Tfe Yann
Tfe Yann
Epigraphe
AVANT-PROPOS
Ce travail est le fruit de notre connaissance acquise durant notre période
d’apprentissage du premier cycle d’ingénieur technicien BTP, section génie
rural. Nous avons acquis une ribambelle des cours parmi lesquels nous nous
sommes basés, dans ce travail, sur la branche hydraulique qui regorge notre
sujet qui est :
« Contribution à l’améliorer du réseau hydraulique dans la localité JOLI
SITE au Quartier MITENDI, commune de MONT-NGAFULA».
- La population actuelle
- La population future
- Les besoins en eau potable (actuel et futur)
La possession des différentes données n’a pas été facile pour des multiples
raisons, néanmoins la connaissance scientifique, l’esprit ouvert, l’expression
d’un profond dévouement nous ont permis de satisfaire tant soit peu à ces
conditions, Lesquelles des conditions permettraient de résoudre la pénurie
d’eau notoire dans la localité des aveugles par diverses méthodes de calcul
énumérées dans le fond de notre travail.
3|Page
Dédicacé
Mes très chers parents Albert MABITA et Pauline PANDAMADI qui ont toujours été la pour
moi et qui m’ont donné un magnifique model de labeur et de persévérance.
A mon frère Eric MABITA, à ma soeur Axelle MABITA et à ma nièce Etia TSHINPAKA
A mes amis(es) : Patrick Betadi, Bienvenue Kisiata, Nono Mangala, Gauthier KABUTUKA ;
Eveil Ilunzi.
Remerciements
Qui avec un cœur rempli d’amour n’ont jamais cessé de nous accompagner pendant le bon
et mauvais moment nous y voilà arriver merci et félicitation.
Pour leurs diverse soutient dont vous trouverez ici l’expression de notre reconnaissance
chap 1. GENERALITES
6|Page
1.1 Introduction
L’accès à l’eau est l’un des défis majeurs du siècle
courant. En conséquence plusieurs personnes dont la majorité sont des enfants meurent
chaque année de maladies liées à l’eau et à des problèmes d’assainissement. L'eau n'est pas
seulement importante du point de vue de la santé publique, elle condition aussi le niveau de
vie en général ; la production agricole, l'élevage, l'industrie, le commerce et la vie
quotidienne dépendent de l'accès à l'eau.
Dans le pays développé l'eau est considérée à juste titre comme l'un des services publics de
base et est gérée avec plus d'action. L'accès à l'eau potable est facilité et garantie pour
l'ensemble de la population.
L'eau étant le composé le plus abondant dans le corps humain, en moyenne 75% de la
masse corporelle est constitué de l'eau. Elle peut atteindre près de 95% dans certains cas,
7|Page
d’où il est important que l’homme bénéficie de l’eau en abondance et que l’eau soit
permanente.
Notre pays, la République Démocratique du Congo, ne dispose pas encore de ses propres
normes adoptées à ses conditions environnementales, elle applique les normes établies par
l'OMS.
Nappe d'eau souterraine : ensemble des eaux comprises dans la zone saturée d'un aquifère,
dont toutes les parties sont en liaison hydraulique.
Aquifère à nappe libre : se dit d'un aquifère dont la surface piézométrique de la nappe
coïncide avec la surface de la nappe.
Aquifère à nappe captive : se dit d'un aquifère dont la surface piézométrique se situe au-
dessus de la surface de la nappe. Il est limité par deux formations imperméables.
Nappe et puits artésiens : une eau souterraine est dite artésienne lorsque sa surface
piézométrique se situe au-dessus du niveau du sol ; dans ce cas, l'eau déborde
naturellement des puits
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1.4 PROBLEMATIQUE
Cette situation expose la population à des maladies d’origine hydrique. C’est ainsi nous
essayerons de trouver des moyens nécessaires pour palier à cette situation embrouillé.
Comment prévenir les risques que court la population face aux maladies d’origine
hydrique ? Que faut-il faire pour résoudre ce problème de la pénurie en eau potable dans
cette localité ? Ceci étant des questions qui feront l’objet de notre travail.
