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Légendes d'Avalon et Arthur

Ce récit présente le mythe arthurien d'Avalon et de la Dame du Lac. Il décrit le culte à Avalon, la quête du champion, la naissance d'Arthur et ses affrontements avec Mordred. Il se termine en 1925 avec des personnages à la recherche d'Avalon, dont l'actuelle fille d'Elaine.

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Légendes d'Avalon et Arthur

Ce récit présente le mythe arthurien d'Avalon et de la Dame du Lac. Il décrit le culte à Avalon, la quête du champion, la naissance d'Arthur et ses affrontements avec Mordred. Il se termine en 1925 avec des personnages à la recherche d'Avalon, dont l'actuelle fille d'Elaine.

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Avalon

La Dormition d'Arthur à Avalon (1881-1898) par Edward Burne-Jones

Scénario pour « L’appel de Cthulhu » rédigé par Xathos (uhler_xathos@[Link]). Ce scénario


a été prévu pour durer entre 4 et 6 heures par 4 à 6 joueurs. Des historiques ont été rédigés en
annexe.

Dans les temps anciens…

Aux alentours du cinquième siècle, une communauté vénérait Shub-Niggurath sous la forme d'un
avatar, la Dame du Lac. Son temple était situé sur l'île d'Avalon. Pour protéger ses adeptes, la
Dame du Lac rendait accessible ce lieu uniquement à ceux qui empruntaient une barque sur un
petit lac proche de Glastonbury en Angleterre. Au milieu des eaux, muni de la Clé, un portail
s’ouvrait jusqu’à l’île d’Avalon perdue dans la brume. La Dame du Lac était servie par neuf
prêtresses. Les seules autres habitantes de l'île étaient des servantes qui assuraient le quotidien
en s’occupant des tâches domestiques, en cultivant la terre et en élevant quelques animaux.

Culte entièrement féminin, la Dame du Lac encourageait ses prêtresses à trouver son Champion.
Celui-ci règnerait alors au côté de la Dame et, ensemble, ils réveilleraient les Anciens Dieux. Les
prêtresses quittaient souvent l’île à la recherche du Champion. Elles recevaient alors une Clé pour
pouvoir revenir. C’est ainsi que la légende de l’île d’Avalon et de la Dame du Lac se forgea. Des
hommes (le plus souvent des guerriers) étaient séduits par d’étranges jeunes femmes qui leur
apportaient force et vaillance. Ces jeunes femmes étaient appelées les « neuf sœurs ». Parfois,
ces hommes étaient menés vers Avalon pour y être uni à la Dame du Lac. Celle-ci ne trouvait bien
entendu jamais son Champion parmi ces humains ordinaires. Face à la Grande Ancienne, la
plupart sombrait dans la folie. Néanmoins, la Dame du Lac conservait une part de chacun de ses
amants fugaces. Les prêtresses avaient aussi très souvent des relations charnelles avec ces
hommes. Elles pouvaient ainsi enfanter. Si elles avaient une fille, elle était éduquée à devenir
prêtresse (ou servante). Si c’était un garçon, il était sacrifié à la divinité.

Ayant accumulé en son sein le meilleur de ses amants, la Dame du Lac décida de transmettre ce
patrimoine à l’une de ses prêtresses pour qu’elle enfante elle-même le Champion. Ygraine fut
choisie. Au cours d’une terrible cérémonie, la divinité transmit à sa servante ce qu’elle avait tiré
de meilleur de ses amants : la Semence. Elle reçut alors l’ordre de s’accoupler aux grands de ce
monde et de donner naissance au Champion. Viviane, la Haute Prêtresse, accompagna Ygraine
pour la protéger et la guider. Ygraine n’eut aucun mal à séduire et épouser Gorlois de Tintagel,
duc de Cornouailles. De son union naquirent deux filles, Morgane et Elaine, mais aucun garçon.
Bien que de sexe féminin, les deux filles d’Ygraine avaient hérité de la Semence et elles
développèrent rapidement des capacités surhumaines et des pouvoirs. Viviane rapprocha alors
Ygraine d’Uther Pendragon, le suzerain de Gorlois. Profitant des artifices de Viviane, Uther
pénétra dans la forteresse de Gorlois et le tua dans son sommeil. Il prit alors Ygraine pour
femme. De leur union naquit Arthur. Celui-ci grandit en développant lui aussi des capacités
extraordinaires. Le jeune homme devint rapidement un puissant chef de guerre et il unifia sous sa
bannière les terres alentours. Viviane portait de grands espoirs en Arthur et attendait le moment
où elle pourrait l’amener jusqu’à la Dame.

Pendant ce temps, Morgane ruminait sa vengeance. La fille d’Ygraine maudissait Viviane pour
l’assassinat de son père. Décidée à agir, reniant la monstruosité qu’était la Dame du Lac, elle alla
trouver son demi-frère, le séduisit et se donna à lui. Quelques mois plus tard naissait Mordred.
Alchimie parfaite de ses parents porteurs l’un comme l’autre de la Semence, Mordred était sans
nul doute le Champion tant attendu par la Dame du Lac. La terrible puissance de la Semence fit de
Mordred un adulte en quelques années. Aidée par sa mère, il jeta le chaos dans le royaume de son
père. Viviane, prise au dépourvu par la trahison de Morgane, alla demander conseil à la Dame.
Celle-ci fut enthousiasmée par l’arrivée de Mordred. Bien qu’incontrôlable et manipulée par sa
mère, il lui fallait à tout prix. Elle donna à Viviane une arme terrible capable de blesser Mordred :
l’épée Excalibur. Dans les mains d’Arthur, l’artefact pourrait neutraliser Mordred qui pourrait
ainsi être ramené à Avalon.

