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Corrigés MPSI : Fonctions Circulaires

Ce document contient des exercices sur les fonctions circulaires réciproques. Il présente des démonstrations mathématiques pour établir des propriétés sur arccos, arctan, arcsin.

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Lycée Jean Bart  MPSI

Corrigés des exercices 7  Applications & Fonctions


circulaires réciproques
Exercice .  1 Montrer que : ∀ x ∈ [−1; 1] ,
arccos(x) + arccos (−x) = π
 π
Interprétation graphique. Le point de coordonnées 0, est le centre de symétrie
2
de la courbe représentative de arccos (voir ci-contre).

Posons pour tout réel x ∈ [−1; 1] , f (x) = arccos(x) + arccos (−x).


La fonction f est dérivable sur ] − 1, 1[, et pour tout réel x ∈ ] − 1, 1[ on a :

−1 −(−1) −1 1
f ′ (x) = √ +p =√ +√ =0
1−x2 1 − (−x)2 1−x 2 1 − x2
On en déduit que f est constante sur ]−1, 1[, égale à f (0) = arccos(0)+arccos (0) = π .
En résumé : ∀ x ∈ ] − 1, 1[, f (x) = π .
Pour fermer les crochets, on peut observer que : f (1) = arccos(1) + arccos (−1) =
0+π =π et f (−1) = f (1) puisque f est paire.

Conclusion. ∀ x ∈ [−1; 1] , arccos(x) + arccos (−x) = π

Exercice . 
 
1 π
2 Prouver que : ∀ x ∈ R∗+ , arctan (x) + arctan = .
x 2
 
1
Et que peut-on dire de arctan (x) + arctan lorsque x < 0 ?
x

 
1
Pour tout réel x strictement positif, posons : f (x) = arctan (x) + arctan .
x

Selon les TG, la fonction f est dérivable sur R∗+ et pour tout réel x>0 :

1 1
1 − 2 1 − 2 1 1

f (x) = + x = + x = − =0
1+x 2 1 1+x 2 1+x 2 1+x 2 1 + x2
1+ 2
x x2

π
On en déduit que f est constante sur R∗+ , égale à f (1) = 2 arctan(1) = .
2
 
1 π
Autrement écrit : ∀x ∈ R∗+ , arctan (x) + arctan = .
x 2
 
∗ 1
Par un raisonnement analogue, ou en utilisant le fait que la fonction x∈ R −
7 → arctan (x) + arctan est impaire, on
x
peut établir que :

 
1 π
∀x ∈ R∗− , arctan (x) + arctan =−
x 2

 
1 |x| π
Conclusion. En résumé : ∀ x ∈ R∗ , arctan (x) + arctan = ×
x x 2

Exercice .  3 Montrer que : ∀ x ∈ [−1; 1] , arccos(x) + arcsin (x) =


π
2
Cf cours.
2 MPSI  Fonctions circulaires réciproques
Exercice .  4 Etablir que : ∀ x ∈ [0, 1], arcsin(x) > x.
Interprétation graphique. La courbe représentative de arcsin est située au-dessus de sa tangente à l'origine (la droite
d'équation y = x) sur [0, 1].
Pour tout réel x dans [0, 1], on pose : f (x) = arcsin(x) − x. La fonction f est dérivable sur [0, 1[ et pour tout réel x ∈ [0, 1[
on a :

1
f ′ (x) = √ −1
1 − x2
Il s'ensuit que f′ est positive sur [0, 1[. On en déduit que f est croissante sur [0, 1] (en utilisant la continuité de f sur
[0, 1] pour fermer le crochet).

Puisqu'il est par ailleurs immédiat que f (0) = 0, on en déduit que f est positive sur [0, 1].
Conclusion. ∀ x ∈ [0, 1], arcsin(x) > x

Exercice .  5 Etablir que : ∀ x > 0, arctan(x) 6 x.


Interprétation graphique. La courbe représentative de arctan est située au-dessus de sa tangente à l'origine (la droite
d'équation y = x) sur R+ .
Cf cours : on peut procéder comme précédemment (via une étude de fonction), ou utiliser la concavité de arctan sur R+ .

Exercice .  6 Simplier les expressions suivantes :

1/ sin (arccos(x))

Soit x un réel quelconque dans [−1, 1]. On a : sin2 (arccos(x)) + cos2 (arccos(x)) = 1.

