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Délais de procédure judiciaire en CPC

Ce document détaille les délais procéduraux prévus par le code de procédure civile marocain pour diverses étapes du processus judiciaire, notamment les délais d'appel et d'opposition.

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LES DELAIS CPC

 Article 50 : Dans le cas de décision contradictoire et après


constatation de la présence des parties ou de leurs mandataires à l'audience,

le greffier procède immédiatement à la notification de la décision qui vient

d'être rendue et remet aux parties copie du dispositif ; mention de cette

notification et de cette remise est faite à la suite du jugement. En outre, le

président, si la décision est susceptible d'appel, avise les parties ou leurs

mandataires, qu'ils disposent d'un délai de trente jours à compter du prononcé

pour interjeter appel. Cet avertissement est consigné par le greffier sur le

jugement à la suite de la notification

 ARTICLE 60 : La demande de récusation doit être présentée dans


le délai de 5 jours de la date de notification de la décision judiciaire portant

nomination de l'expert. Le tribunal statue sur la demande de récusation dans

le délai de 5 jours de la date de sa présentation. La décision y relative ne peut

faire l'objet de recours qu'avec le jugement qui statue sur le fond du litige

 ARTICLE 62 : Le jugement qui ordonne l'enquête indique les


faits sur lesquels elle doit porter, le jour et l'heure de l'audience où il doit y

être procédé. Il contient invitation aux parties d'avoir à se présenter et à

présenter leurs témoins aux jour et heure fixés, ou à faire connaître au


greffier dans le délai de cinq jours, les témoins qu'elles désirent faire

entendre.

 ARICLE 77 : Le délai imparti aux témoins pour comparaître est


d'au moins cinq jours entre la remise de la convocation et le jour de la

comparution, si le témoin réside dans le lieu où siège le tribunal de première

instance ou dans une localité limitrophe et de quinze jours s'il se trouve dans

tout autre endroit sur le territoire du Royaume.

 ARTICLE 92 : Si la partie sommée déclare qu'elle renonce à faire


usage de la pièce arguée de faux ou si, dans les huit jours de la sommation,

elle ne fait aucune déclaration, cette pièce est écartée du procès.

 ARTICLE 93 : Si la partie sommée déclare qu'elle entend faire


usage de la pièce, le juge sursoit à statuer au jugement de la demande

principale. Il ordonne le dépôt de la pièce en original au greffe dans le délai

de huitaine ; faute de ce dépôt, la partie qui invoque la pièce est présumée

avoir renoncé à s'en prévaloir.

 ARTICLE 95 : Dans le cas où la pièce n'a pas été produite en


original, le juge invite la partie qui entend s'en servir, à la remettre au greffe

du tribunal dans le délai de huit jours. Faute par cette partie d'effectuer la

remise de la pièce dans ce délai, il est procédé comme dans le cas où la partie

déclare ne pas se servir de la pièce.


 ARTICLE 97 : Dans les huit jours de la remise au greffe de la
pièce arguée de faux et s'il y a lieu, de la minute, le juge rapporteur ou le juge

chargé de l'affaire paraphe la pièce ou la minute et dresse procès-verbal de

l’état de la pièce ou de cette minute, en présence des parties ou elles dûment

appelées en vue d'assister à la rédaction du procès-verbal.

 ARTICLE 99 : Lorsque le jugement, en statuant sur l'inscription


en faux, ordonne soit la suppression, la lacération en tout ou en partie, soit la

réformation ou le rétablissement des pièces déclarées fausses, il est sursis à

l’exécution de ce chef du jugement tant que le condamné est dans le délai de

se pourvoir en appel, en rétractation ou en cassation, ainsi que pendant le

cours de ces procédures, à moins qu'il n'ait formellement acquiescé au

jugement ou ne se soit désisté de son recours.

 ARTICLE 127 : L'expert, l'interprète et les parties peuvent, dans


les dix jours à dater de la notification de l’ordonnance de taxe, faire

opposition à cette taxe devant le président du tribunal de première instance.

L’ordonnance rendue sur cette opposition, n'est pas susceptible d'appel.

 ARTICELE 129 : Les parties peuvent faire opposition à la

liquidation des dépens devant le tribunal de première instance, dans les dix

jours de la notification du jugement ou de l'ordonnance fixant le montant des

dépens liquidés, si le jugement sur le fond est en dernier ressort.


