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CHAPITRE I: L'évaluation de La Rentabilité Financière Des Investissements

Ce document présente trois méthodes d'évaluation de la rentabilité des investissements: les critères traditionnels de la rentabilité financière, la méthode des effets et la méthode coût-avantage. Il décrit en détail la méthode de la valeur actuelle nette, le critère du délai de récupération des capitaux investis, et la méthode du taux interne de rentabilité. Le document contient de nombreuses informations sur les principes, applications et limites de ces méthodes d'évaluation financière des projets d'investissement.

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CHAPITRE I: L'évaluation de La Rentabilité Financière Des Investissements

Ce document présente trois méthodes d'évaluation de la rentabilité des investissements: les critères traditionnels de la rentabilité financière, la méthode des effets et la méthode coût-avantage. Il décrit en détail la méthode de la valeur actuelle nette, le critère du délai de récupération des capitaux investis, et la méthode du taux interne de rentabilité. Le document contient de nombreuses informations sur les principes, applications et limites de ces méthodes d'évaluation financière des projets d'investissement.

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…………………………………………………………..

L’évaluation économique
des projets

PLAN
INTRODUCTION

CHAPITRE I: L’évaluation de la rentabilité financière des


investissements
1- Le critère du délai de récupération des capitaux investis
1-1 Principe
1-2 Application
1-3 Avantages
1-4 Inconvénients

2- la méthode de la valeur actuelle nette (VAN) :


2-1 Principe
2-2 Avantages de la VAN
2-3 Faiblesses de la VAN

3- la méthode du Taux Interne de Rentabilité (TIR)


3-1 Principe
3-2 Danger d'utilisation et fausses idées reçues
3-3 Indicateur dérivé

CHAPITRE II : Méthode des Effets


1 -La méthode des effets
L1-1 'analyse des effets
1-2 Calcul économique et procédure de choix

-2 Champ d'application et conditions de validité


2.1 Typologie des projets concernés par la méthode

MCES………………………………………………………………………………………. 1
..
…………………………………………………………..L’évaluation économique
des projets
. 2.2 Critères de rentabilité économique

-3 Informations nécessaires pour l'application de la méthode des effets


-1-3 Informations nécessaires au niveau du projet

3.2 Informations nécessaires au niveau de l'économie

CHAPITREIII : l'Analyse Coût Avantage ou Coût Bénéfice


1. Introduction à l'Analyse Coût Bénéfice (ACB)
 Le Principe de Base de l'ACB
 L’ACB : Une Approche Citoyenne?
 Evaluation des Politiques Publiques :

2. L’Analyse coûts-avantages
 L’ACA exige des jugements de valeur dans un cadre comptable :
 L ’ACA doit traduire les résultats et les répercussions en un
équivalent monétaire
 Étapes de l’ACA
 Défis pour l’ACA – Programmes

3. L’Analyse Coût-Efficacité
 Avantages de l’ACE
 L’ACE correspond à la vérification de l’optimisation des
ressources
 Correspondance entre l’ACE et l’enchaînement de résultats

 L’ACE – Déroulement de l’enchaînement de résultats


 Mesure de l’efficience

4. ACB versus Analyse Coût-Efficacité (ACE)


 Différences entre une ACA et une ACE

5- Transition de l’ACE à l’ACA : le modèle « GAIN »


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..
…………………………………………………………..L’évaluation économique
des projets
CONCLUSION

INTRODUCTION :
Evaluer des projets d’investissement nécessite de recourir à des méthodes fondées sur
des critères de mesure de rentabilité financière. En effet, même si ce n’est pas le seul aspect à
analyser, c’est celui autour duquel se construit la décision qui débouche sur la sélection finale
d’un projet.
L’évaluation des investissements nécessite des « allers et retours » avec d’autres phases
du processus méthodologiques de la prise de décision, au même titre que ceux qui lient la
présélection à l’évolution de la rentabilité.
On ne mène pas d’études de rentabilité poussées sur des projets manifestement non
rentables. On ne mène pas d’études de rentabilité sur des projets si importants qu’ils ne
pourraient être financés par la société, eu égard à sa surface financière.
On a besoin par contre, de connaître approximativement quel sera le coût de
financement d’un investissement possible, coût qu’il faut comparer à la rentabilité de ce
même investissement pour se prononcer lors de la sélection définitive.
C’est pourquoi seront analysées dans le présent rapport les trois principales méthodes
d’évaluation de la rentabilité des investissements à savoir les critères traditionnels de la
rentabilité financière, la méthode des effets et la méthode Coût Avantage.

MCES………………………………………………………………………………………. 3
..
…………………………………………………………..L’évaluation économique
des projets

CHAPITRE I :

1-Le critère du délai de récupération des capitaux investis


1.1 principe
Le délai de récupération des capitaux investis correspond, au nombre d’années ou de
mois au terme duquel l’investissement rembourse à l’entreprise les sommes que cette dernière
a affectées initialement à l’acquisition de cet investissement.
Evidemment, lors de la comparaison de diverses variantes d’un projet, d’après ce critère
c’est celle qui représente le délai de récupération le plus court qui doit être choisie.
1.2 Application
Les termes d’application de cette méthode sont variables. La période de remboursement
est déterminée soit sur la base des bénéfices nets comptables, soit sur celle des flux nets de
trésorerie, ce qui est plus sûr et plus significatif.
On retiendra cette deuxième variante pour illustrer cette méthode à travers l’exemple
proposé. Dans la mesure où les flux de trésorerie annuels ne sont pas réguliers, il convient de
raisonner en flux de trésorerie cumulés.
 Projet alpha :
Capitaux investis : 10 000dhs
Flux nets de trésorerie cumulés : 10 100dhs, 10 700dhs, 11 750dhs.
Dès la première année, le projet alpha rembourse la mise de départ. Le délai de récupération
exact s’obtient par interpolation linéaire :
10 100 = 842 dhs/mois
12 mois

10 000 = 11.9 mois (moyenne probable du délai de récupération)


842
L’écart type du flux net de trésorerie de l’année 1 est de 700.

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…………………………………………………………..L’évaluation économique
des projets
On calcule donc l’écart type autour de la moyenne probable du délai de récupération :

Б = 700 = 0.83 mois


842

 Projet Béta :
Capitaux investis : 10 000dhs
Flux nets de trésorerie cumulés : 1 800dhs, 5 100dhs, 13 700dhs.
Les capitaux investis sont donc remboursés entre la 2ème et la 3ème année.
13 700 dhs – 5 100 dhs = 716 dhs
12 mois
10 000 dhs – 5 100 dhs = 6.84 dhs
716 dhs
Moyenne probable du délai de récupération : 2ans et 7 mois.
Pour simplifier les calculs, on suppose ici, comme pour le premier projet, que les flux de
trésorerie sont indépendants d’une année sur l’autre.
L’écart type de la série complète des flux nets de trésorerie cumulés jusqu’à l’année de
remboursement est :
Б = √[(485)²+ (600)²+(300)²]= 812 dhs
13 700 dhs = 36 mois, soit 380dhs par mois
Ecart type autour de la moyenne probable du délai de récupération :
Б = 812 dhs= 2.13 mois
380dhs
Interprétation :
Sur la base du critère du délai de récupération des capitaux investis, c’est le projet Alpha
qui doit être choisi.
1.3 Avantages
Le recours au critère du délai de récupération des capitaux investis est une façon de
prendre le risque en considération. Il permet de désigner l’investissement qui est le plus
rapidement « rentable » et dont les résultats ne sont pas entachés par l’incertitude qui affecte
des rentrées lointaines.
1.4 Inconvénients

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…………………………………………………………..L’évaluation économique
des projets
Le critère utilisé ne tend pas à maximiser la richesse de l’entreprise. En effet les flux de
trésorerie – ou revenus nets – survenant au-delà de la période de récupération sont ignorés.

