Analyse Mathématique pour Physiciens
Analyse Mathématique pour Physiciens
LU2PY313
Sénèque
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i
AVANT PROPOS
Nous nous sommes efforcés d’en donner une présentation intuitive car un souci de plus
grande rigueur nous aurait conduit à des développements qui n’ont pas la place dans ce
cours …
ii
iii
4. TD 1-2 ………………………………………………………………………………………………………………………………… 7
5. TD 3-4 ………………………………………………………………………………………………………………………………… 17
CC1 (sur les Ch. 1& 2, sans calculatrice ni TD, avec poly de cours)
3. Différentielle …………………………………………………………………………………………………………………………… 24
3.1 Introduction
3.2 Interprétation graphique
3.3 Exemples d’applications
5. TD 5-8 ………………………………………………………………………………………………………………………………… 31
4. TD 9-10 ………………………………………………………………………………………………………………………………… 41
5. TD 11-12 ………………………………………………………………………………………………………………………………… 47
v
4. TD 13-14 ………………………………………………………………………………………………………………………………… 55
5. TD 15 ………………………………………………………………………………………………………………………………… 63
CC3 2h (sur les Ch. 4 à 7, sans calculatrice ni TD, avec poly de cours)
ANNEXES
1. Trigonométrie …………………………………………………………………………………………………………………… 65
2. dérivées et primitives usuelles ……………………………………………………………………………………… 66
3. développements limités ………………………………………………………………………………… 68
4. Systèmes de coordonnées ……………………………………………………… 69
5. Expressions des opérateurs différentiels ……………………………………………………………… 73
6. Annales …………………………………………………………………………………… 75
vi
LU2PY313 cours de P. ANGELO 1
1. Rappels
1.1 Définitions et propriétés élémentaires
1.1.1 Primitive - Intégrale indéfinie
Soit f une fonction continue sur un certain domaine Df. On appelle primitive de f, une fonction F, telle que, ∀x ∈
dF
Df : F′ (x) = f(x) ou encore = f(x)
dx
n n
∫a
f(x)dx = lim
Δx→0
i=1
i n→∞
i=1
i
Remarque 3 : En physique, " f(x)dx " est appelée "surface élémentaire du 1er ordre" (car fait intervenir une
longueur élémentaire (ici, "dx")). Il est essentiel de bien distinguer en physique les notations :
• "∆ x” qui signifie x final − x initial , avec aucune hypothèse faite sur x final et x initial
x final − x initial
• " δx " = x final − x initial , avec l'hypothèse que x final et x initial sont "très proches" i.e. ≪1 (petite variation)
x initial
• "dx" est une quantité formelle (on ne peut pas faire d'application numérique !) appelée "déplacement
élémentaire" (ou "infinitésimal") suivant Ox. Elle peut être vue comme lim δx . En analyse standard, cette
x final →x initlal
limite est nulle, mais en physique, on considérera que c'est "le plus petit déplacement non nul suivant Ox"
LU2PY313 cours de P. ANGELO 2
1
exemple : n’est pas intégrable sur [-1,1]
x2
b
• Interprétation géométrique : on montre que ∫ a
f(x)dx représente l’aire comprise entre l’axe Ox, les
deux droites d’équation x=a et x=b et la courbe représentant f. Cette aire étant comptée positivement si la
courbe est « au dessus » de Ox et négativement dans le cas contraire.
• La valeur moyenne d’une fonction intégrable sur [a,b] est donnée par :
1 b
µ=
b−a ∫a
f(x)dx
∫ (f(x)+ g(x)) dx = ∫
b b b
f+g, lf (l ∈ ) sont intégrables et
a a
f(x)dx +
∫
a
g(x)dx
b b
∫a
λ f(x)dx = λ
∫a
f(x)dx
conséquences :
a) si f et g sont égales, sauf en un nombre fini de points, qui sont des points de discontinuité de première espèce,
b b
alors ∫
a
f(x)dx = ∫a
g(x)dx (réciproque fausse).
b
b) si f ≥ 0 sur [a,b], alors ∫a
f(x)dx ≥ 0
b b
c) si f ≥ g sur [a,b], alors ∫ a
f(x)dx ≥ ∫ a
g(x)dx
∫a
f(x)dx =
∫a
f(x)dx +
∫c
f(x)dx
b a
∫a
f(x)dx = −
∫ b
f(x)dx
a
∫a
f(x)dx = 0
()
b b
e) f x est intégrable sur [a,b] et
∫ a
f(x)dx ≤
∫
a
f(x) dx
b b b
• Inégalité de Schwarz :
∫a
f(x)g(x)dx ≤
∫ a
f 2(x)dx.
∫ a
g2(x)dx
b
1.2. Méthodes courantes pour le calcul de
∫a
f(x)dx
b
Il n’existe pas de méthode absolument générale pour calculer une expression du type
∫
a
f(x)dx , mais plusieurs
LU2PY313 cours de P. ANGELO 3
méthodes permettent, dans de nombreux cas d’aboutir ; nous rappelons ici les principales.
∫
a
f(x)dx = F(b)− F(a)
Un tableau des primitives des fonctions usuelles permet ainsi de calculer de nombreuses intégrales.
x
Remarque :
∫ f(t)dt est la primitive de f qui s’annule au point x=a.
a
b b
∫ ∫
b
u(x). v′(x)dx = ⎡⎣u(x).v(x)⎤⎦ − v(x).u′(x)dx
a
a a
dv du
b) ∫ f(x)g(x)dx , où g est une fonction rationnelle et f une fonction transcendante de dérivée algébrique.
Poser u = f et v’ = g
On arrive ainsi à une intégrale plus simple, sauf si v est une fonction transcendante.
LU2PY313 cours de P. ANGELO 4
∫a
f(x)dx =
∫ϕ −1(a)
f ⎡⎣ϕ(t)⎤⎦.ϕ ′(t)dt
1) n’intervient pas directement (on fait apparaître une primitive d’une fonction connue)
2) On introduit d’abord pour simplifier f (par exemple, si la fonction à intégrer contient un facteur
( )
a2 − b2 x 2 ou a2 + b2 x 2 , mais aucun autre facteur irrationnel, on peut essayer de poser :
a ⎛ a ⎞
ϕ(t) = sint ⎜ ou tant⎟
b ⎝ b ⎠
a
a) f impaire (et continue) ⇒ ∫ f(x)dx = 0
−a
a a
b) f paire (et continue) ⇒ ∫ f(x)dx = 2 ∫ f(x)dx
−a 0
⎪⎪
f, T − périodique ⇒ ∀ a,b ∈ , ⎨
∫a
f(x)dx =
∫ a+T
f(x)dx
a+T b+T
⎪
⎪⎩ ∫a
f(x)dx =
∫b
f(x)dx
2. Intégrales généralisées
2.1. Définition
Nous n’avons envisagé jusqu’ici que des intégrales de fonctions, soit continues sur un intervalle d’intégration fini
(i.e. du type [a,b]), soit admettant un nombre fini de discontinuités de première espèce sur cet intervalle.
b
(i) I =
a ∫ f(x) dx , où f est définie sur [a,b[, et f(x) → ± ∞
a x→b−
+∞
(ii) Ib =
∫ f(x) dx , où f est définie sur ⎡⎣a,+∞ ⎡⎣
a
t
. lim
t→∞ ∫ f(x) dx < ∞
a
Remarques : 1) Lorsque f n'est pas bornée c ∈ ⎡a,b ⎤ (i.e. que lim f(x) = ±∞ ), on se ramène au cas (i)
⎣ ⎦ c
b c− b
en posant:
∫ a
f(x) dx =
∫
a
f(x) dx +
∫ c+
f(x) dx . L'intégrale est convergente si chacune des deux intégrales l'est
séparément.
b−a
2) le cas (i) est équivalent à Ia′ =
∫0
f(x ′) dx ′ , où x ′ ∈ ⎤⎦ 0,b − a⎤⎦ et f(x) →+ ∞ (il suffit de poser x’= b-x).
x→0
b
3) De même, on peut ramener à ces deux cas, l’étude des intégrales
∫ a
f(x) dx , où f n’est bornée ni en
a +∞
a, ni en b, et ceux d’intégrales
∫ −∞
f(x) dx ou
∫−∞
f(x) dx . Pour ce dernier cas, il suffit d'écrire :
+∞ c +∞
∫
−∞
f(x) dx =
∫
−∞
f(x) dx +
∫c
f(x) dx , où c ∈! l'intégrale est convergente si chacune des deux intégrales
l'est séparément.
3. Exemples d’applications
3.1. Longueur d’un arc de courbe
3.1.1 Courbe donnée en représentation cartésienne
En représentation cartésienne, une courbe est donnée par une équation du type y= f(x). Décomposons la
! en segments élémentaires (ou éléments de
longueur d’un arc de courbe AB
B
longueur) de "longueur" dℓ . Sur un dessin, il est aisé de voir que :
dl
(d) = (dx ) + (dy )
dy 2 2 2
dx
A
⎡ ⎛ 2⎤
dy ⎞ ⎥
( ) ( ) ( )
2 2 2
D’où l’on tire : d = dx ⎢1+ ⎜ ⎟ = dx ⎡⎣1+ y′ 2 ⎤⎦
⎢ ⎝ dx ⎠ ⎥
⎣ ⎦
x x+dx 2
⎛ dy ⎞
Soit : d = 1+ ⎜ 2
⎟ dx = 1+ y′ dx
⎝ dx ⎠
2
b ⎛ dy ⎞ b
∫ ∫
! sera évaluée à l’aide de l’intégrale :
La longueur d’un arc de courbe AB L= 1+ ⎜ ⎟ dx = 1+ y′ 2 dx
a ⎝ dx ⎠ a
LU2PY313 cours de P. ANGELO 6
Si une courbe est donnée en représentation paramétrique {x (t) = f (t) et y (t) = g(t)}, le calcul du segment
élémentaire est immédiat :
()
dx = f′ t dt ⎫⎪
(dx ) + (dy) () ()
2 2
⎬ ⇒ dℓ = = f′ 2 t + g′ 2 t dt , d’où :
()
dy = g′ t dt⎪
⎭
() ()
t2
L=
∫t1
f′ 2 t + g2 t dt
{
Si une courbe est donnée en représentation polaire x = ρcosθ et y = ρsinθ , le calcul du segment élémentaire }
est également immédiat :
2
dx = cosθ dρ − ρsinθ dθ ⎪⎫ ⎛ dρ ⎞
(dx ) + (dy) ( ) ( )
2 2 2 2
⎬ ⇒ d = = dρ + ρdθ = ρ + ⎜ ⎟ dθ , d’où, puisque la courbe a pour
2
dy = sinθ dρ + ρcosθ dθ ⎭⎪ ⎝ dθ ⎠
()
θ2
L=
∫ θ1
ρ2 θ + ρ′ 2 dθ
On peut définir un élément de volume (ou volume élémentaire) du 1er ordre (car une seule longueur
élémentaire) par : dV = S(x)dx
∫ S( x ) dx
b
V=
a
LU2PY313 Ch.1 Intégrales simples et applications 7
TD1
2 3 2 ⎛ ⎛ π ⎞⎞
1)
∫ (tan2 x +1) dx (cours) 2) I2 =
π ∫
0
Arctan ⎜ tan ⎜ x ⎟ ⎟ dx
⎝ ⎝ 2 ⎠⎠
1)
∫ tan x dx 2
(cours)
1
x2 1
x4
2)
∫ 1+ x dx (cours)
0
2
,
∫ 1+ x
0
2
dx
∫
3) cos x dx 2
∫ cos x dx4
dx
4)
∫ e +1 x
0)
∫ lnx dx (cours) 1)
∫ Arcsinx dx
2) ∫ x ln (1+ x ) dx (cours)
3
∫ x ln(1+ x )dx
1
2 2
3)
0 0
2x
0)
∫ sinx cos x dx (cours) 1) ∫x 4
+1
dx
cos x dx cos3 x dx dx
2) ∫ tan x dx (cours) 3) ∫ 2 − cos 2
x
4)
∫ sin4 x
5)
∫ tan x
3
dx
6)
∫e x
+1
7
LU2PY313 Ch.1 Intégrales simples et applications 8
TD2
∞ 1
1 1
1 1
dt ∞
dt
I1 =
∫
0
e−t dt , I2 =
∫ 0 t
dt , I3 =
∫ t dt
0
2
, I4 =
∫t
0
α
, α ∈! , I5 =
∫ +1 tα
, α ∈!
+∞ π 2
ln(1+ x)
1 +∞
dt
I6 =
∫ 0
sinx dx , I7 =
∫ 0
tan(x) , I8 =
∫0 x
dx , I9 =
∫−∞ 1+ t2
a) Déterminer la longueur de l'arc de la courbe d'équation y = x 3 2 , compris entre les pts d'abscisse x = 0 et x = 4 3
b) d'un cône droit ayant une base circulaire de rayon R et une hauteur h
x 2 + y2 z2
c) d'un ellipsoïde de révolution défini par : 2
+ = 1 , où 0 < a < c
a c2
8
LU2PY313 cours de P. ANGELO 9
1. Introduction
1.1 Définitions
On appelle équation différentielle une équation liant une variable x, à une fonction inconnue y = f(x) et à ses
dérivées successives y′ = f′(x) , y′′ = f′′(x), ..., y(n) = f(n)(x), sur un intervalle ouvert I = ⎤ a,b ⎡ , le plus grand possible.
⎦ ⎣
On appelle ordre d’une équation différentielle, l’ordre de la dérivée du rang le plus élevé contenu dans cette
équation. Par solution d’une équation différentielle d’ordre n, on entend une fonction y = f(x), n fois continûment
dérivable sur I (on dit encore de classe Cn), satisfaisant l’équation différentielle proposée. On peut montrer que
y(x) contient un nombre de constantes égal à l’ordre de l’équation différentielle. Intégrer ou résoudre une
équation différentielle, c’est trouver toutes ses solutions.
