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Ce document décrit l'organisation socio-politique du peuple Krou en Côte d'Ivoire. Il explique leurs origines, leur situation géographique et leurs caractéristiques culturelles comme leur langue, leurs traditions et leur religion.

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MINISTERE DE L’EDUCATION REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE

NATIONALE ET DE L’ALPHABETISATION

Union-Discipline-Travail

THEME : L’ORGANISATION SOCIO-POLITIQUE CHEZ LES KROU

NOM DU PROF :

Mr YAO BLE LES EXPOSANTS :

LAKPO ORIAL ANA ASTRIDE

N’DRI KOUAKOU PRINCE DANIEL

N’DRI A. ISSA JUSTICE

KOUASSI KONAN FRANCK YANNICK

KPANGON AGO ANGE JEAN DAVID

KOUASSI AYA REINE ESTHER

KOUASSI AHOU ANGE MARIE-MICHELLE


SOMMAIRE

INTRODUCTION

I. FONDEMENT ET SITUATION GEOGRAPHIQUE


DE LA SOCIETE KROU

II. LES CARACTERISTIQUES CULTURELLES DU


PEUPLE KROU

III. L’ORGANISATION SOCIO-POLITIQUE CHEZ


LES KROU

CONCLUSION

WEBOGRAPHIE
INTRODUCTION
La Côte d’Ivoire est un pays situé en Afrique de l’Ouest avec une
superficie de 322 463 km².Doté de stations balnéaires, de forêts
tropicales, de savanes, la Côte d’Ivoire est composée d’une
multitude d’ethnie dont les Mandés, les Gours, les Akans et les
Krou qui seront le thème de notre étude. Le terme Krou désigne un
peuple qui naît dès la fin du XVIe siècle sur la Côte Libérienne. Ce
peuple se retrouve aujourd’hui en Côte d’Ivoire et représente
une grande partie de sa populati on. V u c e c onstat, nous
pouv ons nous poser les questions suivantes : Comment le
peuple Krou s’est –il retrouvé en Côte d’Ivoire ? Et comment
est-il organisé sur le plan socio-politique ? Pour y répondre, nous
verrons dans une première partie le fondement du peuple Krou,
ensuite les éléments culturels de ce peuple puis dans une troisième
partie son organisation sociale.
I- FONDEMENTS ET SITUATION
GEOGRAPHIQUEDE LA SOCIETE KROU

1-Les fondements du peuple Krou

Le terme Krou tire son origine du nom d’une population qui naît dès la
fin du XVIe siècle sur la côte Libérienne, entre les rivières Cestos et
Sinoe, sous l’appellation de Krao. Aujourd’hui, le peuple se retrouve
aussi en Côte d’Ivoire.
Cette implantation s'est vraisemblablement opérée par les
vallées du sud de la chaîne de montagnes ivoiro-guinéennes jusqu'à
l'océan Atlantique, à partir d'une origine plus anc ienne qui
peut logiquement se situer sur les franges sud du Sahara.
Ce peuple est arrivé d’une délégation menée par un chef appelé
Nouan. Ce groupe culturel occupe près de 120 000 km Du littoral
Atlantique sur la Côte d’Ivoire et le Libéria. Le peuple originelle
Krou a migré par l’ actuelle Guinée pour s'installer dans
l'immensité de l'espace forestier ouest-africain et ce groupe krou
originel s’est ensuite divisé entre différents clans, les uns sur la côte,
les autres dans la forêt, les uns à l'ouest du fleuve Cavally, les autres
à l'est.
Ce déplacement peut s’expliquer par une situation de guerre
causée par les petits royaumes mandingues qui
P r a t i q u a i e n t n o t a m m e n t l a t r a i t e esclavagiste pour
alimenter les marchés transsahariens.
Le groupe culturel krou se répartit en une vingtaine "d'ethnies" plus
ou moins importantes : 6 ethnies pour les Krou du Liberia, 15 ethnies
pour ceux de la Côte-d’Ivoire. Il semble aussi que le groupe qu'on
appelle aujourd'hui "Krou" au Liberia et Wés en Côte- d’Iv oire,
fut le c œur même de la c ulture e t de la langue du groupe
plus v aste que les ethnologues désignent par "Krou", groupe
ethnolinguistique comprenant donc aussi les populations
installées sur les côtes du sud-ouest de la Côte d'Ivoire ou du sud-est
libérien.
On peut aussi constater que comme les Yacouba ou les Krumen, les
Bétés, groupe le plus oriental du groupe "Krou" partagent depuis le
XVIIIe siècle un certain nombre de coutumes et de costumes
traditionnels avec les groupes akans dont ils sont devenus les voisins
directs. Ainsi, les populations we de Côte d'Ivoire (et les krahn/krou du
Liberia) sont possiblement les vestiges linguistiques les plus intacts du
pays Krou ancien ou en tout cas, des populations ayant entrepris très
tôt cette migration à partir du bas Moyen-Age.