Arthur affronta alors Mordred sur le champ de bataille. Bien qu’il réussît à frapper Mordred et à
le neutraliser, Arhur ne survécut pas à ses blessures. Il était temps pour Viviane et Ygraine de
ramener le Champion à la Dame. Elles brûlèrent le corps d’Arthur et firent croire aux chevaliers
de l’époque que c’était bien lui qui partait pour Avalon pour être soigné et pas Mordred. Morgane
simulant la contrition se rendit auprès de sa mère et Viviane. Les deux prêtresses emmenèrent
alors Morgane sur Avalon pour qu’elle y soit jugée par la Dame du Lac. Une fois au temple, Le
corps de Mordred, transpercé par Excalibur, fut porté jusqu’à la Dame. Quand l’épée fût retirée,
Mordred se soumit immédiatement à la terrible influence de la divinité. Les prêtresses et la Dame,
absorbées par la réalisation de leur plan centenaire, ne firent pas attention aux agissements de
Morgane. S’emparant d’Excalibur, elle transperça la Dame. Forgée par celle-ci, la lame était
capable de paralyser la déesse. Folle de colère, sentant la torpeur l’envahir, la déesse scella le
temple et Avalon. Le dernier son qu’on entendit dans le temple fût le ricanement vengeur de
Morgane.

Le temps passe…

Avec l’île d’Avalon scellée, il ne resta plus aucune trace du culte de la Dame, si ce n’est… Elaine.
La sœur de Morgane, porteuse de la Semence, avait été tenue à l’écart des conspirations de sa
sœur, de sa mère et de Viviane. Abandonnée par les siens, Elaine décida alors de perpétuer le
culte de la Dame. Mais sans déesse et sans miracle, les adorateurs se firent rares. Elle décida de
préserver la Semence en elle plutôt que de la diluer dans de multiples descendants. L’âge la
rattrapant, elle lança sur sa descendance un sortilège. La Semence serait transmise
intégralement de mère en fille. Le prix à payer était de ne pouvoir enfanter plus d’une fois et
seulement une fille. Ainsi naquirent les Filles d’Elaine. Chaque mère transmettait à sa fille son
savoir, savoir malheureusement très fragmentaire car Ygraine, désespérée du comportement de
Morgane, avait préféré laisser Elaine dans l’ignorance de la nature véritable de la Dame du Lac
plutôt que d’affronter une deuxième rébellion. Elaine fut ainsi donc persuadée que c’était bien
Arthur qui était en Avalon et que son devoir était de s’unir à lui pour redonner vie à un Champion
loyal à la Dame. Elaine vécut plus de trois-cents ans avant de s’éteindre. Mais il est difficile de
conserver l’essence d’une divinité dans un réceptacle humain. Au fil des générations, la Semence
perdit en puissance réduisant la longévité et les pouvoirs des porteuses. Aujourd’hui, les Filles
d’Elaine n’ont qu’une vision très fragmentaire de leur passé. Néanmoins, elles ressentent encore
la puissance de la Semence en elles et continuent à perpétuer une tradition quasi vide de sens.

Après la mort d’Arthur, Viviane, Ygraine et Morgane rejoignirent Avalon avec la Clé de Viviane.
Mais Ygraine n’emporta pas sa propre Clé dans la précipitation du départ. Celle-ci reposa
longuement à Camelot, la cité du roi Arthur. Puis la ville fut pillée à de nombreuses reprises avant
de disparaitre. La Clé passa de main en main durant les siécles…
1925

Le mythe arthurien est un véritable défi pour les historiens. Démêler le vrai du faux de cette
période si ancienne est une gageure. De nombreuses théories courent en particulier sur
l’emplacement d’Avalon. Pour la plupart des historiens, Avalon n’est qu’une allégorie du pays des
morts. On considère que c’est là qu’on envoya Arthur, que c’est là que fut forgée Excalibur. On
situe Avalon aux Canaries, sur l’île de Sein ou encore dans une vallée… De même, la confusion
règne sur les personnages de l’époque que ce soit Arthur, Merlin, Viviane ou Morgane…

L’un de éminents spécialistes de cette époque est le professeur Henry Sleeman. Ses nombreuses
recherches lui ont permis de localiser de manière précise le lac qui entoure Avalon.
Malheureusement, il n’y a pas le moindre petit îlot sur l’étendue d’eau. Il y a quelques temps, il a
été contacté par Georges Warren, un magnat de la finance new-yorkais. Celui-ci veut absolument
visiter les abords du lac en amateur d’histoire. Ce que ne sait pas le professeur, c’est que Warren
est en possession de la Clé. Georges ne viendra pas seul. Son épouse Helen Warren l’accompagne
ainsi que son homme à tout faire, Burt Willis. Helen Warren passe pour une potiche mais c’est
l’actuelle Fille d’Elaine. Elle est prête à tout pour rencontrer la Dame et s’unir à Arthur. C’est elle
qui a permis à Georges d’obtenir les informations pour faire le lien avec le travail de Sleeman.
Georges Warren étant sûr de lui, il a décidé de se faire accompagner d’un journaliste, Edmond
Lobit dont le travail est de narrer les pérégrinations des Warren. Enfin, le professeur a un
assistant, William Lodakin. Son addiction au jeu l’a endetté auprès de gens peu recommandables.
Il n’hésitera pas à soustraire certains objets au nez et à la barbe de Sleeman et Warren s’il peut
s’enrichir.

