CHAPITRE I: L'évaluation de La Rentabilité Financière Des Investissements
CHAPITRE I: L'évaluation de La Rentabilité Financière Des Investissements
L’évaluation économique
des projets
PLAN
INTRODUCTION
MCES………………………………………………………………………………………. 1
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…………………………………………………………..L’évaluation économique
des projets
. 2.2 Critères de rentabilité économique
2. L’Analyse coûts-avantages
L’ACA exige des jugements de valeur dans un cadre comptable :
L ’ACA doit traduire les résultats et les répercussions en un
équivalent monétaire
Étapes de l’ACA
Défis pour l’ACA – Programmes
3. L’Analyse Coût-Efficacité
Avantages de l’ACE
L’ACE correspond à la vérification de l’optimisation des
ressources
Correspondance entre l’ACE et l’enchaînement de résultats
INTRODUCTION :
Evaluer des projets d’investissement nécessite de recourir à des méthodes fondées sur
des critères de mesure de rentabilité financière. En effet, même si ce n’est pas le seul aspect à
analyser, c’est celui autour duquel se construit la décision qui débouche sur la sélection finale
d’un projet.
L’évaluation des investissements nécessite des « allers et retours » avec d’autres phases
du processus méthodologiques de la prise de décision, au même titre que ceux qui lient la
présélection à l’évolution de la rentabilité.
On ne mène pas d’études de rentabilité poussées sur des projets manifestement non
rentables. On ne mène pas d’études de rentabilité sur des projets si importants qu’ils ne
pourraient être financés par la société, eu égard à sa surface financière.
On a besoin par contre, de connaître approximativement quel sera le coût de
financement d’un investissement possible, coût qu’il faut comparer à la rentabilité de ce
même investissement pour se prononcer lors de la sélection définitive.
C’est pourquoi seront analysées dans le présent rapport les trois principales méthodes
d’évaluation de la rentabilité des investissements à savoir les critères traditionnels de la
rentabilité financière, la méthode des effets et la méthode Coût Avantage.
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des projets
CHAPITRE I :
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des projets
On calcule donc l’écart type autour de la moyenne probable du délai de récupération :
Projet Béta :
Capitaux investis : 10 000dhs
Flux nets de trésorerie cumulés : 1 800dhs, 5 100dhs, 13 700dhs.
Les capitaux investis sont donc remboursés entre la 2ème et la 3ème année.
13 700 dhs – 5 100 dhs = 716 dhs
12 mois
10 000 dhs – 5 100 dhs = 6.84 dhs
716 dhs
Moyenne probable du délai de récupération : 2ans et 7 mois.
Pour simplifier les calculs, on suppose ici, comme pour le premier projet, que les flux de
trésorerie sont indépendants d’une année sur l’autre.
L’écart type de la série complète des flux nets de trésorerie cumulés jusqu’à l’année de
remboursement est :
Б = √[(485)²+ (600)²+(300)²]= 812 dhs
13 700 dhs = 36 mois, soit 380dhs par mois
Ecart type autour de la moyenne probable du délai de récupération :
Б = 812 dhs= 2.13 mois
380dhs
Interprétation :
Sur la base du critère du délai de récupération des capitaux investis, c’est le projet Alpha
qui doit être choisi.
1.3 Avantages
Le recours au critère du délai de récupération des capitaux investis est une façon de
prendre le risque en considération. Il permet de désigner l’investissement qui est le plus
rapidement « rentable » et dont les résultats ne sont pas entachés par l’incertitude qui affecte
des rentrées lointaines.
1.4 Inconvénients
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des projets
Le critère utilisé ne tend pas à maximiser la richesse de l’entreprise. En effet les flux de
trésorerie – ou revenus nets – survenant au-delà de la période de récupération sont ignorés.
C’est un sérieux inconvénient qui favorise les projets ayant une durée de vie courte par
rapport aux projets plus lourds.
Ce critère, dans sa variante classique, ne tient pas compte du fait qu’un dirham reçu la
première année n’a pas la même valeur qu’un dirham reçu au terme de n année. Ainsi, deux
investissements peuvent avoir le même délai de récupération alors que l’un deux est
manifestement plus avantageux.
