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Correction exercices polynômes PCSI

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L”y´c´é´e J´e´a‹nffl P̀eˇr˚r˚i‹nffl, M`a˚r¯sfi`eˇi˜l¨l´e Maths en PCSI Année ����-����

Correction des exercices du chapitre no 20


Polynômes
Écriture, coefficients, degré
��.� Déterminer les degrés, coefficients dominants et coefficients de plus bas degré des polynômes :

1) P (X) = X 3 X(X 2 + i)2 Q


n 2
4) P (X) = (X 6)2k
2) P (X) = (X 2)n (X + 5)n (n 2 N⇤ ) k=0
Q
n
3) P (X) = (2X k)4
k=0

��.� Soit n 2 N. Calculer la forme développée de


n
P = (1 + X)(1 + X 2 )(1 + X 4 ) · · · (1 + X 2 )
à l’aide d’une conjecture prouvée par récurrence.
Retrouver le résultat en utilisant (1 X)P .

2n+1
X1
n+1
Solution On a facilement (1 X)P = 1 X2 donc par factorisation géométrique P = Xk.
k=0

��.� Soient (p,q) 2 N2 et n 2 [[ 0 ; p+q ]]. À l’aide du coefficient de degré n du polynôme (X + 1)p (X + 1)q ,
montrer la formule de Vandermonde générale :
Xn ✓ ◆✓ ◆ ✓ ◆
p q p+q
=
k n k n
k=0

Solution Soient (p,q) 2 N2 . L’identité (X + 1)p+q = (X + 1)p (X + 1)q s’écrit


p+q ✓
X ◆ p ✓ ◆
⇣X q ✓ ◆
⌘⇣ X ⌘
p+q k p k q k
X = X X
k k k
k=0 k=0 k=0

Soit par formule du produit de deux polynômes :


p+q ✓
X ◆ p+q ⇣ X ✓ ◆✓ ◆⌘
X
p+q k p q
X = Xk
k i j
k=0 k=0 i+j=k

Soit n 2 [[0,p + q]] :


• Le coefficient de X n dans (X + 1)p+q est p
n
X ✓p◆✓q ◆ X ✓p◆✓ q ◆
• Le coefficient de X n dans (X + 1)p (X + 1)q est =
i j k n k
i+j=n k

On en déduit la formule de Vandermonde :


n ✓ ◆✓
X ◆ ✓ ◆
p q p+q
=
k n k n
k=0
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��.� Trouver tous les polynômes P dans R[X] qui satisfont

P P 0 = X 3 P 00

Indication : Analyse-synthèse. Dans l’analyse, on pourra s’intéresser au degré.

Solution Si n = deg P > 2 on a n + n 1 = 3 + n 2 soit n = 2. On écrit P = aX 2 + bX + c et on


trouve en injectant 2a2 = 2a donc a = 1 car a 6= 0. Pour le degré 2 : 3ab = 0 donc b = 0. Aussi (degré 1)
b2 + 2ac = 0 donc c = 0. Finalement P = aX 2
Si deg P 6 1 on a P 00 = 0 et donc P = 0 ou P 0 = 0. Il reste alors P constant, et ces polynômes sont solutions.
Conclusion : les solutions sont les polynômes constants et les multiples de X 2 .

��.� Trouver tous les polynômes P de R[X] qui satisfont


P (X + 1) = XP 0

Solution Si n = deg P > 1 et dom P = an , on a en regardant le degré n : an = nan donc n = 1 :


P = aX + b et alors aX + a + b = aX donc a + b = 0.
Si P est constant, nécessairement P = 0.
Conclusion par une synthèse facile : les solutions sont les multiples de X 1.

��.� (Polynômes de Cebyshev) Soit (Tn )n2N une suite de polynômes définie par

T0 = 1, T1 = X 8n 2 N Tn+2 = 2XTn+1 Tn .

1) Calculer T2 ,T3 .
2) Donner pour tout entier n le degré et le coefficient dominant de Tn .
3) Démontrer que pour tout n 2 N, et tout ✓ 2 R, cos(n✓) = Tn (cos(✓)).
4) Donner une expression explicite de Tn en utilisant cos(n✓) = Re ((cos ✓ + i sin ✓)n ).