L'ordonnance rendue sur cette opposition n'est pas susceptible d'appel. Si le

jugement sur le fond est à charge d'appel, les parties ne peuvent contester la

liquidation des dépens que par la voie d'appel.

 ARTICLE 130 : Les jugements par défaut du tribunal de


première instance mais seulement lorsqu'ils ne sont pas susceptibles d'appel,

peuvent être attaqués par voie d'opposition dans le délai de dix jours à dater

de la notification qui est faite conformément à l'article 54. L'acte de

notification doit indiquer à la partie qu'après l'expiration dudit délai, elle sera

déchue du droit de former opposition.

 ARTICLE 134 : L'appel est de droit dans tous les cas qui ne sont
pas formellement exceptés par la loi. L'appel des jugements des tribunaux de

première instance doit être formé dans le délai de trente jours. L'appel des

jugements rendus en matière des affaires de la famille doit être interjeté dans

un délai de quinze jours65. Ce délai court à compter de la notification à

personne ou à domicile réel ou élu ou de la notification à l'audience

lorsqu'elle est prévue par la loi. Le délai court à l'égard de celui à la requête

duquel le jugement a été notifié, du jour de cette notification. La notification

même sans réserve n'emporte pas acquiescement. Le greffe du tribunal de

première instance doit transmettre au greffe de la juridiction saisie de

l’appel66, la requête d’appel des jugements rendus en matière des affaires de


la famille, avec les pièces jointes, dans un délai de quinze jours à compter de

la date de présentation de l’appel67.

 ARTICLE 136 : Les délais d'appel sont triplés en faveur des


parties qui n'ont ni domicile ni résidence dans le Royaume

 ARTICLE 137 : Les délais d'appel sont suspendus par la mort de


l’une ou l'autre des parties, au profit des héritiers. Ils ne reprennent leur cours

qu'à l'expiration de la quinzaine qui suit la notification du jugement faite aux

héritiers, au domicile du défunt, dans les formes prescrites à l'article 54. Cette

notification peut être faite aux héritiers et représentants légaux

collectivement et sans désignation des noms et qualités.

 ARTICLE 139 : S'il se produit au cours du délai d'appel, une


modification dans la capacité de l'une des parties, le délai est suspendu et ne

recommence à courir que quinze jours après la notification du jugement à

ceux qui ont qualité pour recevoir cette notification.

 ARTICLE 147 : L'exécution provisoire nonobstant opposition ou


appel, doit être ordonnée sans cautionnement s'il y a titre authentique,

promesse reconnue ou condamnation précédente dont il n'y a point eu appel.

L'exécution provisoire peut toujours être ordonnée, avec ou sans

cautionnement, suivant les circonstances de la cause, lesquelles devront être

précisées. Toutefois, des défenses à exécution provisoire peuvent être


formées par requête distincte de l'action principale, devant la juridiction

saisie, soit de l'opposition, soit de l'appel. Dès qu'elle est saisie de cette

requête qui ne doit pas être jointe au fond, la juridiction convoque les parties

pour débats et jugement devant la chambre du conseil, devant laquelle elles

peuvent présenter leurs observations orales ou écrites. La juridiction doit

statuer dans le délai de trente jours. Les juges peuvent, soit rejeter la

demande, soit faire défense d'exécuter jusqu'à la décision sur le fond, soit

ordonner qu'il soit sursis à l'exécution pendant un temps qu'ils fixent ou que

l'exécution provisoire ne sera poursuivie pour la totalité ou pour partie

seulement de la condamnation qu'à charge par le demandeur à l'exécution de

fournir un cautionnement. Ils peuvent également autoriser la partie

condamnée à consigner au greffe qu'ils désignent ou entre les mains d'un tiers

commis à cet effet, d'accord parties, les espèces suffisantes pour garantir le

montant des condamnations prononcées en principal. Le dépôt de ladite

consignation effectuée emporte affectation spéciale au profit de la partie

poursuivante. La consignation est libérée dès la décision définitive sur le

fond. Lorsque l'exécution a lieu de plein droit, les dispositions des alinéas 3,

4, 5, 6 et 7 du présent article ne sont pas applicables.

