Feuilletage
Feuilletage
aux transferts
thermiques
Jean-Luc Battaglia
Andrzej Kusiak
Jean-Rodolphe Puiggali
Introduction
aux transferts
thermiques
Cours et exercices corrigés
2e édition
Illustration de couverture : © ErickN – [Link]
AVANT-PROPOS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . XI
NOMENCLATURE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . XIII
V
Table des matières
VI
Table des matières
VII
Table des matières
VIII
Table des matières
IX
AVANT-PROPOS
la notion de bilan thermique très utile pour la suite. Nous avons donc choisi de présen-
ter chaque type de transfert en fonction de l’ordre chronologique de sa formulation
mathématique.
Le contenu de chaque chapitre constitue des connaissances de base en thermique
telle qu’elle est enseignée dans les filières Universitaires. Il n’y a donc pas de surprise
ici. Toutefois, afin d’apporter des éclairages supplémentaires et de contextualiser les
démarches, nous avons tenté de préciser à chaque fois que cela était possible la nature
physique des phénomènes aux différentes échelles d’observation : du microscopique
au macroscopique. Ceci apporte une certaine originalité à l’ouvrage, l’exposé tenant
compte du fait que les lecteurs ne sont pas tous familiers des nombreux domaines de
la physique (mécanique quantique, mécanique statistique, thermodynamique). Nous
avons donc essayé de nous restreindre à un exposé pédagogique, basé sur l’observation
et le sens logique.
XI
Avant-propos
1. Les exercices se référant à la partie « Conduction en régime transitoire » du chapitre 2 sont disponibles
sur le site [Link] sur la page de présentation de l’ouvrage.
XII
NOMENCLATURE
Symboles romains
A Section (m2 )
C p , Cv Chaleur massique à pression et volume constant
(J · kg–1 · K–1 )
Cf Coefficient de frottement
c0 = 2,999 × 108 Vitesse de la lumière dans le vide (m · s–1 )
D, Dh Diamètre, diamètre hydraulique (m)
e Énergie massique (ou spécifique) (J · kg–1 )
E Énergie (J), effusivité thermique
(W · m–2 · K–1 · s–1/2 ), éclairement (W · m–2 )
Ec Énergie cinétique (J)
Ep Énergie potentielle (J)
→
−
F, F Force (N)
F ij Facteur de forme entre la surface (i) et la surface (j)
→
−
g Accélération de la pesanteur (m · s–2 )
G 0→l Fonction d’émission spectrale du corps noir sur la
bande [0, l]
h Enthalpie massique (ou spécifique) J · kg−1 ,
Coefficient d′ échange W · m−2 · K−1 ,
Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.
h = 6,6256 × 10−34 constante de Planck
J Radiosité (W · m–2 )
k B = 1,381 × 10−23 Constante de Boltzmann (J · K–1 )
l, lpm Libre parcours moyen (m)
L Luminance (W · m–2 · Sr–1 )
m, ṁ Masse (kg), débit masse (kg · s–1 )
M Émittance (W · m–2 )
(n,k) Indice et coefficient d’extinction
→
−n Normale à une surface
XIII
Nomenclature
ne Indice complexe
P Pression (N · m–2 ou Pa)
p Variable de Laplace
Q Énergie sous forme de chaleur (J)
Qw Terme source (W)
Q̇ Puissance calorifique (W)
Q̇ w Terme source volumique (W · m–3 )
Qv , Qm Débit volume (m3 · s-1 ) et débit masse (kg · s–1 )
RT Résistance thermique (m2 · K · W–1 )
re Résistivité électrique (V · m)
S Surface (m2 )
t Temps (s)
T Température (K)
u Énergie interne spécifique (J · kg–1 ), composante
de vitesse (m · s–1 )
U Énergie interne (J)
−
→v Vitesse (m · s–1 )
V Volume (m3 )
W Énergie sous forme de travail (J)
Ẇ Puissance mécanique (W)
Z Impédance thermique (m2 · K · W–1 )
Symboles grecs
a Diffusivité thermique (m2 · s–1 ), coefficient
d’absorption (absorptivité)
b Coefficient de dilatation thermique à pression
constante (K–1 )
di j Symbole de Kronecker
DH, Dh Chaleur latente (J · kg–1 )
´ Coefficient d’émission (émissivité)
G Surface du volume matériel
h Efficacité, rendement
w Densité de flux (W · m–2 )
f Flux (W)
XIV
Introduction aux transferts thermiques
Opérateurs
d, D Variation infinitésimale
Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.
d Différentielle
∂ Dérivée partielle
L[ ] Transformée de Laplace
→
−
∇ Gradient
→
−
∇. Divergence
→
−
∇∧ Rotationnel
∇2 , D Laplacien
2. Un nombre sans dimension est généralement désigné par deux lettres, les deux premières du nom de
celui qui, souvent le premier, a mis en évidence son intérêt.