2-situation géographique du peuple Krou

Les populations du groupe c ulturel Krou oc cupent sur


le litt oral atlan tique un espac e géographique de quelques
120.000 Km². Ils se situent à cheval sur la Côte-d'Ivoire et le
Libéria, limité au sud et au sud-ouest, de Grand-Lahou à Monrovia, par
environ 600 Km de côte, au nord et au nord-est par les mandé, à
l'est par les Akan. Cet espace appartient intégralement à la
zone subéquatoriale intérieure, au type climatique guinéen
forestier, chaud et humide. La moyenne annuelle des précipitations
est presque partout supérieure à1.600 mm, et croît régulièrement
d'est en ouest (Sassandra :1.600 ; Tabou 2.300; Monrovia :3.000).

II - LES CARACTERI STI QUES CULTURELLE DU PEUP LE


KROU :
Il n'existe pas moins de 15 "ethnies" Krou en Côte-d'Ivoire. Dans une
région comme l'Ouest Ivoirien, c'est en fait la notion même d'ethnie
qui doit être contestée. En effet, l'Ouest forestier ivoirien
apparaît comme un milieu contenu où l'on passe d'une zone à
l'autre, d'une culture à l'autre, d'une ethnie à l'autre par des
transitions insensibles, ce qui nous emmène à tracer des frontières
entre les différentes ethnies. Ce milieu continu est composé de
petites communautés souveraines, chacune d'entre elles est au centre
d'un réseau de relations où entrent toutes les communautés situées dans un
rayon déterminé. Les réseaux centrés sur deux communautés voisines
se recouvrent partiellement mais ne se confondent jamais. Cette
continuité a pour conséquence l'existence d'un certain nombre de
traits communs à la culture Krou, que ce soit au plan de l'organisation
sociale, du mode de vie ou de la cosmogonie.
1-Les traditions :
Les Krou forment une société de type lignager, à filiation patrilinéaire
: c’est-à-dire d'un type d'organisation sociale fondé sur l'ascendance
paternelle. Mais aussi à résidence patrilocale et à mariage virilocal :
C’est-à-dire un type de résidence dans laquelle le couple habite dans
la famille du mari.
.
2-Religion et rites :
•Religion
Les Krou se répartissent en trois catégories de croyances. Le
paganisme des différentes communautés krou reste une pratique
relativement répandue, à l'instar d'autres cultures africaines. Ce
paganisme reste parfois culturellement présent, par exemple dans les
danses de masques krou, célèbres dans le monde et dont l'art a
fasciné les grands noms de l'art contemporain au début du XXe
siècle. Ensuite, le protestantisme y est assez répandu, à cause
des missions baptistes libériennes au 19e siècle et du développement
plus récent des in n ombrables sectes prote stant es.
Aussi, le cathol ic isme est surtout le fait des Krou
francophones ayant bénéficié de l'évangélisation des missionnaires
français depuis la fin du 19e siècle.