Exemple :
Les capitaux investis dans chacun des deux projets suivants : 12 000 dhs.
Projets
Années Projet X Projet Y
Année1 2 000 5 000
Année2 4 000 2 000
Année3 6 000 5 000
Année4 8 000 10 000
Année5 10 000 15 000
Délais de récupération :
X : 3ans
Y : 3ans
Or le projet Y est manifestement plus avantageux pour deux raisons :
Dès la première année, Y génère 5 000 dhs contre 2 000 dhs pour X .
Au-delà de la 3ème année, Y génère 25 000 dhs et X 18 000 dhs seulement.
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des projets
Sources De Financement
Capital
Réserves
Dettes à L et M termes
Amortissements
ENTREPRISE
E
T
U Valeur Actuelle des Coût : taux moyen
D projets pondéré
E
e Actualisation
AuAcceptation
moyen du taux d’actualisation
VAN>=0retenu, on calcule la valeur actuelle des flux nets de
trésoreriefinancière
dégagés des
par chacun des projets d’investissement étudiés.
projets par Rejet financier des
On compare
ordrealors cette valeur actuelle
VAN<0avec la mise de fonds que nécessite aujourd’hui chacun
projets
d’importance
des projets
des: VAN
Si la différence est positive, l’entreprise peut accepter le projet.
Si la différence est négative, le projet est à rejeter.
S’il y a lieu d’opérer une sélection entre plusieurs projets, l’entreprise choisit les
projets dont les VAN, positives, sont les plus grandes.
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des projets
dégagés par celui-ci. On obtient alors la VAN d’un tel projet par soustraction de ces deux
termes.
En généralisant, le calcul de la VAN est obtenu en faisant la différence entre la valeur
actuelle de tous les flux d’entrée et la valeur actuelle de tous les flux de sortie ; tous les flux
sont actualisés en fonction de leur position dans le temps.
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des projets
La VAN rend possibles des comparaisons entre plusieurs investissements de
même montants actualisés, même si les dépenses qu’ils engendrent sont réalisées sur
plusieurs années, concomitamment avec l’exploitation de ces investissements.
La VAN peut être utilisée en matière de comparaison de coûts échelonnés dans
le temps. L’alternative à retenir sera celle qui minimise la VAN de ces coûts.
2-3 Limites de la VAN
La VAN suppose le choix délicat d’un taux d’actualisation. Ce choix est
d’autant plus délicat que les résultats sont sensibles aux variations du taux
d’actualisation.
Le palliatif à cette faiblesse consiste en une estimation sérieuse du coût du capital de
l’entreprise, majoré d’un ou deux points à titre de sécurité (le risque étant pris en
considération au niveau des flux de trésorerie). L’analyse de sensibilité permet la
détermination de la marge de sécurité.
La VAN ne constitue pas un critère sûr de sélection lorsque les projets
ont des durées de vie différentes. Il convient toutefois de signaler qu’il existe un
prolongement possible de la VAN qui pallie cette faiblesse. Il s’agit de la méthode de
l’annuité équivalente de la VAN, qui permet de comparer deux projets concurrents.
La VAN ne tient pas compte de la plus ou moins grande rapidité de
récupération des capitaux investis. Elle ne comporte donc pas en elle-même une
approche du risque. Cette critique est facilement déjouée par le prolongement de la
VAN qui est le délai actualisé de récupération des capitaux investis. Il s’agit en fait
d’appliquer la méthode classique du délai de récupération des capitaux investis sur la
base des flux nets de trésorerie actualisés.
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des projets
p : le numéro de l’annuité
N : le nombre totale de l’annuité
I : le capital total investi
Et TRI le Taux de Rentabilité Interne recherché
Mathématiquement, cette fonction peut s'annuler pour différents TRI. Seul le taux pour
une valeur actuelle nette passant de négatif à positif est le résultat.
Le TRI est un outil de décision à l'investissement. Un projet d'investissement ne sera
généralement retenu que si son TRI prévisible est suffisamment supérieur au taux bancaire,
pour tenir compte notamment de la prime de risque propre au type de projet.
