0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
53 vues11 pages

Comprendre le modèle TCP/IP en détail

Ce document décrit le modèle TCP/IP, y compris ses origines, les protocoles TCP et IP, la différence entre les deux protocoles, la description du modèle en quatre couches, son fonctionnement et ses avantages et inconvénients.

Transféré par

sergeguillaume234
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
53 vues11 pages

Comprendre le modèle TCP/IP en détail

Ce document décrit le modèle TCP/IP, y compris ses origines, les protocoles TCP et IP, la différence entre les deux protocoles, la description du modèle en quatre couches, son fonctionnement et ses avantages et inconvénients.

Transféré par

sergeguillaume234
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

TPE_INF326_GP4

PLAN DU TRAVAIL

INTRODUCTION

DEVELOPPEMENT

1. Origines du modèle TCP/IP


2. Qu’est ce qu’un protocole TCP?
3. Qu’est ce qu’un protocole IP?
4. TCP et IP: Quelle est la différence?
5. Description du modèle TCP/IP
6. Fonctionnement du modèle TCP/IP
7. Avantages d’utilisation du modèle TCP/IP
8. Inconvénients d’utilisation du modèle TCP/IP
9. Comparaison avec le modèle OSI et Critique

CONCLUSION

1
TPE_INF326_GP4

INTRODUCTION
Le modèle TCP/IP est un ensemble de protocoles de communication qui permet aux
ordinateurs de communiquer entre eux sur un réseau. Il est utilisé par la plupart des réseaux
informatiques, y compris Internet. Le modèle TCP/IP fonctionne en encapsulant les données
dans des pacquets. Chaque pacquet contient une entête qui contient des information sur la
destination du pacquet, ainsi que les données elles-memes. Les pacquets sont ensuite
envoyés sur le réseau, où ils sont acheminés vers leur destination. TCP/IP désigne communé-
ment une architecture réseau, mais cet acronyme désigne en fait 2 protocoles étroitement
liés : un protocole de transport, TCP (Transmission Control Protocol) qu’on utilise « par-des-
sus » un protocole réseau, IP (Internet Protocol). Ce qu’on entend par « modèle TCPIP »,
c’est en fait une architecture réseau en 4 couches dans laquelle les protocoles TCP et IP
jouent un rôle prédominant, car ils en constituent l’implémentation la plus courante. Par
abus de langage, TCP/IP peut donc désigner deux choses : le modèle TCP/IP et la suite de
deux protocoles TCP et IP. Contrairement au modèle OSI, le modèle TCP/IP est né d’une im-
plémentation ; la normalisation est venue ensuite. Cependant, D’où vient le modèle TCP/IP?
Qu’est ce qu’un protocole TCP? Qu’est ce qu’un protocole IP? Quelle est la différence ces
deux protocoles? Quelle est la description du modèle TCP/IP? Comment fonctionne ce
modèle? quels sont ses avantages et ses inconvénients?Comment se compare t-il avec le
modèle ISO et quelles sont les critiques apportées à ce modèle?
Ces diverses interogations feront l’objet de notre exposé dans les lignes qui suivent.

2
TPE_INF326_GP4

DÉVELOPEMENT
1. Origines de TCP/IP
L’origine du model tcp/ip remonte au réseau ARPANET. ARPANET est un réseau de
télécommunication conçu par l’ARPA ( Advanced Research Project Agency), l’agence de
recherche du minister Americain de la defence ( le DoD : department of defence ). Outre la
possibilité de connecter des reseaux hétérogènes, ce reseau devait resister à une évantuelle
guerre nucléaire, contrairement au reseau télephonique habituellement utilisé pour les
télécommunications mais considéré trop vulnérable. Il a alors été convenu qu’ARPANET
utiliserait la technologie de commutation par paquet (mode datagramme), une technologie
émergeante promettant. C’est donc dans cet objectif et ce choix technique que les
protocoles TCP et IP furent inventés en 1974. L’ ARPA signa alors plusieurs contrats avec les
constructeurs (BBN principalement) et l’université de berkeley qui développait un Unix pour
imposer ce standard, ce qui fut fait.

