LES DELAIS CPC
Article 50 : Dans le cas de décision contradictoire et après
constatation de la présence des parties ou de leurs mandataires à l'audience,
le greffier procède immédiatement à la notification de la décision qui vient
d'être rendue et remet aux parties copie du dispositif ; mention de cette
notification et de cette remise est faite à la suite du jugement. En outre, le
président, si la décision est susceptible d'appel, avise les parties ou leurs
mandataires, qu'ils disposent d'un délai de trente jours à compter du prononcé
pour interjeter appel. Cet avertissement est consigné par le greffier sur le
jugement à la suite de la notification
ARTICLE 60 : La demande de récusation doit être présentée dans
le délai de 5 jours de la date de notification de la décision judiciaire portant
nomination de l'expert. Le tribunal statue sur la demande de récusation dans
le délai de 5 jours de la date de sa présentation. La décision y relative ne peut
faire l'objet de recours qu'avec le jugement qui statue sur le fond du litige
ARTICLE 62 : Le jugement qui ordonne l'enquête indique les
faits sur lesquels elle doit porter, le jour et l'heure de l'audience où il doit y
être procédé. Il contient invitation aux parties d'avoir à se présenter et à
présenter leurs témoins aux jour et heure fixés, ou à faire connaître au
greffier dans le délai de cinq jours, les témoins qu'elles désirent faire
entendre.
ARICLE 77 : Le délai imparti aux témoins pour comparaître est
d'au moins cinq jours entre la remise de la convocation et le jour de la
comparution, si le témoin réside dans le lieu où siège le tribunal de première
instance ou dans une localité limitrophe et de quinze jours s'il se trouve dans
tout autre endroit sur le territoire du Royaume.
ARTICLE 92 : Si la partie sommée déclare qu'elle renonce à faire
usage de la pièce arguée de faux ou si, dans les huit jours de la sommation,
elle ne fait aucune déclaration, cette pièce est écartée du procès.
ARTICLE 93 : Si la partie sommée déclare qu'elle entend faire
usage de la pièce, le juge sursoit à statuer au jugement de la demande
principale. Il ordonne le dépôt de la pièce en original au greffe dans le délai
de huitaine ; faute de ce dépôt, la partie qui invoque la pièce est présumée
avoir renoncé à s'en prévaloir.
ARTICLE 95 : Dans le cas où la pièce n'a pas été produite en
original, le juge invite la partie qui entend s'en servir, à la remettre au greffe
du tribunal dans le délai de huit jours. Faute par cette partie d'effectuer la
remise de la pièce dans ce délai, il est procédé comme dans le cas où la partie
déclare ne pas se servir de la pièce.
ARTICLE 97 : Dans les huit jours de la remise au greffe de la
pièce arguée de faux et s'il y a lieu, de la minute, le juge rapporteur ou le juge
chargé de l'affaire paraphe la pièce ou la minute et dresse procès-verbal de
l’état de la pièce ou de cette minute, en présence des parties ou elles dûment
appelées en vue d'assister à la rédaction du procès-verbal.
ARTICLE 99 : Lorsque le jugement, en statuant sur l'inscription
en faux, ordonne soit la suppression, la lacération en tout ou en partie, soit la
réformation ou le rétablissement des pièces déclarées fausses, il est sursis à
l’exécution de ce chef du jugement tant que le condamné est dans le délai de
se pourvoir en appel, en rétractation ou en cassation, ainsi que pendant le
cours de ces procédures, à moins qu'il n'ait formellement acquiescé au
jugement ou ne se soit désisté de son recours.
ARTICLE 127 : L'expert, l'interprète et les parties peuvent, dans
les dix jours à dater de la notification de l’ordonnance de taxe, faire
opposition à cette taxe devant le président du tribunal de première instance.
L’ordonnance rendue sur cette opposition, n'est pas susceptible d'appel.
ARTICELE 129 : Les parties peuvent faire opposition à la
liquidation des dépens devant le tribunal de première instance, dans les dix
jours de la notification du jugement ou de l'ordonnance fixant le montant des
dépens liquidés, si le jugement sur le fond est en dernier ressort.
L'ordonnance rendue sur cette opposition n'est pas susceptible d'appel. Si le
jugement sur le fond est à charge d'appel, les parties ne peuvent contester la
liquidation des dépens que par la voie d'appel.