S’il y a moins de six joueurs à la table, voici l’ordre d’importance : Sleeman, et les époux Warren
sont à conserver. Puis Lodakin, Lobit et enfin Willis. Les circonstances de leur venue à
Glastonbury sont données dans les backgrounds.

Au bord du lac

Le scénario commence véritablement ici sur les bords d’un petit lac dans la région de Glastonbury.
L’endroit est relativement isolé et il a fallu se rendre jusqu’ici à l’aide d’un attelage. Deux canots
font partie du voyage pour pouvoir naviguer. Il est midi et les PJ sont en train de se restaurer
avant de prendre les canots. C’est le moment idéal pour faire un tour de table rapide.

Les canots ont de la place pour quatre personnes. Un rameur suffit mais avec deux, c’est plus
confortable. Au fur et à mesure qu’ils avancent, un banc de brume se forment autour d’eux. La
température diminue rapidement et les bruits sont étouffés. En quelques instants, plus aucun
détail ne permet de se repérer. Soudain, des ombres se dessinent au loin et les canots finissent
par sortir du brouillard. Le banc de brume est toujours derrière eux mais devant, il y a une île. Les
silhouettes aperçues dans le brouillard sont celles de pommiers. Le soleil brille et une douce
chaleur éclaire les lieux. Les explorateurs distinguent assez rapidement un bâtiment au sommet
de l’île et quelques habitations.

L’île

L’île est à l’abandon depuis plusieurs siècles mais la végétation ne semble pas sauvage. Un doux
tapis d’herbes recouvre le sol. Il n’y a pas de sentiers apparents. Les pommiers regorgent de
fruits qui ont l’air succulent (il n’y a d’ailleurs aucun danger à les manger). Un bâtiment plat et
carré (le temple) occupe le centre de l’île. Quatre petites habitations se trouvent à proximité. A
l’intérieur, on peut découvrir les cadavres desséchés des dernières servantes. Elles sont au sol ou
dans leur lit et il n’y en a que trois (les autres ont été incinérés et leurs cendres dispersées à la
mer). Elles sont tout simplement mortes de vieillesse. Manifestement, les lieux pouvaient
accueillir jusqu’à une dizaine de personnes. Les champs à l’abandon contrastent avec la
végétation abondante. Le temple est constitué de cubes reliés les uns aux autres par des couloirs.
II n’y a pas de fenêtres et une porte de pierre semble être la seule ouverture. Quelqu’un qui ferait
le tour pourrait compter huit cubes et en soupçonner un neuvième au centre. Si on se débrouille
pour monter sur l’un des cubes (4 mètres de haut), l’hypothèse se confirmera.

Pénétrer dans le temple

A proximité du temple se trouve une plaque enfouie sous la végétation. C’est elle qui permet
l’ouverture du temple. Sur celle-ci se trouvent des petites pyramides en relief. Les sommets des
neufs carrés sont des cercles. Une pression sur l’un d’eux permet de l’enfoncer. Une deuxième
pression remet le cercle dans sa position initiale. Donner aux joueurs l’aide de jeu 1 en annexe.
L’énigme est normalement assez facile à résoudre. Des tests d’Intuition ou de Connaissances
peuvent faciliter la vie de joueurs réfractaires aux énigmes. Le nombre de pierre dans chaque
case correspond aux nombres de cercles à enfoncer. Une fois la bonne combinaison trouvée, une
porte s’ouvre à l’ouest du temple.
Ci-dessous la solution :

Le temple

Le temple est en fait constitué des chambres des neuf sœurs. C’est là qu’elles vivaient et
ramenaient leurs amants en attendant qu’ils soient présentés à la Dame. Les lieux ne sont pas
éclairés mais des lampes à huile peuvent être allumées. Une aération dissimulée permet
l’évacuation des fumées. Le cœur du temple est accessible par la chambre centrale. On y accède
par un escalier en colimaçon protégé par une dalle de pierre amovible. C’est là que se trouve la
Dame du Lac paralysée par Excalibur, les restes des neuf prêtresses et Morgane. Les chambres
sont assez similaires. Bien qu’il n’y ait pas de vermine, le temps a tout de même terni les lieux. Le
silence est pesant. L’impression d’être dans un tombeau est forte.