D'où : sin2 (arccos(x)) = 1 − x2 . D'où : |sin (arccos(x))| = 1 − x2 .
Il reste à voir que
√ sin (arccos(x)) est positif puisque arccos(x) appartient à [0, π], pour conclure que : sin (arccos(x)) =
1 − x2 .

Conclusion. ∀ x ∈ [−1, 1], sin (arccos(x)) = 1 − x2

2/ cos (arcsin(x))

Soit x un réel quelconque dans [−1, 1]. On a : cos2 (arcsin(x)) + sin2 (arcsin(x)) = 1.

D'où : cos2 (arcsin(x)) = 1 − x2 . D'où : |cos (arcsin(x))| = 1 − x2 .
Il reste à voir que
√ cos (arcsin(x)) est positif puisque arcsin(x) appartient à [−π/2, π/2], pour conclure que : cos (arcsin(x)) =
1 − x2 .

Conclusion. ∀ x ∈ [−1, 1], cos (arcsin(x)) = 1 − x2

3/ cos (2 arccos(x))

Soit x un réel quelconque dans [−1, 1]. On a : cos (2 arccos(x)) = 2 cos2 (arccos(x)) − 1 = 2x2 − 1.
Conclusion. ∀ x ∈ [−1, 1], cos (2 arccos(x)) = 2x2 − 1

4/ cos (2 arcsin(x))

Soit x un réel quelconque dans [−1, 1]. On a : cos (2 arcsin(x)) = 1 − 2 sin2 (arcsin(x)) = 1 − 2x2 .
Conclusion. ∀ x ∈ [−1, 1], cos (2 arcsin(x)) = 1 − 2x2

5/ sin (2 arccos(x))

Soit x un réel quelconque dans [−1, 1]. sin (2 arccos(x)) = 2 sin (arccos(x)) cos (arccos(x)) = 2x 1 − x2 .
On a :

Conclusion. ∀ x ∈ [−1, 1], sin (2 arccos(x)) = 2x 1 − x2
MPSI  Fonctions circulaires réciproques 3

6/ cos (2 arctan(x))

2 2
Soit x un réel quelconque. On a : cos (2 arctan(x)) = 2 cos2 (arctan(x)) − 1 = 2 −1= − 1.
1 + tan (arctan(x)) 1 + x2
1 − x2
Conclusion. ∀ x ∈ R, cos (2 arctan(x)) =
1 + x2
7/ sin (2 arctan(x))

Soit x un réel quelconque. On a : sin (2 arctan(x)) = tan(2 arctan(x)) × cos(2 arctan(x)).


2x 1 − x2
Or : tan(2 arctan(x)) = (duplication pour la tangente) et cos (2 arctan(x)) = selon la question précé-
1 − x2 1 + x2
dente.

2x
Conclusion. ∀ x ∈ R, sin (2 arctan(x)) =
1 + x2
8/ tan (2 arcsin(x))
( √ )
2
Soit x un réel de [−1, 1] \ ± . On a :
2

sin (2 arcsin(x)) 2 sin (arcsin(x)) cos (arcsin(x)) 2x 1 − x2
tan (2 arcsin(x)) = = =
cos (2 arcsin(x)) cos (2 arcsin(x)) 1 − 2x2
( √ ) √
2 2x 1 − x2
Conclusion. ∀ x ∈ [−1, 1] \ ± , tan (2 arcsin(x)) =
2 1 − 2x2

Exercice . 
   
π 1 1
7 Etablir que : = arctan + arctan
4 2 3
Cf cours.

Exercice .  Formule de Machin.


8
*

 
1
1/ Calculer A = 4 arctan .
5
   
x y−x π
2/ Soient x et y deux réels tels que 0 < x < y. Montrer que : arctan + arctan = .
y y+x 4
   
1 1 π
3/ Montrer que : 4 arctan − arctan = .
5 239 4

Corrigé.
  
1 2/5 2/5 5
1) On a : tan 2 arctan = 2 = = .
5 1 − (1/5) 24/25 12
     
1 1 5/6 5/6 120
D'où : tan 4 arctan = tan 2 × 2 arctan = 2 = 119/144 = 119 .
5 5 1 − (5/12)
   
1 120
On en déduit que : 4 arctan = arctan [π].
5 119
Puisque 1/5 est strictement compris entre
  0 et 1, son image par la fonction arctangente appartient à l'intervalle ]0, π/4[ ;
1
par suite 4 arctan ∈ ] 0, π [ .
5

*. John Machin fut un mathématicien anglais du 18ème siècle (1680-1751), notamment connu pour avoir démontré en 1706 la formule que
l'on vous demande d'établir dans cet exercice, qui lui a permis d'obtenir une remarquable (pour l'époque) approximation du nombre π (100
décimales).
4 MPSI  Fonctions circulaires réciproques
   
1 120
Puisque 4 arctan = arctan [π], et que les deux réels intervenant dans cette congruence appartiennent au
5 119
même intervalle ]0, π[, on peut conclure qu'ils sont égaux.

