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Introduction à la Transformation de Laplace

La transformation de Laplace est un outil mathématique utilisé pour résoudre des équations différentielles linéaires. Elle permet de représenter des fonctions et distributions sous forme algébrique. Le document décrit la transformation de Laplace unilatérale et bilatérale ainsi que ses propriétés fondamentales.

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Introduction à la Transformation de Laplace

La transformation de Laplace est un outil mathématique utilisé pour résoudre des équations différentielles linéaires. Elle permet de représenter des fonctions et distributions sous forme algébrique. Le document décrit la transformation de Laplace unilatérale et bilatérale ainsi que ses propriétés fondamentales.

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Alpha A KEITA Ph.D D.E.

R Sciences Fondamentales ENI-ABT

TRANSFORMATION DE LAPLACE
La transformée de Laplace occupe une place de choix dans l’art des ingénieurs et
cet outil est constamment utilisé par les ingénieurs pour résoudre des questions
d’analyse des systèmes qu’ils veulent conç[Link] cette transformation, une
équation différentielle linéaire peut être représentée par une équation
algébrique. Elle permet aussi de représenter des fonctions particulières
(distribution de Heaviside, distribution de Dirac, etc.) de manière très élégante.
Ce sont ces possibilités qui rendent la transformation de Laplace intéressante et
populaire auprès des ingénieurs. Cette transformation a donné lieu à la technique
du calcul opérationnel ou calcul symbolique qui facilite la résolution des équations
différentielles linéaires qui représenteront les systèmes que nous allons étudier.

1- TRANSFORMATION DE LAPLACE

1-1-Définition

Soit f(t) une fonction à valeur réelle ou complexe de la variable réelle t définie
de  0 à [ et soit p    j , une variable complexe; l’expression :

F  p    e  pt f t dt
0

s’appelle la transformation de Laplace unilatérale. On écrira : F(p)=L(f(t)) ou


F(p)=TL(f(t))

L ouTL signifiant transformée de Laplace de.

F(p) est encore appelée image de f, ce que l’on note souvent F(p) f(t)

L’application qui associe à f son image F, est la transformée de Laplace.


La transformée de Laplace d’une fonction n’existe que si l’intégrale e
 pt
f (t )dt
0

est convergente.

Transformée Bilatérale :
On définit aussi une transformation de Laplace sur le domaine R des nombres réels:

L f (t )  F  p    e  pt f t dt


1
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Cette transformation n’est pas beaucoup utilisée dans le domaine de l’ingénierie car on
considère les signaux qui respectent la causalité et donc qui existent à partir d’un
instant t0.

1-2-Ordre exponentiel

On dira qu’une fonction f(t) est d’ordre exponentiel à l’infini si et seulement si, il existe
un couple de nombres réels et M tel que :

f (t )  Met , t  0

1-3-Existence de la Transformation de Laplace

Soit f(t) une fonction continue par morceau sur l’intervalle fermé [0, a] (pour
tout a>0) et ayant un ordre exponentiel à l’infini tel que f (t )  Met ; alors, la
transformation de Laplace L(f) existe et est définie pour p   .

1-4-Unicité de la Transformation de Laplace

Soient f(t), et g(t), deux fonctions continues par morceaux avec un ordre
exponentiel à l’infini. Supposons que:

L f (t )   L( g (t ))

Alors f (t)=g(t) pour t  0; D , pour tout D> 0, sauf peut- être en un nombre fini
de points.
Exemple1:

1
Si f(t)=1, alors : L( f (t )  L1  e  pt  dt 
 .
0
p

Dans cet exemple, l’intégrale converge si et seulement si la partie réelle de p 


0
Exemple 2 :

Si f(t)e at
alors :   e
L( f (t ))  L e at at
 e  pt  dt 
1
pa
,
0

Il y’a convergence si Rel(p-a) 0 ou Rel(p)  Rel.(a).