C’est un sérieux inconvénient qui favorise les projets ayant une durée de vie courte par
rapport aux projets plus lourds.

Ce critère, dans sa variante classique, ne tient pas compte du fait qu’un dirham reçu la
première année n’a pas la même valeur qu’un dirham reçu au terme de n année. Ainsi, deux
investissements peuvent avoir le même délai de récupération alors que l’un deux est
manifestement plus avantageux.
 Exemple :
Les capitaux investis dans chacun des deux projets suivants : 12 000 dhs.
Projets
Années Projet X Projet Y
Année1 2 000 5 000
Année2 4 000 2 000
Année3 6 000 5 000
Année4 8 000 10 000
Année5 10 000 15 000

Délais de récupération :
X : 3ans
Y : 3ans
Or le projet Y est manifestement plus avantageux pour deux raisons :
 Dès la première année, Y génère 5 000 dhs contre 2 000 dhs pour X .
 Au-delà de la 3ème année, Y génère 25 000 dhs et X 18 000 dhs seulement.

2- la méthode de la valeur actuelle nette (VAN) :


2-1 Principe :
Le sens général du schéma présenté ci-après est le suivant : l’entreprise bénéficie, contre
rémunération, de sources de financement ; le coût moyen pondéré de ces ressources est le taux
d’actualisation.

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…………………………………………………………..L’évaluation économique
des projets

Sources De Financement
 Capital
 Réserves
 Dettes à L et M termes
 Amortissements

ENTREPRISE

E
T
U Valeur Actuelle des Coût : taux moyen
D projets pondéré
E
e Actualisation

Projet d’Investissement Flux nets de trésorerie futurs

Valeur Actuelle Nette


des Projets

AuAcceptation
moyen du taux d’actualisation
VAN>=0retenu, on calcule la valeur actuelle des flux nets de
trésoreriefinancière
dégagés des
par chacun des projets d’investissement étudiés.
projets par Rejet financier des
On compare
ordrealors cette valeur actuelle
VAN<0avec la mise de fonds que nécessite aujourd’hui chacun
projets
d’importance
des projets
des: VAN
 Si la différence est positive, l’entreprise peut accepter le projet.
 Si la différence est négative, le projet est à rejeter.
 S’il y a lieu d’opérer une sélection entre plusieurs projets, l’entreprise choisit les
projets dont les VAN, positives, sont les plus grandes.

Il convient de noter que, si un projet d’investissement se concrétise par une série de


dépenses étalées sur plusieurs années, on calcule de la même façon la valeur actuelle des
dépenses d’investissement, à comparer avec la valeur actuelle des flux nets de trésorerie

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..
…………………………………………………………..L’évaluation économique
des projets
dégagés par celui-ci. On obtient alors la VAN d’un tel projet par soustraction de ces deux
termes.
En généralisant, le calcul de la VAN est obtenu en faisant la différence entre la valeur
actuelle de tous les flux d’entrée et la valeur actuelle de tous les flux de sortie ; tous les flux
sont actualisés en fonction de leur position dans le temps.

C Auto Financement : la capacité d’autofinancement obtenue


t : le taux d’actualisation
p : le numéro de l’annuité
N : le nombre total de l’annuité
I : le capital total investi
C Auto Financement Actualisée : la capacité d’autofinancement obtenue actualisée
Lorsque la VAN est positive, cela signifie que le projet d’investissement :
 Permet la rémunération des capitaux investis au début de chaque période à un taux
représentatif du coût des capitaux permanents de l’entreprise.
 Permet le remboursement des capitaux investis au cours de la durée de vie du projet.
 Dégage un profit net pour l’investisseur, qui a précisément pour valeur actuelle le montant
de la VAN.
2-2 Avantages de la VAN :
 La VAN est facile à calculer.
 La VAN tient compte de l’échelonnement dans le temps des flux nets de
trésorerie.
 La VAN permet d’introduire et de tenir compte du coût des fonds investis et/ou
des coûts d’opportunité.

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…………………………………………………………..L’évaluation économique
des projets
 La VAN rend possibles des comparaisons entre plusieurs investissements de
même montants actualisés, même si les dépenses qu’ils engendrent sont réalisées sur
plusieurs années, concomitamment avec l’exploitation de ces investissements.
 La VAN peut être utilisée en matière de comparaison de coûts échelonnés dans
le temps. L’alternative à retenir sera celle qui minimise la VAN de ces coûts.
2-3 Limites de la VAN
 La VAN suppose le choix délicat d’un taux d’actualisation. Ce choix est
d’autant plus délicat que les résultats sont sensibles aux variations du taux
d’actualisation.
Le palliatif à cette faiblesse consiste en une estimation sérieuse du coût du capital de
l’entreprise, majoré d’un ou deux points à titre de sécurité (le risque étant pris en
considération au niveau des flux de trésorerie). L’analyse de sensibilité permet la
détermination de la marge de sécurité.
 La VAN ne constitue pas un critère sûr de sélection lorsque les projets
ont des durées de vie différentes. Il convient toutefois de signaler qu’il existe un
prolongement possible de la VAN qui pallie cette faiblesse. Il s’agit de la méthode de
l’annuité équivalente de la VAN, qui permet de comparer deux projets concurrents.
 La VAN ne tient pas compte de la plus ou moins grande rapidité de
récupération des capitaux investis. Elle ne comporte donc pas en elle-même une
approche du risque. Cette critique est facilement déjouée par le prolongement de la
VAN qui est le délai actualisé de récupération des capitaux investis. Il s’agit en fait
d’appliquer la méthode classique du délai de récupération des capitaux investis sur la
base des flux nets de trésorerie actualisés.

3- la méthode du Taux Interne de Rentabilité (TIR)


3-1 Principe
Le taux de rentabilité interne (TRI ou TIR) est le taux d'actualisation pour lequel le
cumul des capacités d'autofinancement égale le capital investi, en d'autres termes lorsque la
valeur actuelle nette s'annule.