Il y a deux lieux un peu particuliers. Tout d’abord, la chambre centrale était réservée à la
prêtresse principale, à savoir Viviane. Elle est plus richement décorée et le milieu de la pièce n’est
occupé par aucun meuble. Une mosaïque représentant le symbole de la Dame (une main porteuse
d’une épée sortant des flots) occupe l’espace. La pièce de Moronoe (chambre 8) était la chambre
d’Ygraine. Mordred y fut téléporté par Morgane pour garder les lieux juste avant qu’ils ne soient
scellés par la Dame. Mordred est en armure mais il ne possède pas d’épée. Iln’est plus qu’une
coquille desséchée. Le Champion a bien piètre allure. Ce n’est plus qu’un mort-vivant qui obéit
aux derniers ordres qu’il a reçu, à savoir empêcher quiconque de pénétrer dans la salle de la
Dame.

Pour ouvrir la salle de la Dame, il faut recréer une spirale (voir plan ci-dessous). Il est toujours
facile d’ouvrir ou fermer les portes dans une salle. Des leviers sont visibles à proximité des portes
de pierre qui s’enfoncent dans le sol quand on les ouvre. Mais chaque couloir contient deux portes
et on doit prononcer le nom du propriétaire pour ouvrir la deuxième porte si nécessaire. Par
exemple, si un personnage veut passer de la salle 1 à la salle 2, la première porte s’ouvre avec un
levier. Sur la deuxième, il y aura une étoile gravée dans la pierre de la porte. Il suffit alors de
prononcer Thiton en celte pour ouvrir la porte. Un personnage compétent en langue celte peut
tenter un jet pour prononcer correctement le mot. Un personnage non compétent ne pourra pas le
faire à moins d’avoir eu quelqu’un pour le prononcer devant lui. Il peut alors faire un jet
d’Intuition à -20 (réussite spéciale si vous vous sentez d’humeur méchante ou en cas de stress)
pour le prononcer correctement. Mordred a perdu la voix depuis longtemps (même s’il peut
encore grogner) et ne pourra jamais ouvrir de porte. Son intelligence est encore suffisante pour
qu’il finisse par utiliser un levier si nécessaire. Les PJ vont devoir jouer au jeu du chat et de la
souris pour créer la spirale tout en évitant Mordred prêt à les étrangler. Bien entendu, trouver les
bons noms associés est une gageure sans aide. Sleeman ne le sait pas mais il possède un
document capable de l’aider. Ce document se trouvait dans un tube à parchemin (aide de jeu 2 en
annexe). Un discret symbole de la Dame était encore visible dans le cuir de l’étui. Symbole que
Sleeman remarqua immédiatement dans l’abbaye où il trouva cet objet. L’étui contenait un
parchemin en latin assez énigmatique. Sleeman le traduisit. Ce document a été écrit par Ygraine
et est un pense-bête codé pour ouvrir la salle de la Dame. Elle l’avait rédigée à l’époque pour ses
filles mais l’avaient complètement oubliée lors de son départ pour Avalon. L’étui a fini par
rejoindre des archives. Chaque nom correspond à un symbole qui est décrit sous forme d’une
énigme. Selon la patience du MJ et des joueurs, des tests d’Intuition et de Connaissance peuvent
faciliter la vie des joueurs.
La salle de la Dame

Quand la dernière porte est placée correctement, un grondement se fait entendre et la mosaïque
de la chambre 9 a laissé place à un escalier (à noter que la porte de sortie en 2 reste fermée tant
que l’escalier est à découvert). Il faut descendre à l’aide de torches ou de lanternes. La pièce sous
l’escalier est vaste peut-être autant que le temple au-dessus. Les lieux devaient être décorés avec
opulence à l’époque. Les symboles de la Dame sont omniprésents. Des tentures et des tapis
parsèment les lieux. Un grand lit occupe la pièce. Sur celui-ci se trouve une jeune femme
transpercée d’une épée. Sa peau est blanche comme la craie et elle est dure comme la pierre
pourtant ce n’est pas une statue. Les restes de huit prêtresses peuvent être trouvées. Elles sont
toutes mortes violemment par la main de Morgane. Le cadavre de Viviane est planté au mur à
l’aide de candélabres. La puissance des impacts est considérable. La neuvième prêtresse, Ygraine,
a préféré se trancher la gorge que d’affronter sa fille. Son cadavre repose assis contre un mur le
couteau dans la main. Le cadavre de Morgane est assis sur le trône de la Dame. Elle est morte de
faim. Les joueurs peuvent remarquer des similitudes dans la manière de s’habiller des neuf
prêtresses et établir un lien entre elles. La Dame porte les mêmes symboles que les prêtresses
mais ses habits sont bien plus somptueux. Morgane est habillée de vêtements nobles sans lien
avec les prêtresses.

Enlever l’épée mettra fin à la paralysie de la Dame. Cette épée peut être retirée par n’importe qui
(voir ci-dessous le test de volonté). Mordred, tout comme la Dame, ne peut toucher l’épée.
Lodakin peut être tenté de le faire car jusqu’à maintenant il n’a pas trouvé d’objets de plus grande
valeur. Warren est collectionneur. Sleeman pensera immédiatement à Excalibur. Helen voudra
surement réveiller la Dame.

Le réveil de la Dame ne sera pas bon pour les personnages masculins dont elle ne tolèrera pas la
présence. De même, dans un premier temps, Helen sera ravie mais risque de déchanter
rapidement quand la Dame l’offrira à Mordred pour concevoir un nouveau Champion. Il est à
noter qu’une fois réveillée, il se peut que la Dame désactive immédiatement la Clé empêchant tout
retour. Bien entendu, seule Excalibur permettra de terrasser la Dame.

