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Etude Du Tunnel

Ce document présente l'étude d'un tunnel routier situé sur l'autoroute Est-Ouest en Algérie. Il décrit les étapes de réalisation du tunnel, notamment la reconnaissance du terrain, le choix de la méthode de creusement, les techniques de soutènement, et les calculs de charges. Le document contient de nombreuses informations techniques sur la conception et la construction du tunnel.

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Etude Du Tunnel

Ce document présente l'étude d'un tunnel routier situé sur l'autoroute Est-Ouest en Algérie. Il décrit les étapes de réalisation du tunnel, notamment la reconnaissance du terrain, le choix de la méthode de creusement, les techniques de soutènement, et les calculs de charges. Le document contient de nombreuses informations techniques sur la conception et la construction du tunnel.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Ecole Nationale Polytechnique

Département de Génie Civil

Laboratoire de Génie Sismique et Dynamique des Structures (L.G.S.D.S)

Projet de fin d’études

En vue d’obtention du diplôme d’ingénieur d’état en Génie Civil

Etude d’un tunnel routier situé sur le


tronçon Larbatache-Lakhdaria
Larbatache Lakhdaria de
l’Autoroute Est-Ouest
Est

Réalisé par : Encadré par : Proposé par :

ABDAT Takfarinasse Mme [Link] Mr .SETTOUF

BENNARI Sami Mr [Link]

Promotion Juin 2011

Ecole Nationale Polytechnique 10, Avenue Pasteur Hassen Badi BP182 El-Harrach
El
16200 Alger (Algérie)
Remerciements

Nous remercions avant tout Allah de nous avoir gardés en bonne santé afin
de mener à bien ce projet de fin d’étude. Nous remercions également nos
familles pour les sacrifices qu’elles ont faits pour que nous terminions nos
études.

Nous tenons à remercier Mr. SETTOUF pour son aide scientifique, ainsi
que ses conseils avisés, et ses remarques pertinentes.

Nous remercions aussi nos promoteurs Mme [Link] et


Mr S. LAKHAL, pour leur suivi durant l’évolution de ce travail.

Nos remerciements vont également aux membres du jury pour avoir


accepter d’évaluer notre travail.

Enfin Nous adressons nos plus sincères remerciements à tous ceux qui ont
contribué, de près ou de loin, à l'aboutissement de ce modeste travail, sans
oublier Mr. BRAHITI.
DECICACES

Je dédie ce travail :
A la mémoire de mon très cher père, qu’Allah lui accorde Sa miséricorde et lui
réserve une place dans Son vaste paradis.
A celle qui m’a transmis la vie, l’amour, le courage, à toi chère maman toutes
mes joies, mon amour et ma reconnaissance.
A Sofiane, Amir et Islam, mes chers frères.
A toute ma famille.
A mes amis et mes collègues.

Sami

Je dédie ce modeste travail à :


Ma très chère mère, mon cher père.
Ma très chère grande mère.
Mon frère et ma sœur.
A tous mes amis.
Ainsi qu’à toute ma famille.
Takfarinasse.
،‫ في اطار مشروع الطريق السريع بين الشرق والغرب‬،‫ دراسة نفق‬:‫الموضوع‬
.‫والذي يقع في والية بومرداس‬
,‫ بدءا من استطالع ميداني‬,‫ تطوير ھذا العمل يسمح لنا الكتشاف مراحل االنجاز وحساب نفق‬:‫ﻣلخص‬
‫ وكان يستخدم للحساب وسائل مختلفة بما في‬,‫ وأخيرا التلبيس النھائي‬,‫ دعم المؤقت‬,‫حفر‬, ‫تقييم‬
‫ وأجريت الحسابات بواسطة برامج الروبوت‬,‫ذلك أسلوب الحبس التالقي‬
.‫ النمذجة‬,‫ التلبيس‬,‫الدعم‬
ِ ,‫الحفر‬,‫ نفق‬: ‫الكلمات المفتاحية‬

Sujet : Etude d’un tunnel routier, réalisé dans le cadre du projet autoroute Est-
Ouest, qui se situe dans la wilaya de Boumerdes.
Résumé : L’élaboration de ce travail nous a permis de découvrir les étapes de
réalisation et de calcul d’un tunnel, en commençant par la reconnaissance du
terrain, puis l’évaluation des charges, le creusement, le soutènement provisoire,
et enfin le revêtement définitif, et on a eu recours aux différents méthodes de
calcul notamment la méthode de convergence-confinement, et les calculs ont
été effectués par le logiciel ROBOT.
Mot clés : Tunnel, creusement, soutènement, revêtement, modélisation.

Subject: Study of a road tunnel, made under the East-


West Highway project, which is located in the wilaya of Boumerdes.
Abstract: The development of this work has enabled us to discover the stages of
completion and calculation of a tunnel, starting with field
reconnaissance and evaluation expenses, the excavation, the temporary
support, and finally final lining, and was used to the different calculation
methods including convergence-confinement method, and calculations
were performed by the software ROBOT.
Key words: Tunnel, digging, retaining, coating, modeling.
SOMMAIRE
TABLE DES MATIERES

INTRODUCTION GENERALE………………………………………………….…………1

CHAPITRE I : PRESENTATION DU PROJET

I-1 Introduction ………………………………………………………………………………..3


I-2 Présentation de l’autoroute Est-West ………………………….…………………………..3
I.2.1 Les caractéristiques du projet de l’autoroute Est-Ouest ………..…………….…….4
I.2.2 Tracé en plan ………………………………………………………………………....4
I-3 Présentation de tunnel étudie ……………………………………………………………...5
I-4 Présentation technique de l’ouvrage …………………………………………………...….5
I-4-1 Tracé en plan …………………………………………………………………………5
I-4-2 Profil en long …………………………………………………...…………………....6
I-4-3 Choix de la section ………………………………………...………………………...6
I-4-4 Gabarit libre ………………………………………………………………………….7
I.5 Conclusion ……………………………………………………………………...……….....8

CHAPITRE II : ETUDE ET RECONNAISSANCE GEOLOGIQUE

II.1 Introduction ……………………………………………………………………….………9


II.2 Reconnaissances géologiques …………………………………………………………….9
II.2.1 Objectifs…………………………………………………………………………….9
II.2.2 Moyens de reconnaissances géologiques…………………………………….……..9
II.3 Reconnaissances hydrogéologiques……………………………………………….……..11
II.3.1 Objectifs…………………………………………………………………………...11
II.3.2 Moyens de reconnaissances hydrogéologiques……………………...……...……..12
II.4 Reconnaissances géotechniques……………………………………………….…………13
II.4.1 Objectifs…………………………………………………………………………...13
II.4.2 Moyens de reconnaissances géotechniques……………………………………… 13
II-5 Synthèses des éléments géologiques…………………………………………………….15
II-6 Conclusion……………………………………………………………………………….18

CHAPITRE III : TECHNIQUES DE CREUSEMENT

III-1 Introduction …………………………………………………………………………….19


III-2 Critères de choix de la méthode…………………………………….…………………..19
III-3 Méthodes de creusements ………………………………………….………………......20
III-3-1 Méthode à pleine section…………………………………….…………………...20
III-3-2 Méthode de la demi-section ……………………………….……………………..21
III-3-3 Méthode de la section divisée ……………………….…………………….22
III-4 Techniques de creusement ………………………………………….………………….23
III-4-1 Exécution du creusement dans les terrains meuble ………….……………….....23
III-4-1-1 Les boucliers …………………………………..…....………….……...23
III-4-2 Exécution du creusement dans les terrains dur ………….….…….……………..24
III-4-2-1 Creusement mécanique ………………………………….……………..24
III-4-2-2 Creusement à l’explosif ………………………………………...……...25
TABLE DES MATIERES

III-6 Autres méthodes de creusement ……………………………………...………………..26


III-7 Excavation pour notre projet ………………………………………...….……………..27
III-8 Conclusion ………………………………….……………………………..…………...28

CHAPITRE IV : TECHNIQUES DE SOUTENEMENT

IV.1 Introduction………………………………………………………………….………...29
IV.2 Les différents types de soutènement ………………………………………..………...29
IV.2.1 Soutènement traditionnel ……………………………………………….………29
IV.2.1.1. Soutènement métallique………………………….……………………..29
[Link]ènement en béton …………………………….………………….....31
IV.2.2. Soutènement par la nouvelle méthode autrichienne ………………..….………….…33
IV.4 Choix de soutènement pour la section (A) ………………….…………..……………...35
IV.5 Revêtement ………………………………………………………………………...…..39
IV.5.1 Fonction de revêtement …………………………….……........…………...…..40
IV.5.3. Règle de conception du revêtement …………………………………….…..….40
IV.5 Revêtement définitif de notre projet…………………………………………………....41

IV.6 Conclusion………………………………………………………………………………42

CHAPITRE V: CALCUL DES CHARGES

V.1 Introduction ………………………………………………………………….………….43


V.2 Méthodes de détermination des pressions souterraines …………………………………43
V.2.1 Charges verticales …………………………………………………………………43
V.2.1.1 Méthode de TERZAGHI ……………………………….………………….43
V.2.1.2 Théorie de BIERBAÜMER ………………………………………………..44
V.2.1.3 Théorie des poids des terres …………………………….………………….45
V.2.2 Charges horizontales ……………………………………………………………...46
V.2.2.1 Méthode de TERZAGHI …………………………………….……...……..46
V.2.2.2 Méthode soviétique ………………………………………….…...………..46
V.2.2.3 Méthode de COULOUMB-RANKINE ………………….......….………...47
V.3 Calcul des charges pour notre projet ……………………………………....….………...48
V.3.1 Application au soutènement provisoire ……………………………..……………48
V.3.2 Calcul des pressions agissant sur le soutènement de la structure globale….….....50
V.3.3 Choix de la méthode ……………………………………………………………...53
V.3.4 Pression de gonflement …………………………………………...….…...……...54
V.3.5 Dièdre …………………………………………………...……………....………..54
V.4 Conclusion………………………………………………………...……………………...56

CHAPITRE VI : METHODE CONVERGENCE-CONFINEMENT

VI.1 Introduction …………………………………………………………………………….57


VI.2 Principe de la méthode …………………………………………………………………57
VI.3 Domaines d’application ………………………………………………………………...60
TABLE DES MATIERES

VI.4 Etapes de calcul d'un problème type …………………………………………….……...60


VI.5 Application de la méthode convergence-Confinement sur notre projet ……….…….....62
VI.6 Conclusion …………………………………………………………………..……….. ..67

CHAPITRE VII : SOUTENEMENT PROVISOIRE

VII.1 Introduction ……………………………………………………………………………68


VII.2 Vérification préliminaire de soutènement provisoire …………….…………………...68
VII.2.1 Définition des charges agissant sur l’ouvrage ………………………………. 68
VII.2.2 Réactions d’appuis ……………………………………….…………………….70
VII.3 Modélisation de soutènement provisoire ………………………….…………………..71
VII.3.1 La méthode des réactions hyperstatiques ……………….………….……….…71
VII.3.2 Modélisation de soutènement par le logiciel Robot ………………….…….…72
VII.3.2.1 Calcul de la section équivalente ………………………...……………73
VII.3.2.2 Diagrammes des efforts pour a=1m …………………………..……..74
VII.3.3 Répartition des efforts internes entre les cintres et le béton projeté ………...76
VII.4 Les efforts agissant sûr chaque élément de soutènement ………………………........77
VII.5 Vérification des contraintes …………………………………………………..……....78
VII.6 Conclusion ………………………………………………………..……………….....82

CHAPITRE VIII : REVETEMENT DEFINITIF

VIII.1 Introduction ………………………………………………………………….……….83


VIII.2 Modélisation de revêtement définitif ……………………………………….………..83
VIII.2.1 Description du modèle ……………………………………………….………83
VII.3 Calcul statique ………………………………………………………………….….….85
VIII.3.1 Combinaisons ………………………………………………………….……..86
VIII.3.2 La valeur des efforts interne dans les sections les plus sollicitée……..……..86
VIII.3.3 Le ferraillage longitudinal ……………………………………………....……89
VIII.4 Etude sismique ……………………………………………………..……...….…......90
VIII.4.1 Méthode de calcul…………………………………………….….……..….….90
VIII.4.1 Efforts internes sous la combinaison "1,2G" …………………...…….……...91
VIII.4.2 Le ferraillage longitudinal ………………………..……………..…….……...91
VIII.5 Calcul du Ferraillage transversal ………………………………………..…..….….….…92
VIII.6 Schémas de ferraillage de revêtement …………………………………...……..….…93
VIII.7 Conclusion ………………………………………………………………...…….……95
CONCLUSION GENERALE……………………………………………………………...96
BIBLIOGRAPHIE
ANNEXES
ANNEXE A : Termes utilisés dans les tunnels
ANNEXE B : Classification des roches
ANNEXE C : Résultats de calcul de soutènement provisoire
ANNEXE D : Résultats de calcul de revêtement définitif
LISTE DES FIGURES
FIGURES PAGE

Figure I.1 Tracé en plan de l’autoroute Est-Ouest 4


Figure I.2 Tracé en plan de tunnel 5
Figure I-3 Profil en long de tunnel 6
Figure I-4 Section (A) de tunnel 7
Figure II-1 Exemple de galerie de reconnaissance 15
Figure II.2 Vue en profil géologique (TUBE T2) 16
Figure II.3 Profil du sol (Section A) 17
Figure III.1 Creusement en pleine section 21
Figure III.2 Creusement en demi-section 21
Figure III.3 Creusement en section divisée 22
Figure III.4 Méthode de la galerie de faîte 22
Figure III.5 Les fonctions d’un bouclier 24
Figure III.6 Machines à attaque globale 25
Figure III.7 Machine à attaque ponctuelle 25
Figure III.8 Plan de tir séquentiel 26
Figure III.9 Vue en plan et en coupes longitudinale et transversale d’excavation 27
Figure III.10 Excavation en trois gradins 28
Figure IV.1 Les boulons d'ancrage 29
Figure IV.2 Soutènement par cintres 30
Figure IV.3 Les cintres utilisés 30
Figure IV.4 Soutènement par blindage 31
Figure IV.5 Soutènement par enfilage 31
Figure IV.6 Type de soutènement S3 36
Figure IV.7 Type de soutènement S4 36
Figure III.8 Application du béton projeté au front et sur les parois 37
Figure III.9 Excavation en 3 gradins 39
Figure IV.10 Schéma des phases des séquences d’excavation en gradins 39
Figure V.1 Les principales hypothèses de la théorie de TERZAGHI 44
Figure V.2 La poussée selon BIERBAUMER 44
Figure V.3 Théorie des poids des terres 45

Figure V.4 Méthode de TERZAGHI 46


Figure V-5 Méthode soviétique 46
Figure V.6 Méthode de COULOUMB-RANKINE 47
Figure V.7 Pressions des terres 48
Figure V.8 Pression de gonflement 54
Figure V.9 Dièdre local centré maximal 55
Figure V.10 Dièdre local centré moyen Dcmoy 55
Figure V.11 Dièdre local décentré maximal Ddmax 56
Figure V.12 Dièdre local décentré moyen Ddmoy 56
Figure VI.1 Courbe de convergence 58
Figure VI.2 Courbe de confinement 59
Figure VI.3 Courbe de l’assemblage 59
Figure VI.4 Courbe caractéristique du terrain 64
Figure VI.5 Courbe de confinement (soutènement) 65
Figure VI.6 Courbe de convergence - Confinement 67
Figure VII.1 Calotte 69
Figure VII.2 Schéma d’un modèle aux réactions hyperstatiques 72
Figure VII.3 Modèle de soutènement provisoire 73
Figure VII.4 Coupe de soutènement provisoire 73
Figure VII.5 Diagramme des moments 74
Figure VII.6 Diagramme de l’effort tranchant 75
Figure VII.7 Diagramme des efforts normaux 75
Figure VII.8 Diagramme des déformations 76
Figure VIII.1 Géométrie du modèle 83
Figure VIII.2 Numérotation des nœuds 85
Figure VIII.3 Modèle de revêtement définitif 85
Figure VIII.4 Disposition de ferraillage dans les différents éléments 93
Figure VIII.5 Ferraillage de la voûte 93
Figure VII.6 Ferraillage des pieds droits 94
Figure VII.7 Ferraillage de radier 94
LISTE DES TABLEAUX
TABLEAUX PAGE

Tableau II.1 Classification et propriétés géotechniques des terrains rencontré 17


Tableau V.1 Coefficient d'influence 48
Tableau V.2 Données du projet 48
Tableau V.3 Charges verticales (soutènement provisoire) 49
Tableau V.4 Charge horizontales (soutènement) 50
Tableau V.5 Charges verticales (revêtement) 51
Tableau V.6 Charges horizontales (revêtement) 52
Tableau VI.1 Caractéristiques de terrain 62
Tableau VI.2 Caractéristiques de cintre 62
Tableau VI.3 Caractéristiques de béton 62
Tableau VI.4 Caractéristiques des boulons d’ancrage 63
Tableau VI.5 Courbe caractéristique du terrain 64
Tableau V.6 Résistance du scellement 66
Tableau VII.1 Les coefficients des réactions des appuis 70
Tableau VII.2 Répartition des efforts sous « G » 77
Tableau VII.3 Répartition des efforts sous « 1,35G » 78
Tableau VIII.1 Charges agissant sur le revêtement 85
Tableau VII.2 Efforts internes (Cas « 1.a ») 86
Tableau VII.3 Efforts internes (Cas « 1.b ») 86
Tableau VII.4 Efforts internes (Cas 2) 87
Tableau VII.5 Efforts internes (Cas3) 87
Tableau VII.6 Efforts internes (Cas 4) 87
Tableau VII.7 Efforts internes (Cas 5) 88
Tableau VII.8 Efforts internes (Cas 6) 88
Tableau VII.9 Efforts internes (Cas 7) 88
Tableau VIII.10 Ferraillage longitudinal sous G 89
Tableau VIII.11 Ferraillage longitudinal sous 1,35G 89
Tableau VIII.12 Charges horizontales et verticales (Cas séismique) 90
Tableau VIII.13 Efforts internes (Cas séismique) 91
Tableau VIII.14 Ferraillage longitudinal (Cas séismique) 91
Tableau VIII.15 Ferraillage transversal 92
Tableau VIII.16 Récapitulatif de calcul des sections d’acier 93
INTRODUCTION
GENERALE
Introduction générale

Les différentes études de développement et de transports ont toujours fait ressor-


tir la nécessité économique, de disposer progressivement de capacités supplémentaires d'ac-
cueil de 40 à 50 milles véhicules par jour, entre Annaba et Tlemcen avant l'horizon 2010.

Toutes ces données ont poussé les responsables à la réalisation du projet du siècle
pour l’Algérie qu’est l’autoroute Est-Ouest, qui va donner un nouveau souffle pour
l’économie du pays d’une part, et faciliter le trafic routier d’autre part.

L’importance de l’axe routier et la diversité du relief traversé, ont imposé la réa-


lisation de plusieurs ouvrages d’art qui vont faire face aux différents obstacles rencontrés,
notamment sûr le tronçon, Larbaâtache-Lakhdaria sur 27 km, qui comprend des viaducs
d’accès et quatre tubes de tunnels.

Nous entamerons notre travail par le premier chapitre qui portera sur la présenta-
tion de tunnel étudié, situé sur le tronçon Larbatache- Lakhdaria , de l’autoroute Est-Ouest,
d’une longueur de 1700m.

Le deuxième chapitre, portera sur l’étude du site où l’ouvrage est implanté, à


base des résultats obtenus par la reconnaissance géologique, hydrogéologique et géotech-
nique.

Le troisième chapitre traitera les méthodes utilisées pour le creusement d’un


tunnel, les techniques de réalisation pour ce dernier ainsi que les critères du choix de la mé-
thode à utiliser.
Le quatrième chapitre est consacré aux différents types de soutènement provi-
soire, de revêtement définitif existants et justification de notre choix.

Le cinquième chapitre caractérise les différentes sollicitations agissant sur un


tunnel, les méthodes utilisées pour les déterminer et nous effectuerons le calcul du cas étu-
die.

Le sixième chapitre fera l’objet d’une présentation de la méthode convergence


confinement et son application dans notre cas.

1
Introduction générale

Le septième chapitre sera consacré au calcul de soutènement provisoire en utilisant la


méthode des réactions hyperstatique et à la modélisation de la structure par le logiciel de cal-
cul ROBOT.

Le huitième chapitre clôturera notre travail par l’étude de revêtement définitif, en


évaluant les efforts agissant sur la structure, sous différentes combinaisons de charges, et nous
définirons le ferraillage adéquat.

2
CHAPITRE I

PRESENTATION DU
PROJET
CHAPITRE I PRESENTATION DU PROJET

I-1 Introduction :

L’Algérie est un pays de grande superficie, ce qui rend le déplacement difficile, d’où la
nécessité d’élargir le réseau routier, les différentes études ont montré l’obligation de soutenir
le réseau existant, d’une capacité supplémentaire d'accueil de 40 à 50 milles véhicules par
jour, entre Annaba et Tlemcen, avant l'horizon 2010.
Il est à signaler, qu'environ 85 % des volumes d'échanges (marchandises + voyageurs)
en Algérie, se font par voie terrestre. En considérant les besoins importants de capacité du
trafic, la solution optimale est d'offrir à ce dernier, à moyenne et longue distances, une
infrastructure nouvelle adaptée à ces besoins et garder au réseau existant sa fonction de
desserte.
Toutes ces données ont poussé les responsables à la réalisation du projet du siècle pour
l’Algérie qu’est l’autoroute Est-Ouest, qui va donner un nouveau souffle pour l’économie du
pays d’une part, et faciliter le trafic routier d’autre part.