ARTICLE 130 : Les jugements par défaut du tribunal de
première instance mais seulement lorsqu'ils ne sont pas susceptibles d'appel,
peuvent être attaqués par voie d'opposition dans le délai de dix jours à dater
de la notification qui est faite conformément à l'article 54. L'acte de
notification doit indiquer à la partie qu'après l'expiration dudit délai, elle sera
déchue du droit de former opposition.
ARTICLE 134 : L'appel est de droit dans tous les cas qui ne sont
pas formellement exceptés par la loi. L'appel des jugements des tribunaux de
première instance doit être formé dans le délai de trente jours. L'appel des
jugements rendus en matière des affaires de la famille doit être interjeté dans
un délai de quinze jours65. Ce délai court à compter de la notification à
personne ou à domicile réel ou élu ou de la notification à l'audience
lorsqu'elle est prévue par la loi. Le délai court à l'égard de celui à la requête
duquel le jugement a été notifié, du jour de cette notification. La notification
même sans réserve n'emporte pas acquiescement. Le greffe du tribunal de
première instance doit transmettre au greffe de la juridiction saisie de
l’appel66, la requête d’appel des jugements rendus en matière des affaires de
la famille, avec les pièces jointes, dans un délai de quinze jours à compter de
la date de présentation de l’appel67.
ARTICLE 136 : Les délais d'appel sont triplés en faveur des
parties qui n'ont ni domicile ni résidence dans le Royaume
ARTICLE 137 : Les délais d'appel sont suspendus par la mort de
l’une ou l'autre des parties, au profit des héritiers. Ils ne reprennent leur cours
qu'à l'expiration de la quinzaine qui suit la notification du jugement faite aux
héritiers, au domicile du défunt, dans les formes prescrites à l'article 54. Cette
notification peut être faite aux héritiers et représentants légaux
collectivement et sans désignation des noms et qualités.
ARTICLE 139 : S'il se produit au cours du délai d'appel, une
modification dans la capacité de l'une des parties, le délai est suspendu et ne
recommence à courir que quinze jours après la notification du jugement à
ceux qui ont qualité pour recevoir cette notification.
ARTICLE 147 : L'exécution provisoire nonobstant opposition ou
appel, doit être ordonnée sans cautionnement s'il y a titre authentique,
promesse reconnue ou condamnation précédente dont il n'y a point eu appel.
L'exécution provisoire peut toujours être ordonnée, avec ou sans
cautionnement, suivant les circonstances de la cause, lesquelles devront être
précisées. Toutefois, des défenses à exécution provisoire peuvent être
formées par requête distincte de l'action principale, devant la juridiction
saisie, soit de l'opposition, soit de l'appel. Dès qu'elle est saisie de cette
requête qui ne doit pas être jointe au fond, la juridiction convoque les parties
pour débats et jugement devant la chambre du conseil, devant laquelle elles
peuvent présenter leurs observations orales ou écrites. La juridiction doit
statuer dans le délai de trente jours. Les juges peuvent, soit rejeter la
demande, soit faire défense d'exécuter jusqu'à la décision sur le fond, soit
ordonner qu'il soit sursis à l'exécution pendant un temps qu'ils fixent ou que
l'exécution provisoire ne sera poursuivie pour la totalité ou pour partie
seulement de la condamnation qu'à charge par le demandeur à l'exécution de
fournir un cautionnement. Ils peuvent également autoriser la partie
condamnée à consigner au greffe qu'ils désignent ou entre les mains d'un tiers
commis à cet effet, d'accord parties, les espèces suffisantes pour garantir le
montant des condamnations prononcées en principal. Le dépôt de ladite
consignation effectuée emporte affectation spéciale au profit de la partie
poursuivante. La consignation est libérée dès la décision définitive sur le
fond. Lorsque l'exécution a lieu de plein droit, les dispositions des alinéas 3,
4, 5, 6 et 7 du présent article ne sont pas applicables.