Il existe un très grand nombre d’équations différentielles. Elles ont été classées par ordre et par variété et, bien
entendu, elles ne peuvent pas toutes être résolues analytiquement. Nous nous intéresserons ici essentiellement
aux équations différentielles linéaires du premier et du second ordre. En Physique, de telles équations
apparaissent par exemple, lorsqu’on étudie l’évolution des systèmes linéaires au cours du temps ; une fois ces
équations obtenues, il suffit en principe, de prendre en compte les conditions initiales pour connaître l’état de
ces systèmes à un instant ultérieur.
dny dn−1y dy
+ g1(x) + ... + gn−1(x) + gn(x)y(x) = h(x)
dx n
dx n−1
dx
• a) Toute solution d’une équation différentielle linéaire d’ordre n homogène (ou sans second
membre), peut s’écrire sous la forme d’une combinaison linéaire de n solutions indépendantes.
• b) La solution générale d’une équation différentielle linéaire avec second membre est la somme de
la solution générale de l’équation sans second membre et d’une solution particulière de l’équation avec
second membre.
Il n’existe pas de règle générale pour trouver des solutions linéairement indépendantes d’une équation
différentielle linéaire arbitraire. Toutefois dans le cas particulier où les fonctions gi(x) sont des constantes (on
parle alors d’équations différentielles linéaires à coefficients constants), on peut en général obtenir des solutions
linéairement indépendantes de l’équation sans second membre, en cherchant des solutions particulières sous
la forme
y = epx
LU2PY313 cours de P. ANGELO 10
On appelle équation à variables séparées une équation qui peut se mettre sous la forme :
dy
f1(y) = h(x),∀x ∈I ⊆ , ou encore f1 dy = h(x)dx
dx
Pour déterminer les solutions d’une telle équation, on intègre les deux membres de l’égalité (sans oublier la
constante d’intégration) :
f1 dy = h(x)dx ⇒ ∫ f1(y)dy = ∫ h(x)dx + C ∈
Remarque importante : la constante d’intégration peut être prise en compte dans les bornes des intégrales
(démarche habituelle en physique)
D’après ce qu’il a été dit au § 1.2, la solution générale d’une équation différentielle linéaire du premier ordre
avec second membre, i.e. d’une équation de la forme :
dy
+ g(x)y(x) = h(x) (E.2.2.1_1)
dx
est la somme de la solution générale de l’équation sans second membre, i.e. de
dy
+ g(x)y(x) = 0 (E.2.2.1_2)
dx
et d’une solution particulière de l’équation avec second membre. La solution générale y0(x) de l’équation
(E.2.2.1_2) peut être facilement déterminée par séparation des variables. Donc dans les cas particuliers où l’on
peut déterminer une solution particulière y1(x) de l’équation avec second membre (i.e. de (E.2.2.1_1)), on en
déduit facilement y(x) :
y ( x ) = y 0 ( x ) + y1 ( x ) (E.2.2.1_3)
Par exemple, si g(x)=a (constante) et h(x)=C (constante), une solution particulière évidente de (E.2.2.1_1) est :
y1(x)=K (constante) ; pour déterminer K, il suffit d’écrire que y1(x)=K est solution de (E.2.2.1_1) si et seulement si K
vérifie (E.2.2.1_1). Plus généralement, dans le cas particulier où g(x) est une constante, on peut chercher une
solution particulière de même forme que h(x) et procéder par identification.
Lorsqu’il n’est pas évident de déterminer une solution particulière de l’équation (E.2.2.1_1), on utilise
généralement une méthode de résolution due à Lagrange, dite méthode de « variation de la constante ».
Cette méthode consiste à chercher la solution générale en deux étapes :
1) On résout d’abord l’équation sans second membre (E.2.2.1_2). Cette équation se résout simplement,
par séparation des variables. On arrive à :
y 0(x) = Ce ∫
− g(x)dx
= Ce−G(x) (E.2.2.1_3)
2) On injecte la solution trouvée dans l’équation de départ (E.2.2.1_1) mais en considérant maintenant
C comme une fonction de x (i.e. C = C(x) ); le terme en C(x) non dérivé doit disparaître. On sépare les variables,
et en intégrant, on obtient C(x). Reportant l’expression de C(x) dans (E.2.2.2_1), on obtient toutes les solutions
de l’équation avec second membre.
LU2PY313 cours de P. ANGELO 11
d2 y dy
ay′′ + by′ + cy = 0 ⇔ a +b + cy = 0 (E.3.1_1)
dx 2
dx
D’après ce qu’il a été dit au § 1.2, la solution générale y(x) d’une telle équation, peut se mettre sous la forme
d’une combinaison linéaire de deux solutions linéairement indépendantes y1(x) et y2(x), c’est-à-dire :
y ( x ) = λy1 ( x ) + µy 2 ( x ) , où λ,µ ∈ 2 ( )
Nous avons vu également que l’on pouvait chercher des solutions particulières sous la forme :
y = epx
ap2 + bp + c = 0 (E.3.1_2)
Cette équation, appelée équation caractéristique, peut avoir deux racines réelles distinctes, une racine réelle
double, ou deux racines complexes conjuguées suivant le signe de
Δ = b2 − 4ac
d’où la discussion :
• si ∆ > 0, (E.3.1_2) admet deux racines réelles distinctes p1 et p2, et (E.3.1_1) admet deux solutions
( )
indépendantes ep1x ,ep2 x ; donc la solution générale de (E.3.1_1) est :
y(x) = λ e
p1x
+ µe
p2 x
(
, où λ,µ ∈ 2 )
b
• si ∆ = 0, (E.3.1_2) admet une racine réelle double α = − , donc (E.3.1_1) admet la solution (ne
2a
s’annulant pas) y1= Ceαx (il en manque une !). Pour trouver une autre solution, on pose y(x) = C(x) eax (on fait
varier la constante), on injecte dans (E.3.1_1), et on obtient C(x) = λ x + µ . On en déduit la solution générale :
( )
y(x) = λx + µ eαx , où( λ,µ ) ∈ 2
−Δ
• si ∆ < 0, (E.3.1_2) admet deux racines complexes conjuguées p = α + iω et p = α − iω , où ω= .
1 2
2a
( )
(E.3.1_1) admet deux solutions indépendantes ep1x ,ep2 x ; donc la solution générale de (E.3.1_1) est :
y1(x) = C1 e
p1x
+ C2 e
p2 x
(
, où C1,C2 ∈2 )
d2 y dy (E.3.2_1)
a +b + cy = h(x)
dx 2 dx
est évidente. Connaissant une solution particulière y1(x), la solution générale de (E.3.2_1) est d’après § 1.2
En pratique, on peut déterminer facilement une solution particulière y1(x), si h(x) est constituée de produits de
polynômes, d’exponentielles (réelles ou complexes) et de fonctions sinusoïdales. C’est à dire de la forme :
⎛ coskx ⎞
h( x ) = ⎜ ou ⎟ emx P ( x )
⎜ ⎟
⎝ sinkx ⎠
On pourra alors poser z = m + ik et vérifier qu’une solution particulière est donnée par
( )
y1 ( x ) = Q1 ( x ) coskx + Q2 ( x ) sinkx emx avec
1) A t=0, on branche un générateur de tension continue E(t)=E0 aux bornes d’un circuit RC. On suppose
qu’initialement, le condensateur est déchargé (U(O)=0). Déterminer U(t) sachant que la tension aux bornes de
C obéit à
dU
RC + U ( t) = E 0 ∀t > 0
dt
2) Le condensateur étant chargé, on débranche le générateur à un instant que l’on prendra pour origine des
temps (i.e. U(0)=E0). Déterminer U(t).
On reprend l’exemple du circuit RC, mais ici E(t) est quelconque, i.e. que U(t) vérifie :
dU
RC + U ( t) = E ( t) ∀t > 0
dt
d2 x
+ ω 20 x = 0
dt2
2π
où ω 0 = 2πν0 = est la pulsation propre (ou naturelle) du système
T0
La solution générale de cette équation peut s'écrire :
( )
x ( t) = X0 cos ω 0t + ϕ = A cos ω 0t + B sinω 0t
Considérons un pendule simple, i.e. une masse m attachée par un fil de longueur l à un axe I, que l'on a dévié
d'un petit angle de la verticale à l'instant t=0. Si on néglige les causes d'amortissement (pendule idéal), le
pendule va osciller indéfiniment à une certaine fréquence ν0 : la masse a un mouvement périodique sinusoïdal,
appelé mouvement harmonique. L'étude du mouvement se fait en projetant l'équation fondamentale de la
dynamique, sur la tangente à la trajectoire. Pour les "petits angles" l'équation du mouvement est :
d2 x g
+ x=0
dt2
Conclusions ?
Lorsque l'on néglige les forces de frottement, l'application de la relation fondamentale de la dynamique
conduit à :
d2 x k
+ x=0
dt2 m
Conclusions ?
Exemple 3 : circuit LC
On branche en série un condensateur initialement chargé (q(0)=q0) et une bobine d'inductance L. On peut
montrer qu'en négligeant les pertes par effet joule, la charge q(t) du condensateur obéit à
d2q 1
+ q= 0
dt2
LC
Conclusions ?
On s'intéresse à nouveau à un oscillateur harmonique idéal (i.e. un système qui peut osciller indéfiniment à une
fréquence propre n0), mais on suppose ici que ce système est soumis à une excitation extérieure sinusoïdale.
L'équation du mouvement devient :
d2 x
+ ω 20 x = A sinωt , où A > 0 (E.4.2.2_1)
dt2
(E.4.2.2_1) est une équation différentielle linéaire du second ordre avec un second membre "simple". La solution
générale de cette équation peut donc s’écrire :
(
• Si w < w0, x ( t) = C0 sin ω 0t + ϕ 0 + ) ω − ω2
2
A
sinωt
0
(
• Si w = w0, x ( t) = C0 sin ω 0t + ϕ 0 − ) A
2ω 0
tcos ω 0t
(
• Si w > w0, x ( t) = C0 sin ω 0t + ϕ 0 + ) A
ω 20 − ω 2
(
sin ωt + π )
Conclusions ?
d2 x dx
+ 2α + ω 20 x = 0
dt2
dt
ex. La tension u(t) à un instant t aux bordes d’un condensateur C, monté en série avec une résistance R et une
inductance L, obéit à l’équation :
LC
d2u
dt2
+RC
du
dt
+u t = 0 () ⇔
d2u
dt2
+
R du u
+
L dt LC
=0
⎛ ⎛ ⎞2⎞
ω
Il y a donc trois cas à considérer suivant la valeur du discriminant : Δ '= α − ω = α ⎜1− ⎜ 0 ⎟ ⎟
2 2 2
⎜ ⎝ α⎠ ⎟
0
⎝ ⎠
⎛ L⎞
1) Si ∆’ >
(ex : ⎜ ex : R > 2 ⎟ º régime apériodique
⎜⎝ C ⎟⎠
le polynôme caractéristique admet deux racines réelles < 0,
x
p = − α ± α 2 − ω 20
1,2
− p1 t − p2 t
x(t) = λ e +µe
où (λ,µ)∈! 2 sont déterminées par 2 conditions initiales,
0 t
( x(t) → 0)
t→∞
LU2PY313 cours de P. ANGELO 15
⎛ L⎞
2) Si ∆’ = 0 (ex : ⎜ ex :R = 2 ⎟ º régime critique
⎜⎝ C ⎟⎠
le polynôme caractéristique admet une racine double
x
p3 = − α
()
x t =e
− p3 t
(λt + µ )
∆>0
où (λ,µ)∈! 2
∆=0
0 t ( x(t) → 0)t→∞
⎛ L⎞
3) Si ∆’ < 0 (ex : ⎜ ex :R < 2 ⎟ º régime pseudo-périodique
⎜⎝ C ⎟⎠
le polynôme caractéristique admet deux racines complexes conjuguées < 0,
x
-| α|t
C.e
∆t= 2π/Ω > T
0 p = − α ± i ω 20 − α 2 = − α ± iΩ (Ω = −Δ')
4,5
−αt
x(t) = C.e ⋅cos(Ωt + ϕ) où C>0
d2 x dx F
+ 2α + ω 20 x = 0 cosωt
dt2
dt m
où F0 représente l’excitation,
m est une constante > 0
La solution générale de l’équation sans second membre (déterminée au 4.3.1) a une amplitude qui décroît
avec le temps. Tant que son influence sera notable, il y aura superposition de deux mouvements : c’est le
régime transitoire de l’oscillateur forcé. Ce régime prendra fin, lorsque la contribution amortie (représentée par
la solution générale de l’équation sans second membre) sera devenue négligeable devant la contribution due
à l’excitation extérieure (représentée par la solution de l’équation sans second membre). Nous serons alors en
régime permanent.
Si α ≠ 0, z = iω n’est pas racine du polynôme caractéristique. Donc la solution forcée est de la forme :
x1(t) = X1 cos(ωt + ϕ) où x1 > 0
donc x '1(t) = − ωX1 sin(ωt + ϕ) et x1′′(t) = − ω 2X1 cos(ωt + ϕ)
F0
(ω 20 − ω 2 )X1 cos(ωt + ϕ)− 2αωX1 sin(ωt + ϕ) = cosωt
m
Cette équation doit être vérifiée "t. On développe cos(ωt + ϕ) et sin(ωt + ϕ) et on identifie ; on arrive ainsi au
système d’équations :
⎧ 2 F 1
( )
⎪⎪ ω 0 − ω 2 cosϕ − 2αω sinϕ = 0
⎨ m X1
( )
⎪ ω 2 − ω 2 sinϕ − 2αω cosϕ = 0
⎪⎩ 0
En élevant au carré ces deux équations et en les ajoutant membre à membre, on obtient X1 ;
F0 / m
X1 =
(ω )
2
2
0
− ω2 + 4α2ω 2
−2αω −2αω ω 20 − ω 2
tanϕ = , sinϕ = , cosϕ =
2
ω −ω
0
2
(ω 2
0 )
− ω 2 + 4α 2ω 2 (ω 2
0 )
− ω 2 + 4α 2ω 2
LU2PY313 Ch.2 Equations différentielles ordinaires 17
TD3
x
c) xy'+ 2y = . Existe-t-il des solutions sur ⎤⎦ −∞,+∞ ⎡⎣ ?