Il est à noter aussi que l'activisme des méthodistes protestants au


Liberia a donné naissance au phénomène assez unique de l’Harrisme.
L’harrisme est une forme originale de protestantisme pentecôtiste
propre à un personnage krou haut en couleurs, William Wadé Harris.
Celui-ci fonda l’Église harriste en 1910 au Liberia, avant de se lancer
dans une grande prédication le long des côtes du pays krou, jusqu'au
pays akan. Personnage assez particulier. Les krou sont très peu
musulmans.
1. Rites

L'uniformité de la culture krou se traduit enfin par une


c onc epti on de l'ordre religieux sensiblement identique d'une
population à l'autre. Les Krou reconnaissent un dieu unique, créateur
de toutes choses, Mais c e dieu est trop loin des hommes
pour qu’ on puisse l'atteindre sans intermédiaires. D'où la
prolifération des dieux secondaires que sont les génies,
"résidant qui dans un arbre, qui dans une mare, qui dans un rocher. Ils
décident de la fécondité de la terre et de celle des femmes, du succès
de la chasse et de celui de la guerre. Il appartient aux clairvoyants (de
les découvrir et d’interpréter leurs exigences en matière d'interdits et
de sacrifices" Satisfaits, ces génies, agents du Bien, veilleront au
bonheur de ceux qui les vénèrent. Mécontents, ils laisseront les
sorciers, agents du Mal, s'acharner sur ceux qu'ils veulent punir.
Entrent également dans ce panthéon une série d'êtres fabuleux qui
hantent la brousse, et dont certains, à l'allure humaine,
de très petite taille et de peau rousse, ont fait croire à l'existence
de négrilles dans la forêt ouest-ivoirienne.
Les ancêtres
n'occ upent qu'une place insigni ante dans cet ordre re lig
ieux : inv oqués, à certaineso c c a s i o n s , s o i t d i r e c t e m e n t
, soit par l'intermédiaire de masques, ils ne sont pa
s véritablement l'objet de culte.

2. Langue

Les langues krou sont un sous-groupe des langues nigéro-


congolaises. Il existe autant de variantes de dialectes krou que de
petites nations krou : Wés, Bété, les Gouro, les Aïzi, les Bakwé, les
Wane, les Kuya, les Godié, les Dida, les Kodia, les Nyabwa. Les Krou
frontalier sont parfois des noms différents selon que l'on se trouve en
Côte d'Ivoire ou au Liberia, alors qu'ils parlent exactement le
même langage. C'est ainsi le cas des Wés ivoiriens,

qui sont généralement qualités de krahn, voire de kru. Au Liberia,


l'équivalent du créole ivoirien (« français de moussa ») se nomme
kreyol ou encore kru english pigdin et l'influence de la langue
krou y est prédominante. Au Liberia, ce mélange original
est le résultat de la rencontre entre l'anglais créole des Afro-
américains venus s'installer dans le pays et la langue des
autochtones krou. Ce type de créole est la forme de langage
populaire la plus répandue au Liberia actuellement. De même, cette
influence de la culture krou côtière est très importante en Côte
d'Ivoire, même si elle n'est pas toujours comprise.

Les langues krou sont comptées parmi les systèmes toniques les
plus complexes d'Afrique et sont souvent comparées aux langues
osmotiques de l'Éthiopie.