Caractéristiques techniques

Mordred, Champion du passé


FOR 22
CON 17
TAI 13
INT 5
POU 16
DEX 10
Mouv 6
PV 30
Impact +1D6
Armes : Poing 70%, dégâts 1D6 + impact, Agripper 50%, dégâts : spéciaux
Armure : 2 points de peau et 1 point d’armure. Armes d’empalement inutiles.
Perte de SAN : 1/1D8

Dame du Lac, avatar de Shub-Niggurath


L’apparence de la Dame du Lac est celle d’une très belle femme portant une robe médiévale et une
épée dans un fourreau. Quand elle se met en colère, elle peut revêtir une forme monstrueuse
(yeux de serpents, dents pointues, griffes…)
Forme humaine Forme monstrueuse
FOR 18 19
CON 24 29
TAI 16 16
INT 21 21
POU 70 70
DEX 16 20
APP 18 N/A
PV 40 60
Mouv 8 10
Impact +1D6 +1D6
Armes épée Griffes 1D6 + impact, épée
Armure aucune 2

Excalibur
Pour pouvoir bouger Excalibur, il faut imposer sa volonté (test de Volonté). Le test peut être tenté
plusieurs fois mais un malus cumulatif de -10 apparait à chaque échec. Excalibur donne un bonus
de 20% en arme de mêlée à son porteur. Dommages 1D6+3+ impact. Toucher la Dame du Lac avec
une réussite spéciale la paralysera de nouveau.

La Clé
La Clé a la forme d’un petit sceptre en or d’une vingtaine de centimètre. Une main miniature
portant une épée orne l’un des deux bouts.
Aide de jeu 1
Aide de jeu 2
Henry Sleeman

Henry a la quarantaine bien avancée. Universitaire émérite, c’est un spécialiste du mythe arthurien. Fasciné depuis sa plus
tendre enfance par le récit de Chrétien de Troyes, il n’a eu de cesse de démêler le vrai du faux pour trouver la réalité
historique derrière la légende. Il est persuadé de l’existence d’Arthur et des chevaliers de la Table Ronde. Dans les dernières
années, il s’est surtout consacré à l’île d’Avalon.

Voilà pour lui, l’histoire telle qu’elle s’est déroulée. Dans le sillage de l’empire romain en pleine déliquescence, de nouveaux
chefs firent leur apparition en Angleterre. Uther Pendragon, l’un de ses nouveaux seigneurs de guerre, convoitait la femme
de son vassal Gorlois. Uther, avec la complicité de Merlin, un prêtre païen influent, assassina Gorlois et épousa sa femme
Ygraine. De leur union naquit Arthur. Ygraine avait déjà eu une fille de son précédent mariage : Morgane. Le demi-frère et
la demi-sœur vécurent côte à côte. Uther vieillissant, Arthur pris le pouvoir. Brillant tacticien et orateur, conseillé par
Ygraine et Morgane, il renforça le territoire de son père jusqu’à prendre le titre de roi et installer sa capitale à Camelot.
Pour Henry, Arthur ne fut jamais chrétien. Bien au contraire, il est persuadé que Merlin et Ygraine (ainsi que Morgane initiée
par sa mère) faisait partis d’un même culte proche des croyances druidiques de l’époque, qu’ils furent complices de
l’assassinat de Gorlois et qu’ils se servaient d’Arthur pour donner de l’influence à leur culte. Henry ne croit pas au mythe
d’Excalibur (même s’il ne doute pas qu’Arthur ait pu se faire forger une épée de grande qualité) ni au Graal. Il pense aussi
que Morgane et Arthur ont entretenu une liaison incestueuse et que Mordred est né de cette union. Quand Mordred est
devenu un jeune adulte, il a voulu renverser son père vieillissant, son statut de bâtard l’empêchant d’accéder au trône. Lors
d’une bataille, Arthur tua Mordred mais fût blessé mortellement. Arthur fût emmené par Ygraine et Morgane jusqu’au repère
de leur culte à Avalon mais ne revint pas. Les récits tendent à penser qu’une troisième personne accompagna Arthur :
Viviane, la Dame du Lac.

Henry est persuadé qu’Avalon existe et qu’il fût un lieu de culte influent de l’époque. Il pense que les autorités chrétiennes
ont tout fait pour en nier l’existence puis qu’ils ont christianisés le mythe arthurien. Si plusieurs de ses confrères admettent
l’existence d’Arthur, Henry a beaucoup de mal à imposer sa vision païenne des évènements. Trouver Avalon lui permettrait
de trouver le tombeau d’Arthur et de prouver l’existence du culte païen. Plusieurs faisceaux d’indice l’ont orienté vers un
petit lac proche de Glastonbury mais il a eu beau parcourir la surface d’eau en tous sens, pas la trace du moindre îlot. Il a
tout de même établi un compte rendu de ses recherches et l’a publié. Il y a quelques temps, il a réussi à mettre la main sur
un parchemin protégé par un étui. Sur l’étui, on pouvait voir un dessin : une main tenant une épée sortant de l’eau (un
symbole qu’il a déjà rencontré plusieurs fois et qui le mènent toujours vers Avalon). Très excité, il se mit immédiatement à
la traduction du document écrit en latin. Il est à peu près certain que le document est de la main d’Ygraine ou de Morgane
et qu’il a un lien avec Avalon. Chaque fois qu’il part en quête d’Avalon, le document est du voyage…

