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Analyse Mathématique pour Physiciens

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PeiP A

LU2PY313

« Étudie, non pour savoir plus, mais pour savoir mieux »

Sénèque

Responsable : P. ANGELO 2022-2023


MCF SU (LULI), T23/33/402

[Link]@[Link]
 
i

AVANT PROPOS

Cette UE présente principalement les outils d'analyse mathématique, indispensables à


l'étude de l'électromagnétisme, la thermodynamique et de la spectroscopie. Elle est donc
surtout centrée autour des fonctions de plusieurs variables et de l'analyse de Fourier.

Nous nous sommes efforcés d’en donner une présentation intuitive car un souci de plus
grande rigueur nous aurait conduit à des développements qui n’ont pas la place dans ce
cours …
ii
iii

TABLE DES MATIÈRES

CHAPITRE 1 : INTEGRALES SIMPLES ET GÉNÉRALISÉES


[Link] ………………………………………………………………………………………………………………………………… 1
1.1 Définitions et propriétés élémentaires
1.2 Méthodes courantes pour le calcul

2. Intégrales généralisées …………………………………………………………………………… 4

3. Exemples d'applications ………………………………………………………………………… 5


3.1 Longueur d'un arc de courbe
3.2 Calcul de volumes

4. TD 1-2 ………………………………………………………………………………………………………………………………… 7

CHAPITRE 2 : ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES ORDINAIRES (EDO)


1. Introduction …………………………………………………………………………………………………………………………… 9
1.1 Définitions
1.2 Equations différentielles linéaires d'ordre n

2. Equations différentielles du premier ordre ………………………………………………………………… 10


2.1 Equations à variables séparées
2.2 2quations différentielles linéaires du premier ordre

3. Equations différentielles linéaires du second ordre à coefficients constants ………… 11


3.1 Sans second membre
3.2 Avec un second membre "simple"

4. Applications à des problèmes physiques simples …………………………………………………… 12


4.1. Circuit RC
4.2 Oscillateur harmonique

5. TD 3-4 ………………………………………………………………………………………………………………………………… 17

CC1 (sur les Ch. 1& 2, sans calculatrice ni TD, avec poly de cours)

CHAPITRE 3 : FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES RÉELLES ET


INTRODUCTION AUX OPÉRATEURS DIFFÉRENTIELS
1. Introduction …………………………………………………………………………………………………………………………… 19
1.1 Définitions
1.2 Représentations graphiques

2. Dérivées partielles ……………………………………………………………………………………………………………… 20


2.1 Dérivées partielles du premier ordre
2.2 Dérivées partielles d’ordre supérieur
iv

2.3 Théorème de Schwarz


2.4 Dérivées partielles et fonctions composées
2.5 Notion d’équations aux dérivées partielles

3. Différentielle …………………………………………………………………………………………………………………………… 24
3.1 Introduction
3.2 Interprétation graphique
3.3 Exemples d’applications

4. Opérateurs différentiels et champs …………………………………………………………………………………… 27


4.1. Introduction - Définitions
4.2 Gradient d’un champ scalaire
4.3 Divergence et rotationnel d’un champ vectoriel
4.4 Application répétée des opérateurs différentiels

5. TD 5-8 ………………………………………………………………………………………………………………………………… 31

CC2 (sur le Ch.3, sans calculatrice ni TD, avec poly de cours)

CHAPITRE 4 : INTÉGRALES MULTIPLES ET DE SURFACE


1. Intégrales doubles ………………………………………………………………………………………………………… 35
1.1. Introduction
1.2 Définition
1.3 Calcul pratique d'une intégrale double

2. Intégrales de surface ……………………………………………………………………………………………… 37


2.1. Orienter une surface
2.2 Vecteur aire élémentaire d'une surface
2.3 Calcul pratique d'une intégrale de surface

3. Intégrales triples ………………………………………………………………………………………………………… 39

4. TD 9-10 ………………………………………………………………………………………………………………………………… 41

CHAPITRE 5 : INTÉGRALES CURVILIGNES, POTENTIEL, CIRCULATION ET


FLUX
1. Intégrale curviligne d'une fonction le long d'un arc AB ………………………………………… 43
1.1. AB est décrit par f strictement monotone
1.2. AB est parallèle à l'axe (Ox) ou (Oy)
1.3. AB est quelconque
1.4. Circulation, travail – Ecriture vectorielle d'une intégrale curviligne