2. Qu’est-ce qu’un protocole TCP ?


Le protocole TCP (Transmission Control Protocol) est une norme de communication
qui permet aux programmes applicatifs et aux dispositifs informatiques d’échanger des mes-
sages sur un réseau. Il est conçu pour envoyer des paquets sur Internet et assurer la trans-
mission réussie des données et des messages sur les réseaux.
Le protocole TCP est l’une des normes de base qui définissent les règles d’Internet et
est inclus dans les normes définies par l’Internet Engineering Task Force (IETF). Il s’agit de
l’un des protocoles les plus couramment utilisés dans les communications numériques en ré-
seau et il veille à la transmission des données de bout en bout.
Le protocole TCP organise les données afin qu’elles puissent être transmises entre un
serveur et un client. Il garantit l’intégrité des données communiquées sur un réseau. Avant
de transmettre des données, le TCP établit une connexion entre une source et sa destina-
tion, ce qui garantit qu’elle reste active jusqu’au début de la communication. Il divise ensuite
de grandes quantités de données en petits paquets, tout en veillant à l’intégrité des données
tout au long du processus.
Par conséquent, les protocoles de haut niveau qui doivent transmettre des données
utilisent tous le protocole TCP. Par exemple, les méthodes de partage peer-to-peer telles
que FTP (File Transfer Protocol), SSH (Secure Shell) et Telnet. Il est également utilisé pour en-
voyer et recevoir des e-mails via l’IMAP (Internet Message Access Protocol), le POP (Post Of-
fice Protocol) et le SMTP (Simple Mail Transfer Protocol) et pour l’accès Web via le HTTP (Hy-
pertext Transfer Protocol).
Une alternative au TCP dans la mise en réseau est le protocole UDP (User Datagram
Protocol), qui est utilisé pour établir des connexions à faible latence entre les applications et
réduire le temps de transmission. Le TCP peut être un outil de réseau coûteux, car il inclut

3
TPE_INF326_GP4

des paquets absents ou corrompus et protège la transmission des données grâce des con-
trôles tels que les accusés de réception, le démarrage de la connexion et le contrôle de flux.

Le protocole UDP ne prévient pas en cas d’erreur de connexion ou de séquençage de


paquets et ne signale pas une destination avant de transmettre les données, ce qui le rend
moins fiable, mais moins onéreux. En tant que tel, il s’agit d’une bonne option pour les situa-
tions sensibles au temps, telles que la recherche de Domain Name System (DNS), la voix sur
Internet Protocol (VoIP) et le streaming multimédia.

3. Qu’est-ce qu’un protocole IP ?


Le protocole IP est la méthode utilisée pour envoyer des données d’un appareil à un
autre via Internet. Chaque appareil dispose d’une adresse IP qui l’identifie de manière
unique et lui permet de communiquer et d’échanger des données avec d’autres appareils
connectés à Internet. Aujourd’hui, elle est considérée comme la norme pour une communi-
cation rapide et sécurisée directement entre les appareils mobiles.
L’IP permet de définir la manière dont les applications et les appareils échangent des
paquets de données les uns avec les autres. Il s’agit du principal protocole de communica-
tion responsable des formats ainsi que des règles d’échange de données et de messages
entre les ordinateurs d'un même réseau ou de plusieurs réseaux connectés à Internet. Pour
ce faire, il s’appuie sur la suite de protocoles Internet (TCP/IP), un groupe de protocoles de
communication divisés en quatre couches d’abstraction.
L’IP est le principal protocole de la couche Internet du TCP/IP. Il vise principalement à
transmettre des paquets de données entre l’application ou le périphérique source et la des-
tination à l’aide de méthodes et de structures qui placent des balises, telles que les informa-
tions relatives aux adresses, dans les paquets de données.

4. TCP et IP: Quelle est la différence?


TCP et IP sont des protocoles distincts qui permettent ensemble de garantir la transmission
effective des données à leur destination prévue au sein d’un réseau. Le protocole IP obtient et définit
l’adresse, notamment l’adresse IP, de l’application ou du périphérique auquel les données doivent
être envoyées. Le protocole TCP est ensuite chargé du transport et du routage des données à travers
l’architecture réseau et de s’assurer qu’elles sont livrées à l’application ou au dispositif de destination
que l’IP a défini. Les deux technologies fonctionnant ensemble permettent la communication entre
les dispositifs sur de longues distances, ce qui permet de transférer les données là où elles doivent
aller de la manière la plus efficace possible.

