Corrigés MPSI : Fonctions Circulaires
Corrigés MPSI : Fonctions Circulaires
−1 −(−1) −1 1
f ′ (x) = √ +p =√ +√ =0
1−x2 1 − (−x)2 1−x 2 1 − x2
On en déduit que f est constante sur ]−1, 1[, égale à f (0) = arccos(0)+arccos (0) = π .
En résumé : ∀ x ∈ ] − 1, 1[, f (x) = π .
Pour fermer les crochets, on peut observer que : f (1) = arccos(1) + arccos (−1) =
0+π =π et f (−1) = f (1) puisque f est paire.
Exercice .
1 π
2 Prouver que : ∀ x ∈ R∗+ , arctan (x) + arctan = .
x 2
1
Et que peut-on dire de arctan (x) + arctan lorsque x < 0 ?
x
1
Pour tout réel x strictement positif, posons : f (x) = arctan (x) + arctan .
x
Selon les TG, la fonction f est dérivable sur R∗+ et pour tout réel x>0 :
1 1
1 − 2 1 − 2 1 1
′
f (x) = + x = + x = − =0
1+x 2 1 1+x 2 1+x 2 1+x 2 1 + x2
1+ 2
x x2
π
On en déduit que f est constante sur R∗+ , égale à f (1) = 2 arctan(1) = .
2
1 π
Autrement écrit : ∀x ∈ R∗+ , arctan (x) + arctan = .
x 2
∗ 1
Par un raisonnement analogue, ou en utilisant le fait que la fonction x∈ R −
7 → arctan (x) + arctan est impaire, on
x
peut établir que :
1 π
∀x ∈ R∗− , arctan (x) + arctan =−
x 2
1 |x| π
Conclusion. En résumé : ∀ x ∈ R∗ , arctan (x) + arctan = ×
x x 2
1
f ′ (x) = √ −1
1 − x2
Il s'ensuit que f′ est positive sur [0, 1[. On en déduit que f est croissante sur [0, 1] (en utilisant la continuité de f sur
[0, 1] pour fermer le crochet).
Puisqu'il est par ailleurs immédiat que f (0) = 0, on en déduit que f est positive sur [0, 1].
Conclusion. ∀ x ∈ [0, 1], arcsin(x) > x
1/ sin (arccos(x))
Soit x un réel quelconque dans [−1, 1]. On a : sin2 (arccos(x)) + cos2 (arccos(x)) = 1.
√
D'où : sin2 (arccos(x)) = 1 − x2 . D'où : |sin (arccos(x))| = 1 − x2 .
Il reste à voir que
√ sin (arccos(x)) est positif puisque arccos(x) appartient à [0, π], pour conclure que : sin (arccos(x)) =
1 − x2 .
√
Conclusion. ∀ x ∈ [−1, 1], sin (arccos(x)) = 1 − x2
2/ cos (arcsin(x))
Soit x un réel quelconque dans [−1, 1]. On a : cos2 (arcsin(x)) + sin2 (arcsin(x)) = 1.
√
D'où : cos2 (arcsin(x)) = 1 − x2 . D'où : |cos (arcsin(x))| = 1 − x2 .
Il reste à voir que
√ cos (arcsin(x)) est positif puisque arcsin(x) appartient à [−π/2, π/2], pour conclure que : cos (arcsin(x)) =
1 − x2 .
√
Conclusion. ∀ x ∈ [−1, 1], cos (arcsin(x)) = 1 − x2
3/ cos (2 arccos(x))
Soit x un réel quelconque dans [−1, 1]. On a : cos (2 arccos(x)) = 2 cos2 (arccos(x)) − 1 = 2x2 − 1.
Conclusion. ∀ x ∈ [−1, 1], cos (2 arccos(x)) = 2x2 − 1
4/ cos (2 arcsin(x))
Soit x un réel quelconque dans [−1, 1]. On a : cos (2 arcsin(x)) = 1 − 2 sin2 (arcsin(x)) = 1 − 2x2 .
Conclusion. ∀ x ∈ [−1, 1], cos (2 arcsin(x)) = 1 − 2x2
5/ sin (2 arccos(x))
√
Soit x un réel quelconque dans [−1, 1]. sin (2 arccos(x)) = 2 sin (arccos(x)) cos (arccos(x)) = 2x 1 − x2 .
On a :
√
Conclusion. ∀ x ∈ [−1, 1], sin (2 arccos(x)) = 2x 1 − x2
MPSI Fonctions circulaires réciproques 3
6/ cos (2 arctan(x))
2 2
Soit x un réel quelconque. On a : cos (2 arctan(x)) = 2 cos2 (arctan(x)) − 1 = 2 −1= − 1.