Il y a une quinzaine de jours, un riche homme d’affaires américain, Georges Warren, débarqua dans son bureau. Il demanda
à Henry de l’emmener jusqu’au lac et de lui servir de guide. Henry a eu beau lui répéter qu’il n’y avait rien, l’homme insista.
Warren finit par lui proposer une très grosse somme d’argent. Après tout, s’il était prêt à jeter son argent par les fenêtres…
C’est ainsi que Henry se retrouve au bord du lac accompagné de son assistant, William Lodakin. L’étudiant œuvre au mieux
pour aider Henry. Il le trouve fatigué et nerveux depuis quelques temps mais Henry a préféré ne pas creuser la question. M.
Warren n’est pas venu seul. Il est accompagné de sa femme, Helen Warren, une magnifique plante verte de 20 ans sa
cadette qui n’a sûrement pas inventé l’eau chaude. Burt Willis est l’homme à tout faire de M. Warren. Sa carrure laisse à
penser qu’il fait aussi un très bon garde du corps. Enfin, M. Warren a payé les services d’un journaliste pour écrire une
chronique sur leur balade. Warren a vraiment l’air persuadé de réussir à trouver quelque chose…

Objectif : trouver Avalon et découvrir la part de vérité sur le mythe arthurien. Henry a consacré sa vie à cette tâche. Il lui
en faudrait beaucoup pour renoncer à une nouvelle piste…
Helen Warren

Helen a 35 ans mais semble en avoir 25. C’est une très belle femme qui a compris qu’en paraissant idiote, il
était plus facile de manipuler les hommes. Elle est issue d’une longue lignée matriarcale appelée les « Filles
d’Ygraine ». Ce sont des servantes de la Dame du Lac, une puissante fée des temps anciens. La première
d’entre elles s’appelait Elaine et vivait au cinquième siècle. Elaine était la fille d’Ygraine et de Gorlois et la
sœur cadette de Morgane. Uther Pendragon, le suzerain de Gorlois convoitait Ygraine. Uther, grâce à la magie
de la Dame du Lac (et pas de Merlin) parvint à assassiner Gorlois et à prendre pour femme Ygraine. De l’union
entre Ygraine et Arthur naquit Arthur. Ygraine, Morgane et Elaine, en tant que servantes, reçurent de la Dame
des pouvoirs et une longévité exceptionnelle. La Dame du Lac décida que le fils d’Arthur serait son champion.
Elle ordonna à Morgane de séduire son demi-frère. Ainsi naquit Mordred. Mais celui-ci se retourna contre ses
parents et défia la Dame du Lac. Mordred fût tué par son père mais Arthur fût mortellement blessé. Ygraine
et Morgane accompagnèrent Arthur jusqu’à Avalon pour le soigner mais elles ne revinrent jamais. Elaine
abandonnée des siennes connut la solitude. Tout comme Morgane, elle avait été préparée par la Dame pour
donner naissance à son champion. Elaine comprit très rapidement qu’elle ne pouvait trahir la Dame en
dispersant son don. Elaine jeta alors un sort sur sa lignée transmettant le Don de mère en fille. En contrepartie,
chaque Fille d’Ygraine ne pouvait enfanter qu’une seule fois. Au cours des siècles, le Don sembla s’étioler. Les
premières Filles vivaient plusieurs siècles et possédaient de grands pouvoirs ce n’est plus le cas aujourd’hui.
La mère d’Helen mourut d’une banale infection pulmonaire à l’âge de 45 ans. Tout ce qu’elle sait de la Dame
est tirée de la tradition orale transmise de fille en fille. Avalon est une île dont la localisation fût perdue. La
tradition parle aussi d’une Clé nécessaire pour ouvrir le chemin. Malheureusement, cette Clé est aussi
introuvable…

Cependant, Helen va peut-être réussir à retrouver le chemin d’Avalon. Toujours à l’affut d’une information,
elle a appris qu’un homme possédait un sceptre en or surmonté d’une main portant une épée (symbole de la
Dame). Cette description correspond à la Clé. Elle se rapprocha rapidement de l’homme : Georges Warren, un
magnat de la finance, collectionneur d’objets du passé. Il lui fût très facile de le séduire et de l’épouser (il est
de vingt ans son ainé). Dans le même temps, un professeur anglais, Henry Sleeman avait émis des hypothèses
sur la localisation d’Avalon. Elle s’arrangea pour que Georges en soit informé. Helen a pour amant, Burt Willis,
homme à tout faire et garde du corps de Georges. Elle se dit qu’un jour il pourrait lui être utile mais elle ne sait
pas vraiment à quel point sa loyauté envers Georges est importante. Georges entra rapidement en contact
avec Henry Sleeman et prit le chemin de l’Angleterre. Il emmène avec lui sa femme, son garde du corps mais
aussi Edmond Lobit, un chroniqueur qui établit le récit des aventures de Georges Warren. Après un bref
passage par l’université anglaise et un don très généreux au professeur, tout ce petit monde se rend au bord
du lac. Le professeur emmène avec lui son assistant : William Lodakin.

