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Protocoles de la Couche Réseau OSI

Ce document décrit plusieurs protocoles de niveau 3 comme ICMP, ARP, RARP et IP. Il explique leur fonctionnement et la structure de leur entête. ICMP permet de gérer les erreurs de transmission. ARP résout les adresses MAC en adresses IP. RARP fait l'inverse d'ARP. IP définit l'entête du protocole IPv4.

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Protocoles de la Couche Réseau OSI

Ce document décrit plusieurs protocoles de niveau 3 comme ICMP, ARP, RARP et IP. Il explique leur fonctionnement et la structure de leur entête. ICMP permet de gérer les erreurs de transmission. ARP résout les adresses MAC en adresses IP. RARP fait l'inverse d'ARP. IP définit l'entête du protocole IPv4.

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Chapitre 2 :

Etude de Quelques Protocoles de Niveau 3


(Couche Réseau)

1. Introduction
La couche réseau construit une voie de communication de bout à bout à partir de voies
de communication avec ses voisins directs. Ses apports fonctionnels principaux sont
donc:
Le routage : détermination d'un chemin permettant de relier les 2 machines distantes;
Le relayage : retransmission d'un PDU (Protocol Data Unit ou Unité de données de
protocole) dont la destination n'est pas locale pour le rapprocher de sa destination
finale.
Cette couche est donc la seule à être directement concernée par la topologie du réseau.
C'est aussi la dernière couche supportée par toutes les machines du réseau pour le
transport des données utilisateur : les couches supérieures sont réalisées uniquement
dans les machines d'extrémité.
Le PDU de cette couche est souvent appelé « paquet ». La fonction de «relayage»
(terme OSI) est parfois appelée «acheminement».

2. ICMP (Internet Control Message Protocol)


ICMP (Internet Control Message Protocol - Protocole de message de contrôle sur
Internet) est un protocole de niveau 3 sur le modèle OSI, qui permet le contrôle des
erreurs de transmission. En effet, comme le protocole IP ne gère que le transport des
paquets et ne permet pas l'envoi de messages d'erreur, c'est grâce à ce protocole qu'une
machine émettrice peut savoir qu'il y a eu un incident de réseau. Il est détaillé dans
la RFC 792. ICMP est utilisé par tous les routeurs pour signaler le problème de
Delivery Problem.

Les messages ICMP sont transportés sur le réseau sous forme de datagramme IP (Le
champ protocole du paquet IP porte la valeur : (01)h dans ce cas), comme n’importe
quelle donnée, les messages ICMP peuvent être sujet d’erreur. Les erreurs ICMP ne
sont pas délivrées.

Les messages ICMP sont encapsulés dans des datagrammes IP comme suit :

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Signification des message ICMP

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3. ARP (Address Resolution Protocol ou Protocole de résolution d’adresses)
C’est un protocole utilisé pour traduire une adresse de protocole de couche
réseau (typiquement une adresse IPv4) en une adresse de protocole de couche de
liaison (typiquement une adresse MAC). Il se situe à l’interface entre la couche
réseau (couche 3 du modèle OSI) et la couche de liaison (couche 2 du modèle OSI).

Il a été défini dans la RFC 826,

Fonctionnement :
Une machine connectée à un réseau LAN souhaite envoyer une trame à destination
d’une autre machine dont elle connait l’@IP et placé dans le même sous réseau. Dans
ce cas, elle va émettre ses trames en attente et effectue une requête ARP en broadcast

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de type « quelle est l’@mac qui correspond à cette adresse IP ?). Toutes les machines
reçoivent la requête. La machine qui possède cette @IP répond avec un message de
type « je suis l’@IP demandée, mon @mac est @mac). Les autres machines ne
répondent pas. Les deux machines mettent à jour leurs caches ARP.

La commande ARP permettant de consulter la table ARP est :


- Arp –a : affiche toutes les entrées dans la cache ARP.
- Apr -@IP: dans le cas où il ya plusieurs @IP, on peut afficher le cache associée à
une @IP
- Arp –s @IP @mac : ajout manuelle d’une entrée statique permanente dans le
cache

L’ente du protocole ARP est comme suit :

Avec :

Hardware type (type de matériel)

 01 - Ethernet (10Mb) [JBP]


 02 - Experimental Ethernet (3Mb) [JBP]

Protocol type (Type de protocole)

 0x0800 - IP
Ce champ indique quel est le type de protocole couche 3 (OSI) qui utilise ARP.