 ARTICLE 148 : Les présidents des tribunaux de première

instance sont seuls73 compétents pour statuer sur toute requête aux fins de

voir ordonner des constats, des sommations ou autres mesures d'urgence en


quelque matière que ce soit non prévue par une disposition spéciale et ne

préjudiciant pas aux droits des parties. Ils répondent par ordonnance rendue

hors la présence des parties et sans l'assistance du greffier, à charge de leur

en référer en cas de difficulté. En cas de rejet de la demande, sauf en matière

de constat ou de sommation, l'ordonnance rendue est susceptible d'appel dans

le délai de quinze jours de son prononcé. Cet appel est porté devant la cour

d'appel. Lorsque le président est empêché, il est remplacé par le juge le plus

ancien. L'agent du greffe chargé d'une sommation ou d'un constat dresse un

procès-verbal dans lequel il mentionne succinctement les dires et les

observations du défendeur éventuel ou de son représentant. Ce procès-verbal

peut, sur la demande de la partie qui a requis la sommation ou le constat, être

notifié à toute partie intéressée qui peut s'en faire délivrer dans tous les cas

une expédition.

 ARTICLE 153 : Les ordonnances sur référés sont exécutoires

par provision. Le juge peut, cependant, en subordonner l'exécution à la

production d'un cautionnement. Dans les cas d'absolue nécessité, le juge peut

prescrire l'exécution de son ordonnance sur minute. Ces ordonnances ne sont

pas susceptibles d'opposition. Sauf dans les cas où la loi en décide autrement,

l'appel doit être formé dans la quinzaine de la notification de l'ordonnance. Il

est jugé d'urgence. La notification est effectuée conformément aux


dispositions de l'article 54. Toutefois, lorsque les parties sont présentes au

moment du prononcé, la notification leur est faite verbalement à ce moment ;

leur présence et la constatation de cette notification sont mentionnées dans

l'ordonnance.

 ARTICLE 160 : La décision de condamnation est notifiée au

défendeur qui doit, dans les huit jours de cette notification, payer le montant

de la condamnation, sous peine d'y être contraint par toutes voies de droit,

notamment par voie de saisie de ses facultés mobilières.

 ARTICLE 161 : L'acte de notification contient avec un extrait de


la requête, du titre de créance et de l'ordonnance, sommation au débiteur de

s'acquitter du montant total de la créance et des frais qui doit être précisé.

Avis lui est également donné que s'il a des moyens de défense à faire valoir,

tant sur la compétence que sur le fond, il doit, dans le délai de huit jours,

relever appel en se conformant aux formes prévues par le titre III ci-dessus,

faute de quoi l'ordonnance deviendra exécutoire

 ARTICLE 179 BIS : Il est statué en forme de référé sur les

demandes de pension alimentaire. Les décisions en cette matière sont

exécutoires sur minute nonobstant toute voie de recours. En attendant qu’il


soit statué sur le fond de l’action relative à la pension alimentaire, le juge

peut, dans le délai d’un mois à compter de la date de la demande, ordonner

l’attribution à qui de droit, d’une pension alimentaire provisoire, en tenant

compte du bien fondé de ladite demande et des preuves fournies à son appui.

Ce jugement est exécutoire avant enregistrement et au vu d’une expédition.

 ARTICLE 202 : Si la vente à l'amiable ne peut avoir lieu ou si la


valeur des meubles excède deux mille dirhams, il est procédé, par les soins

du greffe, à une vente aux enchères publiques. Les enchères ont lieu au

marché public le plus voisin ou partout où elles sont jugées devoir produire le

meilleur résultat. La date et le lieu des enchères sont portés à la connaissance

du public par tous les moyens de publicité jugés opportuns en rapport avec la

valeur des biens. Il est procédé à la vente par un agent du greffe dépendant du

juge des tutelles, sous le contrôle de ce magistrat ; l'objet de la vente est

adjugé au plus offrant, aux lieux et date prévus. Les enchères ont lieu à

l'expiration d'un délai de huit jours à compter de la date de publication de

l'avis de vente, à moins que les meubles ne soient exposés aux dangers d'une

dépréciation ou de fluctuation des prix. Dans ce cas, le juge peut réduire le

délai de jour à jour et même d'heure à heure. La mise à prix est fixée par un

expert désigné par le juge à cet effet. L'acquéreur doit régler le prix et les

frais sur le champ ; l'objet ne lui est remis que contre paiement comptant

Faute de paiement, il est sommé de s'acquitter sans délai. S'il ne répond pas à
cette sommation, l'objet est remis en vente à ses frais et risques. L'acheteur

défaillant est tenu du paiement de la différence entre le prix qu'il avait

consenti et celui atteint par la remise en vente, s'il est inférieur, sans pouvoir

réclamer l'excédent s'il y en a eu.

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