3-Les différentes fêtes chez les krou :


• Chez les Bété
Comme fêtes traditionnelles, nous avons la fête du masque, la fête du
Riz, la fête de la fin de l’initiation des panthères et aussi la fête de
Circoncisions en Janvier.
3. Chez les Gnaboua :

Il y’a la fête des masques en Janvier et en Juillet, fête de la fin


des initiations en Septembre.
• Chez les Guéré :
Il y’a la fête de l’adoration du Nzo, l’Excision en Janvier. La lutte, jeux
et concours de masques ainsi que le sacre des centenaires en Février.
• Chez les Gnaboua :
Comme fête, il y’a la fête des masques en Janvier et en Juillet et aussi
la fête Alabwa de zoukougbeu et la fête de la fin des initiations en
Septembre.
• Chez les Kroumen :
Il y’a la fête de la récolte du riz et les funérailles
traditionnelles en Janvier.

4. Chez les oubis

Comme fête, il y’a la fête de génération en août.

• Chez les Wobé :


Parmi les fêtes nous pouv ons citer les lutt es, jeux et
c onc ours des masques e n Fév rier, la fête des masques e n
J uillet e t la fête d’ inv itati on des hommes panthères
en Septembre.
III. L’ORGANISATION SOCIO-POLITIQUE CHEZ LES KROU

1-Organisation sociale du peuple Krou :

Le schéma théorique de l'organisation sociale Krou est le suivant :


L'ethnie se compose de tribus, la tribu de clans (ou de lignages
majeurs), le clan (ou le lignage majeur) de
lignagesmoy ens, le lignage moye n de lignage s mineurs (ou
minima ux), le lignage mineur (ouminimal) de familles
polygyniques ou monotypiques. Pour saisir le sens de ces différentes
unités, il convient d'avoir constamment présent à l'esprit que
dans une société de type lignager tout s'articule autour de la
notion de descendance. Le groupe de descendance le plus
vaste est appelé c lan quand les indiv idus qui le
c omposent n'ont de leur origine commune qu'une
connaissance vague, se référant à un ancêtre mythique,
impossible à s i t u e r g é n é a l o g i q u e m e n t ;
Il est appelé lignage majeur quand tous ses membre
s s e rattachent par des connexions généalogiques précises à un
ancêtre réel. Deux ou plusieurs clans, ou lignages majeurs, qui à un
moment donné de leur histoire décident de "marcher ensemble",
c'est-à-dire de former un groupement d'alliance, soit pour faire la
guerre, soit tout simplement pour se marier à l'intérieur d'une sphère
d'échange matrimonial privilégiée, constituent une tribu. Les clans ou
les lignages majeurs ont une profonde histoire, ainsi que des
effectifs variables. Plus l'ancêtre est éloigné, plus le groupe est
démographiquement étoffé, plus la segmentation, c'est-à-dire
la constitution de branches différentes, risque d'être
importante. A l'inverse, moins l'ancêtre est éloigné et moins le
groupe est étendu, moins la fragmentati on est probable.
Le c lan ou le lignage majeur se subdivisera ainsi
généralement en lignages moyens, le lignage moyen pouvant se
définir comme une branche géographiquement localisée du clan ou
du lignage majeur, se référant à un aïeul éloigné en moyenne de 5 à
6 générations, et ayant en principe acquis une certaine
autonomie par rapport à l'entité plus vaste dont il est issu. Le lignage
moyen se décompose à son tour soit en lignages minimaux, le
lignage minimal se référant encore à un aïeul encore vivant ;
Le lignage mineur ou le lignage minimal coiffent enfin la famille
polygynique ou monogynique.

Cec i, est le sc héma théorique ; Suivant les c irc onstances,


le c lan ou le lignage maj eur peuvent très bien se segmenter
directement en lignages mineurs, de même que le lignage
moy en peut ne c ompre ndre que des familles polygy nique
s ou monogy niq ues. Chaque groupe compte en fait des entités
qui lui ont été imposées par les impératifs particuliers de son histoire ;
Aussi, le canevas présenté ici, ne fournit-il qu'un cadre de référence.