Hardware Address Length (longueur de l’adresse physique)

 01 - Token Ring
 06 - Ethernet
Ce champ correspond à la longueur de l’adresse physique. La longueur doit être prise en
octets.

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Protocol Address Length (longueur de l’adresse logique)

 04 - IP v4
 16 - IP v6
Ce champ correspond à la longueur de l’adresse réseau. La longueur doit être prise en octets.
Operation

 01 - Request requête
 02 - Reply réponse
Ce champ permet de connaître la fonction du message et donc son objectif.

Sender Hardware Address (adresse physique de l’émetteur) : Adresse MAC source dans le
cadre d’Ethernet.

Sender Prococol Address (adresse réseau de l’émetteur) : Adresse IP de source dans le cadre
de TCP/IP.

Target Hardware Address (adresse physique du destinataire) : Adresse MAC destination


dans le cadre d’Ethernet. Si c’est une demande ARP, alors, ne connaissant justement pas cette
adresse, le champ sera mis à 0.

Target Protocol Address (adresse réseau du destinataire) : Adresse IP de destination dans le


cadre de TCP/IP

4. RARP (Reverse Address Resolution Protocol)


RARP (pour Reverse ARP) permet à partir d'une adresse matérielle (adresse MAC) de
déterminer l'adresse IP d'une machine. En résumé, RARP (RFC 903) fait l'inverse
d’ARP. En réalité le protocole RARP est essentiellement utilisé pour les stations de
travail n'ayant pas de disque dur et souhaitant connaître leur adresse logique. Le
protocole RARP permet à une station de connaître son adresse IP à partir d'une table
de correspondance entre adresse MAC (adresse physique) et adresses IP hébergée par
une passerelle (gateway) située sur le même réseau local (LAN). Pour cela il faut que
l'administrateur paramètre le routeur avec la table de correspondance des adresses
MAC/IP. En effet, à la différence d’ARP, ce protocole est statique. Il faut donc que la
table de correspondance soit toujours à jour pour permettre la connexion de nouvelles
cartes réseau.

5. IP
L’ente du protocole IPv4 est comme suit :

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Avec :
Version (4 bits) : Version d'IP utilisée (IPv6 ou IPv4). Ici, 4.
Longueur de l'en-tête ou IHL (pour Internet Header Length) (4 bits) : Nombre de
mots de 32 bits, soit 4 octets. La valeur est comprise entre 5 et 15, car il y a 20 octets
minimum et on ne peut dépasser 40 octets d'option (soit en tout, 60 octets).

Type de service ou ToS (pour Type of Service) (8 bits) : Ce champ permet de


distinguer différentes qualités de service différenciant la manière dont les paquets sont
traités. Composé de 3 bits de priorité (donc 8 niveaux) et trois indicateurs permettant
de différencier le débit, le délai ou la fiabilité.
Bit : 0-2: Niveau
Bit 3: 0 délai Normale, 1: Délai Faible
Bit 4 : 0 : Débit normale, 1 : Débit faible
Bit 5 : 0 : Fiabilité Normale, 1 : fiabilité faible
Bits 6-7 : Réservé pour utilisation futur

Longueur totale en octets ou Total Length (16 bits) : Nombre total d'octets du
datagramme, en-tête IP comprise. Donc, la valeur maximale est 216−1 octets.
Identification (16 bits) : Numéro permettant d'identifier les fragments d'un même
paquet.
Indicateurs ou Flags (3 bits) :

1. (Premier bit [bit de poids fort]) actuellement inutilisé.


2. (Deuxième bit) DF (Don't Fragment) : lorsque ce bit est positionné à 1, il
indique que le paquet ne peut pas être fragmenté. Si le routeur ne peut
acheminer ce paquet (taille du paquet supérieure à la MTU), il est alors rejeté.
3. (Troisième bit) MF (More Fragments) : quand ce bit est positionné à 1, on sait
que ce paquet est un fragment de données et que d'autres doivent suivre.

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Quand il est à 0, soit le fragment est le dernier, soit le paquet n'a pas été
fragmenté.

Fragment offset (13 bits) : Position du fragment par rapport au paquet de départ
Durée de vie ou TTL (pour Time To Live) (8 bits) : Initialisé par l'émetteur, ce
champ est décrémenté d'une unité généralement à chaque saut de routeur. Quand
TTL = 0, le paquet est abandonné et un message ICMP est envoyé à l'émetteur
pour information.

