moyens et
EQ
leurs disponibilités pour mettre à pied une nouvelle compagnie d’assurances qui bénéficierait
notamment de leur connaissance dans le domaine de l’assurance. Au fur et à mesure que
U
plusieurs agences verront le jour à travers le Sénégal, les activités des différentes agences sont
supervisées au niveau du siège social qui se trouve à Dakar.
C’est une société anonyme (SA) au capital de démarrage de 400 000 000 F CFA, qui est
actuellement de l’ordre de 1 400 000 000 F CFA entièrement libéré.
Elle est régie par la loi N°63-38 du 10/06/2003 portant réglementation des sociétés
d’assurances de toute nature et des opérations d’assurances publiée au journal officiel N°3683
du 23 Mai 1964, les lois portant actes du code CIMA (Conférence Interafricaine des Marchés
d’Assurances).
Cette loi stipule entre autres que les sociétés d’assurances an Sénégal sont autorisées à établir
leurs activités dans un seul des domaines de l’assurance : à savoir l’assurance « Vie » et
l’assurance « IARDT » (Incendie, Accident Risques Divers et Transport).
La Prévoyance Assurances a choisi de se spécialiser dans le secteur IARDT, elle n’est donc
pas habilitée à réaliser des assurances Vie.
Le siège social de la Prévoyance Assurances est fixé au plateau à Dakar sur l’avenue Jean
Jaurès angle Peytavin, Immeuble Prévoyance Assurances. La compagnie occupe les trois (03)
premiers étages de l’immeuble qui est constitué de cinq (05) étages.
C
ES
Il pourra être transféré dans tout autre endroit de la même ville sur simple décision du Conseil
d’Administration et sous réserve de ratification de cette décision par la prochaine Assemblée
AG
Générale.
-B
Directions Nationales des Assurances. Distinguons à ce niveau les attributions générales des
EQ
Les Directions Nationales des Assurances, organisées par les Etats membres, servent de relais
à l’action de la Commission des Etats membres.
Elles communiquent à la Commission tous les renseignements sur l’état des compagnies et
l’évolution des marchés afin que cette dernière soit en mesure de prendre des décisions
appropriées.
au public, visa.
Elles peuvent suivre le déroulement des litiges nés sur le marché entre assureurs d’une part et
-B
effectuent.
TH
Elles effectuent la collecte des données nécessaires : statistiques, bilan, études, enquêtes.
EQ
Elles peuvent gérer des contrats d’assurances souscrits par l’Etat et veiller à la bonne
rédaction de leurs clauses.
Elles exercent le contrôle sur les experts techniques qui concourent à l’évaluation des sinistres
et à la bonne exécution des contrats.
Il est recommandé aux Etats membres de définir en temps opportun un statut particulier des
inspecteurs et des contrôleurs des assurances dont les attributions ont été énumérées ci-dessus.
L’assurance IARDT constitue l’activité principale de la PA. Elle exploite à ce titre toutes les
branches que comporte ce domaine à savoir :
- Incendie ;
- Vol ;
C
- Responsabilités civiles ;
- Risques techniques ;
AG
- Assurances voyages
- Assurances automobiles ;
-B
- Assurances maladies ;
IB
- de conclure avec les clients des contrats par lesquels elle s’engage, moyennant le
EQ
en cas de sinistres.
Le capital de la Prévoyance Assurances suite à une décision de l’assemblée générale est passé
de quatre cent millions de francs CFA (400.000.000 F CFA) à un milliard quatre cent millions
de francs CFA (1.400.000.000 F CFA). Ce capital est entièrement libéré et détenu uniquement
par des Sénégalais qui préfèrent garder l’anonymat. Ainsi les actionnaires seront numérotés
dans l’ordre croissant de pourcentage de détention des actions. Le capital social de la PA S.A
est divisé en cent quarante mille (140.000) actions de dix mille francs CFA (10.000FCFA)
chacune, numérotées de 1 à 140.000 à libérer entièrement lors de la souscription.
Les opérations d’assurance de la Prévoyance Assurances SA sont présentées au public soit par
les agences de Dakar et ses bureaux de souscription, soit par l’intermédiaire de courtiers tant à
Dakar qu’à l’intérieur du Sénégal.
La Prévoyance Assurances est l’un des grands acteurs de l’assurance au Sénégal. Elle met en
avant des valeurs partagées avec les membres de son personnel telles que le
professionnalisme, l’innovation, le réalisme, l’esprit d’équipe, le respect de la parole donnée
dans le but de perpétuer son action et d’atteindre une position de leader dans le marché
C
sénégalais même si elle occupe déjà la première place parmi les compagnies d’assurances
ES
purement sénégalaises.