9|Page
1.5 Hypothèse
Suite aux questions préoccupantes soulevées dans cette problématique, nous prendrons en
comptes les hypothèses suivantes :
Chapitre1 : Généralités
2.1 HISTORIQUE
KINZONZI a commencé à vendre des parcelles à qui voulait en acheter. Ceux qui ont achetés
des parcelles ont commencé à construire des maisons et c'est ainsi qu'est né la localité JOLI
SITE. Plusieurs personnes ont suivi les premiers occupants et ont construit des maisons
comme eux. Ce qui a fait que la localité JOLI SITE s'est étendu sur plusieurs kilomètre. C'est
ainsi qu'a été créé la localité JOLI SITE.
La localité JOLI SITE est situées en République Démocratique du Congo, dans la ville province
le Kinshasa, dans la Commune de Mont Ngafula, et précisément dans le Quartier Mitendi.
2.3 CLIMAT
Cette localité, située dans la capitale Kinshasa, a le même climat que celui de Kinshasa. Ce
climat est tropical chaud et humide modéré tire son origine de brise de colline qui a un
certain moment de la journée souffle de lacs de vallées vers les sommets en y apportant une
certaine fraicheur. La saison de pluie dure environ 8 mois et la saison sèche plus au moins 4
mois.
13 | P a g e
3.1 Généralité
La démographie est un facteur important de la prévision
en eau. Elle a pour but de permettre la planification de l'utilisation des localités en termes
d'évaluation temporelle des besoins. L'étude se base sur l'évaluation du taux de croissance
de population à partir des données fournies généralement par la Direction des Statistiques.
Certaines de ces données sont précises et rigoureuses, d'autres par contre sont plus
subjectives. Les principales sources d'information sont :
• Les recensements
• Les données d'immigration et d'émigration
• Les répertoires des naissances et des décès, les taux de natalité et les taux des
mortalités.
Pour notre étude les données nous ont été fournies par le bureau du quartier Mitendi et le
chef de localité de JOLI SITE.
ANNEES POPULATION
2015 1201 habitants
2016 1325 habitants
2017 1448 habitants
2018 3445 habitants
2019 3474 habitants
2020 3595 habitants
2021 3713 habitants
Figure 2Evolution de la population
Table 1: Evolution de la population résidentielle 2015 à 2021
GRAPHIQUE D'ACCROISSEMENT DE LA
POPULATION
4000 3595 3713
3445 3474
3500
3000
2500
2000
1325 1448
1500 1201
1000
500
0
2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
Poulation 1201 1325 1448 3445 3474 3595 3713
Poulation
Avec :
P1=population actuelle ;
P2 = population future ;
T2 = temps futur ;
𝑙𝑛𝑃2 − 𝑙𝑛𝑃1
𝐾𝑔 =
𝑇2 − 𝑇1
r : Taux d’accroissement en %
𝑛 𝑃𝑛
𝑟 = √ −1
𝑃𝑜
On a :
17 | P a g e
7 3713
𝑟 = √ − 1 = 0,174%
1201
Nous constatons que le taux d’accroissement est de loin inferieur par rapport à celui
proposé par la REGIDEGO et l’INS (INSTITUT NATIONAL DE STATISTIQUE). Nous utiliserons
celui de la REGIDESO qui est de 3,5%, ainsi la population de l’année 2021 sera :
Pour calculer le nombre de la population future des établissements nous devons tenir
compte du coefficient de majoration de 1,2.
Par définition, le besoin en eau potable est la quantité totale d’eau brute requise à
l’installation de production pour satisfaire les besoins de chaque consommateur. Le besoin
en eau d’une zone est la somme des besoins des différents groupes dans cette zone à savoir.
• Le besoin domestique
• Le besoin de services
• Le besoin de commerce et de l’industrie
• Le besoin de l’agriculture
• Le besoin d’incendie
Le besoin n’est pas une constante. Il varie dans le temps salon les variations horaires ;
journalière ; mensuelle et annuelle.
Bref, le besoin augmente dans le temps. Il est une variable pour la conception d’un projet,
raison pour laquelle on doit avoir des valeurs suivantes :
• Approche globale : elle consiste à reporter toute la consommation d’eau quel que
soit les divers usages spécifiques au nombre d’habitant en dégageant une dotation
globale.