En d’autres termes, l’adresse IP est semblable à un numéro de téléphone attribué à un


smartphone. TCP est la version réseau informatique de la technologie utilisée pour faire sonner le
smartphone et permettre à son utilisateur de parler à la personne qui l’a appelé.

Maintenant que nous avons examiné le TCP et l’ICP séparément, qu’est-ce que le TCP/IP ?
Les deux protocoles sont fréquemment utilisés ensemble et dépendent les uns des autres pour que

4
TPE_INF326_GP4

les données aient une destination et y parviennent en toute sécurité. C’est pourquoi le processus est
régulièrement appelé TCP/IP. Avec les protocoles de sécurité appropriés en place, la combinaison du
TCP/IP permet aux utilisateurs de suivre un processus sûr et sécurisé lorsqu’ils doivent déplacer des
données entre deux ou plusieurs appareils.

[Link] du modéle TCP/IP


Le modèle TCP/IP peut en effet être décrit comme une architecture réseau à 4 couches:

Le modèle OSI a été mis à côté pour faciliter la comparaison entre les deux modèles.

a. La couche hôte réseau


Cette couche est assez « étrange ». En effet, elle semble « regrouper » les couches
physique et liaison de données du modèle OSI. En fait, cette couche n’a pas vraiment été
spécifiée ; la seule contrainte de cette couche, c’est de permettre un hôte d’envoyer des pa-
quets IP sur le réseau. L’implémentation de cette couche est laissée libre. De manière plus
concrète, cette implémentation est typique de la technologie utilisée sur le réseau local. Par
exemple, beaucoup de réseaux locaux utilisent Ethernet ; Ethernet est une implémentation
de la couche hôte-réseau.

b. La couche internet

5
TPE_INF326_GP4

Cette couche est la clé de voûte de l’architecture. Cette couche réalise l’intercon-
nexion des réseaux (hétérogènes) distants sans connexion. Son rôle est de permettre l’injec-
tion de paquets dans n’importe quel réseau et l’acheminement de ces paquets inpendam-
ment les uns des autres jusqu’à destination. Comme aucune connexion n’est établie au préa-
lable, les paquets peuvent arriver dans le désordre ; le contrôle de l’ordre de remise est
éventuellement la tâche des couches supérieures.
Du fait du rôle imminent de cette couche dans l’acheminement des paquets, le point
critique de cette couche est le routage. C’est en ce sens que l’on peut se permettre de com-
parer cette couche avec la couche réseau du modèle OSI.
Remarquons que le nom de la couche (« internet ») est écrit avec un i minuscule, pour la
simple et bonne raison que le mot internet est pris ici au sens large (littéralement, « interconnexion
de réseaux »), même si l’Internet (avec un grand I) utilise cette couche.

c. La couche transport
Son rôle est le même que celui de la couche transport du modèle OSI : permettre à
des entités paires de soutenir une conversation.
Officiellement, cette couche n’a que deux implémentations : le protocole TCP (Trans-
mission Control Protocol) et le protocole UDP (User Datagram Protocol). TCP est un proto-
cole fiable, orienté connexion, qui permet l’acheminement sans erreur de paquets issus
d’une machine d’un internet à une autre machine du même internet. Son rôle est de frag-
menter le message à transmettre de manière à pouvoir le faire passer sur la couche internet.
A l’inverse, sur la machine destination, TCP replace dans l’ordre les fragments transmis sur la
couche internet pour reconstruire le message initial. TCP s’occupe également du contrôle de
flux de la connexion.
UDP est en revanche un protocole plus simple que TCP : il est non fiable et sans con-
nexion. Son utilisation présuppose que l’on n’a pas besoin ni du contrôle de flux, ni de la
conservation de l’ordre de remise des paquets. Par exemple, on l’utilise lorsque la couche
application se charge de la remise en ordre des messages. On se souvient que dans le mo-
dèle OSI, plusieurs couches ont à charge la vérification de l’ordre de remise des messages.
C’est là une avantage du modèle TCP/IP sur le modèle OSI, mais nous y reviendrons plus
tard. Une autre utilisation d’UDP : la transmission de la voix. En effet, l’inversion de 2 pho-
nèmes ne gêne en rien la compréhension du message final. De manière plus générale, UDP
intervient lorsque le temps de remise des paquets est prédominant.

d. La couche application

Contrairement au modèle OSI, c’est la couche immédiatement supérieure à la couche


transport, tout simplement parce que les couches présentation et session sont apparues inu-
tiles. On s’est en effet aperçu avec l’usage que les logiciels réseau n’utilisent que très rare-
ment ces 2 couches, et finalement, le modèle OSI dépouillé de ces 2 couches ressemble for-
tement au modèle TCP/IP.

