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Chapitre 14 : Développements
limités
Dans tout le chapitre, I désigne un intervalle, et a un point de I.

I Généralités

A) Définitions

Définition :
Soit f : I Ñ R, n P N.
On dit que f admet un développement limité (DL) à l’ordre n en a lorsqu’il existe des réels λ0 , λ1 , . . . λn
et une fonction ε : I Ñ R qui tend vers 0 en a tels que :

@x P I, f (x) = λ0 + λ1 (x ´ a) + λ2 (x ´ a)2 + ¨ ¨ ¨ + λn (x ´ a)n + (x ´ a)n ε(x) (14.1)

Autrement dit :
Lorsqu’il existe λ0 , λ1 , . . . λn P R tels que, au voisinage de a :

f (x) = λ0 + λ1 (x ´ a) + λ2 (x ´ a)2 + ¨ ¨ ¨ + λn (x ´ a)n + o((x ´ a)n ) (14.2)

Ou encore lorsqu’il existe λ0 , λ1 , . . . λn P R tels que :

f (a + u) = λ0 + λ1 u + λ2 u2 + ¨ ¨ ¨ + λn un + o(un ) au voisinage de 0 (14.3)

Ainsi, la notion de DL à l’ordre n en a pour f : x ÞÑ f (x) revient à la notion de DL à l’ordre n en 0


pour f : u ÞÑ f (a + u).

Exemple :
x2
‚ L’égalité cos x = 1 ´ 2 + o(x2 ) constitue un DL à l’ordre 2 en 0 de la fonction cosinus.
π
‚ On veut un DL à l’ordre 2 en 4 de cosinus :
? ?
π 2 2 x2
cos( + x) = (cos x ´ sin x) = (1 ´ + o(x2 ) ´ (x + o(x2 )))
4 ?2 2 2 (14.4)
2 x2
= (1 ´ x ´ + o(x2 ))
2 2

‚ DL à l’ordre 3 en 0 de la fonction x ÞÑ ex + x3 sin x :

x2 x3
ex + x3 sin x = (1 + x + + + o(x3 )) + o(x3 )
2! 3! (14.5)
x2 x3
=1+x+ + + o(x3 )
2! 3!

MPSI Mathématiques 1 Ismaël Bouya


Analyse réelle et complexe
I. GÉNÉRALITÉS CHAPITRE 14. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS

$
& e´ x16

si x ‰ 0
‚ DL à l’ordre 5 en 0 de la fonction f : x Ñ
%0 si x = 0

f (x) = 0 + o(x5 ) = o(x5 ) (14.6)

(Vrai à n’importe quel ordre)

B) Théorème d’unicité des coefficients d’un DL

Théorème :
Soit f : I Ñ R, n P N. Si f admet un DL à l’ordre n en a, alors les coefficients de ce DL sont déterminés
$
& λ0 , λ 1 , . . . λ n

de manière unique, c’est-à-dire que si sont des réels tels que, au voisinage de 0 :
% µ0 , µ 1 , . . . µ n

f (a + u) = λ0 + uλ1 + ¨ ¨ ¨ + un λn + o(un ) (14.7)


et
f (a + u) = µ0 + uµ1 + ¨ ¨ ¨ + un µn + o(un ) (14.8)

Alors @i P J0, nK, λi = µi

Démonstration :
Soient ε, η deux fonctions qui tendent vers 0 telles que :

@u P J, λ0 + λ1 u + ¨ ¨ ¨ + λn un + un ε(u) = µ0 + µ1 u + ¨ ¨ ¨ + µn un + un η(u) (14.9)

Où J = tu P R, a + u P Iu.
Alors, en prenant u = 0 dans (14.9), on obtient déjà λ0 = µ0 .
En reportant et en simplifiant par u (si non nul), on obtient :

@u P Jz t0u , λ1 + ¨ ¨ ¨ + λn un´1 + un´1 ε(u) = µ1 + ¨ ¨ ¨ + µn un´1 + un´1 η(u) (14.10)

En faisant tendre u vers 0, on obtient alors λ1 = µ1 …


…on répète l’opération. Donc :

@u P Jz t0u , λn´1 + λn u + uε(u) = µn´1 + µn u + uη(u) (14.11)

Donc λn´1 = µn´1 .


Donc @u P Jz t0u , λn + ε(u) = µn + η(u), donc λn = µn .

C) Troncature d’un DL

Proposition :
Soit f : I Ñ R, n P N. Si f admet un DL à l’ordre n en a, alors, pour tout p P J0, nK, f admet un DL à
l’ordre p en a, obtenu par troncature.