1
Francois G. BRIERE, collection et distribution des eaux 2iem Edition
21 | P a g e
b. Consommation industrielle
ElIe correspond aux besoins en eau des établissements industriels implantés dans ces
localités, mais celle-ci ne fait pas partie de notre site (localité).
c. Consommation touristique
Elle englobe la consommation de toutes les infrastructures touristiques telles que les hôtels
classés, les complexes touristiques et les villages de vacances.
d. Consommation collective
En ce qui concerne notre projet nous allons utiliser la méthode Analytique puisque nous
avons des données statistiques à notre possession.
3.3 DOTATION
a) DOTATION DOMESTIQUE2
2
Hydraulique Villageoise partie 2
22 | P a g e
Plusieurs auteurs ont estimé cette dotation en fonction du niveau de vie rural ou urbain, du
climat, de l'industrialisation.
Le tableau ci-dessous donne les consommations spécifiques (consommation par habitant par
jour) pour les différentes situations. Les valeurs proposées sont des valeurs minimales et
peuvent être modifiées en fonction de la situation locale.
➢ LABONTE
La consommation domestique en eau potable pour les pays en voie de développement
prévue par l'OMS est en moyenne de 401/j/hab. LABONTE, prévoit une marge de 50% en
tenant compte des gaspillages inévitables entre le point de desserte et celui de
consommation.
𝐷𝑚 = 𝐷𝑜(1 + 𝑚)𝑟
m : marge 50%
r : désigne 30 ans
Dm : dotation future
Do : dotation actuelle.
➢ DEGREMONT
DSTRIBUTION DOTATION
DISTRIBUTION RURALE 1251/hab./jour
VILLE DE MOINS DE 3000 HAB. 2001/hab./jour
VILLE DE PLUS DE 6000 HAB. 220 à 2801/hab./jour
23 | P a g e
➢ PENEGUY
PENEGUY établit la consommation en eau selon le standing
STANDING DOTATION
HAUTE STANDING (H.S) 801/jour/hab
MOYENNE STANDING (M.S) 601/jour/hab
BASSE STANDING (B.S) 401/jour/hab
b) ETABLISSEMENTS PUBLICS
En ce qui concerne les établissements publics nous adoptons les besoins ci-dessous :
N LIBELLE DOTATION
1 Domestique 40l/hab/jour
2 Besoin des écoles 10l/élève/jour
3 Besoin des hôpitaux 200l/lit/jour
4 Besoin des établissements religieux 80l/membre/jour
5 Besoin des hôtels 200l/lit/jour
La consommation peut être définie comme la quantité d'eau facturée aux usagers. Elle est
obtenue par le produit de la dotation d'une catégorie de consommation et le nombre des
consommateurs de cette catégorie. Elle est aussi appelée consommation moyenne
journalière (Cmj), elle calculée par la formule suivante :
𝐶𝑚𝑗 = 𝑃𝑎𝑐𝑡 𝑋 𝐷𝑜
Do = Dotation
a. Consommation domestique
f. Reserve d'incendie :
Nous calculons la perte d'eau réelle. Ces pertes sont occasionnées par les fuite, les pannes
techniques dans le réseau, le nettoyage du réseau et le vol des conduites d'alimentation de
l'eau aux consommateurs.
Ces pertes sont estimées à 20 % de la consommation moyenne, les valeurs souvent élevées
pour les communes ayant des réseaux de distribution très vieilles ou en état vétuste et des
filtres (LABONTE 1988).
𝑃𝑒𝑟𝑡𝑒 𝑑′𝑒𝑎𝑢 = 286060 𝑙/𝑗 𝑥 0,20 = 57212 𝑙/𝑗𝑜𝑢𝑟 𝑜𝑢 𝑒𝑛𝑐𝑜𝑟𝑒 57,212 𝑚3/𝑗𝑜𝑢𝑟.