C Auto Financement : la capacité d’autofinancement obtenue

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…………………………………………………………..L’évaluation économique
des projets

p : le numéro de l’annuité
N : le nombre totale de l’annuité
I : le capital total investi
Et TRI le Taux de Rentabilité Interne recherché
Mathématiquement, cette fonction peut s'annuler pour différents TRI. Seul le taux pour
une valeur actuelle nette passant de négatif à positif est le résultat.
Le TRI est un outil de décision à l'investissement. Un projet d'investissement ne sera
généralement retenu que si son TRI prévisible est suffisamment supérieur au taux bancaire,
pour tenir compte notamment de la prime de risque propre au type de projet.
En effet, mathématiquement, si le TRI est supérieur au taux d'actualisation du capital, la
valeur actuelle nette du projet est positive (c'est-à-dire que le projet est rentable).
Les avantages de cette méthode sont qu’elle a rapport aux flux monétaires et qu’elle
tient compte de la valeur temporelle de l’argent; toutefois, son application est plutôt complexe
et fastidieuse. En outre, cette méthode renferme une hypothèse sur le taux de réinvestissement
qui peut inciter à faire de mauvais choix d'investissement, comme expliqué ci-dessous.

3-2 Danger d'utilisation et fausses idées reçues


Le TRI est souvent reconnu comme un critère de sélection économique entre projets : si
on doit choisir entre plusieurs projets, définis par des investissements et des cash flows
connus dans le temps, on pense souvent que l'on doit choisir le projet qui a le TRI le plus
élevé. Cependant, ceci n'est pas vraiment justifié, et peut être faux comme le montre l'exemple
ci-dessous. Retenons que la VAN est le critère de référence pour comparer des projets, et que
le TRI n'est pas un critère pertinent de choix de projet ; il permet juste de savoir si les projets
sont rentables (comparaison entre le TRI de chaque projet et du taux d'actualisation du
capital).
Ainsi, examinons le cas d'une entreprise qui peut choisir entre deux projets différents,
nécessitant un investissement d'un même montant. Considérons que son taux d'actualisation
est de 10%.

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des projets

Projet 1 Projet 2
Investissement en année 1 20 20
Recettes en année 2 0 20
Recettes en année 3 30 6

L'analyse de ces deux projets donne :

Projet 1 Projet 2
TRI 22% 24%
VAN avec taux d'actualisation à 10% 4.8 3.1

L'utilisation indue du TRI (choix du projet n°2 qui a le TRI le plus élevé) implique donc
un revenu actualisé de 3.1, c'est-à-dire bien moins que ce que rapporte le projet 1 (VAN de
4.8). Ceci est dû à un profil différent de la courbe de la VAN en fonction du taux
d'actualisation utilisé : les courbes se croisent.

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des projets

La raison profonde de ceci est que : certes le TRI nous donne une information sur le
taux de rentabilité de l'investissement, mais il ne donne aucune information sur les horizons
temporels des revenus. Ainsi, si un investissement a un TRI de 20% avec retour sur
investissement 10 ans après (investissement de 1 en année début d'année 1, et revenu de 6.19
en année 10), ce sera préférable à un même investissement ayant un TRI de 25% mais avec
retour sur investissement l'année suivante (investissement de 1 en début d'année 1, et revenu
de 1.25 en fin d'année). En effet, il sera difficile de réinvestir les 1.25 en fin d'année 1, avec
un même taux de rentabilité de 25% par an jusqu'en année 10 ! En effet, par hypothèse, tout
argent non investi dans le projet ne "rapporte" que le taux d'actualisation.

En conclusion, l'utilisation du TRI peut influencer de façon négative le choix des


investissements, puisque cela suppose implicitement que le montant des rentrées nettes de
fonds sur toute la durée du projet puisse être réinvesti à ce même taux de rendement interne.

3-3 Indicateur dérivé


Toutefois, la méthode du taux de rendement interne modifié (TRIM) permet au décideur
d’opter intuitivement pour le TRI tout en définissant directement le taux de réinvestissement
approprié. Pour déterminer le TRIM, on calcule la valeur capitalisée de toutes les rentrées de
fonds. Ensuite, on actualise toutes les sorties de fonds, au taux de rendement requis. Le TRIM
est le taux d’actualisation pour lequel la valeur actuelle des sorties de fonds est égale à la
valeur actuelle de la valeur finale du projet.

Si VCCF est la valeur capitalisée, au taux de placement, des rentrées nettes de fond (Cash
Flow) à la fin de la période N et que IO est l'investissement initial, la formule utilisée pour la
fonction TRIM est la suivante :

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des projets

CHAPITRE II

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des projets

La méthode des effets a été élaborée au début des années soixante par une équipe
travaillant pour le Ministère de la Coopération française qui participait à l’élaboration
de plans nationaux de développement.

Ce qu'on appelle la méthode des effets consiste en une procédure d'analyse et de calcul
économique qui vise à mesurer l'intérêt d'un projet du point de vue d'un ensemble national ;
dans le ou les calculs, les avantages relatifs au projet sont rapprochés des coûts; la méthode
des effets relève donc des méthodes dites "coûts avantages". Elle constitue une méthode
alternative aux méthodes prix de référence, proposées par les grandes organisations
internationales (Banque Mondiale, OCDE, ONU...).

.1 La méthode des effets

La méthode des effets part du constat que l’évaluation financière d’un projet
d’investissement ne prend en compte comme avantage que le revenu d’un seul agent,
l’entrepreneur, ou d’un seul groupe d’agents, les quelques investisseurs concernés par le
projet. L’évaluation économique par cette méthode va donc consister à calculer et à retenir
comme avantages les revenus supplémentaires entraînés par le projet d’investissement non
seulement au niveau du seul groupe des agents investisseurs, mais au niveau de chacun des
agents de cette collectivité nationale : salariés, entrepreneurs, Etat, collectivités publiques. On
sait ainsi à qui profite le projet… et à qui il coûte.

Dans cette méthode il faut distinguer une partie analyse économique proprement dite, et une
partie calcul économique et procédure de choix.

1.1 L'analyse des effets


Partons, par exemple, d'un projet de production d'un bien industriel, projet envisagé par
un entrepreneur privé en vue de couvrir tout ou partie d'un marché intérieur ou extérieur.
Une fois effectuées les études de marché, les études techniques (procédés, localisation...), les

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…………………………………………………………..L’évaluation économique
des projets
études de financement et de rentabilité financière, le projet est caractérisé par :
- sa chronique de coûts d'investissement,
- sa chronique de comptes d'exploitation prévisionnels.

C'est à partir de ces chroniques, et tout particulièrement à partir des comptes d'exploitation,
que l'analyse des effets va être menée.