En effet, mathématiquement, si le TRI est supérieur au taux d'actualisation du capital, la
valeur actuelle nette du projet est positive (c'est-à-dire que le projet est rentable).
Les avantages de cette méthode sont qu’elle a rapport aux flux monétaires et qu’elle
tient compte de la valeur temporelle de l’argent; toutefois, son application est plutôt complexe
et fastidieuse. En outre, cette méthode renferme une hypothèse sur le taux de réinvestissement
qui peut inciter à faire de mauvais choix d'investissement, comme expliqué ci-dessous.
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des projets
Projet 1 Projet 2
Investissement en année 1 20 20
Recettes en année 2 0 20
Recettes en année 3 30 6
Projet 1 Projet 2
TRI 22% 24%
VAN avec taux d'actualisation à 10% 4.8 3.1
L'utilisation indue du TRI (choix du projet n°2 qui a le TRI le plus élevé) implique donc
un revenu actualisé de 3.1, c'est-à-dire bien moins que ce que rapporte le projet 1 (VAN de
4.8). Ceci est dû à un profil différent de la courbe de la VAN en fonction du taux
d'actualisation utilisé : les courbes se croisent.
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des projets
La raison profonde de ceci est que : certes le TRI nous donne une information sur le
taux de rentabilité de l'investissement, mais il ne donne aucune information sur les horizons
temporels des revenus. Ainsi, si un investissement a un TRI de 20% avec retour sur
investissement 10 ans après (investissement de 1 en année début d'année 1, et revenu de 6.19
en année 10), ce sera préférable à un même investissement ayant un TRI de 25% mais avec
retour sur investissement l'année suivante (investissement de 1 en début d'année 1, et revenu
de 1.25 en fin d'année). En effet, il sera difficile de réinvestir les 1.25 en fin d'année 1, avec
un même taux de rentabilité de 25% par an jusqu'en année 10 ! En effet, par hypothèse, tout
argent non investi dans le projet ne "rapporte" que le taux d'actualisation.
Si VCCF est la valeur capitalisée, au taux de placement, des rentrées nettes de fond (Cash
Flow) à la fin de la période N et que IO est l'investissement initial, la formule utilisée pour la
fonction TRIM est la suivante :
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des projets
CHAPITRE II
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des projets
La méthode des effets a été élaborée au début des années soixante par une équipe
travaillant pour le Ministère de la Coopération française qui participait à l’élaboration
de plans nationaux de développement.
Ce qu'on appelle la méthode des effets consiste en une procédure d'analyse et de calcul
économique qui vise à mesurer l'intérêt d'un projet du point de vue d'un ensemble national ;
dans le ou les calculs, les avantages relatifs au projet sont rapprochés des coûts; la méthode
des effets relève donc des méthodes dites "coûts avantages". Elle constitue une méthode
alternative aux méthodes prix de référence, proposées par les grandes organisations
internationales (Banque Mondiale, OCDE, ONU...).
La méthode des effets part du constat que l’évaluation financière d’un projet
d’investissement ne prend en compte comme avantage que le revenu d’un seul agent,
l’entrepreneur, ou d’un seul groupe d’agents, les quelques investisseurs concernés par le
projet. L’évaluation économique par cette méthode va donc consister à calculer et à retenir
comme avantages les revenus supplémentaires entraînés par le projet d’investissement non
seulement au niveau du seul groupe des agents investisseurs, mais au niveau de chacun des
agents de cette collectivité nationale : salariés, entrepreneurs, Etat, collectivités publiques. On
sait ainsi à qui profite le projet… et à qui il coûte.
Dans cette méthode il faut distinguer une partie analyse économique proprement dite, et une
partie calcul économique et procédure de choix.
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des projets
études de financement et de rentabilité financière, le projet est caractérisé par :
- sa chronique de coûts d'investissement,
- sa chronique de comptes d'exploitation prévisionnels.
C'est à partir de ces chroniques, et tout particulièrement à partir des comptes d'exploitation,
que l'analyse des effets va être menée.
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des projets
et "avec "projet.