AG
La direction générale s’appuie sur les organes de gestion et d’administration et sur les organes
techniques ou opérationnels comme moyens d’action représentant une structure hiérarchico-
-B
fonctionnelle.
IB
LI
La Prévoyance Assurances est une société anonyme au capital de un milliard quatre cent
TH
millions de francs CFA (1.400.000.000 F CFA) entièrement détenu par des sénégalais.
EQ
Cette évolution du chiffre d’affaire s’explique par une forte augmentation de primes nettes
collectées surtout en responsabilité civile, mais aussi à une forte collaboration avec de
nombreux cabinets de courtage qui ont réuni leur moyen et leur disponibilité pour la bonne
marche de la société. Cela augmente ainsi le portefeuille client de l’entreprise d’où une
augmentation des capitaux.
Ce qui fait que pour l’exercice 2010 avec un capital de 1 400 000 000 F CFA, la PA a réalisé
un bénéfice de 537 797 327 F CFA avec une marge de solvabilité de 1 205 442 538 FCFA.
Toujours pour cet exercice, la PA a eu des engagements réglementés à l’ordre de
9 556 500 986 F CFA avec un taux de couverture de 102%.
Au Sénégal, la PA est la première société sénégalaise de droit national. Après vingt-cinq (25)
AG
Entreprise privée régie par le code CIMA, la PA est une société anonyme administrée par un
TH
conseil composé de trois (03) membres au moins et de douze (12) membres au plus y compris
le Président. C’est ce dernier qui nomme le Directeur Général.
EQ
Les administrateurs sont choisis parmi les personnes physiques ou morales actionnaires.
U
E
Le Conseil d’Administration peut comprendre des membres qui ne sont pas actionnaires de la
société dans la limite du tiers (1/3) des membres du conseil.
Cependant, les administrateurs non-actionnaires sont soumis aux dispositions des articles 416
à 434 de l’acte uniforme de l’OHADA.
Les administrateurs sont élus par l’Assemblée Générale, qui peut les révoquer à tout moment.
La direction générale reçoit ses pouvoirs de la loi et du conseil d’administration qui fixe les
objectifs de politique générale à mettre en œuvre. Le Directeur Général a une assistante à ces
cotés. Il établit un organigramme et nomme ses employés aux différents postes. Il supervise et
coordonne l’ensemble des activités des différents départements et services, préside les
différentes réunions de coordination. Conjointement avec le directeur financier, le secrétaire
général ou le président du conseil d’administration, il signe tous les chèques, les bons de
sorties du siège ou des agences et s’il le juge nécessaire il délègue des pouvoirs de signature à
ses proches collaborateurs. Il peut notamment, en cas de nécessité déléguer tout ou partie des
prérogatives citées ci-dessus. Le Directeur Général est nommé par le Conseil
C
d’Administration.
ES
Le secrétaire général est un proche collaborateur du Directeur Général qui assure l’intérim de
-B
accorder des facilités de paiement pour certains types de risques. Il peut signer des bons de
TH
caisse jusqu’à concurrence de 200 000 F CFA. Le secrétaire général est chargé de la
EQ
La direction financière est chargée d’établir des comptes rendus et document pour le contrôle.
Le compte rendu doit être essentiellement basé sur les comptes suivants :
La DF sous l’autorité du Directeur Financier et une équipe conduite par le Chef comptable
s’occupe de :
Notons qu’au niveau de cette direction nous avons la sous-direction comptable qui regroupe
ES
Cette direction regroupe en son sein la sous-direction informatique et le service sinistre non
IB
coordinations mensuelles.
O
TH
Au niveau de cette dernière nous avons un conseiller juridique. Cette fusion permet aux
responsables de la société de corriger certaines lacunes ou manquement dans la rédaction et la
confection des dossiers, lesquels apparaissent au moment de l’instruction des sinistres. Le
directeur technique est assisté par une secrétaire qui a pour mission d’organiser les rendez-
vous du directeur technique, recevoir les appels, faire le tri et la distribution des courriers par
cahier de transmission.
compagnie.
AG
4.2.7. La Direction/Contentieux
EQ
Cette direction s’occupe de la gestion des sinistres (notamment les règlements) IARDT à
U
règlements.
