DEVOIR D’ETHIQUE ET DEONTOLOGIE
Chap. I : Considération terminologiques et épistémologique sur l’éthique professionnelle
Introduction
L’éthique est une compétencecliniqueintégrée dans l’exercice quotidien de la profession
médiale et paramédicale. L’éthique est une composante de l’expertise professionnelle et peut
êtredéclinée en un ensemble de compétence qui doivent résulter d’apprentissage spécifiques.
Compétences de l’éthique
1- La perception et l’identification des enjeux et conflitséthiques ;
2- L’analyse et la délibération à partir des données contextuelles ;
3- La prise de décisions raisonnables ; c’est-à-dire élaborée avec les personnes
impliquées, cohérente avec la délibération et basée sur le discernement des
circonstancesréelles de la situation
4- Le maintien du dialogue avec toute entité susceptible d’êtreaffectée par la décision
L’éthique vise à la formation de futurs professionnels de santé qui combinent le savoir, le
savoir-faire et le savoir être. Cette éthique ne relevé pas du droit mais de ka morale.
I- Définition des termes
Morale : c’est un ensemble de normes, règles de conduite propre à une société donnée,
souvent même tenues comme universellement, réglables.
Ethique
C’est une réflexion, une recherche sur les valeurs humaines : ma vie, la mort, le respect de la
personne, la liberté la confidentialité
Bioéthique
C’est l’étudesystématique de la conduite humaine dans le cadre des sciences de la vie et de la
santé ;; examinée à la lumière des valeurs et des principes moraux
Principes de la bioéthique
La connaissance approfondie des faits,
Le respect de la dignité de l’être humain,
Le respect à la fois de l’identité et de la différence
L’obligation de compétence et d’actualisation des connaissances scientifique et
techniques,
L’attention à l’autre
II- Historique de l’éthiquemédicale
Les médecins ont commencé à faire appel spécialistes de l’éthique dans les annéessoixante.
Mais les racines de la législation en matière d’éthiquemédicale sont plus anciennes et peuvent
êtrerattachées au code de Nuremberg en 1947.
En effet, à l’issue de la guerre, les instances internationales – suite aux expérimentations
nazies menées dans les camps de concentration – ont décidé de promulguer des
recommandations afin de moraliser et de normaliser la recherche médicale sur l’être humain.
Les principales règles d’éthique concernaient
Le consentement éclairé et volontaire des individus,
Le principe de confidentialité,
Le calcul du risque encouru et son évaluation au regard du bénéficemédical attendu,
La liberté du malade d’arrêter l’essai si celui-ci lui procure une gêne mentale ou
physique,
La nécessité pour l’expérimentateur de stopper l’essai s’il risque d’entrainer la mort ou
une infirmité aux malades,
Et la mise à la disposition des sujets des résultats de la recherche
Les comités d’éthique (CE) commencent à sa mettre en place. Ils ont pour vocation de
contribuer à la surveillance des principes d’Helsinki : porter un regard sur les protocoles de
recherche des équipes scientifiques, protéger les patients du pouvoir médical mais aussi les
chercheurs de certaines dérives, anticiper les problèmes de société, se faire l’expression
d’un « débat-citoyen ‘’, etc.
Les principales règles de ces instances sont donc d’ordre :
Philosophie (affirme un principe moral dans le médical),
Juridique (responsabiliser l’ordre médical, donner à la personnes humaine la capacité
de se défendre)
Politique (normaliser les progrès des connaissances et leurs applications)
Voire théologique
Elles se fondent sur la nécessité de veiller respect de la dignité de la personne, de ses droits et
de sa sécurité, selon les principes des Droits de l’homme. Les CE doivent introduire le regard
du collectif sur le travail du chercheur puisqu’ils sont censés représenter la société.
III- Les fondements de l’éthiquemédical
1- Fondements de l’éthique
L’éthiquemédicale peut se définir comme l’étude du comportement moral des médecins et des
professionnels de santé dans leur pratique quotidienne, face aux jugement qu’ils sont appelés
à poser dans le cadre des relations avec leurs patients, leurs confrères et les autres
professionnels de santé et avec la société en générale.
La déontologie médicale, elle, est constituée de l’ensemble des devoirs qui incombent aux
professionnels de santé vis-à-vis de leur patients, de leurs confrères, des auxiliaires médicaux
et de la société.
Ethique et déontologiemédicale sont étroitementliées, historiquement l’une et l’autre.
Elles sont issues des concepts d’Hippocrate et d’Aristote.
Pour Hippocrate, lemédecin, voire le professionnel de santé s’engage envers ses maitres et ses
malades à toujours rechercher la bienfaisance (« primum no nocere »)
IV- Les principes traditionnels de l’éthiquemédicale
Les quatre principes fondamentaux et principes complémentaires
1- Le respect de l’autonomie du patient
La bienfaisance
Le non-malveillance (bienveillance)
La justice
2- Le principe complémentaire
2.1- la confidentialité
2.2- divulgation
Le consentement
V- Les approches modernes de l’éthique professionnelle
1- Approche théorique
Il s’agit d’interroger le pouvoir par le devoir
Principales valeurs
La tolérance
Ecoute et communication
La patience
Les soins individualisés
Attachement et séparation
L’empathie
La sympathie
VI- Le cadre général de la déontologie des médico-sanitaires
La déontologie se situe entre la morale et le droit :
La morale dit ce qui est BIEN et ce qui est MAL
Le droit dit ce qui est PERMIS et ce qui est INTERDIT
La déontologie dit comment SE CONDUIRE en toutes circonstances
A côté de la déontologiemédicale qui intéresse les professionnels de santé, médecins, les
chirurgiens-dentistes et les pharmaciens, il y’a une déontologie professionnel de l’avocat, de
l’expert-comptable, du vétérinaire, du journaliste.