Etape n° 5
Il s'agira de prendre des orientations. A ce stade, les choix deviennent
politiques : redistribution de la valeur ajoutée pour la majorité ou pour
quelques uns, politique de taxe ou de réaffectation des ressources,
politiques douanières, foncière, d'épargne ou de crédit, etc.
Cette méthode devrait être relativement facile à adapter pour le cadre
d'actions d'urgence. Un travail sur les indicateurs, et sur les équivalences
"différentiels de valeur ajoutée/différentiels de sécurité alimentaire", est
actuellement en cours de préparation, à partir de toute une série
d'exemples terrain (Afghanistan, Angola, sud-Caucase).
Deux types de problèmes portant sur le choix des projets peuvent alors être éclairés :
- le problème consistant à juger du projet en quelque sorte dans l'absolu : on est alors conduit
à tenter de rassembler l'ensemble des chiffres caractéristiques précédents dans une formule
synthétique débouchant sur une appréciation globale de l'intérêt du projet pour le pays ; c'est
la voie du calcul économique global.
- le problème consistant à classer le projet par rapport à tout un ensemble d'autres projets, de
manière à pouvoir déboucher sur une programmation nationale de projets la mieux adaptée
aux objectifs poursuivis
Calcul économique
De l'ensemble des chiffres caractéristiques rassemblés précédemment, on va retenir :
- d'une part, ceux qui caractérisent l'impact du projet sur les objectifs: ce sont les "avantages" ;
- d'autre part, ceux qui caractérisent l'impact du projet sur les contraintes (les facteurs rares) :
ce sont les "coûts".
L'utilisation d'une formule mathématique permet alors de déboucher sur un critère synthétique
de rentabilité (ratio de rentabilité, délai de récupération, bénéfice actualisé, taux de rentabilité
interne).
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des projets
Procédure de choix
Le choix des projets résulte alors d'une procédure itérative de discussions entre, d'une part, les
économistes du Plan qui proposent des programmations de projets sur la base de certains
calculs économiques et, d'autre part, ces Responsables Politiques qui, au vu de ces
programmations, précisent leurs objectifs et leurs directives.
Pour plus de clarté, on va expliciter le champ couvert par plusieurs exemples concernant tout
d'abord les projets proprement dits, c'est-à-dire non encore réalisés évaluations ex ante, puis
concernant les projets déjà réalisés évaluations ex post.
Ce sont tout d'abord les projets dont la production peut faire l'objet d'un commerce
international :
- soit que cette production vienne se substituer à une importation du pays à demande
intérieure donnée (projet de substitution d'importation)
- soit que cette production soit exportée et ne touche donc pas la demande intérieure (projet
d'exportation)
Vont entrer dans ce champ la majeure partie des projets industriels, par exemple (dans le cas
général)
- une cimenterie, en substitution d'importation,
- une brasserie, de même,
- un montage de véhicules, de même,
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des projets
- la mise en exploitation d'une mine ou d'un gisement de pétrole, projet d'exportation,
- une culture industrielle, de même, etc.
Mais un problème commence à être posé lorsque le produit nouveau est sensiblement
différent du produit qu'il vient substituer : ce peut être le cas en agriculture (riz à la place de
mil ou de sorgho), mais aussi en industrie (textiles et habillement modernes à la place de
textiles et habillement traditionnels). Ce problème est étudié dans le paragraphe 13 suivant.
On peut remarquer que le champ ainsi défini pour la méthode des effets est strictement le
même que celui défini pour les méthodes prix de référence.
Les études d'activités vont pouvoir être effectuées d'une manière analogue à la précédente
dans les mêmes domaines : il s'agit alors d'évaluations ex post.
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des projets
La principale différence entre ces deux types d'évaluations tient au fait que :
- alors que dans l'évaluation ex ante on s'efforce d'imaginer la situation avec projet, sur la base
d'une situation avant projet, souvent de même nature que la situation sans projet,
- dans l'évaluation ex post, la situation avec projet est donnée et il faut s'efforcer d'imaginer la
situation sans projet, sur la base d'une situation historique avant projet.