6
TPE_INF326_GP4

Cette couche contient tous les protocoles de haut niveau, comme par exemple Tel-
net, TFTP (trivial File Transfer Protocol), SMTP (Simple Mail Transfer Protocol), HTTP (Hyper-
Text Transfer Protocol). Le point important pour cette couche est le choix du protocole de
transport à utiliser. Par exemple, TFTP (surtout utilisé sur réseaux locaux) utilisera UDP, car
on part du principe que les liaisons physiques sont suffisamment fiables et les temps de
transmission suffisamment courts pour qu’il n’y ait pas d’inversion de paquets à l’arrivée. Ce
choix rend TFTP plus rapide que le protocole FTP qui utilise TCP. A l’inverse, SMTP utilise
TCP, car pour la remise du courrier électronique, on veut que tous les messages parviennent
intégralement et sans erreurs.

6. Fonctionnement du modèle TCP/IP


Le modèle TCP/IP est la méthode par défaut de communication des données sur In-
ternet. Il a été développé par le Department of Defense États-Unis pour permettre une
transmission précise et correcte des données entre les appareils. Il divise les messages en
paquets pour éviter d’avoir à renvoyer l’intégralité du message en cas de problème lors de la
transmission. Les paquets sont automatiquement réassemblés une fois qu’ils atteignent leur
destination. Chaque paquet peut emprunter un itinéraire différent entre l’ordinateur source
et l’ordinateur de destination, selon que l'itinéraire initial utilisé est saturé ou indisponible.

TCP/IP divise les tâches de communication en couches qui maintiennent le processus


standardisé, sans que les fournisseurs de matériel et de logiciels ne fassent la gestion eux-
mêmes. Les paquets de données doivent travers er quatre couches avant d’être reçus par le
périphérique de destination, puis le protocole TCP/IP traverse les couches dans l’ordre in-
verse pour restituer le message dans son format initial.
En tant que protocole basé sur la connexion, le TCP établit et maintient une con-
nexion entre les applications ou les dispositifs jusqu’à ce qu’ils aient fini d’échanger des don-
nées. Il détermine la stratégie de division du message d’origine en paquets, numérote et ré-
assemble les paquets, et les envoie à d'autres périphériques du réseau, tels que les routeurs,
les passerelles de sécurité et les commutateurs, puis à leur destination. Le protocole TCP en-
voie et reçoit également des paquets de la couche réseau, gère la transmission de tous les
paquets abandonnés, gère le contrôle des flux et s’assure que tous les paquets atteignent
leur destination.
L'envoi d'un courriel via SMTP à partir d'un serveur de messagerie est un bon
exemple de son fonctionnement en pratique. Pour démarrer le processus, la couche TCP du
serveur divise le message en paquets, les numérote et les transmet à la couche IP, qui trans-
porte ensuite chaque paquet au serveur de messagerie de destination. Lorsque les paquets
arrivent, ils sont restitués à la couche TCP pour être réassemblés dans le format de message
d’origine et renvoyés au serveur de messagerie, qui transmet le message à la boîte de récep-
tion de l’utilisateur.
Le protocole TCP/IP s’appuie sur une liaison à trois voies pour établir une connexion
entre un périphérique et un serveur, ce qui garantit que plusieurs connexions par socket TCP
peuvent être transférées dans les deux sens simultanément. Le périphérique et le serveur

7
TPE_INF326_GP4

doivent tous deux synchroniser et accuser réception des paquets avant le début de la com-
munication, puis ils peuvent négocier, séparer et transférer les connexions par socket TCP.

7. Avantages de l’utilisation du modèle TCP/IP


L’un des principaux avantages de l’utilisation du modèle TCP/IP est qu’il est compa-
tible avec Internet, qui est le réseau le plus vaste et le plus diversifié au monde. Le modèle
TCP/IP prend en charge une variété d’applications, de protocoles et de périphériques qui
peuvent communiquer sur Internet. Le modèle TCP/IP est également plus adaptable et évo-
lutif, car il peut gérer différentes architectures réseau, topologies et technologies. Le modèle
TCP/IP est également plus facile à implémenter et à maintenir, car il comporte moins de
couches et de règles que le modèle OSI.