25 | P a g e
LIBELLE DOTATION
1 Besoin Domestique 48 1/hab/jour
2 Besoin des écoles 12 1 /élèves/jour
3 Besoin des hôpitaux 240 1/lit/jour
4 Besoin des églises 961/membre/jour
5 Besoin des hôtel 240 1/lits/jour
3
Hydraulique Villageoise partie 2
26 | P a g e
a. Consommation Domestique
f. Reserve d'incendie
Nous maintenons la même valeur de la réserve d'incendie présent, car l'incendie ne se
propage pas tous les jours. Nous aurons donc 48 m3 pendant deux heures soit 96 m3/j ou
96000 1/jour.
h. Perte d'eau
Les pertes d'eau sont aussi estimées de la même manière dans le présent que dans la future,
nous estimons ses pertes à 20 % de la consommation moyenne journalière future. Nous
aurons :
Cmj
𝐶𝑚𝑗
𝑄𝑚𝑗𝑎 =
𝑠/𝑗
267960
343272𝑙/𝑗𝑜𝑢𝑟
𝑄𝑚𝑗𝑎 = = 3,10𝑙/𝑠
86400
La consommation d'eau, quel que soit l'utilisateur n'est pas uniformément répartie sur les 24
heures de la journée. Il y a des heures creuses et des heures de pointe. La canalisation devra
être calculée pour le débit maximum. Ainsi il y a lieu d'affecter les débits journaliers d'un
certain coefficient supérieur à I et appelé coefficient de pointe K, ce coefficient set différent
pour chaque utilisateur en fonction des jours, des semaines et des mois. On observe une
variation de la consommation, cette variation est d'autant plus forte que la période
considérée est petite. Afin d'évaluer ce facteur de pointe (FP) à appliquer à la consommation
moyenne journalière à long terme, la formule empirique de GOODRICH propose :
FP = 180t-O,10
En remplaçant t par ces valeurs respectives dans la formule ci-dessus, nous obtenons les
résultats suivants que nous présentons dans un tableau.
FP
POINTES
% En décimal
Mensuelle 128 1,28
Hebdomadaire 148 1,48
Journalière 180 1,8
La consommation varie selon les heures du jour au rythme des activités, elle se situe
généralement au-dessus de la valeur moyenne entre 7h00' et 20h0Œ. Durant la nuit, de
20h00' à 7h0C, la consommation est inférieure à la moyenne. Ce coefficient de pointe
minimum ou débit minimum se situe le plus souvent entre 3 et 4 heures du matin et atteinte
et atteint 40 à 50 % de la consommation journalière.
Le maximum se produit le plus souvent le soir entre 18h0Œ et 19h0C. On peut définir :
𝑄𝑝 = 𝑄𝑚𝑗 𝑥 𝐶𝑝(𝐹𝑃)
Cp = coefficient de pointe qui peut être mensuel (Cpm), hebdomadaire (Cpheb), journalier
(Cpj), horaire (Cphor).
a. Pointe journalière
t = 1 jour : P = = 1,80(1)-0.10 =1,8 nous aurons comme journée de plus forte consommation
de l'année :
b. Pointe hebdomadaire
c. Pointe mensuelle
T= 30 jours ; P = 180(30)-0,10 = 1,28, nous aurons comme mois de plus forte consommation de
l'année :
Le débit de pointe maximum est le produit du débit moyen actuel multiplier par le
coefficient minoritaire qui varie de 40 à 50 % (LABONTE). Pour ce projet nous considérons 50
Le débit de pointe future ou débit maximal future sera évalué par le produit du débit
moyen future et le coefficient de pointe.
𝑄𝑝𝑚𝑎𝑥 𝑓𝑢𝑡 = 𝑄𝑝𝑚𝑜𝑦𝑓𝑢𝑡 𝑋 𝐶𝑝𝑚𝑎𝑥
• Pointe journalière
T=1 ; P= 1,8 ; 𝑄𝑝𝑚𝑎𝑥𝑓𝑢𝑡 = 9 𝑙/𝑠 𝑥 1,8 = 16,2 𝑙/𝑠
• Pointe hebdomadaire
T=7 jours ; P = 1,48 ; 𝑄𝑝𝑚𝑎𝑥 = 9 𝑙/𝑠 𝑥 1,48 = 13,32 𝑙/𝑠
• Pointe mensuelle
T= 30 jours ; P = 1,28 ; 𝑄𝑝𝑚𝑎𝑥 = 9 𝑙/𝑠 𝑥 1,28 11,52 𝑙/𝑠
• Débit de pointe maximum
Le débit de pointe maximum est le produit du débit moyen future par le coefficient
minoritaire qui varie de 40 à 50 % (LABONTE). Nous considérons 50 %.