Son organisation et son fonctionnement stipulent dans ses dispositions que « toutes les
correspondances ou réclamation directes destinées au département contentieux doivent faire
l’objet d’une réponse formelle dans les quinze (15) jours au plus tard dès leur réception. »
Ce service comprend :
- un sous-directeur ;
- un chef de service sinistre auto (il gère en même temps les sinistres corporel non
TPV) ;
4.2.8. La Direction/Production
Après souscription d’une police d’assurance par l’assuré ou le souscripteur, les différents
AG
services concernés ont pour tâche entre autre de donner des lettres de garantie ou bon à ces
derniers.
-B
Il s’agit des départements et services qui permettent une utilisation et une gestion rationnelles
O
des moyens dont dispose la société pour atteindre les objectifs assignés à la société.
TH
secrétaire général. C’est ce service qui est responsable de l’image de la PA. Il est aussi à la
E
- l’élaboration des études spécifiques sur les cessions pour permettre à la Direction
Générale d’arrêter le plan de réassurance ;
- l’application du plan de réassurance ;
- l’établissement des comptes de réassurance ;
- la correspondance avec les réassureurs.
Ce service s’occupe de tous les sinistres autres que les sinistres automobiles.
ES
4.3.4. La Comptabilité
AG
C’est un service qui exerce ses activités sous l’autorité d’un responsable. Ce dernier en
-B
collaboration avec son équipe a pour rôle de procéder à l’enregistrement comptable des états
statistiques et comptables, au calcul et à l’enregistrement des provisions techniques autres que
IB
les provisions pour sinistres à payer. C’est également ce service en collaboration avec la
LI
Comme l’indique son nom, c’est ce service qui se charge de tous les contentieux corporels,
U
matériels et TPV.
E
Encore appelé service « Santé », ce service intervient aussi bien dans la souscription des
contrats d’assurances maladie (particuliers ou entreprises) que dans le règlement des sinistres
relatifs à ce type d’assurance.
Ce service s’occupe aussi bien de la production que du règlement des sinistres en assurance
transport. Cette branche réunit l’assurance maritime (corps, faculté et responsabilité
AG
L’assurance maritime porte sur les facultés, les corps de navire et la responsabilité civile des
LI
auxiliaires de transport des armateurs et propriétaires de navire. Elle est de loin la plus
O
La procédure de souscription des contrats est approximativement la même que celle mise en
EQ
régler au département financier et transmettre en même temps les salaires à payer. Il vérifie
ES
avec la direction financière l’ajustement des impôts à payer durant l’année. Notons qu’en
AG
nous avons remarqué des une séparation des postes puisque chaque service est coiffé par un
LI
responsable bien distinct. Cependant, en ce qui nous concerne, on note l’absence d’un service
O
à part de trésorerie.
TH
EQ
U
E
Ce chapitre nous renseignera sur les différents éléments de la société. Ces éléments seront
soumis à une analyse et à un commentaire. En se basant sur les données obtenues, nous allons
faire une analyse de ces données à partir de critères bien spécifiques de gestion. L’analyse de
ces données permettra ensuite de ressortir des forces et des faiblesses liées à la gestion de la
trésorerie de la compagnie d’assurance. Enfin, nous formulerons des recommandations pour
une meilleure gestion de la trésorerie.
L’analyse de la gestion de trésorerie nous permettra de connaitre les forces et les faiblesses en
ES
objectif sur une situation ou un état donné. Dans notre cas, il s’agira de porter un jugement sur
la situation de la trésorerie de la Prévoyance Assurances SA à l’aide d’instruments et de
-B
Un bon diagnostic passera par une bonne connaissance et une bonne analyse de la gestion de
LI
la trésorerie de l’entreprise concernée. A partir de cette analyse, nous allons déceler les points
O
Les flux sont de deux ordres en général et il en est de même au niveau de la compagnie
d’assurance PA. Il s’agit des encaissements et des décaissements. Rappelons qu’un flux de
trésorerie (cash-flow au sens original anglo-saxon) est la différence des encaissements
(recettes) et des décaissements (dépenses) engendrés par l’activité d’une organisation.
Contrairement à la capacité d’autofinancement (CAF, cash-earnings) qui est constituée à
partir de flux ne tenant pas compte des décalages de trésorerie (mais qui est plus simple à
calculer), les flux de trésorerie permettent de construire directement les tableaux de trésorerie
(comme ceux préconisés par l’ordre des experts comptables).
L’enjeu des flux de trésorerie, c’est qu’ils permettent de revenir à un étalon amélioré
permettant de réaliser des analyses surtout tactiques de l’analyse financière.