MPSI Mathématiques 2
Analyse réelle et complexe
CHAPITRE 14. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS II. DL ET DÉRIVATION

En effet : ‚ Pour p = n, ok

‚ Sinon, p ă n :

f (a + u) = λ0 + λ1 u + ¨ ¨ ¨ + λp up + λp+1 up+1 + ¨ ¨ ¨ + λn un + un ε(u)


looooooooooooooooooooomooooooooooooooooooooon (14.12)
= up (λp+1 u + ¨ ¨ ¨ + λn un´p + un´p ε(u))
looooooooooooooooooooooomooooooooooooooooooooooon
Ñ0
= o(up )

II DL et dérivation

Proposition :
Soit f : I Ñ R ; f a un DL à l’ordre 0 en a si et seulement si f est continue en a, et dans ce cas ce DL
est f (a + u) = f (a) + ε(u), où ε tend vers 0 en 0.

En effet : ‚ Si f est continue en a, alors f (a + u) ´ f (a) ÝÝÝÑ 0, donc f (a + u) = f (a) + o(1).


uÑ0

‚ Si f admet un DL à l’ordre 0 en a, il s’écrit f (a + u) = λ0 + o(1), donc f (a + u) ÝÝÝÑ λ0 , donc f


aÑ0
est continue en a, et f (a) = λ0 .

Proposition :
Soit f : I Ñ R ; f admet un DL à l’ordre 1 en a si et seulement si f est dérivable en a, et dans ce cas
ce DL est f (a + u) = f (a) + uf 1 (a) + o(u)

En effet : ‚ Si f admet un DL à l’ordre 1 en a, alors f (a + u) = λ0 + λ1 u + uε(u)


f (a+u)´f (a)
Donc avec u = 0, λ0 = f (a), et pour u ‰ 0, u = λ1 + ε(u) ÝÝÝÑ λ1 .
uÑ0

‚ Si f est dérivable en a, on a vu que l’égalité est vraie.

Attention : Il est faux cependant qu’on ait un tel rapport pour les ordres supérieurs à 2.
Exemple :
Soit f : R ÝÑ R
$ .
& x3 sin 1

si x ‰ 0
x
x ÞÝÑ
%0 si x = 0

Alors f admet un DL à l’ordre 2 en 0.


f (x) = o(x2 ) (14.13)

Donc f admet un DL à l’ordre 1 en 0 qui s’écrit f (x) = o(x), donc f est dérivable en 0 et f 1 (0) = 0.
Est-elle deux fois dérivable en 0 ?
Pour x ‰ 0, f 1 (x) = 3x2 sin x1 ´ x cos x1
1 1 1 1
Donc f (x)´f
x´0
(0)
= 3x sin ´ cos
x
looomooon x
loomoon
Ñ0 pas de limite
Donc f n’est pas deux fois dérivable en 0.
Cependant :
Soit n P N.

MPSI Mathématiques 3
Analyse réelle et complexe
III. « OPÉRATIONS SUR LES DL » CHAPITRE 14. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS

Soit f de classe C n sur I. Alors f admet en tout point a de I un DL à l’ordre n, qui est donné par la
formule de Taylor–Young :

f (2) (a) 2 f (n) (a) n


f (a + u) = f (a) + f 1 (a) ˆ u + u + ¨¨¨ + u + o(un ) (14.14)
2! n!

Exercice :
Soit f : R ÝÑ R . Montrer que f est une bijection de R dans R dont la réciproque est de classe
x ÞÝÑ x3 + x
C 8 . Déterminer f ´1 (0), (f ´1 )1 (0), (f ´1 )2 (0), (f ´1 )3 (0).
Déjà f est bijective, de classe C 8 et de dérivée ne s’annulant pas. Donc f ´1 est de classe C 8 .
Comme f ´1 est de classe C 8 , elle admet un DL à l’ordre 3 en 0 :

f ´1 (x) = a0 + a1 x + a2 x2 + a3 x3 + x3 ε(x) (14.15)


et
(f ´1 )(k) (0)
@k P J0, 3K, ak = . (14.16)
k!
Pour tout réel x, on a :
f ´1 (f (x)) = x = x + o(x3 ) d’une part.
et
f ´1 (f (x)) = a0 + a1 (x + x3 ) + a2 (x + x3 )2 + a3 (x + x3 )3 + (x + x3 )3 ε(x + x3 ) (14.17)

Soit

f ´1 (f (x)) = a0 + a1 x + a1 x3 + a2 x2 + o(x3 ) + a3 x3 + o(x3 ) + x3 (1 + x2 )3 ε(x


loooomoooon + x3 )
loooomoooon (14.18)
Ñ1 Ñ0
looooooooooooomooooooooooooon
=o(x3 )

Donc f ´1 (f (x)) = a0 + a1 x + a2 x2 + (a1 + a3 )x3 + o(x3 )


Donc a0 = 0, a1 = 1, a2 = 0, a3 = ´1
Donc f ´1 (0) = 0, (f ´1 )1 (0) = 1, (f ´1 )2 (0) = 0, (f ´1 )3 (0) = 3! ˆ (´1) = ´6

III « Opérations sur les DL »

A) « Retour à 0 »