Qpmin Qrnoy X Cpmin
Qpmin = 9/s x 0,50 = 4,5 l/s
• Débit de pointe horaire
Le débit horaire sera calculé par la formule :
𝑄ℎ = 𝑄𝑚𝑜𝑦𝑗 𝑋 𝑓𝑝ℎ
f=180t -010
t=2/24
f = 180 (2/24)-0,10 = 180 (0,083333333)-0,10 = 2,30
Qh = 3,10 l/s x 2,30 = 7,13 l/s pour l'année 2022
Qh = 9 l/s x 2,30 = 20,7 l/s pour l'année 2052
31 | P a g e
chap 4. DIMENSIONNEMENT DU
RESERVOIR
32 | P a g e
4.1 INTRODUCTION
Etant donné que le réservoir constitue un élément majeur d’un système de distribution
d’eau, il permet de stocker une grande quantité d’eau en provenance de l’usine de
production ou une station de pompage, qui sera ensuite desservi aux consommateurs soit
par refoulement ou par gravitation. Il sert principalement à harmoniser la demande et la
production.
En effet la demande est variable, alors que, pour être économique et efficace la production
doit être constante. Lorsque le débit de production est supérieur au débit de consommation,
on accumule l’excèdent dans le réservoir.
4.3 Avantage
33 | P a g e
• Ils servent à compenser l'écart entre les apports d'eau (par gravité ou pompage) et la
consommation (débit de pointe et autres).
• Ils constituent une réserve pour les imprévus (rupture, panne des pompes,
réparations, extension du réseau…).
• Offre la possibilité de pomper la nuit, lorsque les tarifs d'électricité sont les plus bas.
• Régularité dans le fonctionnement du pompage. Les pompes refoulent à un débit
constant.
• Simplification de l'exploitation.
• Sollicitation régulière des points d'eau qui ne sont pas l'objet des à-coups journaliers
au moment de la pointe.
• Régularité des pressions dans le réseau.
• Réserve incendie garantie. Une partie du volume est réservé à la lutte contre
l'incendie.
• Soit au centre de l'agglomération (château d'eau) pour réduire les pertes de charge
et par conséquent les diamètres.
• Soit en altitude en réduisant le diamètre. La perte de charge est compensée alors par
une pression plus grande. L’altitude du réservoir, plus précisément du radier doit se
situer à un niveau supérieur à la plus haute cote piézométrique exigée sur le réseau.
Il faut donc évaluer la perte de charge entre le réservoir et le point de plus haute cote
piézométrique à desservir. On obtient ainsi approximativement l'altitude du radier.
La topographie intervient et a une place prépondérante dans le choix de
l'emplacement, de même que la géologie. Il ne faut pas oublier les extensions
futures.
4.5 Fonctions
Les réservoirs ont pour fonction principale de résorber ou d’atténuer les phénomènes
transitoires préjudiciables au fonctionnement des installations et d’écrêter les phénomènes
cycliques dus au comportement des usagers. Ils participent à la sécurisation du système de
34 | P a g e
- Le volume
- La hauteur d’eau
Le volume du réservoir sur un réseau de distribution est déterminé à partir des fonctions ci-
après :
Différentes méthodes sont utilisées pour le calcul de la capacité utile des réservoirs. La plus
utilisée de ces méthodes est le calcul forfaitaire. On prend, forfaitairement, une capacité des
réservoirs égale à:
Notons que, dans ces calculs, il faut prévoir l'évolution future de la consommation et ajouter
une réserve d'incendie.
En effet, tout réservoir doit comporter aussi une réserve d'incendie, qui doit être disponible
à tout moment. La réserve minimale à prévoir est de 120 m3 pour chaque réservoir (la
motopompe de lutte contre le feu utilisée par les pompiers est de 60 m3/h et la durée
approximative d'extinction d'un sinistre moyen est évalué à 2 h.