��.� P
n
1) Déterminer les polynômes vérifiant XP 0 2P = 0 en cherchant P sous la forme P = ak X k .
k=0
2) Sur le même principe déterminer les polynômes vérifiant X 2 P 00 3XP 0 + 3P = 0

��.� Soient P,Q deux polynômes de K[X] et ↵ 2 K tels que


8k 2 N P (k) (↵) = Q(k) (↵)
Montrer que P = Q.

Solution Simple application de la formule de Taylor en ↵.

Racines et divisibilité

��.� Soit P 2 C[X]. Montrer que P X divise P P X.


L”y´c´é´e J´e´a‹nffl P̀eˇr˚r˚i‹nffl, M`a˚r¯sfi`eˇi˜l¨l´e Maths en PCSI Année ����-����

X
Solution P P X=P P P +P X. Il suffit de vérifier que P X divise P P P . Or si P = ak X k
X
on a P P P = ak (P k X k ) et par factorsation géométrique on a (P X) | (P k X k ) pour tout k.

On conclut par linéarité de la divisibilité.

��.�� Écrire les divisions euclidiennes de A par B dans les cas suivants :
1) A = 3X 5 + 4X 2 + 1 B = X 2 + 2X + 3
2) A = 3X 5 + 2X 3 X2 + 1 B = X3 + X + 2

��.�� 1) Donner le reste dans la division euclidienne de X 2022 + X 3 + 1 par a) X 2 1, puis b)


(X 1)2 .
2) Soit (a,b) 2 C2 . Déterminer le reste de la division euclidienne de P 2 C[X] par (X a)(X b)
d’abord quand a 6= b, puis traiter le cas a = b.
3) Déterminer le reste de la division euclidienne de (cos ✓ + X sin ✓)n par X 2 + 1 pour ✓ 2 R,
n 2 N⇤ .

Solution D’après le théorème de la division euclidienne, X 2 + 1 étant non nul, il existe un unique couple
(Q,R) 2 R[X] tel que

(sin ✓X + cos ✓)n = (X 2 + 1)Q + R avec deg(R) < 2.

On sait donc qu’il existe a,b 2 R tels que R = aX + b. Pour obtenir a et b, on va regarder la division comme
une égalité de C[X] et évaluer en i et i, racines de X 2 + 1.
⇢ ⇢
(i sin ✓ + cos ✓)n = ai + b ein✓ = b + ai
i.e.
( i sin ✓ + cos ✓)n = a( i) + b e in✓ = b ai
Ce système se résout en
ein✓ + e in✓ ein✓ e in✓
b= = cos(n✓) et a= = sin(n✓),
2 2i

d’où R = sin(n✓)X + cos(n✓) .

��.�� Soient ,µ des réels et


A = X 4 + X 3 + X 2 + µX + 2 et B = X2 + 2
Donner une condition nécessaire et suffisante pour que B divise A.

��.�� Soit n 2 N. Justifier les divisibilités suivantes

1) X 2 | (X + 1)n nX 1 2) (X 1)3 | nX n+2 (n+2)X n+1 +(n+2)X n


n
X
��.�� Soit n > 1. Montrer que toutes les racines complexes de P = 1 k
X sont simples.
k!
k=0

On sait que les polynômes non constants sont scindés sur C[X]. Soit ↵ une racine de Pn . Démontrons
qu’elle est simple. Procédons par l’absurde en supposant que sa multiplicité est supérieure à 2. On
n n
est alors assuré que Pn0 (↵) = 0. Or, Pn = Pn0 + Xn! . En évaluant en ↵, on obtient 0 = 0 + ↵n! , soit
↵ = 0. Ceci est absurde car 0 n’est pas une racine de Pn puisque Pn (0) = 1.
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��.�� 1) Trouver tous les polynômes P 2 R[X] tels que : 8n 2 N P (n) = n666
2) Trouver tous les polynômes P 2 R[X] tels que : P (x) = P (sin x) pour tout x 2 R.
3) Existe-t-il un polynôme P tel que

8n 2 N P (n) = n666 + ( 1)n .


(
K[X] ! F(K,K)
��.�� Montrer que l’application : est injective. Est-elle surjective ?
P 7 ! Pe

Solution L’injectivité est la conséquence de l’unicité polynomiale.


La non surjectivité vient de ce que la valeur absolue, par exemple, ne peut pas être polynomiale car non
dérivable en 0.