I-2 Présentation de l’autoroute Est-ouest:


Le projet Autoroute Est-Ouest est étendue sur une longueur de 1216 Km, réparti en trois
zones (lot Est, lot ouest, lot centre). Il assure la liaison entre Annaba et Tlemcen avec la
desserte des principaux pôles en touchant directement 24 wilayas.
L'Autoroute Est - Ouest participera aux liaisons Est - Ouest à l'intérieur d'une bande de
130 à 150 Km au nord du pays, incluant non seulement le littoral et la frange nord, mais
également le nord de la zone des hauts plateaux. Elle s'inscrit dans le vaste projet de
l'autoroute transe-maghrébine, devant couvrir une distance de prés de 7000 Km.
De part sa dimension, l'Autoroute Est - Ouest constitue un projet d'intérêt national, dont
les effets bénéfiques sont multiples :
 Répondre à la demande du trafic.
 Redynamiser l'activité du secteur BTP.
 Créer environ 100 000 emplois en phase travaux.
 Réduire les coûts d'exploitation des véhicules.
 Augmenter le gain de temps pour les usagers.
 Augmenter la sécurité dans les transports.
 Création d'un nouvel espace rentable et attractif pour l'investissement.

3
CHAPITRE I PRESENTATION DU PROJET

 Donner un essor aux échanges intermaghrébins.

I.2.1 Les caractéristiques du projet de l’autoroute Est-Ouest [13]


Linéaire : 1216 Km
Profil en travers : 2x3 voies
Vitesse de base : 100 à 120 Km/h
Nombre d'échangeurs : 60 échangeurs environ (avec option de péage)
Équipements : Aires de repos, stations service, relais routiers et centres d’entretien et
d’exploitation de l’autoroute.

I.2.2 Tracé en plan [13]


Principales villes traversées par l’autoroute Est-West :
El Tarf , Annaba, Constantine, Chelgoum Laîd, Sétif, Bordj Bou Arreridj, Bouira, Alger
Blida, Aîn Defla, Chlef, Relizane, Oran (par une pénétrante), Sidi Bel Abbés, Tlemcen.

Figure I.1 tracé en plan de l’autoroute Est-Ouest

L’importance de l’axe routier et la diversité du relief traversé, ont imposé la


réalisation de plusieurs ouvrages d’art qui vont faire face aux différents obstacles rencontrés,
notamment sûr le tronçon, Larbaâtache-Lakhdaria sur 27 km, qui comprend plusieurs
viaducs d’accès et quatre tubes de tunnels.

Notre projet portera sur l’étude d’un tunnel réalisé dans le cadre du projet Autoroute
Est-Ouest situé dans la wilaya de Boumerdes.

4
CHAPITRE I PRESENTATION DU PROJET

I-3 Présentation de tunnel étudié [8]


Le tunnel étudié est situé dans le lot centre de l’autoroute Est-Ouest qui va de la wilaya
de Chlef jusqu’à la wilaya de Bordj Bou Arreridj. Cette structure franchit le col séparant le
bassin d’Oued Had du bassin d’Oued Bouzegza de Boumerdes, dans la zone de basses
collines, il traverse la montagne de Zbarbar sur le tronçon Larbatache- Lakhdaria . Il est
constitué de deux tubes (nord, sud), de section 160m², d’une longueur de 1750 m, avec une
couverture de terrain qui atteint 170m.
Le tunnel est sectionné en trois parties :
 couverture=30m ……………Section A
 couverture=100m…………...Section B
 couverture=170m……..…….Section C
Nous allons étudier la section (A)

I-4 Présentation technique de l’ouvrage :


Lors de la réalisation d’un tunnel, plusieurs facteurs sont à prendre en considération.
D’abord, il faut réduire au maximum le coût du projet et il faut assurer la stabilité et la
sécurité de l’ouvrage. Tout cela est en relation directe avec le tracé en plan, le profil en long,
et le gabarit du tunnel.

I-4-1 Tracé en plan :


Le tracé en plan du tunnel dépend du tracé en plan de l’autoroute Est-Ouest, mais son
implantation exacte est fonction des conditions géographiques et hydrogéologiques

Figure I.2 Tracé en plan de tunnel

5
CHAPITRE I PRESENTATION DU PROJET

I-4-2 Profil en long [9]


Le profil en long d’un tunnel est conditionné par :
 La nature de terrain à traverser.
 L’orientation du tunnel par rapport aux principales directions de discontinuités.
 La présence des accidents géologiques (zone faille avec venues d’eaux en
charge, nécessitant un traitement à l’avance par injection).
 La nature et l’épaisseur de la couverture.
 La présence d’eau.
 L’emplacement qui nécessite une étude particulière, permettant d’éviter autant
que possible des zones instables, les zones humides et les zones bâties. Il est important
d’implanter les tunnels de haute montagne dans des couches suffisamment épaisse de roches
saines, situées de préférence au dessus du niveau de la nappe d’eau souterraine.

Figure I.3 profil en long de tunnel

I-4-3 Choix de la section [1]


Il faut rechercher un profil qui soit le plus uniforme possible tout au long de l’ouvrage
pour des raisons de facilité d’exécution, sa section doit être déterminée sur la base des
facteurs suivants :

 Les gabarits des véhicules qui emprunteront le tunnel et ceux des matériaux qui y
seront transportés
 La nature du terrain, sa résistance, sa teneur en eau et les poussés géologiques du
souterrain.

6
CHAPITRE I PRESENTATION DU PROJET

 La méthode de travail adoptée.


 Le matériau utilisé pour le revêtement, sa résistance, ainsi que les charges intérieures
qu’il devra supporter.
 Le nombre de voies de circulation.

I-4-4 Gabarit libre [9]


De façon générale, un profil circulaire ou s’en approchant est le plus favorable, mais si
le profil est rectangulaire, un tel profil n’est pas toujours économique car la section à excaver
est plus importante que la section utile.
Par ailleurs, les facteurs suivants peuvent imposer un profil circulaire :
 La présence d’une forte charge piézométrique.
 La médiocrité des caractéristiques des terrains traversés.

Dans le choix du profil en travers, la méthode de construction est également un facteur


à prendre en considération.
Pour notre projet on a opté pour une section circulaire vu les caractéristiques du terrain,
et les méthodes de travail adoptées.

Figure I.4 section (A) de tunnel

7
CHAPITRE I PRESENTATION DU PROJET

I.5 Conclusion
On a adopté pour notre projet une section circulaire, située à l’entrée du tunnel avec
une couverture de 30m. Ce choix est dû à la nature du terrain encaissant et sa vulnérabilité
au séisme.

8
CHAPITRE II

ETUDE ET
RECONNAISSANCE
DU SITE
CHAPITRE II ETUDE ET RECONNAISSANCE DU SITE

II.1 Introduction:
Le creusement d'un tunnel entraîne une modification de l'état de contraintes, et de la
déformation du terrain, qui peut aller jusqu'à mettre en cause la stabilité de l'excavation réalisée,
ou à provoquer des désordres inadmissibles dans l'environnement du tunnel.
La réponse du terrain au creusement dépend, bien sûr, en premier lieu de la nature
géologique et des caractéristiques géo-mécaniques du matériau encaissant, mais aussi des
conditions hydrogéologiques, des méthodes d'exécution (excavation et soutènement), ainsi que de
la profondeur de l'ouvrage.
La nature et l'éloignement des constructions voisines sont à prendre en compte pour
apprécier l'impact de l'ouvrage.

II.2 Reconnaissances géologiques [1]

II.2.1 Objectifs :

Les reconnaissances et études géologiques doivent donner au concepteur du tunnel les


éléments suivants :
 Géologie régionale, histoire géologique et tectonique du massif
 Structure du massif
 Inventaire et localisation des accidents (failles, zones fracturées, zones broyées,…)
 Description des terrains rencontrés selon leur nature pétrographique et
minéralogique, selon leur qualité, selon leurs discontinuités

II.2.2 Moyens de reconnaissances géologiques


Ces moyens sont nombreux, ils ne sont pas exclusifs aux reconnaissances géologiques
pour l’étude d’un ouvrage souterrain :

 Inventaire des données géologiques existantes

Il est indispensable de réunir la quasi-totalité des données et documents existants sur le


massif étudié, leur liste est généralement la suivante :
 Carte géologique (1 /50 000, 1 /25 000)
 Photographie aériennes (1 /15 000 environ)
 Document climatique et météorologique

9
CHAPITRE II ETUDE ET RECONNAISSANCE DU SITE

 Archives de construction d’ouvrages souterrains dans des conditions analogues ou situés


à proximité
 Relevé de cavités souterraines

 Levé géologique de surface

Le géologue doit l’effectuer avec le plus grand soin. Ceci permet souvent d’éviter des
travaux d’investigation coûteux et permet une interprétation optimum des résultats de ces
investigation .l’étendue de la zone à lever dépend de la complexité de l’environnement
géologique de l’ouvrage.
Le levé géologique doit comporter :

 Le levé des affleurements


 Inventaires des éléments concernant la tectonique (plissement, failles)
 L’étude des discontinuités (stratification, fissures,…) avec orientation réparties sur un
diagramme

 Géophysique

Les prospections géophysiques sont un complément habituel du levé géologique.


Le résultat ne peut être qu’une image globale sur la prévision de l’épaisseur des
zones altérées, la structure du massif, l’appréciation de la qualité du rocher en
profondeur, la détermination et la géométrie d’un accident.
Les méthodes les plus couramment employées dans le cadre du projet d’ouvrage
souterrain sont la sismique réfraction et la résistivité électrique. Des applications de ces
méthodes sont utilisées en sondage.

 Télédétection

Son but est la recherche, d’une manière générale, de toutes les informations de
caractères structuraux tels que failles anciennes ou actives, anomalies mécaniques, cavités
souterrains naturelles, etc.…
Les informations provenant de l’interprétation d’un levé infrarouge thermique sont
regroupées sur un document cartographique dont l’échelle est fonction de l‘ouvrage concerné,
mais aussi de la nature des accidents repérés.

10
CHAPITRE II ETUDE ET RECONNAISSANCE DU SITE
 Sondages

Les renseignements tirés des sondages (en particulier des sondages carottés) sont de
plus en plus précieux car ils permettent de voir la roche et de prélever des échantillons. Mais
ils ne fournissent que des informations ponctuelles qui sont en général insuffisantes. En effet Le
nombre de sondages est forcement limité vu leur coût élevé, surtout lorsque la couverture
dépasse plusieurs centaines de mètres .l’exécution des sondages doit être envisagée en liaison
étroites avec le levé géologique et les prospections géophysiques. Ils restent utilisés seuls
quand on ne peut effectuer ni levé de surface ni géophysiques, par exemple en zone très
urbanisée.
Dans le cas le plus fréquent, les résultats des sondages doivent permettre, avec un
maximum d’efficacité, la confirmation des hypothèses concernant la structure du massif faites à
partir du levé de surface de l’étalonnage de la géophysique.
De plus les sondages permettent de prélever des échantillons aux fins d’essais de
laboratoire et d’effectuer un certain nombre d’essais in situ (diagraphies, mesures de
perméabilités in situ,…)

II.3 Reconnaissances hydrogéologiques [1]

II.3.1 Objectifs

Les reconnaissances et études hydrogéologiques doivent être effectuées en même


temps que les reconnaissances et études géologiques et elles ont pour but de déterminer :

 Les informations aquifères et les terrains imperméables

 Le régime hydraulique (nappes, circulations souterraines,…)

 La perméabilité des terrains

Ces renseignements permettent de définir :

 La nature des venues d’eau possibles le long du tracé

 Leur charge, leur débit, la composition chimique et minéralogique des eaux (choix
des ciments,…)

 Les traitements envisageables (rabattement, drainage, étanchement,…)

11
CHAPITRE II ETUDE ET RECONNAISSANCE DU SITE

II.3.2 Moyens de reconnaissances hydrogéologiques

 Inventaires des données existantes

Documents et études donnant des indications sur les nappes et les caractéristiques
hydrauliques des terrains dans la zone concernée (sondages antérieurs, pompages, …)

 Documents climatiques et météorologiques


 Archives de constructions et météorologiques
 Archives de construction d’ouvrages souterrains dans les conditions analogues ou
situés à proximité, puits de pompage en site urbain,…

 Levé hydrogéologique de surface

Il est effectué en même temps que le levé géologique et peut comprendre :

 Le relevé des sources, puits,…


 Le relevé des zones d’infiltration
 Les mesures de débit des sources et puits (à répéter pour pouvoir prendre en compte
les variations saisonnières)
Les synthèses des levés géologiques et hydrogéologiques figurent généralement sur le
même document

 Géophysique

La méthode de résistivité électrique peut servir pour la recherche des nappes, pour la
recherche de la profondeur et de la continuité d’un horizon étanche (argileux ou marneux) sous
une formation perméable (calcaire ou gréseuse par exemple).l’interprétation des données
électriques est délicate .elles doivent être étalonnées par sondages.

 Sondages

Les sondages, quelque soit leur type, vont permettre d’effectuer des observations et
des mesures in situ très utiles a la compréhension de l’environnement hydrogéologique de
l’ouvrage projeté .il s’agit principalement :
 D’observation pendant l’exécution du sondage comme pertes partielles ou totales du
fluide de forage, venues d’eau dans le forage, traces de circulation d’eau repérées sur les

12
CHAPITRE II ETUDE ET RECONNAISSANCE DU SITE
carottes,…
 De la pose de piézomètres pour préciser les nivaux de la ou des nappes, leur
indépendance éventuelle, la réaction aux agents atmosphériques.
 D’essais in situ pour quantifier les caractéristiques des terrains (perméabilité) et de la
nappe (extension, coefficient d’emmagasinement…)

II.4 Reconnaissances géotechniques [1]

II.4.1 Objectifs

Les reconnaissances et études géotechniques complètent celles réalisées par la


géologie et l’hydrogéologie.
Elles doivent permettre de préciser la description des terrains traversés, leur état
de contraintes in situ et de prévoir leur comportement pendant l’exécution puis l’exploitation
de l’ouvrage, enfin de définir les méthodes d’exécution, le dimensionnement des ouvrages, les
précautions particulières et /ou les traitements spéciaux à envisager pendant la construction.

II.4.2 Moyens de reconnaissances géotechniques

 Inventaires des données existantes

 Document et études donnant des indications sur les caractéristiques mécaniques des
sols et des roches dans des conditions analogues
 Archives de construction d’ouvrages souterrains situés à proximité ou dans des massifs
similaires

 Géophysique

Les modules dynamiques sont reliés aux vitesses sismiques des ondes longitudinales et
transversales. Ils peuvent être déterminés par des essais sismiques simples à l’échelle de la
dizaine de mètres par différentes méthodes.

 Sondages

Ils vont permettre des mesures in situ et, éventuellement, des prélèvements
d’échantillons (cas des sondages carottés) pour des essais de laboratoire.
Les principaux essais et mesures in situ sont :

 L’essai de pénétration statique peut donner des informations utilisables dans le cas
d’un tunnel foré dans un sol ou une roche meuble et sous faible couverture et pour le

13
CHAPITRE II ETUDE ET RECONNAISSANCE DU SITE
dimensionnement des ouvrages de tête situés dans des sols.

 Essais de laboratoire

On se bornera à citer les essais les plus utilisés dans le cadre des reconnaissances des
ouvrages souterrains.
 Sols :

Essais d’identification : masse volumique, teneur en eau naturelle, indices des vides,
limites d’Atterberg, granulométrie et sédimentométrie, minéralogie.
Pour déterminer les caractéristiques mécaniques des sols et calculer la déformation de
la surface : essais de cisaillement a la boite, essais triaxiaux, essais œdométriques, essais
de gonflement, essais de compression simple,…
 Roche :

Densité sèche, porosité, teneur en eau naturelle, vitesse du son, essais de compression
-simple, mesures du module d’ Young et du coefficient de poisson, essais Franklin et brésilien
pour la détermination des caractéristiques mécaniques de la roche.
Essais de cisaillement à la boite pour la détermination des caractéristiques.
Essais triaxiaux, œdométriques, essais de gonflement, essais d’altérabilité, analyses
minéralogiques pour les roches tendres et susceptibles d’évoluer rapidement (marnes,
anhydrites,…)

Essais particuliers (abrasivité, forabilité,…) nécessaires à l’étude d’emploi de machines


à forer.

Il faut retenir que la validité des résultats de tous ces essais est liée à la qualité des
échantillons prélevés et a leur représentativité. Les spécifications techniques concernant ces
prélèvements doivent donc être clairement définies dés le début des reconnaissances.

 Galerie de reconnaissance

Véritable préfiguration de l’ouvrage final, une galerie de reconnaissance permet


d’évaluer au mieux les difficultés de réalisation de l’ouvrage projeté.
Une telle galerie permet entre autres :

 L’observation visuelle du terrain et l’établissement d’un relevé géologiques


détaillé.

 Observation des conditions hydrogéologiques, en particulier le type de venues d’eau

14
CHAPITRE II ETUDE ET RECONNAISSANCE DU SITE
(ponctuelles ou diffuses), la mesure des débits en fonction de l’avancement du front de
taille et des conditions météorologiques, il est possible d’exécuter des forages depuis la
galerie qui permettront d’effectuer des mesures de perméabilité, de pression et de débit.
 Les essais et mesures géotechniques in situ
 Les mesures de déformations
 Les prélèvements d’échantillons pour essais de laboratoire

Figure II-1 Exemple de galerie de reconnaissance

La galerie de reconnaissance permet ainsi d’obtenir toutes les données géologiques,


hydrogéologiques et géotechniques nécessaires à l’établissement d’un projet d‘exécution
détaillé.

II-5 Synthèses des éléments géologiques:


L'ensemble des informations géologiques et hydrogéologiques doit être synthétisé sous
forme d'une coupe géologique prévisionnelle établie suivant une surface verticale décrivant le
tracé en plan.
Cette coupe doit faire apparaître toutes les unités géologiques concernées par le creusement
ainsi que leurs relations géométriques et si possible cinématiques.
Au sein de chaque unité doit être représentée chacune des formations constitutives.
Les conditions hydrogéologiques connues sont également à reporter sur ce document.
Suivant l'état d'avancement des études, cette coupe géologique prévisionnelle établie à une
échelle variant du 1/500 pour les tunnels courts (de l'ordre de quelques centaines de mètres) au

15
CHAPITRE II ETUDE ET RECONNAISSANCE DU SITE
1/1000 pour les tunnels très longs (de l'ordre de plusieurs kilomètres) est à compléter par des
coupes de détail exécutées au 1/200 sur les points particuliers : accidents, zones de têtes, attaque
intermédiaire, puits de ventilation ou(et) par des coupes réalisées perpendiculairement au tracé
susceptible d'aider à la compréhension des structures géologiques.
Le rapport de synthèse accompagnant cette coupe prévisionnelle doit souligner tout
particulièrement :
 Le degré de confiance à accorder aux éléments figurés sur la coupe géologique, ainsi que
les incertitudes majeures et le programme de reconnaissance le mieux adapté, compte tenu
des conditions de terrain, pour lever ces incertitudes.
 La tectonique et l'état de contrainte en place doivent également être précisés.

Figure II.2 Vue en profil géologique (TUBE T2)

Castine intercalé de schiste Schistes

Schistes intercalé de grés Schistes intercalé d’argilite

Gré intercalé de schiste Schistes intercalé de grés,argilite,castine

16
CHAPITRE II ETUDE ET RECONNAISSANCE DU SITE

Le tracé est situé en bordure et le long de la mer Méditerrané, il se trouve dans la zone de
convergence de plaque africaines et eurasiennes .Il traverse une zone de forte tectonique formée
lors des plissements Alpins .Des failles de direction Nord Sud ont commandé le réseau
hydrographique.
La région est dominée par les masses calcaires de Bouzegza .Au droit du projet, les vallées
Est-Ouest de l'Oued Ferrah et la partie supérieure d'Oued Bouzegza correspondant à un anticlinal
faillé dont le cœur constitué par des formations gréseuses et argileuses de type Flysch du Crétacé.

Les caractéristiques géotechniques des différentes sections constituant le terrain sont données
dans le tableau suivant :

Tableau II.1 Classification et propriétés géotechniques des terrains rencontré

Secti Localisati Type de Epaisseur Vale Class Densi Coefficie Cohési Angle Module
on on terrain moyenne ur e de té nt de on de de
type de terrain RMR roch KN/ poisson (Kpa) frotteme déformati
de er m3 nt on
couverture( (degré) moyenne
m) Mpa
1 Zone Argilites 30 < 15 5 21 0,3 20 18 à 20 170
portail Est altérées avec
des très minces
lits de grés
2 Est Argilites 70 < 20 5 23 0,3 50 25 340
altérées avec
des minces lits
de grés cm à
dm, avec des
microplis
3 Partie Alternances 170 30 à 3,4 à 22 0,3 100 35 1000
centrale bancs de grès 40 4
et schistes
argileuses
4 Ouest Alternances 70 25 à 4à5 23 0,3 50 25 à 28 400
schistes bancs 35
de grès et
schistes
argileuses
5 Zone Schistes 30 < 20 5 21 0,3 20 20 à 25 170
portail altérées avec
Ouest des lits de grés
fracturé et
altérées

17
CHAPITRE II ETUDE ET RECONNAISSANCE DU SITE

Les calculs seront faits selon la coupe suivante :

Figure II.3 Profil du sol (Section A)

II-6 Conclusion:
La section (A) se situe dans un terrain constitué d’argilites altérées avec des très minces
lits de grés, qu’est une roche tendre et friable avec une très faible résistance, de classe V
(recommandations AFTES).La nappe phréatique est située à 30m en dessous de l’ouvrage.