2. Théorème de Green-Riemann ……………………………………………………………………………………… 44

3. Flux d'un champ vectoriel à travers une surface ………………………………………… 45

4. Théorèmes liés au flux d'un champ vectoriel ………………………………………… 45


4.1. Stokes-Ampère
4.2. Green-Ostrogradski

5. TD 11-12 ………………………………………………………………………………………………………………………………… 47
v

CHAPITRE 6 : SÉRIES DE FOURIER


1. Introduction qualitative ……………………………………………………………………………………………… 49

2. Définitions et théorèmes fondamentaux ………………………………………………………………… 49


2.1. Définitions
2.2. Théorème de convergence
2.3. Spectre
2.4. Propriété des coefficients de Fourier
2.5. Théorème de Parseval

3. Exemples d'applications à la physique ………………………………………………………………… 52


3.1. Généralités
3.2. Energie et puissance d'un signal mesurable
3.3. Analyse de Fourier – Synthèse de Fourier

4. TD 13-14 ………………………………………………………………………………………………………………………………… 55

CHAPITRE 7 : TRANSFORMÉES DE FOURIER


1. Introduction qualitative ……………………………………………………………………………………………… 57

2. transformation de Fourier ……………………………………………………………………………………… 57


2.1. Définitions
2.2. Principales propriétés
2.3. Transformée de Fourier et dérivation
2.4. Inversion de la transformation de Fourier

3. Produit de convolution ……………………………………………………………………………………… 60


3.1. Définition
3.2. Principales propriétés
3.3. T.F. et produit de convolution
3.4. Corrélation - Intercorrélation

4. T.F. et énergie ……………………………………………………………………………………………… 61


4.1. Théorème de Parseval
4.2. Densité spectrale d'énergie
4.3. Relations de Wiener-Khintchine

5. TD 15 ………………………………………………………………………………………………………………………………… 63

CC3 2h (sur les Ch. 4 à 7, sans calculatrice ni TD, avec poly de cours)

ANNEXES

1. Trigonométrie …………………………………………………………………………………………………………………… 65
2. dérivées et primitives usuelles ……………………………………………………………………………………… 66
3. développements limités ………………………………………………………………………………… 68
4. Systèmes de coordonnées ……………………………………………………… 69
5. Expressions des opérateurs différentiels ……………………………………………………………… 73
6. Annales …………………………………………………………………………………… 75
vi
LU2PY313 cours de P. ANGELO 1

Ch. 1 INTÉGRALES SIMPLES ET GÉNÉRALISÉES

1. Rappels
1.1 Définitions et propriétés élémentaires
1.1.1 Primitive - Intégrale indéfinie
Soit f une fonction continue sur un certain domaine Df. On appelle primitive de f, une fonction F, telle que, ∀x ∈
dF
Df : F′ (x) = f(x) ou encore = f(x)
dx

Remarque 1 : F est nécessairement continue sur Df (puisque dérivable)

Remarque 2 : toute fonction F1 telle que : F1 = F + C1 où C1 ∈  est aussi une primitive de f.


Réciproquement, f admet une infinité de primitives qui se déduisent les unes des autres par une constante
additive arbitraire ; on convient de représenter une primitive quelconque F de f par le symbole
∫ f(x)dx . Ce
symbole porte le nom d’intégrale indéfinie et se lit “somme de f(x) dx”.

1.1.2 Intégrale définie sur un intervalle [a,b]


[Link] Intégrale de Riemann (approche physique)

Soit une fonction f définie sur [a,b] et telle que


1) soit f est continue sur [a,b]
2) soit f admet sur [a,b] un nombre fini de discontinuités de première espèce.