On rappelle que x ÞÑ f (x) a un DL à l’ordre n en a si et seulement si u ÞÑ f (u + a) a un DL à l’ordre


n en 0.
Exemple :
DL à l’ordre 3 en 1 de exp.
Pour tout u P R :
u2 u3
e1+u = e ˆ eu = e + eu + e + e + eu3 ε(u) (14.19)
2 6
où ε(u) ÝÝÝÑ 0.
uÑ0

B) Somme, produit par un réel

MPSI Mathématiques 4
Analyse réelle et complexe
CHAPITRE 14. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS III. « OPÉRATIONS SUR LES DL »

Proposition :
Soient f, g : I Ñ R, λ P R
Si f et g admettent un DL à l’ordre n en a, alors λf et f + g aussi, et les parties principales des DL de
λf et f + g sont obtenues en faisant respectivement le produit de la partie principale du DL de f par
λ, et en faisant la somme des parties principales des DL de f et g.

Démonstration (sans introduire les notations) :


On a :

a0 + a1 x + ¨ ¨ ¨ + an xn +xn ε(x)
f (a + x) = looooooooooooomooooooooooooon (14.20)
P (x)

n n
g(a + x) = bloooooooooooomoooooooooooon
0 + b1 x + ¨ ¨ ¨ + bn x +x η(x) (14.21)
Q(x)

Donc :
n n
(f (a + x) + g(a + x) = P (x) + Q(x) + x η(x) + x
loomoon ε(x)
loomoon (14.22)
=o(xn ) =o(xn )

Exemple :
On a

x2 x3
ex = 1 + x + + + o(x3 ) (14.23)
2! 3!
x2
cos x = 1 ´ + o(x3 ) (14.24)
2
x3
Donc ex + cos x = 2 + x + 6 + o(x3 ).
x2 x3
Et ex + 2 cos x = 3 + x ´ 2 + 6 + o(x3 )

C) Produit de deux DL
Exemple :
On a :
? 1 1 1
1 + x = 1 + x ´ x2 + x3 + o(x3 ) (14.25)
2 8 16
x3 3
sin x = x ´ + o(x ) (14.26)
6
Donc :
? x3 1 1 1
sin x 1 + x = (x ´ + o(x3 ))(1 + x ´ x2 + x3 + o(x3 ))
6 2 8 16
x3 1 1
=x´ + x2 ´ x3 + o(x3 ) (14.27)
6 2 8
x2 7x3
=x+ ´ + o(x3 )
2 24

Proposition :
Si deux fonctions f et g admettent un DL à l’ordre n en a, alors f ˆ g admet un DL à l’ordre n
en a, obtenu en ne conservant que les termes de degré ď n dans le produit des parties principales
(polynomiales) des DL de f et g.

MPSI Mathématiques 5
Analyse réelle et complexe
III. « OPÉRATIONS SUR LES DL » CHAPITRE 14. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS

Démonstration (sans introduire les notations) :


On a :
n n
f (a + x) = a 0 + a1 x + ¨ ¨ ¨ + an x +x ε(x)
looooooooooooomooooooooooooon (14.28)
P (x)

n n
0 + b1 x + ¨ ¨ ¨ + bn x +x η(x)
g(a + x) = bloooooooooooomoooooooooooon (14.29)
Q(x)

Donc :
P (x)xn η(x) + Q(x)x
f (a + x)g(a + x) = P (x)Q(x) + loooooomoooooon n
ε(x) + x
loooooomoooooon
n n
x ε(x)η(x)
looooooomooooooon (14.30)
o(xn ) o(xn ) =o(x2n )=o(xn )

D) Composition de DL
Exemple :
On a :
x2 xn
ex = 1 + x + + ¨¨¨ + + xn ε(x) (14.31)
2! n!
où ε(x) ÝÝÝÑ 0.
xÑ0
Donc
x2 xn
e´x = 1 ´ x + + ¨ ¨ ¨ + (´1)n + xn (´1) n
ε(´x) (14.32)
2! n! loooooomoooooon
Ñ0
´x
On a donc obtenu le DL à l’ordre n en 0 de x ÞÑ e .

Théorème :
Soient f : I Ñ R, a P I
Soit g : J Ñ R où J est tel que f (I) Ă J
Si f a un DL à l’ordre n en a, et g un DL à l’ordre n en f (a), alors g ˝ f a un DL à l’ordre n en a,
donné dans la démonstration.

