0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
28 vues8 pages

Anatomie et Fonction du Cortex Moteur

Ce document décrit l'organisation du cortex moteur, y compris ses différentes couches, types de neurones, et aires motrices. Il présente également des données sur la stimulation et la destruction de certaines zones du cortex moteur.

Transféré par

Fathi Dergaa
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
28 vues8 pages

Anatomie et Fonction du Cortex Moteur

Ce document décrit l'organisation du cortex moteur, y compris ses différentes couches, types de neurones, et aires motrices. Il présente également des données sur la stimulation et la destruction de certaines zones du cortex moteur.

Transféré par

Fathi Dergaa
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

CM Physiologie Page 1

Chapitre 2 : le système nerveux

VI. Le cortex moteur


C’est la partie la plus superficielle de l’encéphale, d’épaisseur de 3 à 6mm et qui recouvre la
totalité du cerveau, y compris à l’intérieur des sillons et des scissures.

A. Organisation générale
1) les cellules
Ce sont les neurones et les cellules de soutien qui sont les cellules gliales. Le nombre de
neurones diminue pendant toute la vie.

a) les neurones pyramidaux


Ils peuvent présenter des tailles variables, mais leur forme est toujours triangulaire.
Les dendrites sont très nombreuses et arrivent aux extrémités du triangle, alors que l’axone
part du milieu d’un côté.
Tous les axones de tous les neurones pyramidaux sont descendants et vont soit vers les
centres inférieurs, soit vers des couches basses du cortex du même côté, ou du côté opposé.
Beaucoup d’entre eux ne quittent pas la substance grise. Certains ont des collatérales
récurrentes vers leurs propres dendrites.

Collatérale récurrente

b) neurones stellaires
Ce sont en général des petits neurones en forme d’étoile. leur dendrites se ramifient
rapidement. Leur axone est souvent très long (10-20cm), mais ne sort pas de la substance
grise.  forme caractéristique des neurones.

c) neurones fusiformes
Ils sont bipolaires en forme de fuseau, avec une seule dendrite et un axone. Ce sont les
plus nombreux.

2) les couches ou strates


L’organisation du cortex cérébral est la même sur toute sa surface, et elle comporte 6 couches
qui sont, en partant de la surface :
 couche moléculaire (plexiforme) : elle est formée surtout de fibres axoniques ou
dendritiques, dont la disposition générale est horizontale. Il y a très peu de corps neuronaux,
mais relativement beaucoup de cellules gliales. Cette couche assure la connexion de voisinage

Corps de neurone

en surface.

 couche glandulaire externe : elle contient surtout des petites cellules pyramidales, dont les
axones courts vont vers les couches profondes. C’est une couche de réception, d’information
d’autres régions du cortex.

Le site officiel de l’APS : http://aps1.citetweb.net


CM Physiologie Page 2
Chapitre 2 : le système nerveux

 couche pyramidale externe : elle contient surtout des cellules pyramidales un peu plus
grosses, dont les axones vont vers les couches 5 et 6. C’est donc une couche d’émission, de
message intra-cortiex.
 couche glandulaire interne (« couche de grains ») : elle contient quelques cellules
pyramidales, mais surtout un grand nombre de cellules fusiformes qui ont un rôle
d’interneurone. c’est une couche de réception, de message venu du système thalamique, c’est
à dire transportant des sensibilités.
 couche pyramidale interne : elle contient les plus grosses des cellules pyramidales, dont les
axones forment les projections du cortex vers la moelle. C’est une zone d’émission vers les
centres inférieurs.
 couche fusiforme : constituée surtout de neurones fusiformes. Cette couche assure les
relations avec l’autre hémisphère et ses axones passent par le corps calleux (jonction entre
deux hémisphères)

3) les aires motrices en général


Ce sont des zones du cortex dont la stimulation provoque un mouvement et dont les
lésions sont à l’origine de troubles moteurs. Les aires sont peu développées chez les animaux
inférieurs jusqu’au carnivore. Elles sont de plus en plus développées lorsque l’on monte dans
la série. Les plus développées se trouvant dans l’espèce humaine. On distingue des aires
pyramidales et des aires extrapyramidales ; les premières provenant de la partie du cortex qui
possède les plus grosses cellules pyramidales. Les aires pyramidales sont principalement à
l’origine des mouvements volontaires, alors que les extrapyramidales commandent les
mouvement automatiques (innés) et automatisés (acquis).