- l’activité de réassurance ;
- le service immobilier ;
C
Les encaissements sont soit par espèces, par chèques soit par ordre de virement. Les chèques
reçus à la section encaissement proviennent du caissier ou du courrier.
-B
IB
Quand le chèque est reçu du caissier, le traitement suit le mode d’encaissement des quittances
LI
de primes concernées.
O
Quand les chèques sont reçus du courrier, ils seront retransmis à la section encaissement. Leur
TH
traitement diffère des précédents en ce sens que, à chaque chèque correspond une écriture
EQ
comptable.
U
o Débit : Banque
E
Une copie du courrier est transmise au caissier pour encaissement et solde de la police
concernée, tandis qu’une autre copie est conservée par le responsable de la section pour un
suivi.
A cet effet, le compte « Chèques encaissés » est soldé par le crédit du compte de la
contrepartie appropriée.
Les traites sont transmises à la section « encaissements » par le service du recouvrement avant
leur date d’échéance. Leur remise en banque n’entraîne aucune écriture en comptabilité. Ce
n’est qu’après encaissement par la banque et réception de l’avis de crédit que la section
« encaissements » transmet une copie au service de recouvrement et à la caisse pour la
passation des écritures.
Les encaissements de primes par espèces sont saisis automatiquement par le caissier alors que
ceux n’ayant par le caractère de prime font l’objet d’écritures manuelles par la section
C
« encaissements ». Ils sont matérialisés par des quittances pour chèques, et des avis de
ES
Pour les besoins du contrôle des existants en caisse, par rapport au solde du brouillard, les
-B
avis de recette destinés à la comptabilité sont rangés dans des classeurs prévus à cet effet. Les
carnets épuisés par le caissier sont reçus et archivés par la section « encaissements ».
IB
LI
Les bordereaux de versements des espèces en banque dont la périodicité est laissée à
O
dispose d’un compte courant. Ce compte est alimenté par des versements de chèques et
d’espèces effectués par le caissier qui transmet en même temps que les brouillards, les
U
Années Montants
2009 7 321 106 423
2010 7 401 429 988
2011 6 432 934 746
Nous remarquons que le niveau de la production de ces trois dernières années a baissé
d’environ 1.000.000 F CFA. Ceci est dû au retrait de certaines catégories d’assurés.
Cette activité génère la majeure partie des ressources car elle constitue l’activité principale de
la société.
Tableau 14 : Evolution des primes encaissées des trois (03) dernières années
Années Montants
2009 7 753 559 460
2010 6 797 555 921
2011 6 051 811 715
Le constat comme dans le tableau précédent est presque similaire et est dû aux mêmes causes.
AG
Les reversements des réassureurs consistent à réclamer aux réassureurs leur part dans un
EQ
Le recours aux réassureurs consiste à se subroger aux droits de l’assuré quand le sinistre est
déjà réglé par l’assureur.
- obligations d’Etat ;
- intérêts bancaires ;
- dividendes perçus ;
- revenus immobiliers ;
- prêts hypothécaires ou prêts garantis faits au personnel de la société.
Tableau 15 : Evolution des autres produits financiers des trois (03) dernières années
Années Montants
C
ES
Le retrait de certains types d’assurés a permis à la société de mettre beaucoup plus l’accent
LI
sur d’autres produits financiers, ce qui explique à ce niveau cette hausse spectaculaire. De
O
plus, la société s’est octroyée des actions en bourse de société émergentes en l’occurrence
TH
Ils ont pour objet le règlement des victimes, des réassureurs, des fournisseurs, des salaires et
E
Les dossiers des sinistres parviennent au responsable de la section concernée avec la demande
d’établissement du chèque visée par le chef de département ou du service concerné.
- le numéro du dossier ;
- le nom du bénéficiaire du règlement ;
- le montant à régler ;
- la date d’émission de la demande.
En relation avec la section de trésorerie, le responsable de la section trouve une banque qui
puisse couvrir le décaissement.
- après la signature, les dossiers sont directement retournés aux départements concernés
qui vont saisir les quittances en y portant les références de la banque et du numéro de
-B
chèque ;
- ensuite, un double de la quittance parvient au responsable de la section comme
IB
justificatif du paiement.