Une deuxième différence apparaît alors, qui rend plus complexes les évaluations ex post :
- alors que dans l'évaluation ex ante, on raisonne naturellement (sauf exceptions spécifiées)
dans un système de prix constants,
- dans l'évaluation ex post, on est immédiatement confronté au problème de l'évolution des
prix courants.
En effet, la situation historique avant projet ainsi que les investissements initiaux sont décrits
avec les prix de l'époque, tandis que la situation avec projet est décrite avec les prix actuels :
pour faire l'étude, il va falloir disposer des indices de prix.
A ceci près, les domaines couverts sont les mêmes, et on pourra étudier en phase d'activité la
cimenterie, la brasserie, l'usine de montage de véhicules, la mine, la production de pétrole, la
culture industrielle, l'unité industrielle moderne, la centrale à charbon, l'huilerie industrielle,
etc.
Ces évaluations ex post sont symétriques des précédentes : on les étudie comme des projets de
cessation d'activité dans lesquels la référence est l'activité et le « projet » est l'importation de
substitution, ou la cessation pure et simple de l'activité (en cas d'exportation), ou encore la
mise en oeuvre de la technique antérieure.
Ce sont donc les projets sans lesquels la demande intérieure ne peut être approvisionnée : il
n'y a pas d'alternative au projet qui permette de satisfaire cette demande sans investissements
nouveaux ; on ne peut plus raisonner à demande intérieure donnée avec et sans projet.
C'est le cas, par exemple, d'un projet de scolarisation générale des enfants, ceux-ci n'étant
initialement que partiellement scolarisés. Il n'y a pas d'alternative en ce sens que, si le projet
(ou un autre projet) n'est pas réalisé, certains enfants ne seront pas scolarisés ; on ne peut plus
raisonner à demande intérieure donnée (d'enfants scolarisés) ; on ne peut plus appliquer
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des projets
comme précédemment la méthode des effets.
Les critères de rentabilité économique vont jouer un rôle différent selon que l'on se trouve
dans une approche ponctuelle de l'évaluation d'un seul projet (problème, en particulier, des
Organisations Internationales de financement), ou que l'on se trouve dans une approche
systématique de programmation d'un ensemble de projets (problème des Organisations
Nationales de Planification).
Dans le cas de l'évaluation économique d'un seul projet par une Organisation extérieure au
pays, il n'est pas possible de mettre en place une procédure documentée de discussions avec
les Responsables Politiques, puisqu'on ne dispose pas d'analyses équivalentes sur d'autres
projets.
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des projets
Ceci conduit à proposer un calcul coûts-avantages dans lequel :
- les avantages mesurent la contribution du projet à la croissance économique : l'analyse
précédente (§1.2) conduit à retenir comme avantages la chronique des valeurs ajoutées
supplémentaires créées par le projet en phase de fonctionnement, soit at pour l'année t,
- le coût mesure l'impact du projet sur la principale contrainte qui s'oppose au développement,
c'est-à-dire la contrainte de financement : cette mesure est donnée par le coût
d'investissement, soit I, si l'on suppose l'investissement réalisé en un an, l'année zéro.
Ces critères s'appliquent de manière identique à tous les projets entrant dans le champ de la
méthode des effets (§ 2.2), à savoir :
- aux projets "nouveaux" de substitution d'importation, de modernisation, d'exportation ;
évaluations ex ante.
- aux projets en cours de fonctionnement (les activités) de même type (évaluations ex post).
La prise en compte des autres données fournies par l'analyse (répartition des revenus,
structure de l'investissement, rentabilité financière, données qualitatives...) doit permettre de
nuancer le jugement et de conduire à une décision raisonnable, tant en ce qui concerne un
projet nouveau qu'en ce qui concerne le maintien ou la suppression d'une activité existante.
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des projets
programmation dans le cadre de l'élaboration d'un Plan.
Ce chapitre présente une récapitulation de ces informations nécessaires au niveau du projet
tout d'abord (informations à dominante "micro-économique"), puis au niveau de l'économie
Informations générales :
La bonne qualité de ces informations est essentielle : sans elle, tout l'exercice suivant
d'évaluation économique est sans signification. Il convient donc de contrôler et de vérifier
toutes ces informations, autant que faire se peut.