Démonstration :
On a :
2 n n
f (a + x) = looλ 0 on +λ1 x + λ2 x + ¨ ¨ ¨ + λn x + x ε(x), où ε(x) ÝÝÝÑ 0 (14.33)
xÑ0
mo
f (a)

g(λ0 + u) = µ0 + µ1 u + µ2 u2 + ¨ ¨ ¨ + µn un + un η(u), où η(u) ÝÝÝÑ 0 (14.34)


uÑ0

Donc

λ1 x + λ2 x2 + ¨ ¨ ¨ + λn xn + xn ε(x))
g(f (a + x)) = g(λ0 + loooooooooooooooooooooomoooooooooooooooooooooon
u

= µ0 + µ1 (λ1 x + λ2 x + ¨ ¨ ¨ + λn xn + xn ε(x))
2

+ µ2 (λ1 x + λ2 x2 + ¨ ¨ ¨ + λn xn + xn ε(x))2 + ¨ ¨ ¨
(14.35)
+ µn (λ1 x + λ2 x2 + ¨ ¨ ¨ + λn xn + xn ε(x))n
2 n n n 2 n n
+ (λ 1 x + λ2 x + ¨ ¨ ¨ + λn x + x ε(x)) η(λ
loooooooooooooooooooooooomoooooooooooooooooooooooon 1 x + λ2 x + ¨ ¨ ¨ + λn x + x ε(x))
loooooooooooooooooooooooomoooooooooooooooooooooooon
n n
x ˆtermes qui tendent vers λ1 quand xÑ0 Ñ0
looooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooomooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooon
=o(xn )

On a donc la somme d’un polynôme en x de degré ď n et d’une fonction négligeable devant xn .

MPSI Mathématiques 6
Analyse réelle et complexe
CHAPITRE 14. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS III. « OPÉRATIONS SUR LES DL »

Exemple :
?
‚ DL à l’ordre 3 en 0 de x ÞÑ cos x :

x2
cos x = 1 ´ + o(x3 ) (14.36)
c 2
? x2 ? x2
cos x = 1 ´ + o(x3 ) = 1 + u avec u = ´ + o(x3 ) (14.37)
2 2
u ÝÝÝÑ 0 (14.38)
xÑ0

Donc :
? u u2 u3
1+u=1+ ´ + + u3 η(u) (14.39)
2 8 16
Donc :
? x2 1 x2 1 x2
cos x = 1 ´ + o(x3 ) ´ (´ + o(x3 ))2 + (´ + o(x3 ))3
4 8 2 16 2
x2 x 2
+ (´ + o(x3 ))3 η(´ + o(x3 ))
2 2
(14.40)
loooooooomoooooooon
Ñ0
loooooooooooooooooooomoooooooooooooooooooon
=o(x6 )
2
x
=1´ + o(x3 )
4
? u u2
On remarque qu’on pouvait se contenter de 1+u=1+ 2 ´ 8 + u2 η(u)

‚ DL à l’ordre 3 en 0 de x ÞÑ sin3 x :
x3
sin x = x ´ + x3 ε(x), où ε(x) ÝÝÝÑ 0 (14.41)
6 xÑ0
x2
(sin x)3 = x3 (1 ´ + x2 ε(x))3 = x3 + x3 η(x), où η(u) ÝÝÝÑ 0 (14.42)
6 uÑ0

On pouvait là aussi se contenter de sin x = x + o(x2 )

‚ DL à l’ordre 4 de x ÞÑ ecos x
x2 x4
cos x = 1 ´ + + o(x4 ) (14.43)
2 4!
x2 x4 x2 x4
ecos x = exp(1 ´ + + o(x4 )) = e exp(´ + + o(x4 )) (14.44)
2 4! 2 4!
Or,
u2
eu = 1 + u + + o(u2 ) (14.45)
2!
Donc
x2 x4 x2 x4 x4
exp(´ + + o(x4 )) = 1 ´ + ´ + o(x4 ) (14.46)
2 4! 2 4! 8
Donc
x2 x4
ecos x = e ´ e + e + o(x4 ) (14.47)
2 6

E) Inverse

Proposition :
Soit f : I Ñ R. Si f (a) ‰ 0, et si f a un DL à l’ordre n en a, alors 1
f aussi.

MPSI Mathématiques 7
Analyse réelle et complexe
III. « OPÉRATIONS SUR LES DL » CHAPITRE 14. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS

Démonstration :
On a :

f (a + x) = λ0 + λ1 x + λ2 x2 + ¨ ¨ ¨ + λn xn + xn ε(x), où ε(x) ÝÝÝÑ 0 et λ0 ‰ 0. (14.48)


xÑ0

Comme f a un DL à l’ordre n en a, f a un DL à l’ordre 0 en a, donc f est continue en a, donc, comme


1
f (a) ‰ 0, f est strictement du signe de f (a) au voisinage de a, donc f est bien définie au voisinage de a.