8. Inconvénients de l’utilisation du modèle TCP/IP


L’un des principaux inconvénients de l’utilisation du modèle TCP/IP est qu’il est
moins sécurisé et moins fiable que le modèle OSI. Le modèle TCP/IP ne dispose pas d’une
couche dédiée au chiffrement, à l’authentification ou à la correction d’erreurs. Le modèle
TCP/IP n’a pas non plus de distinction claire entre les services et les fonctions de chaque
couche, ce qui peut entraîner de la confusion et des incohérences. Le modèle TCP/IP n’a pas
non plus de norme universelle pour la dénomination, l’adressage et le routage, ce qui peut
entraîner des conflits et des inefficacités.

9. Comparaison avec le modèle OSI et critique


a. Comparaison avec le modèle OSI
Tout d’abord, les points communs. Les modèles OSI et TCP/IP sont tous les deux fondés sur le
concept de pile de protocoles indépendants. Ensuite, les fonctionnalités des couches sont globale-
ment les mêmes.

Au niveau des différences, on peut remarquer la chose suivante : le modèle OSI faisait claire-
ment la différence entre 3 concepts principaux, alors que ce n’est plus tout à fait le cas pour le mo-
dèle TCP/IP. Ces 3 concepts sont les concepts de services, interfaces et protocoles. En effet, TCP/IP
fait peu la distinction entre ces concepts, et ce malgré les efforts des concepteurs pour se rapprocher
de l’OSI. Cela est dû au fait que pour le modèle TCP/IP, ce sont les protocoles qui sont d’abord appa-
rus. Le modèle ne fait finalement que donner une justification théorique aux protocoles, sans les
rendre véritablement indépendants les uns des autres.

Enfin, la dernière grande différence est liée au mode de connexion. Certes, les modes orienté
connexion et sans connexion sont disponibles dans les deux modèles mais pas à la même couche :
pour le modèle OSI, ils ne sont disponibles qu’au niveau de la couche réseau (au niveau de la couche
transport, seul le mode orienté connexion n’est disponible), alors qu’ils ne sont disponibles qu’au ni-

8
TPE_INF326_GP4

veau de la couche transport pour le modèle TCP/IP (la couche internet n’offre que le mode sans con-
nexion). Le modèle TCP/IP a donc cet avantage par rapport au modèle OSI : les applications (qui utili-
sent directement la couche transport) ont véritablement le choix entre les deux modes de connexion.

b. Critique du modèle TCP/IP


Une des premières critiques que l’on peut émettre tient au fait que le modèle TCP/IP
ne fait pas vraiment la distinction entre les spécifications et l’implémentation : IP est un pro-
tocole qui fait partie intégrante des spécifications du modèle.
Une autre critique peut être émise à l’encontre de la couche hôte réseau. En effet, ce
n’est pas à proprement parler une couche d’abstraction dans la mesure où sa spécification
est trop floue. Les constructeurs sont donc obligés de proposer leurs solutions pour « com-
bler » ce manque. Finalement, on s’aperçoit que les couches physique et liaison de données
sont tout aussi importantes que la couche transport. Partant de là, on est en droit de propo-
ser un modèle hybride à 5 couches, rassemblant les points forts des modèles OSI et TCP/IP :

Modèle hybride de référence

9
TPE_INF326_GP4

C’est finalement ce modèle qui sert véritablement de référence dans le monde de


l’Internet. On a ainsi gardé la plupart des couches de l’OSI (toutes, sauf les couches session
et présentation) car correctement spécifiées. En revanche, ses protocoles n’ont pas eu de
succès et on a du coup gardé ceux de TCP/IP.

10
TPE_INF326_GP4

CONCLUSION
Le modèle TCP/IP est un modèle de communication puissant et flexible qui est utilisé
par la plupart des réseaux informatiques aujourd'hui. Il est fiable, évolutif et peut être utilisé
pour connecter une grande variété d'appareils. Le modèle TCP/IP continuera d'être la pierre
angulaire d'Internet et d'autres réseaux informatiques pour les années à venir.

11

Vous aimerez peut-être aussi