18
CHAPITRE III

TECHNIQUES DE
CREUSEMENT
CHAPITRE III TECHNIQUES DE CREUSEMENT

III-1 Introduction :

Chaque ouvrage à ses caractéristiques propres qui dépendent: Du lieu où il va être


implanté, de la profondeur d’ancrage, de la géologie du site, du type du terrain encaissant et
de la stabilité de l’ensemble terrain-ouvrage.
Les techniques utilisées pour le choix de la méthode de creusement des tunnels ont
beaucoup évolué au cours de ces dernières années, grâce principalement à l’amélioration des
études de reconnaissances géotechniques, géologiques, hydrogéologiques et aussi à la
mécanisation des travaux d'abattage et de soutènement.
Dans certains cas, où la longueur de tunnel est importante, on aura recours à plusieurs
moyens de creusement selon les difficultés rencontrées pendant l’excavation.

III-2 Critères de choix de la méthode [1]


Le choix judicieux de la méthode de creusement utilisée dans notre projet est basé sur
trois phases:
 Première phase
Le choix résulte, en première phase, d’un compromis entre les exigences suivantes :
 du terrain encaissant,
 du site et de l'environnement,
 de la géométrie.
 du procédé de construction lui-même.
Le processus de raisonnement qui en résulte, procédant par approximations successives
doit aboutir à chaque stade à une appréciation du bilan économique d'ensemble de
l'investissement.
Cette démarche, plus ou moins détaillée selon la complexité du projet étudié, aboutit à 2 ou 3
variantes techniques possibles.

 Deuxième phase
Parmi les 2 ou 3 procédés de construction, qui assurent le mieux possible et dans un
ordre décroissant d'importance les conditions suivantes :
 la sécurité de l'ouvrage, pendant et après sa construction.
 une uniformité de méthode sur toute la longueur de l'ouvrage.

19
CHAPITRE III TECHNIQUES DE CREUSEMENT

 la souplesse d’emploi.
 la limitation des nuisances engendrées sur l'environnement.

 Troisième phase
Ultérieurement, lors de la consultation des entreprises et du choix définitif,
interviennent de nouveaux critères liés à la conjoncture, à la technicité propre des entreprises,
du coût de la solution et aléas correspondants. Ainsi que l’insertion du délai global du chantier
de tunnel dans le planning général d'exécution.

La solution proposée par les entreprises étant rarement la seule possible.


Il est souhaitable dans certains cas, d'autoriser les soumissionnaires à présenter des
variantes d'exécution utilisant des méthodes particulières dont ils ont l'expérience ou des
matériels déterminés en leur possession.
En zone urbaine, le maître d'œuvre doit définir avec précision les désordres tolérables
en fonction de l'environnement local.
Et parmi les solutions proposées, on fait un choix qui convient le mieux à notre projet,
et qui satisfait le mieux les exigences économiques, techniques et environnementales.

III-3 Méthodes de creusements [1]


On distingue 3 méthodes:
 méthode à pleine section:
 méthode de la demi-section
 méthode de la section divisée

III-3-1 Méthode à pleine section


Cette méthode de creusement consiste à excaver la totalité de la section transversale du
tunnel en une seule phase.
Elle est couramment utilisée pour la plupart des tunnels creusés dans des roches de
bonne ou d’assez bonne tenue, lorsque leur section n’est pas trop importante, pour être
couverte par une machine à attaque ponctuelle. Dans le cas contraire la méthode nécessite de
gros engins et devient extrêmement coûteuse.
La rapidité de cette méthode facilite l'organisation du chantier, car elle permet de
séparer nettement les équipes de creusement et celles du revêtement.
L'inconvénient est que leur évacuation nécessite plusieurs reprises

20
CHAPITRE III TECHNIQUES DE CREUSEMENT

Figure III.1 Creusement en pleine section

III-3-2 Méthode de la demi-section


Cette méthode consiste à excaver dans une première phase la demi-section supérieure du
tunnel suivant sa forme définitive.
La hauteur de cette excavation préliminaire peut aller jusqu’à 5 ou 6 m.
Dans une deuxième phase, on procède à excaver la demi section inférieure appelée
stross.
Cette technique est particulièrement conseillée pour les terrains hétérogènes de qualité
moyenne, elle permet de mieux maîtriser les problèmes de stabilité vue la dimension réduite
du front de taille.

Figure III.2 Creusement en demi-section

21
CHAPITRE III TECHNIQUES DE CREUSEMENT

III-3-3 Méthode de la section divisée


Cette méthode est utilisée lorsque la section à excavée est importante, ou dans le cas
d'un terrain instable qui n’assure pas l’équilibre du front de taille avec une ouverture en demi
section.
Avec un creusement en sections devisées, chaque phase de travaux comprend
l’excavation des terrains sur des sections réduites ; dans ce cas la stabilité des sections
excavées est maîtrisable et la décompression des terrains sus-jacents est limitée.

Figure III.3 Creusement en section divisée

Il existe plusieurs variantes de cette méthode :

 Méthode de la galerie de faîte (Méthode Belge-Française) :


Le principe de cette méthode consiste à exécuter rapidement la voûte pour protéger le
chantier par-dessous et de terminer le revêtement par pieds droits.

Figure III.4 Méthode de la galerie de faîte

a) Méthode des deux galeries :


La différence par rapport à la méthode belge française réside dans l'exécution de deux

22
CHAPITRE III TECHNIQUES DE CREUSEMENT

galeries l’une sur l’axe supérieur et l'autre sur l'axe inférieur relié par un puits pour permettre
l'évacuation des déblais.

b) Méthode des trois galeries (Méthode Allemande) :


Le principe de cette méthode consiste a creusé deux galeries de base de part et d'autre
de la cunette de STROSS et une galerie au niveau de la calotte. Cette méthode est appropriée
pour des tunnels de sections ≥ 50m.

c) Méthode contre voûté (Méthode Italienne) :


Cette méthode est utilisée dans les terrains particulièrement instables développant
d'importantes poussées latérales. On cherche par conséquent à:
Créer des vides de dimensions réduites, procéder à leurs soutènements et exécuter leurs
revêtements définitifs le plus rapidement possible.
Après l'exécution de la galerie de base :
On met en place le radier, on réalise la voûte du radier qui précède la mise en place des
murs latéraux. La phase suivante consiste en l'excavation du rocher de la calotte et l'exécution
de la voûte.

III-4 Techniques de creusement


Le choix de la technique et des machines de creusement dépend de la nature du terrain
rencontré, on peut distinguer deux types :
 Creusement dans les terrains meubles
 Creusement dans les terrains durs

III-4-1 Exécution du creusement dans les terrains meuble :


Parmi les différentes machines on peut citer :

III-4-1-1 Les boucliers


Machines conçues pour forer les tunnels dans les sols et les terrains meubles et
aquifères, elles comportent un système de protection des parois de l’excavation entre le front
de taille et le revêtement.

23
CHAPITRE III TECHNIQUES DE CREUSEMENT

La progression de la machine est généralement assuré par une série de vérins prenant
appui sur le revêtement posé à l’arrière .pour les autres boucliers appelés boucliers doubles, la
prise d’appui s’effectue sur un bouclier auxiliaire.

Figure III.5 Les fonctions d’un bouclier

III-4-2 Exécution du creusement dans les terrains dur


Pour les terrains durs ou les roches on peut avoir deux types de creusement :
 Creusement mécanique
 Creusement en utilisant l’explosif

III-4-2-1 Creusement mécanique :


On distingue deux grandes familles :
 Machines à attaque globale :
 Machines à attaque partielle ou ponctuelles

 Machines à attaque globale :


Machines qui attaquent en une seule passe la totalité de la section.
Elles sont conçues pour excaver des galeries circulaires avec un diamètre déterminé.
Elles possèdent le plus souvent à l'avant un plateau circulaire rotatif égale à la section à
excavée, le plateau appelé tète de forage, porte les outils de creusements.

24
CHAPITRE III TECHNIQUES DE CREUSEMENT

Figure III.6 Machines à attaque globale

 Machines à attaque partielle ou ponctuelle :


Machines qui n’abattent qu’une partie de la section.
Elles permettent de creuser n'importe quel profil de dimension variable elles sont
équipées d'une tête fraiseuse de faible dimension située à l'extrémité d'un bras mobile, le tout
porté sur un châssis AUTOMOTEUR à roues ou â chenilles.

Figure III.7 Machine à attaque ponctuelle


III-4-2-2 Creusement à l’explosif
L'abattage avec emploi des explosifs est généralement utilisé pour l'exécution de tunnels
situés dans les roches pour lesquels un abattage manuel (marteaux piqueurs, pelle
hydraulique) ou un terrassement mécanique (machine foreuse pleine section ou à attaque
ponctuelle, brise roche) n'est plus envisageable du point de vue technique ou économique.
L'abattage à l'explosif s'effectue pour chaque volée d'avancement de manière cyclique
selon les opérations élémentaires suivantes :
 Traçage et perforation du plan de tir
 Chargement des trous de mines et tir de la volée
 Ventilation et purge de l'excavation
 Evacuation des déblais du front de taille (marinage)

25
CHAPITRE III TECHNIQUES DE CREUSEMENT

Figure III.8 Plan de tir séquentiel

III-6 Autres méthodes de creusement


Voici quelques méthodes de creusement qui ont fait l’objet d’essais de laboratoire ou
même de quelques applications industrielles et qui reposent sur des principes assez différents
de l’explosif ou de l’excavation mécanique.
a) La percussion lourde
Consiste à lancer sur le front de taille un projectile dont l’impact provoque la fissuration
et l’éclatement de la roche.
b) Le jet hydraulique
Consiste à réaliser des saignées dans la roche à l’aide d’un jet d’eau concentré à faible
débit, mais à très forte pression.
c) La vibration
Elle a été également expérimentée et appliquée aux molettes d’un tunnelier. Les
résultats sont assez encourageants, mais l’usure de telles machines risque d’être très rapide.
d) Le gradient thermique et la fusion.
L’action de la chaleur est plutôt réservée aux forages de petits diamètres, en raison de
son très faible rendement énergétique.

D’une façon générale, si l’on compare les bilans énergétiques de ces différentes
méthodes, on vérifie que les méthodes les plus économes sont celles dans lesquelles le
matériau est découpé en morceaux aussi gros que possible. De ce point de vue, l’abattage

26
CHAPITRE III TECHNIQUES DE CREUSEMENT

mécanique exige globalement trente-deux fois plus d’énergie que l’explosif. Mais d’autres
critères interviennent de façon décisive en faveur de la mécanisation.

III-7 Excavation pour notre projet :

Les travaux d’excavation de notre tunnel (T2) ont été réalisés à l’aide des moyens
mécaniques étant donné que les roches encaissantes sont tendres et friables, en général de
classe V, mais on a utilisé aussi les explosifs dans certaines zones.

Au niveau du front Ouest, l’entreprise a utilisé comme moyens d’excavation au début


des travaux la fraiseuse sans tapis roulant pour l’évacuation des déblais et la pelle mécanique
et parfois le brise roche jusqu'au P.K 135+620. Au-delà de ce P.K, l’entreprise a favorisé
l’utilisation du brise roche pour améliorer la cadence d’excavation et de marinage.

Au niveau du front Est, l’Entrepreneur a utilisé le marteau hydraulique et le godet de la


pelle mécanique de type Caterpillar pour les excavations.

Le chargement des déblais est fait à l’aide de godet de pelles hydrauliques ou des
chargeurs à déchargement latéral dans les camions à benne pour évacuer les déblais à
proximité des portails.

Figure III.9 Vue en plan et en coupes longitudinale et transversale des différentes phases
d’excavation du tunnel T2

27
CHAPITRE III TECHNIQUES DE CREUSEMENT

Figure III.10 Excavation en trois gradins

III-8 Conclusion
Notre tunnel est étalé sur une longueur importante de 1750m, pour cela on a eu à
excaver différents types de roches, d’où le recours aux différentes techniques d’explosif et
de machines mécanique. Le creusement de notre ouvrage est effectué en section devisée
(gradins).

28
CHAPITRE IV

TECHNIQUES DE
SOUTENEMENT
CHAPITRE IV TECHNIQUES DE SOUTENEMENT

IV.1 Introduction

L'excavation d'un tunnel produit une altération dans l'état du terrain. Ceci entraîne des
mouvements du terrain vers l'excavation afin de rétablir l'équilibre. Généralement pour
éviter les éventuels risques d'éboulement on utilise un soutènement provisoire qui
reprend les efforts dus à la libération des contraintes dans le sol à court terme. Le
soutènement définitif quant à lui intervient à long terme.

Ce chapitre décrit brièvement les différents types de soutènement ainsi que les
anomalies de mise en œuvre et les difficultés rencontrés.

IV.2 Les différents types de soutènement [11]

IV.2.1. Soutènement traditionnel:

III.2.1.1. Soutènement métallique:

Le premier type de soutènement employé dans les souterrains est le soutènement


métallique qui comprend 4 catégories principales :

a) Soutènement par boulons d'ancrage:

Ceux-ci sont de deux types : boulons à ancrage ponctuel, boulons à ancrage continu.
Le choix entre ces deux types est essentiellement lié à la nature du terrain :
 le boulon à ancrage ponctuel, plus rapidement mis en place et moins
coûteux, nécessite un terrain suffisamment résistant au niveau de l'ancrage.
 le boulon à ancrage continu peut être à effet immédiat ou différé, provisoire ou
permanent.
On utilise assez souvent un premier boulonnage immédiat et un deuxième
boulonnage en dehors du cycle d'avancement.

Figure IV.1 Les boulons d'ancrage

29
CHAPITRE IV TECHNIQUES DE SOUTENEMENT

b) Soutènement par cintre métallique


Ces cintres peuvent être des cintres lourds (H) ou réticulés pour les soutènements en
grande section, ou des cintres plus légers (profilés TH, UPN) généralement en petite
section. Les cintres réticulés présentent les deux avantages de facilité de mise en œuvre et
de très bonne compatibilité avec le béton projeté. Leur emploi est déconseillé lorsque de
fortes sollicitations sont prévisibles avant que le béton projeté puisse remplir son rôle. Le
profil de la section doit bien sûr être suffisamment régulier (pas de hors profil trop
important).

Figure IV.2 : Soutènement par cintres

Figure IV.3 : Les cintres utilisés

30
CHAPITRE
PITRE IV TECHNIQUES DE SOUTENEMENT

c) Soutènement par blindage


Les plaques de blindage sont mises, jointives ou non, entre les cintres et le terrain.
Elles peuvent parfois être tenues par des boulons. Elles peuvent également
égale ent être liaisonnées
entre elles, les cintres ne servant qu'à leur montage et sont ensuite retirés après remplissage
entre plaques et terrain.

Figure IV.4 Soutènement par blindage

d) Soutènement par enfilage


Les plaques barres ou rails (plus épaisses
é que les plaques de blindage)
lindage) sont ici foncées
dans le terrain préalablement
ent à l'excavation
l de celui-ci.

Figure IV.5 enfilage

[Link]ènement en béton

Le soutènement
ent peut être aussi utilisé en tout ou partie avec du béton préfabriqué ou
non. Les types de soutènement
ent utilisant
utilisa le béton sont les suivants :

a) Béton projeté
Il est très souvent utilisé en complément
complé du soutènement métalli
étallique (boulons,
cintres réticulés) ou en remplace
placement du blindage métallique.
llique. Il peut être renforcé par des
fibres métalliques,
étalliques, voire par un treillis.

31
CHAPITRE IV TECHNIQUES DE SOUTENEMENT

b) Pré revêtement coffré


Utilisé soit sur de très courtes longueurs, soit en complément d'un soutènement par
cintres métalliques pour renforcer ceux-ci. Ce pré-revêtement peut être réalisé avec un
coffrage traditionnel ou avec des couchis métalliques jouant ce rôle de coffrage.
Un revêtement définitif est ensuite mis en place à l'intrados du pré revêtement.

c) Revêtement à l'avancement
Le revêtement définitif du tunnel joue alors un rôle de soutènement en complétant
l'action du soutènement métallique. Une telle méthode permet éventuellement d'utiliser des
cintres permettant une décompression du terrain et de récupérer ceux-ci avant bétonnage.

d) Voussoirs métalliques ou en béton préfabriqué


Ces voussoirs peuvent être mis en place à l'abri d'un bouclier ou directement à
l'avancement (En général dans le cas de grandes ouvertures et de faible avancement).
Des voussoirs particuliers (généralement en fonte) peuvent être utilisés au droit des
réservations.

 Domaine d’application:
En raison de leur diversité, les différents types de soutènements décrits dans ce
chapitre permettent de traiter les problèmes posés par toutes les catégories de terrain,
éventuellement après un traitement de consolidation ou d'étanchéité.
Le choix du soutènement n'est pas seulement lié aux exigences du terrain,
mais aussi au souci de protection du personnel.
A l'exception des voussoirs, la décision de leur emploi peut être prise au fur et
à mesure de l'avancement du chantier sans qu'il en résulte un délai important d'attente, à
condition que leur application a été prévue au marché et au bordereau des prix et qu'on
dispose d'une quantité suffisante d'approvisionnements.

 Précautions d’emploi:
Le principal problème posé par l'emploi de ces soutènements traditionnels est celui
du choix du type et de la quantité de soutènement à utiliser en fonction des terrains
rencontrés. Le choix qui appartient à l'entreprise doit être accepté par le maître
d'œuvre. Pour éviter les désaccords fréquents à ce sujet, il convient généralement de
veiller à ce que les prix de rémunération de ces différents types de soutènement soient

32
CHAPITRE IV TECHNIQUES DE SOUTENEMENT

homogènes. Dans tous les cas, on veille à ce que le soutènement soit posé aussi
rapidement que possible après l'excavation et soit bloqué au terrain. Par ailleurs, on doit
veiller à la stabilité des assises des pieds de cintres ou du pré-revêtement.

 Performances :
La mise en place d'un soutènement important au front de taille entraîne l'arrêt
des autres phases du cycle de creusement. Il a donc une influence directe sur l'avancement
du chantier. De ce fait, suivant le type de soutènement utilisé, le coût de l'excavation d'un
tunnel peut varier de 1 à 4.

Par contre, les types de soutènement décrits dans ce chapitre (à l'exception des
voussoirs) ne demandent pas un matériel de mise en place ou de fabrication de coût élevé.
Leur coût reste donc sensiblement proportionnel à leur utilisation quelle que soit leur
longueur d'application.

IV.2.2 Soutènement par la nouvelle méthode autrichienne


L'excavation se fait à pleine ou demi-section, et par fois en section divisée dans
le but de mettre le soutènement en place aussi rapidement que possible. La mise en
place d'un radier doit souvent être prévue dans les terrains où cette méthode est
compétitive. Le soutènement comprend:
 des ancrages scellés (mortier ou résine) contribuant à créer dans le terrain
une voûte armée.
 une coque mince de béton projeté (5 à 25 cm) (généralement armée de treillis
soudés ou de fibres métalliques) solidaire du terrain. Son rôle est de protéger le terrain
contre l'altération, de créer une continuité entre les éléments du terrain, d'apporter une
certaine pression radiale de confinement et de répartir les efforts rapportés aux têtes des
ancrages.
 éventuellement, des cintres légers coulissants qui renforcent la coque de béton projeté.
Le dispositif de mesure comprend essentiellement :

des mesures de déplacement par chaînes de convergence ( tassomètre, extensomètre), des


mesures de contraintes au contact béton-terrain (mesures radiales) ou dans le béton lui- même
(mesures tangentielles).

 Avantage:
Cette méthode trouve son intérêt surtout dans les roches tendres. Dans ce type de

33
CHAPITRE IV TECHNIQUES DE SOUTENEMENT

terrain aucune durée de résistance n'est à espérer sans installation d'un soutènement
préalable de la voute par boulonnage et sans application du béton projeté au front de taille
simultanément avec l'excavation. Un des avantages majeurs de la méthode est que le
passage d'une catégorie à une autre ne nécessite pas de moyens supplémentaires. Il
suffit d'adapter la densité du soutènement, le pas d'avancement ou de modifier les phases
d'excavation
Dans tous les cas, les moyens matériels nécessaires n'impliquent pas d'investissement
important.
Enfin, par le fait même que le terrain est appelé à se soutenir partiellement lui-même,
le gain sur les quantités de soutènement à mettre en œuvre doit permettre une économie par
rapport aux méthodes traditionnelles.

 Domaine d’application:
La nouvelle méthode autrichienne est, en fait, une méthode qui peut s'adapter à la
plupart des terrains. Mais elle est limitée par :
 par le temps de décohésion des terrains, qui peut faire que la plus grande
section auto-stable pendant la mise en place du soutènement n'a pas des dimensions
suffisantes pour des raisons pratiques (mise en place des boulons) ou économiques;
 par l'hétérogénéité du terrain et sa fracturation, qui peut empêcher d'obtenir à
l'abattage une excavation régulière ou produire des concentrations anormales de
déformations;
 par l'inaptitude du terrain au boulonnage ;
 par l'importance des venues d'eaux et/ou de la charge piézométrique qui
empêchent la mise en place du béton projeté.