LI
O
A partir du journal de caisse hebdomadaire, tous les paiements de la semaine sont pointés par
TH
rapport à la souche du chéquier pour s’assurer que la saisie est conforme et que le justificatif
EQ
Les manquements sont signalés aux départements concernés pour la reprise de la saisie ou la
E
Tableau 16 : Evolution des règlements des sinistres des trois (03) dernières années
Années Montants
2009 3 495 207 394
2010 2 905 174 957
2011 2 177 634 630
La société ayant mis en place une politique de sensibilisation sur la prévention des accidents
ou des sinistres, on remarque que les sinistres ont diminué et par conséquent, les règlements
des sinistres également.
La compagnie règle après chaque arrêté de compte le solde en faveur des réassureurs. Les
règlements se font soit par chèque soit par virement.
Tableau 17 : Evolution des règlements des réassureurs des trois (03) dernières années
Années Montants
2009 1 213 415 177
C
ES
Les grands sinistres ayant diminués, les règlements des réassureurs le sont aussi de façon très
IB
considérable surtout entre 2009 et 2010. D’autant plus que les primes de réassurances ne sont
LI
La compagnie paye ses achats de fournitures et services par chèque. Les règlements étant
planifiés à l’avance, à la fin de chaque mois, les services généraux envoient au responsable de
U
la section un état détaillé de toutes les factures arrivées à échéance. Les règlements sont
E
effectués en collaboration avec la section trésorerie, pour les banques sur lesquelles les
chèques doivent être tirés. Les écritures sont ensuite passées et présentées au chef de
département pour visa. Les chèques signés qui reviennent à la comptabilité sont transmis aux
services généraux contre décharge.
o Débit : Fournisseurs
o Crédit : Trésorerie
Par contre pour les factures d’eau, d’électricité et de téléphone, le règlement intervient
généralement dans un délai de dix (10) à quinze (15) jours avant l’échéance. Le chèque signé
est remis au préposé au courrier qui se charge de ramener la quittance. A la fin de chaque
mois, l’analyse du compte « Fournisseurs » est effectuée.
Pour les frais de mission, le règlement se fait sur la base d’un ordre de mission signé par la
Direction Générale.
Les salaires et accessoires sont payés mensuellement par virement et par caisse.
Années Montants
C
ES
personnel entre 2009 et 2010. Néanmoins, la baisse sensible en 2011 s’explique par le départ
O
à la retraite de beaucoup d’agents. Les nouveaux salariés n’ayant pas encore des années
TH
Cette catégorie de frais est constituée des voyages et déplacements et des frais divers de
E
Tableau 19 : Evolution des frais de gestion des trois (03) dernières années
Années Montants
2009 1 990 567 691
2010 1 974 016 404
2011 2 027 083 932
Pour la bonne marche de l’exécution des travaux, les frais de gestion se voient augmenter afin
de permettre aux différents agents notamment ceux qui sont impliqués dans la recherche des
clients, d’être dans de très bonnes conditions pour trouver des clients. Les dirigeants se
déplacent beaucoup plus pour les formations et séminaires toujours dans le but d’améliorer la
gestion afin d’être efficient.
Nous remarquons une baisse sensible au niveau de la production, des primes encaissées et des
règlements des sinistres. Cette baisse s’explique par la soustraction de certains types de
contrats. Néanmoins, il y a une hausse au niveau des autres produits, des salaires et des frais
de gestion. Ainsi obtenues, les différentes données montrant plus ou moins l’évolution de
plusieurs éléments qui sont pris en compte dans la trésorerie vont nous permettre de faire une
C
Le diagnostic peut se faire de plusieurs manières, chacun portant sur un thème précis. Il doit
permettre d’obtenir une vision à 360° de l’entreprise. Le diagnostic qui nous intéresse ici est
celui de la gestion de la trésorerie de la Prévoyance Assurances SA.
Diagnostiquer la gestion de la trésorerie passe inévitablement par une analyse des différents
éléments qui sont pris en compte dans son bon fonctionnement. En se basant sur des
documents comptables, il s’agit ici d’analyser essentiellement la gestion de la trésorerie à
partir de :
C
- la situation de la trésorerie ;
ES
- la circulation de l’information ;
AG
Egalement dans ce chapitre, nous allons faire ressortir les forces et les faiblesses liées à la
gestion de la trésorerie au sein de la Prévoyance Assurances S.A.
IB
LI
Nous allons procéder ici à l’analyse de la situation de la trésorerie de toutes les banques au
niveau desquelles la PA dispose des comptes. Il s’agira pour nous d’avoir une idée à un
moment t (2011) de l’état de la trésorerie de la Prévoyance Assurances SA.