ARTICLE 148 : Les présidents des tribunaux de première
instance sont seuls73 compétents pour statuer sur toute requête aux fins de
voir ordonner des constats, des sommations ou autres mesures d'urgence en
quelque matière que ce soit non prévue par une disposition spéciale et ne
préjudiciant pas aux droits des parties. Ils répondent par ordonnance rendue
hors la présence des parties et sans l'assistance du greffier, à charge de leur
en référer en cas de difficulté. En cas de rejet de la demande, sauf en matière
de constat ou de sommation, l'ordonnance rendue est susceptible d'appel dans
le délai de quinze jours de son prononcé. Cet appel est porté devant la cour
d'appel. Lorsque le président est empêché, il est remplacé par le juge le plus
ancien. L'agent du greffe chargé d'une sommation ou d'un constat dresse un
procès-verbal dans lequel il mentionne succinctement les dires et les
observations du défendeur éventuel ou de son représentant. Ce procès-verbal
peut, sur la demande de la partie qui a requis la sommation ou le constat, être
notifié à toute partie intéressée qui peut s'en faire délivrer dans tous les cas
une expédition.
ARTICLE 153 : Les ordonnances sur référés sont exécutoires
par provision. Le juge peut, cependant, en subordonner l'exécution à la
production d'un cautionnement. Dans les cas d'absolue nécessité, le juge peut
prescrire l'exécution de son ordonnance sur minute. Ces ordonnances ne sont
pas susceptibles d'opposition. Sauf dans les cas où la loi en décide autrement,
l'appel doit être formé dans la quinzaine de la notification de l'ordonnance. Il
est jugé d'urgence. La notification est effectuée conformément aux
dispositions de l'article 54. Toutefois, lorsque les parties sont présentes au
moment du prononcé, la notification leur est faite verbalement à ce moment ;
leur présence et la constatation de cette notification sont mentionnées dans
l'ordonnance.
ARTICLE 160 : La décision de condamnation est notifiée au
défendeur qui doit, dans les huit jours de cette notification, payer le montant
de la condamnation, sous peine d'y être contraint par toutes voies de droit,
notamment par voie de saisie de ses facultés mobilières.
ARTICLE 161 : L'acte de notification contient avec un extrait de
la requête, du titre de créance et de l'ordonnance, sommation au débiteur de
s'acquitter du montant total de la créance et des frais qui doit être précisé.
Avis lui est également donné que s'il a des moyens de défense à faire valoir,
tant sur la compétence que sur le fond, il doit, dans le délai de huit jours,
relever appel en se conformant aux formes prévues par le titre III ci-dessus,
faute de quoi l'ordonnance deviendra exécutoire
ARTICLE 179 BIS : Il est statué en forme de référé sur les
demandes de pension alimentaire. Les décisions en cette matière sont
exécutoires sur minute nonobstant toute voie de recours. En attendant qu’il
soit statué sur le fond de l’action relative à la pension alimentaire, le juge
peut, dans le délai d’un mois à compter de la date de la demande, ordonner
l’attribution à qui de droit, d’une pension alimentaire provisoire, en tenant
compte du bien fondé de ladite demande et des preuves fournies à son appui.
Ce jugement est exécutoire avant enregistrement et au vu d’une expédition.
ARTICLE 202 : Si la vente à l'amiable ne peut avoir lieu ou si la
valeur des meubles excède deux mille dirhams, il est procédé, par les soins
du greffe, à une vente aux enchères publiques. Les enchères ont lieu au
marché public le plus voisin ou partout où elles sont jugées devoir produire le
meilleur résultat. La date et le lieu des enchères sont portés à la connaissance
du public par tous les moyens de publicité jugés opportuns en rapport avec la
valeur des biens. Il est procédé à la vente par un agent du greffe dépendant du
juge des tutelles, sous le contrôle de ce magistrat ; l'objet de la vente est
adjugé au plus offrant, aux lieux et date prévus. Les enchères ont lieu à
l'expiration d'un délai de huit jours à compter de la date de publication de
l'avis de vente, à moins que les meubles ne soient exposés aux dangers d'une
dépréciation ou de fluctuation des prix. Dans ce cas, le juge peut réduire le
délai de jour à jour et même d'heure à heure. La mise à prix est fixée par un
expert désigné par le juge à cet effet. L'acquéreur doit régler le prix et les
frais sur le champ ; l'objet ne lui est remis que contre paiement comptant
Faute de paiement, il est sommé de s'acquitter sans délai. S'il ne répond pas à
cette sommation, l'objet est remis en vente à ses frais et risques. L'acheteur
défaillant est tenu du paiement de la différence entre le prix qu'il avait
consenti et celui atteint par la remise en vente, s'il est inférieur, sans pouvoir
réclamer l'excédent s'il y en a eu.