1+ x 2
LU2PY313 Ch.2 Equations différentielles ordinaires 18
TD4
p1x p2 x
1) Passage de C1e + C2e où (C1,C2 ) ∈2 , à eαx (λ cos(ωx)+ µ sin(ωx)) où (λ,µ) ∈ 2
2) Résoudre
a) y′′ − 6 y′ + 9y = 0 ; déterminer la sol tq : y(0) = 0 et y(1) = e3
b) y′′ − 2 y′ + 5y = 0
c) 2 y′′ − 5 y′ + 3y = 0
3) Résoudre
d2 y
a) + ω 20 y = 0 , ω 0 ∈ +* . Reconnaissez-vous cette ED ?
dt2
d2 y
b) − ω 2 y = 0 , ω ∈ +*
dt2
1) Résoudre
a) y′′ + y = x 3
b) y′′ − y′ = x
c) y′′ − y′ = cos x
d) y′′ − y′ = x + cos x + e−2x
LU2PY313 cours de P. ANGELO 19
1. Introduction
1.1 Définitions
On appelle fonction de n variables, la correspondance qui associe à l’ensemble de n variables x1, x2, ..., xn un
unique réel donné. On écrira :
( x , x , ... , x ) → u = f ( x , x , ... , x ) ∈
1 2 n 1 2 n
Ces variables sont les coordonnées d’un point M appartenant à un espace En, et on peut écrire : u = f(M)
L’ensemble de définition de f, partie de En est l’ensemble des « points » M tels que f(M) existe.
M
( )
On obtient ainsi un ensemble de points M′ x, y, z = f(x, y) qui constituent le
D
D y
Géométriquement, c’est une surface dans l’espace [Σ], dont la projec-
M(x,y)
x tion sur xOy est le domaine D de f(x,y).
x2 y2
- De même = 1 peut être soit l'éq. d'une ellipse, soit celle d'un cylindre droit de base
+
a2 b2
elliptique (axe Oz). Noter qu'un cylindre n'est pas nécessairement droit, ni sa base
nécessairement circulaire.
x2 y2 z2
- + + = 1 est l'équation d'un ellipsoïde de centre O.
2 2
a b c2
x2 y2 z2
+ − = 1 est l'équation d'un hyperboloïde à une nappe
a2 b2 c2
x2 y2
- 2
+ = z est l'équation d'un paraboloïde elliptique d'axe Oz et de centre O.
a b2
x2 y2 z2
- + = est l'équation d'un cône d'axe Oz et de sommet O.
a2 b2 c2
2. Dérivées partielles
2.1 Dérivées partielles du premier ordre
2.1.1 Définition
La notion de dérivée définie pour une fonction d’une variable (x) n’a plus de sens pour une fonction f de deux
variables (x,y). Cependant, si on fixe la variable y en lui attribuant une valeur y0, on obtient une fonction g de
la seule variable x, définie par g(x) = f(x,y0). Si la fonction g admet une dérivée g’(x0) au point x0, on dit que
cette dérivée est la dérivée partielle de f par rapport à x au point (x0,y0) et on la note
∂f
(
x ,y
∂x 0 0
) ( ) (
ou ∂ x f x 0 , y 0 ou encore fx′ x 0 , y 0 )
( ) (
f x,y 0 − f x 0 ,y 0 )
Ainsi, par définition,
∂f
∂x
( x ,y ) = lim
0 0 x→ x 0 x − x0
De la même manière, on définit la dérivée partielle de f par rapport à y au point (x0,y0) par :
∂f
( )
x 0 , y 0 = lim
( ) (
f x 0 , y − f x 0 , y0 ) (
= fy′ x 0 , y 0 )
∂y y→y0 y − y0
LU2PY313 cours de P. ANGELO 21
En résumé, le calcul d’une dérivée partielle par rapport à une variable, se fait en supposant constantes les
autres variables et en appliquant les mêmes règles que pour les fonctions d’une variable.
Si une fonction f possède des dérivées partielles en tout point d’un domaine D, on dit qu’elle est dérivable sur
D, ses dérivées partielles sont alors des fonctions définies sur D.
∂f
(
x ,y
∂x 0 0
)
sera la pente de la tangente à cette courbe.
Remarque 1 : on montre qu’une condition nécessaire pour qu’une fonction f(x,y) présente un extremum en un
point I(x0,y0) est que
∂f
∂y
(x , y ) = 0
0 0
et
∂f
∂x
(x , y ) = 0
0 0
( )
au point a,f(a) est : y = f(a)+ (x − a)f′(a)
Nous admettrons que si f est à deux variables, l’équation du plan tangent à la surface, au point (a,b),f(a,b) ( )
est : y = f(a,b)+ (x − a)fx' (a,b)+ (y − b)fy'(a,b)
∂ ⎛ ∂f ⎞ ∂2 f ∂ ⎛ ∂f ⎞ ′ ′
⎜ ⎟ = 2, ⎜ ⎟ =
∂2 f
∂x ⎝ ∂x ⎠ ∂x ∂x ⎝ ∂y ⎠ ∂x ∂y
,... ou ∂2x2 , ∂2xy , ou encore ( f′ )
x x
()
= fx′′2 , fy′
x
= fyx′′ ,...
Ce qui donne naissance à neuf dérivées partielles. On peut le cas échéant dériver encore et obtenir :
LU2PY313 cours de P. ANGELO 22
∂3 f ∂3 f
3
, ,...
∂x ∂y∂x 2
Les dérivations successives étant notées dans l’ordre inverse de celui où on les effectue. Par exemple,
∂ 4f
, s’obtient en dérivant successivement par rapport à z, x, y et x.
∂x∂y∂x∂z
f est définie sur D, domaine du plan (Ox, Oy) si F est elle même définie sur D, domaine du plan (O’u, O’v) image
de D par l’application (x,y) ! (u,v). Si de plus F admet sur D des dérivées partielles premières, il en est de même
de f, et les dérivées de f sont données par
⎧ ∂f ∂F ∂u ∂F ∂v ⎛ ∂f ⎞ ⎛ ∂u ∂v ⎞ ⎛ ∂F ⎞
⎪ = + ⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎪ ∂x ∂u ∂x ∂v ∂x ou encore sous forme matricielle : ⎜ ∂x ⎟ ⎜ ∂x ∂x ⎟ ⎜ ∂u ⎟
⎨ =
⎜ ∂f ⎟ ⎜ ∂u ∂v ⎟ ⎜ ∂F ⎟
⎪ ∂f = ∂F ∂u + ∂F ∂v ⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎪⎩ ∂y ∂u ∂y ∂v ∂y ⎜⎝ ∂y ⎟⎠ ⎜⎝ ∂y ∂y ⎟⎠ ⎝ ∂v ⎠
En pratique, on confond souvent f et F qui ont la même valeur en des points associés (x,y) et (u,v) de sorte que
l’on écrit :
⎧ ∂f ∂f ∂u ∂f ∂v
⎪ = +
⎪ ∂x ∂u ∂x ∂v ∂x
⎨ (E.2.4)
⎪ ∂f = ∂f ∂u ∂f ∂v
+
⎪⎩ ∂y ∂u ∂y ∂v ∂y
df ∂f du ∂f dv
Remarque : dans le cas où u et v sont des fonctions d’une seule variable x, on écrira : = +
dx ∂u dx ∂v dx
Les relations (E.2.4) s’appliquent (entre autres) au cas de la résolution des Equations aux Dérivées Partielles.
LU2PY313 cours de P. ANGELO 23
( )
En dehors de cas élémentaires facilement intégrables ex : ∂22 f(x, y) = 0 , dans le cas général, une EDP n'admet
x
pas de solution analytique (la plupart du temps on peut seulement obtenir des solutions numériques
approchées). Ce n'est que dans des cas très particuliers que l'on peut obtenir explicitement leur solution. Le
principe de résolution (analytique) par changement de variable consiste à transformer l'EDP en une EDO par un
changement de variable bien choisi. Le principe de la méthode est appliqué ci-dessous, à un exemple
particulier.
∂f ∂f
Ex : soit à résoudre l'EDP : − =0 (E.2.5.1), i.e. trouver toutes les fonctions f(x,y) qui vérifient (E.2.5.1).
∂x ∂y
4) Revenir à f(x,y). Dans l'exemple proposé, les solutions sont donc les fonctions de classe C1 de la forme
: f(x, y) = h(x + y) , puisque u = (x + y) (où h est une fonction de classe C1 quelconque)
Rem : l'exemple traité ne contient pas de second membre, mais la méthode reste valable en présence d'un
second membre (on ne cherche pas de solution particulière avec second membre !)
∂2 f
Rem 2 : Pour déterminer la transformation de , où f(x,t) est une fonction de classe C2 , on peut utiliser une
∂x 2
∂f ∂f ∂f ∂ ∂ ∂
astuce … Supposons que l'on ai trouvé : = + . Alors = + (opérateur dérivée partielle) et
∂x ∂u ∂v ∂x ∂u ∂v
∂2 f ∂ ⎛ ∂f ⎞ ⎛ ∂ ∂ ⎞ ⎛ ∂f ∂f ⎞
= ⎜ ⎟ =⎜ + ⎟⎜ + ⎟ que l'on développe en utilisant la linéarité de l'opérateur dérivée partielle et
∂x 2
∂x ⎝ ∂x ⎠ ⎝ ∂u ∂v ⎠ ⎝ ∂u ∂v ⎠
5. ∂22 φ(x,t)− c2 ∂22 φ(x,t) = 0 (équation des ondes ou des cordes vibrantes)
t x
LU2PY313 cours de P. ANGELO 24
Rem. 1 : L'ordre d'une EDP est l'ordre du terme différentiel le plus élevé. La variable dépendante est la fonction
que l'on différencie par rapport aux variables indépendantes (ci-dessus, u est la variable dépendante et x et t
(ou x et y) sont les variables indépendantes). Le nombre de variables indépendantes constitue la dimension de
l'EDP. Comme pour une EDO, une EDP est linéaire si elle est linéaire par rapport à la variable dépendante. En
pratique si u et ses dérivées partielles apparaissent séparément et "à la puissance 1" dans l'EDP, celle-ci est
linéaire (ci-dessus seule la 2. est non-linéaire).
Rem. 2 : de même on parle également d'EDP homogène lorsque le second membre est nul (i.e. que la fonction
u = 0 est solution). Toutes les EDP ci-dessus, sauf la 4. , sont homogènes.
Rem. 3 : enfin, comme pour équations différentielles, pour les EDP linéaires homogènes le principe de
superposition est valable (toute combinaison linéaire de solutions est encore une solution)
3. Différentielle
3.1 Introduction
3.1.1 Définitions
Nous avons vu que pour une fonction d’une variable réelle, la dérivée en un point est le taux de variation de la
fonction au voisinage de ce point, et dans le cas d’une fonction de plusieurs variables, les dérivées partielles
fournissent le taux de variation de la fonction dans une direction donnée. Ces différentes informations sont
contenues dans la notion de différentielle.
∂f ∂f ∂f
• Étant donnée une fonction f(x,y,z) nous définirons sa différentielle par df = dx + dy + dz
∂x ∂y ∂z
• Si f est une fonction composée (ex: f(x,y) = f(u(x,y),v(x,y))), en utilisant les résultats vus au § 2.4, on obtient :
⎛ ∂f ∂u ∂f ∂v ⎞ ⎛ ∂f ∂u ∂f ∂v ⎞
df = ⎜ + ⎟ dx + ⎜ + ⎟ dy
⎝ ∂u ∂x ∂v ∂y ⎠ ⎝ ∂u ∂y ∂v ∂y ⎠
( ) ( ) ( )
δf = A x, y, z dx + B x, y, z dy + C x, y, z dz
∂A∂B ∂A ∂C ∂B ∂C
= et = et =
∂y ∂x ∂z ∂x ∂z ∂y
(sous réserve de conditions de continuité très souvent réalisées en physique)
( ) ( ) ( )
∆ f x − x 0 = f x 0 + Δx − f x 0
LU2PY313 cours de P. ANGELO 25
( ) ( ) (
δf x − x 0 = f′ x 0 . x − x 0 )
Cette variation est différente de celle de la fonction f pour le même intervalle
(x-x0) mais ces deux quantités deviennent infiniment voisines lorsque (x-x0) ® 0.
0 ⎝ ⎠ 0
Autrement dit, que les "vraies" valeurs des gi sont dans un intervalle ⎡gi − ∆ gi ,gi + ∆ gi ⎤
⎣ ⎦
attention : il faut regrouper les termes ayant le même facteur ∆gi AVANT de prendre les valeurs absolues (dans
l'écriture ci-dessus, les gi sont des grandeurs indépendantes)
Rem.1 : le résultat précédent se généralise naturellement, pour le cas des fonctions de 3 variables (ou plus !)
Rem.2 : le nombre de chiffres significatifs conservés dans un résultat ne doit jamais impliquer une précision
supérieure à celle des données
Ainsi, en
donc
dOM = dx e x + dy e y + dz e z = d
Remarque : de la définition d’une ligne de champ, il découle que tout déplacement élémentaire le long de
cette ligne est colinéaire au champ vectoriel, si bien que l’équation de la ligne de champ peut être obtenue
! ! !
en écrivant : E ∧ d ℓ = 0
dx dy
exemple : en cartésiennes, à deux dimensions, cela revient à résoudre : =
Ex Ey
Quelles que soient les coordonnées et le repère utilisés pour décrire le système physique auquel on s’intéresse,
on définit le gradient en un point M d’un champ scalaire f par :
( )
df = grad f . dOM
où df est la différentielle en ce même point M du champ scalaire (i.e. de la fonction qui décrit ce
champ relativement à un repère) et dOM est la différentielle du champ vectoriel position (i.e. ce que nous
avons appelé le déplacement élémentaire). Ainsi, en
• coordonnées cartésiennes
∂f ∂f ∂f ∂ ∂ ∂
grad f = ex + e y + e z ou ∇f avec ∇ = ex + ey + ez
∂x ∂y ∂z ∂x ∂y ∂z
où ∇ est l’opérateur « nabla ». L’utilisation de cet opérateur permet souvent des manipulations formelles plus
faciles, mais son utilisation est délicate en dehors des coordonnées cartésiennes.
