TITRE V
DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ZONES
NATURELLES
Les zones naturelles et forestières sont dites « zones N ». Peuvent être classés en zone
naturelle et forestière les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison
soit de la qualité des sites, des milieux naturels, des paysages et de leur intérêt,
notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique, soit de l'existence d'une
exploitation forestière, soit de leur caractère d'espaces naturels.
En zone N peuvent être délimités des périmètres à l'intérieur desquels s'effectuent les
transferts des possibilités de construire prévus à l'article L. 123-4. Les terrains présentant
un intérêt pour le développement des exploitations agricoles et forestières sont exclus de
la partie de ces périmètres qui bénéficie des transferts de coefficient d'occupation des
sols.
En dehors des périmètres définis à l'alinéa précédent, des constructions peuvent être
autorisées dans des secteurs de taille et de capacité d'accueil limitées, à la condition
qu'elles ne portent atteinte ni à la préservation des sols agricoles et forestiers ni à la
sauvegarde des sites, milieux naturels et paysages.
Code de l'urbanisme. Art. * R. 123-6 (D. no2001-260, 27 mars 2001, art. 1er)
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ZONE NATURELLE A PROTEGER
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Zone N
Caractère de la zone
Cette zone constitue une zone naturelle, équipée ou non, à protéger en raison de la qualité
des sites, milieux naturels et paysages.
Elle englobe trois unités à vocation spécifique au regard du niveau de protection exigé et
des potentialités existantes ou pouvant être créées.
* un secteur Nh, dans lequel des constructions peuvent être admises dans les conditions
fixées par l'article R.123-6 du code de l'urbanisme, dernier alinéa, reproduit page
précédente; le secteur Nh, qui est susceptible de recevoir un nombre limité de nouvelles
constructions, en continuité d’une urbanisation déjà amorcée, sans porter atteinte à la
vocation de la zone naturelle, recouvre des terrains partiellement bâtis, dont la
conservation est nécessaire à la vie de la commune
(Dans les secteurs mentionnés au troisième alinéa de l'article R. 123-6 (de capacité et
superficie limitées), le règlement prévoit les conditions de densité des constructions
permettant d'assurer l'insertion de ces constructions dans l'environnement et compatibles
avec le maintien du caractère paysagé naturel de la zone)
* un secteur Nr, de transition avec l’espace agricole : zone à caractère naturel à protéger
présentant une activité agricole et des constructions. Le règlement doit permettre le maintien de
l’activité existante en excluant de nouvelles installations.
* un secteur NP, strictement protégé en raison de la qualité remarquable des sites et
paysages et du risque d’incendie ou d’érosion lié au défrichement des zones de pentes
boisées.
PLAN LOCAL D’URBANISME REGLEMENT 2
TYPES D’OCCUPATION OU D’UTILISATION DU SOL SOUMIS A AUTORISATION
OU A DECLARATION EN RAISON DE LA MISE EN APPLICATION DU P.L.U.
1°) Les démolitions sont soumises à autorisation dans les périmètres délimités en
application de l’article L 123-1-7° du code de l’urbanisme (R 421-28°) ;
2°) l’édification de clôtures est soumise à déclaration préalable dans les périmètres
délimités en application de l’article L 1234-1-7° du code de l’urbanisme (R 421-12-c).
3°) Les coupes et abattages d'arbres sont soumis à autorisation conformément aux
dispositions de l'article L 130-1 du Code de l'Urbanisme.
SECTION 1 - NATURE DE L’OCCUPATION ET DE L’UTILISATION DU SOL
ARTICLE N.1 - OCCUPATIONS ET UTILISATIONS DU SOL INTERDITES
Dans le secteur NP, toutes constructions ou installations sont interdites, à l'exception de
celles citées à l'article N 2, paragraphes 1 et 2.
Sur le reste de la zone toute utilisation ou occupation du sol qui n'est pas visée à l'article N
2.
ARTICLE N.2 - OCCUPATIONS ET UTILISATIONS DU SOL SOUMISES A DES
CONDITIONS PARTICULIERES
A condition que les voies publiques et réseaux d’eau, d’électricité et d’assainissement
existant à la périphérie immédiate de chaque unité de la zone, aient une capacité
suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l’ensemble de la dite unité,
sont admis :
1) Les bâtiments, installation et équipements d’infrastructures nécessaires aux réseaux
(eau potable, assainissement, téléphone et électricité) et les ouvrages nécessités par
l’hygiène et la sécurité publique.