1 + tan (arctan(x)) 1 + x2
1 − x2
Conclusion. ∀ x ∈ R, cos (2 arctan(x)) =
1 + x2
7/ sin (2 arctan(x))
2x
Conclusion. ∀ x ∈ R, sin (2 arctan(x)) =
1 + x2
8/ tan (2 arcsin(x))
( √ )
2
Soit x un réel de [−1, 1] \ ± . On a :
2
√
sin (2 arcsin(x)) 2 sin (arcsin(x)) cos (arcsin(x)) 2x 1 − x2
tan (2 arcsin(x)) = = =
cos (2 arcsin(x)) cos (2 arcsin(x)) 1 − 2x2
( √ ) √
2 2x 1 − x2
Conclusion. ∀ x ∈ [−1, 1] \ ± , tan (2 arcsin(x)) =
2 1 − 2x2
Exercice .
π 1 1
7 Etablir que : = arctan + arctan
4 2 3
Cf cours.
1
1/ Calculer A = 4 arctan .
5
x y−x π
2/ Soient x et y deux réels tels que 0 < x < y. Montrer que : arctan + arctan = .
y y+x 4
1 1 π
3/ Montrer que : 4 arctan − arctan = .
5 239 4
Corrigé.
1 2/5 2/5 5
1) On a : tan 2 arctan = 2 = = .
5 1 − (1/5) 24/25 12
1 1 5/6 5/6 120
D'où : tan 4 arctan = tan 2 × 2 arctan = 2 = 119/144 = 119 .
5 5 1 − (5/12)
1 120
On en déduit que : 4 arctan = arctan [π].
5 119
Puisque 1/5 est strictement compris entre
0 et 1, son image par la fonction arctangente appartient à l'intervalle ]0, π/4[ ;
1
par suite 4 arctan ∈ ] 0, π [ .
5
*. John Machin fut un mathématicien anglais du 18ème siècle (1680-1751), notamment connu pour avoir démontré en 1706 la formule que
l'on vous demande d'établir dans cet exercice, qui lui a permis d'obtenir une remarquable (pour l'époque) approximation du nombre π (100
décimales).
4 MPSI Fonctions circulaires réciproques
1 120
Puisque 4 arctan = arctan [π], et que les deux réels intervenant dans cette congruence appartiennent au
5 119
même intervalle ]0, π[, on peut conclure qu'ils sont égaux.
1 120
Conclusion : 4 arctan = arctan .
5 119
x y−x π
Conclusion : ∀ (x, y) ∈ R2 , [0 < x < y] =⇒ arctan + arctan = .
y y+x 4
Extraits de DS
Exercice . (Ca-deau!).
9 On dénit une fonction f sur R en posant : ∀ x ∈ R, f (x) = arctan x3
. Etablir
La fonction cube réalise une bijection de R dans R, et la fonction arctangente réalise une bijection de R dans ] − π/2; π/2[.
( )
. Puisque : ∀ x ∈ R , arctan(x) + arctan
∗ 1
x
=
π
2
sgn(x).
MPSI Fonctions circulaires réciproques 5
π π π
Soit (a, b) un couple de réels tels que a 6= [π], b 6= [π] et a − b 6= [π]. On a :
2 2 2
tan(a) − tan(b)
tan(a − b) =
1 + tan(a) tan(b)
1 1 1
2/ Etablir que pour tout entier naturel n on a : arctan − arctan = − arctan
n+2 n+1 n2 + 3n + 3
1 1 −1
1 1 − 2 + 3n + 2 1
tan arctan − arctan = n + 2 n + 1 n
= 2 =− 2
n+2 n+1 1 1 n + 3n + 3 n + 3n + 3
1+ ×
n+2 n+1 n2 + 3n + 2
1 1 1
On en déduit que : tan arctan − arctan = tan − arctan .
n+2 n+1 n2 + 3n + 3
1 1 1
Par suite : arctan − arctan = − arctan [π]
n+2 n+1 n2 + 3n + 3
Pour faire disparaître le [π], il reste à observer que les termes de gauche et de droite de cette relation sont deux réels
de l'intervalle ] − π/2, 0], qui est de longueur strictement inférieure à π.
1 1 1
Conclusion. ∀ n ∈ N, arctan − arctan = − arctan
n+2 n+1 n2 + 3n + 3
X
N
1
3/ En déduire la valeur de SN = arctan en fonction de N; puis la limite lim SN .
n=0
n2 + 3n + 3 N →+∞
N
X
1 1 π 1
SN = arctan − arctan = − arctan
n=0
n+1 n+2 4 N +2
π 1 π
Conclusion. ∀ N ∈ N, SN = − arctan . D'où : lim SN = .
4 N +2 N →+∞ 4
p !
1 1 1− (n2 − 1)n(n + 2)
arccos + arccos = arccos
n n+1 n(n + 1)
1/ On pose A (x) = cos (arcsin(x)). Pour quelles valeurs de x l'expression A(x) est-elle dénie ? On note D l'ensemble de
ces valeurs. Simplier A(x) pour tout réel x de D.
q
Soit x un réel compris entre −1 et 1. On a : |cos (arcsin (x))| = 1 − sin2 (arcsin(x)).