 Précautions d’emploi :

On doit veiller à utiliser une méthode d'abattage perturbant aussi peu que possible le
terrain encaissant, qui devra participer, de manière importante, au soutènement de
l'excavation. Pour cela, on utilisera de préférence des moyens d'abattage mécaniques
(machines ponctuelles...) ou des plans de tir avec découpage soigné.
On s'attachera à rechercher une efficacité maximale du soutènement, en
particulier, en ce qui concerne le béton projeté (contrôles de résistance et d'adhérence) et
des boulons (essais d'arrachement). Le soutènement devra être mis en place aussi rapidement

34
CHAPITRE IV TECHNIQUES DE SOUTENEMENT

que possible après l'ouverture de l'excavation.


Même si l'on attaque par section divisée, on cherchera à réaliser le plus
rapidement possible la totalité de la section.
Les mesures effectuées systématiquement en section courante doivent être
renforcées dans les zones singulières (passage à une nature de terrain plus mauvaise, têtes,
zone urbaine...). Les résultats de ces mesures doivent pouvoir être interprétés immédiate-
ment pour adapter les épaisseurs de béton projeté, l'espacement et la longueur des boulons,
la succession des phases.
On doit vérifier la stabilisation dans le temps des déformations. Dans le cas
contraire, il faut décider d'un soutènement complémentaire (doublement et/ou allongement
des boulons, fermeture rapide du soutènement en radier, etc...).

Pour les mesures, les coûts d'achat des appareils ne sont pas très élevés.
Mais les soins à apporter à leur mise en place, à leur protection contre les destructions
accidentelles, à l'exécution des mesures et à leurs interprétations, nécessitent une
grande vigilance.
Enfin la Nouvelle Méthode Autrichienne demande une entreprise ayant une
expérience suffisante dans ce domaine à tous les niveaux (conception, direction de chantier
et exécution).

IV.3 Choix de soutènement pour la section A [8]


Le soutènement est constitué comme suit:
 Cintres métalliques
 Béton projeté
 Treillis métallique
 Boulons SN et tubes d’ancrages
 Barres et tubes d’acier inclinés en voûte parapluie

Le type de soutènement utilisé est le S3 au front Ouest pour les deux tubes avec l’ajout
d’un radier provisoire entre le Stross 1 et le Stross 2, alors qu’au front Est, le type de
soutènement utilisé au début est le S4 sans radier provisoire sur une longueur de 180 m
environ puis avec ajout d’un radier provisoire avec des profilés HEB 220.

35
CHAPITRE IV TECHNIQUES DE SOUTENEMENT

Figure IV.6 Type de soutènement S3 : Phases d’excavation et de soutènement


provisoire sans radier provisoire avec voûte en parapluie

Figure IV.7 Type de soutènement S4 : Phases d’excavation et de soutènement


provisoire sans radier provisoire et sans voûte parapluie

 Béton projeté (RN30)

Le béton projeté est appliqué manuellement à l’aide de pompe à béton projeté à voie
humide. La fabrication du béton est faite à la centrale à béton située juste à proximité des
portails. Le transport du béton est réalisé à l’aide de toupie.

La mise en œuvre du béton projeté pour le soutènement provisoire a été faite au début
des travaux en une seule couche et ce suite à la mise en place des deux nappes du treillis

36
CHAPITRE IV TECHNIQUES DE SOUTENEMENT

soudé fixées sur les cintres. L’Entrepreneur a appliqué le béton projeté en deux couches. La
première a été appliquée juste après l’excavation d’épaisseur variant de 3 à 7 cm alors que la
deuxième après la mise en place des deux nappes du treillis.

Figure III.8 Application du béton projeté au front et sur les parois à l’aide de la lance
manuellement :

 Cintres métalliques

Deux types de cintres ont été mise en place. Au début des travaux, les cintres mis en
place sont de type réticulés au front Ouest mais suite aux problèmes de déformations des
parois, L’Entrepreneur les a remplacés par des cintres lourds type HEB 220 livrés en 9
éléments et assemblés sur place à l’intérieur du tunnel au fur et à mesure du montage du cintre
par des boulons et écrous. Les profilés des cintres sont de provenance de l’Espagne et d’Italie.
Le découpage et le cintrage est fait en Algérie à l’usine de Hammadi.

L’espacement des cintres utilisé a été variable de 0,55 m minimum à un mètre


maximum.

 Treillis métallique

Le treillis métallique d’épaisseur de 5,5 mm et de maillage 15 cm/15 cm est mis en


double nappe. La première nappe est fixée à l’extrados du cintre et la deuxième nappe est

37
CHAPITRE IV TECHNIQUES DE SOUTENEMENT

fixée à l’intrados du cintre. L’assemblage est réalisé généralement avec un recouvrement de


30 cm.

 Tubes d’acier

Des tubes d’acier perforés de diamètre 42 mm, d’épaisseur 3,15mm et de longueur 4 m


espacés de 40 cm, ont été mis en place pour fixer les pieds de cintres dans la zone de jonction
des éléments de cintres ,entre la calotte et les piédroits et en avant du front d’excavation en
voûte pour former un parapluie et ce à chaque deux cintres. Ce soutènement est utilisé dans le
type S3, alors que pour le type de soutènement S4, ils ont été mis entre les cintres et en
arrière du front. Ces tubes sont généralement injectés avec du coulis de ciment. Ces tubes ont
été remplacés par la suite par des barres d’ancrages.

 Boulons d’ancrages SN

Les boulons mis en place sont de type SN de longueur de 3 et 4 m et de diamètre 25mm


et 32mm. Ces boulons ont remplacé les tubes. Ces boulons sont injectés avec du coulis de
ciment avec un rapport E/C=0,4.

 Discussion du choix de soutènement :

Deux types de soutènement ont été utilisés dans le tunnel T2, il s’agit du type S3 et du
type S4.

Suite aux déformations importantes enregistrées au début des travaux au front Est et
pour faire face à ces déformations excessives, l’Entrepreneur a renforcé le soutènement par
l’ajout d’un radier provisoire formé par des profilés HEB 180 puis par des HEB 220 et d’une
couche de béton projeté d’épaisseur de 22 cm avec double nappe de treillis métallique ;

La seule différence entre ces deux types de soutènement est que dans le type S3, la
voûte parapluie a été systématique à chaque deux cintres formée par des barres HA 32 mm ou
des tubes de diamètre 42 mm et de longueur 4m, inclinés de 22°/H.

Ces types de soutènement ont été bien adaptés aux conditions géologiques rencontrées
avec un espacement des cintres variant de 0,80 m à un mètre. Cependant l’espacement a été
réduit de 55 cm au P.K 136+005 au tube Sud suite à la rencontre d’une zone présentant des
conditions géologiques très défavorables.

38
CHAPITRE IV TECHNIQUES DE SOUTENEMENT

Figure IV.9 Excavation en 3 gradins: calotte avec merlon, Stross I supérieur, Stross II
inférieur et un radier provisoire.

Figure IV.10 Schéma des phases des séquences d’excavation en gradins et de


soutènement S3 du Tunnel T2: Boulons en parapluie systématique à chaque deux cintre

IV.4 Revêtement [12]


Les matériaux les plus couramment utilisés pour la constitution des
revêtements sont :
 le béton coffré non armé pour les tunnels réalisés de manière
séquentielle, le revêtement étant alors exécuté indépendamment des opérations
d’excavation et de soutènement.

39
CHAPITRE IV TECHNIQUES DE SOUTENEMENT

 les voussoirs préfabriqués en béton armé, qui sont utilisés en cas de


réalisation d’un tunnel circulaire à l’aide d’un tunnelier. Une variante consiste à employer
des voussoirs métalliques ou du béton extrudé. Le béton projeté est rarement utilisé dans les
ouvrages neufs mais contribue beaucoup à la réparation ou à la constitution des revêtements
des tunnels anciens.

IV.4.1 Fonction de revêtement:

Le revêtement peut jouer plusieurs fonctions :

1) L’étanchéité : le revêtement joue un rôle important dans l’étanchement de


l’ouvrage :
 il assure l’étanchéité de surface (béton coffré dont les joints de reprise sont
traités en joint d’étanchéité).
 il joue le rôle de support dans le cas d’étanchéité d’intrados.
 il assure à lui seul (voussoirs préfabriqués avec joints).

2) Mécanique : c’est la fonction la plus traditionnelle du revêtement, conçu


pour garantir la stabilité à long terme de l’ouvrage.

 l’intrados d’un tunnel reste la seule partie visible. En fonction du type de tunnel,
de sa géométrie, il convient de choisir un niveau de confort au quel contribuent la
qualité des parements et leur éclairement.
 un revêtement lisse contribue à minimiser les pertes de charge, lorsque le
tunnel possède un système de ventilation mécanique.

IV.4.2 Règle de conception du revêtement:


Il existe plusieurs règles de conception du revêtement dont les
principales sont :
 se rapprocher de la forme circulaire et adopter en tout point une géométrie
qui ne concentre pas les efforts.
 le revêtement peut être en plein cintré ou composé d’une sécession d’arcs de
cercle, les points anguleux doivent être évités.

40
CHAPITRE IV TECHNIQUES DE SOUTENEMENT

 assurer la continuité du contact entre le terrain encaissant et le revêtement,


(ainsi ce contact augmente la capacité de transmission des efforts).
 dans le cas des roches évolutives, un radier contre-voûté doit être adopté
pour contrecarrer la pression sur le radier. De plus, ce dernier a l’avantage de donner un
meilleur raccordement avec les piédroits.
 pour optimiser les cadences du bétonnage, un décoffrage rapide est
généralement recherché, cette disposition est compatible avec la condition de résistance
du béton aux jeunes âges, soumis à des sollicitations faibles.
 les règles du décoffrage devraient théoriquement êtres déduites de la
température de l’environnement, et du taux d’humidité, en générale le temps de décoffrage
est le plus souvent, assujetti à une règle de résistance minimale.
 il est généralement recommandé en l’absence d’étanchéité à l’extrados, de
respecter une longueur maximale de plot de béton n’excédant pas les huit mètres.
 le calcul de revêtement définitif se ferra avec la méthode des réactions
hyperstatiques, et comportera une partie dynamique. On retiendra ainsi les sollicitations
obtenues du cas le plus défavorable pour le calcul de ferraillage.

IV.5 Revêtement définitif de notre projet [9]


Nous avons utilisé un béton armé, d’épaisseur e = 60cm. Avec les caractéristiques
suivantes :
 Béton :
Fc28 = 40KN/m²
La résistance caractéristique obtenu au Jième jour (J < 28jours) est donnée par :

Fcj = ସ,଻଺ା଴,଼ଷ௃ Fc28

Résistance au moment du décintrement (délai non inférieur à 3jours)


Fc3 = 16,55 kN/m²
Résistance caractéristique à la traction à 28 jours :
Ft28= 3 KN/m²
Résistance de calcul

Fcd = σbc = 0,85 Fcj/ᵧ = 22,67 KN/m²

Coefficient de poisson : v = 0,2

41
CHAPITRE IV TECHNIQUES DE SOUTENEMENT

Masse volumique du béton armé : d = 25 KN/m³


Module d’élasticité :
 A long terme: E = [Link]⅓ — Ev = 37,62 GPa
 A court terme : E = [Link]⅓ — Ev = 12,65 GPa

 Acier haute adherence:

Doit être conforme à la norme NF A35-016 ; On adopte Fe E500, dont la résistance limite
élastique est fe = 500MPa, et la résistance à la traction est fm = 550 MPa.

IV.6 Conclusion
Le soutènement provisoire a été réalisé par la nouvelle méthode Autrichienne,
dans le but de le mettre en place aussi rapidement que possible, étant donné que la roche est
tendre, et vu que dans ce type de terrain aucune durée de résistance n'est à espérer sans
l’installation d'un soutènement préalable.

Les mauvaises conditions géologiques et géotechniques rencontrées, la grande


dimension de tunnel et les déformations importantes enregistrées au début des travaux avec
l'utilisation des cintres légers réticulés a rendu nécessaire le recours à un soutènement lourd.
Pour le revêtement définitif, le choix d’une voûte plein cintre et d’un radier contre
voûté permet en principe d’assurer la stabilité de l’ouvrage.

42
CHAPITRE V

CALCUL DES
CHARGES
CHAPITRE V CALCUL DES CHARGES

V-1 Introduction :

Les principales charges agissant sur un ouvrage souterrain proviennent généralement


des couches qui constituent le terrain (poussées géologiques), des pressions hydrostatiques,
ainsi que l’effet sismique qui agit sur certaines parties de l’ouvrage.

Le calcul de ses sollicitations dépend de l’état de contrainte du massif avant le


creusement de tunnel.

Ainsi pour faciliter la détermination des actions agissant sur l’ouvrage on va avoir
recours aux hypothèses simplificatrices suivantes :

 Le terrain est supposé homogène, élastique et isotrope.


 La déformation est bidirectionnelle.
 Les actions extérieures considérées sont dues aux poids des terres au
dessus de l’ouvrage.

V.2) Méthodes de détermination des pressions souterraines [3,4]

Les méthodes élaborées pour le calcul des différentes charges sont :


V.3.1) Charges verticales :

V.3.1.1) Méthode de TERZAGHI :


Cette théorie a été établie pour des tunnels construits dans des terrains granuleux secs et
sans cohésion cependant sa validité à été étendue aux terrains cohérents.
TERZAGHI admet que la masse de sol qui entoure la galerie se déplacera déjà
lors de l'excavation et ce mouvement se poursuivra pendant toute la durée de la mise en place
du soutènement. Ces déplacements sont suffisamment importants pour qu'une série de surface
de glissement fasse apparition. Selon cette théorie, le développement de la masse de terrain de
largeur B sera entravé par l'effet de voûte faisant un angle de frottement de (π/2+φ/2) agissant
le long des plans de glissement.

43
CHAPITRE V CALCUL DES CHARGES

Figure V.1 : Les principales hypothèses de la théorie de TERZAGHI

H : la couverture. m : la hauteur de l’excavation.


q : la surcharge en surface. b : la largeur de l’excavation.

 =  + 2( − )

La pression des terres verticale appliquée en voûte est égale à :


ɤ − 2 () ( !")
Pv = 1 −    + q 
2

V.3.1.2) Théorie de BIERBAÜMER


Cette théorie admet que l'ouvrage est chargé par une masse de roche délimitée par une
parabole de hauteur h et que le massif aura tendance à glisser suivant un angle de (π/2+φ/2).

Figure V.2 : La poussée selon BIERBAUMER

44
CHAPITRE V CALCUL DES CHARGES

La contrainte verticale est calculée par la formule suivante :

Pv = ɤh = ɤαH

H: la couverture.
h: hauteur de parabole de charge.
α : coefficient de réduction.
Valeurs de α en fonction de la couverture H :
 H < 15m α=1
% '
 ²(  )
 15m < α < 200m # =1− & (


 H > 200m #=( − )




Avec :
. /
B = b + 2htg( − ) Section fer à cheval réctangeulaire
0. /
B = 2R tg( 1 − ) Section circulaire

R : Rayon circulaire de la parabole de charge.

V.3.1.3) Théorie des poids des terres


Cette méthode est valable pour des ouvrages situés à de faibles profondeurs. Elle
suppose que l'ouvrage doit supporter l'ensemble des charges et surcharges au-dessus du
tunnel. Elle est réputée pénalisante du fait qu’elle ne prend pas en compte l’effet de la voûte.
La contrainte verticale est calculée selon la formule suivante :

Figure V-3 Théorie des poids des terres

23=∑ ℎɤ + q

45
CHAPITRE V CALCUL DES CHARGES

V.3.2) Charges horizontales:

V.3.2.1) Méthode de TERZAGHI :


D’après la théorie de TERZAGHI la pression horizontale peut être calculée par
les formules :

Figure V.4 Méthode de TERZAGHI


6
Ph = 0,3ɤ (0,5m +Hp) Cas général avec Hp=
789/
. /
Ph = ɤH tg²( − ) Terrain granuleux
:
Ph = ;: Pv Roche de bonne tenue

Hp : Hauteur de la surcharge du terrain.

V.3.2.2) Méthode soviétique:


Cette dernière, considère la poussée latérale comme étant une charge trapézoïdale
limitée par deux valeurs extrêmes situés au niveau de la calotte et du radier.

FigureV-5 Méthode soviétique

46
CHAPITRE V CALCUL DES CHARGES

La poussée latérale spécifique au niveau de la calotte est :

Ph1=ɤhp tg²( − )-2C tg( − )


 

La poussée latérale au niveau du radier est :

Ph2= ɤ(ℎ + ℎ<)²( − )-2C tg( − )


 

Avec :
=
Hp=
>?"

V.3.2.3) Méthode de COULOUMB-RANKINE


Ces deux chercheurs admettent que la poussée horizontale est à répartition
Trapézoïdale et en fonction de la charge verticale, elle est donnée par les formules
suivantes :

Figure V.6 Méthode de COULOUMB-RANKINE

Au niveau de la calotte :
Ph1= Ka Pv A court terme, (C'est le cas du soutènement provisoire).
Ph1=K0 Pv A long terme, (C'est le cas du revêtement définitif).
Avec :
Pv :Contrainte verticale de TERZAGHI.

Ka=tg²( − ) Coefficient de poussées actives.

K0 = (1-sin θ) X1 X2 X3
X1 : coefficient d’influence de la cohésion du terrain.
X2 : coefficient d’influence de la genèse du terrain.
X3 : coefficient rhéologique.

47
CHAPITRE V CALCUL DES CHARGES

Tableau V.1 : Coefficient d'influence


Nature de terrain X1 X2 X3
Remblais 1.00 1.00 1.00
Argile 0.70 1.00 0.50
Sable 1.00 1.00 1.00
Marne 0.70 1.00 0.70

Au niveau de pied droit :


Ph= Ph1+ Ph2
Avec

Ph2=ɤ(ℎ + ℎ<)²( − )-2C tg( − )

V.4) Calcul des charges pour notre projet


Le calcul du chargement se fera pour la demi-section supérieure (soutènement
provisoire) et la section globale (revêtement définitif).
Données du projet :
Tableau V.2 Données du projet
H(m) ɤ(kg/m³) C(kpa) θ (°) v b(m) m1(m) m2(m)
30 21 20 18 0.3 13.5 7.37 11.65

V.4.1) Application au soutènement provisoire

Figure V.7 Pressions des terres

48
CHAPITRE V CALCUL DES CHARGES

a) Charges verticales :

 Méthode de TERZAGHI :

 =  + 2( − ) = 13.5+2x7.37x tg(45-9) = 24.20m




B((CDEF') B((HD EIJK) B((RSTUVWX)


ɤ@  .MN;NM
23 = A (1 −  G )+ q G = OP;1
(1 − e (&,(T )

Pv=398.55KN/m²
q=0
Cette action est prise radialement en raison de la présence d’un complexe d’étanchéité
en voûte.
 Théorème des poids des terres:
23=∑ ℎɤ = 30X21 = 630KN/m²

 Théorème de BIERBAÜMER :
B=24.2m
% ' % WX
 ²(  ) 0M;1 ²(  )
# =1− & (
=1− & (
=0.7873
  .
h= Hα= 23.62m
23=23.62X21 =496.05KN/m²

Récapitulatif:
Tableau V.3 Charges verticales (soutènement provisoire)
TERZAGHI BIERBAÜMER poids des terres
398.55 496.05 630

b) Charges horizontales:
 Théorème de TERZAGHI :
6
Ph = 0,3ɤ (0,5m +Hp) avec Hp = 789/

Hp =22.96
Ph = 0,3x21(0,5x7,37+22,96) = 167,87 KN/m²
 Théorème des poids des terres:
Ph =Ka Pv

49
CHAPITRE V CALCUL DES CHARGES

Ka=tg²( − )=0.527


Ph =0.527x630= 332.55 KN/m²


 Théorie Soviétique :
Au niveau de la calotte:

Ph1=ɤhp tg²( − )-2C tg( − )


 

hp=22.96
Ph1 =22.96X21 tg²(36)-2X20 tg(36)= 225.45 KN/m²
Au niveau des pieds droit :

Ph2= ɤ(ℎ + ℎ<)²( − )-2C tg( − )=21(7.37+22.96)tg²36-2X20 tg36


 

Ph2=307.15kn/m²
 Méthode de Coulomb-Rankine :
Au niveau de la calotte :
Ka=0.527
Ph1 =0.527X398.55= 210 KN/m²
Au niveau du pied droit :

Ph2=ɤ(ℎ + ℎ<)²( − )-2C tg( − )=21X7.37 tg²36-2X20tg36 =52.63kn/m²


 

Ph= Ph1+ Ph2=262.63KN/m²


Récapitulatif:
Tableau V.4 Charge horizontales (soutènement)
poids des Soviétique Coulomb-Rankine
terres TERZAGHI
332.55 167,86 calotte pied droit calotte pied droit

225.45 307.15 210 262.63

V.4.2) Calcul des pressions agissant sur le soutènement de la structure globale


(revêtement) :
a) Pression verticale

 Méthode de TERZAGHI
La largeur de la voute de décharge :
B=b+2m tg(π/4- φ/2)
B=13.5+2*11.65*tg(36)

50
CHAPITRE V CALCUL DES CHARGES

B=30.43m
On a : H=30m, q=0
La pression verticale est :
B((DEF') B((D EIJK) B((RSTUVWX)
ɤ@ 0M, 0N;NM
23 = 
(1 −  G )+ q G = OP;1
(1 − e ST,&S )=
436,39 Kn/m²
 Théorie des pressions des terres

Pv=γh=30x21= 630KN/m²

 Théorie de BIERBAUMER
La pression verticale est : Ϭ˯= γh= γαH
Pour une section de type fer à cheval :
B=b+2m tan(π/4- φ/2) = 13.5+2*11.65*tg(36) = 30,43

B=30.43m
% K % WX
 ²(  ) 0M ²(  )
& ( & (
α =1- =1- = 0,831
 0M. 0

α=0.831
Pv=21x0.831x30 = 523.47KN/m²

Récapitulatif

Tableau V.5 Charges verticales (revêtement)

TERZAGHI BIERBAUMER Poids des terres


436,39 523.47 630

a) Pression horizontale
 Méthode de TERZAGHI
6
Ph = 0,3ɤ (0,5m +Hp) avec Hp = 789/

Hp =22.96
Ph = 0,3x21(0,5x11,65+22,96) = 181,34 KN/m²
 Théorie des pressions des terres
2Z = [! \]

51
CHAPITRE V CALCUL DES CHARGES

[! = tan ` − a = 0.527


2Z = 0.527*630 = eef. gghi/k²

 L'expérience Soviétique
Au niveau de la calotte

2l; = γhm [! − 2no[!