La démarche sera alors la suivante :


Etape n°1 :
Identifier les différences significatives prévisibles entre les situations
économiques "sans" et "avec" projet, tant aux niveaux micro et macro-
économiques qu'à ceux, plus difficiles à chiffrer, de l'environnement ou
des modes de vie. Ces différences seront la combinaison des effets
directs, indirects (en amont et ne aval) du projet ainsi que des effets
induits ou secondaires (positifs ou négatifs) souvent plus difficilement
quantifiables (redistribution de revenus, compétition pour la main d’oeuvre
et pour les terres agricoles, alternatives culture vivrières/cultures de
rente/élevage, problèmes d'environnement, etc.).
Etape n° 2 :
"Estimer" ces différences : exercice "périlleux" mais nécessaire, c'est
à partir de cette estimation que l'on appréciera l'intérêt ou non d'engager
les coûts et dépenses impliquées par le projet.
Etape n° 3 :
A ce stade, on pourra calculer des valeurs ajoutées spécifiques
prévisionnelles pour chacune des situations et établir un "différentiel
prévisionnel de valeur ajoutée".
Etape n° 4 :
Après l'appréciation de ce " différentiel prévisionnel de valeur
ajoutée", il faudra estimer la répartition (redistribution) probable de cette
valeur ajoutée entre les divers acteurs, concernés directement ou affectés
indirectement par le projet et les modifications de la situation qu'il a
induit. c'est là que l'on pourra estimer balance "Avantages/inconvénients"
pour les divers agents économiques, des situations "sans"

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…………………………………………………………..L’évaluation économique
des projets
et "avec "projet.
Etape n° 5
Il s'agira de prendre des orientations. A ce stade, les choix deviennent
politiques : redistribution de la valeur ajoutée pour la majorité ou pour
quelques uns, politique de taxe ou de réaffectation des ressources,
politiques douanières, foncière, d'épargne ou de crédit, etc.
Cette méthode devrait être relativement facile à adapter pour le cadre
d'actions d'urgence. Un travail sur les indicateurs, et sur les équivalences
"différentiels de valeur ajoutée/différentiels de sécurité alimentaire", est
actuellement en cours de préparation, à partir de toute une série
d'exemples terrain (Afghanistan, Angola, sud-Caucase).

1.2 Calcul économique et procédure de choix


A la suite de l'analyse effectuée précédemment, on dispose de tout un ensemble de
chiffres caractérisant à la fois le projet et l'économie dans laquelle il vient s'insérer.

Deux types de problèmes portant sur le choix des projets peuvent alors être éclairés :
- le problème consistant à juger du projet en quelque sorte dans l'absolu : on est alors conduit
à tenter de rassembler l'ensemble des chiffres caractéristiques précédents dans une formule
synthétique débouchant sur une appréciation globale de l'intérêt du projet pour le pays ; c'est
la voie du calcul économique global.
- le problème consistant à classer le projet par rapport à tout un ensemble d'autres projets, de
manière à pouvoir déboucher sur une programmation nationale de projets la mieux adaptée
aux objectifs poursuivis

 Calcul économique
De l'ensemble des chiffres caractéristiques rassemblés précédemment, on va retenir :
- d'une part, ceux qui caractérisent l'impact du projet sur les objectifs: ce sont les "avantages" ;
- d'autre part, ceux qui caractérisent l'impact du projet sur les contraintes (les facteurs rares) :
ce sont les "coûts".
L'utilisation d'une formule mathématique permet alors de déboucher sur un critère synthétique
de rentabilité (ratio de rentabilité, délai de récupération, bénéfice actualisé, taux de rentabilité
interne).

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…………………………………………………………..L’évaluation économique
des projets

 Procédure de choix

Le choix des projets résulte alors d'une procédure itérative de discussions entre, d'une part, les
économistes du Plan qui proposent des programmations de projets sur la base de certains
calculs économiques et, d'autre part, ces Responsables Politiques qui, au vu de ces
programmations, précisent leurs objectifs et leurs directives.

-2 Champ d'application et conditions de validité

2.1 Typologie des projets concernés par la méthode

Le champ d'application de la méthode des effets est précisément marqué par la


possibilité, ou non, de définir la situation alternative susceptible d'approvisionner la demande
intérieure dans le même bien et en même quantité.

Pour plus de clarté, on va expliciter le champ couvert par plusieurs exemples concernant tout
d'abord les projets proprement dits, c'est-à-dire non encore réalisés évaluations ex ante, puis
concernant les projets déjà réalisés évaluations ex post.

 Projets concernés par la méthode (évaluations ex-ante)

Ce sont tout d'abord les projets dont la production peut faire l'objet d'un commerce
international :
- soit que cette production vienne se substituer à une importation du pays à demande
intérieure donnée (projet de substitution d'importation)
- soit que cette production soit exportée et ne touche donc pas la demande intérieure (projet
d'exportation)

Vont entrer dans ce champ la majeure partie des projets industriels, par exemple (dans le cas
général)
- une cimenterie, en substitution d'importation,
- une brasserie, de même,
- un montage de véhicules, de même,

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…………………………………………………………..L’évaluation économique
des projets
- la mise en exploitation d'une mine ou d'un gisement de pétrole, projet d'exportation,
- une culture industrielle, de même, etc.

D'autres projets relèvent à l'évidence de ces mêmes catégories, mais s'articulent


doublement sur le commerce international ; ils vont être un peu plus complexes à étudier : ce
sont les projets de valorisation de produits bruts antérieurement exportés.
Si le bien produit vient, par exemple, en substitution d'importation, il faudra diminuer les
avantages du projet proprement dit pour tenir compte de la cessation d'exportation du produit
brut.

On va trouver ainsi, par exemple :


- une filature tissage qui va utiliser du coton local exporté, sans pour autant que la production
de coton augmente,
- une usine d'engrais qui va utiliser des phosphates antérieurement exportés, etc.

Les projets de modernisation ou de changement de technique font également partie du champ


couvert par la méthode des effets : dans la situation alternative, la demande intérieure est
approvisionnée par les unités utilisant l'ancienne technique.
Ceci est clairement le cas, par exemple, pour :
- les modernisations d'unités industrielles,
- le remplacement d'une centrale thermique à fuel par une centrale à charbon,
- le remplacement des huileries traditionnelles par une huilerie industrielle, etc.

Mais un problème commence à être posé lorsque le produit nouveau est sensiblement
différent du produit qu'il vient substituer : ce peut être le cas en agriculture (riz à la place de
mil ou de sorgho), mais aussi en industrie (textiles et habillement modernes à la place de
textiles et habillement traditionnels). Ce problème est étudié dans le paragraphe 13 suivant.
On peut remarquer que le champ ainsi défini pour la méthode des effets est strictement le
même que celui défini pour les méthodes prix de référence.

 Étude des activités (évaluations ex post)

Les études d'activités vont pouvoir être effectuées d'une manière analogue à la précédente
dans les mêmes domaines : il s'agit alors d'évaluations ex post.

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…………………………………………………………..L’évaluation économique
des projets
La principale différence entre ces deux types d'évaluations tient au fait que :
- alors que dans l'évaluation ex ante on s'efforce d'imaginer la situation avec projet, sur la base

d'une situation avant projet, souvent de même nature que la situation sans projet,
- dans l'évaluation ex post, la situation avec projet est donnée et il faut s'efforcer d'imaginer la
situation sans projet, sur la base d'une situation historique avant projet.

Une deuxième différence apparaît alors, qui rend plus complexes les évaluations ex post :
- alors que dans l'évaluation ex ante, on raisonne naturellement (sauf exceptions spécifiées)
dans un système de prix constants,
- dans l'évaluation ex post, on est immédiatement confronté au problème de l'évolution des
prix courants.