XV
INTRODUCTION
À L’ÉNERGÉTIQUE
1
ET AUX TRANSFERTS
1
Chapitre 1 • Introduction à l’énergétique et aux transferts
2
1.1. Le système thermodynamique
lequel sont fixées des lames métalliques de différentes formes. Le fluide de refroi-
dissement est en général l’air ambiant. La chaleur est transférée du fluide chaud
circulant dans le conduit principal aux lames métalliques par conduction thermique,
qui se refroidissent au contact de l’air. On utilise par exemple ce type d’installation
pour refroidir les moteurs de voiture. Les ailettes ont pour but d’augmenter la
surface d’échange.
Un système thermodynamique,
délimité par le volume V entouré par
la frontière G, doit pouvoir être repéré
dans l’espace à partir d’un référentiel
R et une horloge doit permettre de
le repérer vis-à-vis de ses évolutions
dans le temps (figure 1.1). On pourra
alors définir une position − →r (M, t)
→
−
et une vitesse v (M, t) en tout point
M de (V ∪ G) et à chaque instant t.
Les échanges de masse et d’énergie
Figure 1.1 Le système
entre le système thermodynamique thermodynamique est défini
et son environnement s’effectuent au par une surface G entourant
travers de G. un volume V et révélant l’inter-
face avec le milieu extérieur. Il
Un système complexe pourra est repéré dans l’espace et le
être décomposé en sous-systèmes temps au cours de son évolu-
plus simples et il conviendra de tion. Son état est caractérisé à
chaque instant par les variables
préciser la nature des flux échangés
[P, V , T ], i.e., pression, volume
entre les sous-systèmes élémentaires et température.
(figure 1.2).
environnement frontières
Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.
échange de masse
système
sous-système 2
échange d'énergie
sous-système 1
3
Chapitre 1 • Introduction à l’énergétique et aux transferts
1.2.3 L’étalonnage
Si l’on veut que la température mesurée soit indépendante du thermomètre utilisé, il
faut alors définir des points de référence, dits points fixes. On gradue le thermomètre
en fonction de ces points, la loi construite sur les points fixes constitue alors l’échelle
de température de ce thermomètre.
4
1.3. L’évolution d’un système thermodynamique et les variables d’état associées
Ces points fixes sont définis par des conditions thermodynamiques connues corres-
pondant à des changements de phase. Un changement de phase se produit, dans des
conditions de pression données à une température bien définie (par exemple, le point
d’ébullition de l’eau à pression normale T = 100 °C, et le point de fusion à T = 0 °C).
Suivant les points fixes choisis, on définit différentes échelles de température. La
température se mesure :
• en degrés Celsius (°C), échelle datant de 1742,
• en degrés Fahrenheit (°F),
• en degrés Kelvin (K), qui elle date de 1852.
Les échelles Celsius et Fahrenheit sont empiriques alors que l’échelle Kelvin est
absolue. La température la plus basse possible correspond donc au zéro absolu 0 K.
Les relations liant ces différentes échelles sont :
TK = T°C + 273,15
9 (1.1)
TF = T°C + 32
5
On dira d’un système qu’il est dans un état d’équilibre thermodynamique lorsque
les valeurs des variables d’état qui le caractérisent sont indépendantes du temps.
Considérons un système thermodynamique qui évolue suffisamment lentement
d’un état initial (ini) vers un état final (fin). Alors tous les états intermédiaires
peuvent être considérés comme des états d’équilibre. Par conséquent, on connaît
à chaque instant les variables thermodynamiques du système à partir d’équations
d’état. Ce sont les relations mathématiques liant les variables d’état du système.
5
Chapitre 1 • Introduction à l’énergétique et aux transferts
1.4 L’ÉNERGIE
1.4.1 Travail et chaleur
L’énergie, force en action qui s’exprime en Joules, que l’on fournit à un système
matériel ou que ce dernier fournit à son environnement, contribue à le transformer.
Elle se rencontre sous deux formes particulières : le travail et la chaleur.