2l; = 21.84 ∗ 21 ∗ 0.527 − 2 ∗ 20√0.527 = ftf. uhi/k²


Au niveau des pieds droits

2l = γ( + hm ) [! − 2no[!

2l = 21(11.65 + 21.84)0.527 − 2 ∗ 20√0.527 =341.6KN/m²


341.6KN/m²
 Théorie de Coulomb – Rankine

Au niveau de la calotte :
2Z; = [! \] = 0.527 ∗ 436.39 = ff|. |u}~/²

Au niveau des pieds droits :

2l; = γm [! − 2no[!

2l; = 21 ∗ 11.65 ∗ 0.527 − 2 ∗ 20√0.527 = t€€. thi/k²

2l = 2l; + 2l = ee€. €u}~/²

Récapitulatif :

Tableau V.6 Charges horizontales ( Revêtement)

poids des TERZAGHI Soviétique Coulomb-Rankine


terres
332.55 181,34 calotte pied droit calotte pied droit

212.7 341.6 229.97 330.07

52
CHAPITRE V CALCUL DES CHARGES

V.4.3 Choix de la méthode [1]


 Charges verticales :
La théorie de BIERBAUMER est applicable aux tunnels situés à une grande
profondeur.
La méthode des poids des terres est réputée pénalisante du fait qu'elle ne prend
pas en compte l'effet de voute, d'où un surdimensionnement de l'ouvrage.
On opte pour la méthode de TERZAGHI car elle prend en compte les paramètres
géotechniques et géologiques, elle est préconisée pour la couverture peu profonde du terrain,
et c’est la plus adaptée aux exigences de la méthode des réactions hyperstatiques.

Pour la demi-section supérieure (soutènement provisoire)


Pv=398.55 KN/m²
Pour la section globale (revêtement définitif)
Pv=436,39KN/m²

 Charges horizontales :
Pour le calcul de la poussée horizontale, la charge sera au plus égale au produit de
la charge verticale par le coefficient Ko des terres au repos (Ph= [Link]) et au moins égale à la
pression à l’état-limite de poussée (Ph=Ka. Pv). On utilisera alors Pv.K0 pour le
dimensionnement afin d’être dans la sécurité.

Pour la demi-section supérieure (revêtement provisoire)

Ph = 275.39 KPa
Pour la section globale (revêtement définitif)

Ph = 301,53KPa

V.5 Poids propre Pp

La valeur du poids propre de la structure est obtenue à partir du poids volumique


de la structure (25 kN/m3).
Et on prendra aussi en considération le poids de corps de chaussée qui aura pour valeur
20Kn/m³

53
CHAPITRE V CALCUL DES CHARGES

V.4.4 Pression de gonflement [9]

a) Pression de gonflement verticale Pgv


La pression verticale, supposée radiale, appliquée en radier est comprise entre
Pgvmin = 0.3 MPa et Pgvmax = 0.6 Mpa.

b) Pression de gonflement horizontale Pgh


De même, la pression horizontale, supposée radiale, appliquée sur les piédroits est
comprise entre Pghmin = 0.15 MPa et Pghmax = 0.6 MPa.

Figure V.8 Pression de gonflement

Des valeurs de pressions de l’ordre de 0.3 MPa paraissent des valeurs raisonnables pour
les répartitions rencontrées.
En ce qui concerne des valeurs de pressions de l’ordre de 0.6 MPa ce ne sont pas
aujourd’hui avérés et ils ne seront à prendre en compte que si les travaux mettent en évidence
de tels comportements (par exemple : efforts horizontaux très importants dus au
comportement mécanique défavorable des faciès schisteux- argileux).

V.4.5 Dièdre [2]


Dans certains cas, il peut être intéressant de modéliser la chute d’un bloc rocheux
sur un soutènement/revêtement. Il faut alors vérifier la stabilité de la structure sous deux types
de charge active :
 Chute d’un bloc en voûte : On ne considère que le poids propre du bloc,
situé en clef de voûte ;

54
CHAPITRE V CALCUL DES CHARGES

 Chute d’un bloc en piédroit : Ce cas de charge dissymétrique est


particulièrement défavorable. Il faut considérer le glissement du bloc sur une ou deux
discontinuités.
a. Dièdre local centre [9]
 Dièdre local centré maximal Dcmax :
La charge de ce dièdre est égale à 12 x 21 kN/m².

Figure V.9 Dièdre local centré maximal

 Dièdre local centré moyen Dcmoy :


La charge de ce dièdre est égale à 6 x 21 KN/m².

Figure V.10 Dièdre local centré moyen Dcmoy

a. Dièdre local décentré

 Dièdre local décentré maximal Ddmax


La charge de ce dièdre est égale à 12 x 21 KN/m².

55
CHAPITRE V CALCUL DES CHARGES

Figure V.11 Dièdre local décentré maximal Ddmax

 Dièdre local décentré moyen Ddmoy


La charge de ce dièdre est égale à 6 x 21 KN/m².

Figure V.12 Dièdre local décentré moyen Ddmoy

Ces cas de dièdres ne sont pas cumulables avec les cas de pression de gonflement.

V.5 Conclusion :
On a opté pour le calcul des charges pour la méthode de TERZAGHI car elle prend en
compte les paramètres géotechniques et géologiques, elle est préconisée pour la couverture
peu profonde du terrain, et c’est la plus adaptée aux exigences de la méthode des réactions
hyperstatiques.

56
CHAPITRE VI

METHODE DE
COVERGENCE-
CONFINEMENT
CHAPITRE VI METHODE DE CONVERGENCE-CONFINEMENT

VI.1 Introduction :

La méthode de Convergence-Confinement est née suite au succès de la NATM (New


Austrian Tunneling method ) dans les années 70. Son élaboration complète remonte au tout
début des années 80. C’est une méthode simplifiée d’analyse de l’interaction sol – structure;
basée sur des hypothèses simplificatrices telles que :

 la géométrie de l'ouvrage ;
 l'anisotropie de comportement mécanique éventuel ;
 l'anisotropie des contraintes géostatiques.

Elle permet par contre de tenir compte de facteurs jugés plus importants sur l'équilibre
final du complexe terrain-soutènement, tel que :

 La déformabilité du terrain.
 La raideur du soutènement.
 La déformation atteinte par le terrain encaissant lors de la mise en place du
soutènement provisoire.

En outre cette méthode de calcul peut se résoudre graphiquement de façon aisée.

Elle conduit à un pré dimensionnement satisfaisant du soutènement, à une orientation au


stade de l’avant projet sur le choix des caractéristiques de soutènement et donne
l’ordre de grandeur des déformations à atteindre.

VI.2 Principe de la méthode [2]

Considérons une section plane d'un terrain dans lequel on souhaite creuser une
galerie circulaire. Ce terrain est soumis à une contrainte naturelle correspondant à un
état initial isotrope P0. Le déplacement radial u des parois de la galerie non encore
excavée est évidemment nul.

Pour simplifier l’utilisation de cette méthode on s’appui sur hypothèse de


l’unidimensionnalité du problème :

 Hypothèse des déformations planes ;


 Hypothèse d’isotropie des contraintes initiales (K0 = 1) ;

57
CHAPITRE VI METHODE DE CONVERGENCE-CONFINEMENT

 Le tunnel est de section circulaire ;


 Le soutènement est composé d'un matériau homogène et isotrope ;
 Le champ de contraintes initiales est hydrostatique;
 Le soutènement est supposé exercer une pression radiale uniforme sur les parois de
l’excavation.

L’état initial est défini par l’état de contrainte isotrope, tel que H est la hauteur de
couverture et γ le poids volumique des terrains sus-jacents. La contrainte initiale dans le

terrain est donc σ0 = γ.H

 Comportement du massif :

Ensuite, en diminuant la pression initiale, on provoque un déplacement radial


u correspondant à la décompression du terrain, avec 0 ≤pi ≤ P0.

Dans une première phase, le comportement du terrain est élastique, la courbe


pression-déplacement est linéaire. Dans la deuxième phase, le critère de résistance du
matériau du massif est atteint sur les parois de la cavité, une zone décomprimée
apparaît autour du tunnel. Elle s'étend vers l'intérieur du tunnel au fur et à mesure que
la pression Pi décroît. La courbe est appelée courbe caractéristique du terrain (courbe
de convergence).

Figure VI.1 Courbe de convergence

58
CHAPITRE VI METHODE DE CONVERGENCE-CONFINEMENT

 Comportement du soutènement :

La figureVI.2 représente le comportement du soutènement et sa courbe est une


droite si nous supposons que c’est un comportement élastique linéaire.

Son origine est décalée de la valeur us0 pour tenir compte de la convergence qui
s'est déjà produite lors de sa mise en place.

Figure VI.2 Courbe de confinement

 L'équilibre final

Il permet de déterminer la pression de soutènement à l’équilibre, en superposant les


deux courbes caractéristiques sur un même graphique.

Figure VI.3 Courbe de l’assemblage

59
CHAPITRE VI METHODE DE CONVERGENCE-CONFINEMENT

VI.3 Domaines d’application [2]

La méthode est essentiellement utilisée dans le cadre d’un pré-dimensionnement des


soutènements.

Les hypothèses de base sont rarement toutes vérifiées dans la réalité, le cas idéal étant
celui du tunnel circulaire profond en milieu isotrope. Néanmoins l’approche est valable pour
obtenir des "ordres de grandeurs" d’épaisseur de soutènement dans les cas suivants :

 Le massif de terrain est considéré comme un milieu homogène, isotrope et continu à


l’échelle de l’ouvrage.
 Le dimensionnement concerne une section courante du tunnel. Afin de pouvoir
simplifier le problème tridimensionnel en un problème unidimensionnel, il faut que de
part et d’autre de la section étudiée, le terrain soit identique sur un tronçon de quelques
dizaines de mètre, et la distance entre la clé de voûte du tunnel et la surface
topographique doit être au minimum égale à 4 fois le diamètre du tunnel,

VI.4 Etapes de calcul d'un problème type [15]


 Etape 1 : Courbe caractéristique du terrain.
ࡾࢉ
1) Si : P0 < ૛
: calcul du déplacement à la paroi pour une pression de soutènement nul.
ଵା௩
U0 = P0 R

La courbe caractéristique est une droite passant par les deux points de
coordonnées :
P = P0 P=0
ଵା௩
U=0 U = U0 = P0 R

ࡾࢉ
2) Si : P0 > : Calcul de la pression d'apparition de la zone en état limite de rupture Pa,

du taux de dé-confinement λa et des déplacements à la paroi Ua correspondant :


Pa = P0 (1-sinθ) –C cosθ
௉଴ି௉௔
λa =
௉଴
Ua = Ue λa

60
CHAPITRE VI METHODE DE CONVERGENCE-CONFINEMENT

Lorsque les caractéristiques du terrain évoluent avec le temps, on trace


deux courbes enveloppes, l'une avec les caractéristiques à court terme du terrain, l'autre
avec les caractéristiques à long terme.

 Pour Pa <P< P0 : la courbe caractéristique est un segment de droite.


 Pour P<Pa : calcul de la courbe point par point selon la loi de
comportement choisie.

 Etape 2 : convergence acquise à la paroi au moment de la mise en place du


soutènement.

Cette valeur donne le point de départ de la courbe caractéristique du soutènement

Us0 > 0,256 U0

Soit généralement plus du tiers du déplacement élastique à p=0

 Etape 3 : Courbe caractéristique du soutènement.

Il faut déterminer la raideur du soutènement choisi et sa pression maximale

( état limite admissible ou état limite de rupture) puis tracer la courbe.

Dans le cas d'un revêtement mince de module Eb et d'épaisseur e :

ா௕ ௘
Kb =
ሺଵି௩ మ ሻோ

ఙ௕ ௘
ܲ௕௠௔௫ =
௄௕

 Etape 4 : Equilibre final :

L'intersection de la courbe caractéristique du terrain et la courbe


caractéristique du soutènement donne la pression de soutènement à l'équilibre.

Si cette pression n'est pas admissible un autre soutènement sera envisagé. Ainsi, en
faisant varier les caractéristiques de ce dernier (épaisseur du béton projeté, dimensions et
écartement des cintres) on peut en déduire le soutènement optimal compte tenu des
convergences maximales.

61
CHAPITRE VI METHODE DE CONVERGENCE-CONFINEMENT

VI.5 Application de la méthode convergence-Confinement sur la section(A):

a) Caractéristiques de terrain [8]

Tableau VI.1 caractéristiques de terrain

R(m) E(MPa) v C(KPa) φ(°) Rc(MPa) Kp ɤ(kn/m³) P0(kPa)


7.37 170 0.3 20 18 Rc ≤ 6 MPa 1.894 21 630

P0 = 630 KPa (méthode des poids des terres)

Classe de roche : V (Recommandations AFTES)

Rc ≤ 6 MPa

గ ఏ
Kp = tg²( + ) = tg²(54) = 1.894
ସ ଶ

b) Caractéristiques de soutènement [8]


 Cintre :
Tableau VI.2 caractéristiques de cintre

Type de S(m²) I(࢓૝ ) h(m) E(MPa) ɤ(Kn/m³) σe


cintre
HEB220 9.1 10ିଷ 8.09x10ିହ 0.22 2.1x10ିହ 78 355

 Béton :
Tableau VI.3 caractéristiques de béton

e(m) Eb(Mpa) Sb(m²) Ib(࢓૝ ) ɤb(Kn/m³) Fc28(MPa)


0.3 11500 0.322 2.28x10ିଷ 25 30

 Boulon l’ancrage :

Boulons d’ancrage de type SN L = 3m/4m/6m HA25/HA32

62
CHAPITRE VI METHODE DE CONVERGENCE-CONFINEMENT

Tableau VI.4 caractéristiques des boulons d’ancrage

Qualité d’acier Section Limite Charge de


Fy/ft[N/mm²] nominale élastique rupture
A[mm²] Fy[Kn] Ft[Kn]
HA25 500/550 491 246 270
HA32 500/550 804 402 442

 Etape I : Courbe caractéristique de terrain :


ࡾࢉ
P0 > ૛

On détermine le point de l’apparition de la fissure :

Pa : pression d’apparition de la zone en état limite de rupture.

Pa = P0 (1-sinθ) –C cosθ = 630 (1- sin18) – 20 cos18 = 416.29 Kpa

λa : taux de déconfinement
௉଴ି௉௔ ଺ଷ଴ିସଵ଺.ଶଽ
λa = = = 0.339
௉଴ ଺ଷ଴

Ue : convergence élastique
ଵା௩ ଵା଴.ଷ
Ue = xP0x R = ଵ଻଴଴଴଴ x 630 x 7.37 = 0.0355 m

= 3.55 cm
Ua = Ue λa = 3.55x0.339 = 1.203 cm

 Pour Pa < p < P0 : La courbe caractéristique est un segment de droite.


 Pour p < Pa Calcul de la courbe point par point selon la loi de comportement suivant :

‫݌ݎ‬ 2 ሺ‫ ݌ܭ‬− 1ሻܲ0 + ܴܿ ଵ


=[ ].௄௣ିଵ
ܴ ‫ ݌ܭ‬+ 1 ሺ1 − λሻሺ‫ ݌ܭ‬− 1ሻܲ0 + ܴܿ

Loi de comportement de type Drucker-Prager [8]


௥௣ ସଶ଻.ଶଶସ
= [଺ଵ଼.ଶ଻ିହ଺ଷ.ଶ଴஛ ].ଵ.ଵଵ

௥௣
U(λ) = Ua ( ோ ሻ²
࢘࢖
U(λ) = 1.203 x ( ࡾ ሻ²

Pour λ> λa : P = (1- λ) P0

63
CHAPITRE VI METHODE DE CONVERGENCE-CONFINEMENT

Tableau VI.5 Courbe caractéristique du terrain

λI 0.4 0.45 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1

Pi 378 346.50 315 252 189 126 63 0


(Kpa)
rp(λ i) 8.08 8.78 9.60 11.763 15.08 20.80 32.77 71.62
(m)
U(λ i) 1.44 1.70 2.04 3.06 5.04 9.58 23.78 113.60
(cm)

700
P (Kpa)

comportement élastique
600 linéaire

Pression
500 d'apparition
d'une zone de
rupture
400 rp=R
A (1.2;416.29)
Série1
300
comportement aprés
rupture
200 rp>R

100
1
0
0 Ue(3.55;0)20 40 60 80 100 120 U (cm)

Figure VI .4 Courbe caractéristique du terrain

 Etape II : Convergence acquise à la paroi au moment de mise en place de


soutènement :
Us0 > 0.265 U0 = 0,265x35,5 = 9,40 mm
Soit généralement plus du 1/3 du déplacement élastique à P=0.

Us0 = 11,83 mm
 Etape III : Courbe caractéristique de soutènement
a) Cintre : pour e=1m
ா௔ ௦ ଶ.ଵ ଵ଴ఱ ௫ ଽ.ଵ ଵ଴షయ
Raideur : Kc = = = 259.294 MPa
௘ோ ଵ௫଻.ଷ଻

64
CHAPITRE VI METHODE DE CONVERGENCE-CONFINEMENT
ௌ ఙ௔ ଽ.ଵ ଵ଴షయ ௫ଷହହ
Pression Max de soutènement : ܲ௖௠௔௫ = ோ.௘
= ଻.ଷଷ௫ଵ
= 0.438 MPa

௉೎೘ೌೣ ௫ ோ ଴.ସଷ଼௫଻.ଷ଻
Uc = ௄௖
= ଶହଽ.ଶଽସ
= 0.0124 m =1.24 cm

b) Béton projeté:
ா௕ ௘ ଵଵହ଴଴௫଴.ଷ
Raideur : Kb = ሺଵି௩మ ሻோ = ሺଵି଴.ଷమሻ଻.ଷ଻ = 487.618 MPa

ఙ௕ ௘ ଵ଻௫଴.ଷ
Pression Max de soutènement : ܲ௕௠௔௫ = = = 0.691 MPa
௄௕ ସ଼଻.଺ଵ଼

௉್೘ೌೣ ௫ ோ ଴.଺ଽଵ௫଻.ଷ଻
Ub = = = 0.014 m =1.04 cm
ࡷࢉ ૝ૡૠ.૟૚ૡ

c) Béton-Cintre :
ோ ଻,ଷ଻
Uc+b = (ܲ௖௠௔௫ + ܲ௕௠௔௫ ). ௄௖ା௄௕ = (0.438 + 0.691) x ଶହଽ.ଶଽସ ାସ଼଻.଺ଵ଼ =0,0111m
=11,1mm
ܲ௖௠௔௫ + ܲ௕௠௔௫ = 1,129 MPa

1,2
Pression P(MPa)

0,8
(11,1 . 1,129)
0,6

0,4

0,2

0
0 5 10 15 20 25 30
Déplacement U(mm)

Figure. VI.5 Courbe de confinement (soutènement)

 Remarque :
d) Boulon d’ancrage [8]

Selon la plupart des auteurs, l’action de soutènement de ces boulons réside dans le
renforcement interne de la roche, la présence de ces boulons limite en particulier les effets de
dilatation.