2) Les affouillements et exhaussements de sols, lorsqu’ils sont destinés :
- aux recherches minières ou géologiques, ainsi qu'aux fouilles archéologiques,
- à la réalisation d'ouvrages techniques nécessaires au fonctionnement des réseaux
de distribution, de collecte ou d'assainissement.
3) Les affouillements et exhaussements de sols destinés à satisfaire les besoins en eau de
l’exploitation agricole ou destinés à une activité de loisir.
4) L’aménagement, y compris en cas de changement de destination, l’extension des
constructions existantes et la création d’annexes ( garages, abris, piscines…) dans la
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limite de 30% de la surface hors œuvre nette, ( S.H.O.N. de référence à la date
d’approbation) sous réserve de respecter le caractère architectural des bâtiments
existants. Afin de favoriser l’agrandissement et la mise aux normes des maisons
d’habitation de superficie restreinte, la limite des 30 % ne leur est opposable que si leur
SHON totale après travaux doit excéder 140 m².
5) Les abris légers destinés à l’hébergement et au fourrage des animaux à condition que
toutes les dispositions soient prises pour leur intégration dans le paysage.
6) Sont en outre admis à condition :
- qu'elles ne portent atteinte ni à la préservation des sols agricoles et forestiers, ni à la
sauvegarde des sites, milieux naturels et paysages
- que l'aspect extérieur des constructions s'intègre dans les paysages naturels et bâtis
environnants.
a) dans le secteur NH :
- Les constructions nouvelles à usage d’habitation et leurs annexes,
conformément à l'article R.123-8 du code de l'urbanisme, dernier alinéa,
b) dans le secteur Nr :
Les constructions et installations nécessaires aux exploitations agricoles
existantes, sous réserve que leur implantation soit conforme aux prescriptions
relatives à l'hygiène en milieu rural.
SECTION 2 - CONDITIONS DE L’OCCUPATION DU SOL
ARTICLE N.3 - CONDITIONS DE DESSERTE DES TERRAINS PAR LES VOIES
PUBLIQUES OU PRIVEES ET D'ACCES AUX VOIES OUVERTES AU
PUBLIC.
-1- Voirie
Les voies publiques ou privées doivent avoir des caractéristiques adaptées à
l’approche du matériel de lutte contre l’incendie. En outre, leurs dimensions, formes et
caractéristiques techniques doivent être adaptés aux usages qu’elles supportent ou
aux opérations qu’elles doivent desservir.
-2- Accès
Les constructions et installations autorisées doivent avoir accès à une voie publique ou
privée, soit directement, soit par passage aménagé sur les fonds voisins,
éventuellement obtenu dans les conditions fixées par l’article 682 du Code Civil.
Les accès sur les voies publiques doivent être aménagés en fonction de l’importance
du trafic des dites voies et présenter des caractéristiques permettant de satisfaire aux
exigences de la sécurité, de la protection civile et de la défense contre l’incendie.
Le long des voies classées dans la voirie départementale, les accès sont limités à un
seul par propriété. Ils sont interdits lorsque le terrain est desservi par une autre voie.
Cette interdiction pourra exceptionnellement ne pas être respectée lorsque la sécurité
des usagers est en cause, sous réserve de l'accord écrit de l'autorité ou du service
gestionnaire de la voie concernée.
Pour les clôtures situées à proximité immédiate des accès aux établissements et des
carrefours, des voies ouvertes à la circulation doivent être établies de telle sorte
qu'elles ne créent pas de gêne pour la circulation publique, notamment en diminuant la
visibilité.
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ARTICLE N.4 - CONDITIONS DE DESSERTE DES TERRAINS PAR LES RESEAUX
PUBLICS ET DE REALISATION D'UN ASSAINISSEMENT NON
COLLECTIF
-1- Eau potable
Toute construction ou installation qui requiert une desserte en eau potable doit être
alimentée par branchement sur une conduite publique de distribution de caractéristiques
suffisantes, située au droit du terrain d'assiette.
-2- Assainissement
- a - Eaux usées
A défaut de pouvoir être évacuées au réseau public d'assainissement, les eaux
usées de toute nature devront être traitées et évacuées conformément aux règles
sanitaires en vigueur.
L'autorité chargée de l'application de la réglementation d'hygiène peut exiger
qu'une étude d'assainissement soit effectuée préalablement à toute autorisation.