B. Données de base
1) exemple de stimulation
a) sur l’aire motrice principale (AMP)
Elle se trouve dans le cortex frontal, à sa partie postérieure, juste devant la scissure
verticale (ou de Rolando)

frontal Scissure de Rolando


pariétal

AMP
Scissure de Sylvius
temporal occipital

Le site officiel de l’APS : http://aps1.citetweb.net


CM Physiologie Page 3
Chapitre 2 : le système nerveux

Cette aire présente une somatopie marquée dans l’espèce humaine : les différentes
régions du corps sont représentés par des zones précises du cortex, mais dans le sens opposé
(en haut, commande des pieds…).
De plus, l’AMP du côté droit commande le corps du côté gauche et vice versa. La
dimension des zones du cortex n’est pas proportionnelle à l’importance fonctionnelle des
régions du corps représentées, mais à leur importance fonctionnelle. La zone des membres
inférieurs et du tronc est plus petite que celle de la langue ou de la main.
La stimulation de l’aire motrice donne des résultats variables selon l’animal.
Ex : chez le chat ou le chien, des mouvements globaux des membres peuvent être obtenus par
l’excitation des zones préférentielles ; mais ce sont des mouvements grossiers.
Chez le singe, on observe des mouvements plus fins qui mettent en jeu des groupes de
muscles : tout l’avant-bras ou toute la main, mais pas l’ensemble.
Chez l’être humain, la stimulation déclenche des mouvements à partir d’une seul
muscle ou d’un petit groupe de muscles. Ex : dans la zone de la face, il semble que chaque
muscle ait sa propre représentation.

b) les aires motrices extrapyramidales


Les aires pyramidales sont réparties sur tout le cortex. On en trouve aux niveaux frontal,
pariétal et temporal. Leur stimulation donne aussi des réponses controlatérales, mais leur
excitabilité est moindre. Dans certains cas, les réponses nécessitent la présence d’AMP.
 aire occulo-motrice : elle est située dans le lobe occipital du cerveau. Sa stimulation
provoque des déplacements simultanés des deux yeux vers le côté opposé.
 aire prémotrice : ou aire motrice secondaire (AMS). Elle est plus vaste que l’AMP et est
située en avant d’elle dans le lobe frontal. Elle est d’autant plus difficile à exciter qu’on
s’éloigne davantage de l’AMP, parce que les neurones sont de moins en moins nombreux
(il y a en contrepartie de plus en plus de cellules gliales).
On peut observer deux sortes de réponses :
- Simples mais soutenues des muscles de la face ou des membres selon l’endroit excité,
mais celle-ci seulement si l’AMP est intact.
- Complexes, mais tardives des membres ou de la face. Par exemple des alternances de
flexion et d’extension, des mouvements de mastication ou de déglutition.
 autres aires : les aires pariétales et temporales ont des seuils d’excitation très élevés et
peuvent parfois être à l’origine d’un mouvement controlatéral, mais cette réponse paraît
aléatoire (parfois il y a réponse, parfois pas).
 aires suppressives : ces aires ont été décrites chez le chien, le chat, le singe, mais elles
semblent ne pas exister chez l’être humain. Leur stimulation en même temps que celle
d’une aire motrice (AMP et aire suppressive correspondante) arrête un mouvement en
cours.

c) les effets végétatifs


Les stimulations du cortex peuvent accompagner de diverses réponses végétatives ; par
exemple des modification du rythme ventilatoire, de la FC, de la pression artérielle, de la
motilité digestive, etc.
L’interprétation de ces réponses est difficile. Par contre, la vasodilatation au niveau des
membres lors de la stimulation de leurs zones motrices est permanente. Elle pourrait peut-être
faciliter la contraction musculaire (? = c’est une théorie).

1) expérience de destruction
a) destruction de l’AMP (seule)

Le site officiel de l’APS : http://aps1.citetweb.net


CM Physiologie Page 4
Chapitre 2 : le système nerveux

Chez le chat et le chien, le déficit observé est très léger et se nomme hémiplégie corticale.
L’animal peut se relever, se déplacer malgré quelques attitudes anormales au début. Par
contre, les mouvements appris ou conditionnés disparaissent complètement. Les réflexes
musculo-tendineux sont un peu plus amples comme s’ils étaient désinhibés.
Chez le singe, les réactions sont plus marquées. Les paralysies sont d’abord complètes et
étendues. Les muscles sont flasques, les réflexes sont abolis. La régression est cependant
rapide (quelques heures ou jours) ; elle se fait toujours du tronc vers les extrémités selon une
chronologie constante pour une espèce. Les mouvements fins sont définitivement perdus.
Dans l’espèce humaine, l’ablation de l’AMP entraîne une paralysie d’abord abolis puis un peu
exagérés. On observe le réflexe de Babinski.
AMS