Helen maitrise deux sorts : Ame errante et Instiller la peur

Objectif : trouver la Dame et se mettre à son service. Au final, Helen ne sait pas trop à quoi s’attendre. Tout
ce qu’elle sait vient d’une transmission orale, de vieilles histoires sûrement déformées par le temps. Elle ne
fera de mal à personne sauf si on se met sciemment sur sa route…
Georges Warren

Georges Warren est un magnat de la finance. Il a toujours su décrocher la bonne affaire au bon
moment. Très riche, il investit une grande partie de son argent dans les objets du passé. Son rêve
est de mettre la main sur un objet extraordinaire. Dans sa collection se trouve un sceptre enor
surmonté d’une main tenant une épée. Cet objet, pas vraiment spectaculaire, a toujours fasciné
Georges. Malgré toutes ses expertises, il était difficile de déterminer la provenance et l’usage de
cet objet mais ,plusieurs fois, le nom de la Dame du Lac et d’Avalon revinrent. Georges s’intéressa
d’un peu plus près au mythe arthurien et commença à se dire qu’Excalibur ou le Graal était à sa
portée.

En 1924, il tomba fou amoureux d’une jeune femme, Helen. Quand il lui proposa le mariage, celle-
ci accepta immédiatement pour son plus grand bonheur. Georges est obligé d’admettre que sa
femme n’est pas la créature la plus intelligente du monde mais sa nature douce et cajoleuse le ravit.

En 1925, il tomba par hasard sur une étude anglaise parlant d’Avalon. L’étude écrite par Henry
Sleeman parlait des hypothétiques lieux où pouvait se trouver Avalon mais sans succès. Persuadé
que l’homme avait échoué car il possédait le seul objet capable de montrer le chemin d’Avalon,
Georges rentra immédiatement en contact avec le professeur Sleeman. Il prit un bateau pour
l’Angleterre et négocia avec Henry Sleeman. Au début réticent, l’homme finit par accepter après
une généreuse donation. Georges n’a pas parlé de l’artefact à Henry Sleeman. Il le garde
précieusement dans une sacoche de cuir qu’il ne quitte jamais.

Bien entendu, Georges ne fera pas le voyage seul jusqu’au lieu où se trouve sûrement Avalon (un
lac proche de Glastonbury). Il emmène avec lui son homme de confiance et garde du corps Burt
Willis, un ancien mercenaire d’une loyauté sans faille, sa femme Helen Warren, et Edmond Lobit,
un journaliste chroniqueur chargé de raconter les péripéties de Georges. Enfin, le professeur
Sleeman emmène son assistant : William Lodakin.

Objectif : trouver des objets anciens dignes de sa collection…


Burt Willis

Burt est un dur, un vrai. Très jeune, il s’est engagé dans l’armée puis a fait du mercenariat à travers
le monde. Depuis quelques années, il s’est retiré du terrain pour se mettre au service de Georges
Warren, un magnat de la finance. L’homme est généreux et n’a jamais envoyé Burt au casse-pipe.
Georges Warren est aussi collectionneur d’objets anciens. Depuis quelques années, Georges
Warren fait une fixation sur Avalon, l’île de la Dame du Lac et du roi Arthur, depuis qu’il a trouvé
dans sa collection un objet (un sceptre d’or surmonté d’une main tenant une épée). Georges Warren
protège l’objet du regard des autres.

En 1924, Georges Warren a fait la connaissance d’une femme, Helen. Quelques mois plus tard, ils
se sont mariés malgré la différence d’âge. Burt pense que Helen n’aime que l’argent de Georges et
le fait qu’ils soient amants depuis plusieurs mois le conforte dans cette idée. Néanmoins, elle est
gentille avec Georges Warren et n’est pas très intelligente. Parfois, Burt discerne une expression
rusée sur la frimousse d’Helen et il se demande parfois ce qui se passe derrière ses yeux de biche.
Burt apprécie beaucoup Helen et leurs étreintes. Parfois, il se dit qu’il pourrait tomber amoureux…

En 1925, Georges a appris l’existence du professeur Henry Sleeman et de ses travaux sur Avalon.
Ni une ni deux, Georges est parti en Angleterre pour rencontrer le professeur. Ils doivent
maintenant se rendre au bord d’un lac, là où se trouverait Avalon. Henry a beaucoup insisté sur le
fait qu’il n’avait rien trouvé mais Georges Warren semble penser que son artefact pourrait changer
la donne. Néanmoins, il n’en a pas parlé au professeur. Après une copieuse somme d’argent
échangée, le professeur a accepté de mener Georges Warren jusqu’au lac. En plus de sa femme
Helen Warren et de lui-même, Georges Warren a aussi emmené un chroniqueur, Edmond Lobit,
pour raconter ses exploits. Quant au professeur, il est accompagné de son assistant : William
Lodakin.