√
D'où : ∀ x ∈ [−1, 1], |cos (arcsin (x))| = 1 − x2 .
h π πi
Pour se débarrasser des valeurs absolues, il reste à observer que : arcsin ([−1, 1]) = − , . Par conséquent :
2 2
∀ x ∈ [−1, 1], cos (arcsin (x)) > 0.
√
Conclusion. ∀ x ∈ [−1, 1], cos (arcsin (x)) = 1 − x2
2/ Etablir que :
√ √ !
1 1 8 + 15
arcsin + arcsin = arcsin
3 4 12
√ √ !! √ √
8 + 15 8 + 15
D'une part : sin arcsin = (♠)
12 12
1
tout réel x de I : f (x) = .
cos(x)
1/ Démontrer que f réalise une bijection de I dans un intervalle J que l'on précisera. On note f −1 sa bijection réciproque.
′ 1
∀ x ∈ J\ {1} , f −1 (x) = √
x x2 − 1
Corrigé. 1) La fonction f est strictement croissante (et positive) sur I , puisque c'est l'inverse d'une fonction strictement
décroissante (et positive) sur I.
En outre, f est continue sur I (essentiellement car la fonction cos l'est, et qu'elle ne s'annule pas sur I ).
h π i
La fonction f étant strictement monotone et continue, elle réalise une bijection de I sur f (I) = f (0), f c'est-
√ 4
à-dire sur 1, 2 .
√
Conclusion : f réalise une bijection de I dans J = 1, 2 .
2) Comme une fonction (à valeurs réelles) bijective et sa bijection réciproque ont la même monotonie, on peut
√
3) Soit x un réel appartenant à J = 1, 2 .
1
Alors : f f −1 (x) = x d'où : = x. Et puisque x est non nul (0 ∈
/ J ), on peut prendre les inverses des
cos (f −1 (x))
termes de cette égalité pour obtenir :
1
cos f −1 (x) = (♠)
x
En outre, d'après la relation fondamentale de la trigonométrie, on a :
p
sin f −1 (x) = ± 1 − cos2 (f −1 (x))
Or, puisque x ∈ J, on a f −1 (x) ∈ I = [0, π/4] ; la fonction sinus étant positive sur cet intervalle, on a donc
p
sin f −1 (x) = 1 − cos2 (f −1 (x))
En utilisant (♠), on en déduit que :
r
−1
1
sin f (x) = 1−
x2
Le réel x étant un réel arbitraire de J dans le raisonnement précédent, on peut armer que :
1
cos f −1 (x) =
x
∀ x ∈ J, r
sin f −1 (x) = 1 − 1
x2
. On peut bien sûr justier la stricte croissance par l'étude du signe de f , égale à sin / cos dans le présent cas.
′ 2
8 MPSI Fonctions circulaires réciproques
−1
4) D'après la propriété relative à la dérivabilité d'une bijection réciproque, la fonction f est dérivable en tout réel
′ ′ 2 ′
f (a) tel que f (a) ne s'annule pas. Or dans cet exercice : f = sin / cos . Donc f ne s'annule qu'en 0. Il s'ensuit que
√
f −1 est dérivable sur J\ {f (0)}. Comme f (0) = 1, on en déduit que f −1 est dérivable sur ] 1, 2 .
′ 1
Pour tout réel y ∈ ] 0, π/4], on a : f −1 (f (y)) = ′ .
f (y)
′ 1 2
cos (y) 1 1 1
D'où : f −1 = = cos2 (y) × = 2 × p
cos(y) sin(y) sin(y) 1 1 − cos2 (y)
cos(y)
−1 ′ 1 1 1
Soit : f = 2 × v
u
cos(y) 1 u1 − 1
u 2
cos(y) t 1
cos(y)
√
Par conséquent, pour tout réel x ∈ ] 1, 2 , on a :
√
−1 ′ 1 1 1 1 1 x2 1 x 1
f (x) = 2 × r = 2×r = 2×√ = 2×√ = √ .
x 1 x x2 − 1 x x2 − 1 x x2 − 1 x x2 − 1
1− 2
x x2
′ 1
Conclusion : f −1 est dérivable sur J\ {1}, et : ∀ x ∈ J\ {1} , f −1 (x) = √ .
x x2 − 1
Exercice . Equation.
14 Résoudre dans R l'équation :
En revenant à la variable initiale, il ne reste donc plus que le cas : tan(x) = −1, puisque la fonction tangente est à valeurs
π
réelles. Or : tan(x) = −1 ⇐⇒ x = − [π].
4
π
Conclusion. Les solutions de (E) sont les réels − + kπ avec k ∈ Z
4