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…………………………………………………………..L’évaluation économique
des projets
disponibilité des intrants ; nature, quantité et disponibilité de la main-d’oeuvre ; organisation
prévue...
Ces informations concernent également les données relatives aux aspects financiers et de
Informations spécifiques
Ces données sont également nécessaires pour procéder à l'évaluation par les méthodes prix de
référence.
On peut encore ranger dans cette catégorie les informations nécessaires à l'étude de la
situation de référence sans projet; plusieurs cas ont été envisagés (§3.3) :
- pour les projets de substitution d'importation, il faut pouvoir disposer des tarifs douaniers en
vigueur (Document des douanes(
- pour les projets d'exportation, il n'y a pas d'informations à réunir puisque la situation de
référence est de ne rien faire ;
- pour les projets de modernisation de technique, il sera nécessaire de rechercher une
information sur la situation alternative :
- dans le cas de productions modernes alternatives, il faudra disposer des comptes
d'exploitation passés, et disposer éventuellement de batteries d'indices de prix ;
- dans le cas de productions artisanales ou traditionnelles alternatives, on l'a vu, cette
recherche pourra nécessiter des enquêtes particulières, souvent difficiles et longues, sur le
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des projets
terrain.
Informations macro-économiques
Ces informations concernent tout d'abord, on l'a vu, les données globales de projection à
moyen terme, sur lesquelles vont s'appuyer les études de marché intérieur : ces études sont
d'autant plus nécessaires que l'on cherche à procéder à des programmations systématiques de
projets.
Si l'on se place dans le cadre de l'élaboration d'un Plan, le rassemblement de ces informations
et la nécessité de leur cohérence conduit à prévoir l'établissement "d'esquisses semi-globales à
moyen terme" articulées sur les objectifs et les stratégies de développement retenus par les
Responsables Politiques du pays.
Si l'on se place à l'autre extrême, dans le cadre de l'évaluation d'un seul projet, il suffira de
disposer d'une hypothèse vraisemblable concernant la croissance du revenu intérieur pour
asseoir l'étude du marché national du bien dont la production est prévue par le projet.
L'idéal est évidemment de disposer du TES le plus détaillé, le plus précis et le plus récent
possible. En pratique, un TES de quelques dizaines de branches (à partir de 20 ou 30), pas
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des projets
trop ancien (5 ans par exemple) semble tout à fait utilisable :
- plus le TES est précis et récent, plus on pourra avoir recours directement aux taux inclus de
branches ;
- plus, à l'inverse, le TES est approximatif et ancien et plus il faudra avoir recours aux
Il convient de ne pas oublier que c'est l'utilisation que l'on fait d'un outil statistique qui rejaillit
sur ses conditions mêmes d'élaboration : ce n'est qu'en commençant à utiliser avec quelques
précautions les TES tels qu'ils sont, qu'à terme on peut espérer une amélioration de leur
qualité et de la fréquence de leur établissement.
Informations "méso-économiques"
Pour affiner les calculs à partir des taux du TES ou pour s'y substituer, il faut disposer de toute
une série de comptes permettant d'effectuer des remontées de chaînes.
Dans le cas où l'on dispose d'un TES, cette information peut être rassemblée
progressivement::
- au début, on peut n'effectuer les calculs qu'avec les taux inclus de branches tirés du TES ;
- puis, au fur et à mesure que cette procédure d'évaluation se généralise, on analyse les postes
successivement rencontrés par remontée des chaînes, c’est-à-dire en remontant une chaîne et
en utilisant en amont les taux inclus de branches.