1 1
=
f (a + x) λ0 + λ1 x + λ2 x + ¨ ¨ ¨ + λn xn + xn ε(x)
2
(14.49)
1 1
= ˆ
λ0 1 + µ1 x + µ2 x2 + ¨ ¨ ¨ + µn xn + xn η(x)

Où @i P J1, nK, µi = λi
λ0 , et η = ε
λ0
On note g(x) = µ1 x + µ2 x2 + ¨ ¨ ¨ + µn xn + xn η(x)
Alors g a un DL à l’ordre n en 0, et g(0) = 0
1 1
u ÞÑ a un DL à l’ordre n en 0, donc, par composition, x ÞÑ a un DL à l’ordre n en 0,
1+u 1 + g(x)
d’où l’existence.
Rappel :
On a :
1
= 1 ´ u + u2 ´ u3 + ¨ ¨ ¨ + (´1)n un + o(un ) (14.50)
1+u
Exemple :
1
‚ DL à l’ordre 4 en 0 de x ÞÑ :
1 + cos x

x2 x4
1 + cos x = 2 ´ + + o(x4 ) (14.51)
2 4! ( )
1 1 1 1
= 2 4 = x2 x4
(14.52)
1 + cos x 2 ´ x2 + x4! + o(x4 ) 2 1´ 4 + 48 + o(x4 )

1
Or, 1+u = 1 ´ u + u2 + o(u2 )
2
x4
Si on prend u = ´ x4 + 48 + o(x4 ), on aura :

x4
u2 = + o(x4 ) (14.53)
16
x4
Et o(u2 ) = o(x4 ) car u2 „ 16 Donc
( )
1 1 x2 x4 4 x2 4 4
= 1 ´ (´ + + o(x )) + ( + o(x )) + o(x )
1 + cos x 2 4 48 16
(14.54)
1 x2 x4
= + + + o(x4 )
2 8 48

π 1
‚ DL à l’ordre 3 en 6 de x ÞÑ :
sin x
?
π 3 1
sin( + u) = sin u ˆ + cos u ˆ (14.55)
6 2 2
1 2 2
=? =?
sin( π6 + u) 3 sin u + cos u
3
3(u ´ u6 + o(u3 )) + (1 ´ u2
2 + o(u3 ))
(14.56)
2
= ? ?
1 + 3u ´ 2 u ´ 63 u3 + o(u3 )
1 2

MPSI Mathématiques 8
Analyse réelle et complexe
CHAPITRE 14. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS IV. PRIMITIVE, DÉRIVÉE

1
Or, 1+v= 1 ´ v + v 2 ´ v 3 + o(v 3 )
? ?
Si on prend v = 3u ´ 12 u2 ´ 63 u3 + o(u3 ), on a :
?
2 2
?
1 3 2 ? ?
v = u ( 3 ´ u´ u + o(u2 ))2 = u2 (3 ´ 3u + o(u)) = 3u2 ´ 3u3 + o(u3 ) (14.57)
2 looooooooomooooooooon
6
=o(u)

3
? 3 3
v = 3 3u + o(u ) (14.58)
?
o(v 3 ) = o(u3 ) car v 3 „ 3 3u3 (14.59)

Donc ?
1 ? 7 2 23 3 3
= 2(1 ´ 3u + u ´ u + o(u3 )) (14.60)
sin( π6 + u) 2 6

IV Primitive, dérivée

A) Primitive

Théorème :
Soit f : I Ñ R, admettant un DL à l’ordre n en a.
Si f admet une primitive F sur I, alors F admet un DL à l’ordre n + 1 en a, obtenu de la manière
suivante :
Si f (a + x) = λ0 + λ1 x + λ2 x2 + ¨ ¨ ¨ + λn xn + o(xn ),
λ1 2 λ2 3 λn n+1
Alors F (a + x) = F (a) + λ0 x + 2 x + 3 x + ¨¨¨ + n+1 x + o(xn+1 ).

Démonstration :
On a
λ0 + λ1 x + λ2 x2 + ¨ ¨ ¨ + λn xn +xn ε(x), où ε(x) ÝÝÝÑ 0
f (a + x) = looooooooooooooooooomooooooooooooooooooon (14.61)
xÑ0
P (x)

λ1 2 λn n+1
Posons Q(x) = F (a) + λ0 x + 2 x + ¨¨¨ + n+1 x
Ainsi, Q1 = P .
On doit donc montrer que F (a + x) ´ Q(x) = o(xn+1 ).
Notons J = tx P R, a + x P Iu
Soit x P Jz t0u.
D’après le théorème des accroissements finis appliqué à t ÞÑ F (a+t)´Q(t) entre 0 et x, il existe cx P]0, x[
Ø
tel que :
(F (a + x) ´ Q(x)) ´ (F (a) ´ Q(0)) = (f
looooooomooooooon (a + cx ) ´ P (cx )) ˆx
looooooooooomooooooooooon (14.62)
=0 (cx )n ε(cx )

Ainsi, pour x ‰ 0 :

F (a + x) ´ Q(x) 1 ( c )n
n x
= x ˆ (c x ) ε(c x ) = ε(c
ˆ lo xo)n (14.63)
xn+1 xn+1 x
loomoon omo
Ñ0 car
borné
cx
car cx ÝÝÝÑ0
| xÑ0
x |ď1

F (a+x)´Q(x)
Donc xn+1 ÝÝÝÑ 0, donc F (a + x) ´ Q(x) = o(xn+1 ).
xÑ0

MPSI Mathématiques 9
Analyse réelle et complexe
V. PARITÉ CHAPITRE 14. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS

B) Dérivation

Théorème :
Soit f : I Ñ R. Si f est dérivable et admet un DL à l’ordre n en a, et si f 1 admet un DL à l’ordre n ´ 1
en a, alors ce DL est obtenu ainsi :
Si f (a + x) = λ0 + λ1 x + λ2 x2 + ¨ ¨ ¨ + λn xn + o(xn ),
Alors f 1 (a + x) = λ1 + 2λ2 x + ¨ ¨ ¨ + nλn xn´1 + o(xn´1 )

Démonstration :
Il suffit d’appliquer à f 1 le théorème précédent.