En effet, la situation historique avant projet ainsi que les investissements initiaux sont décrits
avec les prix de l'époque, tandis que la situation avec projet est décrite avec les prix actuels :
pour faire l'étude, il va falloir disposer des indices de prix.
A ceci près, les domaines couverts sont les mêmes, et on pourra étudier en phase d'activité la
cimenterie, la brasserie, l'usine de montage de véhicules, la mine, la production de pétrole, la
culture industrielle, l'unité industrielle moderne, la centrale à charbon, l'huilerie industrielle,
etc.
Ces évaluations ex post sont symétriques des précédentes : on les étudie comme des projets de
cessation d'activité dans lesquels la référence est l'activité et le « projet » est l'importation de
substitution, ou la cessation pure et simple de l'activité (en cas d'exportation), ou encore la
mise en oeuvre de la technique antérieure.

Projets non concernés par la méthode des effets

Ce sont donc les projets sans lesquels la demande intérieure ne peut être approvisionnée : il
n'y a pas d'alternative au projet qui permette de satisfaire cette demande sans investissements
nouveaux ; on ne peut plus raisonner à demande intérieure donnée avec et sans projet.

C'est le cas, par exemple, d'un projet de scolarisation générale des enfants, ceux-ci n'étant
initialement que partiellement scolarisés. Il n'y a pas d'alternative en ce sens que, si le projet
(ou un autre projet) n'est pas réalisé, certains enfants ne seront pas scolarisés ; on ne peut plus
raisonner à demande intérieure donnée (d'enfants scolarisés) ; on ne peut plus appliquer

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…………………………………………………………..L’évaluation économique
des projets
comme précédemment la méthode des effets.

Remarque théorique sur la limite du champ couvert

Le champ couvert par la méthode des effets ne correspond ainsi :


- ni à la délimitation "projet productif - projet non directement productif",
- ni à la délimitation "projet à production marchande - projet à production non marchande",
car des projets de routes (non directement productifs, non marchands) peuvent être étudiés et
des projets de type électrification ou télécommunications (en partie productifs, marchands) ne
peuvent guère l'être.

. 2.2 Critères de rentabilité économique

Les critères de rentabilité économique vont jouer un rôle différent selon que l'on se trouve
dans une approche ponctuelle de l'évaluation d'un seul projet (problème, en particulier, des
Organisations Internationales de financement), ou que l'on se trouve dans une approche
systématique de programmation d'un ensemble de projets (problème des Organisations
Nationales de Planification).

Cas de l'évaluation d'un projet

Dans le cas de l'évaluation économique d'un seul projet par une Organisation extérieure au
pays, il n'est pas possible de mettre en place une procédure documentée de discussions avec
les Responsables Politiques, puisqu'on ne dispose pas d'analyses équivalentes sur d'autres
projets.

On va donc s'efforcer de définir un calcul économique, ou plus précisément même, un critère


d'évaluation économique qui :
- d'une part, permette de rendre compte globalement au mieux de l'intérêt du projet pour
l'économie nationale,
- et d'autre part, soit suffisamment général pour que l'Organisation extérieure puisse effectuer
des comparaisons avec d'autres projets dans d'autres pays et se fasse ainsi une idée de l'intérêt
du projet, en quelque sorte dans l'absolu.

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…………………………………………………………..L’évaluation économique
des projets
Ceci conduit à proposer un calcul coûts-avantages dans lequel :
- les avantages mesurent la contribution du projet à la croissance économique : l'analyse

précédente (§1.2) conduit à retenir comme avantages la chronique des valeurs ajoutées
supplémentaires créées par le projet en phase de fonctionnement, soit at pour l'année t,
- le coût mesure l'impact du projet sur la principale contrainte qui s'oppose au développement,
c'est-à-dire la contrainte de financement : cette mesure est donnée par le coût
d'investissement, soit I, si l'on suppose l'investissement réalisé en un an, l'année zéro.

Si l'on peut considérer que la chronique de production, (donc, généralement parlant, la


chronique d'avantages) est approximativement constante et que la durée de vie escomptée
pour le projet industriel est moyenne (de l'ordre de 10 à 15 ans), le critère le plus simple et le
plus clair est celui de la valeur ajoutée supplémentaire par million investi, soit :

Si de telles hypothèses ne peuvent être raisonnablement retenues, on retiendra le critère du


taux de rentabilité interne r solution de l'équation :

L'expérience progressivement accumulée par l'Organisme de financement doit permettre


d'établir, sinon une norme, du moins une fourchette de taux, au dessous desquels le projet doit
être rejeté et au dessus desquels le projet doit être accepté.

Ces critères s'appliquent de manière identique à tous les projets entrant dans le champ de la
méthode des effets (§ 2.2), à savoir :
- aux projets "nouveaux" de substitution d'importation, de modernisation, d'exportation ;
évaluations ex ante.
- aux projets en cours de fonctionnement (les activités) de même type (évaluations ex post).

La prise en compte des autres données fournies par l'analyse (répartition des revenus,
structure de l'investissement, rentabilité financière, données qualitatives...) doit permettre de
nuancer le jugement et de conduire à une décision raisonnable, tant en ce qui concerne un
projet nouveau qu'en ce qui concerne le maintien ou la suppression d'une activité existante.

-3 Informations nécessaires pour l'application de la méthode des effets


L'information nécessaire pour appliquer la méthode des effets à un projet a été signalée tout
au long des paragraphes précédents, soit qu'il s'agisse de l'évaluation ponctuelle d'un seul
projet, soit qu'il s'agisse d'évaluations systématiques de projets pour établir une

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…………………………………………………………..L’évaluation économique
des projets
programmation dans le cadre de l'élaboration d'un Plan.
Ce chapitre présente une récapitulation de ces informations nécessaires au niveau du projet
tout d'abord (informations à dominante "micro-économique"), puis au niveau de l'économie

dans laquelle le projet vient s'insérer (informations à dominante "macro-économique" et


"méso-économique"), et ceci dans le cas d'une évaluation isolée et dans le cas d'évaluations
systématiques.

-1-3Informations nécessaires au niveau du projet

On peut distinguer, un peu artificiellement cependant, les informations générales nécessaires


en tout état de cause, quel que soit le type d'évaluation à laquelle on procède (évaluations
financières, ou par les effets, ou par les prix de référence), des informations nécessaires
spécifiquement à l'application de la méthode des effets.

Informations générales :

La bonne qualité de ces informations est essentielle : sans elle, tout l'exercice suivant
d'évaluation économique est sans signification. Il convient donc de contrôler et de vérifier
toutes ces informations, autant que faire se peut.

Ces informations concernent tout d'abord :


- L'étude du marché interne :
Dans le cas d'évaluations systématiques pour un Plan en particulier, l'étude de marché doit
s'appuyer de manière cohérente sur les projections macro-économiques à moyen terme (taux
de croissance du PIB, taux démographique, taux de croissance de la consommation des
ménages par tête...).
- L'étude du marché international :
Là encore, les hypothèses retenues pour cette étude doivent être cohérentes avec celles
retenues dans les autres études effectuées, tant au niveau national qu'au niveau des grands
Organismes Internationaux : c'est sur la base de ces études de marchés national et
international, en tout état de cause nécessaires, que dans la méthode des effets on définira la
situation alternative sans projet.
- Les études techniques :
dimensionnement ; localisation ; choix du procédé ; choix des matériels ; nature, quantités et

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…………………………………………………………..L’évaluation économique
des projets
disponibilité des intrants ; nature, quantité et disponibilité de la main-d’oeuvre ; organisation
prévue...