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…………………………………………………………..L’évaluation économique
des projets
routiers, eau, PTT, ciment, engrais...) ; simultanément, on examine le taux d'utilisation des
capacités et on détermine éventuellement le taux marginal d'investissements complémentaires
- les rubriques comptables courantes (entretien, frais généraux, déplacements, frais divers de
gestion(
- les structures des prix des principaux produits importés rendus sur leurs lieux d'utilisation
(valeur CAF, impôts et taxes, frais de port et de débarquement, transports jusqu'au lieu
d'utilisation, marges commerciales (
CHAPITRE-III
Historique
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des projets
Le résultat de l’analyse financière ne permet pas toujours de connaître l’impact véritable d’un
projet pour la collectivité pour trois raisons évidentes :
Le projet peut avoir des effets qui n’apparaissent pas dans l’analyse financière
exemple des externalités ou des effets pour les autres producteurs)
Certains coûts et avantages financiers ne peuvent être considérés comme des coûts et
avantages au niveau national (exemple des transferts avec l’Etat)
Les prix de marché peuvent ne pas refléter les coûts et avantages réels pour le pays des
ressources utilisées ou produites par le projet.
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des projets
d'évaluer l'efficacité des politiques publiques déjà mises en œuvre, de les comparer entre elles
et de les amender au cours du temps.
3. L’Analyse coûts-avantages :
L’ACA exige des jugements de valeur dans un cadre comptable :
L’ACA prévoit un cadre pour comparer le bien-être de tous les intervenants avec un
programme ou un investissement :
o bénéficiaires directs
o bénéficiaires indirects
o travailleurs participant à la prestation du programme
o bailleurs de fonds (contribuables)
L’ACA impose une gamme d’hypothèses pour baliser la portée du problème
o Comment évaluer les coûts et les avantages futurs (taux d’actualisation
collectif)?
o Quel est le coût social des ressources sous-utilisées (main d’œuvre)?
o Quel est le coût d’une vie?
o Qui doit être exclu des calculs des répercussions?
L ’ACA doit traduire les résultats et les répercussions en un
équivalent monétaire :
L’ACA divise la valeur monétaire totale des avantages par la valeur monétaire totale des
coûts
Les programmes souhaitables affichent un ratio avantage/coût élevé (ou un ratio
coût/avantage faible)
Un bon nombre de résultats sont difficiles à évaluer (longévité accrue découlant
d’investissements dans le domaine de la
santé)
Étapes de l’ACA :
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des projets
Étape 1
L’ACA utilise des critères « avec et sans » pour définir les avantages, et non des critères
« avant et après »
Tous les coûts et avantages sociaux doivent être mentionnés
Le double comptage est fréquent
Double comptage
Exemple : On affirme souvent que les activités sportives et culturelles sont économiquement
avantageuses pour une communauté. L’approche habituelle consiste à utiliser un coefficient
multiplicateur des revenus totaux.
Cette méthode suppose que les spectateurs n’avaient aucune autre option de dépense. En fait,
les dépenses supplémentaires nettes du tourisme liées à un événement ne sont généralement
que des dépenses additionnelles faites pour ce genre d’activité.
La hausse des dépenses des résidents de la communauté constitue un détournement des
dépenses et non des dépenses additionnelles.
Étape 2
La valeur actuelle permet d’évaluer de façon comparable tous les coûts/avantages futurs
Il semble raisonnable d’accorder une valeur supérieure à un montant de 10 000 dh déjà
en main plutôt qu’à un montant de 10 000 dh à recevoir dans deux ans
Étape 3
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des projets
Défis pour l’ACA – Programmes
Établir une valeur monétaire pour les éléments intangibles (Bon nombre de
programmes gouvernementaux traitent de questions intangibles)
Tenir compte des résultats à long terme
Éviter le double comptage (difficile à exécuter surtout lorsque les programmes
prévoient des objectifs sociaux généraux)
Établir des liens entre les changements constatés et les coûts du programme
(L’attribution est plus complexe lorsque le gouvernement fédéral n’est pas le seul
bailleur de fonds publics et qu’il existe beaucoup d’autres facteurs qui contribuent aux
résultats.).