Protocole (8 bits) : Numéro du protocole au-dessus de la couche réseau : TCP =


6, UDP = 17, ICMP = 1. Ce champ permet d'identifier le protocole utilisé par le
niveau supérieur :

Somme de contrôle de l'en-tête ou Header Checksum (16 bits) : Complément à


un de la somme complémentée à un de tout le contenu de l'en-tête afin de détecter
les erreurs de transfert. Si la somme de contrôle est invalide, le paquet est
abandonné sans message d'erreur.
Adresse source (32 bits) : Adresse IP de l'émetteur sur 32 bits.
Adresse destination (32 bits) : Adresse IP du récepteur 32 bits.
Options (0 à 40 octets par mots de 4 octets) : Facultatif.
Remplissage ou Padding : Champ de taille variable comprise entre 0 et 7 bits. Il
permet de combler le champ option afin d'obtenir un en-tête IP multiple de 32 bits.
La valeur des bits de bourrage est 0.

Sur une interface déterminée, une trame a une taille maximale, appelée Maximum
Transmission Unit ou MTU. Lorsque la longueur du paquet (datagramme) est
supérieure, l'information sera fragmentée. La taille maximum supportée par IPv4 (car
codée sur 16 bits) est de 65 535 octets mais les réseaux ne prennent généralement pas
en charge de trames de telles longueurs, en général on trouve des MTU de l'ordre de
1 500 octets (Ethernet).

Les @IPv4 sont presque saturées, c’est la raison pour laquelle on bascule vers IPv6.

6. Adressage IPv6
L’@IPv6 est une adresse utilisée dans le protocole IPv6, elle est de longueur 128 bits
(16 octets). On dispose ainsi de 3.4 * 1038 adresses. La notation décimale pointée
utilisée dans IPv4 à été remplacée par une notation hexa, 8 groupes de deux octets
séparés par :
Exemple : 2001 :0DB8 :0000 :86A6 :8001 :AB00 :81AB :BB72

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IPv6 définit trois types d'adresse :

Unicast : Identifie l'interface d'un nœud individuel.


Multidiffusion : Identifie un groupe d'interfaces, en règle générale sur des nœuds différents.
Les paquets envoyés à l'adresse multidiffusion vont à tous les membres du groupe
multidiffusion.
Anycast : Identifie un groupe d'interfaces, en règle générale sur des nœuds différents. Les
paquets envoyés à l'adresse anycast vont au nœud membre du groupe anycast le plus proche
de l'expéditeur.

Une adresse IPv6 est longue de 128 bits et se compose de huit champs de 16 bits, chacun étant
délimité par deux-points (:). Chaque champ doit contenir un nombre hexadécimal

Quelques simplification d’écriture d’adresse IPv6


Suite de zéros :
2AD6 :2AC0 :0000 :0000 :0000 :0000 :78FF :0000 pourra s’écrire :
2AD6 :2AC0 :0 :0 :0 :0 :78FF :0 ou encore: 2AD6 :2AC0 ::78FF :0

Zéros non significatifs:


4AD6:002A:0003:0000:0000:0000:78FF:0000 pourra s’écrire: 4AD6:2A:3::78FF:0

Attention :
4AD6 :0000 :0000 :23FF :0000 :0000 :78FF :0000 s’écrira pour éviter les ambigüités :
4AD6 ::23FF :0 :0 :78FF :0 ou 4AD6 : 0 : 0 :23FF : :78FF :0

L’utilisation d’une @IPv6 comme nom d’hôte peut se faire comme suit:
https://[ 2AD6 :2AC0 :0000 :0000 :0000 :0000 :78FF :0000]/default.htm

l’@IPv6 de loopback (équivalente à @IPv4 127.0.0.1) est 0 :0 :0 :0 :0 :0 :0 :1 ou ::1


La notion de classes (comme dans IPv4) n’existe plus. Les @IPv4 expriment une structure
géographique et hiérarchique : les continents, les organigrammes, les fournisseurs d’accès, …

Masque de sous –réseau


Le masque de sous réseau indique combien de bits à partir de la gauche correspond à l’adresse
réseau. Ce nombre de bits souvent noté à droite de l’a@IPv6 et séparé par une barre oblique/
Exemple : 2AD6 :2AC0 :0000 :0000 :0000 :0000 :78FF :0000/64 est un masque de 64 bits

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