AMP
lobotomie

b) AMS (seule)
Chez le chat et le chien, les résultats de la destruction sont peu importants ; la gêne
dans le mouvement ne dure que quelques heures (c’est peut-être une gêne liée à l’anesthésie
plus qu’autre chose).
Chez le singe, on observe d’abord un courte phase de parésie (contraction amoindrie) puis un
retour complet à la normale ; aucun muscle ne s’atrophie. parfois, les gestes appris deviennent
plus difficiles à exécuter. Le bénéfice du « dressage » antérieur disparaît et aucun nouveau
dressage n’est possible.
Chez l’Homme, on ne pratique pas l’ablation, faute de grosses difficultés (trop de lésions sur
les parties avoisinantes).

c) AMP et AMS
La lésion bilatérale des deux aires transforme le singe en « animal thalamique » (la
commande n’est plus corticales, mais part de plus bas), c’est à dire un animal avec des
rigidités, une exagération des réflexes tendineux, un réflexe de Babinski positif (orteils en
éventail) et des réflexes surajoutés qui sont ceux de l’animal spinal comme le réflexe de
préhension.

VII. Les rôles du cervelet

C’est une partie de l’encéphale située en dérivation sur les voies motrices et sensitives
principales. Il est relié à la tige cérébrale par les trois paires de pédoncules cérébelleux.

A. Organisation
1) structure macroscopique
Le cervelet est la partie la plus plissée et la plus ferme du cerveau. Il comporte deux
hémisphères latéraux (surtout important dans l’espèce humaine) réunis par une partie
centrale : vernis.
Fonctionnellement, il se divise en trois parties qui sont en fonction de leur ancienneté
philogénétique :

Le site officiel de l’APS : http://aps1.citetweb.net


CM Physiologie Page 5
Chapitre 2 : le système nerveux

- L’archéocervelet, qui existe chez les animaux les moins développés


- le paléocervelet, d’apparition récente.
- Le néocervelet, qui n’existe que dans l’espèce humaine

La substance grise est en deux parties :


- Un cortex cérébelleux épais d’environ 3mm et qui s’enfonce dans tous les plis
- Des noyaux gris centraux du cervelet situés au dessus du 4ème ventricule.
La substance blanche occupe tout l’espace libre et constitué l’arbre de vie (l’expression date
du Moyen-Age et était considéré comme le siège de l’âme ; d’où le nom de vie).

2) structure microscopique
La substance grise a une architecture identique sur l’ensemble du cervelet et est formée de 3
couches :
- Couche moléculaire avec de nombreuses cellules étoilées et beaucoup de fibres à
distribution horizontale (assure les rôles de connexion en surface).
- Couche des cellules de PURKINJE : elle ne contient que ce type de cellules et c’est la seule
couche d’émission du cervelet
- Couche granulaire : la plus épaisse et elle est riche en cellules et en fibres. C’est une
couche de réception.

3) les connexions du cervelet


Elles sont très riches ; c’est un organe en rapport avec de nombreux autres organes.

a) organisation générale
Le cervelet comporte : un grand nombre de fibres afférentes qui arrivent de la moelle spinale
et de toutes les régions du cerveau ; des connexion intra-cérébelleuses qui relient le cortex
cérébelleux au noyaux gris centraux du cervelet, des voies efférentes qui partent toutes des
noyaux gris centraux et qui peuvent se diriger vers la moelle spinale ou vers le cerveau.
Chaque moitié du cervelet contrôle la partie ipsilatérale du corps, donc de la partie
controlatérale du cerveau.

b) voies efférentes
Elles peuvent être ascendantes ou descendantes. Les ascendantes vont vers la totalité du
cortex et surtout vers l’AMP et l’AMS. leur rôle est surtout inhibiteur. Les voies descendantes
vont vers la tige cérébrale et vers la moelle spinale. Elle contrôlent en particulier les voies
extrapyramidales au niveau spinal et vertibulo-spinal.

