Anatomie et Fonction du Cortex Moteur
Anatomie et Fonction du Cortex Moteur
A. Organisation générale
1) les cellules
Ce sont les neurones et les cellules de soutien qui sont les cellules gliales. Le nombre de
neurones diminue pendant toute la vie.
Collatérale récurrente
b) neurones stellaires
Ce sont en général des petits neurones en forme d’étoile. leur dendrites se ramifient
rapidement. Leur axone est souvent très long (10-20cm), mais ne sort pas de la substance
grise. forme caractéristique des neurones.
c) neurones fusiformes
Ils sont bipolaires en forme de fuseau, avec une seule dendrite et un axone. Ce sont les
plus nombreux.
Corps de neurone
en surface.
couche glandulaire externe : elle contient surtout des petites cellules pyramidales, dont les
axones courts vont vers les couches profondes. C’est une couche de réception, d’information
d’autres régions du cortex.
couche pyramidale externe : elle contient surtout des cellules pyramidales un peu plus
grosses, dont les axones vont vers les couches 5 et 6. C’est donc une couche d’émission, de
message intra-cortiex.
couche glandulaire interne (« couche de grains ») : elle contient quelques cellules
pyramidales, mais surtout un grand nombre de cellules fusiformes qui ont un rôle
d’interneurone. c’est une couche de réception, de message venu du système thalamique, c’est
à dire transportant des sensibilités.
couche pyramidale interne : elle contient les plus grosses des cellules pyramidales, dont les
axones forment les projections du cortex vers la moelle. C’est une zone d’émission vers les
centres inférieurs.
couche fusiforme : constituée surtout de neurones fusiformes. Cette couche assure les
relations avec l’autre hémisphère et ses axones passent par le corps calleux (jonction entre
deux hémisphères)
B. Données de base
1) exemple de stimulation
a) sur l’aire motrice principale (AMP)
Elle se trouve dans le cortex frontal, à sa partie postérieure, juste devant la scissure
verticale (ou de Rolando)
AMP
Scissure de Sylvius
temporal occipital
Cette aire présente une somatopie marquée dans l’espèce humaine : les différentes
régions du corps sont représentés par des zones précises du cortex, mais dans le sens opposé
(en haut, commande des pieds…).
De plus, l’AMP du côté droit commande le corps du côté gauche et vice versa. La
dimension des zones du cortex n’est pas proportionnelle à l’importance fonctionnelle des
régions du corps représentées, mais à leur importance fonctionnelle. La zone des membres
inférieurs et du tronc est plus petite que celle de la langue ou de la main.
La stimulation de l’aire motrice donne des résultats variables selon l’animal.
Ex : chez le chat ou le chien, des mouvements globaux des membres peuvent être obtenus par
l’excitation des zones préférentielles ; mais ce sont des mouvements grossiers.
Chez le singe, on observe des mouvements plus fins qui mettent en jeu des groupes de
muscles : tout l’avant-bras ou toute la main, mais pas l’ensemble.
Chez l’être humain, la stimulation déclenche des mouvements à partir d’une seul
muscle ou d’un petit groupe de muscles. Ex : dans la zone de la face, il semble que chaque
muscle ait sa propre représentation.
1) expérience de destruction
a) destruction de l’AMP (seule)
Chez le chat et le chien, le déficit observé est très léger et se nomme hémiplégie corticale.
L’animal peut se relever, se déplacer malgré quelques attitudes anormales au début. Par
contre, les mouvements appris ou conditionnés disparaissent complètement. Les réflexes
musculo-tendineux sont un peu plus amples comme s’ils étaient désinhibés.
Chez le singe, les réactions sont plus marquées. Les paralysies sont d’abord complètes et
étendues. Les muscles sont flasques, les réflexes sont abolis. La régression est cependant
rapide (quelques heures ou jours) ; elle se fait toujours du tronc vers les extrémités selon une
chronologie constante pour une espèce. Les mouvements fins sont définitivement perdus.