   
1 120
Conclusion : 4 arctan = arctan .
5 119

2) Soient x et y deux réels tels que 0 < x < y.


D'après la formule d'addition pour la tangente, on a :
   2 
x y−x x(y + x) + (y − x)y x + y2
     +
x y−x y y+x y(y + x) y(y + x)
tan arctan + arctan =     = 1.
y y+x x y − x = y(y + x) − x(y − x) = x2 + y 2
1− ×
y y+x y(y + x) y(y + x)
D'autre part : tan (π/4) = 1.
   
x y−x π
On en déduit que : arctan + arctan = [π].
y y+x 4
x y−x
Les hypothèses faites sur les réels x et y permettent alors d'armer que les réels
et sont strictement compris
y y+x
entre 0 et 1. Donc les images par la fonction arctangente de ces deux derniers réels appartiennent à l'intervalle ]0, π/4[ ;
   
x y−x
par suite leur somme est dans l'intervalle ]0, π/2[, et à plus forte raison : arctan + arctan ∈ ] 0, π [ .
y y+x
   
x y−x π
Puisque arctan + arctan = [π] et que les deux réels intervenant dans cette congruence appartiennent
y y+x 4
au même intervalle ]0, π[, on peut conclure qu'ils sont égaux.

     
x y−x π
Conclusion : ∀ (x, y) ∈ R2 , [0 < x < y] =⇒ arctan + arctan = .
y y+x 4

3) D'après la relation de la question 2, appliquée à x = 119 et y = 120 on a :


   
119 1 π
arctan + arctan =
120 239 4
  
    
119 π 120 „ 119 π 1
Par ailleurs : arctan = − arctan . D'où : arctan = − 4 arctan .
120 2 119 120 2 5
   
π 1 1 π
On déduit de ce qui précède que : − 4 arctan + arctan = .
2 5 239 4
   
1 1 π
Ainsi : 4 arctan − arctan = .
5 239 4

Extraits de DS

Exercice .  (Ca-deau!).
9 On dénit une fonction f sur R en posant : ∀ x ∈ R, f (x) = arctan x3

. Etablir

que f réalise une bijection de R vers un intervalle J que l'on précisera.

La fonction cube réalise une bijection de R dans R, et la fonction arctangente réalise une bijection de R dans ] − π/2; π/2[.

Leur composée est donc une bijection de R dans ] − π/2; π/2[.


Conclusion. La fonction f est une bijection de R dans ] − π/2; π/2[.

( )
. Puisque : ∀ x ∈ R , arctan(x) + arctan
„ ∗ 1
x
=
π
2
sgn(x).
MPSI  Fonctions circulaires réciproques 5

Exercice .  (Tangente et Arctangente).


10

1/ Rappeler la formule de soustraction pour la tangente.

π π π
Soit (a, b) un couple de réels tels que a 6= [π], b 6= [π] et a − b 6= [π]. On a :
2 2 2
tan(a) − tan(b)
tan(a − b) =
1 + tan(a) tan(b)

     
1 1 1
2/ Etablir que pour tout entier naturel n on a : arctan − arctan = − arctan
n+2 n+1 n2 + 3n + 3

Soit n un entier naturel. On a d'une part :


     
1 1 1
tan − arctan 2
= − tan arctan 2
=−
n + 3n + 3 n + 3n + 3 n2 + 3n + 3

D'autre part, selon la question 1 :

     1 1 −1
1 1 − 2 + 3n + 2 1
tan arctan − arctan = n + 2 n + 1 n
= 2 =− 2
n+2 n+1 1 1 n + 3n + 3 n + 3n + 3
1+ ×
n+2 n+1 n2 + 3n + 2
       
1 1 1
On en déduit que : tan arctan − arctan = tan − arctan .
n+2 n+1 n2 + 3n + 3
     
1 1 1
Par suite : arctan − arctan = − arctan [π]
n+2 n+1 n2 + 3n + 3

Pour faire disparaître le [π], il reste à observer que les termes de gauche et de droite de cette relation sont deux réels
de l'intervalle ] − π/2, 0], qui est de longueur strictement inférieure à π.
     