Objectif : protéger le boss, protéger Helen, protéger sa peau…


Edmond Lobit

Edmond est journaliste et chroniqueur. Il y a quelques semaines, il a été contacté par Georges
Warren, un magnat de la finance. Il souhaite l’engager pour écrire ses récits de voyage. Amateur
d’objets anciens, son rêve est de mettre la main sur de nouveaux artefacts. Il est actuellement sur
la piste de la légendaire Avalon du mythe arthurien. Peut-être espère-t-trouver Excalibur ? Au final,
Edmond se moque des croyances stupides de son employeur. Ce qu’il compte, c’est qu’il puisse
voyager jusqu’en Angleterre et puiser de l’inspiration sur le vieux continent.

En plus d’Edmond, Georges Warren emmène avec lui sa femme Helen Warren de vingt ans sa
cadette, une belle plante sans cervelle et son garde du corps, Burt Willis. Durant le voyage en
bateau, Edmond a surpris une conversation entre Helen et Burt qui entretiennent sans nulle doute
une liaison illicite mais ce ne sont pas ses oignons.

Arrivé en Angleterre, Georges Warren est allé voir un professeur, un certain Henry Sleeman.
L’homme est un fin connaisseur du mythe arthurien et de la probable localisation d’Avalon. Tiens,
lui aussi semble persuadé que l’île existe. En tout cas, après une grosse somme d’argent échangée,
le professeur accepta de conduire Georges jusqu’à un lac. Le professeur eut beau répété qu’il
n’avait lui-même rien trouvé, rien n’entama la détermination de Georges Warren. Bref, les voilà
parti pour un voyage campagnard. William Lodakin, l’assistant de Henry est aussi de la partie…

Objectif : profiter du voyage, trouver l’inspiration, étancher sa curiosité naturelle…


William Lodakin

William est l’assistant du professeur Henry Sleeman. L’homme rêve depuis toujours de trouver Avalon. Voici
ce qu’il pense être la réalité historique :

Dans le sillage de l’empire romain en pleine déliquescence, de nouveaux chefs firent leur apparition en
Angleterre. Uther Pendragon, l’un de ses nouveaux seigneurs de guerre, convoitait la femme de son vassal
Gorlois. Uther, avec la complicité de Merlin, un prêtre païen influent, assassina Gorlois et épousa sa femme
Ygraine. De leur union naquit Arthur. Ygraine avait déjà eu une fille de son précédent mariage : Morgane. Le
demi-frère et la demi-sœur vécurent côte à côte. Uther vieillissant, Arthur pris le pouvoir. Brillant tacticien et
orateur, conseillé par Ygraine et Morgane, il renforça le territoire de son père jusqu’à prendre le titre de roi
et installer sa capitale à Camelot. Pour Henry, Arthur ne fut jamais chrétien. Bien au contraire, il est persuadé
que Merlin et Ygraine (ainsi que Morgane initiée par sa mère) faisait partis d’un même culte proche des
croyances druidiques de l’époque, qu’ils furent complices de l’assassinat de Gorlois et qu’ils se servaient
d’Arthur pour donner de l’influence à leur culte. Henry ne croit pas au mythe d’Excalibur (même s’il ne doute
pas qu’Arthur ait pu se faire forger une épée de grande qualité) ni au Graal. Il pense aussi que Morgane et
Arthur ont entretenu une liaison incestueuse et que Mordred est né de cette union. Quand Mordred est devenu
un jeune adulte, il a voulu renverser son père vieillissant, son statut de bâtard l’empêchant d’accéder au trône.
Lors d’une bataille, Arthur tua Mordred mais fût blessé mortellement. Arthur fût emmené par Ygraine et
Morgane jusqu’au repère de leur culte à Avalon mais ne revint pas. Les récits tendent à penser qu’une troisième
personne accompagna Arthur : Viviane, la Dame du Lac. Henry est persuadé qu’Avalon existe et qu’il fût un
lieu de culte influent de l’époque. Il pense que les autorités chrétiennes ont tout fait pour en nier l’existence
puis qu’ils ont christianisés le mythe arthurien. Si plusieurs de ses confrères admettent l’existence d’Arthur,
Henry a beaucoup de mal à imposer sa vision païenne des évènements. Trouver Avalon lui permettrait de
trouver le tombeau d’Arthur et de prouver l’existence du culte païen. Plusieurs faisceaux d’indice l’ont orienté
vers un petit lac proche de Glastonbury mais il a eu beau parcourir la surface d’eau en tous sens, pas la trace
du moindre îlot. Il a tout de même établi un compte rendu de ses recherches et l’a publié.

William a des problèmes d’argent. Le démon du jeu lui a fait emprunter à des gens fort peu recommandables
et il risque de se retrouver avec deux jambes cassées s’il ne trouve pas rapidement de l’argent.

Il y a peu, Georges Warren, un magnat de la finance, est venu voir Henry et lui a proposé une forte somme
d’argent pour aller visiter le lac à la recherche d’Avalon. Malgré les mises en garde d’Henry, Georges insista.
Henry finit par accepter. William pense que Georges n’a pas tout dit à Henry et qu’il y a peut-être quelque
chose à gagner dans cette histoire. Georges Warren n’est pas venu tout seul. Il y a aussi sa femme, Helen
Warren, son garde du corps, Burt Willis et un journaliste chroniqueur Edmond Lobit

Objectif : trouver de l’argent ou des objets précieux pour sauver ses jambes…

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