��.�� 1) Soient x0 , . . . ,xn des réels deux à deux distincts. Montrer que l’application
(
Rn [X] ! Rn+1
':
P 7 ! (P (x0 ), . . . ,P (xn ))
est injective.
2) Soit P 2 C[X] un polynôme non constant et Pe : C ! C son application polynomiale associée.
Montrer que Pe est surjective. Est-elle injective ?

Solution
1) Montrons que F est injective : si (P,Q) 2 Rn [X]2 vérifie F (P ) = F (Q) , alors

(P (x0 ) , . . . ,P (xn )) = (Q (x0 ) , . . . ,Q (xn ))

soit
8k 2 [[0,n]] , P (xk ) = Q (xk )

Ainsi P et Q coïncident en n + 1 valeurs distinctes x0 , . . . ,xn , donc sont égaux : P = Q cqfd.


2) La surjectivité c’est D’Alembert-Gauss, : pour tout y 2 C, P y admet au moins une racine dans C.
L’injectivité est claire (fonction affine) si deg P = 1.
Non injectivité si deg P > 2 car, pour tout y 2 C, on a exactement n = deg P solutions à l’équation
Pe(x) = y comptées avec multiplicité. Si, pour un y 2 C, le nombre de solutions distinctes est 1, c’est
que la multiplicité de la racine a est exactement n = deg P alors il existe tel que P y = (X a)n .
Mais alors Pe(x) = y + 1 admet n solutions distinctes données par les a + e i 2k⇡/n avec k 2 [[ 0 ; n 1 ]]
et ainsi Pe n’est pas injective.

��.�� Trouver tous les polynômes de R[X] tels que


(X + 4)P (X) = XP (X + 1)

Solution Trouvons tous les polynômes complexes vérifiant (X + 4) P (X) = XP (X + 1) (⇤)


• Analyse : supposons que P convient. Alors
. En substituant 0 à X dans (⇤) : 4P (0) = 0, donc 0 est racine de P.
. En substituant 4 à X dans (⇤) : 0 = 4P ( 3) , donc 3 est racine de P.
. En substituant 1 à X dans (⇤) : 3P ( 1) = 1P (0) = 0, donc 1 est racine de P.
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. On obtient de même P ( 2) = P ( 3) = 0

On en déduit que X (X + 1) (X + 2) (X + 3) divise P, soit

9Q 2 C [X] P = X (X + 1) (X + 2) (X + 3)Q

Reportons dans (⇤) :

(X + 4)X(X + 1)(X + 2)(X + 3)Q = X(X + 1)(X + 2)(X + 3)(X + 4)Q(X + 1)

En simplifiant par le polynôme non nul X(X + 1)(X + 2)(X + 3)(X + 4) il vient :

Q (X) = Q (X + 1) (~)

On sait montrer que Q(n) = Q(0) pour tout n et donc Q est constant.
Ainsi Q est constant, et P est de la forme

P = X(X + 1)(X + 2)(X + 3), 2R

• Synthèse : on vérifie facilement que, quel quesoit 2 R et P = X(X + 1)(X + 2)(X + 3). Alors P
vérifie (⇤).
• Conclusion :

Les polynômes vérifiant (⇤) sont exactement les polynômes


de la forme X(X + 1)(X + 2)(X + 3), 2R

��.�� Soit P 2 C[X] un polynôme non nul tel que : (?) P (X 2 ) = P (X)P (X + 1).
k
1) Montrer que si a est racine de P alors a2 aussi pour tout k 2 N.
2) En déduire que a = 0 ou bien a est une racine de l’unité, c’est-à -dire qu’il existe p 2 N⇤ tel
que ap = 1.
3) Montrer que même que a = 1 ou a 1 est une racine de l’unité.
4) Quelles sont les racines possibles de P ?
5) (*) Déterminer les polynômes P vérifiant (?)