*fonction causale

2
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Une fonction f est dite causale si f(t)=0 pour t strictement négatif

Des exemples fondamentaux sont constitués par des fonctions élémentaires :

1) Fonction échelon unité(ou fonction de Heaviside) : t  u (t ) et ses


translatées : t  u (t  a ), où a est un réel positif, définies par :

 u ( t )  0 si t  0  u ( t  a )  0 si t  a
 
 u ( t )  1 si t  0  u ( t  a )  1 si t  a

u(t) u(t)

1 1

0 0 a

t  u(t ) t u(t  a)

2) Fonction impulsion unité (ou impulsion de Dirac ou distribution de Dirac)

Le graphe de  sera représenté par convention par une flèche vers de haut de
hauteur 1, centré en t=0
 (t )  (t )
 0 si t  0
 (t )  
  si t  0  (t  c)

0 t c
 0 si t  c
 (t  c)  
  si t  c

3
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 (t  c ) vaut 0 partout sauf en t=c(on parle de pic de Dirac localisé en t  c )

Propriétés

Soient :

 f(t) une fonction quelconque de transformée de Laplace L(f(t))(p)=F(p) :


 g(t) une fonction quelconque de transformée de Laplace L(g(t))(p)=G(p) :
 h(t)une fonction causale et périodique de période T,la période de h(t) est une
fonction h0(t) :
 a,b et  des constantes réelles

Linéarité : L(af(t)+bg(t))(p)=aF(p)+bG(p)

  t 
Changement d’échelle : L  f    p   aF ap 
  a 

Retard : L f t  a  p   e p F  p 

Théorème de modulation


(ou de l’amortissement) : L f t e  at  p  F  p  a
 df (t ) 
Dérivation en t : : L   p   pF  p   f (0)
 dt 

 d 2 f (t ) 
  p   p F  p   pf (0)  f (0)
2
L 2
 dt 

 d n f (t )  n 1

 p   p F  p    p f 0
n n 1 i i 
L n
 dt  i 0

 d n f (t ) 
  p   p F  p   p f (0)  p f (0)  ...  f
n n 1 n  2 1  n 1
L n
(0)
 dt 

t  F ( p)
Intégration en t: L   f (u )du   p  
0  p

dF ( p)
Dérivation en p : L tf (t ) p  
dp

Théorème de la valeur initiale : lim f (t )  lim pF ( p )


 p  
t 0

4
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Théorème de la valeur finale : lim f (t )  lim pF ( p )


x   p 0

1
Multiplication : L f (t ).g (t ) p   F ( p )  G( p)
2j

Convolution : L f (t )  g (t ) p   F ( p)  G( p)

1
Périodification : Lh(t ) p  = Lh0 (t )( p )
1  e Tp

f(t) F(p)

 (t ) 1

u(t) 1
p

tu(t) 1
p2

t 2 u (t ) 2
p3

t n u (t ) n!
p n 1

e  at u (t ) 1
pa

te  at u (t ) 1
( p  a) 2

t n 1  at 1
e u (t )
(n  1)! ( p  a) n

5
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cos(t)u(t) p
p2  2

sin(t)u(t) 
p  2
2

cos(t) e  at u (t ) pa
( p  a) 2   2

sin(t) e  at u (t ) 
( p  a) 2   2

Sh(t)u(t) 
p 2
2

Ch(t)u(t) p
p 2
2

t n e  at u (t ) n!
( p  a) n 1

2. Transformation de Laplace Inverse

On peut revenir de la transformée de Laplace à la fonction du temps f(t) par la


transformation inverse suivante:


1
 p  e F  p dp
2. . j 
1
f(t)  F pt



On appelle transformée de Laplace inverse unilatérale, ou original de F(p),la


fonction f(t).