Divisons l’intervalle [a,b] en n segments égaux en introduisant les points xi


d’abscisse :
b−a b−a
xi = a + i ; quand n augmente, la largeur Δx = de chaque segment
n n
devient de plus en plus petite ; lorsque n → ∞ , Δx → 0 et est tout naturellement
a b b
noté dx en Physique (cf remarque 3). Ainsi, évaluer l’intégrale ∫a
f(x)dx revient
à calculer la somme des « contributions infiniment petites » f(xi) dx, i.e.

n n

∑ f(x )Δx = lim ∑ f(x )b n− a


b

∫a
f(x)dx = lim
Δx→0
i=1
i n→∞
i=1
i

Remarque 3 : En physique, " f(x)dx " est appelée "surface élémentaire du 1er ordre" (car fait intervenir une
longueur élémentaire (ici, "dx")). Il est essentiel de bien distinguer en physique les notations :
• "∆ x” qui signifie x final − x initial , avec aucune hypothèse faite sur x final et x initial

x final − x initial
• " δx " = x final − x initial , avec l'hypothèse que x final et x initial sont "très proches" i.e. ≪1 (petite variation)
x initial
• "dx" est une quantité formelle (on ne peut pas faire d'application numérique !) appelée "déplacement
élémentaire" (ou "infinitésimal") suivant Ox. Elle peut être vue comme lim δx . En analyse standard, cette
x final →x initlal

limite est nulle, mais en physique, on considérera que c'est "le plus petit déplacement non nul suivant Ox"
LU2PY313 cours de P. ANGELO 2

[Link] Propriétés de l’intégrale de Riemann


• D’après le paragraphe précédent, f est intégrable sur [a,b] si f est continue sur [a,b] ou si elle admet
un nombre fini de discontinuités de première espèce sur [a,b].

1
exemple : n’est pas intégrable sur [-1,1]
x2

b
• Interprétation géométrique : on montre que ∫ a
f(x)dx représente l’aire comprise entre l’axe Ox, les
deux droites d’équation x=a et x=b et la courbe représentant f. Cette aire étant comptée positivement si la
courbe est « au dessus » de Ox et négativement dans le cas contraire.

• La valeur moyenne d’une fonction intégrable sur [a,b] est donnée par :

1 b
µ=
b−a ∫a
f(x)dx

• linéarité : si f et g sont intégrables sur [a,b] (a < b) alors :

∫ (f(x)+ g(x)) dx = ∫
b b b
f+g, lf (l ∈ ) sont intégrables et
a a
f(x)dx +

a
g(x)dx
b b

∫a
λ f(x)dx = λ
∫a
f(x)dx

conséquences :

a) si f et g sont égales, sauf en un nombre fini de points, qui sont des points de discontinuité de première espèce,
b b
alors ∫
a
f(x)dx = ∫a
g(x)dx (réciproque fausse).

b
b) si f ≥ 0 sur [a,b], alors ∫a
f(x)dx ≥ 0

b b
c) si f ≥ g sur [a,b], alors ∫ a
f(x)dx ≥ ∫ a
g(x)dx

d) Relations de Chasles : si c ⎤a,b ⎡ alors f intégrable sur ⎡a,c ⎤ et ⎡c,b ⎤ et


⎦ ⎣ ⎣ ⎦ ⎣ ⎦
b c b

∫a
f(x)dx =
∫a
f(x)dx +
∫c
f(x)dx
b a

∫a
f(x)dx = −
∫ b
f(x)dx
a

∫a
f(x)dx = 0

()
b b
e) f x est intégrable sur [a,b] et
∫ a
f(x)dx ≤

a
f(x) dx

b b b
• Inégalité de Schwarz :
∫a
f(x)g(x)dx ≤
∫ a
f 2(x)dx.
∫ a
g2(x)dx

b
1.2. Méthodes courantes pour le calcul de
∫a
f(x)dx
b
Il n’existe pas de méthode absolument générale pour calculer une expression du type

a
f(x)dx , mais plusieurs
LU2PY313 cours de P. ANGELO 3

méthodes permettent, dans de nombreux cas d’aboutir ; nous rappelons ici les principales.

1.2.1 Intégration par primitive


On montre que si f est continue sur [a,b] et si F est une primitive de f sur [a,b], alors
b


a
f(x)dx = F(b)− F(a)

Un tableau des primitives des fonctions usuelles permet ainsi de calculer de nombreuses intégrales.

x
Remarque :
∫ f(t)dt est la primitive de f qui s’annule au point x=a.
a

1.2.2 Intégration par décomposition en somme


En utilisant

∫ (λf(x)+ µg(x)) dx = λ ∫ f(x)dx + µ ∫ g(x)dx


on peut parfois se ramener à la recherche de primitives de fonctions usuelles.