Cette situation de trésorerie concerne toutes les banques. Elle nous montre un excédent de
trésorerie de 1 343 962 413 F CFA en 2011.
Entre le moment où elle souscrit et le moment où elle paiera le sinistre, la PA investit les
sommes dans des actifs financiers. Ces placements financiers à l’actif du bilan l’assureur
viennent en représentation des fonds propres et des provisions techniques qui figurent au
passif du bilan de la compagnie. Les revenus financiers générés par l’activité d’investissement
sont constitués par les coupons sur les actifs obligataires, le dividende sur actions, les revenus
de loyers pour l’immobilier ainsi que les plus ou moins-values réalisées. Notons que les plus
latentes sont généralement comptabilisées directement dans les fonds propres et sont par
conséquent sans conséquence sur le résultat financier de la compagnie. La PA qui a deux (02)
options, celle de conserver la gestion de ses placements en interne ou celle de faire gérer tout
ou partie de ses investissements en confiant la gestion a des prestataires extérieurs, a choisi la
deuxième option : celle de faire gérer ses investissements par des prestataires extérieurs.
La trésorerie est gérée rigoureusement à la PA. Les responsables financiers, en s’appuyant sur
l’état de la trésorerie font l’allocation des chèques et des traites dans les différents comptes
-B
bancaires de la société. Les bordereaux de chèques et d’effets une fois remplie sont déposés à
IB
la banque. Ensuite, les prévisions sont enregistrées dans le logiciel de trésorerie et enfin une
LI
Le gestionnaire de la trésorerie fait un suivi des différents mouvements sur les comptes. Il
TH
SOFT.
U
L’état de la trésorerie globale c’est-à-dire avec toutes les autres banques en collaboration avec
E
la Prévoyance Assurances a été étudié, ce qui nous permet de voir la situation de la trésorerie
excédentaire de l’entreprise.
Les interviews que nous avons obtenues avec les différents responsables de l’entreprise nous
ont permis de savoir que la Direction est très soucieuse d’une bonne gestion de trésorerie. Ce
qui se traduit par l’acquisition d’un logiciel informatique de trésorerie CIMA SOFT.
De cette étude que nous avons menée tout au long du stage, il en ressort un certain nombre de
points forts mais également des points faibles qui méritent tous d’être retenus. Ces différents
points seront énumérés puis analysés afin d’en ressortir des recommandations pour le bon
fonctionnement de la trésorerie de la compagnie.
C
ES
- l’existence d’un logiciel de trésorerie très pratique et performant qui permet de suivre
IB
une ancienneté de quinze (15) ans de service est un atout pour l’entreprise;
TH
- l’outil informatique est très présent dans l’entreprise puisque chaque agent dispose
d’un poste de travail adapté à ses missions;
U
E
En dépit de toutes les forces constatées dans la gestion de la trésorerie, des efforts restent
néanmoins encore à faire puisque des faiblesses ont été notées également dans le
fonctionnement de la gestion de la trésorerie.
6.3. Recommandations
IB
Eu égard aux constats faits plus en haut, il parait important de faire une réflexion approfondie
LI
Nous sommes convaincus qu’il est possible de mieux gérer la trésorerie de la PA. Il est
primordial de nommer un gestionnaire de trésorerie au sein de cette entreprise compte tenu du
EQ
- choisir les banques qui offrent les meilleurs conditions et une bonne qualité de
AG
service ;
- définir clairement la structure organisationnelle.
-B
Lorsqu’un trésorier aura été nommé, nous lui recommandons de commencer à identifier dans
IB
son tableau de bord la ou les missions prioritaires dans l’entreprise à un moment donné. Si la
LI
trésorerie est tendue, la mission « assurer la liquidité » devient prioritaire. Lorsqu’au contraire
O
Lorsque l’entreprise a une part significative de son chiffre d’affaires en devises, il devra axer
EQ
Nous proposons de définir des indicateurs de performance et de pilotage pour chacune des
E
Indicateurs de performance
Le trésorier a pour mission de faire en sorte que l’entreprise soit capable d’honorer l’ensemble
des échéances. Il doit pour cela réunir les lignes de crédit suffisantes et veiller à ce qu’elles ne
soient pas dépassées sur les semaines à venir.