1- Les principes généraux
Le premier de ces principes est
La primauté de la personne humaine et l’interdiction de toute atteinte à sa dignité.
Les autres visent : l’action dans l’intérêt du patient
La neutralité du professionnel dans la prise en charge d’un patient quels que soient son
sexe, son Age, son appartenance à une ethnie, sa religion ou ses mœurs,
La liberté du patient dans le choix d’un professionnel de santé
Et la continuité des soins.
A ces principes s’ajoutent traditionnellement
L’obligation d’assistance aux personnes en péril,
Le respect du secret professionnel,
Les notions de responsabilité personnelle et de probité
Ainsi que les principes spécifiques concernant la prise en charge des mineurs
3- Les relations avec les patients
Les principes généraux sont toujours completsaprès un premier corps de règles plus précises
concernant :
L’information du malade (y compris en matière de lutte contre la douleur)
La limitation des risques par le strict respect des règles d’hygiènes et d’élimination des
déchets
L’utilisation appropriée des médicament, produits et matériels
Et les conditions de la participation aux recherches biomédicales
4- Les relations avec les autres professionnels de santé
Le deuxième corps de règles qui complété habituellement les principes généraux de la
déontologie vise les relations des professionnels entre eux. Il traite de :
La bonne confraternité
Du respect de l’indépendance professionnelle
De l’abus de position du fait de l’exercice de la profession
Des conditions de salariat d’autre professionnels de santé
Et des clauses de non concurrence notamment après un remplacement
III- ANALYSE DES GRANDS CONCEPTS DEONTOLOGIQUES
A- LE RESPECT DE LA VIE ET DE LA PERSONNES HUMAINE
- Le respect de la vie
- Le respect de la personne
- La tutelle morale et de la vérité
Le secret médical
Définition et fondements
Il protège la vie privée du malade (article 9 du code civil) en permettant les soins et de plus en
plus l’intérêt social du malade. Le professionnel de santé doit protéger le secret car il en à la
garde ‘’ c’est un trésor placé dans un coffre qui appartient au malade qui en ignore parfois le
contenu et dont le médecin à la clé ‘’ ce rôle de gardien du secret est un devoir d’ordre public.
En cas de violation le code pénal a prévu des sanctions.
La révélation d’une information à caractère secret par une personne qui est en dépositaire soit
par état ou par profession, soit en raison d’une fonction ou d’une mission temporaire, l’expose
à une peine d’emprisonnement et à une amende
Personne astreintes au secret médical
Toute personne qui étant, soit par état ou profession, soit en raison d’une fonction ou d’une
mission temporaire, dépositaire d’une information à caractère confidentielle, la relève
sciemment à une personne non qualifiée pour en partager le secret est passible d’une peine
d’emprisonnement. « Toute personne prise ne charge par y établissement de santé ou tout
autre organisme participant à la prévention et aux soins à droit au respect de sa vie privée et
aux informations là concernant
Il s’agit d’un secret partagé : « lorsque la personne est prise en charge par une équipe de soins
dans un établissement de santé, les informations la concernant sont réputéesconfiées à
l’ensemble de l’équipe.
La « personne de confiance » quiaccompagne le malade a le droit de connaitre les
informations le concernant.
124- divulgation du secret professionnel
En cas de diagnostic ou de pronostic grave, me secret médical ne s’oppose pas à ce que la
famille, les proches de la personne malade ou la personne de confiance, reçoivent les
informations nécessairedestinées à leurs permettre d’apporter un soutien direct à celle-ci, sauf
opposition de sa part. seul un médecin est habilité à délivrer, ou à faire délivrer sous sa
responsabilité ces informations
Mais vivant en collectivité, il existe des révélations obligatoire fondées soit une nécessité
administrative, soit un le besoin de protéger la santé publique ; ces révélationsobligatoire
sont :
La déclaration de naissance
Le certificat de décès
La déclaration de maladie contagieuse ou de maladevénérienne
Les enquêtestransfusionnelles
Les alcooliques dangereux
Le dopage
Le médecin/soignant ne peut se délierlui-même du secret, pas plus qu’il ne peut en êtredéliée
par la famille
14- patient mineur
Si le malade est mineur, il n’est pas réputé capable de consentir librement.
15- les tiers
Sans l’accord de l’intéressé en particulier les médecins de compagnies d’Assurance, aucun
renseignementmédical ne peut être donné aux compagnies d’assurance.
15- les équipes de soins
Le malade qui s’adresse à un hôpital public est pris en charge par une équipe, comprenant des
médecins, des chirurgiens, des infirmières, des kinés, des internes, des étudiants.
Le secret médical n’est pas détenu par le seul médecin qui traite le malade. Il se partage entre
toutes les personnes qui sont amenées à donner des soins
16- le respect de l’homme maladie
Les prisonniers et les hommes de toutes conditions, nationalités, religions ont droit à des soins
de qualité et au respect de leur intimité
Le bon professionnel aux soins de qualité
Les patient ont droit à des soins de qualité. Ils n’ont pas forcement droit à la santé car elle est
aléatoire par nature mais ils ont droit à un professionnel ‘’compètent, vigilant, prudent et
diligent
La compétence est un prérequis
C’est une obligation morale
La vigilance est nécessaire car l’action est dangereuse
Le diagnostic doit êtreélabore avec soins, en utilisant les techniques actuels et les
prescriptions doivent être claire
La prudence s’impose dans l’évaluation des risques et des avantages
Le professionnel de santé ne doit pas faire courir de risque ou pratiquer de mutilationsans
motif sérieux
La diligence est permise par la disponibilité
En cas d’urgence, l’assistance est en devoir (code pénal)