Ces informations concernent également les données relatives aux aspects financiers et de

rentabilité, plus à mêmes d'être directement vérifiées par les évaluateurs :


- prix des matériels, des intrants, des extrants ; niveau des salaires ; régime fiscal...
- conditions de financement ; études de rentabilité financière ; prise en compte du code des
investissements...

Informations spécifiques

Il y a peu d'informations véritablement spécifiques à rassembler au niveau strict du projet


pour pouvoir procéder à l'application de la méthode des effets ; tout au plus peut-on situer à ce
niveau l'étude :
- de l'origine, locale ou importée, des biens faisant l'objet de consommations intermédiaires ou
entrant dans les investissements ;
- de l'origine, locale ou étrangère, des salariés;
- des transferts éventuels de bénéfices.

Ces données sont également nécessaires pour procéder à l'évaluation par les méthodes prix de
référence.
On peut encore ranger dans cette catégorie les informations nécessaires à l'étude de la
situation de référence sans projet; plusieurs cas ont été envisagés (§3.3) :

- pour les projets de substitution d'importation, il faut pouvoir disposer des tarifs douaniers en
vigueur (Document des douanes(
- pour les projets d'exportation, il n'y a pas d'informations à réunir puisque la situation de
référence est de ne rien faire ;
- pour les projets de modernisation de technique, il sera nécessaire de rechercher une
information sur la situation alternative :
- dans le cas de productions modernes alternatives, il faudra disposer des comptes
d'exploitation passés, et disposer éventuellement de batteries d'indices de prix ;
- dans le cas de productions artisanales ou traditionnelles alternatives, on l'a vu, cette
recherche pourra nécessiter des enquêtes particulières, souvent difficiles et longues, sur le

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…………………………………………………………..L’évaluation économique
des projets
terrain.

3.2 Informations nécessaires au niveau de l'économie

Le rassemblement systématique de ces informations est, en revanche, tout à fait


caractéristique de la méthode des effets. On distingue les informations macro-économiques au
niveau de l'économie globale, des informations dites "méso-économiques", au niveau
intermédiaire, "moyen", des branches, des régions...

Informations macro-économiques

Ces informations concernent tout d'abord, on l'a vu, les données globales de projection à
moyen terme, sur lesquelles vont s'appuyer les études de marché intérieur : ces études sont
d'autant plus nécessaires que l'on cherche à procéder à des programmations systématiques de
projets.
Si l'on se place dans le cadre de l'élaboration d'un Plan, le rassemblement de ces informations
et la nécessité de leur cohérence conduit à prévoir l'établissement "d'esquisses semi-globales à
moyen terme" articulées sur les objectifs et les stratégies de développement retenus par les
Responsables Politiques du pays.
Si l'on se place à l'autre extrême, dans le cadre de l'évaluation d'un seul projet, il suffira de
disposer d'une hypothèse vraisemblable concernant la croissance du revenu intérieur pour
asseoir l'étude du marché national du bien dont la production est prévue par le projet.

Les autres données macro-économiques nécessaires concernent la disponibilité d'un Tableau


Entrées-sorties (TES) à contenu d'importations, dont on tire par inversion de la matrice des
coefficients techniques les différents taux inclus par branches.
Sans être absolument indispensable en première étape, ce TES apparaît cependant tout à fait
nécessaire lorsque l'on veut procéder à des évaluations systématiques de projets pour établir
des programmations pluriannuelles ou dans le cadre des travaux d'élaboration d'un Plan de
développement.

L'idéal est évidemment de disposer du TES le plus détaillé, le plus précis et le plus récent
possible. En pratique, un TES de quelques dizaines de branches (à partir de 20 ou 30), pas

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…………………………………………………………..L’évaluation économique
des projets
trop ancien (5 ans par exemple) semble tout à fait utilisable :
- plus le TES est précis et récent, plus on pourra avoir recours directement aux taux inclus de
branches ;
- plus, à l'inverse, le TES est approximatif et ancien et plus il faudra avoir recours aux

remontées de chaînes et cantonner l'utilisation des taux inclus de branches à des


consommations intermédiaires de faible importance.

Il convient de ne pas oublier que c'est l'utilisation que l'on fait d'un outil statistique qui rejaillit
sur ses conditions mêmes d'élaboration : ce n'est qu'en commençant à utiliser avec quelques
précautions les TES tels qu'ils sont, qu'à terme on peut espérer une amélioration de leur
qualité et de la fréquence de leur établissement.

Si aucun TES n'est disponible, il conviendra de procéder à des remontées de chaînes


systématiques, puis à des approximations : c'est ainsi que l'on pourra étudier ponctuellement
un projet dans un pays.
Cependant dès que ce type d'étude tendra à se généraliser, la demande auprès du Service de
Comptabilité Nationale deviendra plus pressante et viendra modifier ses priorités, en faveur
de l'établissement de tels TES.

Informations "méso-économiques"

Pour affiner les calculs à partir des taux du TES ou pour s'y substituer, il faut disposer de toute
une série de comptes permettant d'effectuer des remontées de chaînes.

Dans le cas où l'on dispose d'un TES, cette information peut être rassemblée
progressivement::
- au début, on peut n'effectuer les calculs qu'avec les taux inclus de branches tirés du TES ;
- puis, au fur et à mesure que cette procédure d'évaluation se généralise, on analyse les postes
successivement rencontrés par remontée des chaînes, c’est-à-dire en remontant une chaîne et
en utilisant en amont les taux inclus de branches.

On sera ainsi amené progressivement à analyser :


- les sous-branches les plus courantes (électricité, produits pétroliers raffinés, transports

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…………………………………………………………..L’évaluation économique
des projets
routiers, eau, PTT, ciment, engrais...) ; simultanément, on examine le taux d'utilisation des
capacités et on détermine éventuellement le taux marginal d'investissements complémentaires
- les rubriques comptables courantes (entretien, frais généraux, déplacements, frais divers de
gestion(
- les structures des prix des principaux produits importés rendus sur leurs lieux d'utilisation

(valeur CAF, impôts et taxes, frais de port et de débarquement, transports jusqu'au lieu
d'utilisation, marges commerciales (

CHAPITRE-III

Historique

L'histoire de l'Analyse Coût-Bénéfice ou encore Coût-Avantage remonte au moins à


l’ingénieur civil français Jules Dupuit au milieu du 19ième siècle (1844), lorsqu'il se pencha
sur le problème de la construction des ponts et de leur localisation. Mais la véritable naissance
de l'ACB dans sa capacité à influencer les décisions publiques remonte à 1930 avec
d'importants travaux sur le contrôle des eaux et des inondations aux Etats-Unis, puis ensuite
au Livre Vert dans les années 50 fixant des règles pour comparer et agréger les bénéfices.
L'âge d'or remonte aux années 60 avec l'analyse de projets militaires spectaculaires aux Etats-
Unis, et les travaux de la Rand Corporation. A cette époque, en Europe et en France
notamment, l'ACB fait partie d'un mouvement de rationalisation des choix budgétaires, et on
la voit se développer pour des choix relatifs à la construction d'aéroport (Londres et Nice), au
tracé d'autoroutes (l'A86 à l'ouest de Paris) ou à l'élaboration de politiques de santé (lutte
contre la périnatalité).