Dans l’espèce humaine, l’ablation de l’AMP entraîne une paralysie d’abord abolis puis un peu
exagérés. On observe le réflexe de Babinski.
AMS
AMP
lobotomie
b) AMS (seule)
Chez le chat et le chien, les résultats de la destruction sont peu importants ; la gêne
dans le mouvement ne dure que quelques heures (c’est peut-être une gêne liée à l’anesthésie
plus qu’autre chose).
Chez le singe, on observe d’abord un courte phase de parésie (contraction amoindrie) puis un
retour complet à la normale ; aucun muscle ne s’atrophie. parfois, les gestes appris deviennent
plus difficiles à exécuter. Le bénéfice du « dressage » antérieur disparaît et aucun nouveau
dressage n’est possible.
Chez l’Homme, on ne pratique pas l’ablation, faute de grosses difficultés (trop de lésions sur
les parties avoisinantes).
c) AMP et AMS
La lésion bilatérale des deux aires transforme le singe en « animal thalamique » (la
commande n’est plus corticales, mais part de plus bas), c’est à dire un animal avec des
rigidités, une exagération des réflexes tendineux, un réflexe de Babinski positif (orteils en
éventail) et des réflexes surajoutés qui sont ceux de l’animal spinal comme le réflexe de
préhension.
C’est une partie de l’encéphale située en dérivation sur les voies motrices et sensitives
principales. Il est relié à la tige cérébrale par les trois paires de pédoncules cérébelleux.
A. Organisation
1) structure macroscopique
Le cervelet est la partie la plus plissée et la plus ferme du cerveau. Il comporte deux
hémisphères latéraux (surtout important dans l’espèce humaine) réunis par une partie
centrale : vernis.
Fonctionnellement, il se divise en trois parties qui sont en fonction de leur ancienneté
philogénétique :
2) structure microscopique
La substance grise a une architecture identique sur l’ensemble du cervelet et est formée de 3
couches :
- Couche moléculaire avec de nombreuses cellules étoilées et beaucoup de fibres à
distribution horizontale (assure les rôles de connexion en surface).
- Couche des cellules de PURKINJE : elle ne contient que ce type de cellules et c’est la seule
couche d’émission du cervelet
- Couche granulaire : la plus épaisse et elle est riche en cellules et en fibres. C’est une
couche de réception.
a) organisation générale
Le cervelet comporte : un grand nombre de fibres afférentes qui arrivent de la moelle spinale
et de toutes les régions du cerveau ; des connexion intra-cérébelleuses qui relient le cortex
cérébelleux au noyaux gris centraux du cervelet, des voies efférentes qui partent toutes des
noyaux gris centraux et qui peuvent se diriger vers la moelle spinale ou vers le cerveau.
Chaque moitié du cervelet contrôle la partie ipsilatérale du corps, donc de la partie
controlatérale du cerveau.
b) voies efférentes
Elles peuvent être ascendantes ou descendantes. Les ascendantes vont vers la totalité du
cortex et surtout vers l’AMP et l’AMS. leur rôle est surtout inhibiteur. Les voies descendantes
vont vers la tige cérébrale et vers la moelle spinale. Elle contrôlent en particulier les voies
extrapyramidales au niveau spinal et vertibulo-spinal.
B. Mécanismes cérébelleux
1) lésions expérimentales
a) extirpation chez le chat / chien
ablation bilatérale : elle est suivie d’une période initiale de troubles graves avec répartition
anormale du tonus sans paralysie ni anesthésie et impossibilité de la posture et de la marche.
La période de régression dure plusieurs mois ; l’animal devient rigide, il tente de se mettre
debout et y arrive après une période de chutes fréquentes. Il se tient les pattes très écartées et
la locomotion devient peu à peu possible. Il reste cependant toujours des troubles résiduels qui
sont surtout des atteintes de l’équilibre.
permet un retour à la station debout et à la locomotion ; mais avec des gestes excessifs.
Pendant la période résiduelle, tous les mouvements sont possibles, sauf ceux qui sont trop
rapides.