• coordonnées cylindriques
∂f 1 ∂f ∂f
grad f = eρ + e + e
∂ρ ρ ∂φ φ ∂z z
• coordonnées sphériques
∂f 1 ∂f 1 ∂f
grad f = er + eθ + e
∂r r ∂θ r sinθ ∂φ φ
Remarque : Si un champ scalaire ne dépend pas de l’une des variables, la coordonnée de son gradient suivant
le vecteur correspondant est nul. Par exemple, si un champ scalaire, écrit en coordonnées sphériques ne
dépend que de r, son gradient n’aura comme composante non nulle que la composante radiale, i.e
()
si V r = f(r) alors grad V =
dV
e
dr r
Remarque : F(x,y,z) = 0 étant l'équation cartésienne d'une surface ⎡ Σ ⎤ , on montre qu'un vecteur normal à ⎡ Σ ⎤
⎣ ⎦ ⎣ ⎦
! """""!
en un point M(x,y,z) est donné par : N = grad F(M) . Ainsi :
! ! ! !
- si [P] est le plan d'équation : ax + by + cz + d = 0 , un vecteur normal à P est : N = ae + be + ce (le vecteur
x y z
Lorsque la réciproque est vraie, i.e. lorsqu’à un champ vectoriel E(M) on est capable d’associer un champ
scalaire V tel que
E (M ) = ± grad V (M )
on dit que le champ E(M) est conservatif. (On dit encore que E(M) dérive du potentiel V). Dans ce cas on
peut montrer que :
• E(M) . dOM est une forme différentielle exacte = ±dV ( )
= ± ( V (B) − V ( A))
•
∫AB
E(M). dOM
Remarque : L’intérêt d’un potentiel scalaire tient au fait que c’est une grandeur scalaire, donc plus facile à
utiliser qu’un champ vectoriel.
∂E ∂E ∂E
div E = ∇ ⋅ E = x + y + z
∂x ∂y ∂z
En effectuant formellement le produit vectoriel de ( )
par E(M) on obtient le rotationnel de E M :
rot E = ∇ ∧ E
⎛ ∂E ∂E ⎞ ⎛ ∂E ∂E ⎞ ⎛ ∂E ∂E ⎞
rot E = ∇ ∧ E = ⎜ z − y ⎟ e x + ⎜ x − z ⎟ e y + ⎜ y − x ⎟ e z
⎜⎝ ∂y ∂z ⎟⎠ ⎝ ∂z ∂x ⎠ ⎜⎝ ∂x ∂y ⎟⎠
Remarque : les noms de divergence et rotationnel proviennent de la mécanique des fluides ; on peut dans une
certaine mesure justifier cette terminologie :
• un champ vectoriel uniforme aura une divergence et un rotationnel nuls
• un champ vectoriel convergent vers un point aura une divergence négative et un rotationnel nul.
•un champ vectoriel tournant dans le sens trigonométrique aura une divergence nulle et un rotationnel
positif.
Cependant, cette correspondance n’est pas systématique...
( )
!!!" !!!!!" " !!!" " " " !!!!!"
rot grad V = 0 ⇒ si rot E = 0 alors ∃ V E = ± grad V
( ( ))
!!!" " " " " !!!" "
div rot A = 0 ⇒ si div B = 0 alors ∃ A B = rot A
( )
!!!!!"
div grad V = ΔV (laplacien scalaire)
∂2 V ∂2 V ∂2 V
ΔV = 2
+ 2
+
∂x ∂y ∂z 2
Remarque 3 : on définit également un opérateur Laplacien pour les champs vectoriels par :
∂2 E ∂2 E y ∂2 E z
ΔE = x
e + e + e
∂x 2 x ∂y2 y ∂z 2 z
1. Tracés de fonctions
2) f1(x,y) = e
(
− x 2 +y2 ) (cours)
3) f2(x,y) = 4 − x 2 − 4 − y 2
2. Dérivées partielles
(
a) f3 x, y, z = x + ) x−y
y−z
b) f4(x, y, z) = x 2 ⋅ z ⋅ Arctan y z ( )
⎛ a⎞ ⎛ ∂P ⎞ ⎛ ∂P ⎞
⎝ V ⎠
( )
2) L’éq. d’état d’un « gaz de Van der Waals » est : ⎜ P + 2 ⎟ ⋅ V − b = RT . Calculer ⎜ ⎟ et ⎜
⎝ ∂T ⎠ V
⎟
⎝ ∂V ⎠ T
∂2 u(x,t)
1) =0
∂x 2
∂f ∂f
2) − =0 (E.2.5.1) (cours)
∂x ∂y
∂f ∂f
3) x +y = 0 (E.2.5.2)
∂x ∂y
Indication : passer en coordonnées polaires, et utiliser les éq. déf au §2.4 pour transformer (E.2.5.2) en une
EDO du 1er ordre.
LU2PY313 Ch.3 Fonctions de plusieurs variables … 32
TD 6
3) Une particule lancée avec une vitesse v, faisant un angle α avec l’horizontale, atteint sur un plan horizontal ayant
v 2 sin2α
la cote du pt de lancement, la distance : x = . Déterminer sa différentielle
g
z z−x ⎛ 1⎞ ⎛ 1⎞
1) ω1 = xdy + ydx 2) ω 2 = dx + dy − dz 3) ω 3 = ⎜ 2x + ⎟ dx + ⎜ 2 + ⎟ dy
x y ⎝ x⎠ ⎝ y⎠
1) A la surface de la Terre, en un lieu de latitude 48,85°, l’accélération de la pesanteur est g = 9,807 m⋅ s2 . Quelle est
k
sa valeur 3 km plus haut, sachant que g (h) = , RT = 6380 km
(R )
2
T
+h
3) La température TT (K / K=°C+273) à la surface de la Terre est reliée à la température de surface du soleil TS (K) par
TS4
une relation de la forme : TT4 = K , où K=cte et D= dist. Terre-soleil = 150 106 km ; On donne TT = 300K, TS = 6000K
D2
a) de combien faut-il se déplacer depuis la Terre pour que la Ture varie de 1K ? Que peut-on prévoir sur Mars
(D= 220.106 km) et sur Vénus (D= 108.106 km) ?
b) de combien varie TS lorsque TT varie de 1K ?
32
LU2PY313 Ch.3 Fonctions de plusieurs variables … 33
TD 7
2) Pour déterminer la masse volumique d'un objet, on mesure sa masse et son volume. On a trouvé : m = 16,250 g à 1
mg près et V = 8,5 ± 0,4 cm3 . Calculer la masse volumique de l'objet, ainsi que la précision du résultat obtenu.
R1 ⋅R2
3) La résistance équivalente R à deux résistances R1 et R2 montées en parallèle est donnée par : R =
R1 + R2
Supposons les résistances R1 et R2 connues à 5% près. Que peut-on dire de la précision sur R ?
1
2) Calculer en coordonnées cartésiennes et en sphériques grad f où f =
x + y2 + z 2
2
! !!!!!" "
2) La dérivée d'une fonction f dans la direction d'un vecteur unitaire n est grad f ⋅ n . Calculer la dérivée de
!!!!!!"
f = x exp y + yexp x − z 2 au point M0(3,0,2) dans la direction du vecteur M0M1 , avec M1 = (4,1,3)
3) coordonnées sphériques
Calculer en coordonnées sphériques :
!!!!"
1) div OM
!
2) div ⎡⎣f(r) r ⎤⎦ d'abord directement, puis en utilisant l'ex.4.3.1-1.c
!
⎡ r ⎤
3) div ⎢f(r) 2 ⎥
⎣ r ⎦
( )
!!!" !!!!!" "
a) rot grad V = 0
( ( ))
!!!" "
b) div rot A = 0
! ! ! !
2) Soit le champ de vecteurs : V(x, y, z) = (z 2 siny) i + (xz 2 cos y) j + (2xz siny)k
!
V est-il conservatif ? Déterminer un potentiel associé, le cas échéant.
LU2PY313 cours de P. ANGELO 35
1. Intégrales doubles
1.1. Introduction
Le calcul pratique des intégrales doubles passe par un « découpage » d’une surface, du plan ou de l’espace,
ce qui suppose l’utilisation d’un système de coordonnées. Même si les coordonnées cartésiennes sont très
souvent utilisées, il faut bien garder à l’esprit, que si la fonction présente une symétrie particulière (cylindrique,
sphérique, …) les calculs les plus simples sont obtenus dans le système de coordonnées qui exploite cette
symétrie.
1.2. Définition
Soit z=f(x,y) une fonction de deux variables que nous supposerons définie et continue sur une certaine région
du plan xOy. Considérons dans cette région, un domaine D , limité par
z une courbe fermée C. Ce domaine correspond à la projection sur le plan
xOy d’une surface ⎡ Σ ⎤ (représentant la fonction z=f(x,y) pour (x,y) ∈ D
⎣ ⎦
Γ ) limitée par une courbe Γ (figure ci-contre).
Découpons le domaine D en éléments de surface élémentaires dS1 . On
[Σ] admettra que :
DD y ∫∫ dS = aire du domaine D
D
dS C
x
idée :
∫∫ dS = lim (∑ δS) (sommation d’un nombre infini de termes issus
D δS→0
ii) la quantité dV= f(x,y) dS représente le volume du cylindre élémentaire de base dS, limité par le plan xOy
d’une part et [Σ] d’autre part. Il en résulte que l’intégrale double de dV sur le domaine D (domaine
d’intégration) est :
∫∫ dV = ∫∫ f ( x, y) dS =
volume du cylindre de base C
D D limité par Σ d'une part et xOy d'autre part
iii) a et b étant des constantes, D1,D2 deux domaines n’ayant pas de points communs, sauf éventuellement sur
leur frontière :
•
∫∫ (af ( x, y) + bg( x, y)) dS = a∫∫ f ( x, y) dS + b ∫∫ g( x, y) dS (linéarité)
D D D
•
∫∫ D1 ∪D2
( )
f x, y dS =
∫∫ f ( x, y) dS + ∫∫ f ( x, y) dS (additivité des domaines)
D1 D2
1
dS = dx dy (en coordonnées cartésiennes), dS = r dr dq (en polaires), … cf chapitre 3
LU2PY313 cours de P. ANGELO 36
D a
⎢
⎢⎣ y1( x )
f x, y dy ⎥ dx =
⎥⎦ ∫ ∫ c
⎢
⎢⎣ x1( y )
f x, y dx ⎥ dy
⎥⎦
a x b
⎡ ⎤ ⎡ ⎤
( ) ∫ ∫ ( ) ∫ ∫ f ( x, y) dx ⎥⎦ dy
b d d b
∫∫ D=rectangle
f x, y dx dy =
a
⎢
⎣ c
f x, y dy ⎥ dx =
⎦ c
⎢
⎣ a
⎛ ⎞ ⎛ ⎞
( ) ∫ ( ) ∫ h( x, y) dy⎟⎠
b d
∫∫D=rectangle
f x, y dx dy = ⎜
⎝ a
g x, y dx ⎟ ⋅ ⎜
⎠ ⎝ c
∫∫ f ( x, y) dx dy = ∫∫ f ( x, y) dx dy + ∫∫ f ( x, y) dx dy + ∫∫ f ( x, y) dx dy
D D1 D2 D3
x
2
un domaine est dit connexe s’il est « d’un seul tenant » ; il est simplement connexe, si en plus il n’a ni « trou » ni « poignée ». Pour un tel domaine,
la courbe C qui limite D rencontre en deux points seulement toute droite du plan xOy
LU2PY313 cours de P. ANGELO 37
⎡ ⎤
∫∫ f (ρ,θ)ρdρdθ = ∫ ∫ ( )
θ2 ρ2 θ
⎢ f ρ,θ ρdρ ⎥ dθ 1
D θ1 ⎣ ρ1 ⎦
2. Intégrales de surface
2.1. Orienter une surface
On a très souvent besoin d'orienter des surfaces (pour les calculs de flux par exemple). On peut presque toujours
décider par une convention, le sens d'orientation d'une surface ⎡ Σ ⎤ . Une
⎣ ⎦
convention courante, pour une:
2) surface fermée
est de décider d'un sens positif de parcours, de l'intérieur vers l'extérieur.
Ainsi, pour une sphère de rayon R, le vecteur normal unitaire (dirigé vers l'extérieur) au point M(x,y,z) est donné
par (déjà vu au Ch.3, § 4.2.2) :
""""! ! ! !
! OM x i + y j + zk
n = """"! =
OM R +
n
[Σ]
+
n
3) surface ouverte qui s'appuie sur un contour orienté (figure ci-contre)
idem cas 1)
Γ
dV
courbe, intersections de ⎡ Σ ⎤ par les plans x = a , x = a + dx , y = b , y = b + dy , qui se
⎣ ⎦ b b+dy
projette suivant le rectangle précédent sur le plan (xOy). Le vecteur a DD y
a+dx
dS C
""""! """"! x
! ⎛ ∂OM ⎞ ⎛ ∂OM ⎞
dσ = ⎜ ⎟ dx ∧ ⎜ ⎟ dy est normal à ⎡⎣ Σ ⎤⎦ et sa norme est l'aire de
⎝ ∂x ⎠ ⎝ ∂y ⎠
l'élément de surface : on l'appelle vecteur aire élémentaire. Pour tout point M(x, y) de ⎡ Σ ⎤ , on a :
⎣ ⎦
LU2PY313 cours de P. ANGELO 38
Remarque : Le rapport entre l'aire dσ et l'aire dxdy de sa projection sur le plan (xOy) est le cosinus de l'angle γ
entre la normale dσ à cet élément de surface et e . On peut le vérifier en calculant le produit scalaire dσ ⋅ e z
z
1
. On trouve : cos γ =
2 2
⎛ ∂z ⎞ ⎛ ∂z ⎞
1+ ⎜ ⎟ + ⎜ ⎟
⎝ ∂x ⎠ ⎝ ∂y ⎠
Soit ⎡ Σ ⎤ une surface dont on connaît une équation cartésienne z = g(x, y) et soit F(x, y, z) une fonction définie
⎣ ⎦
Nous admettrons que l'intégrale ci-dessus est une extension de la notion d'intégrale double et son calcul effectif
revient au calcul d'une intégrale double, selon :
!!!!" !!!!"