2. Introduction à l'Analyse Coût-Bénéfice (ACB)


Certes, tous les auteurs admettent le besoin d'une analyse économique des projets publics,
c'est à dire de comparer les coûts et les avantages d'un projet du point de vue de la collectivité.
Le passage de la rentabilité privée ou financière à la rentabilité collective ou économique d'un
projet de type public constitue une étape majeure du choix d'un projet.

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…………………………………………………………..L’évaluation économique
des projets
Le résultat de l’analyse financière ne permet pas toujours de connaître l’impact véritable d’un
projet pour la collectivité pour trois raisons évidentes :
 Le projet peut avoir des effets qui n’apparaissent pas dans l’analyse financière
exemple des externalités ou des effets pour les autres producteurs)

 Certains coûts et avantages financiers ne peuvent être considérés comme des coûts et
avantages au niveau national (exemple des transferts avec l’Etat)
 Les prix de marché peuvent ne pas refléter les coûts et avantages réels pour le pays des
ressources utilisées ou produites par le projet.

 Le Principe de Base de l'ACB :


Le principe est extrêmement simple. L'ACB vise à réaliser toutes les décisions dont les
bénéfices sont supérieurs aux coûts. La comparaison directe des coûts et des bénéfices impose
donc une même unité de mesure, généralement la mesure monétaire (DH Dollars, Euros…).
Autrement dit, ce qui est en jeu est le calcul de la rentabilité collective par une analyse
monétaire coût-avantage (ACA) à travers laquelle tous les coûts et tous les avantages d'un
projet sont monétarisés, permettant de comparer et de hiérarchiser tous les projets selon un
critère commun qui n'est autre que celui de l'efficacité économique (avec des indicateurs tels
que le taux de rendement interne ou la valeur actualisée nette).
 L’ACB : Une Approche Citoyenne?
L'ACB n'est pas, dans son principe, technocratique. L'ACB est « citoyenne » au sens
elle se base sur les informations collectées relatifs aux changements de bien être des citoyens,
tels que les perçoivent et reçoivent les citoyens. Autrement dit, selon l'ACB, seul doit être
retenu le point de vue des citoyens, et le meilleur moyen de connaître ce point de vue est
d'observer leurs décisions.

 Evaluation des Politiques Publiques :


Les ACB ou les ACE sont le plus souvent développées ex ante, c'est à dire avant que les
décisions de prévention ne soient prises. Ces analyses permettent de servir de guide à la
décision. Il est aussi riche d'enseignement de pratiquer des analyses ex post, c’est à dire des
analyses sur des décisions de préventions passées. Ces analyses permettent par exemple

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…………………………………………………………..L’évaluation économique
des projets
d'évaluer l'efficacité des politiques publiques déjà mises en œuvre, de les comparer entre elles
et de les amender au cours du temps.

3. L’Analyse coûts-avantages :
 L’ACA exige des jugements de valeur dans un cadre comptable :
 L’ACA prévoit un cadre pour comparer le bien-être de tous les intervenants avec un
programme ou un investissement :
o bénéficiaires directs
o bénéficiaires indirects
o travailleurs participant à la prestation du programme
o bailleurs de fonds (contribuables)
 L’ACA impose une gamme d’hypothèses pour baliser la portée du problème
o Comment évaluer les coûts et les avantages futurs (taux d’actualisation
collectif)?
o Quel est le coût social des ressources sous-utilisées (main d’œuvre)?
o Quel est le coût d’une vie?
o Qui doit être exclu des calculs des répercussions?
 L ’ACA doit traduire les résultats et les répercussions en un
équivalent monétaire :
 L’ACA divise la valeur monétaire totale des avantages par la valeur monétaire totale des
coûts
 Les programmes souhaitables affichent un ratio avantage/coût élevé (ou un ratio
coût/avantage faible)
 Un bon nombre de résultats sont difficiles à évaluer (longévité accrue découlant
d’investissements dans le domaine de la
santé)
 Étapes de l’ACA :

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…………………………………………………………..L’évaluation économique
des projets
Étape 1

Énumération des coûts et des avantages

 L’ACA utilise des critères « avec et sans » pour définir les avantages, et non des critères
« avant et après »
 Tous les coûts et avantages sociaux doivent être mentionnés
 Le double comptage est fréquent

Double comptage

Exemple : On affirme souvent que les activités sportives et culturelles sont économiquement
avantageuses pour une communauté. L’approche habituelle consiste à utiliser un coefficient
multiplicateur des revenus totaux.

Cette méthode suppose que les spectateurs n’avaient aucune autre option de dépense. En fait,
les dépenses supplémentaires nettes du tourisme liées à un événement ne sont généralement
que des dépenses additionnelles faites pour ce genre d’activité.
La hausse des dépenses des résidents de la communauté constitue un détournement des
dépenses et non des dépenses additionnelles.

Étape 2

Comparaison des coûts et des avantages

 La valeur actuelle permet d’évaluer de façon comparable tous les coûts/avantages futurs
 Il semble raisonnable d’accorder une valeur supérieure à un montant de 10 000 dh déjà
en main plutôt qu’à un montant de 10 000 dh à recevoir dans deux ans

« Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras »

Étape 3

Classement et sélection du programme/projet

 Si le programme/projet affiche un ratio avantage/coût supérieur à 1, il est intéressant


d’aller de l’avant
 Les programmes/projets dont le ratio avantage/coût est inférieur à 1 sont éliminés

Il faut sélectionner le programme/projet affichant le ratio avantage/coût le plus élevé

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des projets
 Défis pour l’ACA – Programmes
 Établir une valeur monétaire pour les éléments intangibles (Bon nombre de
programmes gouvernementaux traitent de questions intangibles)
 Tenir compte des résultats à long terme
 Éviter le double comptage (difficile à exécuter surtout lorsque les programmes
prévoient des objectifs sociaux généraux)
 Établir des liens entre les changements constatés et les coûts du programme
(L’attribution est plus complexe lorsque le gouvernement fédéral n’est pas le seul
bailleur de fonds publics et qu’il existe beaucoup d’autres facteurs qui contribuent aux
résultats.).