Attention : L’hypothèse que f 1 admet un DL est indispensable :


$
& x3 sin 1 si x ‰ 0

x
f (x) = (14.64)
%0 sinon

Alors f admet un DL à l’ordre 2 en 0, à savoir f (x) = 0 + o(x2 )


f (x)
(Puisque x2 = x sin x1 ÝxÑ
ÝÑ 0)
x‰0
Mais f 1 n’admet pas de DL à l’ordre 1 en 0 puisque f n’est pas deux fois dérivable en 0, donc f 1 n’est
pas dérivable en 0, donc n’admet pas de DL à l’ordre 1 en 0.

V Parité

Proposition :
Si f : I Ñ R admet un DL à l’ordre n en 0, disons

f (x) = a0 + a1 x + a2 x2 + ¨ ¨ ¨ + an xn + o(xn ) (14.65)

Alors :

‚ Si f est paire, alors les a2i+1 sont nuls.

‚ Si f est impaire, alors les a2i sont nuls.

Démonstration :
Ici, I est un intervalle contenant 0 et centré en 0. On a :

f (x) = a0 + a1 x + ¨ ¨ ¨ + an xn + o(xn ) (14.66)


f (´x) = a0 ´ a1 x + ¨ ¨ ¨ + (´1)n an xn + o(xn ) (14.67)

Si f est paire, on a alors f (x) = f (´x), et donc a1 = ´a1 ,…


Si f est impaire, on a alors f (x) = ´f (´x), et donc a0 = ´a0 ,…

VI DL à connaître
Toutes les fonctions considérées sont de classe C 8 au voisinage de 0, elles ont donc un DL à n’importe
quel ordre en 0 :

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Analyse réelle et complexe
CHAPITRE 14. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS VI. DL À CONNAÎTRE

x2 xn
‚ ex = 1 + x + + ¨¨¨ + + o(xn ) (14.68)
2! n!
x2 xn
e´x =1´x+ + ¨ ¨ ¨ + (´1)n + o(xn ) (14.69)
2! n! $
ex + e´x x2 x4 x2p & o(x2p )

ch(x) = =1+ + + ¨¨¨ + + (14.70)
2 2! 4! (2p)! ’ % o(x2p+1 )
$
ex ´ e´x x3 x5 x2p+1 & o(x2p+1 )

sh(x) = =x+ + + ¨¨¨ + + (14.71)
2 3! 5! (2p + 1)! ’ % o(x2p+2 )
$
‚ x2 x4 2p & o(x2p )

p x
cos x = 1 ´ + + ¨ ¨ ¨ + (´1) + (14.72)
2! 4! (2p)! ’ % o(x2p+1 )
$
x 3
x 5
x 2p+1 & o(x2p+1 )

sin x = x ´ + + ¨ ¨ ¨ + (´1)p + (14.73)
3! 5! (2p + 1)! ’ % o(x2p+2 )
1
‚ = 1 ´ x + x2 ´ x3 + ¨ ¨ ¨ + (´1)n xn + o(xn ) (14.74)
1+x
On en tire plusieurs résultats :

˛ Déjà,
1
= 1 ´ x2 + x4 ´ x6 + ¨ ¨ ¨ + (´1)n x2n + o(x2n ) (14.75)
1 + x2
D’où, par intégration,
1 1 x2n+1
Arctan(x) = 0 + x ´ x3 + x5 + ¨ ¨ ¨ + (´1)n + o(x2n+1 ) (14.76)
3 5 2n + 1

˛ Mais aussi, par intégration,


x2 x3 x4 xn+1
ln(1 + x) = 0 + x ´ + ´ + ¨ ¨ ¨ + (´1)n + o(xn+1 ) (14.77)
2 3 4 n+1