1.2.3 Intégration par parties


u et v étant deux fonctions de classe C1 sur un même intervalle [a,b], on sait que
(u.v)’ = u’v + uv’. On en déduit la formule dite « d’intégration par parties » :

b b

∫ ∫
b
u(x). v′(x)dx = ⎡⎣u(x).v(x)⎤⎦ − v(x).u′(x)dx
a

   a a

  
dv du

Dans la pratique, ceci permet de calculer certaines intégrales


∫ f(x)dx où f est le produit d’une fonction u et
d’une fonction w « facile à intégrer » (w = v’).

• Attention : lorsque f est le produit de deux fonctions « faciles à intégrer » :

a) ∫ P(x)e dx où P est un polynôme et a un réel non nul.


αx

Poser : u(x) = P(x) et v’(x) = eax ;

Procéder de la même façon pour :


∫ P(x)cosαx dx , ∫ P(x)sinαx dx , ∫ P(x)chαx dx , ∫ P(x)shαx dx

b) ∫ f(x)g(x)dx , où g est une fonction rationnelle et f une fonction transcendante de dérivée algébrique.
Poser u = f et v’ = g

On arrive ainsi à une intégrale plus simple, sauf si v est une fonction transcendante.
LU2PY313 cours de P. ANGELO 4

1.2.4 Intégration par changement de variable


On montre que si f : [a,b] ® I = f[a,b] est intégrable et s’il existe une fonction qui définit une bijection d’un
intervalle J vers I, alors :
b ϕ −1(b)

∫a
f(x)dx =
∫ϕ −1(a)
f ⎡⎣ϕ(t)⎤⎦.ϕ ′(t)dt

En Pratique, deux cas peuvent se présenter :

1) n’intervient pas directement (on fait apparaître une primitive d’une fonction connue)

2) On introduit d’abord pour simplifier f (par exemple, si la fonction à intégrer contient un facteur

( )
a2 − b2 x 2 ou a2 + b2 x 2 , mais aucun autre facteur irrationnel, on peut essayer de poser :

a ⎛ a ⎞
ϕ(t) = sint ⎜ ou tant⎟
b ⎝ b ⎠

Ne pas oublier de répercuter le changement de variable dans


• l’élément d’intégration (dx)
• les bornes d’intégration

Quelques applications du changement de variable

a
a) f impaire (et continue) ⇒ ∫ f(x)dx = 0
−a

a a
b) f paire (et continue) ⇒ ∫ f(x)dx = 2 ∫ f(x)dx
−a 0

c) si f est T périodique, et continue sur  :


⎧ b b+T

⎪⎪
f, T − périodique ⇒ ∀ a,b ∈ , ⎨
∫a
f(x)dx =
∫ a+T
f(x)dx
a+T b+T

⎪⎩ ∫a
f(x)dx =
∫b
f(x)dx

2. Intégrales généralisées
2.1. Définition
Nous n’avons envisagé jusqu’ici que des intégrales de fonctions, soit continues sur un intervalle d’intégration fini
(i.e. du type [a,b]), soit admettant un nombre fini de discontinuités de première espèce sur cet intervalle.

Nous allons maintenant étendre la notion d’intégrale à deux nouvelles situations :

b
(i) I =
a ∫ f(x) dx , où f est définie sur [a,b[, et f(x) → ± ∞
a x→b−

+∞
(ii) Ib =
∫ f(x) dx , où f est définie sur ⎡⎣a,+∞ ⎡⎣
a

De telles intégrales sont dites généralisées ou impropres.


LU2PY313 cours de P. ANGELO 5

Définition : On dit que l’intégrale Ia , existe, a un sens ou est convergente, si


t
. lim

t→b ∫ f(x) dx < ∞ . Dans le cas contraire, on dit que I
a
a
n’existe pas, n’a pas de sens ou est divergente.