B. Mécanismes cérébelleux
1) lésions expérimentales
a) extirpation chez le chat / chien
ablation bilatérale : elle est suivie d’une période initiale de troubles graves avec répartition
anormale du tonus sans paralysie ni anesthésie et impossibilité de la posture et de la marche.
La période de régression dure plusieurs mois ; l’animal devient rigide, il tente de se mettre
debout et y arrive après une période de chutes fréquentes. Il se tient les pattes très écartées et
la locomotion devient peu à peu possible. Il reste cependant toujours des troubles résiduels qui
sont surtout des atteintes de l’équilibre.

ablation unilatérale : par exemple du côté droit  impossibilité de la station debout et de la


locomotion et par des mouvements de roulement du côté lésé. La période de régression

Le site officiel de l’APS : http://aps1.citetweb.net


CM Physiologie Page 6
Chapitre 2 : le système nerveux

permet un retour à la station debout et à la locomotion ; mais avec des gestes excessifs.
Pendant la période résiduelle, tous les mouvements sont possibles, sauf ceux qui sont trop
rapides.

b) extirpation chez le singe


La partie récente du cervelet est plus développée que chez le chat et le chien. Chez le
macaque, les phénomènes sont identiques à ceux du chien, mais le déficit est plus marqué et
la récupération plus lente. Le tremblement et l’ataxie sont très apparents. Après 2 à 3 mois,
l’animal marche et grimpe, mais l’ataxie et les tremblements persistent (à ne pas apprendre
très précisément).

c) lésions chez l’Homme


L’ataxie est évidente dans les ,mouvements spontanés ou commandés mais elle n’est
pas accentuée par la suppression de la vue. Il y a hypermétrie : le mouvement dépasse son but,
par exemple lors de l’épreuve du doigt au nez.
La contraction et la décontraction sont retardés dans le temps avec un retard net du côté de la
lésion.
Adiadococinésie : incapacité à faire se suivre les mouvements.
Le tremblement : il peut être statique, mais en général, il accompagne le mouvement et est
donc de plus en plus prononcé.
L’équilibre est modifié avec élargissement du polygone de sustentation. La progression dans
la marche est saccadée.
Le tonus musculaire : il y a toujours une hypotonie du côté de la lésion.

2) fonctions du cervelet
 maintien de l’équilibre (grâce aux afférences venues de l’oreille interne et aux efférences
vestibulo-spinales
 coordination motrice dans les gestes spontanés et dans les gestes appris.
 maintien du tonus musculaire fait par contrôle des voies motrices finales de la moelle
spinale

VIII. Les noyaux gris de la base

A. Données morphologiques
Ce sont les noyaux de substance grise située dans la partie postérieure du cerveau entre le 3ème
et le 4ème ventricule. Le noyau est en forme d’anneau ouvert vers l’avant.
Le noyau lenticulaire : sa partie intérieure est le pallidum, formé de grosses cellules
effectrices. Sa partie externe est le putamen, formé de cellules plutôt réceptrices.
Le noyau caudé et le pallidum constituent le neostriatum (partie naissante). Il existe quelques
noyaux accessoires, par exemple le corps de Luys, la zona incerta, la substancia migra…
Les noyaux gris centraux ont des projections vers la moelle spinale, l’hypothalamus et le
cortex. Ils reçoivent des afférences venant du cortex, surtout l’AMS et du cervelet.

B. Données anatomo-chimiques
1) la sémiologie (ou séméiologie) striée (=description des signes)
 Les anomalies des mouvements : la bradycinésie (ralentissement des mouvements),
l’hypocinésie (diminution du nombre de mouvements)

Le site officiel de l’APS : http://aps1.citetweb.net


CM Physiologie Page 7
Chapitre 2 : le système nerveux

 Les mouvements anormaux : les mouvements athétosiques (mouvements involontaires,


lents, surtout des membres inférieurs ou de la face).
 Les mouvements choréiques : mouvements rapides, brusques des membres supérieurs ou
inférieurs.
 Hémiballisme : secousses violentes d’une moitié du corps (membres supérieur et
inférieur).
 Mouvements de manège : on marche toujours dans la même direction en faisant des
rotations et sans s’en apercevoir
 Les tremblements : ils prédominent au repos et à l’effort postural, mais ils disparaissent au
cours du mouvement. Chez la personne âgée, ces signes constituent la maladie de
PARKINSON.

2) aperçu sur les fonctions


Les noyaux gris interviennent sur la plupart des fonctions motrices, surtout
automatiques ou automatisées. Leur influence diminue quand on monte dans la série. Ils
interviennent à la fois sur les voies pyramidales et les extrapyramidales, sur la régulation du
tonus et sur les corrections posturales ; ils contrôlent l’activité du néo-cortex chez le chien.
Ex : ils sont à l’origine de la réaction d’immobilisation attentive.