On note :

f (t )  L1 ( F ( p))

ou encore

f(t)F(p)

Exemple3 :
6
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 1 
1) L1  2   tU (t )
p 

 p 
2) L1  2   cos 2tU (t )
 p  4

 e  ap 
3) L 
1
  U (t  a)
 p 

Propriétés

Linéarité :

L’inverse d’une application linéaire étant linéaire :

L1 F   G   L1 F   L1 G 

Ainsi :

 1 4  1  1   1  1 1  2   1 
L1  3   = L  3   4 L1   = L  3   4 L1  
 p p  1  p
   p  1  2 p
   p  1 

C'est-à-dire

 1 4  1 2
L1  3   =  t  4e t U (t )
p p  1  2 

N ( p)
D’une façon générale pour obtenir l’original d’une fraction rationnelle F ( p) 
D( p )
on utilise sa décomposition en élément simples.

p 1
Exemple4:Trouver l’original de F(p)=
p 2 ( p 2  4)

La décomposition de F(p) s’écrit :

p 1 A B Cp  D
  
p 2 ( p 2  4) p2 p p2  4

7
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1 1 1 1
Le calcul donne :A= , B= ,C=  ,D= 
4 4 4 4

D’où

1 L1  1  1 1  1  1 1  p  1 1  1 
f(t)=  p2  + L    L  2   L  2 
4   4  p 4  p 4 4  p 4

c'est-à-dire

1 1 1 1 sin 2t 
f(t)=  t   cos 2t  U (t )
4 4 4 4 2 

Original de F(ap),a>0

Soit f(t) l’original de F(p) :

f (t )  L1 F ( p)




F(ap)= e  apt f (t )dt
0

En posant at=t, on obtient :


1  pt t
F(ap)=
a e f ( )dt
a
0

D’où

1 t
L- 1[F(ap)]= f( )
a a

Original de F(p+a)

Soit f(t) l’original de F(p) :

f (t )  L1 F ( p)

 
F(p+a)= e 
( p  a ) t
 
f (t )dt =  e  pt e at f (t ) dt
0 0

F(p+a) est donc l’image de la fonction g(t)= e  at f (t )

C'est-à-dire que :

8
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L1 F ( p  a)  e  at f (t )

p
Exemple5 :Trouver l’original de F ( p) 
2
p  p 1

On peut écrire :

 1 1  1
p  p 
p p 2 2 2 1 1
     
p2  p 1  1
2
3  1
2
3  1
2
3 2 1
2
3
p   p   p    p   
 2 4  2 4  2 4  2 4

D’où successivement

 1   
 p   p    
L1  2   L1  2   1 L1  1 
 p  p  1  1
2
3  2   1
2
3
 p      p    
  2 4    2 4 

x 3
t t sin
 t 3 1 
2
e 2
cos  e 2
2 2 3
2


t
 t 3 1 t 3
e 2
cos  sin U (t )
 2 3 2 


Originaux de F’(p) et de  F (u )du
p

Si L1 F ( p )  f (t ) alors :

  f (t )
L F ( p)  tf (t ) et L 
1..  F (u ) du 
-1
t
 p 

En appliquant n fois la formule L1.. F ( p )  tf (t ) on obtient plus généralement :

 
L1 F ( n ) ( p)  (1) n t n f (t )

9
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Exemple6 :

1  1  3t  1 
 
1) L  p  3   e
1
donc L   p  32   te
3t

   

 1 
2) L  p 2  1   sin t
1

 


1  1
Or  du  arctan u p   arctan p  arctan
2 2 p
p u 1

 1  sin t
D’où L1  arctan  
 p t t0


sin t 1
e
 pt
C'est-à-dire dt  arctan
0
t p


sin t 
En particulier si p0 on obtient 
0
t
dt 
2

Original de F(p)×G(p)