Indicateurs de pilotage
La trésorerie est la résultante de tous les flux de trésorerie, et le trésorier travaille « en bout de
chaîne ». Un grand nombre d’actions ou d’inactions ne relèvent pas de la responsabilité du
trésorier mais ont des répercussions importantes sur la trésorerie, notamment dans la gestion
du BFR. La trésorerie se dégrade en raison des retards de paiement client, d’un sur stockage,
de la réduction du paiement des acomptes clients, etc. L’action corrective qui incombe au
trésorier est de tirer la sonnette d’alarme avant qu’il ne soit trop tard et de pousser les autres à
agir. Les indicateurs de pilotage mettent donc sous contrôle la bonne gestion du BFR.
Contrairement à la précédente, cette mission n’implique pas un suivi quotidien, sauf en ce qui
ES
concerne le contrôle des jours de valeurs appliqués par la banque. Il s’agit pour le trésorier de
AG
déterminer si des gains sont réalisables soit grâce à la négociation de meilleures conditions,
soit en utilisant des modes de paiement moins coûteux en terme de commission. Le trésorier
-B
doit commencer par construire le catalogue des conditions bancaires et ensuite calculer les
enjeux de négociation.
IB
LI
Indicateurs de performance
O
TH
Il doit faire le calcul des enjeux de négociation, en réalisant le compte d’exploitation Banque-
Entreprise ou en adoptant une approche simplifiée de ce compte d’exploitation.
EQ
Indicateurs de pilotage
U
E
Il fait la répartition des flux par banque, respect des quotas bancaires sur une période.
- gérer en date de valeur au quotidien, pour éviter de laisser des soldes créditeurs non
rémunérés et des découverts coûteux.
Indicateurs de performance
Le trésorier doit faire un diagnostic mensuel de la gestion en date de valeur. Il doit déterminer
le coût des erreurs de gestion : équilibrage, sur ou sous financement. Il constitue un diagnostic
à posteriori de la bonne gestion en date de valeur sur le mois écoulé.
Indicateurs de pilotage
Il s’agit de l’indicateur de la gestion du BFR. La bonne gestion du BFR a un impact direct sur
C
L’objectif de la gestion du risque de change est de garantir un taux de marge commercial sur
-B
Indicateurs de performance
TH
Indicateurs de pilotage
U
E
Le tableau de suivi de la position de change, réalisé devise par devise assure l’adossement des
couvertures de change (contrats à terme, options) sur les positions commerciales
(exportations, importations réalisées, engagées et prévues). Il permet d’éviter les sur ou sous
couvertures.
CONCLUSION GENERALE
IB
LI
O
TH
EQ
U
E
Diagnostic de la gestion de la trésorerie de la Prévoyance Assurances
Le but de ce travail que nous avons effectué était de faire le diagnostic de la gestion de la
trésorerie d’une compagnie d’assurance au Sénégal notamment celui de la Prévoyance
Assurances SA. Tout au long du stage, nous avons pu étudier les méthodes de gestion et de
suivi de la trésorerie à la PA. Pour y arriver, nous avons procédé à une analyse. Cette analyse
nécessitait en elle-même que soient dégagés les forces et les faiblesses liées à la gestion de
l’entreprise afin de proposer quelques pistes de réflexion en vue d’un surcroît d’optimisation,
et de mettre en évidence l’intérêt de l’optimisation de la gestion de la trésorerie dans le
pilotage de la performance.
Ainsi, dans la première partie du mémoire réservé au cadre théorique (revue de littérature et
méthodologie), il a été remarqué que le trésorier occupe une place capitale sinon stratégique
C
de logiciels de gestion, des efforts restent à faire au sein de l’entreprise pour l’optimisation de
IB
la gestion de la trésorerie. C’est justement à cet effet que des recommandations ont été faites
LI
Ces recommandations sont entre autres : la mise en place d’un manuel de procédures relatives
TH
Cependant, la plus importante sinon primordiale des recommandations reste celle de nommer
un gestionnaire de trésorerie ou trésorier à temps plein au sein de la société.
U
E
Il est opportun de séparer les fonctions du comptable et celles d’un gestionnaire de trésorerie
car même si tous les deux travaillent ensemble, l’un ne peut jouer le rôle de l’autre. C’est
pourquoi nous demeurons convaincus que la gestion de la trésorerie de la Prévoyance
Assurances S.A se fera davantage mieux qu’avec la nomination d’un véritable gestionnaire de
trésorerie.