⎛ ∂OM ⎞ ⎛ ∂OM ⎞
∫∫
Σ
F(x, y, z)dσ =
∫∫
D
F(x, y, z) ⎜ ⎟ ∧⎜
⎝ ∂x ⎠ ⎝ ∂y ⎠
⎟ dx dy
Remarque : dans ce cours, nous nous limiterons au cas où l'orientation de la surface est possible de manière à
avoir un "intérieur" et un "extérieur".
Remarque 2 : c'est seulement dans le cas où ⎡ Σ ⎤ est décrite explicitement par une équation z = g(x, y), que
⎣ ⎦
!!!!" " " "
l'on a : OM = x e x + y e y + g(x, y)e z
Plus généralement, il s'agit de caractériser une surface ⎡ Σ ⎤ par une valeur particulière (et une seule !) de deux
⎣ ⎦
paramètres (u,v). A partir d'une telle paramétrisation, on construit un élément de surface en prenant le produit
!!!!" !!!!"
∂OM ∂OM
vectoriel des deux vecteurs tangents : dσ = ∧ dudv
∂u ∂v
!!!!" !!!!"
⎛ ∂OM ⎞ ⎛ ∂OM ⎞
L'intégrale est alors :
∫∫ F dσ = ∫∫
Σ D(u,v)
F(x(u,v), y(u,v), z(u,v)) ⎜ ⎟ ∧⎜
⎝ ∂u ⎠ ⎝ ∂v ⎠
⎟ dudv
Remarque : relation encore valable pour une surface dans ! 3 : il suffit d'ajouter un 0 à la 3ème composante.
3. Intégrales triples
Soit un corps solide hétérogène de volume V et de masse m, repéré en
coordonnées cartésiennes. Au moyen de trois familles de plans parallèles aux z V
plans des coordonnées, nous pouvons « découper » le volume V du corps solide
en volumes élémentaires : dV = dx dydz . Puisque le solide est hétérogène, la
dz
masse d’un volume élémentaire apparaît comme une fonction des trois variables
x,y,z : dm = f(x, y, y)dx dydz et la masse totale est la somme de ces masses dy y
élémentaires. Cette somme notée dx
∫∫∫ (
V
)
f x, y, z dx dydz
x
est appelée intégrale triple étendue au volume V de la fonction f(x,y,z). Le volume
V est le domaine d’intégration.
R
Exercice : calculer le volume et la masse d'une boule de rayon R et de masse volumique ρ(r) = ρ
r +R 0
Remarque : dans l’exemple ci-dessus, f est positive puisqu’elle représente une masse, mais la définition de
l’intégrale triple est bien évidemment générale et s’applique à une fonction de signe quelconque.
Le calcul pratique d’une intégrale triple, s’effectue suivant la même méthode que pour une intégrale double :
on fixe les valeurs des variables x et y et on intègre par rapport à z. On est ainsi ramené à une intégrale double
en x et y que l’on calcule de façon ordinaire.
Plus précisément, si une parallèle à Oz coupe la surface S délimitant le volume V en deux points z1(x,y) et z2(x,y)
⎡ z2 ( x,y) ⎤
∫∫∫ (V
) ∫∫
f x, y, z dx dydz =
D
dx dy ⎢
∫ (
⎢⎣ z1( x,y)
)
f x, y, z dz ⎥ , D étant la projection de S sur le plan de xy.
⎥⎦
LU2PY313 cours de P. ANGELO 40
LU2PY313 Ch.4 Intégrales multiples et int. de surface 42
TD 10
4) I2 =
∫∫Σ2
{
z dσ où Σ 2 = (x, y, z) ∈! 3 x 2 + y 2 + z 2 = R2 , z ≥ 0 }
5) I3 =
∫∫ Σ3
z
x 2 + y2
dσ où {
Σ 3 = (x, y, z) ∈! 3 x 2 + y2 = R2 , 0 ≤ z ≤ a }
6) (maison) I4 =
∫∫Σ4
(x 2 + y2 + z 2 )dσ où {
Σ 4 = (x, y, z) ∈! 3 x 2 + y2 = a2 , 0 ≤ z ≤ 3 }
3. Intégrales triples
Utiliser le système de coordonnées le plus adapté pour calculer les intégrales suivantes :
1) K1 =
∫∫∫ V1
x 2 y sin(z) dx dydz , où V1 = ⎡⎣ 0,1⎤⎦ × ⎡⎣1,2 ⎤⎦ × ⎡⎣ 0,4 ⎤⎦
2) K 2 =
∫∫∫ V2
z exp(x 2 + y2 ) dx dydz {
, où V2 = (x, y, z) ∈! 3 1≤ x 2 + y2 ≤ 4, 0 ≤ z ≤ 1 }
3) K 3 =
∫∫∫ V3
z dx dydz {
, où V3 = (x, y, z) ∈! 3 z ≥ 0, 1≤ x 2 + y2 + z 2 ≤ 4 }
4) K 4 =
∫∫∫ V4
{
(x 2 + y2 + z 2 ) 3 2 dx dydz , où V4 = (x, y, z) ∈! 3 x 2 + y2 ≤ z 2 , x 2 + y2 + z 2 ≤ 1, 0 ≤ z }
5) K 5 =
∫∫∫ V5
z dx dydz {
, où V5 = (x, y, z) ∈! 3 x ≥ 0, y ≥ 0, z ≥ 0, x + y + z ≤ 1 }
6) K6 =
∫∫∫ V6
{
x 2 yz dx dydz , où V6 = (x, y, z) ∈! 3 x ≥ 0, y ≥ 0, z ≥ 0, x + y + z ≤ 1 }
LU2PY313 Ch.4 Intégrales multiples et int. de surface 41
TD 9
1. Intégrales doubles
1) I1 =
∫∫ D1
xydx dy , où D1 = {( )
x, y ∈! x ≤ y ≤
2
}
x , de deux façons différentes.
2) I2 =
∫∫ D2
(x + y)dx dy , où D2 = {( x, y) ∈ ! 2 2
x ≥ 0, 2x ≤ y ≤ 3 }, de deux façons différentes
x siny
4) I4 =
∫∫ D4 1+ x 2
dx dy , où D4 = ⎡⎣ 0,1⎤⎦ × ⎡⎣ 0, π 2 ⎤⎦
5) I5 =
∫∫ D5
x sin(xy)dx dy , où D5 = ⎡⎣ 0, π ⎤⎦ × ⎡⎣ 0,1⎤⎦
1) J1 =
∫∫
D
xy dx dy , où D1 = {( x, y) ∈ ! 2 2 2
x + y ≤ R , x ≥ 0, y ≥ 0
2
}
1
a) en cartésiennes
b) en polaires
2) J2 = ∫∫ D2
x 2 dx dy , où D2 = {( x, y) ∈! 2 2
x +y ≤R , x ≥0
2 2
}
2. Intégrales de surface
Calculer
1) l'aire d'une sphère de rayon R puis celle d'un cylindre de révolution fermé de rayon R et de hauteur R, en utilisant des
intégrales de surface.
41
LU2PY313 cours de P. ANGELO 43
Intérêt : lorsqu'on déplace un point matériel dans un champ de force F , le travail mécanique fourni par F est
donné par une intégrale curviligne.
Dans ce qui suit, P(x,y) et Q(x,y) sont deux fonctions continues dans un domaine Δ ∈ 2 et x ! f(x) une fonction
∫ P( x, y) dx = ∫ P( x,f ( x )) dx
b
I= !
y=f(x)
AB a
f(A) A
()
∫ Q( x, y) dy = ∫ ( ) Q(f ( y), y) dy
fb
−1
J= !
AB fa
( ) ( )
De façon générale, étant donnée une forme différentielle δϕ = P x, y dx + Q x, y dy , l’intégrale curviligne de δϕ
le long de l’arc AB est donnée par
()
∫ P( x, y) dx + Q( x, y) dy = ∫ P( x,f ( x )) dx + ∫ ( ) Q(f ( y), y) dy
b fb
∫!
AB
δϕ = !
AB a fa
−1
(E)
z
1.2 AB est parallèle à (Ox) ou (Oy) B
Dans le cas d'un chemin parallèle à (Ox), l'intégrale par rapport à y est nulle. De même,
lorsque le chemin est parallèle à (Oy), c'est l'intégrale par rapport à x qui est nulle.
ou A
A B
0 y
1.3 AB est quelconque
Dans le cas où l’arc AB à une forme quelconque, f n'est plus continue ni/ou monotone.
en autant d’arcs partiels pour
Il suffit alors de décomposer le chemin d’intégration AB
D
∫
AB
=
∫
AC
+
∫
CD
+
∫
DB
A
LU2PY313 cours de P. ANGELO 44
En général, la valeur d'une intégrale curviligne dépend du chemin parcouru entre les points A et B. Lorsque ce
n’est pas le cas, c’est-à-dire lorsque que la valeur de l’intégrale ne dépend que des points A et B, c’est peut-
être (condition suffisante) que la forme différentielle δϕ est la différentielle d’une fonction (on dit que δϕ est
une (forme) différentielle exacte ou totale). Dans ce cas :
∫ P( x,y) dx + Q( x,y) dy = ∫
!
AB
!
AB
δϕ = "
±
∃ 2 conv.
∫ !
AB
dϕ = "
⎣
∃ 2 conv.
() ( )
± ⎡ϕ B − ϕ A ⎤
⎦
∂P ∂Q
Rappel : δϕ = dϕ ⇔ = (cf. Ch. II)
∂y ∂x
! !
Définition : ds le cas où δϕ = dϕ , ϕ est appelé "potentiel associé au champ vectoriel F ". On retiendra que F et
! #####! """""# #
ϕ sont alors reliés par la relation F = ±
" grad ϕ . En effet on peut écrire : (±) ∫! dϕ = (±) ∫! grad ϕ ⋅ d ℓ
AB AB
∃ 2 conventions
(définition formelle du gradient). On parle d'ailleurs dans ce cas de « champ de gradient » et on dit encore que
!
" F dérive du potentiel ϕ ".
2. Théorème de Green-Riemann
Il relie l'intégrale curviligne d'une forme différentielle le long d'une courbe plane fermée, à une intégrale double,
sur le domaine plan limité par la courbe.
Soit une courbe fermée C délimitant dans (xOy) un domaine simplement connexe D . Soit la forme différentielle
ω = P(x, y)dx + Q(x, y)dy , telle que ∂ y P et ∂ x Q existent et soient continues sur D , frontière comprise. On montre
que (théorème de Green Riemann) :
!∫ C+
(Pdx + Qdy) =
∫∫ (− ∂ P + ∂ Q )dxdy
D
y x
1
Aire(D) =
2 !∫
C+
x dy − ydx =
!∫
C+
x dy =
!∫ C+
−ydx =
∫∫ dx dy
D
LU2PY313 cours de P. ANGELO 45
∫∫ (−V ∂ g − V ∂ g + V ) dS
! !
Φ=
∫∫Σ
V ⋅ n dσ =
D
x x y y z
∫∫ ( )
!!!" " " " !!!!"
rot F ⋅ n dσ = F ⋅ dOM
Σ #∫ Γ
Γ
4.2 Green-Ostrogradski
Soit {V } un solide simple et soit ! ⎡⎣ Σ ⎤⎦ une surface fermée , simplement connexe, qui limite {V }, orientée
positivement vers l'extérieur. Soit F un champ de vecteurs dont les composantes ont des dérivées partielles
continues sur une région ouverte de ! 3 qui contient V , alors : { }
! ! !
∫∫ F ⋅ n dσ = ∫∫∫
" Σ V
divF dV
la divergence doit être définie en tout point du volume d'intégration pour que le théorème puisse être
appliqué (ce qui n'est pas le cas par exemple pour un champ en 1/r2 lorsque l'origine est à l'intérieur de
la surface (on utilise alors le théorème de Gauss. (Cf cours d'électromagnétisme))
LU2PY313 cours de P. ANGELO 46
LU2PY313 Ch.5 Intégrales curvilignes, potentiel, circulation, flux 47
TD 11
1. Intégrales curvilignes
Ex. 1.1 & 1.2 chemin décrit par f continue et (strict.) monotone
a) le long du chemin OB, défini par le segment de droite (OB) où B(1,2) [de deux façons différentes]
b) le long du chemin OAB, défini par les deux segments de droites (OA) et (AB), où A(1,0)
c) Conclusion ?
Calculer l’intégrale curviligne I le long de la boucle fermée constituée par les deux arcs de parabole : y = x 2 et x = y2 ,
décrite dans le sens direct avec :
∫ (2xy − x )dx + (x + y )dy
2 2
I=
C
∫ x dy + y dx , le long du chemin OM
1) Calculer l’intégrale curviligne J =
C
Ex. c Attention
K=
!∫
C2+
(x 2 + y2 )dx + (x 2 − y2 )dy où C2+ est le périmètre du triangle O (0,0), I(1,0), J(0,1)
2. Théorème de Green-Riemann
Soit Σ le cône (ouvert) d'équation z = 1− x 2 + y2 , avec z > 0 . On oriente Σ "vers l'extérieur". On définit le champ de
!
vecteurs V(−y, x,1+ x + y) .
( )
!!!" "
a) Calculer Φ Σ rot V
! ! ! !
2) Calculer le flux du champ vectoriel F = 4xy i − y2 j + yz k à travers la surface du cube délimité par
x = 0, x = 1, y = 0, y = 1, z = 0, z = 1
1 !!!!" "
3) Montrer que le volume ϑ d'un corps limité par une surface ⎡⎣ Σ ⎤⎦ est V =
3 Σ ∫∫
#
OM ⋅ n dσ . En déduire la valeur du flux
! """"! 2 2 2
du champ vectoriel r = OM à travers la surface totale du cylindre x + y = R situé entre z = 0 et z = h
LU2PY313 cours de P. ANGELO 49
1. Introduction qualitative
Considérons une fonction SN(t) définie par :
N
En modifiant les valeurs des coefficients An et Bn, on peut obtenir des fonctions SN(t) très différentes les unes des
autres, mais toutes auront en commun d’être périodiques et d’admettre T= 2p w pour période. Dès lors, on
peut se demander si la réciproque est vraie i.e. si une fonction périodique quelconque peut être représentée
par une somme de termes sinusoïdaux.