4. L’Analyse Coût-éfficacité :
Avantages de l’ACE
Étant donné que l’ACA compare le niveau de bien-être entre intervenants, plusieurs
jugent artificielles les méthodes utilisées pour ramener les données sur le bien-être à
un dénominateur commun (c’est-à-dire à une somme d’argent)
L’ACE est jugée plus simple sur le plan conceptuel et opérationnel. De plus, elle est
mieux adaptée à l’évaluation et à la mesure du rendement des programmes publics
En effet, lorsque l’on demande une étude des coûts-avantages, c’est souvent une analyse
de coût-efficacité qui est souhaitée
L’ACE correspond à la vérification de l’optimisation des ressources
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des projets
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Économie
Coût de réalisation des Efficience Coût-Efficacité
activités (par ex., temps Coût par extrant (par ex, coût Coût par résultat unitaire (par
consacré par le personnel à par parent formé, coût par ex, total des coûts du
chaque client évalué, stagiaire). programme divisé par le
prestation de l’intervention). nombre de personnes qui
demeurent en poste pendant
. un certain temps, coût par
personne arrêtée).
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L’établissement des coûts doit se faire par activité
5. ACB versus Analyse Coût-Efficacité (ACE) :
Il est important de distinguer ACB et Analyse Coût-Efficacité (ACE). L'ACE peut être vue
comme une forme particulière d'ACB. Dans une ACE, il s'agit de se fixer un objectif et de
minimiser les coûts pour atteindre cet objectif. Il s'agit alors pour le décideur de tout mettre en
œuvre pour atteindre cet objectif en réduisant au maximum les dépenses. De manière plus
générale, une ACE détermine la politique qui conduit à un objectif spécifique tout en
induisant une perte minimale en termes de bien-être social. Aussi, de manière similaire, une
ACE peut chercher à maximiser un objectif de prévention, par exemple un nombre de vies
sauvées, pour un budget donné.
En plus de sa plus grande simplicité, l'ACE a un avantage par rapport à l'ACB. En effet,
l'ACE permet d'éviter la conversion en unités monétaires des indices d'efficacité. Cependant,
cet avantage de l'ACE par rapport à l'ACB est aussi son principal inconvénient. En effet,
comment définir le niveau optimal d'efficacité? Comment le calcul d’un objectif a été fait? En
fait, si un objectif est fixé, de manière implicite ou explicite une analyse qui met en rapport les
coûts et les bénéfices doit être effectuée à un niveau préalable. Ainsi, l'ACB est, donc,
préférable à l'ACE car elle est plus transparente. L'ACB, contrairement à l'ACE, indique
comment est choisi l'objectif.
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Avec les analyses « hybrides », le calcul de coût-efficacité peut inclure bon nombre des
caractéristiques d’un modèle de coûts-avantages.
Coûts “Avantages”
Aide au revenu pendant la Réduction de l’aide au revenu (AR) en raison du
formation revenu gagné par les clients
Indemnité de formation (livres, Diminution de l’AR en raison de la période réduite de
+ +
besoins spéciaux) prestations d’aide sociale des clients
Coût de la formation
+ + Hausse des impôts sur le revenu d’emploi
(personnel, contrats)
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= Total des coûts = Total des avantages
Conclusion
Les méthodes historiques de l’analyse des projets d’investissements (méthodes des prix
de référence, méthode des effets) font l’objet d’un certain nombre de critiques depuis
quelques années: risque d’attraction formaliste, poids exorbitant donné à l’efficacité
économique, sous-estimation des autres phases du cycle de projet, méconnaissance des
relations entre décisions d’investissement et décisions de politique économique, inadaptation
aux projets et programmes d’investissements publics actuels. Est-ce à dire que les méthodes
coûts-avantages ne sont plus pertinentes ou utiles pour le choix des projets
d’investissements ? Assurément non à deux conditions: la première est de les intégrer dans
une analyse multicritère prenant en compte l’efficacité économique, l’équité sociale et la
soutenabilité environnementale; la deuxième est de redonner vie en amont à une approche
planificatrice décentralisée qui reste seule garante du choix de bons projets intégrés dans des
programmes sectoriels cohérents.
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BIBLIOGRAPHIE
« Evaluation et Financement des Investissements de l’Entreprise » Najib
IBN ABDELJALIL. Edit Consulting 2002.
WEBOGRAPHIE
www.ladocumentationfrancaise.com
www.marc-chevrel.fr
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