65
CHAPITRE VI METHODE DE CONVERGENCE-CONFINEMENT

Il en résulte une amélioration des caractéristiques résiduelles C et φ de la roche qui


entraine une modification de la courbe caractéristique du terrain.
On a les clous HA25/HA32 qui travaillent à la traction :

TR (HA25) = ߪult π R² = 435x3.14x(0.0125)² = 213 KN

TR (HA32) = ߪult π R² = 435x3.14x(0.016)² = 349 KN


Les valeurs de τ pour les boulons et les clous sont pris égales à 20 KPa dans les
éboulis et altération.
La résistance du scellement sera

Qs=2xπxDxτxL/1.4
Avec D1=0.076
D2=0.108

Tableau V.6 Résistance du scellement

L(m) 3 4 6
Qs(HA25) / 27.27 40.90
(Kn)
Qs(HA32) 29.06 38.75 58.13
(Kn)

Le gain de cohésion du sol autour de la section est appliqué à 75% de la longeur des boulons,
c'est-à-dire 3m

୫୧୬ ሺ்ோ;ொ௦ሻ ሺଵା௦௜௡ఏሻ ଶ଻ ଵା௦௜௡ଵ଼


C= x = ଶ௫଴.ସ ‫ݔ‬ = 23.22 kPa
ௌ௧ ௌ௟ ଶ௖௢௦ఏ ଶ௖௢௦ଵ଼

Donc le gain en cohésion est de : 23.22 KPa

 Vérification de soutènement:

On a : Pmax = ܲ௖௠௔௫ + ܲ௕௠௔௫ = 0,438 + 0,691 = 1,129 KPa

P0 = 0,630 MPa < Pmax = 1,129MPa

66
CHAPITRE
HAPITRE VI METHODE DE CONVERGENCE-CONFINEMENT
CONVERGENCE CONFINEMENT

 Etape VI : Equilibre final

P(kpa) 1200

1000 Pmax =
1129 Kpa
800 P(15
15,9, 0,36)

600

Série1
400

200

0
0 00,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5

U(cm)

Figure VI.8 Courbe de convergence – Confinement

A travers l’étude graphique, on détermine le point d’équilibre obtenu par


l’intersection des courbes caractéristiques de convergence et de confinement :
(Ueq, Peq) = (15,9mm, 0,36MPa)

VI.6 Conclusion :

L’application de la méthode convergence-confinement


convergence confinement à la section A, détermine la
pression de soutènement à l'équilibre, qui vérifie sa stabilité.
stabilité. On a abouti en conséquence à
des déformations acceptables. Cet ensemble d’information va nous permettre de contrôler
co les
mesures de convergence effectuées sur le site et les comparer aux résultats obtenus.

67
CHAPITRE VII

CALCUL DE
SOUTENEMENT
PROVISOIRE
CHAPITRE VII CALCUL DE SOUTENEMENT PROVISOIRE

VII.1 Introduction :

le soutènement provisoire doit garantir la stabilité des parois d’excavation contre


d’éventuels risques d’éboulement pendant l’exécution des travaux de creusement, ainsi il
doit reprendre les efforts dus à la libération des contraintes dans le sol.

Chaque élément du soutènement provisoire doit être vérifié (béton projeté et cintres
métalliques) avec les sollicitations calculées après l’application des charges horizontales et
verticales.

On va procéder dans ce chapitre à la modélisation de soutènement provisoire, qui va


nous donner les efforts agissants sûr ce dernier et les repartir sur les différents éléments
(Cintres, Béton projeté) pour vérifier les contraintes, afin d’assurer la stabilité de
soutènement et le bon déroulement des travaux pendant l’excavation.

VII.2 Vérification préliminaire de soutènement provisoire [3]


Le soutènement provisoire peut être défini analytiquement comme un cintre en
forme d’arc porteur encastré à ses deux extrémités, les efforts qui entrent dans le
calcul sont les poussées verticales et horizontales.

Si le soutènement provisoire ne vérifie pas la stabilité du terrain, on peut réduire


l’espacement des cintres, ou bien opter pour un autre type.

VII.2.1 Définition des charges agissant sur l’ouvrage

a) La charge verticale

Nous admettons comme première approximation que les charges verticales sont
uniformément réparties sur la portée de l’arc, donc la charge verticale sera calculée par la
formule suivante :

∆
Pv = 

Q0 : partie uniforme de la pression géologique

Q0 = (∑ ℎɤ + q).a = (21x30)x1 = 630KPa

68
CHAPITRE VII CALCUL DE SOUTENEMENT PROVISOIRE

∆ : Parie de la charge d’intensité variable


. ..
∆ =( . ɤ).a =  21 1 = 329.14 KN/m
 

φ0 =120°

r k =7.37 f = 3.68
k lk = 12.76

r = 7.26 f = 3.63 l = 12.57

r = 7.15
b f = 3.57
b

Figure VII.1 Calotte

Donc la charge vertical sera:


.
Pv = .
= 76.275 KN/m²

b) La charge horizontale :

On la calcule par la formule de Colomb-Rankine

b.1) Charge horizontale en clé de voûte :


! # ! #
e = (ɤ) ²(  − )-2C tg(  − )= (21x30)tg²(36)-2ctg(36)= 303.49KN/m²
0

b.2) Charge horizontale en pied droit :


! # ! #
Ph2=ɤ(ℎ + ℎ%) ²(  − )-2C tg(  − ) = (30+3.63)x21tg²(36)-2x20tg(36)

Ph2=343.73 KN/m²

Comme approximation complémentaire on admet qu’au lieu d’une répartition


trapézoïdale, la pression est uniforme, on aura donc :

69
CHAPITRE VII CALCUL DE SOUTENEMENT PROVISOIRE

e0( ..
e= = = 323.61KN/m²
 

On admet comme valeur pour la pression horizontale :


) .
Ph = e = 323.61 x = 328.51KN/m²
) .

VII.2.2 Réactions d’appuis:


Au niveau de la naissance :
) ,
= = 0,28
 ,,

Du tableau on aura

Tableau VII.1 Les coefficients des réactions des appuis

Moments à la naissance Poussée à la naissance

Rapport f/l

αm βm αh βh
0,10 0,00120 -0,00120 1,2750 -0,0750

0,20 0,00425 -0,00425 0,6335 -0,1085

0,30 0,01010 -0,01010 0,4415 -0,1749

0,40 0,01748 -0,01748 0,3385 0,2260

0,50 0,02668 0,02668 0,2801 -0,2801

 Moments à la naissance :
αm = 0,01010
Bm = -0,01010
 Poussées à la naissance
αh = 0,4415
Bh = -0,1749

Les réactions d’appuis seront :

a) Sous les charges verticales :


Mv = αm Pv l² =0.01010x76.27x (12.57)² = 121.2 KN.m

Hv = αh Pv l = 0.4415x76.27x12.57 = 423.29 KN

70
CHAPITRE VII CALCUL DE SOUTENEMENT PROVISOIRE

 .,
Vv = Pv. = 76.27x = 479.38 KN
 

Nv = √.² + /.² = 0(423.29) + (479.38)² = 639.52 KN


b) Sous charges horizontales :
Mh = Bm Ph l² = -0.01010x328.51x(12.57)² = -524.25KN.m

Hh = Bh Ph l = -0.1749x328.51x12.57 = -722.22KN

Vh = 0
c) Les sollicitations cumulées:
Mf = Mv +Mh
Hf = Hv + Hh
Vf = Vv + Vh
Remarque:
 Les contraintes ne seront contrôlées qu’a la naissance.
 L’influence favorable des charges horizontales seront négligé.

On peut faire la vérification des contraintes de cintre à l’aide de la relation suivante


67 97
σ naissance = 87 + :7 < σe

., .
σ naissance = ;< + ,.,;= = 235769.78 KPa = 235.76MPa < σe =355MPa

On remarque que la contrainte est vérifie, on utilisera donc le cintre HEB220 pour le
reste de calcul.

VII.2 Modélisation de soutènement provisoire :


VII.2.1 La méthode des réactions hyperstatiques [2]

Le principe de cette méthode est d’étudier le comportement du soutènement (ou du


revêtement) sous l’action de charges extérieures.

On réalise donc un calcul de structure classique à laide de logiciel de calcul Robot.

La géométrie du soutènement est rentrée précisément pour un mètre linéaire de galerie


sous forme de poutres 2D, puis on vient lui appliquer un chargement, On distingue alors des
charges dites actives, qui sont indépendantes de l’état de déformation, et des charges dites
passives qui sont les réactions hyperstatiques issues de la déformation du soutènement.

71
CHAPITRE VII CALCUL DE SOUTENEMENT PROVISOIRE

La première catégorie regroupe la pression appliquée par le poids des terrains (verticale
et horizontale), la pression hydrostatique si le tunnel traverse une nappe, le gonflement
éventuel, le détachement d’un bloc, le poids propre du revêtement, la circulation routière à
faible profondeur, etc. (déterminées dans le chapitre V).

Les secondes charges sont les réactions de butée du terrain (Fig. VII.2). Ces dernières
sont considérées comme linéairement liées aux déplacements, ce qui permet de les modéliser
par une série de ressorts, dont la rigidité K est issue des propriétés mécaniques de la roche ou
du sol environnant.

Dont la valeur est calculée par la formule suivante :


>
K =(7)?

Figure VII.2 Schéma d’un modèle aux réactions hyperstatiques, avec les forces actives
et passives (ressorts).

VII.2.2 Modélisation de soutènement par le logiciel Robot :

La modélisation se fera par le logiciel de calcul Robot, en représentant un demi-cercle


en élément Frame, c’est un modèle tridimensionnel de 1métre de longueur.
Les éléments seront axés sur la fibre moyenne du profilé, relié entre eux par des nœuds,
qui peuvent se déplacer librement dans le sens vertical et horizontal, sauf les nœuds situés en
pieds du modèle qui sont appuyés sur un encastrement parfait.
Le béton projeté et le profilé HEB 220 seront modélisés en une section équivalente
(élément Frame) qui aura un module d’élasticité équivalent Eeq et une épaisseur équivalente

eeq qui seront calculées ci-dessous, et le sol sera modélisé par des ressorts de raideur K.

72
CHAPITRE VII CALCUL DE SOUTENEMENT PROVISOIRE

Figure VII.3 Modèle de soutènement provisoire

VII.2.2.1 Calcul de la section équivalente [3]

Si les contraintes ne sont pas vérifiées on peut jouer sur l’espacement entre les
cintres(e=0,8∓0,2), pour que le soutènement reprenne les efforts.
On peut aussi prévoir une contre voûte provisoire en HEB220 afin d’éviter des grandes
déformations.

Pour des cintre HEB220 espacés de 1m et un béton projeté d’épaisseur e=30cm

On aura :

Figure VII.4 Coupe de soutènement provisoire

73
CHAPITRE VII CALCUL DE SOUTENEMENT PROVISOIRE

Eeq eeq= ∑ Ei Ai

Eeq eeq³= 12∑ Ei Ii


a) Béton projeté :
EA = 11496 x 0.3 = 3448.8 Mn
EI = 11496 x 225x10A,= 25.86 Mn.m²

b) Cintre HEB220
EA = 2.1x10, x 91x10A = 1911Mn
EI = 2.1x10, x8.09x10A, = 16.98 Mn.m²
On aura donc :
∑ Ei Ai = 5359.8 Mn
∑ Ei Ii = 42.85 Mn. M²
Eeq eeq=5359.8

Eeq eeq³= 12 x 42.5 = 514.2

→ eeq = 30.9cm
→ Eeq = 17345.63MPa

VII.2.2.2 Diagrammes des efforts pour a=1m [13]

Les diagrammes sont définit dans les figures suivantes :

Figure VII.5 Diagramme des moments

74
CHAPITRE VII CALCUL DE SOUTENEMENT PROVISOIRE

Figure VII.6 Diagramme de l’effort tranchant

Figure VII.7 Diagramme des efforts normaux

75
CHAPITRE VII CALCUL DE SOUTENEMENT PROVISOIRE

Figure VII.8 Diagramme des déformations

VII.2.3 Répartition des efforts internes entre les cintres métallique et la


voûte en béton projeté [3]

 Rigidité du cintre métallique :

1) à la compression :
BC.8C ;< .E
Es As’ = D
→ Es As = 
= 1911Mn

2) à la flexion :
[Link] .E ;E
Es Is’ = D
→ Es Is = 
= 16.98 Mn

 Rigidité du béton projeté :

1) à la compression:
BG.(DG)
Eb Ab’ = = d Eb = θn Es As
D
BG H ,
→θn = BC 8C′ = = 1.80


2) à la flexion:
IJ³
BG FG BG BG H³
KL
Eb Ib’= = =
D D 

Eb Ib’= θm Es Is’

76
CHAPITRE VII CALCUL DE SOUTENEMENT PROVISOIRE

BG FG′ BG H³
→ θm = =
BC FC′  BC FC′

.³
→ θm = ,
= 1,52

VII.2.2.4 Les efforts agissant sûr chaque élément de soutènement :

1. Sous la combinaison « G » :

Mmax =26,74KN.m
Nmax = 2002,09KN
Tmax = 132,08KN
 cintre métallique :

 
Ms = M= x 26,74= 17,74 KN.m
θ m ,,

 
Ns = N = , x 2002,09= 1251,30 KN
θn
 
Ts = θn T = , x 132,08= 82,55 KN

 Béton projeté :

θm ,,
Mb = M = ,, x26,74= 8,99 KN.m
θm
θn ,
Nb = θn N = , x 2002,09= 750,78 KN
θn ,
Tb = θn T = , x 132,08 = 49,53 KN

Tableau VII.2 Répartition des efforts sous « G »


Efforts Cintre Béton
M (KN.m) 17,74 8,99
N (KN) 1251,30 750,78
T (KN) 82,55 49,53

2. Sous la combinaison « 1,35G » :

1,35 : Coefficient de sécurité.

Mmax =36,09 KN.m

77
CHAPITRE VII CALCUL DE SOUTENEMENT PROVISOIRE

Nmax = 2702,82 KN

Tmax = 178,31 KN

Tableau VII.3 Répartition des efforts sous « 1,35G »

Efforts Cintre Béton


M (KN.m) 23,92 12,12
N (KN) 1689,26 1013,55
T (KN) 111,44 66,86

VII.2.4 Vérification des contraintes :


1. Sous la combinaison « G » :

a) Cintre métallique [7]

 Fibres comprimées :

6C 9C ,, ,
σs = γ(8O + PO
) = 1,1(;< + ,,,;=
) = 176,64 MPa < σsult = 308 MPa

→Vérifie

ɤR =1.1 cœfficient de sécurité d’après l’EUROCODE

 Fibres tendues :

6C 9C ,, ,
σs = γ(8O − PO
) = 1,1(;< − ,,,;=
) = 125,79 MPa < σsult = 308 MPa
→Vérifie

b) Béton projeté [6]

b.1) Calcul de la section équivalente béton projeté – treillis soudé :

GQ³ Q
Ieq = + 15 As ( − R)²

Aeq = bh + 15 As

b : Largeur de la section de béton projeté.


h : L'épaisseur de la section de béton projeté.
As = 7Ø8 = 3,51 cm² (section d'acier en treillis soudé 15x15cm2, pour un espacement
de cintre de 1 mètres)

78
CHAPITRE VII CALCUL DE SOUTENEMENT PROVISOIRE

d: distance entre l'axe neutre du treillis soudé et la fibre extrême du béton projeté égal à
26cm.
,³ ,
Ieq = + 15 x 3,51 x10A ( − 0,26)²
 

Ieq = 23,13xTUAV WV

Aeq = 0,3 x 1 + 15 x 3,51 x10A


Aeq = 0,3052 m²

b.2) Vérification à l’ELU :

 Fibres comprimées :

6G 9G
σb = ɤ( 8G + PG
)

Avec :
Wb = 0,015 cm³
Fc28=30MPa

ɤ = 1.5
)O 
Fbu = 0,85 ,,
=0,85 ,, = 17MPa

σb = 1,35(,,
,
+
,
,,
) = 4,10 MPa < Fbu = 17 MPa →Vérifie

 Fibres tendues :

6G 9G
σb = ɤ(8(X − ) <Y
Zs
P(X

Avec :
Weq = 0,015 m³
( ,
YZs = ɤC = ,,
= 204,34 MPa
,, ,
σb = 1,35(,, − ) = 2,59 MPa < Y
Zs = 204,34 MPa →Vérifie
,,

b.3) Vérification à l’ELS (Fissuration préjudiciable):

 Fibres comprimées :
6G 9G
σb = ( 8G + ) <Y
Zbc
PG

79
CHAPITRE VII CALCUL DE SOUTENEMENT PROVISOIRE

Avec :

YZbc = 0,6 Fc28 = 0,6x30 = 18 MPa


,, ,
σb = ( + ) = 3,04 MPa < Y
Zbc = 18 MPa →Vérifie
, ,,

 Fibres tendues :

6G 9G
σb = (8(X − ) <Y
Zs
P(X

Avec :


YZs = Min( [\, 1100][^28) = 156,66 MPa
] =1,6

,, ,
σb = (,, − ,,
) = 1,91 MPa < Y
Zs =156,66 MPa →Vérifie

c) Vérification au cisaillement

C.1) Béton projeté [6]


`G
_= < _u
DH

a : entre axe des cintres


d : hauteur utile de la section
d= 26cm
Fissuration préjudiciable
)O
_u = min(0,15 ɤG
, 4Mpa) = 3MPa

Avec : ɤ = 1,5
,
_= = 0,18 < _u = 3MPa →Vérifie
,

C.2) Cintre Métallique [7]


`.a
_= < _ lim
F.b

I : Moment d’inertie

c : Moment statique de la demi-section

80
CHAPITRE VII CALCUL DE SOUTENEMENT PROVISOIRE

d : épaisseur de l’âme du profil

_lim = )e
√
=
,
√
= 135,67 MPa

,;=
_= = 44,17 MPa < _ lim = 135,67 MPa →Vérifie
. 10−5 ,,;g

2. Sous la combinaison « 1.35G » :

a) Cintre métallique [7]

 Fibres comprimées :

6C 9C , ,
σs = γ(8O + PO
) = 1,1(;< +
,,,;=
) = 238,55 MPa < σsult = 308 MPa
→Vérifie

 Fibres tendues :

6C 9C , ,
σs = γ(8O − PO
) = 1,1(;< − ,,,;=
) = 169,76 MPa < σsult = 308 MPa
→Vérifie

b) Béton projeté [6]

b.1) Vérification à l’ELU :

 Fibres comprimées :
6G 9G
σb = ɤ( 8G + PG
)

σb = 1,35(,
,
+
,
,,
) = 5,62 MPa <Fbu = 17 MPa →Vérifie

 Fibres tendues :

6G 9G
σb = ɤ(8(X − P(X
) <Y
Zs
, ,
σb = 1,35(,, − ) = 3,40 MPa < Y
,,
Zs = 204,34 MPa →Vérifie

b.2) Vérification à l’ELS (Fissuration préjudiciable):

 Fibres comprimées :
6G 9G
σb = ( 8G + PG
) <Y
Zbc

81
CHAPITRE VII CALCUL DE SOUTENEMENT PROVISOIRE

, ,
σb = ( + ) = 4,16 MPa < Y
Zbc = 18 MPa →Vérifie
, ,,

 Fibres tendues :

6G 9G
σb = (8(X − ) <Y
Zs
P(X

, ,
σb = (,, − ) = 2,51 MPa < Y
Zs =156,66MPa →Vérifie
,,

c) Vérification au cisaillement

c.1) Béton projeté [6]

`G
_= < _u
DH

,
_= = 0,25< _u = 3MPa →Vérifie
,

C.2) Cintre Métallique [7]


`.a
_= < _ lim
F.b

,;=
_= = 59,79 Mpa < _ lim = 135,67 MPa →Vérifie
. 10−5 ,,;g

VII.3 Conclusion :

Les contraintes et les déformations sont vérifiées pour un espacement de 1m entre les
cintres métalliques HEB220, avec un béton projeté de 30cm d’épaisseur ; qui sont déterminés
par les calculs effectués.

82
CHAPITRE VIII

CALCUL DE
REVETEMENT
DEFINITIF
CHAPITRE VIII REVETEMENT DEFINITIF

VIII.1 Introduction :

Après stabilisation des convergences, en mettant en place un soutènement provisoire, on


doit prévoir un revêtement définitif du tunnel. Il a une fonction de résistance, car il doit reprendre
les efforts à long terme (fluage, gonflement, ou pression hydrostatique) et ceux dus à la perte
éventuelle de résistance du soutènement (rouille, vieillissement,...). Il a également une fonction de
protection de l’étanchéité, de support des structures internes (panneaux, ventilateurs...) et en fin
esthétique puisque c’est lui que les futurs usagers verront lors de leur passage.

VIII.2 Modélisation de revêtement définitif :

La méthode utilisée est la méthode des réactions hyperstatiques. Le revêtement est


simulé par un modèle à barres sous le logiciel ROBOT. Le comportement du revêtement est
étudié sous l’action de charges extérieures en distinguant les charges actives (actions du
terrain) des charges passives (réactions du terrain calculées selon des modèles de
comportement élastoplastiques).

VIII.2.1 Description du modèle

 Profils
On étudie, la section (A), les cas où l’épaisseur de revêtement en voûte est de 60 cm. Le
tunnel est soumis à la poussée du sol, à la pression de gonflement, aux charges de dièdres et à
l’action sismique selon le profil étudié, sous différentes combinaisons de ces efforts.

 Géométrie
On modélise notre tunnel sous la forma suivante :

Figure VIII.1 Géométrie du modèle

83
CHAPITRE VIII REVETEMENT DEFINITIF

En voûte et piédroits, l’épaisseur du revêtement est de 60 cm sauf pour les éléments 2~3 et
62~63 où l’épaisseur est de 45 cm pour tenir compte du drain longitudinal. En radier, l’épaisseur
est de 60 cm.