L’expression (E.1_1) est appelée polynôme trigonométrique d’ordre n. La question posée conduit au problème
de l’approximation d’une fonction périodique arbitraire f(t) de période T= 2p w par un polynôme
trigonométrique d’ordre n et ensuite à celui du développement de la fonction f(t) en série trigonométrique
! n=0
Ces problèmes sont analogues à ceux de l’approximation des fonctions non nécessairement périodiques, par
des polynômes de degré n (D.L. à l’ordre n) ou de leur développement en série entière. Ainsi, le problème
consiste à trouver si cela est possible, des constantes A0,A1,...,An,...,B1,B2,...,Bn,... telles que la série
! n=0
soit convergente et que sa somme soit égale à la fonction périodique donnée f(t) de période T= 2p w.
Rem : en pratique, dans tous les calculs qui suivent, l’étude d’une fonction de période T, peut se ramener à
2π
celle d’une fonction 2p périodique, en posant t′ = ωt = t
T
a+T b+2π
En effet, dans ce cas :
∫
a
cosnωt dt →
∫b
cosnt′ dt′
Déf : Soit f une fonction périodique, de période T= 2p w, intégrable sur tout intervalle fermé de (f ∈L ) . On
1
oc
∞
a0
2
+ ∑ a cos nωt + b sin nωt
n=1
n n
(E.2.1.1_1)
⎧ 2 α+T
1 β+2π
⎪⎪an =
⎨
T ∫ α
f(t)cos nωt dt =
π β ∫
f(t)cos nt dt
2 α+T
1 β+2π
⎪b =
⎪⎩ n T ∫ α
f(t)sin nωt dt =
π β ∫
f(t)sin nt dt
Rem : dans certains ouvrages, on distingue le coefficient a0 des autres coefficients an , i.e. que l’on définit a0
1 α+T
par : a0 =
T α∫ f(t)dt Dans ce cas, le terme constant qui intervient dans la série de Fourier est a0 et non a0/2. Il
est donc important dans un problème donné, de préciser la convention adoptée et de s’y tenir (i.e. de ne pas
les mélanger...).
an − ibn 1 α+T
1 β+2π
Cn =
2
soit Cn =
T ∫
α
f(t) e−inωtdt =
2π ∫
β
f(t) e− intdt
∞ ∞ n=+∞
a0 a0
alors C−n = Cn* , et (E.2.1.1_1) =
2
+ ∑
n=1
Cneinωt + C−ne−inωt , soit :
2
+ ∑
n=1
an cosnωt + bn sinnωt = ∑C e
n=−∞
n
inωt
a0
Rem : Il est facile de montrer que :
2
= C0 , an = Cn + C−n , bn = i Cn − C−n ( )
Étant donnée une fonction périodique f, la série de Fourier associée à f est-elle convergente ? Si oui, sa somme
est-elle égale à f ? La réponse est donnée par le théorème suivant, dont on admettra la démonstration :
théorème : Soit f une fonction périodique, de période T= 2p w, continue sur tout intervalle D = [a a+T[, sauf
éventuellement en un nombre fini de points, qui sont des points de discontinuité de première espèce.
Alors la série de Fourier associée à f est convergente sur et
n=+∞ ∞
a0
∑
n=−∞
Cneinωt =
2
+ ∑ a cos nωt + b sin nωt = 21 ⎡⎣f (t ) + f (t )⎤⎦
n=1
n n
+ −
n=+∞ ∞
a0
∑C e
n=−∞
n
inωt
=
2
+ ∑ a cos nωt! + !b sin nωt = f(t)
n=1
n n
- d’un terme constant (C0 = a0/2), parfois appelé harmonique 0, qui est la valeur moyenne de f sur une
période T.
- d’une infinité de termes sinusoïdaux (en cos et/ou sin nwt), dont chacun a une fréquence
LU2PY313 cours de P. ANGELO 51
nω n
νn = =
2π T
ω 1
qui est un multiple de la fréquence fondamentale : ν = = .
2π T
On appelle harmonique de rang n le terme défini par : hn = an cosnωt + bn sinnωt = Cn einωt + C−n e−inωt
La représentation graphique de la variation de l’amplitude des harmoniques en fonction de nw, porte le nom
de spectre (des fréquences) ou diagramme spectral. Suivant la forme adoptée pour les coefficients de Fourier,
on pourra trouver les représentations de
1 2
( )
2
an et bn ou Cn ou ... ou an + bn2 ou Cn ...
!### #"#### $ 2 ###"###$
!
calcul
mesurable par des
analyseurs de spectres
Quel que soit le mode de représentation choisi, le diagramme spectral est discontinu puisque nw ne prend que
des valeurs multiples d’un même nombre (on dit qu’un signal périodique a un spectre de raies)
Parfois, il est utile d’interpoler ces diagrammes par des courbes continues, appelées enveloppes des spectres.
La connaissance d’une équation d’une courbe enveloppe permet de prévoir l’importance des différents
harmoniques (c.f. & 4).
• Si f est paire, la série de Fourier associée est une série de cosinus. En particulier, en tout point où f
(paire) est continue :
∞
a0
∑ a cos nωt = f(x) , avec a 4 T/2
2
+
n=1
n
(paire)
n
=
T ∫
0
f(x) cos nωt dt
(paire)
• Si f est impaire la série de Fourier associée est une série de sinus. En particulier, en tout point où f
(impaire) est continue :
∞
4 T/2
∑b n
sinnωt = f(x) , avec bn =
impaire T ∫0 impaire
f(x) sinnωt dt
n=1
• Si f est de classe C1 par morceaux, les coefficients de Fourier de f’, s’obtiennent de manière intuitive
à partir de la dérivée de la [Link] f
• les coefficients de Fourier d’une translatée (et/ou dilatée) s’obtiennent de manière intuitive à partir
LU2PY313 cours de P. ANGELO 52
a20 1 ∞ 2
( )
+∞
1 α+T 2 2
∫ f(t) dt = + ∑ an + bn2 = ∑ Cn
T α 4 2 n=1 n=−∞
En théorie du signal, f(t) représente un signal qui est produit soit continûment soit discontinument dans le temps.
On utilise très souvent les expressions « signal analogique » pour signal continu et « signal numérique » ou
« discret » ou « digital » ou « échantillonné » ... pour un signal discontinu.
Si f(t) est un signal qui varie périodiquement dans le temps, les séries de Fourier établissent un lien entre
« l’espace des temps (secondes dans le S.I.) » et « l’espace des fréquences (Hertz dans le S.I.) »
On peut également dire que les séries de Fourier permettent de voir tout signal périodique du temps (s)
« suffisamment régulier » comme une superposition (infinie) de signaux sinusoïdaux dont la fréquence varie
discontinument entre O et l’infini.
t2
∫
2
• un signal continu (analogique) f(t) dissipe une énergie E∝ f(t) dt
t1
t2
∑ f(t )
2
• un signal discret (numérique) f(t) dissipe une énergie : E ∝ i
t=t1
Rem : en théorie du signal, on sous-entend souvent le terme de proportionnalité, i.e. que l’on définit l’énergie
d’un signal par
+∞
∫
2
E= f(t) dt
−∞
Mais il faut garder à l’esprit que cette définition ne correspond pas à une énergie « physiquement mesurable »
(l’énergie « réelle » est proportionnelle à cette quantité, et le coefficient de proportionnalité dépend de la
nature du signal).
En divisant l’énergie par une grandeur qui à la dimension d’un temps, on obtient une puissance. Par exemple,
LU2PY313 cours de P. ANGELO 53
pour un signal analogique, la puissance moyenne dissipée entre les instants t1 et t2 est :
1 t2
∫
2
P∝ f(t) dt
t2 − t1 t1
Dès lors, l’interprétation physique du théorème de Parseval est évidente : ce théorème exprime la façon dont
l’énergie correspondant au phénomène périodique décrit par f(t) se « répartit » entre les différents
harmoniques.
En effet, d’une part, l’intégrale du carré du module de f sur une période est proportionnelle à l’énergie dissipée
par f(t) sur une période, et d’autre part, l’énergie d’un harmonique est proportionnelle au module du carré de
son amplitude. Ainsi, d’un point de vue physique, le théorème de Parseval peut se traduire par
∞
2
E(f) = fmoy + ∑E
n=1
n
2
a
(
T 2
)
2
avec En≠0 ∝ an + bn2 ∝ T. Cn et E 0 ∝ [Link]
2
∝T 0
2 4
A quoi sert cette connaissance ? Généralement, on veut « agir » sur le signal à l’aide d’un « système matériel »
(par exemple, l’amplifier, l’enregistrer, le transformer en un autre signal de nature différente ...). Or tous les
systèmes réels de traitement du signal ont leurs performances qui s’effondrent aux hautes fréquences (bande
passante finie). Du point de vue de Fourier, cela veut dire, qu’ils ne « laisseront passer » qu’un nombre fini
d’harmoniques.
En reconstituant le signal (périodique) avec un nombre fini de termes, on peut prévoir la déformation apportée
par le système de traitement. De plus, le théorème de Parseval permet de comparer l’énergie récupérée à la
sortie du système (n harmoniques) à l’énergie du signal avant traitement (infinité d’harmoniques).
LU2PY313 cours de P. ANGELO 54
LU2PY313 Ch.6 Séries de Fourier 55
TD13
1. Séries de Fourier
2) fonction "carrée"
Soit la fonction définie sur par
⎧1 si t ∈ ⎤ 0,1⎤
⎪ ⎦ ⎦
⎪
f(t) = ⎨0 si t ∈ ⎤⎦1,2 ⎤⎦
⎪
⎪⎩2 périodique
Tracer les diagrammes spectraux (convention : an + bn ) et déterminer l’équation de l’enveloppe pour les fonctions
parabolique et carrée, définies ci-dessus.
1) fonction "rectangulaire"
⎧1 si t ∈ ⎤ 0,T 2 ⎤
⎪ ⎦ ⎦
⎪
f(t) = ⎨−1si t ∈ ⎦ T 2,T ⎤⎦
⎤
⎪
⎪⎩T périodique
Voyez-vous un lien entre cette fonction et la fonction "carrée" de l'ex. 2.2.2 ? En déduire une relation pratique entre les
deux S.F.
LU2PY313 Ch.6 Séries de Fourier 56
TD14
2) fonction "triangulaire"
⎧−t si t ∈ ⎤ −T 2,0 ⎤
⎪ ⎦ ⎦
⎪ ⎤ ⎤
f(t) = ⎨t si t ∈ ⎦ 0,T 2 ⎦
⎪
⎪⎩T périodique
Voyez-vous un lien entre cette fonction et la fonction "carrée" de l'ex. 2.2.2 ? En déduire une relation utile entre les deux
S.F.
3) fonction "rampe"
⎧ 2E
⎪ t (E > 0) si t ∈ ⎤⎦ − T 2,T 2 ⎡⎣
f(t) = ⎨ T
⎪T périodique
⎩
4) fonction exponentielle
⎧⎪et si t ∈ ⎤ −t ,t ⎤
f(t) = ⎨ ⎦ 0 0⎦
2t
⎩⎪ 0 périodique
On utilisera la forme complexe puis on en déduira la forme trigonométrique
f(t) = sinαt , α ∈! +*
6) fonction sin2
⎧⎪sin2 t si t ∈ ⎡ 0,π ⎤
f(t) = ⎨ ⎣ ⎦
⎩⎪2π périodique, impaire
a) développer f en série trigonométrique
∞
(−1)n
b) En déduire ∑n=0
(2n −1)(2n +1)(2n + 3)
∞ n
c) Calculer ∑ (2n −1) (2n(−1+1) ) (2n + 3)
n=0
2 2 2
LU2PY313 cours de P. ANGELO 57
1. Introduction qualitative
Nous avons vu qu’à toute fonction périodique du temps f(t) “ suffisamment régulière ” (Ch.6), on peut associer
une représentation dans “ l’espace des fréquences ” (spectre des fréquences) par le développement de f en
série de Fourier.
Nous allons étendre dans ce chapitre l’association d’un spectre des fréquences à des fonctions non
(rigoureusement) périodiques du temps mais nulles à l’infini et telles que :
+∞
f ∈L1 i.e.
! ∫
−∞
f(t) dt < ∞
Considérons une fonction continue f(t), nulle en dehors de l’intervalle [t0,t1] (fig.1).
1 +∞
1 +∞
an(nω) → a(ω) =
π ∫
−∞
f(t)cosωt dt et bn(nω) → b(ω) =
π ∫
−∞
f(t)sinωt dt
∞ ∞
f(t) =
∫ 0
a(ω)cosωt dω +
∫ 0
b(ω)sinωt dω
Ces expressions généralisent le développement en séries de Fourier et s’appellent des intégrales de Fourier.
2. Transformation de Fourier
2.1 Définitions
Il est possible d’effectuer sur les formes en cosinus et sinus précédentes, une transformation similaire à celle qui
à été utilisée dans les séries de Fourier lors du passage des coefficients an et bn vers Cn. On peut montrer que
LU2PY313 cours de P. ANGELO 58
1 +∞
avec F(ω) =
2π
∫−∞
f(t)e−iωtdt
où les facteurs 1 2π se répartissent différemment entre f(t) et F(ω) en fonction des auteurs (la convention ci-
dessus est dite “ symétrique ”). On peut d’ailleurs s’affranchir de ces coefficients en écrivant ω = 2πν (si t a la
dimension d’un temps, ω est une pulsation et ν une fréquence). On arrive alors à :
+∞ +∞
f(t) =
∫
−∞
F(ν)ei2πνtdν avec F(ν) =
∫ −∞
f(t)e−i2πνtdt
C’est le plus souvent cette forme que nous allons utiliser par la suite.