Théorème :-Si L1 F ( p )  f (t ) et L1 G ( p )  g (t ) , alors

t
L1 F ( p)  G ( p)   f ( x) g (t  x)dx
0

t
L’intégrale  f ( x) g (t  x)dx est appelée produit de convolution de f par g
0

notée :  f  g t  .On vérifiera que :

 f  g t   g  f t 
L’original du produit de deux fonctions est donc le produit de convolution des
originaux

1
Exemple7: Trouver l’original de
2
p ( p  1)

 1   1 
t
 
L- 1  p 2   t et L- 1  p 1   e t0
   
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D’où

 1  1  1 1 
t t
L1  2  2 p  1  
( t  x ) t
  L   xe dx  e xe x dx au moyen d’une intégration par
 p ( p  1)  p  0 0

partie on obtient :

 
L1  2
1 t t tx
 t

  e te  e  1  t  1  e t0
 p ( p  1) 

4) Application de la transformation de Laplace aux équations différentielles

Soit l’équation différentielle linéaire à coefficients constants :

a n Y n  t   a n 1Y n 1 t     a 0Y t   f (t )

On a vu que si LY t   Y  p 

LY t   pY  p   y 0  =  pLY t   y0

LY t   pLY t   y 0   p 2Y  p   py 0  y 0 

Et plus généralement :

 
L Y n  t   p nY  p   p n 1 y (0)  p n 2 y 1 (0)  ...  y n 1 (0)

En appliquant la transformée de Laplace à l’équation différentielle précédente,on


obtient donc, par suite de la linéarité :

(an p n  an1 p n1  ...  a0 )Y  p    p   F ( p)

Equation dans laquelle (p) représente un polynôme de degré n-1 en p contenant


y (0), y (0),..., y ( n 1) .

On en déduit :

11
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F ( p)   ( p )
Y ( p) 
a n p n  an 1 p n 1  ...  a0

Et par conséquent, en appliquant la transformation inverse

y (t )  L1 Y ( p)

Le calcul précédent fait apparaitre les avantages de la méthode :

1) L’équation différentielle étant transformée en une équation algébrique, la


solution y(t) est obtenue sans intégration en cherchant l’original de Y(p)

2) On obtient seulement la solution particulière correspondant aux conditions


initiales y(0), y’(0),…imposés par la nature physique du phénomène étudié. Il est
aussi possible de discuter de l’influence de ces conditions initiales sur la forme
de la solution.

Exemple8 : Trouver la solution de l’équation différentielle

 y (0)  1
y   2 y   y  te t , telle que 
 y ' (0)  0

L ( y   2 y   y  te t )=L ( y  ) -2L ( y  ) +L ( y )=L ( te t )

 
 p Y  p  2 pY  1  Y 
2 1
 p  12
D’où successivement

p 2  2 p  1Y ( p)  p  2   1
p  12

1  1 
Y ( p)    p  2
 p  12   p  12 

1 1 1
Y ( p)   
 p  14  p  12 p 1

t 3 
y ( x)  e t   t  1
6 

La méthode précédente se généralise d’ailleurs au cas des équations différentielles


linéaires à coefficients non constants et des systèmes différentiels linéaires.
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Exemple9 : Trouver la solution du système différentiel

 dy1
 dt  4 y1  4 y 2  y (0)  0
 dy telle que 1
 2  y1  4 y 2  y 2 (0)  1
 dt

En posant L (y1)=Y1 et L (y2)=Y2 on obtient

 pY1  4Y1  4Y2



 pY2  1  Y1  Y2

C'est-à-dire

( p  4)Y1  4Y2  0

 Y1  ( p  4)Y2  1

Les formules de cramer donnent :

4 4
Y1  
p 2  8 p  12 ( p  6)( p  2)

p4 p4
Y2  
p 2  8 p  12 ( p  6)( p  2)

En décomposant en éléments simples :

 1 1
 Y1  p  6  p  2  y1  e 6t  e 2t

d’où finalement
 
Y2  1  1  1 
 

1 6t
 y 2  2 e  e
2t

 2  p  6 p  2 

13

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