De même, l’intégrale Ib , existe, a un sens ou est convergente, si

t
. lim
t→∞ ∫ f(x) dx < ∞
a

Remarques : 1) Lorsque f n'est pas bornée c ∈ ⎡a,b ⎤ (i.e. que lim f(x) = ±∞ ), on se ramène au cas (i)
⎣ ⎦ c

b c− b
en posant:
∫ a
f(x) dx =

a
f(x) dx +
∫ c+
f(x) dx . L'intégrale est convergente si chacune des deux intégrales l'est
séparément.

b−a
2) le cas (i) est équivalent à Ia′ =
∫0
f(x ′) dx ′ , où x ′ ∈ ⎤⎦ 0,b − a⎤⎦ et f(x) →+ ∞ (il suffit de poser x’= b-x).
x→0

b
3) De même, on peut ramener à ces deux cas, l’étude des intégrales
∫ a
f(x) dx , où f n’est bornée ni en
a +∞
a, ni en b, et ceux d’intégrales
∫ −∞
f(x) dx ou
∫−∞
f(x) dx . Pour ce dernier cas, il suffit d'écrire :

+∞ c +∞


−∞
f(x) dx =

−∞
f(x) dx +
∫c
f(x) dx , où c ∈! l'intégrale est convergente si chacune des deux intégrales

l'est séparément.

2.2. Cas particulier


Dans le cas particulier où l’on peut déterminer une primitive de f, le calcul d’une intégrale généralisée revient
à étudier la limite de cette primitive, soit en b, soit en + ∞ .

3. Exemples d’applications
3.1. Longueur d’un arc de courbe
3.1.1 Courbe donnée en représentation cartésienne
En représentation cartésienne, une courbe est donnée par une équation du type y= f(x). Décomposons la
! en segments élémentaires (ou éléments de
longueur d’un arc de courbe AB
B
longueur) de "longueur" dℓ . Sur un dessin, il est aisé de voir que :
dl
(d) = (dx ) + (dy )
dy 2 2 2

dx
A
⎡ ⎛ 2⎤
dy ⎞ ⎥
( ) ( ) ( )
2 2 2
D’où l’on tire : d = dx ⎢1+ ⎜ ⎟ = dx ⎡⎣1+ y′ 2 ⎤⎦
⎢ ⎝ dx ⎠ ⎥
⎣ ⎦
x x+dx 2
⎛ dy ⎞
Soit : d = 1+ ⎜ 2
⎟ dx = 1+ y′ dx
⎝ dx ⎠
2
b ⎛ dy ⎞ b

∫ ∫
! sera évaluée à l’aide de l’intégrale :
La longueur d’un arc de courbe AB L= 1+ ⎜ ⎟ dx = 1+ y′ 2 dx
a ⎝ dx ⎠ a
LU2PY313 cours de P. ANGELO 6

3.1.2 Courbe donnée en représentation paramétrique

Si une courbe est donnée en représentation paramétrique {x (t) = f (t) et y (t) = g(t)}, le calcul du segment
élémentaire est immédiat :

()
dx = f′ t dt ⎫⎪
(dx ) + (dy) () ()
2 2
⎬ ⇒ dℓ = = f′ 2 t + g′ 2 t dt , d’où :
()
dy = g′ t dt⎪

() ()
t2
L=
∫t1
f′ 2 t + g2 t dt

3.1.3 Courbe donnée en représentation polaire

{
Si une courbe est donnée en représentation polaire x = ρcosθ et y = ρsinθ , le calcul du segment élémentaire }
est également immédiat :

2
dx = cosθ dρ − ρsinθ dθ ⎪⎫ ⎛ dρ ⎞
(dx ) + (dy) ( ) ( )
2 2 2 2
⎬ ⇒ d = = dρ + ρdθ = ρ + ⎜ ⎟ dθ , d’où, puisque la courbe a pour
2

dy = sinθ dρ + ρcosθ dθ ⎭⎪ ⎝ dθ ⎠

()  est donnée par


équation ρ = f θ , la longueur de l’arc AB

()
θ2
L=
∫ θ1
ρ2 θ + ρ′ 2 dθ

3.2. Calcul de volumes


Le calcul des volumes nécessite en général l’emploi
des intégrales triples, mais pour des corps ayant une
symétrie de révolution, on peut toujours se ramener
à une intégrale simple.

On engendre un solide de révolution en faisant


pivoter une courbe C autour d'un axe : considérons
un corps ayant une symétrie de révolution autour de
l'axe Ox et supposons connue l’aire de toutes les
sections obtenues par l’intersection de ce corps
avec un plan perpendiculaire à l’axe Ox.