 Appuis et ressorts

a) Ressorts en voûte
Au droit de chaque nœud de la voûte, on met en place des ressorts élastoplastiques
perpendiculaires à la surface du revêtement, la composante horizontale étant nulle (il
y’en a pas de frottement). La valeur de la raideur de la voûte est calculée par la formule
suivante :


K voûte =(ଵାν )ୖ
୴୭୳୲ୣ

K voûte =17719.41 KPa/m pour E = 170000 KPa, Rvoûte= 7.38 m


Ces ressorts sont appliqués de l'élément 1 à l'élément 64.

b) Ressorts en radier

Au droit de chaque nœud du radier, on met en place des ressorts élastoplastiques


perpendiculaires à la surface du revêtement m unis d’une raideur Kradier ; selon les deux
directions (puisque il y’a un frottement entre le sol et le radier).

K radier =(ଵାν )ୖ
୰ୟୢ୧ୣ୰
K radier = 7019,28 KPa/m pour E = 170000 KPa, R radier = 18,63m

c) Ressorts dans l’angle

Au droit de chaque nœud des deux angles, on applique des ressorts élastiques. La
raideur du ressort au point angulaire est égale à Kangle puis varie de façon linéaire jusqu’à
la valeur du ressort élastoplastique en voûte ou en radier.

K radier =(ଵାν )ୖ
୰ୟୢ୧ୣ୰

K angle =41510 KN pour E = 170000 KPa


Ces ressorts sont appliqués aux éléments 97, 98,99 et aux éléments 65, 66,67.

 Modèle
Le modèle est constitué de 99 nœuds et éléments. Chaque élément de la voûte et chaque
élément du radier mesure 41 cm. La voûte est considérée entre les nœuds 15 et 50, le radier entre
les nœuds 65 et 99 et les piédroits entre les nœuds 1 et 14 ainsi que 51 et 64.

84
CHAPITRE VIII REVETEMENT DEFINITIF

Figure VIII.2 Numérotation des nœuds

Figure VIII.3 Modèle de revêtement définitif

VII.3 Calcul statique


Le calcul du chargement appliqué dans le cas statique a été calculé dans le chapitre5, les
charges sont illustrées dans le tableau suivant :

Tableau VIII.1 : Charges agissant sur le revêtement


Charges Valeurs (KPa)
Charge verticale Pv 436 ,39
Charge horizontale Ph 301,53
Pression de gonflement verticale en radier 300
Pgv

Pression de gonflement horizontale en pieds 150


droits Pgh

85
CHAPITRE VIII REVETEMENT DEFINITIF

Pression de gonflement horizontale à gauche 150


Pgh gauche

Dièdre local centré moyen Dcmoy 126


Dièdre local décentré moyen Ddmoy 126

VIII.3.1 Combinaisons [9]


 CAS 1 :
a) Pp + P terres
b) 1,35 (Pp + P terres)
 CAS 2 : P p + P terres + Dièdre centré moyen Dc moy (h = 6 m)

 CAS 3 : P p + P terres + Dièdre décentré moyen Dd moy (h = 6 m)


 Cas 4: Pp + Pterres+ Pgh gauche
 Cas 5: Pp + Pterres+ Pgh
 Cas 6: Pp + Pterres+ Pgv + Pgh gauche
 Cas7: Pp + Pterres+ Pgv + Pgh

VIII.3.2 La valeur des efforts interne dans les sections les plus sollicitée [13]
 CAS 1 : Pp + Pterres
a) Sous la combinaison "G":
Tableau VII.2 Efforts internes (Cas « 1.a »)
Désignation de la Effort normal Effort tranchant Moment fléchissant
Section (KN) (KN) (KN.m)
Calotte 3050.26 332.55 -566.77

Pied droit 3108.61 407.44 -681.86

Radier 3293.19 -520.37 -580.74

86
CHAPITRE VIII REVETEMENT DEFINITIF

b) Sous la combinaison "1,35G":

Tableau VII.3 Efforts internes (Cas « 1.b »)


Désignation de la Effort normal Effort tranchant Moment fléchissant
Section (KN) (KN) (KN.m)
Calotte 4117.85 448.94 -765.15

Pied droit 4196.63 550.04 -920.51

Radier 4445.80 -702.50 -784.00

 CAS 2 : Pp + Pterres + Dièdre centré moyen Dcmoy (h = 6 m)

Tableau VII.4 Efforts internes (Cas 2)


Désignation de la Effort normal Effort tranchant Moment fléchissant
Section (KN) (KN) (KN.m)
Calotte 3777.83 540.44 1061.59

Pied droit 3800.76 431.71 -1024.14

Radier 3980.58 -619.07 -720.57

 CAS 3 : Pp + Pterres+ Dièdre décentré moyen Ddmoy (h = 6 m)

Tableau VII.5 Efforts internes (Cas3)


Désignation de la Effort normal Effort tranchant Moment fléchissant
Section (KN) (KN) (KN.m)
Calotte 3505.02 -488.71 904.09

Pied droit 3542.88 -430.04 -925.66

Radier 3709.75 -590.17 -654.07

87
CHAPITRE VIII REVETEMENT DEFINITIF

 Cas 4: Pp + Pterres+ Pgh gauche


Tableau VII.6 Efforts internes (Cas 4)
Désignation de la Effort normal Effort tranchant Moment fléchissant
Section (KN) (KN) (KN.m)
Calotte 3081.16 293.31 -515.06

Pied droit 3153.69 588.05 -602.56

Radier 3395.95 -545.94 697.98

 Cas 5: Pp + Pterres+ Pgh

Tableau VII.7 Efforts internes (Cas 5)


Désignation de la Effort normal Effort tranchant Moment fléchissant
Section (KN) (KN) (KN.m)
Calotte 3101.07 247.47 -384.55

Pied droit 3187.60 608.31 484.42

Radier 3441.56 -547.95 693.15

 Cas 6: Pp + Pterres+ Pgv + Pgh gauche

Tableau VII.8 Efforts internes (Cas 6)


Désignation de la Effort normal Effort tranchant Moment fléchissant
Section (KN) (KN) (KN.m)
Calotte 3125.68 218.43 319.56

Pied droit 3285.46 704.03 952.99

Radier 3515.08 -876.47 1151.98

88
CHAPITRE VIII REVETEMENT DEFINITIF

 Cas7: Pp + Pterres+ Pgv + Pgh

Tableau VII.9 Efforts internes (Cas 7)


Désignation de la Effort normal Effort tranchant Moment fléchissant
Section (KN) (KN) (KN.m)
Calotte 3145.59 173.89 231.51

Pied droit 3319.38 724.29 935.70

Radier 3557.87 -878.48 1142.89

VII.3.3 Le ferraillage longitudinal


 Sous la combinaison "G":
Le ferraillage est définit dans le tableau suivant :

Tableau VIII.10 : Ferraillage longitudinal sous G


Section B H d d’ As A’s Choix
(cm) (cm) (cm) (cm) des
(cm2 ) (cm2)
barres

Calotte 100 60 8 5 As(min)=5,5 4ø14

Pied 100 60 8 5 0 6.5 4ø16


droit
Radier 100 60 8 5 As (min)=5,5 4ø14

 Sous la combinaison "1,35G":


Le ferraillage est définit dans le tableau suivant :

89
CHAPITRE VIII REVETEMENT DEFINITIF

Tableau VIII.11 : Ferraillage longitudinal sous 1,35G


Section B (cm) H (cm) d d’ As A’s Choix des
(cm) (cm) barres
(cm2 ) (cm2 )

Calotte 100 60 8 5 8.0 5,5 4ø16


4ø14
Pied 100 60 8 5 18.5 10.4 6ø20
droit 6ø16
Radier 100 60 8 5 10.4 5.5 6ø16
4ø14

VIII.4 ETUDE SISMIQUE:

VIII.4.1 Méthode de calcul :


1-Formule de NEW MARK:
Séisme statique+0.4 SIV+ SIh
statique+0.4 SIh + SIV
2- Majoration de l'effort normale:

Séisme = statique ±0.2statique +0.2 ×0.4statique= 1.28statique

0.88statique

En résumé la vérification au séisme se fait comme suit:

1. faire le calcul statique.


2. majorer les efforts statiques verticaux de 20% pour déterminer le séisme vertical.

3. le séisme horizontal est de 0.4 le séisme vertical et on vérifiera le déplacement ∆Eh d'après la
formule de NEW MARK

4. Refaire le même calcul avec 20% des efforts horizontaux et SV − 0.4S H

5. Faire les combinaisons d'après les formules de NEW MARK

En définitif la vérification se ferra sous un chargement obtenu en majorant de 20% celui

90
CHAPITRE VIII REVETEMENT DEFINITIF

obtenu dans le cas statique.

Les sollicitations sismiques sont données dans le tableau suivant :


Tableau VIII.12 Charges horizontales et verticales (Cas sismique)
CHARGE HORIZONTALE CHARGE VERTICALE
2
Au niveau du Pied droit Ph =361.84 t/ m
Au niveau de la Calotte Pv =523.67 KN/m 2

VIII.4.2 Efforts internes sous la combinaison "1,2G":

Tableau VIII.13 Efforts internes (Cas sismique)


Désignation de la Effort normal Effort tranchant Moment fléchissant
Section (KN) (KN) (KN.m)
Calotte 4363.95 475.05 -800.59

Pied droit 4430.12 587.46 -965.27

Radier 4691.87 -743.71 -829.15

VIII.4.3 Le ferraillage longitudinal


Le ferraillage est définit dans le tableau suivant :

Tableau VIII.14 Ferraillage longitudinal (Cas sismique)


Section B (cm) H (cm) As A’s Choix des
barres
(cm2 ) (cm2 )

Calotte 100 60 11.9 5.4 4ø20


4ø14
Pied 100 60 23.5 10.1 5ø25
droit 5ø16
Radier 100 60 15.1 5.6 4ø25
4ø14

91
CHAPITRE VIII REVETEMENT DEFINITIF

NB : On remarque que le ferraillage obtenu dans le cas dynamique est plus important, il
sera retenu pour le ferraillage du revêtement définitif.

VIII.5 Calcul du Ferraillage transversal [6]


Pour le calcul du ferraillage transversal on a utilisé les formules données par le BAEL La
contrainte tangente conventionnelle :
୚౫
τ୳ =
ୠబ ୢ
ƒౙౠ
τ୪୧୫ =Min [0.15 , 4MPa]
γౘ

୅౪ τ౫ ିτబ
ρ୲ = ୠ ≥ ƒ
బ ୗ౪ ଴.ଽ ౛ (ୗ୧୬ αାେ୭ୱ α)
γ౩

τ଴ =0.3 ƒ୲୨ k

A୲ Droites → α=90°

Diamètre des armatures

୦ ୠ
ϕ୲ ≤ Min ( ϕ୪ ,ଷହ,ଵ଴బ )

Espacement maximal

S୲ ≤ Min (0.9d, 40cm, 15ϕ′୪ ୫୧୬ )

Le calcul du ferraillage transversal se fera avec les sollicitations sismiques.

Tableau VIII.15 Ferraillage transversal

Désignation de la La contrainte Les armatures L’espacement


Section tangentielle A (cm 2 ) e (cm)
Calotte ߬ 0.88 1.27 20

pied droit 1.09 2.35 20

Radier 1.38 3.84 20

On adoptera comme ferraillage transversal des cadres Ø8, espacé de 20cm

92
CHAPITRE VIII REVETEMENT DEFINITIF

VIII.6 Schémas de ferraillage de revêtement :

Figure VIII.3 Disposition de ferraillage dans les différents éléments

Figure VIII.4 Ferraillage de la voûte

93
CHAPITRE VIII REVETEMENT DEFINITIF

Figure VII.5 Ferraillage des pieds droits

Figure VII.6 Ferraillage de radier

Tableau VIII.16 Récapitulatif de calcul des sections d’acier

Section calculée (cm²) Section adaptée (cm²)

Section Aextrados Aintrados Aextrados Aintrados


(cm²/ml) (cm²/ml) (cm²/ml) (cm²/ml)

Voûte 11.9 5.4 15,71 15,71


5Ø20 e=20cm 5Ø20 e=20cm

Pied droit 23.5 10,1 24,54 24,54


5ø25 e=20cm 5Ø25 e=20cm

Radier 15.1 5,6 15,71 15,71


5Ø20 e=20cm 5ø20 e=20cm

94
CHAPITRE VIII REVETEMENT DEFINITIF

A intrados est la section à disposer en intrados du revêtement.


A extrados est la section à disposer en extrados du revêtement.

VIII.7 Conclusion :
Nous avons calculé le revêtement définitif en prenant en compte l’effet sismique, et on a
adopté le ferraillage adéquat. Le choix d’une voûte plein cintre et d’un radier contre voûté

permet en principe,d’assurer la stabilité de l’ouvrage.

95
CONCLUSION
GENERALE
Conclusion générale

L’élaboration de ce travail nous à permet de découvrir les étapes de réalisation d’un


tunnel et de se rendre compte de la complexité de l’étude à effectuer, la diversité des
problèmes que l’on peut rencontrer et l’indispensabilité de faire appel à plusieurs disciplines,
notamment la mécanique des sols et la résistance des matériaux….

On a adopté pour notre projet une section circulaire, située à l’entrée du tunnel avec
une couverture de 30m. Ce choix est dû à la nature du terrain encaissant et sa vulnérabilité
au séisme.

La section (A) se situe dans un terrain constitué d’argilites altérées avec des très
minces lits de grés, qu’est une roche tendre et friable avec une très faible résistance, de
classe V (recommandations AFTES).La nappe phréatique est située à 30m en dessous de
l’ouvrage.

Notre tunnel est étalé sur une longueur importante de 1750m, pour cela on a eu à
excaver différents types de roches, d’où le recours aux différentes techniques d’explosif et
de machines mécanique. Le creusement de notre ouvrage est effectué en section devisée
(gradins).

Le soutènement provisoire a été réalisé par la nouvelle méthode Autrichienne.

Les charges ont été calculées par la méthode de TERZAGHI.

L’application de la méthode convergence-confinement à la section A, détermine


la pression de soutènement provisoire à l'équilibre, qui vérifie sa stabilité. On a abouti en
conséquence à des déformations acceptables. Cet ensemble d’information va nous permettre
de contrôler les mesures de convergence effectuées sur le site et les comparer aux résultats
obtenus.

Les calculs de soutènement provisoire nous ont donné un espacement de 1m


entre les cintres métalliques HEB220, avec un béton projeté de 30cm d’épaisseur. Vu que les
contrainte sont vérifiées et les déformations sont acceptables.

96
Conclusion générale

En fin, nous avons calculé le revêtement définitif en prenant en compte l’effet sismique,
et on a adopté le ferraillage adéquat. Le choix d’une voûte plein cintre et d’un radier contre

voûté permet en principe,d’assurer la stabilité de l’ouvrage.

Nous avons remarqué en réalisant ce modeste travail, qu’il n’existe pas de méthode
spécifique pour chaque cas, mais c’est à l’ingénieur de faire des choix et de proposer des
solutions, afin de mener à bien le travail.

On a constaté aussi l’importance de la reconnaissance du site, et que toutes les


hypothèses du travail sont à base de ces résultats et s’ils ne sont pas représentatifs du terrain,
ça peut engendrer des catastrophes.

Enfin, ce travail nous a permet de découvrir les ouvrages souterrains et de constater


qu’il y’aura toujours une part imprévisible dans la connaissance des conditions naturelles et
dans la prévision du comportement complexe tunnel-terrain encaissant, d’où la nécessitée de
faire appel à l’expérience et à l’analyse personnelle de l’ingénieur.

97
Bibliographie

[1] A. BOUVERD, [Link], [Link] « ouvrages souterrains Conception-


Réalisation-Entretien ».
[2] François. MARTIN, Adrien. SAÏTTA « Cours de travaux souterrains et de mécanique
des roches ENS CACHAN».
[3] [Link] «TUNNEL Calcul Soutènement Provisoire Tome I».OPU(1993).
[4] [Link] «TUNNEL Calcul Revêtement Définitif Tome II ».OPU(1993).
[5] [Link] note de cours « Mécanique Des Sols » [Link] 2010.
[6] [Link] note de cours « Béton Armé & Béton Précontraint » ENP. Alger 2010.
[7] HAMOUTENNE note de cours « Charpente Métallique » [Link] 2007.
[8] FICHE DE CONTROLE EXTERNE : Note de calcul de soutènement provisoire de T1
et T2 100113-FCE-M3-TUN-RB-1470-VSO.
[9] NOTE DE CALCUL DE REVETEMENT DEFINITIF DE T1 ET T2 : Agence
nationale des autoroute-Autoroute Est-Ouest-M3.
[10] DOSSIER PILOTE DES TUNNELS/GENIE CIVIL : section 2(Géologie,
Hydrogéologie, Géotechnique)
[11] DOSSIER PILOTE DES TUNNELS/GENIE CIVIL : section 4 (Procédés de
creusement et de soutènement)
[12] DOSSIER PILOTE DES TUNNELS/GENIE CIVIL : section 5 (Etanchement et
revêtement)

Sites internet :
[13] http:// [Link]é[Link] /Algérie - L'autoroute [Link]
[14] http:// [Link], le site de l’AFTES
[15][Link]
confinement/[Link]

Logiciel :
[13] ROBOT Structural Analysis Professional 2010.
ANNEXES
ANNEXE A
ANNEXE A TERMES UTILISES DANS LES TUNNELS

Le lecteur trouvera ci-dessous une liste de quelques termes utilisés en travaux souterrains.

 Auscultation : instrumentation et mesure de grandeurs physiques permettant


de comprendre et de maîtriser d’une part le comportement de l’ouvrage, d’autre part
son incidence sur l’environnement (terrain, tunnel, ouvrages voisins).
 Blindage : enfilage de plaques métalliques ou de planches en bois entre les
cintres de soutènement. Le blindage sert souvent de coffrage perdu lorsqu’il est
accompagné d’un remplissage béton, il a également un rôle structurel de maintien.
 Bouclier : système de protection et de soutènement d’un tunnelier constitué le
plus souvent d’un tube métallique épais à peu près du diamètre de la section excavée
(syn. virole).
 calotte : partie supérieure d’un tunnel dans une excavation par demi-sections
(section supérieure).
 Cintre : profilé métallique normalisé (IPE, HEA, HEB...) cintré selon la
géométrie du tunnel et qui sert à soutenir le terrain.
 Confinement : application d’une pression sur les parois d’un tunnel, par le
biais d’un soutènement principalement, dans le but de limiter les convergences et le
déconfinement du terrain.
 Convergence : rétrécissement diamétral d’une section de tunnel.
 Débourrage : venue d’eau et/ou de matériaux meubles violente et inattendue
suite à l’excavation du front de taille. 8BG Ingénieurs Conseil
 Déconfinement : réorganisation des contraintes autour du tunnel, de part et
d’autre du front de taille. On dit que le terrain est entièrement déconfiné lorsqu’il a
atteint son équilibre final.
 Décousu : zone de terrain proche du front de taille non soutenue.
 Exhaure : évacuation des eaux qui s’infiltrent naturellement dans le tunnel ou
qui sont utilisées pour les besoins du chantier.
 Front de taille : zone où l’excavation se réalise, fin provisoire du tunnel en
creusement. Souvent le terme désigne la paroi verticale de terrain.
 Fontis : cloche formée par l’effondrement des terrains de proche en proche
verticalement. Dans le pire des cas les fontis peuvent se propager jusqu’en surface.
 Injection : terme générique désignant les techniques de substitution et de
comblement des vides dans les terrains par un coulis durcissant. Les injections ont
deux utilités : augmenter la résistance et/ou étancher.
ANNEXE A TERMES UTILISES DANS LES TUNNELS

 Marinage : évacuation des marins issus de l’excavation.