ANNEXES
O
LI
IB
-B
AG
ES
C
Diagnostic de la gestion de la trésorerie de la Prévoyance Assurances
Assistante
Secrétaire Général
C
ES
Assistante
AG
-B
Directeur Réassurance Directeur Financier Directeur Technique
IB
LI
O
Directeur Directeur Directeur
TH
EQ
U
E
Corporels Matériel & TPV
Service Contentieux
Chef Comptable
Services
Service
Service
Service
Service
Service
Service
Service
Service
Service
Service
Rinath Sabarimatou TARO MPCGF, CESAG, 2011-2012 Page 82
E
U
EQ
BIBLIOGRAPHIE
TH
O
LI
IB
-B
AG
ES
C
Diagnostic de la gestion de la trésorerie de la Prévoyance Assurances
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3. WIKIPEDIA, http://fr.wikipedia.org/wiki/Tr%C3%A9sorerie
The tableau de financement plays a critical role in assessing a company's financial health by providing insights into cash flow positions, evaluating liquidity risks, and studying solvency and the evolution of the company's financial structure . However, it has limitations, such as conceptual confusion around indicators like the capacity for self-financing (CAF) and functional working capital (FRF), and it does not distinguish between operational and non-operational financial activities, affecting its comprehensive usefulness .
The organizational structure of Générale de la Prévoyance Assurances SA is designed to support its strategic objectives through specialized services interacting efficiently. For example, the Direction/Production defines products and conducts audits to optimize offerings, while the service commercial handles client relations and market acquisition, thus promoting service delivery and market growth . Meanwhile, the service informatique supports operational efficiency with IT solutions, and the service maladie manages customer-facing health insurance processes, ensuring service quality and client retention . These interactions ensure holistic execution of the company's strategic goals grounded in efficiency, market presence, and customer satisfaction.
The service maladie is involved in the subscription of health insurance contracts, issuance of guarantee letters or pharmaceutical vouchers, and the settlement of claims related to health insurance . These processes play a significant role in customer satisfaction by ensuring timely claim resolutions and effective communication with clients, thereby enhancing the overall operational efficiency and customer service experience .
The organizational culture and values of Générale de la Prévoyance Assurances SA, which focus on customer service excellence, integrity, and innovation, bolster its competitive edge in the Senegalese insurance market . These values foster a professional environment that prioritizes client needs and ethical business practices, contributing to customer loyalty and brand reputation. The emphasis on innovation drives competitive product offerings, keeping the company aligned with market trends and customer expectations, ultimately reinforcing its market position .
The general attributions of Générale de la Prévoyance Assurances SA include a wide range of responsibilities that align with its mission of providing insurance services, managing risks, and maintaining customer satisfaction . Specifically, the organization has specific attributions such as ensuring the execution and monitoring of insurance policies, handling reinsurance transactions, and managing a diverse portfolio of insurance-related services . These attributions reflect the company's mission by ensuring comprehensive risk management and high-quality customer service, contributing to their competitive positioning in the Senegalese insurance market .
The service de réassurance is responsible for developing specific studies on reinsurance cessions, implementing the reinsurance plan, preparing reinsurance accounts, and managing correspondence with reinsurers . These responsibilities are crucial for managing the company's risk exposure and ensuring that adequate reinsurance coverage supports the company's insurance liabilities, thereby integrating closely with the overall financial and risk management operations .
The integration of information and technology within Générale de la Prévoyance Assurances SA enhances performance by streamlining operational processes and improving information flow and management . The service informatique plays a key role by ensuring IT infrastructure supports data management and operational systems, facilitating efficient communication and decision-making processes . The implementation of sophisticated software aids in improving accuracy in tasks such as claim processing and customer service management, ultimately leading to improved operational efficiency and customer satisfaction .
The tableau de trésorerie is essential for managing a company's liquidity by tracking cash inflows and outflows on a periodic basis, which can be daily, weekly, or monthly . This helps in maintaining an accurate cash flow forecast, identifying potential liquidity issues, or surpluses that can be invested, thus aiding in strategic financial decisions such as cash management and investment planning .
The ratio of financial autonomy is calculated as the proportion of a company's own resources to its total stable resources, with the norm being set at 0.5 . This ratio is crucial as it measures the financial independence of a company, indicating the extent to which a company relies on its own capital rather than external borrowings. Maintaining a specific norm is important for ensuring financial stability and reducing vulnerability to external financial shocks .
Challenges associated with the plan de trésorerie include the need for constant updates and accuracy in cash flow projections, as changes in operational cycles or unexpected expenses can affect forecast reliability . These challenges can be mitigated by ensuring regular updates based on actual financial activity, adapting forecasts to reflect real-time financial data, and employing technology for precise cash flow management .