- b- Eaux pluviales
:Les aménagements réalisés sur les terrains doivent garantir l’écoulement des
eaux pluviales dans le réseau collecteur s’il existe au droit du terrain d’assiette. En
l’absence de réseau, les constructions ou installations sont autorisées sous réserve que le
constructeur réalise à sa charge les aménagements permettant l’écoulement ou
l’absorption des eaux pluviales.
-3- Autres réseaux
Toute construction doit être alimentée en électricité dans des conditions répondant à ses
besoins sur une ligne publique de distribution de caractéristique suffisantes, située au droit
du terrain d'assiette ; toutefois, il peut être prévu un raccordement en application des
dispositions relatives aux équipements propres établies par l'article L 332- 15, 3ème alinéa
du code de l'urbanisme. Il est rappelé que ledit raccordement ne peut excéder 100 mètres.
ARTICLE N.5 - SUPERFICIE MINIMALE DES TERRAINS CONSTRUCTIBLES
Aucune superficie minimale n’est imposée. Néanmoins, il est rappelé que pour toute
construction ou installation nécessitant un dispositif d'assainissement non collectif
conformément aux dispositions de l'article N 4-2 ci-dessus, les caractéristiques du terrain
d’assiette (surface, forme, pente, etc.) et la nature du sol, doivent être conformes aux
besoins de la filière autorisée.
ARTICLE N.6 - IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX VOIES
ET EMPRISES PUBLIQUES
- a - Disposition générale
Les constructions doivent être implantées à 15 mètres au moins de l'axe des voies
publiques, sauf dans les cas suivants :
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- b- Dispositions particulières
Des implantations ne respectant pas les retraits minima prévus au § ci-dessus
peuvent être admises, si les conditions de sécurité le permettent :
- pour les extensions de bâtiments existants édifiés à l’intérieur de la marge de
recul obligatoire à condition de respecter un retrait au moins égal à celui de la
construction existante;
- si elles sont justifiées par le caractère de l’existant (secteurs Nh)
- pour les ouvrages techniques et les travaux exemptés de permis de construire
nécessaires au fonctionnement des divers réseaux.
ARTICLE N.7 - IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX LIMITES
SEPARATIVES
Les constructions doivent être implantées à une distance des limites séparatives au moins
égale à 3 mètres, sauf dans les cas suivants, où les constructions peuvent être implantées
sur les limites séparatives :
- lorsqu'il s'agit de prolonger un bâtiment existant, lui-même édifié sur la limite
séparative, ou d'améliorer la conformité de l'implantation d'un bâtiment existant qui ne
respecterait pas la distance minimale fixée ci-dessus.
- pour les bâtiments annexes tels que garages, remises, abris, à condition que la
hauteur totale de la construction n'excède pas 3.50 mètres.
- lorsqu'elles sont à usage d'équipement collectif d'infrastructure.
ARTICLE N.8 - IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS LES UNES PAR RAPPORT
AUX AUTRES SUR UNE MEME PROPRIETE
Les bâtiments non contigus construits sur une même propriété doivent être édifiés de telle
manière que la distance comptée horizontalement de tout point d'un bâtiment, au point le
plus proche d'un autre bâtiment , soit au moins égale à la différence d'altitude entre ces
deux points sans pouvoir être inférieure à trois mètres ( 3 mètres).
ARTICLE N.9 - EMPRISE AU SOL
Pour les zones Nh l’emprise au sol des constructions de toute nature ne peut excéder 20%
de la superficie du terrain de la superficie du terrain d’implantation.
Non réglementée pour le reste de la zone.
Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux ouvrages d’équipement
collectif d’infrastructure, aux ouvrages techniques ni aux travaux exemptés de permis de
construire nécessaires au fonctionnement des divers réseaux.
ARTICLE N.10 - HAUTEUR MAXIMUM
1 - Constructions nouvelles à usage d'habitation autorisées que dans le secteur NH
a) Définition
La hauteur des constructions est la différence de niveau entre le sol naturel avant
travaux et l'égout du toit.
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Sur terrain plat, elle est mesurée le long de chaque façade de la construction.
Lorsque le terrain naturel est en pente, et afin d’en favoriser l’intégration dans le site
environnant (notamment en crête), la hauteur est mesurée à la partie médiane de
chaque tranche de 5 mètres de longueur de la façade le long de laquelle la pente est
la plus accentuée.
b) Règle
La hauteur des constructions nouvelles ne peut excéder celle des constructions les
plus proches sans toutefois être supérieure à 7 mètres. Une tolérance de un mètre
peut être admise pour améliorer l'intégration de la construction à son environnement
naturel et bâti.