Par définition F(ν) (ou F(ω)) est la transformée de Fourier (directe) de la fonction f(t) (si t a la dimension d’un
temps, F(ν) représente le spectre (des fréquences) ou spectre de Fourier de f)
Remarque : dans le cas où la variable est l’espace (et non plus le temps) on obtient :
1 +∞
1 +∞
f(x) =
2π
∫−∞
F(k)eikx dk avec F(k) =
2π
∫−∞
f(x)e−ikx dt
• Continuité et limites
La transformée (spectre) de Fourier d’une fonction f(t) ∈ L1, est une fonction continue telle que lim F(ν) = 0
ν→±∞
F ( f ( t) e i2πν0t
)(ν) = F ( ν − ν ) 0
LU2PY313 cours de P. ANGELO 59
F (f (t − t ))(ν) = e
0
−i2πνt0
()
F ν
F (f (kt))(ν) = 1 ⎛ ν⎞
F⎜ ⎟
k ⎝ k⎠
Soit f(t) ∈ L1 de classe C1 par morceaux. Si f’(t) ∈ L1 , alors F (f′ (t))(ν) = 2iπνF ( ν)
F (f (t))(ν) = (2iπν) F ( ν)
p
Ce qui se généralise selon : (p)
dp
( ) F (t )
p
Ce qui se généralise selon F(ν) = −2iπ p
⋅ f(t)
p
dν
Nous admettrons que la transformée de Fourier d’une fonction suffit à la déterminer, i.e.
deux fonctions qui ont la même T.F. sont égales presque partout (en particulier si elles sont continues elles sont
égales.
Si F(ν) ∈ L1, on définit la T.F inverse (ou réciproque) de F (pour presque tout t) par
+∞
f(t) =
∫ −∞
F(ν)ei2πνtdν
(en toute rigueur, cette égalité est vraie pour tout t seulement si f est continue)
3. Produit de convolution
3.1 Définition
On appelle produit de convolution de f(t) par g(t) et on note f ∗ g , l’intégrale (quand elle existe)
−∞ −∞
• Si f et g sont continues et nulles en dehors des intervalles [a,b] et [c,d] respectivement, alors f ∗ g
existe et est nul hors du segment [a+c,b+d]
• la convolution est une opération qui “ régularise ” (ex. si on convolue f discontinue, avec g continue
alors h=f*g est continue, ...)
F (f * g) = F(ν).G(ν)
De même, on peut montrer que si F(ν), G(ν)et f.g sont dans L1 alors : F (f ⋅ g) = F(ν)* G(ν)
La corrélation réalise une comparaison entre un signal et ses copies décalées dans le temps.
On remarquera que Cf(τ) a la dimension d’une énergie, et que Cf(0) est proportionnel à l’énergie du signal
décrit par la fonction f(t). On peut voir la corrélation comme un indicateur de la déformation d’un signal au
cours du temps (en effet, elle est maximale lorsque τ = 0 et d’autant plus faible que f(t) diffère de f(t − τ)).
L’intercorrélation compare le signal f(t) et le signal g(t) décalé dans le temps : pour donné, plus f(t) et g(t)
sont différents et plus l’intercorrélation sera faible. Par contre, si g(t) est le même signal que f(t) mais décalé
dans le temps de 0, i.e. si
LU2PY313 cours de P. ANGELO 61
L’intercorrélation est donc un moyen de mesurer un retard entre deux mêmes signaux
4. T.F. et énergie
4.1. Théorème de Parseval
Le théorème de Parseval (qui exprime la façon dont l’énergie portée par un signal se réparti entre ses différentes
fréquences) se généralise pour les fonctions non périodiques et s’exprime ici par
∫ () ∫ F( ν) dν
+∞ 2 +∞ 2
f t dt =
−∞ −∞
∫
2
Soit : . F(ν) dν Cette intégrale représente la contribution à l’énergie de la bande de fréquence
ν
⎡ ν, ν + ∆ ν ⎤ . La quantité
⎣ ⎦
1 ν+Δν
∫
2 2
lim F(ν) dν = F(ν)
Δν→0 Δν ν
()
2
F ν s’appelle la densité spectrale d’énergie de f
Remarque : l’énergie contenue dans une “ petite bande ” ⎡ ν, ν + ∆ ν ⎤ est approximativement (D.L. au premier
⎣ ⎦
2
ordre) : ΔE ∝ F(ν) Δν
En effet, f(t) étant un signal de fonction de corrélation Cf(τ) et de densité spectrale Sf(ν), on a
+∞
Sf(ν) = T ⋅F ⋅ ⎡⎣Cf(τ)⎤⎦ =
∫ −∞
Cf(τ)e−i2πντdτ
+∞
et par symétrie Cf(τ) = T ⋅F−1 ⎡⎣ Sf(ν)⎤⎦ =
∫−∞
Sf(ν)e−i2πντdν
De même si Cfg(τ)est la fonction de corrélation de deux signaux f et g et si la densité spectrale est Sfg(ν)
LU2PY313 cours de P. ANGELO 62
+∞
, alors Sfg(ν) = T ⋅F ⋅ ⎡Cfg(τ)⎤ =
⎣ ⎦ ∫
−∞
Cfg(τ)e−i2πντdτ
+∞
et par symétrie Cfg(τ) = T ⋅F−1 ⎡⎣ Sfg(ν)⎤⎦ =
∫ −∞
Sfg(ν)e−i2πντdν
LU2PY313 Ch.7 Transformées de Fourier 63
TD15
2. Transformées de Fourier
1) fonction "porte"
⎧⎪1 si t ∈ ⎡ − A 2 , A 2 ⎤
PA(t) = ⎨ ⎣ ⎦
⎪⎩0 ailleurs
2) fonction "triangulaire"
⎧⎪1− t B si t ∈ ⎡ −B,B ⎤
TriB(t) = ⎨ ⎣ ⎦
⎩⎪0 ailleurs
fdα(t) = e−αtY(t)
1) a) Montrer que F ( f ( t) e
)(ν) = F ( ν − ν ) .
i2πν0t
0
3) Calculer F (P 2A )
(t) (ν) à partir de F (P (t))(ν)
A
1) Calculer g′(t) en fonction de g(t) . En appliquant le TF à l'identité obtenue, montrer que ĝ(ν) vérifie une
équation différentielle linéaire du premier ordre.
+∞
∫
2
2) Intégrer cette éq. diff. En admettant que e− x dx = π , déterminer la constante d'intégration et en
−∞
F ⎛⎜⎝ e ( ) ⎞ (ν)
2
−t τ
3) En déduire ⎟ ⎠
LU2PY313 cours de P. ANGELO 65
Annexe 1 : TRIGONOMÉTRIE
cosacosb =
1⎡
2⎣
( )
cos a + b + cos a − b ⎤
⎦ ( )
sinasinb =
1⎡
2⎣
(
cos a − b − cos a + b ⎤
⎦ ) ( )
1
(
sinacosb = ⎡ sin a + b + sin a − b ⎤
2⎣ ⎦ ) ( )
0 π 2π 0 π 2π 0 π/2 π
y= Arcsin(x) y= tan(x)
π π/2
y= Arccos(x)
π/2
y= sin(x)
π/2 y= Arctan(x)
1 1 −π/2 π/2
−π/2
−1 1 π
−π/2
y= cos(x)
LU2PY313 cours de P. ANGELO 66
a 0 ax
1 α+1
xα αx α−1 x α ≠ −1, x > 0
α +1
1 −1
ln x x≠0
x x2
1 −2x 1 x
Arctan a≠ 0
a +x2 2
(a2 + x 2 )2 a a
1 2x 1 a+ x
ln a ≠ 0 , x ≠ ±a
a2 − x 2 (a2 − x 2 )2 2a a − x
1 −2x 1 x−a
ln a ≠ 0 , x ≠ ±a
x −a2 2 2
(a − x ) 2 2
2a x + a
x 2 + a2
x +a 2
x
2
x 2
2
a2
(
x + a2 + ln x + x 2 + a2
2
) a≠ 0
x − a − ln( x + x −a )
x x a 2
x 2 − a2
2 2 2 2 a≠ 0, x > a
x 2 − a2 2 2
−x x a2 x
a2 − x 2 a2 − x 2 + Arc sin a>0, x < a
a −x 2 2
2 2 a
x +a2
1
2
−x
(x + a2 )3
2 (
ln x + x 2 + a2 ) a≠ 0
ln( x + x −a )
1 −x 2 2
a≠ 0, x > a
x −a2 2
(x − a2 )3
2
1 x x
Arc sin a>0, x < a
a −x2 2
(a − x 2 )3
2
a
ex ex ex
ax a > 0 , a ≠1
ax ax lna
lna
lnx 1x xlnx − x x>0
LU2PY313 cours de P. ANGELO 67
1 − cos x
ln tan(x 2) x ≠ kπ
sinx sin2 x
1 sinx ⎛ x π⎞
ln tan ⎜ + ⎟ x ≠ kπ
cos x cos x 2
⎝ 2 4⎠
1
Arcsinx x Arcsinx + 1− x 2 x <1
1− x 2
−1
Arccos x x Arccos x − 1− x 2 x <1
1− x 2
1
Arctanx x Arctanx − ln 1+ x 2
1+ x 2
−1
Arccotanx x Arcotanx + ln 1+ x 2
1+ x 2
1
Argshx x Argshx − x 2 +1
1+ x 2
1
Argchx x Argchx − x 2 −1 x >1
x 2 −1
1
Argthx x Argthx + ln 1− x 2 x <1
1− x 2
1
Argcothx x Argcothx + ln x 2 −1 x >1
2
x −1
LU2PY313 cours de P. ANGELO 68
fonctions usuelles
au voisinage de x = 0
e x = 1+
x x2
+
1! 2!
xn
+ ... + + o x n
n!
( )
( ) x2 x3
( ) ( )
n+1 x n
ln 1+ x = x − + + ... + −1 + o xn
2 3 n
( )
α α
1+ x = 1+ x +
α α −1 2( )
x + ... +
( )( ) (
α α −1 α − 2 ... α − n +1 n
x + o xn
) ( )
1! 2! n!
()
sh x = +
x x3 x5
1! 3! 5!
+ + ... +
x 2n+1
(
2n +1 !
+ o x 2n+2
) ( )
()
ch x = 1+
x2 x4
+
2! 4!
+ ... +
x 2n
2n !
+ o x 2n+1
( ) ( )
()
th x = x −
x 3 2x 5 17x 7
+
3 15
−
315
+ o x9 ( )
1.3... ( 2n −1) x
( ) 21 x3 + 1.3 − ... + ( −1) + o( x )
3 5 2n+1
x n
2n+2
Argsh x = x −
2.4 5 2.4...2n 2n +1
Argth( x ) = x + + o( x )
3 5 2n+1
x x x 2n+2
+ + ... +
3 5 2n +1
(2n)! ( )
+ ... + ( −1)
2 4 2n
x x x n
2n+1
cos x = 1− + +o x
2! 4!
tanx = x +
x 3 2 5 17 7
+ x +
3 15 315
x + o x9 ( )
Arc sinx = x +
1 x 3 1.3 x 5
+ + ... +
(
1.3... 2n −1 x 2n+1 )
+ o x 2n+2 ( )
2 3 2.4 5 2.4...2n 2n +1
π
Arccos x = − Arc sinx
2
x3 x5
( ) ( )
n x 2n+1
Arctanx = x − + + ... + −1 + o x 2n+2
3 5 2n +1
LU2PY313 cours de P. ANGELO 69
Un repère d'espace est défini par une origine O, fixe ou mobile dans un référentiel donné, ainsi que par
deux ou trois axes de référence orthonormés (Ox,Oy) ou (Ox,Oy,Oz). A chacun de ces axes est associé
! ! ! ! ! ! ! ! !
un vecteur unitaire, généralement noté (respectivement) ( ux ,uy ,uz ) ou (e x , e y , e z ) ou ( i , j,k). Ces vecteurs
forment la base orthonormée naturelle (ou canonique) du repère d'espace.
Une fois choisie une origine O, tout point M de l'espace peut également être repéré par le vecteur
!!!!" !!!!"
position OM : cela revient à dire qu'aux coordonnées décrivant M, correspond un unique vecteur OM .
Très souvent en physique, dans l'étude du mouvement d'un point matériel M, on choisi un repère dont
l'origine coïncide avec le point mobile M : on parle alors de repère local. L'utilisation de repères locaux
est souvent très intéressante lorsque le système étudié présente une symétrie particulière (polaire,
cylindrique, sphérique, …). En effet, l'usage d'un repère local, muni de la base ayant la symétrie étudiée
simplifie grandement le traitement …
• Coordonnées cartésiennes
En coordonnées cartésiennes, un point M est repéré par la
mesure algébrique de sa projection sur les axes du repère
(O, x, y, z). On écrit très généralement M(x,y,z).
La base orthonormée associée à ces axes est notée
! ! ! ! ! ! ! ! !
{ ux ,uy ,uz } (ou { e x , e y , e z } ou { i , j,k } ). C'est une base qui ne
change pas c'est-à-dire que, ces vecteurs gardent les mêmes
direction, sens et norme au cours du déplacement du point
M : on dit encore que la base est fixe dans le repère.
x = Cte ⇒ dSx = dy ⋅ dz
dV = dx ⋅ dy ⋅ dz et y = Cte ⇒ dSy = dx ⋅ dz
z = Cte ⇒ dSz = dx ⋅ dy
!
unitaire radial (i.e. suivant le rayon) uρ (ou …), un vecteur unitaire perpendiculaire (on dit encore
! !
"orthoradial") dans le sens trigonométrique uθ (ou eθ ) (cf figure). C'est une base qui change au cours du
mouvement du point M : on dit qu'elle est mobile dans le repère.
!!!!"
Il est équivalent de repérer le point M à partir du vecteur position OM , mais attention, contrairement aux
coordonnées cartésiennes, les composantes du vecteur position sont différentes des coordonnées
!!!!"
polaires : en effet, les coordonnées polaires de M sont (ρ,θ) alors que les composantes de OM dans la
! !
base { uρ ,uθ } sont (ρ,0) . On a donc :
!!!!" " !