˛ Ou encore
1
= 1 + x + x2 + x3 + . . . + xn + o(xn ) (14.78)
1´x
D’où
1
= 1 + x2 + x4 + x6 + ¨ ¨ ¨ + x2n + o(x2n ) (14.79)
1 ´ x2
Et, par intégration :
x3 x5 x2n+1
Argth(x) = 0 + x +
+ + ¨¨¨ + + o(x2n+1 ) (14.80)
3 5 2n + 1
( )
(Qu’on pouvait aussi retrouver en considérant que Argth(x) = 12 ln 1+x1´x )
? x x2
‚ 1+x=1+ ´ + ¨ ¨ ¨ + an xn + o(xn ) (14.81)
2 8
Avec :
1
ˆ ( 21 ´ 1) ˆ ( 12 ´ 2) ˆ ¨ ¨ ¨ ˆ ( 12 ´ n + 1)
2 1
an = = n ˆ (´1) ˆ (´3) ˆ ¨ ¨ ¨ ˆ (´(2n ´ 3))
n! 2 n!
(´1)n 1 ˆ 2 ˆ 3 ˆ ¨ ¨ ¨ ˆ (2n ´ 3) ˆ (2n ´ 1) ˆ 2n (´1)n (2n)! (´1)n (2n)!
= n ˆ = n ˆ n = 2n
2 n! 2 ˆ 4 ˆ ¨ ¨ ¨ ˆ (2n ´ 2) ˆ 2n ˆ (2n ´ 1) 2 n! 2 n!(2n ´ 1) 2 (n!)2 (2n ´ 1)
(14.82)
2
1 x 3x
‚ ? = (1 + x)´1/2 = 1 ´ + + ¨ ¨ ¨ + bn xn + o(xn ) (14.83)
1+x 2 8
Avec :
(´ 12 ) ˆ (´ 21 ´ 1) ˆ (´ 12 ´ 2) ˆ ¨ ¨ ¨ ˆ (´ 21 ´ n + 1) (´1)n (2n)!
bn = = ¨¨¨ = (14.84)
n! 22n (n!)2

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Analyse réelle et complexe
VII. APPLICATIONS CHAPITRE 14. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS

1 x2 3x4
‚ ?= 1 ´ + + ¨ ¨ ¨ + bn x2n + o(x2n ) (14.85)
1 + x2 2 8
˛ Donc par intégration :
x3 3x5 bn
Argsh(x) = 0 + x ´ + + ¨¨¨ + x2n+1 + o(x2n+1 ) (14.86)
6 5ˆ8 2n + 1
˛ Ou
1 x2 3x4
? =1+ + + ¨ ¨ ¨ + |bn |x2n + o(x2n ) (14.87)
1 ´ x2 2 8
D’où, par intégration :
x3 3x5 |bn | 2n+1
Arcsin(x) = 0 + x + + + ¨¨¨ + x + o(x2n+1 ) (14.88)
6 5ˆ8 2n + 1
Et
π π x3 3x5 |bn | 2n+1
Arccos(x) = ´ Arcsin(x) = ´ x ´ ´ ´ ¨¨¨ ´ x + o(x2n+1 ) (14.89)
2 2 6 5ˆ8 2n + 1
‚ tan(x) : deux méthodes : $
x3 x5 5 3 5 & o(x5 )
sin x

˛ x´ 3! + 5! + o(x ) x 2x
tan x = = x2 x4
= ¨¨¨ = x + + + (14.90)
cos x 1´ 2! + 4! + o(x5 ) 3 15 % o(x6 )

˛ tan x = x + ax3 + bx5 + o(x5 ) (14.91)

La dérivée de tangente est de classe C 8 au voisinage de 0, donc admet un DL à l’ordre 4 en


0, et :
tan1 x = 1 + 3ax2 + 5bx4 + o(x4 ) (14.92)

Or,
tan1 x = 1 + tan2 x = 1 + (x + ax3 + bx5 + o(x5 ))2 = 1 + x2 + 2ax4 + o(x4 ) (14.93)
1 2
Donc, par unicité des coefficients d’un DL : 3a = 1, 5b = 2a. Donc a = 3 et b = 15

VII Applications

A) Recherche de limites, d’équivalents (exemples)


ln x
‚ limxÑ1 lim x´1 ? On peut réutiliser les méthodes de Terminale (c’est ln1 (1)), ou :
Au voisinage de 0, on a :
u2
ln(1 + u) = u ´ + o(u2 ) (14.94)
2
Donc, pour u ‰ 0 :

ln(1 + u) u ln(1 + u)
= 1 ´ + o(u), d’où lim =1 (14.95)
u 2 uÑ0 u
Donc la fonction f : ]0, +8[z t1u ÝÑ R est prolongeable par continuité en 1 par la valeur
ln x
x ÞÝÑ
x´1
1, et la fonction obtenue admet un DL à l’ordre 1 en 1 :
u
f (1 + u) = 1 ´ 2 + o(u). Donc f est dérivable en 1, et f 1 (1) = ´ 12 .

Proposition :
‚ Soit f définie sur Iz tau, où a est un élément de I.
S’il existe λ0 , λ1 , . . . λn P R tels que, au voisinage de 0 privé de 0 :
f (a + u) = λ0 + λ1 u + λ2 u2 + ¨ ¨ ¨ + λn un + o(un ), alors f est prolongeable par continuité en a
(par f (a) = λ0 ), et la fonction obtenue admet un DL à l’ordre n en a.