2) fonctions du cervelet
maintien de l’équilibre (grâce aux afférences venues de l’oreille interne et aux efférences
vestibulo-spinales
coordination motrice dans les gestes spontanés et dans les gestes appris.
maintien du tonus musculaire fait par contrôle des voies motrices finales de la moelle
spinale
A. Données morphologiques
Ce sont les noyaux de substance grise située dans la partie postérieure du cerveau entre le 3ème
et le 4ème ventricule. Le noyau est en forme d’anneau ouvert vers l’avant.
Le noyau lenticulaire : sa partie intérieure est le pallidum, formé de grosses cellules
effectrices. Sa partie externe est le putamen, formé de cellules plutôt réceptrices.
Le noyau caudé et le pallidum constituent le neostriatum (partie naissante). Il existe quelques
noyaux accessoires, par exemple le corps de Luys, la zona incerta, la substancia migra…
Les noyaux gris centraux ont des projections vers la moelle spinale, l’hypothalamus et le
cortex. Ils reçoivent des afférences venant du cortex, surtout l’AMS et du cervelet.
B. Données anatomo-chimiques
1) la sémiologie (ou séméiologie) striée (=description des signes)
Les anomalies des mouvements : la bradycinésie (ralentissement des mouvements),
l’hypocinésie (diminution du nombre de mouvements)
A. Le système orthosympathique
1) les centres nerveux
Ils sont de 4 types et ils sont très hiérarchisés :
les centres viscéraux : situés dans la paroi des viscères qu’ils innervent (le tissus nodal)
les centres médullaires : situés dans la moelle spinale, surtout dans sa partie thoracique où
ils constituent la corne latérale.
Corne latérale
les centres de la tige cérébrale situés surtout dans le bulbe ; ils commandent la circulation
et la respiration et accessoirement la déglutition et le vomissement.
Les centres de l’hypothalamus (hyp=cerveau / centre de la vie végétative) : ils contrôlent
le comportement alimentaire, le comportement thermique, le comportement sexuel,
l’agressivité et le sommeil…
2) les nerfs
3) les ganglions
L’organisme présente 4 chaînes avec chacune 20 ganglions sympathiques situés de part et
d’autre de la colonne vertébrale. Les principaux sont le ganglion stellaire (origine des nerfs
cardiaques ; qui commande le cœur), le ganglion solaire (commande le fonctionnement du
tube digestif haut), le ganglion mésantérique inférieur (pour le tube digestif bas)
B. Le système parasympathique
Il ne comporte pas de nerfs propres et ses centres sont regroupés en deux parties :
1) le parasympathique crânien
Il correspond aux noyaux de certains nerfs crâniens : le III (nerf occulo-moteur : il
intervient dans la myosis et l’accommodation), le VII (nerf glacial : agit sur la sécrétion
lacrymale, sur la sécrétion salivaire et sur les muqueuses du nez), le IX (le glossopharyngien
qui agit sur la glande parotide qui est atteinte dans les oreillons), le X (le nerf vague ou
pneumogastrique qui commande l’ensemble des viscères du tronc : cœur, triperie…)
2) le parasympathique pelvien
Ses centres sont situés dans la moelle sacrée et les nerfs suivent les nerfs spinaux sacrés.
Ils interviennent sur la vessie et l’appareil urinaire, le rectum et l’appareil digestif.
2) les actions
Les deux systèmes sont en général antagonistes, par exemple l’orthosympathique accélère le
cœur, est vasoconstricteur, bronchodilatateur. Il déprime les sécrétions et les mouvements du
tube digestif et ferme les sphincters. Dans l’orthosypathique, il existe au niveau des viscères,
deux sortes de récepteurs : les récepteurs (généralement excitateurs) et les récepteurs
(généralement inhibiteurs). Il existe cependant une exception : les du cœur qui sont
excitateurs, ce qui explique qu’on peut les déprimer avec des agents qu’on appelle les
bloquants.