M(ρ,θ) O,x,y ⇔ OM{u" ρ ,u" θ } = ρuρ avec 0 ≤ ρ < +∞ et θ ∈ ⎡⎣ 0,2π ⎡⎣ . Noter que uρ = f(θ) (cf ci-dessous)
( )
⎪⎧OM = ρ = x 2 + y2 ⎧ x = ρcosθ
⎨ ⎨
⎩⎪θ = Arctan(y x)+ kπ , où k = 0 (si x > 0 et y ≥ 0) , ⎩ y = ρsinθ
1(si x < 0) ou 2(si x > 0 et y < 0)
! ! ! ! ! !
⎧⎪u = cosθ u + sinθ u ⎪⎧ux = cosθ uρ − sinθ uθ
⎨ ! ρ
! x y
! ⎨! ! !
u
⎩⎪ θ
= − sinθ u x
+ cosθ uy ⎪⎩uy = sinθ uρ + cosθ uθ
• Coordonnées cylindriques
Les coordonnées cylindriques sont les coordonnées polaires
(dans le plan (xOy) auxquelles on a ajouté l'axe (Oz) avec sa
coordonnée cartésienne z (appelée "cote").
! ! !
La base orthonormée associée est notée { uρ ,uθ ,uz } (ou
! ! ! ! ! ! ! ! !
{ ur ,uθ ,uz } ou { eρ , eθ , e z } ou { er , eθ , e z } ). Comme pour les
coordonnées polaires, c'est une base qui change au cours du
mouvement du point M (elle est mobile dans le repère).
⎧ρ = x 2 + y2 ⎧ x = ρcosθ
⎪⎪ ⎪
θ = Arctan(y x)+ kπ , où k = 0 (si x > 0 et y ≥ 0) , ⎨ y = ρsinθ
⎨ ⎪z = z
⎪ 1(si x < 0) ou 2(si x > 0 et y < 0) ⎩
⎪⎩ z = z
LU2PY313 cours de P. ANGELO 71
! ! ! ! ! !
⎧u = cosθ u + sinθ u ⎧u = cosθ u − sinθ u
ρ ρ
⎪! ! x y
! ⎪! x
! !θ
⎨uθ = − sinθ ux + cosθ uy ⎨uy = sinθ uρ + cosθ uθ
!
⎪u = u! !
⎪u !
⎩ z z ⎩ z = uz
!!!!" !!" " " "
Noter que le déplacement élémentaire, qui vaut : dOM = dℓ = dρ eρ + ρdθ eθ + dz e z est également utile
pour calculer des volumes ou des surfaces élémentaires. En effet, on a :
Il est conseillé d'utiliser les coordonnées cylindriques dès que la distance à un axe z joue un rôle important
dans un problème
• Coordonnées sphériques
En coordonnées sphériques, un point M est repéré par
la donnée de trois paramètres, dans le repère (O, x, y, z)
:
• r (rayon de la sphère à laquelle il appartient),
• θ (angle entre la direction (Oz) et la direction (OM))
• et ϕ (angle entre la direction (Ox) et la direction
(OP)) où P est la projection de M dans le plan (xOy).
⎧
⎪ 2 2 2
⎪r = x + y + z
⎪ ⎧ x = r sinθcosϕ
⎪ ⎪
⎪ ⎪
⎨θ = Arccos(z r) ⎨ y = r sinθ sinϕ
⎪ ⎪
⎪
⎪ ( )
⎧Arccos x x 2 + y2 si y ≥ 0
⎪
⎪ z = r cosθ
⎩
( )
⎪ϕ = ⎨
⎪ ⎪2π − Arccos x x 2 + y2 si y < 0
⎩ ⎩
! ! ! ! ! ! ! !
⎧u = sinθcosϕ u + sinθ sinϕ u + cosθ u ⎧u = sinθcosϕ u + cosθcosϕ u − sinϕ u
θ
⎪! r x
! y
! z
! ⎪! x
! r
! ! ϕ
⎨uθ = cosθcosϕ ux + cosθ sinϕ uy − sinθ uz ⎨uy = sinθ sinϕ ur + cosθ sinϕ uθ + cosϕ uϕ
! ! ! !
⎪u ! !
⎪u = − sinϕ u + cosϕ u
⎩ ϕ x z ⎩ z = cosθ ur − sinθ uθ
LU2PY313 cours de P. ANGELO 72
Il est conseillé d'utiliser les coordonnées sphériques dès que la distance à l'origine joue un rôle important
dans un problème
LU2PY313 cours de P. ANGELO 73
!
Système de coordonnées Nabla : ∇
! ∂ ! ∂ ! ∂
Cartésiennes ex + ey + ez
∂x ∂y ∂z
! ∂ ! 1 ∂ ! ∂
Cylindriques eρ + eθ + ez
∂ρ ρ ∂θ ∂z
! ∂ ! 1∂ ! 1 ∂
Sphériques er + eθ + eϕ
∂r r ∂θ r sinθ ∂ϕ
!!!!!"
Système de coordonnées f(M,t) Gradient : grad f = ∇f
∂f ! ∂f ! ∂f !
Cartésiennes f(x, y, z,t) ex + ey + ez
∂x ∂y ∂z
∂f ! 1 ∂f ! ∂f !
Cylindriques f(ρ,θ,z,t) eρ + eθ + e z
∂ρ ρ ∂θ ∂z
∂f ! 1 ∂f ! 1 ∂f !
Sphériques f(r,θ,ϕ,t) e + e + e
∂r r r ∂θ θ r sinθ ∂ϕ ϕ
! ! ! !
Système de coordonnées A(M,t) Divergence : div A = ∇ ⋅ A
( )
! ∂Ax ∂Ay ∂Az
Cartésiennes A Ax ,Ay ,Az + +
∂x ∂y ∂z
( )
! 1 ∂(ρAρ ) 1 ∂Aθ ∂Az
Cylindriques A Aρ ,Aθ ,Az + +
ρ ∂ρ ρ ∂θ ∂z
( ) 1 ∂Aϕ
! 2
1 ∂(r Ar ) 1 ∂(sinθAθ )
Sphériques A Ar ,Aθ ,Aϕ + +
r 2
∂r r sinθ ∂θ r sinθ ∂ϕ
( )
!!!!!"
Système de coordonnées f(M,t) laplacien scalaire : Δ f = ∇ 2f = div graf f
∂2 f ∂2 f ∂2 f
Cartésiennes f(x, y, z,t) 2
+ 2
+
∂x ∂y ∂z 2
1 ∂ ⎛ ∂f ⎞ 1 ∂2 f ∂2 f
Cylindriques f(ρ,θ,z,t) ⎜ρ ⎟ + +
ρ ∂ρ ⎝ ∂ρ ⎠ ρ2 ∂θ2 ∂z 2
1 ∂ ⎛ 2 ∂f ⎞ 1 ∂ ⎛ ∂f ⎞ 1 ∂2 f
Sphériques f(r,θ,ϕ,t) ⎜r ⎟+ 2 ⎜ sinθ ⎟ + 2 2
r ∂r ⎝ ∂r ⎠ r sinθ ∂θ ⎝
2
∂θ ⎠ r sin θ ∂ϕ 2
( )
! """""! ! """! """! !
(
Remarque : on pourra retenir que le laplacien vectoriel, défini par ΔA = grad div A − rot rot A s'obtient )
!
en cartésiennes, en faisant agir le laplacien scalaire sur chaque composante d'un champ vectoriel A ,
i.e.
! ! ! ! ∂2 A i ∂2 A i ∂2 A i
ΔA = ΔAx e x + ΔAye y + ΔAz e z avec ΔAi=x,y,z = + +
∂x 2 ∂y2 ∂z 2
1 ∂2
!… = … − Δ…
c2 ∂t2
LU2PY313 cours de P. ANGELO 75
1. CC1
2. CC2
3. CC3
4. Seconde chance
2PY313-PeiP CC1 (1h30) 28 octobre 2021
dT
= −K ( T (t) − Te ) , où K est le coefficient de proportionnalité (strictement positif),
dt
T (t) la température du corps inerte à un instant t et Te la température du milieu environnant le
corps à chaque instant (supposée constante).
1
2PY313-PeiP CC2 (1h30) 02 décembre 2021
*** Rédiger les ex 1-2 sur une copie et 3-4 sur une autre ***
sin A+2Dm
n=
sin A
2
................................................................................................
−
→ →−
− →
1. Calculer div A et rot A .
−→ −−→
2. Déterminer un champ scalaire φ tel que : A = − gradφ.
3. D’ailleurs, qu’est-ce qui nous dit que φ existe (avant de l’avoir calculé bien sûr) ?
1
2PY313 CC3 (1h30) 11 janvier 2022
3 exercices au choix.
Polycopié de cours autorisé - Calculatrice et TD interdits
Exercice 1 (30')
Calculer les intégrales multiples suivantes après avoir représenté graphiquement les domaines D1 et D2 ,
ainsi que le volume V :
ZZ
x2 y dxdy , où D1 = ( x, y) ∈ R2 | x ≥ 0, y ≥ 0, x + y ≤ 1 (conseil : utiliser les coord. cartés.)
1. I1 =
D1
x3
ZZ
dxdy , où D2 = ( x, y) ∈ R2 | x2 + y2 ≤ 1, x ≥ 0, y ≥ 0
2. I2 = 2 2 2 2 3/2
(conseil :
D2 (1 + x + y )( x + y )
utiliser les coord. polaires)
z3
ZZZ
dxdydz , où V = ( x, y, z) ∈ R3 | 1 ≤ x2 + y2 + z2 ≤ 4, z ≥ 0
3. I3 = p (conseil : utiliser
Vx 2 + y2 + z2
les coord. sphériques)
Exercice 2 (30')
Calculer les intégrales de surface suivantes :
ZZ
x2 y dσ , où Σ1 = ( x, y, z) ∈ R3 | 0 ≤ x ≤ 3 , 0 ≤ y ≤ 2 , z = 1 + 2x + 3y (portion de plan)
1. J1 =
Σ1
ZZ
x2 z dσ , où Σ2 = ( x, y, z) ∈ R3 | x2 + y2 + z2 = 4 , x ≥ 0 , y ≥ 0 , z ≥ 0 (portion de sphère)
2. J2 =
Σ2
ZZ
x2 yz2 dσ , où Σ3 = ( x, y, z) ∈ R3 | x2 + y2 = 4 , y ≥ 0 , 0 ≤ z ≤ 3 (portion de cylindre)
3. J3 =
Σ3
Exercice 3 (30')
1. Calculer les intégrales curvilignes suivantes :
I
(a) K1 = x2 y dx − 6y2 dy où Γ1 est le cercle de centre O et de rayon 1, parcouru dans le sens
Γ1
direct (conseil : utiliser la formule de Green-Riemann).
Z
(b) K2 = ~F · d~` , où ~F = x2 y~i + xy ~j , d~` est le déplacement élémentaire, Γ2 est l’arc de parabole
Γ2
y = x2 entre le point O et le point C (1, 1), parcouru de O vers C.
1
2PY313 CC3 (1h30) 11 janvier 2022
Exercice 4 (30')
On se propose de calculer de deux façons différentes, le flux Φ, du rotationnel du champ vectoriel :
~E = y~i + x (1 − 2z)~j − xy ~k ,
à travers la surface de la demi-sphère (ouverte) : Σ = ( x, y, z) ∈ R3 | x2 + y2 + z2 = R2 , R > 0 , z ≥ 0
1. Calcul direct :
−−−→−→
(a) Calculer rot E
−−−→−→ −→ −→
(b) Calculer rot E . n , où n est un vecteur unitaire orthogonal à la demi-sphère, orienté vers
l’extérieur.
−−−→−→
(c) En déduire le flux de rot E à travers la demi-sphère Σ.
2. Utiliser le théorème de Green-Ostrogradski pour retrouver Φ.
Exercice 5 (30')
Soit f , la fonction définie par :
0 si t ∈ [−π, 0[
f (t) = t si t ∈ [0, π [
2π périodique
2
2PY313 OUILS MATHÉMATIQUES 1 17 juin 2022
Session 2
∞
e− x dx
1) Dire pourquoi I =
∫ 0 x
est ou non une intégrale généralisée, puis la calculer.
! ! ! !
5-6) Le champ F = y i + (x + z) j + (y + 2z) k dérive-t-il d'un potentiel ? Si oui, le déterminer, sinon dire pourquoi.
! !
7) Déterminer, si cela a un sens, les gradient, divergence et rotationnel de : H(r) = f(r) r r (f étant une fonction de
classe C1 sur ! ).
x sin(2y)
8) Calculer l'intégrale double L =
∫∫D 1+ x 2
dx dy où D est le domaine rectangulaire, défini par D = ⎡ 0,1⎤ x ⎡ 0, π 3 ⎤ .
⎣ ⎦ ⎣ ⎦
10) Calculer I3 =
∫∫∫ V
z3
x 2 + y2 + z 2
{
dx dydz où V = (x, y, z) ∈! 3 1≤ x 2 + y2 + z 2 ≤ 4, z ≥ 0 . }
11) Calculer l'intégrale curviligne suivante : K1 =
!∫ Γ1
x 2 ydx − 6y2 dy où Γ1 est le cercle de centre O et de rayon 1,
! ! ! !
12-13) Soit le champ vectoriel E = y i + x(1− 2z) j − xy k :
!!!" "
a) calculer rot E
( )
! 1 ! ! ! !!!" " "
(
b) On donne n = x i + y j + z k . Calculer rot E ⋅ n
R
)
( )
!!!" " !!!" "
c) Calculer div rot E puis en déduire le flux de rot E à travers la surface de la demi-sphère
{ }
Σ = (x,y,z) ∈! 3 x 2 + y2 + z 2 = R2 , R > 0 et z ≥ 0 , orientée vers l'extérieur.
⎧⎪1− t si ∈ ⎡ −1,1⎤
14-15) Soit f, la fonction telle que : f(t) = ⎨ ⎣ ⎦
⎩⎪2 périodique
a) Représenter graphiquement f sur l'intervalle ⎡ −2,2 ⎤
⎣ ⎦
b) Déterminer les coefficients de Fourier an(f) et bn(f). On précisera la valeur de ces coefficients suivant la
parité de n
c) Construire la série de Fourier associée à f. Préciser la valeur de la convergence de cette série en tout point.