Factorisation de polynômes, décomposition en éléments simples

��.�� Factoriser les polynômes

1) P = X 7 + 27X 4 X 3 27 sur R ; 4) X 3 + (3i 1)X 2 (2 + i)X sur C


2) X 4 + X 2 6 sur R ;
3) (X 2 X + 1)2 + 1 sur C puis sur R. 5) X 6 + 64 sur C et R

��.�� Factoriser dans C[X] puis dans R[X] les polynômes suivants :

1) P = X 2n 1 n 2 N⇤ 3) R = X 2n+1 1 n2N
2) Q = X 2n + 1 n 2 N⇤ 4) S = X 2n+1 + 1 n2N
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Solution
1) Décomposition de P = X 2n+1 + 1. On remarque que 1 est racine de P
P admet donc pour racines les opposées des racines (2n + 1)-èmes de l’unité, soit :
2ik⇡ 2ik⇡
e 2n+1 , k 2 [[0,2n]] ou mieux e 2n+1 , k 2 [[ n,n]]
Ainsi, P étant unitaire, on obtient la décomposition de P sur C [X] :
2n ⇣
Y ⌘
2ik⇡
X 2n+1 +1= X + e 2n+1
k=0

Pour décomposer P sur R [X] , on utilise la deuxième forme, en regroupant les racines conjuguées :
Yn ⇣ ⌘
2ik⇡
P = X + e 2n+1
k= n
Y1 ⇣ ⌘Y
n ⇣ ⌘
2ik⇡ 2ik⇡
= (X + 1) X + e 2n+1 X + e 2n+1
k= n k=1
Yn ⇣ ⌘Y
n ⇣ ⌘
2ik⇡ 2ik⇡
= (X + 1) X + e 2n+1 X + e 2n+1
k=1 k=1
⇣ 2ik⇡
⌘⇣ 2ik⇡

Finalement, en développant les X + e 2n+1 X + e 2n+1 :

n ✓
Y ✓ ◆ ◆
2k⇡
X 2n+1 + 1 = (X + 1) X 2 + 2 cos X +1
2n + 1
k=1

2) Décomposition de Q = X 2n + 1 : l’équation Q (z) = 0 s’écrit


z 2n = ei⇡
Les racines de Q sont donc de la forme
i⇡ 2ik⇡ (2k+1)i⇡
⇣k = e 2n e 2n =e 2n , k 2 [[0,2n 1]]
On a ainsi la décomposition de Q sur C [X] :

Y1 ⇣
2n
(2k+1)i⇡

X 2n + 1 = X e 2n

k=0

Pour décomposer Q sur R [X] , on remarque que pour k 2 [0,n 1] ,


(2k + 1) ⇡ (2k+1)i⇡ (2k + 1) ⇡
0< < ⇡ donc Im e 2n = sin >0
2n 2n
Donc ⇣0 , . . . ,⇣n 1 ne peuvent pas être conjuguées deux à deux.
Mais comme Q est un polynôme réel, ses racines sont conjuguées deux à deux, et on en déduit que
⇣n , . . . ,⇣2n 1 sont les conjuguées (éventuellement dans le désordre) de ⇣0 , . . . ,⇣n 1 . On peut donc écrire
n
Y1 2n
Y1
Q = (X ⇣k ) X ⇣k
k=0 k=n
Y1 ⇣
n ⌘
= X2 2Re (⇣k ) X + |⇣k |2
k=0

Finalement
Y1 ✓
n ✓
(2k + 1) ⇡
◆ ◆
2
X 2n +1= X 2 cos X +1
2n
k=0
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��.�� Soit le polynôme P = X 9 + X 6 + X 3 + 1.


1) Calculer (X 3 1)P . En déduire les racines de P .
2) Donner la décomposition de P en produit d’irréductibles de C[X] puis de R[X].

Solution
1) Par téléscopage, on a (X 3 1)P = X 12 1.
Les racines de X 12 1 sont par définition les racines 12-èmes de l’unité. Celles de X 3 1 les racines
3-èmes de l’unité. On a donc
11 ⇣
Y ⌘
2ik⇡
(X 1)(X j)(X j 2 )P = X e 12 .
k=0

2ik⇡ 8ik⇡ 4ik⇡ 4ik⇡


Avec j = e 3 =e 12 et j 2 = e 3 =e 12 .
2) Les racines de P sont donc les 9 nombres de U12 r U3 . On peut donc écrire la factorisation de ce
polynôme dans C[X]. Ci-dessous, on "couple" déjà les racines avec leur conjugué pour préparer la
factorisation dans R[X].
! ! ! ! ! ! ! !
i⇡ i⇡ 2i⇡ 2i⇡ 3i⇡ 3i⇡ 5i⇡ 5i⇡
P= X e 6 X e 6 X e 6 X e 6 X e 6 X e 6 X e 6 X e 6 X+1 .