1 1 1
Conclusion. ∀ n ∈ N, arctan − arctan = − arctan
n+2 n+1 n2 + 3n + 3

X
N  
1
3/ En déduire la valeur de SN = arctan en fonction de N; puis la limite lim SN .
n=0
n2 + 3n + 3 N →+∞

Soit N un entier naturel. D'après la question précédente :

N 
X      
1 1 π 1
SN = arctan − arctan = − arctan
n=0
n+1 n+2 4 N +2
 
π 1 π
Conclusion. ∀ N ∈ N, SN = − arctan . D'où : lim SN = .
4 N +2 N →+∞ 4

Exercice .  (Cosinus et arccosinus).


11

1/ Rappeler la formule d'addition pour le cosinus.

2/ Etablir que pour tout entier naturel non nul n on a :

    p !
1 1 1− (n2 − 1)n(n + 2)
arccos + arccos = arccos
n n+1 n(n + 1)

Même principe que dans l'exercice précédent.


6 MPSI  Fonctions circulaires réciproques
Exercice .  (Arcsinus).
12

1/ On pose A (x) = cos (arcsin(x)). Pour quelles valeurs de x l'expression A(x) est-elle dénie ? On note D l'ensemble de
ces valeurs. Simplier A(x) pour tout réel x de D.
q
Soit x un réel compris entre −1 et 1. On a : |cos (arcsin (x))| = 1 − sin2 (arcsin(x)).

D'où : ∀ x ∈ [−1, 1], |cos (arcsin (x))| = 1 − x2 .
h π πi
Pour se débarrasser des valeurs absolues, il reste à observer que : arcsin ([−1, 1]) = − , . Par conséquent :
2 2
∀ x ∈ [−1, 1], cos (arcsin (x)) > 0.

Conclusion. ∀ x ∈ [−1, 1], cos (arcsin (x)) = 1 − x2
2/ Etablir que :
    √ √ !
1 1 8 + 15
arcsin + arcsin = arcsin
3 4 12
√ √ !! √ √
8 + 15 8 + 15
D'une part : sin arcsin = (♠)
12 12

D'autre part, d'après la formule d'addition pour le sinus, on a :


    
1 1
sin arcsin + arcsin
3 4
           
1 1 1 1
= sin arcsin cos arcsin + sin arcsin cos arcsin
3 4 4 3
   s  2 r √
1 1 1 15
Or, d'après la question précédente, on a : cos arcsin = 1− = 1− =
4 4 16 4
   s  2 r √
1 1 1 8
Et : cos arcsin = 1− = 1− =
3 3 9 3
     √ √
1 1 1 15 1 8
On en déduit que : sin arcsin + arcsin = × + ×
3 4 3 4 4 3
     √ √
1 1 8 + 15
D'où : sin arcsin + arcsin = (♣)
3 4 12

On déduit de (♠) et de (♣) que :


"     √ √ ! #
1 1 8 + 15
arcsin + arcsin = arcsin [2π]
3 4 12
"     √ √ ! #
1 1 8 + 15
∨ arcsin + arcsin = π − arcsin [2π] (♥)
3 4 12
√ ! h √
8 + 15 πi
Pour conclure, on commence par observer que : arcsin ∈ 0, .
12 2
  h i   h i
1 π 1 π
Par ailleurs : arcsin ∈ 0, et arcsin ∈ 0, , car 1/3 et 1/4 sont compris entre 0 et 1/2, et que
  h 3i 6   4  6 h
1 π 1 1 πi
arcsin 0, + 0, . D'où : arcsin + arcsin ∈ 0, .
2 6 3 4 3
    √ √ ! h
1 1 8 + 15 πi
En particulier, arcsin + arcsin et arcsin appartiennent tous deux au segment 0, .
3 4 12 2
    √ √ !
1 1 8 + 15
Conclusion. arcsin + arcsin = arcsin
3 4 12
MPSI  Fonctions circulaires réciproques 7

Exercice .  Une fonction bijective.


13 On considère la fonction f dénie sur
h πi
I = 0;
4
en posant pour

1
tout réel x de I : f (x) = .
cos(x)

1/ Démontrer que f réalise une bijection de I dans un intervalle J que l'on précisera. On note f −1 sa bijection réciproque.

2/ Déterminer le sens de variation de f −1 .