 Marins : déblais formés par l’excavation d’un pas d’avancement.
 Pas d’avancement : longueur de terrain excavée en une seule phase.
 Plan de tir : plan du front de taille où figurent les trous de forage, les déférents
retards et micro-retards de détonateurs, les lignes de tir pour les tirs séquentiels ainsi
que les quantités d’explosifs utilisées.
 Rameau : galerie reliant deux ouvrages souterrains (syn. inter tube) ;
 Stross : partie inférieure d’un tunnel dans une excavation par demi-sections
(section inférieure).
 Tunnelier : machine pleine section destinée à réaliser des tunnels, pouvant
aller du creusement à la pose du revêtement final. On parle aussi de TBM (Tunnel
Boring Machine).
 Volée : pas d’avancement d’un tunnel creusé à l’explosif. La volée correspond
à la longueur de forage des trous pour les explosifs.
 Voussoir : écaille de béton armé préfabriquée. Plusieurs voussoirs forment un
anneau, et plusieurs anneaux forment le revêtement de certains tunnels.
 Voûte-parapluie : Voûte constituée de tubes métalliques disposés en
couronne subhorizontale suivant le contour de la section qui sera excavée et prenant
appui sur des cintres posés au fur et à mesure de l'avancement ; la voûte peut
également être constituée de colonnes de jet-grouting armées.
 Voûte active : Procédé consistant à réaliser une voûte constituée d'éléments
de voussoirs préfabriqués mis en place par un portique de pose et mis en
compression contre le terrain par l'intermédiaire d'une clé de voûte munie de vérins.
 Radier : Partie inférieure du tunnel située entre les deux piédroits. Le radier
peut être laissé brut ou être constitué par une dalle ou un arc en béton.
 Radier contre-voûté : Radier bétonné en forme de voûte inversée, le
point le plus bas du radier étant situé dans le plan de symétrie de l'ouvrage.
 Pré-soutènement : Soutènement mis en place à la périphérie de la section à
excaver, en avant du front de taille (par exemple : prévoûte; voûte-parapluie).
 Pré-voûte : Voûte réalisée par mise en place de béton dans une saignée
pratiquée dans le terrain en avant du front de taille selon le contour de la section à
excaver.
 Plein cintre : Profil voûté dont la fibre moyenne de la voûte est un cercle.
ANNEXE A TERMES UTILISES DANS LES TUNNELS

 Piédroits : Parties verticales de la section transversale du tunnel, comprises


entre la voûte et le sol de fondation de l'ouvrage. Par extension, parties latérales de la
section transversale d'un tunnel.
 Enfilage : Soutènement réalisé avant abattage par enfoncement dans le terrain
de barres ou profilés métalliques en contour de la future excavation.
 Couverture : Distance verticale mesurée entre la cote de la surface du terrain
naturel et la cote de la clé de voûte. La couverture latérale est la plus petite distance
entre la surface du versant et la paroi de l'excavation.
 Cintre : Support en forme d'arc réalisé au profil du tunnel et mis en
place contre la paroi pour soutenir le terrain, soit directement avec des calages,
soit par l'intermédiaire d'un blindage. Il est généralement en acier.
 Cintre lourd : Cintre réalisé à partir d'un profilé métallique
(généralement de type IPN, HEA, HEB).
 Cintre réticulé : Cintre constitué de barres d'acier à haute limite élastique
(généralement armatures pour béton armé) liaisonnées par des aciers secondaires
constituant une "réticulation"
 molettes d’un tunnelier : Outil tournant librement sur un arbre solidaire de la
tête de foration d'un tunnelier.
 extensomètre : Instrument qui mesure la variation d’une dimension linéaire.
Aussi appelé « jauge de déformation » (et improprement « jauge de contrainte »).
Souvent basé sur une technologie d’extensométrie.
 béton extrudé: mis en œuvre à l'aide de coffrages glissants.
ANNEXE B
ANNEXE B CLASSIFICATION DES ROCHES

Classifications et recommandations de l'AFTES :


De part sa longue expérience dans le domaine des travaux en souterrain, l’AFTES
est devenue une référence de base utilisée dans le monde entier.
Elle a établi un texte de recommandations portant sur le choix d'un type de
soutènement à partir de paramètres quantifiables caractérisant la roche.
La superposition de ces recommandations pour l'ensemble des critères doit permettre
per
de sélectionner le typé de soutènement le plus approprié.
D'après les particularités de notre ouvrage nous exposerons les recommandations
suivantes :

 Classification selon la résistance à la compression :

Où Rc : Résistance à laa compression (MPa).


(MP

 Classification selon le soutènement :


ANNEXE B CLASSIFICATION DES ROCHES

Légende:
X : très mal adopté bien qu'éventuellement possible
• : Particulièrement recommandé
□ : En principe possible

 Classification selon le type de roche :

Légende:
X : très mal adopté bien qu'éventuellement possible
• : Particulièrement recommandé
□ : En principe possible
Gr: avec grillage continu
ANNEXE B CLASSIFICATION DES ROCHES

Bp : avec béton projeté


Bl : avec blindage en bois ou métallique
(1):: dans la mesure où ils sont placés dans les conditions où le risque existe (circulation d'eau)
d'eau
(2):: le béton n'est recommandé qu'en absence de circulation d'eau

 Classification selon la dimension de la galerie

Pousse tube à exclure en principe pour D>4m

Légende:
D : largeur de la galerie
Bo: avec boulonnage obligatoire
Rev : avec mise en place rapprochée du revêtement définitif
X : très mal adopté bien qu'éventuellement possible
• : Particulièrement recommandé
ANNEXE B CLASSIFICATION DES ROCHES

 Classification selon la couverture du sol:


s

Légende :
Sf : Avec soutènement éventuel du front.
CN1 : R>4 Comportement élastique. CN2: 2<R<4 Comportement élasto-plastique.
élasto plastique.
CN3: R<2Comportement plastique.
Où R est le rapport entre la résistance en compression
compression uniaxiale de la roche 6c
6 , et la
contrainte géostatique
tique 6o dans le massif à l'emplacement de l'ouvrage.
X : très mal adopté bien qu'éventuellement possible.
• : Particulièrement recommandé

 Classification selon l'environnement :


ANNEXE B CLASSIFICATION DES ROCHES

Légende :
Ci : Avec cintres et éventuellement boulons pour terrains de classes R4a, R4, ou R4c
Bp : Avec béton projeté.
Act: Cintres actifs à vérins et éventuellement calages expansibles.
Inj : Injections de bourrages immédiats ou anneaux extensibles.
Bel: Avec bouclier. Enf : Avec enfilage.
Pm: Pré découpage mécanique pour terrains R2b à R5b
ANNEXE C
ANNEXE C RESULTATS DU CALCUL DE SOUTENEMENT

Figure C.1 Diagramme des déformations

UX [cm] UY [cm] UZ [cm] RX [Rad] RY [Rad] RZ [Rad]

MAX 0,2 0,0 0,0 0,0 0,001 0,0


Noeud 13 1 1 1 9 1
Cas 3 (C) 3 (C) 3 (C) 3 (C) 3 (C) 3 (C)

MIN -0,2 0,0 -0,4 0,0 -0,001 0,0


Noeud 35 1 24 1 39 1
Cas 3 (C) 3 (C) 3 (C) 3 (C) 3 (C) 3 (C)

Tableau C.1 Déformation


ANNEXE C RESULTATS DU CALCUL DE SOUTENEMENT

Figure C.2 Moments fléchissant

Figure C.3 Efforts tranchants

Figure C.3 Efforts normaux


ANNEXE C RESULTATS DU CALCUL DE SOUTENEMENT

FX [kN] FY [kN] FZ [kN] MX [kNm] MY [kNm] MZ [kNm]

MAX 2002,09 0,0 132,08 0,0 13,76 0,0


Barre 1 1 9 1 11 1
Noeud 1 1 9 1 11 1
Cas 3 (C) 3 (C) 3 (C) 3 (C) 3 (C) 3 (C)

MIN 1940,73 0,0 -132,08 0,0 -26,74 0,0


Barre 23 1 38 1 7 1
Noeud 24 1 39 1 7 1
Cas 3 (C) 3 (C) 3 (C) 3 (C) 3 (C) 3 (C)

Tableau C.2 Efforts


ANNEXE D
ANNEXE D REVETEMENT DEFINITIF

Figure D-1 Modèle de revêtement définitif

CAS 1 :a) Pp + Pterres "G"

Figure D-2 La déformée de la section du tunnel

Figure D-3 Diagramme du moment fléchissant

Figure D-4 Diagramme de l’effort tranchant


ANNEXE D REVETEMENT DEFINITIF

Figure D-5 Diagramme de l’effort normal

Calcul des déformations

Le tableau suivant donne les déplacements et les rotations suivant les trois directions.

RZ [Rad] RY [Rad] RX [Rad] UZ [mm] UY [mm] UX [mm]

0,0 0,00 0,0 -12,65 0,0 7,59 MAX


1 94 1 83 1 11 Nœud
18 (C) 18 (C) 18 (C) 18 (C) 18 (C) 18 (C) Cas

0,0 -0,00 0,0 -39,02 0,0 -7,80 MIN


1 71 1 33 1 55 Nœud
18 (C) 18 (C) 18 (C) 18 (C) 18 (C) 18 (C) Cas

Tableau D-1 déformations

Calcul des efforts

MZ [kNm] MY [kNm] MX [kNm] FZ [kN] FY [kN] FX [kN]

0,0 542,30 0,0 505,79 0,0 3293,19 MAX


1 66 1 96 1 67 Barre
1 67 1 96 1 68 Nœud
18 (C) 18 (C) 18 (C) 18 (C) 18 (C) 18 (C) Cas

0,0 -681,86 0,0 -520,37 0,0 2850,41 MIN


1 13 1 68 1 33 Barre
1 13 1 69 1 33 Nœud
18 (C) 18 (C) 18 (C) 18 (C) 18 (C) 18 (C) Cas

Tableau D-2 Efforts internes


ANNEXE D REVETEMENT DEFINITIF

CAS 1 : b) 1,35(Pp + Pterres) "1,35G"

Figure D-6 La déformée de la section du tunnel

Figure D-7 Diagramme du moment fléchissant

Figure D-8 Diagramme de l’effort tranchant

Figure D-9 Diagramme de l’effort normal


ANNEXE D REVETEMENT DEFINITIF

Calcul des déformations

Le tableau suivant donne les déplacements et les rotations suivant les trois directions.

RZ [Rad] RY [Rad] RX [Rad] UZ [mm] UY [mm] UX [mm]

0,0 0,00 0,0 -17,08 0,0 10,25 MAX


1 94 1 83 1 11 Nœud
17 (C) 17 (C) 17 (C) 17 (C) 17 (C) 17 (C) Cas

0,0 -0,00 0,0 -52,68 0,0 -10,53 MIN


1 71 1 33 1 55 Nœud
17 (C) 17 (C) 17 (C) 17 (C) 17 (C) 17 (C) Cas

Tableau D-3 déformations

Calcul des efforts

MZ [kNm] MY [kNm] MX [kNm] FZ [kN] FY [kN] FX [kN]

0,0 732,11 0,0 682,82 0,0 4445,80 MAX


1 66 1 96 1 67 Barre
1 67 1 96 1 68 Nœud
17 (C) 17 (C) 17 (C) 17 (C) 17 (C) 17 (C) Cas

0,0 -920,51 0,0 -702,50 0,0 3848,05 MIN


1 13 1 68 1 33 Barre
1 13 1 69 1 33 Nœud
17 (C) 17 (C) 17 (C) 17 (C) 17 (C) 17 (C) Cas

Tableau D-4 Efforts internes

CAS 2 : Pp + Pterres + Dièdre centré moyen Dcmoy (h = 6 m)

Figure D-10 La déformée de la section du tunnel


ANNEXE D REVETEMENT DEFINITIF

Figure D-11 Diagramme du moment fléchissant

Figure D-12 Diagramme de l’effort tranchant

Figure D-13 Diagramme de l’effort normal

Calcul des déformations

Le tableau suivant donne les déplacements et les rotations suivant les trois directions.

RZ [Rad] RY [Rad] RX [Rad] UZ [mm] UY [mm] UX [mm]

0,0 0,00 0,0 -14,57 0,0 12,15 MAX


1 43 1 83 1 12 Nœud
17 (C) 17 (C) 17 (C) 17 (C) 17 (C) 17 (C) Cas

0,0 -0,00 0,0 -53,37 0,0 -12,44 MIN


1 23 1 33 1 54 Nœud
17 (C) 17 (C) 17 (C) 17 (C) 17 (C) 17 (C) Cas

Tableau D-5 déformations


ANNEXE D REVETEMENT DEFINITIF

Calcul des efforts

MZ [kNm] MY [kNm] MX [kNm] FZ [kN] FY [kN] FX [kN]

0,0 1061,59 0,0 601,35 0,0 3980,58 MAX


1 32 1 96 1 67 Barre
1 33 1 96 1 68 Noeud
17 (C) 17 (C) 17 (C) 17 (C) 17 (C) 17 (C) Cas

0,0 -1024,14 0,0 -619,07 0,0 3269,32 MIN


1 13 1 68 1 33 Barre
1 14 1 69 1 33 Nœud
17 (C) 17 (C) 17 (C) 17 (C) 17 (C) 17 (C) Cas

Tableau D-6 Efforts internes

CAS 3 : Pp + Pterres+ Dièdre décentré moyen Ddmoy (h = 6 m)

Figure D-14 La déformée de la section du tunnel

Figure D-15 Diagramme du moment fléchissant

Figure D-16 Diagramme de l’effort tranchant


ANNEXE D REVETEMENT DEFINITIF

Figure D-17 Diagramme de l’effort normal

Calcul des déformations

Le tableau suivant donne les déplacements et les rotations suivant les trois directions.

RZ [Rad] RY [Rad] RX [Rad] UZ [mm] UY [mm] UX [mm]

0,0 0,00 0,0 -13,59 0,0 9,67 MAX


1 45 1 83 1 12 Nœud
18 (C) 18 (C) 18 (C) 18 (C) 18 (C) 18 (C) Cas

0,0 -0,00 0,0 -46,73 0,0 -10,29 MIN


1 70 1 35 1 55 Nœud
18 (C) 18 (C) 18 (C) 18 (C) 18 (C) 18 (C) Cas

Tableau D-7 déformations

Calcul des efforts

MZ [kNm] MY [kNm] MX [kNm] FZ [kN] FY [kN] FX [kN]

0,0 904,09 0,0 533,91 0,0 3709,75 MAX


1 35 1 96 1 67 Barre
1 36 1 96 1 68 Nœud
18 (C) 18 (C) 18 (C) 18 (C) 18 (C) 18 (C) Cas

0,0 -925,66 0,0 -590,17 0,0 3048,70 MIN


1 52 1 68 1 34 Barre
1 53 1 69 1 34 Nœud
18 (C) 18 (C) 18 (C) 18 (C) 18 (C) 18 (C) Cas

Tableau D-8 Efforts internes


ANNEXE D REVETEMENT DEFINITIF

Cas 4: Pp + Pterres+ Pgh gauche

Figure D-18 La déformée de la section du tunnel

Figure D-19 Diagramme du moment fléchissant

Figure D-20 Diagramme de l’effort tranchant

Figure D-21 Diagramme de l’effort normal


ANNEXE D REVETEMENT DEFINITIF

Calcul des déformations

Le tableau suivant donne les déplacements et les rotations suivant les trois directions.

RZ [Rad] RY [Rad] RX [Rad] UZ [mm] UY [mm] UX [mm]

0,0 0,00 0,0 -13,12 0,0 8,21 MAX


1 94 1 83 1 12 Nœud
19 (C) 19 (C) 19 (C) 19 (C) 19 (C) 19 (C) Cas

0,0 -0,00 0,0 -36,69 0,0 -4,19 MIN


1 71 1 33 1 56 Nœud
19 (C) 19 (C) 19 (C) 19 (C) 19 (C) 19 (C) Cas

Tableau D-9 déformations

Calcul des efforts

MZ [kNm] MY [kNm] MX [kNm] FZ [kN] FY [kN] FX [kN]

0,0 697,98 0,0 588,05 0,0 3395,95 MAX


1 66 1 64 1 67 Barre
1 67 1 65 1 68 Nœud
19 (C) 19 (C) 19 (C) 19 (C) 19 (C) 19 (C) Cas

0,0 -602,56 0,0 -545,94 0,0 2899,72 MIN


1 13 1 68 1 33 Barre
1 13 1 69 1 33 Nœud
19 (C) 19 (C) 19 (C) 19 (C) 19 (C) 19 (C) Cas

Tableau D-10 Efforts internes

Cas 5: Pp + Pterres+ Pgh

Figure D-22 La déformée de la section du tunnel


ANNEXE D REVETEMENT DEFINITIF

Figure D-23 Diagramme du moment fléchissant

Figure D-24 Diagramme de l’effort tranchant

Figure D-25 Diagramme de l’effort normal

Calcul des déformations

Le tableau suivant donne les déplacements et les rotations suivant les trois directions.

RZ [Rad] RY [Rad] RX [Rad] UZ [mm] UY [mm] UX [mm]

0,0 0,00 0,0 -13,62 0,0 4,52 MAX


1 94 1 83 1 11 Nœud
21 (C) 21 (C) 21 (C) 21 (C) 21 (C) 21 (C) Cas

0,0 -0,00 0,0 -34,37 0,0 -4,74 MIN


1 71 1 33 1 54 Nœud
21 (C) 21 (C) 21 (C) 21 (C) 21 (C) 21 (C) Cas

Tableau D-11 déformations


ANNEXE D REVETEMENT DEFINITIF

Calcul des efforts

MZ [kNm] MY [kNm] MX [kNm] FZ [kN] FY [kN] FX [kN]

0,0 693,15 0,0 608,31 0,0 3441,56 MAX


1 66 1 64 1 67 Barre
1 67 1 65 1 68 Nœud
21 (C) 21 (C) 21 (C) 21 (C) 21 (C) 21 (C) Cas

0,0 -564,16 0,0 -598,85 0,0 2949,45 MIN


1 81 1 1 1 33 Barre
1 82 1 1 1 33 Nœud
21 (C) 21 (C) 21 (C) 21 (C) 21 (C) 21 (C) Cas

Tableau D-12 Efforts internes

Cas 6: Pp + Pterres+ Pgv + Pgh gauche

Figure D-26 La déformée de la section du tunnel

Figure D-27 Diagramme du moment fléchissant


ANNEXE D REVETEMENT DEFINITIF

Figure D-28 Diagramme de l’effort tranchant

Figure D-29 Diagramme de l’effort normal

Calcul des déformations

Le tableau suivant donne les déplacements et les rotations suivant les trois directions.

RZ [Rad] RY [Rad] RX [Rad] UZ [mm] UY [mm] UX [mm]

0,0 0,00 0,0 3,04 0,0 7,46 MAX


1 94 1 83 1 10 Nœud
20 (C) 20 (C) 20 (C) 20 (C) 20 (C) 20 (C) Cas

0,0 -0,00 0,0 -24,48 0,0 -4,33 MIN


1 71 1 33 1 61 Nœud
20 (C) 20 (C) 20 (C) 20 (C) 20 (C) 20 (C) Cas

Tableau D-13 déformations

Calcul des efforts

MZ [kNm] MY [kNm] MX [kNm] FZ [kN] FY [kN] FX [kN]

0,0 1151,98 0,0 844,56 0,0 3515,08 MAX


1 65 1 96 1 66 Barre
1 66 1 97 1 67 Nœud
20 (C) 20 (C) 20 (C) 20 (C) 20 (C) 20 (C) Cas

0,0 -821,35 0,0 -876,47 0,0 2986,81 MIN


1 83 1 68 1 33 Barre
1 83 1 68 1 33 Nœud
20 (C) 20 (C) 20 (C) 20 (C) 20 (C) 20 (C) Cas

Tableau D-14 Efforts internes


ANNEXE D REVETEMENT DEFINITIF

Cas7: Pp + Pterres+ Pgv + Pgh

Figure D-30 La déformée de la section du tunnel

Figure D-31 Diagramme du moment fléchissant

Figure D-32 Diagramme de l’effort tranchant

Figure D-33 Diagramme de l’effort normal


ANNEXE D REVETEMENT DEFINITIF

Calcul des déformations

Le tableau suivant donne les déplacements et les rotations suivant les trois directions.

RZ [Rad] RY [Rad] RX [Rad] UZ [mm] UY [mm] UX [mm]

0,0 0,00 0,0 2,54 0,0 4,45 MAX


1 94 1 83 1 4 Nœud
22 (C) 22 (C) 22 (C) 22 (C) 22 (C) 22 (C) Cas

0,0 -0,00 0,0 -22,16 0,0 -4,45 MIN


1 71 1 33 1 61 Nœud
22 (C) 22 (C) 22 (C) 22 (C) 22 (C) 22 (C) Cas

Tableau D-15 déformations

Calcul des efforts

MZ [kNm] MY [kNm] MX [kNm] FZ [kN] FY [kN] FX [kN]

0,0 1142,89 0,0 870,29 0,0 3557,87 MAX


1 66 1 96 1 66 Barre
1 67 1 97 1 67 Nœud
22 (C) 22 (C) 22 (C) 22 (C) 22 (C) 22 (C) Cas

0,0 -811,39 0,0 -878,48 0,0 3036,55 MIN


1 82 1 68 1 33 Barre
1 82 1 68 1 33 Nœud
22 (C) 22 (C) 22 (C) 22 (C) 22 (C) 22 (C) Cas

Tableau D-16 Efforts internes

Cas sismique:"1,2G"

Figure D-34 La déformée de la section du tunnel


ANNEXE D REVETEMENT DEFINITIF

Figure D-35 Diagramme du moment fléchissant

Figure D-36 Diagramme de l’effort tranchant

Figure D-37 Diagramme de l’effort normal

Calcul des déformations

Le tableau suivant donne les déplacements et les rotations suivant les trois directions.

RZ [Rad] RY [Rad] RX [Rad] UZ [mm] UY [mm] UX [mm]

0,0 0,00 0,0 -17,86 0,0 10,73 MAX


1 94 1 83 1 11 Nœud
9 (C) 9 (C) 9 (C) 9 (C) 9 (C) 9 (C) Cas

0,0 -0,00 0,0 -55,32 0,0 -11,02 MIN


1 71 1 33 1 55 Nœud
9 (C) 9 (C) 9 (C) 9 (C) 9 (C) 9 (C) Cas

Tableau D-17 déformations


ANNEXE D REVETEMENT DEFINITIF

Calcul des efforts

MZ [kNm] MY [kNm] MX [kNm] FZ [kN] FY [kN] FX [kN]

0,0 780,35 0,0 723,03 0,0 4691,87 MAX


1 66 1 96 1 67 Barre
1 67 1 96 1 68 Nœud
9 (C) 9 (C) 9 (C) 9 (C) 9 (C) 9 (C) Cas

0,0 -965,27 0,0 -743,71 0,0 4093,29 MIN


1 12 1 68 1 33 Barre
1 13 1 69 1 33 Nœud
9 (C) 9 (C) 9 (C) 9 (C) 9 (C) 9 (C) Cas

Tableau D-18 Efforts internes

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