Rappelons que (X ei✓ )(X = X2


e i✓ ) 2 cos(✓)X + 1. Les cosinus ici sont connus ; on obtient
⇣ p ⌘ ⇣ p ⌘
P = X2 3X + 1 X 2 X + 1 X 2 + 1 X 2 + 3X + 1 (X + 1) .

��.�� (Polynômes de Cebyshev (suite)) On reprend les notations de l’exercice 6.


1) Soit n 2 N. Montrer que Tn est scindé sur R et déterminer sa décomposition en produits
d’irréductibles sur R. 8
n
Y1 ✓ ◆ < ( 1)n/2
(2k + 1)⇡ si n est pair .
2) En déduire que : cos = n 1
2n : 2 0 sinon
k=0

��.�� 1) Soit n 2 N⇤ . Factoriser (X + 1)n X n dans C[X].


n
X1 ✓ ◆ nY1 ✓ ◆
k⇡ k⇡ cos x
2) En déduire cotan et sin où cotan x = pour tout x 2
/ ⇡Z.
n n sin x
k=1 k=1

Solution
1) Les racines de P = (X + 1)n X n sont différentes de 0 donc on résout l’équation P (z) = 0 qui mène
z+1
à racine n-ième de l’unité, nécessairement différente de 1. Les racines sont donc les
z
✓ ◆
1 1 e i k⇡/n 1 i k⇡
zk = i 2k⇡/n = i k⇡/n
= i = cotan k 2 [[ 1 ; n 1 ]]
e 1 2ie sin(k⇡/n) 2 sin(k⇡/n) 2 2 n

2) La somme cherchée est donc


1
⇥ Im (somme des racines de P )
2
On sait trouver la somme des racines avec les coefficients de P . Or comme ceux-ci sont réels et donc la
partie imaginaire est nulle et ainsi
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n
X1 ✓ ◆
k⇡
cotan =0
n
k=1

On raisonne sur le produit des racines qui vaut P (0) = 1 pour trouver le produit attendu.

��.�� x5
1) Décomposer en éléments simples la fonction rationnelle f : x 7 ! dans C.
x4 1
2) Déterminer une primitive de f sur [ 0 ; 1/2 ]

Solution - Décomposition en éléments simples sur C : la partie entière est nulle, donc pour certains a,b 2 R
et c 2 C

x5 x5 a b c c̄
8x 2 C r {±1; ±i} = =x+ + + +
x4 1 (x 1)(x + 1)(x i)(x + i) x 1 x+1 x i x+i
À noter que les coefficients pour i et i sont conjugués par unicité des coefficients dans la D.E.S. et car f
est réelle, donc f = f . Les pôles étant simples :
X 5 (1) 1 X 5 ( 1) 1 X 5 (i) 1
a= 0 = , b = 0 = et c = = .
(X 4 1) (1) 4 (X 4 1) ( 1) 4 (X 4 1)0 (i) 4
- Décomposition en éléments simples sur R : on regroupe les conjugués pour tout x 6= ±1
✓ ◆ ✓ ◆
x5 1 1 1 1 1 1 1 1 2x
=x+ + =x+ + .
x4 1 4 x 1 x+1 x i x+i 4 x 1 x + 1 x2 + 1
- Calcul de primitive
Zx 5  2 x
t dt t 1 x2 1 1 x2
= + ln(1 t) + ln(t + 1) ln t2 + 1 = + ln + cte
t4 1 2 4 2 4 1 + x2

��.�� 1
1) Soit n 2 N⇤ . Décomposer x 7 ! sur C r Un .
xn 1
n
X1 sin( 2k⇡
n )
2) En déduire la valeur de pour tout x 2 R r {±1}.
k=0
x2 2 cos( 2k⇡
n )x + 1

Solution
1) Les racines du dénominateur de 1
xn 1 sont les racines nèmes de l’unité et sont toutes simples. La partie
entière étant par ailleurs nulle :
1 X a!
=
xn 1 x !
!2Un

pour une certaine famille (a! )!2Un 2 Cn . Soit ! 2 Un fixé. Écrivons 1


xn 1 = A
B avec A = 1 et
B = xn 1. On a alors par formule de la D.E.S. :

A(!) 1 ! n =1 !
a! = 0
= =
B (!) n! n 1 n
2) On prend la partie imaginaire des deux côtés, on trouve 0, en distinguant les cas x = 0 et x 6= 0.

Pour aller plus loin

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