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Analyse réelle et complexe
CHAPITRE 14. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS VII. APPLICATIONS

( 1 1
)
‚ limxÑ0+ sin x ´ tan x ?
Au voisinage de 0, on a :

x3 x3 x3
1 1 tan x ´ sin x (x + 3 + o(x3 )) ´ (x ´ 6 + o(x3 )) 2 + o(x3 ) x
´ = = = „ (14.96)
sin x tan x sin x ˆ tan x x2 + o(x2 ) x2 + o(x2 ) 0 2

Donc
1 1
´ ÝÝÝÑ 0 (14.97)
sin x tan x xÑ0
‚ Le premier terme non nul d’un DL donne un équivalent : Si

f (x) = λp xp + λ p+1 x
p+1
+ ¨ ¨ ¨ + λn un + o(un )
loooooooooooooooooooomoooooooooooooooooooon (14.98)
o(xp )

(avec λp ‰ 0), alors f (x) „ λp xp .


0
2 ( 1
) ( 1
)
‚ Donner un équivalent en +8 de e1/x ´ cos x2 ´ sin x2 .
Au voisinage de 0, on a :

u2
eu = 1 + u + + o(u2 ) (14.99)
2
u2
cos u = 1 ´ + o(u2 ) (14.100)
2
sin u = u + o(u2 ) (14.101)

Donc eu ´ cos u ´ sin u = u2 + o(u2 ) D’où


( ) ( ) ( )
2 1 1 1 1 1
e1/x ´ cos ´ sin = + o „ (14.102)
x2 x2 x4 x4 +8 x4

B) Dérivée, tangente, position d’une courbe par rapport à une tangente

On suppose que f admet un DL à l’ordre au moins 2 en a :


f (a + u) = λ0 + λ1 u + λ2 u2 + ¨ ¨ ¨ + λn un + o(un ), où n ě 2
De ce DL, on tire : f (a) = λ0 , f 1 (a) = λ1
D’où l’équation de la tangente à la courbe C de f au point A d’abscisse a : y = λ0 + λ1 (x ´ a)
La position de C par rapport à la tangente T est donnée par le signe de :

f (x) ´ (λ0 + (x ´ a)λ1 ) = λ2 (x ´ a)2 + ¨ ¨ ¨ + o((x ´ a)n )


loooooooooooooomoooooooooooooon (14.103)
∆(x)

Si λ2 ‰ 0 :
∆(a + u) = u2 (λ2 + ε(u)) (14.104)

Donc ∆(x) est du signe de λ2 au voisinage de a.


Si λ2 = 0, et si on suppose de plus qu’on peut faire un DL jusqu’à un ordre p suffisant de sorte que le
coefficient de up ne soit pas nul :
∆(a + u) = λp up + o(up ) où p ą 2 et λp ‰ 0
Soit ∆(a + u) = up (λp + ε(u))
Donc ∆(a + u) est du signe de λp pour u ą 0 au voisinage de a et du signe de (´1)p λp pour u ă 0
toujours au voisinage de a.

MPSI Mathématiques 13
Analyse réelle et complexe
VII. APPLICATIONS CHAPITRE 14. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS

On a donc, selon la parité de p :


C

T C
T

Point ordinaire (pour p pair)


Point d’inflexion (pour p impair)

C) Étude locale en +8
Exemple :
Étude de la fonction f : x ÞÑ xe1/x .
( x´1 )
Déjà f est définie sur R˚ , et elle y est de classe C 8 . Et @x P R˚ , f 1 (x) = e1/x ´ x1 e1/x = e1/x x

?
e

x ´8 0 1 +8
1
f (x) + ´ +
0 +8 +8 0 1
 @ 
f (x) @ ?
R
@
´8 e

Étude en +8 ou ´8 :
Au voisinage de 0 :
u2
eu = 1 + u + + u2 ε(u), où ε(u) ÝÝÝÑ 0 (14.105)
2 uÑ0

Donc ( ) ( )
1 1 1 1 1
e1/x = 1 + + + 2ε , où ε ÝÝÝÝÑ 0 (14.106)
x 2x2 x x x xÑ˘8
Donc ( )
1 1 1
f (x) = x + 1 + + ε (14.107)
2x x x
(1)
Ainsi, l’écart entre la courbe C et la droite D d’équation y = x + 1 est 1
2x + x1 ε x qui tend vers 0.
La droite D est donc asymptote à C en ˘8
De plus, ( ( ))
1 1 1
f (x) ´ (x + 1) = +ε (14.108)
x 2 x
loooooooomoooooooon
ą0 au voisinage de ˘8

Donc C est au dessus de D en +8 et en dessous en ´8.

MPSI Mathématiques 14
Analyse réelle et complexe
CHAPITRE 14. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS VII. APPLICATIONS

Étude à gauche en 0 :
On pose f (0) = 0
Ainsi, f est continue à gauche en 0.
Pour x ă 0, f (x)´f
x´0
(0)
= f (x)
x = e1/x ÝÝÝÝÑ 0.
xÑ0´
Donc f est dérivable à gauche en 0, et fg1 (0) = 0

e D

0 1

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Analyse réelle et complexe

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