• les Dida
Ils n’ont pas de mot pour se désigner comme peuple ; En effet, le mot
"dida" n'appartient pas originellement à la langue dida et son
interprétati on varie selon les régions. L'opinion commune
au Sud, est qu'il s'agirait d'un mot avikam signifiant "les tatoués". Au
Nord, on le présente comme la déformation des mots baoulé
"di, la" dont le sens serait :
"Mange et dors" ; Ce serait un sobriquet railleur donné par les
Baoulés à leurs voisins de la forêt. Les Dida occupent les marches
orientales du pays Krou ; Ils conservent de leur proximité avec le
monde Akan, dont de nombreux groupements de la zone de contact
se disent originaires, des traits de culture incontestablement
empruntés à une organisation sociale de type matrilinéaire. Le
pays Dida est formé de 68 tribus, qui s'identifient par un nom
propre et comprennent en moyenne 8 villages.
5. Les Godié

Le terme godié dériverait de l'expression gwè-


dgi, littéralement "chimpanzés-panthère », surnom que leurs
voisins du sud-ouest, les Neyo, leur auraient donné, par
allusion à leur tempérament frondeur, querelleur, belliqueux,
semblable à l'humeur qu'affichent ces deux animaux. L'organisation
sociale des Godié est en gros semblable à celle des Dida.
•Lesbété
L'origine de l'ethnonyme du peuple Bété demeure inconnue ;
Ils constituent à la fois la populati on la plus importante du
monde Krou de Côte d'Iv oire et c elle qui occ upe son
espace.
Comme les Dida, les Bété ont une organisation sociale
marquée à l'Est par l'origine Akan
d'un c ertain nombre de groupe ments, se tra duisant par l
a présence de matric lans, e t accentuant ses caractéristiques
patrilinéaires au fur et à mesure que l'on s'enfonce vers
l’Ouest ; Aussi la distinction couramment établie entre Bété de
Gagnoa, Bété de Daloa et Bété de Soubré est-elle tout à fait
justifiée.

6. Les Wé

L'orga nisation soc iale des populations Wè, tout e n ignora


nt l'ex iste nce de c he fferies véritables, est incontestablement la
plus structurée et la plus complexe du monde Krou ;
dus o m m e t à l a b a s e d e l a p y r a m i d e n o u s r e n c o n t
rons successivement (mais non
nécessairement) la confédération guerrière,
Bloa-dru
(" tête du territ oire" ), dirigée par un bio-kla ("grand guerrier")
où too-bo ("père de la guerre"), dont le rôle en temps de paix se limite
à des simples fonctions judiciaires, mais qui en temps de guerre
s'impose en chef véritable ; Le groupement de guerre,
bloa ("territoire", au sens de "patrie"), qui reproduit en plus petit
la structure de la confédération guerrière.

7. Les Bawé

Surnommés Touwè, "ceux qui sont sous les arbres" par les
Krou, s'appelant eux-mêmes Srigbe, "devins-guerriers", par
allusion à leur dextérité à fabriquer des médecines
"tousazimuts",
les Bakwé devai ent leur nom à l'ex pression
bakwè, "a ttraer-tirer", que scandaient leurs ancêtres quand ils
effectuaient à l'union un travail de levage et de traction.
8. Les Neyo

Parmi les nombreuses versions expliquant l'origine de


l'ethnonyme Neyo, la plus crédible semble être celle qui fait de
ce terme la contraction de Néné-yo, "les enfants de Néné »,
ancêtres des premiers occupants de l'embouchure du Sassandra, les
Gnagbia, aujourd'hui disparus. C'est en effet autour de cette
embouchure que s'est constituée du XV ème siècle à la n du XI X
ème sièc le, l'entité neyo ac tuelle, à partir de
groupements ex trêmement disparates, venant des pays Krou,
Guéré, Bété, Bakwè et Godié, et sans doute attirés par les possibilités
commerciales qu'offrait l'endroit.
Depuis que les Portugais avaient jeté pour la première fois l’ancre
dev ant le rioSao Andre e n 1471.I nt ermédiaires o b l i g a to i r e
s duc ommerce préc olonia l e ntre les populations de l'arri
ère -pay s (Bété e t même Wè, par l'intermédiaire des Kodia
qui contrôlaient le fleuve) et les navires européens, les Neyo
connurent leur époque de gloire, dont ils ne conservent
malheureusement que le souvenir. Moins de 3.000 aujourd'hui,
pour une vingtaine de villages, leur situation démographique
est d'autant plus alarmante que le développement de la ville de
Sassandra et de son arrière-pays immédiat a fait d'eux une entité
minoritaire dans l'équation actuelle du peuplement de
l'embouchure, où les allochtones sont devenus quatre fois plus
nombreux que les aut oc htones.