Pour les agglomérations à haut risque d'incendie, la capacité à prévoir pour l'incendie
pourrait être supérieure. Pour notre travail nous prendrons 100% de la consommation
journalière future pour des raisons techniques et aussi une réserve minimale d’incendie de
120 m3.
Avec
Cr=capacité du réservoir
Les valeurs indicatives suivantes peuvent être prises en considération pour des réservoirs
petits et moyens :
Capacité utile (m3) Hauteur d'eau optimum (m)
36 | P a g e
• Hauteur totale
Avec 0,4= Hauteur d’air pour faciliter l’écoulement de l’eau dans le réseau.
Ainsi on a : HT= 4,4 m, pour des raisons d’entretien nous prendrons 0,25m comme hauteur
d’entretien. Donc la hauteur totale (HT) sera de 4,65 m soit 5m.
• La section S
Etant donné notre réservoir a une forme cylindrique, la section de ce dernier sera traduite
par :
𝑆 = 𝑉/𝐻𝑇 𝑒𝑛 𝑚2
4.7 Exploitation
Afin d’assurer une distribution régulière et pour éviter des effets indésirables pour
l’environnement et la santé publique, les réservoirs doit être systématiquement :
• Surveillés : la surveillance du réseau doit porter sur l’analyse de prélèvements d’eau
selon toutes les prescriptions d’hygiène et santé en vigueur.
• Inspectes : l’inspection doit comprendre au moins le contrôle périodique pour
confirmer le bon fonctionnement du réservoir, aussi bien que des mis hors sévices
périodique et programmées pour contrôler l’état intérieur de la cuve, des
composants et Équipements.
Par ailleurs, un annuel d’exploitation contenant toutes les informations et procédures à
suivre doit être fourni aux techniciens du réservoir.
Exemple de prescriptions obligatoires dans un manuel d’exploitation :
37 | P a g e
10HA1
39 | P a g e
5.1 Généralités
Les maladies liées à l’eau sont à la fois dues au manque d’eau, en particulier au manque
d’eau potable, mais aussi au « trop plein d’eau» dû aux inondations, le plus souvent suite à
des pluies diluviennes ou à des raz-de-marée provoqués par des tremblements de terre ou à
des éruptions volcaniques sous-marines, comme nous l’a rappelé le tsunami du 26/12/2004.
Dans son rapport du 26 juin 2008, l'OMS estime que l'eau sale est à l'origine de 9,1% des
maladies et de 6% des décès enregistrés chaque année dans le monde. Les enfants sont les
premières victimes, puisque l'eau est en cause dans 22% des maladies chez les moins de 14
ans.
Il y a une forte inégalité entre les pays riches et pauvres : l'eau est à l'origine de moins de 1%
de la morbidité dans les pays développés, cette proportion atteint 10% dans les pays en
développement.
Le chiffre des décès varie de 0,5% pour les pays développés à 8% pour les PED.
Chez les enfants, l'eau sale est responsable d'un quart des décès. En 2009, 2,6 milliards de
personnes, soit la moitié du monde en développement, n'ont pas accès à une latrine et 1,1
milliard de personnes n'ont aucun accès à une source d'eau salubre
La conséquence directe est que 1,6 million de personnes meurent chaque année de
maladies diarrhéiques. Quatre-vingt-dix pour cent de ces personnes sont des enfants de
moins de cinq ans, vivant pour la plupart dans les PED.
Les conséquences liées au manque d’eau sont bien connues : déshydratations, maladies à
transmission feco-orale dites « maladies des mains sales » que sont les maladies
diarrhéiques, mais aussi les maladies dermatologiques (gale) ou ophtalmologiques
(trachome) et les maladies transmises par les poux et les tiques par manque d’hygiène
corporelle et de lavage des vêtements.
(Rickettsioses, fièvres récurrentes) Les problèmes dus à une mauvaise qualité biologique de
l’eau sont aussi bien connus. Ce sont les maladies du péril fécal (eaux souillées, aliments
souillés, mains sales) : diarrhées infectieuses en particulier choléra et shigelloses, fièvre
typhoïde, hépatites virales A et E, auxquelles il faut ajouter la leptospirose.