4. L’Analyse Coût-éfficacité :
 Avantages de l’ACE
 Étant donné que l’ACA compare le niveau de bien-être entre intervenants, plusieurs
jugent artificielles les méthodes utilisées pour ramener les données sur le bien-être à
un dénominateur commun (c’est-à-dire à une somme d’argent)
 L’ACE est jugée plus simple sur le plan conceptuel et opérationnel. De plus, elle est
mieux adaptée à l’évaluation et à la mesure du rendement des programmes publics
 En effet, lorsque l’on demande une étude des coûts-avantages, c’est souvent une analyse
de coût-efficacité qui est souhaitée
 L’ACE correspond à la vérification de l’optimisation des ressources

L’ACE peut correspondre aux concepts d’optimisation des ressources et de


l’enchaînement de résultats

 Économie – le coût unitaire d’une activité


 Efficience – le coût unitaire d’un extrant
 Efficacité – le coût unitaire d’un résultat

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…………………………………………………………..L’évaluation économique
des projets

 Correspondance entre l’ACE et l’enchaînement de résultats :

L ’ACE/ ACA et l’enchaînement de résultats

L’ACE (coût de production d’une unité)


Accent sur le volume d’activités, d’extrants ou de résultats

L’ACA – Valeur des résultats pour la société


(Valeur nette pour tous les intervenants, y
compris les participants et les non-
participations au programme, les
contribuables, etc.)

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…………………………………………………………..L’évaluation économique
des projets

Coûts économiques, rentabilité et efficacité dans


l’enchaînement de résultats

Économie
Coût de réalisation des Efficience Coût-Efficacité
activités (par ex., temps Coût par extrant (par ex, coût Coût par résultat unitaire (par
consacré par le personnel à par parent formé, coût par ex, total des coûts du
chaque client évalué, stagiaire). programme divisé par le
prestation de l’intervention). nombre de personnes qui
demeurent en poste pendant
. un certain temps, coût par
personne arrêtée).

 L’ACE – Déroulement de l’enchaînement de résultats

L’essentiel est de désigner et d’énumérer les résultats immédiats :

 Réussite à une compétition sportive (médailles)


 Hausse du nombre d’heures travaillées (programme pour la main d’œuvre active)
 Diminution du nombre d’incidents négatifs dans les hôpitaux (« erreurs »)
 Diminution du délai d’attente pour un diagnostic
 Recours moins fréquent à l’aide sociale (programme pour la main d’œuvre active,
réforme de l’aide sociale)
 Hausse du taux de passage par les clients d’un service en personne à un service
électronique (par ex., transmission électronique des déclarations de revenus)
 Mesure de l’efficience
 Les activités doivent être distinctes et mesurables (par ex., années, personnes) :

o traitement des demandes de subventions


o consultations avec les demandeurs/clients
o préparation des médias

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…………………………………………………………..L’évaluation économique
des projets
 L’établissement des coûts doit se faire par activité
5. ACB versus Analyse Coût-Efficacité (ACE) :

Il est important de distinguer ACB et Analyse Coût-Efficacité (ACE). L'ACE peut être vue
comme une forme particulière d'ACB. Dans une ACE, il s'agit de se fixer un objectif et de
minimiser les coûts pour atteindre cet objectif. Il s'agit alors pour le décideur de tout mettre en
œuvre pour atteindre cet objectif en réduisant au maximum les dépenses. De manière plus
générale, une ACE détermine la politique qui conduit à un objectif spécifique tout en
induisant une perte minimale en termes de bien-être social. Aussi, de manière similaire, une
ACE peut chercher à maximiser un objectif de prévention, par exemple un nombre de vies
sauvées, pour un budget donné.

En plus de sa plus grande simplicité, l'ACE a un avantage par rapport à l'ACB. En effet,
l'ACE permet d'éviter la conversion en unités monétaires des indices d'efficacité. Cependant,
cet avantage de l'ACE par rapport à l'ACB est aussi son principal inconvénient. En effet,
comment définir le niveau optimal d'efficacité? Comment le calcul d’un objectif a été fait? En
fait, si un objectif est fixé, de manière implicite ou explicite une analyse qui met en rapport les
coûts et les bénéfices doit être effectuée à un niveau préalable. Ainsi, l'ACB est, donc,
préférable à l'ACE car elle est plus transparente. L'ACB, contrairement à l'ACE, indique
comment est choisi l'objectif.

 Différences entre une ACA et une ACE


 Bon nombre d’études sont présentées comme des ACA, alors qu’elles sont en fait des
ACE
 Une ACE fait le calcul du coût financier direct de l’atteinte d’un résultat/extrant précis
et exige une autre option à titre de comparaison
 Une ACA compare tous les avantages par rapport à tous les coûts, sans exiger
l’examen d’autres options. Si le ratio avantage/coût est supérieur à 1, le programme a
une valeur sociale
 ACA – généralement de type prospectif et utilisée pour les investissements majeurs
 ACE – généralement de type rétrospectif et pratique pour évaluer des interventions
distinctes
 ACA – une perspective générale (ensemble de la société)
 ACE – une perspective ciblée des activités, extrants ou résultats d’un programme

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…………………………………………………………..L’évaluation économique
des projets

Comparaison entre l’ACA et l’ACE


Modification nette de la valeur du bien-être de tous les intervenants, en $
ACA -----> Coût social ($)
Activités/extrants/résultats (changements réels – non en $)
CEA -----> Coût direct du programme ($)

Portée de l’ACA et de l’ACE

5- Transition de l’ACE à l’ACA : le modèle « GAIN » :

Avec les analyses « hybrides », le calcul de coût-efficacité peut inclure bon nombre des
caractéristiques d’un modèle de coûts-avantages.

 Utilisation du modèle « GAIN » pour prendre en charge la situation

Coûts “Avantages”
Aide au revenu pendant la Réduction de l’aide au revenu (AR) en raison du
formation revenu gagné par les clients
Indemnité de formation (livres, Diminution de l’AR en raison de la période réduite de
+ +
besoins spéciaux) prestations d’aide sociale des clients
Coût de la formation
+ + Hausse des impôts sur le revenu d’emploi
(personnel, contrats)

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…………………………………………………………..L’évaluation économique
des projets
= Total des coûts = Total des avantages

Conclusion
Les méthodes historiques de l’analyse des projets d’investissements (méthodes des prix
de référence, méthode des effets) font l’objet d’un certain nombre de critiques depuis
quelques années: risque d’attraction formaliste, poids exorbitant donné à l’efficacité
économique, sous-estimation des autres phases du cycle de projet, méconnaissance des
relations entre décisions d’investissement et décisions de politique économique, inadaptation
aux projets et programmes d’investissements publics actuels. Est-ce à dire que les méthodes
coûts-avantages ne sont plus pertinentes ou utiles pour le choix des projets
d’investissements ? Assurément non à deux conditions: la première est de les intégrer dans
une analyse multicritère prenant en compte l’efficacité économique, l’équité sociale et la
soutenabilité environnementale; la deuxième est de redonner vie en amont à une approche
planificatrice décentralisée qui reste seule garante du choix de bons projets intégrés dans des
programmes sectoriels cohérents.

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…………………………………………………………..L’évaluation économique
des projets

BIBLIOGRAPHIE
« Evaluation et Financement des Investissements de l’Entreprise » Najib
IBN ABDELJALIL. Edit Consulting 2002.

« La Rentabilité des Investissements » ERIC MATTER. Edition GEST


PUF JANVIER 1992
« Comment évaluer la rentabilité des investissements » Bertrand-H
ABTEY et Philippe ROBIN. ENTREPRISE ET BANQUES Edition
OCTOBRE 1989.

WEBOGRAPHIE
www.ladocumentationfrancaise.com
www.marc-chevrel.fr

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