L'ethn ie Ney o est for mée de dix "tribus", ou gbini ;


La tribu c ommandée autrefois par un kè (de l'anglais "king"),
correspond tantôt à une fédération de patriclans (ou
de patrilignages majeurs), tantôt au simple patriclan
(ou patrilignage). Elle se subdivise, comme chez les Godié, en
lolokpa et lignages moyens ; Le lolokpa, unité le plus souvent
encore exogamique, se définissant comme l'ensemble des
individus descendant en
lignea g n a q u e d ' u n m ê m e a n c ê t r e . L e l i g n a g e m o y e n
s e s e g m e n t e e n l o l o h u r i , l i g n a g e s mineurs
(ou minimaux), le lolohuri tendant actuellement à supplanter l
e lolokpa en tantcadre de l'exogamie.
2- L’Organisation politique du peuple Krou

Sur le plan Politiquement, le peuple Krou se compose de tribus et les


tribus regroupent des chefs de village qui ont le pouvoir suprême. Les
chefs de villages ne sont que des exécutants des missions, confiées
par les chefs de tribu. Et selon eux ce sont les chefs de villages qui
sont les collaborateurs de l’autorité administrative.
Leur organisation socio-politique traditionnelle s'articule autour
d'unités territoriales et familiales qui s'emboîtent les unes dans les
autres selon un schéma pyramidal. C'est une société où l'on constate
l'absence de pouvoir central, de machinerie administrative,
d'organisation judiciaire. C’est-à-dire une société où le système
segmentaire des lignages règle les relations politiques entre segments
territoriaux. Ainsi, La parenté joue donc un rôle capital dans un tel
type de société. C’est-à-dire que la seule autorité vraiment
incontestée est celle de l'aîné du lignage. Mais le mariage joue aussi
un rôle important. En effet, en tant que créateur d'alliances, mariage
dont la forte polygynie (La polygynie désigne le système
d'accouplement par lequel le mâle d'une espèce animale s'accouple
avec plusieurs femelles) et l'existence de compensation matrimoniale
(ou dot) au taux élevé font la clé de voûte de l'organisation sociale.
CONCLUSION
Le peuple Krou est né au XVIe siècle sur les côtes Libériennes et ont
migré vers la Côte d’Ivoire. Cette migration est due principalement par
le fait que ce peuple voulait fuir l’esclavage dont il était victime.
Aujourd’hui, ce peuple représente une partie importante de la
population de la Côte d’Ivoire. Le groupe culturel krou se répartit en
une vingtaine « d’et ethnies" plus ou moins importantes : 6 ethnies
pour les Krou du Liberia, 15 ethnies pourceaux de la Côte-
d'Ivoire.
WEBOGRAPHIE
https://www.bing.com/search?q=LE++PEUPLE+KROU&form=EDGSPH&
refig=cb8d70c75fbb4a438b494c937f2460bd&mkt=fr-
xl&msnews=1&sp=-1&lq=0&pq=le++peuple+kro&sc=10-
14&qs=n&sk=&cvid=cb8d70c75fbb4a438b494c937f2460bd&ghsh=0&
ghacc=0&ghpl

ttps://www.wikiwand.com/fr/Krou_(peuple)

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