IX. Etude du système nerveux végétatif


Il dirige et coordonne les activités végétatives de l’organisme en échappant en grande partie
au contrôle de la volonté. Il est donc autonome, involontaire et normalement inconscient. Ils
peut néanmoins intervenir dans la vie de relation par des phénomènes comme le
rougissement, le palissement et l’érection. le système nerveux végétatif est composé de 2
parties : le système orthosympathique ou système de la veille et le système parasympathique
ou système du sommeil.

A. Le système orthosympathique
1) les centres nerveux
Ils sont de 4 types et ils sont très hiérarchisés :
 les centres viscéraux : situés dans la paroi des viscères qu’ils innervent (le tissus nodal)
 les centres médullaires : situés dans la moelle spinale, surtout dans sa partie thoracique où
ils constituent la corne latérale.

Corne latérale

 les centres de la tige cérébrale situés surtout dans le bulbe ; ils commandent la circulation
et la respiration et accessoirement la déglutition et le vomissement.
 Les centres de l’hypothalamus (hyp=cerveau / centre de la vie végétative) : ils contrôlent
le comportement alimentaire, le comportement thermique, le comportement sexuel,
l’agressivité et le sommeil…

2) les nerfs

Le site officiel de l’APS : http://aps1.citetweb.net


CM Physiologie Page 8
Chapitre 2 : le système nerveux

Le système nerveux orthosympathique comporte des neurones propres, mais la plupart


suivent des nerfs spinaux ou crâniens banaux (du SNCS). Les voies sensitives n’arrivent au
cortex sensitif qu’en cas d’anomalie (ex : anomalie au niveau du cœur, angine de la poitrine,
intestins : fermentation excessive…)
Les nerfs moteurs peuvent suivre des chemins particuliers dans l’organisme. ils constituent
alors des nerfs viscéraux (nerfs cardiaques).

3) les ganglions
L’organisme présente 4 chaînes avec chacune 20 ganglions sympathiques situés de part et
d’autre de la colonne vertébrale. Les principaux sont le ganglion stellaire (origine des nerfs
cardiaques ; qui commande le cœur), le ganglion solaire (commande le fonctionnement du
tube digestif haut), le ganglion mésantérique inférieur (pour le tube digestif bas)

B. Le système parasympathique
Il ne comporte pas de nerfs propres et ses centres sont regroupés en deux parties :

1) le parasympathique crânien
Il correspond aux noyaux de certains nerfs crâniens : le III (nerf occulo-moteur : il
intervient dans la myosis et l’accommodation), le VII (nerf glacial : agit sur la sécrétion
lacrymale, sur la sécrétion salivaire et sur les muqueuses du nez), le IX (le glossopharyngien
qui agit sur la glande parotide qui est atteinte dans les oreillons), le X (le nerf vague ou
pneumogastrique qui commande l’ensemble des viscères du tronc : cœur, triperie…)

2) le parasympathique pelvien
Ses centres sont situés dans la moelle sacrée et les nerfs suivent les nerfs spinaux sacrés.
Ils interviennent sur la vessie et l’appareil urinaire, le rectum et l’appareil digestif.

C. Physiologie du système nerveux végétatif


1) les médiateurs
Il y en a deux dans le système nerveux végétatif :
 l’acétylcholine pour le système parasympathique et pour toute la parie de
l’orthosympathique située hors des viscères (ex : au niveau des ganglions)
 la noradrénaline : pour toute la partie du système orthosympathique reliée aux viscères et
uniquement elle. (ex : dans le nœud sinusal)

2) les actions
Les deux systèmes sont en général antagonistes, par exemple l’orthosympathique accélère le
cœur, est vasoconstricteur, bronchodilatateur. Il déprime les sécrétions et les mouvements du
tube digestif et ferme les sphincters. Dans l’orthosypathique, il existe au niveau des viscères,
deux sortes de récepteurs : les récepteurs  (généralement excitateurs) et les récepteurs 
(généralement inhibiteurs). Il existe cependant une exception : les  du cœur qui sont
excitateurs, ce qui explique qu’on peut les déprimer avec des agents qu’on appelle les
bloquants.

Le site officiel de l’APS : http://aps1.citetweb.net

Vous aimerez peut-être aussi