40 | P a g e
Les maladies lies à l’eau portent gravement atteinte à la santé humaine. Elles sont variées
mais tous indiquent un besoin crucial d’une eau salubre. Des nombreuses maladies
proviennent uniquement du fait d’avoir d’employer une eau non salubre, pour boire et
nettoyer les aliments. D’autres sont dues à des installations d’assainissements insuffisants et
à des habitudes d’hygiènes personnelles lies au manque d’une eau salubre. Il existe cinq
types principaux de maladies infectieuses liées l’eau :
• A transfert hydrique
• Aquatiques
• Fièvre typhoïde
• Dysenterie
• Choléra
• Gale
• Trachome
• L'Hépatite A etc
En 1927, une étude portant sur 860 enfants provenant de 13 villages différents avait
retrouvé une fréquence de 26% de salmonellatyphi, 26,2% d'ascaridiose et 67,2%
d'ankylostomiase.
• Les mains
• L'eau
• Les aliments
CONCLUSION GENERALE
L'eau est la source de vie dit-on, et la vie sans eau est inconcevable. La précarité de
L’alimentation en eau potable dans une communauté a certainement des conséquences
visibles sur la qualité de vie et le cadre de vie de cette communauté.
La localité Joli Site vit dans cette situation de pénurie d’eau suite aux problèmes évoqués ci-
haut, et dont les plus significatifs sont inhérents aux difficultés rencontrées dans le
Se posant des questions sur les contraintes et les difficultés majeures qui sont à la base de
l'irrégularité de la desserte en eau dans cette localité et des atouts pouvant conduire à la
résolution de cet épineux problème ;
Nous sommes arrivés à la conclusion que le problème de l'alimentation régulière en eau
potable dans la localité est réel, et que les stratégies pour l'amélioration de cette situation
passe entre autre par le dimensionnement d’un nouveau réservoir compte tenu des
résultats obtenus après une étude démographique approfondie.
En effet l’étude démographique nous a donné une lumière sur :
• La population actuelle et future ;
• Sur les besoins en eau potable (actuel et futur) ;
• Sur la consommation journalière actuelle qui est de 343,272 m3
• Sur la consommation journalière future en 2052 qui est de 778,4064 m3
Le nouveau réservoir en béton armé sera doté d’une capacité de 1000 m3, d’une forme
cylindrique sera implanté au niveau du réservoir existant ayant pour capacité 600 m3 pour
alimenter La localité ainsi que toutes ces composantes ( écoles , églises , centres de santé
,couvents etc.. ) par gravitation .
En réalité ce travail doit être élargi pour qu’il puisse bien cerner les problèmes liés à
l’alimentation en eau potable en général surtout les volets : quantité et qualité.
44 | P a g e
Bibliographie
Ouvrage :
Ouvrages
1. BONVIN J., hydraulique urbaine tome I. suisse, Hes. 50, 2005, p.110
2. MUSY A., hydrologie générale, 2005, p.111
3. MOUSSA M., poly alimentation. Université Tunis, 2002, p.123
4. MUSY A., hydrologie générale, 2005, p.111
II. Publication
5. Office international en eau, centre national de formation de deux métiers de l’eau,
6. (Fascicule I), sommaire général, DOC/14/02/2006
7. Riad BEN HAMOUDA, notion de mécanique des fluides, cours et exercices corrigés,
8. Centre de publication universitaire, octobre 2008, p.125
9. PNUE, Problématique de l’eau en république démocratique du Congo
10. Professeur Pierre Audry, Docteur Bernard-Alex Gaùzere, Les maladies liées à l’eau
Notes des cours
11. BAGUMA, Cours d’hydraulique à surface libre et en charge, troisième Graduat
12. Génie Rural, 2019 - 2020.
13. Ecole inter-états d’ingénieurs de l’équipement rural, cours d’approvisionnement en
14. Eau potable.
D. Webographie
[Link]/ WIKIPEDIA
45 | P a g e
ANNEXE
46 | P a g e