  1

 cos f −1 (x) =

 x
3/ Justier que pour tout x ∈ J, r

 

 sin f −1 (x) = 1 − 1
x2

4/ Démontrer que f −1 est dérivable sur J\ {1} et établir que :

′ 1
∀ x ∈ J\ {1} , f −1 (x) = √
x x2 − 1

Corrigé. 1) La fonction f est strictement croissante (et positive) sur I , puisque c'est l'inverse d'une fonction strictement
décroissante (et positive) sur I.
En outre, f est continue sur I (essentiellement car la fonction cos l'est, et qu'elle ne s'annule pas sur I ).
h  π i
La fonction f étant strictement monotone et continue, elle réalise une bijection de I sur f (I) = f (0), f c'est-
 √  4
à-dire sur 1, 2 .
 √ 
Conclusion : f réalise une bijection de I dans J = 1, 2 .

2) Comme une fonction (à valeurs réelles) bijective et sa bijection réciproque ont la même monotonie, on peut

armer que f −1 est strictement croissante sur J .

 √ 
3) Soit x un réel appartenant à J = 1, 2 .
 1
Alors : f f −1 (x) = x d'où : = x. Et puisque x est non nul (0 ∈
/ J ), on peut prendre les inverses des
cos (f −1 (x))
termes de cette égalité pour obtenir :

 1
cos f −1 (x) = (♠)
x
En outre, d'après la relation fondamentale de la trigonométrie, on a :
 p
sin f −1 (x) = ± 1 − cos2 (f −1 (x))
Or, puisque x ∈ J, on a f −1 (x) ∈ I = [0, π/4] ; la fonction sinus étant positive sur cet intervalle, on a donc
 p
sin f −1 (x) = 1 − cos2 (f −1 (x))
En utilisant (♠), on en déduit que :
r
−1
 1
sin f (x) = 1−
x2

Le réel x étant un réel arbitraire de J dans le raisonnement précédent, on peut armer que :

  1

 cos f −1 (x) =

 x
∀ x ∈ J, r

 

 sin f −1 (x) = 1 − 1
x2

. On peut bien sûr justier la stricte croissance par l'étude du signe de f , égale à sin / cos dans le présent cas.
′ 2
8 MPSI  Fonctions circulaires réciproques

−1
4) D'après la propriété relative à la dérivabilité d'une bijection réciproque, la fonction f est dérivable en tout réel
′ ′ 2 ′
f (a) tel que f (a) ne s'annule pas. Or dans cet exercice : f = sin / cos . Donc f ne s'annule qu'en 0. Il s'ensuit que
√ 
f −1 est dérivable sur J\ {f (0)}. Comme f (0) = 1, on en déduit que f −1 est dérivable sur ] 1, 2 .

′ 1
Pour tout réel y ∈ ] 0, π/4], on a : f −1 (f (y)) = ′ .
f (y)
 
 ′ 1 2
cos (y) 1 1 1
D'où : f −1 = = cos2 (y) × = 2 × p
cos(y) sin(y) sin(y) 1 1 − cos2 (y)
cos(y)
 

−1 ′ 1 1 1
Soit : f = 2 × v
u
cos(y) 1 u1 −  1
u 2
cos(y) t 1
cos(y)
√ 
Par conséquent, pour tout réel x ∈ ] 1, 2 , on a :


−1 ′ 1 1 1 1 1 x2 1 x 1
f (x) = 2 × r = 2×r = 2×√ = 2×√ = √ .
x 1 x x2 − 1 x x2 − 1 x x2 − 1 x x2 − 1
1− 2
x x2
′ 1
Conclusion : f −1 est dérivable sur J\ {1}, et : ∀ x ∈ J\ {1} , f −1 (x) = √ .
x x2 − 1

Exercice .  Equation.
14 Résoudre dans R l'équation :

(E) : 1 + tan(x) + tan2 (x) + tan3 (x) = 0

Indication : mais quelles sont donc les racines du polynôme 1 + X + X2 + X3 ?


Comme l'énoncé le suggère, on pose : X = tan(x). L'équation (E) se réécrit alors : 1 + X + X 2 + X 3 = 0. Les racines de
cette équation sont les racines quatrièmes de l'unité sauf −1 et ±i.
1, c'est-à-dire :

En revenant à la variable initiale, il ne reste donc plus que le cas : tan(x) = −1, puisque la fonction tangente est à valeurs
π
réelles. Or : tan(x) = −1 ⇐⇒ x = − [π].
4
π
Conclusion. Les solutions de (E) sont les réels − + kπ avec k ∈ Z
4

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