2 - Extension et réfection de constructions existantes
La hauteur à l'égout du toit ne doit pas excéder celle du bâtiment initial de plus d'un
mètre (1 m).
3 - Les bâtiments annexes
Les bâtiments destinés à l’abri des animaux et le stockage de leur alimentation devront
être édifiés sur un seul niveau et respecter une hauteur maximale de 7 mètres au
faîtage.
4 - La hauteur n'est pas réglementée dans les autres cas.
ARTICLE N.11 - ASPECT EXTERIEUR
A / Dispositions générales
Les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions, ou l'aspect
extérieur des bâtiments à édifier ou à modifier, ne devront pas être de nature à porter
atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages
naturels ou urbains, ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales.
B / Prescriptions particulières
1 - Constructions à usage d'habitation ou assimilées :
Les constructions doivent présenter une simplicité de volume, une unité d'aspect
et de matériaux compatibles avec le respect du caractère de l'architecture et du
paysage local.
a) Façades :
L’aspect des façades devra être conforme au caractère original de
l’architecture locale notamment avec l’utilisation d’enduits dans le ton des
sables locaux. Celles ci devront présenter un aspect fini qui exclu l’emploi à nu
de tôle galvanisée ou des matériaux fabriqués en vue d’être recouverts d’un
parement ou d’un enduit tels que briques creuses, parpaings…
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b) Toitures :
Les constructions doivent être terminées par des toitures en pente, mises en
œuvre conformément aux règles de l’art, la pente et la nature des matériaux
devront respecter le caractère des lieux avoisinants.
Une réalisation différente en termes de pente ou l’utilisation de matériaux de
couverture autre que ceux cités ci-dessus peut être autorisée dans les cas
suivants :
- lorsque le parti architectural ou technique le justifie,
- pour les restaurations de toitures existantes,
- lorsque des capteurs d’énergie solaire sont utilisés.
c) Les bâtiments annexes :
L’emploi à nu de tôle galvanisée ou des matériaux fabriqués en vue d’être
recouverts d’un parement ou d’un enduit tels que briques creuses,
parpaings… est interdit.
d) Les clôtures :
Les clôtures et portails devront être conçus et traités avec simplicité en se
rapprochant autant que possible du caractère traditionnel ou ouvrages
similaires existant dans le voisinage. Les clôtures en béton préfabriquées sont
interdites. La hauteur des clôtures est limitée à un mètre cinquante (1 mètre
50).
Les ouvrages grillagés devront être doublés d’une haie bocagère réalisée de
préférence avec des essences locales.
2 - Constructions d'équipement collectif d'infrastructure :
La forme des bâtiments sera simple et extérieurement justifiée par les impératifs
techniques liés à la nature de la construction.
3 - Bâtiments destinés à l’hébergement et au stockage de nourriture pour les
animaux :
La forme des bâtiments sera simple et extérieurement justifiée par les impératifs
techniques liés à la nature de la construction, ils devront en outre présenter un
aspect fini qui exclu l’emploi à nu de tôle galvanisée.
ARTICLE N.12 – STATIONNEMENT
Le stationnement des véhicules correspondant aux besoins des constructions ou
installations doit être assuré en dehors des voies ouvertes à la circulation publique.
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ARTICLE N.13 - ESPACES LIBRES ET PLANTATIONS - ESPACES BOISES CLASSES
1- Espaces libres et plantations
Les espaces libres de toute construction ainsi que les délaissés des aires de
stationnement doivent être aménagés en espaces verts.
Les aires de stationnement doivent être plantées à raison de un arbre pour quatre
places.
2- Espaces boisés classés
Sans objet.
3 - Dispositions particulières applicables aux éléments remarquables du paysage
identifiés conformément à l'article L 123.1.7ème du code de l'Urbanisme.
Les boisements, les parcs et alignements d'arbres repérés au plan comme éléments
remarquables du paysage, les coupes et abattages d'arbres ne sont admis que pour
des motifs liés à la santé et à la vie de l'arbre, ou pour des aménagements et
équipements nécessaires à la circulation publique.
Les sujets détruits à l'occasion de travaux doivent être remplacés. Les nouveaux sujets
devront être conformes aux essences naturellement présentes sur le site.
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SECTION 3 - POSSIBILITES MAXIMALES D’OCCUPATION DU SOL
ARTICLE N.14 - COEFFICIENT D’OCCUPATION DU SOL (C.O.S.)
Non réglementé.
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