L’aire d’une section donnée, est une fonction de x,


2
donnée par : S = S(x) = π ⋅R2(x) = π ⋅ ⎡⎣f(x)⎤⎦ ,

On peut définir un élément de volume (ou volume élémentaire) du 1er ordre (car une seule longueur
élémentaire) par : dV = S(x)dx

Et déduire le volume total du solide de révolution par l’intégrale :

∫ S( x ) dx
b
V=
a
LU2PY313 Ch.1 Intégrales simples et applications 7
TD1

1. Intégration : méthodes courantes

Ex. 1.2.1 par primitive

2 3 2 ⎛ ⎛ π ⎞⎞
1)
∫ (tan2 x +1) dx (cours) 2) I2 =
π ∫
0
Arctan ⎜ tan ⎜ x ⎟ ⎟ dx
⎝ ⎝ 2 ⎠⎠

Ex. 1.2.2 : par décomposition en somme

1)
∫ tan x dx 2
(cours)

1
x2 1
x4
2)
∫ 1+ x dx (cours)
0
2
,
∫ 1+ x
0
2
dx


3) cos x dx 2
∫ cos x dx4

dx
4)
∫ e +1 x

Ex. 1.2.3 : par parties


• Ex.1.2.3.a : décomposition évidente

0)
∫ lnx dx (cours) 1)
∫ Arcsinx dx
2) ∫ x ln (1+ x ) dx (cours)
3

∫ x ln(1+ x )dx
1
2 2
3)
0 0

• Ex.1.2.3.b : décomposition pas évidente


π
1) ∫ 0
x 2 cos x dx
π 6
2) I =
∫ 0
e−2t cos(3t)dt

Ex. 1.2.4 : par changement de variable


• Ex.1.2.4-1 : En faisant apparaître dU

2x
0)
∫ sinx cos x dx (cours) 1) ∫x 4
+1
dx

cos x dx cos3 x dx dx
2) ∫ tan x dx (cours) 3) ∫ 2 − cos 2
x
4)
∫ sin4 x
5)
∫ tan x
3

dx
6)
∫e x
+1

• Ex.1.2.4-2 : En introduisant φ pour simplifier f


4
dx 3
xdx
I=
∫ 1+0 x
, J=

0 x +1

7
LU2PY313 Ch.1 Intégrales simples et applications 8
TD2

2. Intégrales de Riemann généralisées

Ex. 2.1.a exemples élémentaires


Dire si les intégrales suivantes sont généralisées ou non, convergentes ou non (justifier !). On donnera l'allure des
fonctions à intégrer.

∞ 1
1 1
1 1
dt ∞
dt
I1 =

0
e−t dt , I2 =
∫ 0 t
dt , I3 =
∫ t dt
0
2
, I4 =
∫t
0
α
, α ∈! , I5 =
∫ +1 tα
, α ∈!

+∞ π 2
ln(1+ x)
1 +∞
dt
I6 =
∫ 0
sinx dx , I7 =
∫ 0
tan(x) , I8 =
∫0 x
dx , I9 =
∫−∞ 1+ t2

Ex. 2.1.b Autres exemples


Même question qu'au 2.1.a (sauf qu'on on ne demande pas l'allure des fonctions à intégrer) pour :

lnx ∞
Arctanx π 2
cos2x dx 1
x −1 +∞
dx
J1 =

1 x 2
dx , J2 =

1 1+ x 2
dx , J3 =

0 sin2x
, J4 =
∫0 ln(x)
dx , J5 =
∫−∞ e x + 2e− x

3. Exemples d'applications des intégrales

Ex. 3.1 longueur d'un arc de courbe

a) Déterminer la longueur de l'arc de la courbe d'équation y = x 3 2 , compris entre les pts d'abscisse x = 0 et x = 4 3

b) Retrouver la valeur du périmètre d’un cercle de rayon R (en cartésiennes)

Ex. 3.2 calcul de volume (symétrie de révolution)

Utiliser une intégrale simple pour calculer le volume :

a) d'une sphère de rayon R

b) d'un cône droit ayant une base circulaire de rayon R et une hauteur h
x 2 + y2 z2
c) d'un ellipsoïde de révolution défini par : 2
+ = 1 , où 0 < a < c
a c2

8
LU2PY313 cours de P. ANGELO 9

Ch. 2 ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES ORDINAIRES (EDO)

1. Introduction
1.1 Définitions
On appelle équation différentielle une équation liant une variable x, à une fonction inconnue y = f(x) et à ses
dérivées successives y′ = f′(x) , y′′ = f′′(x), ..., y(n) = f(n)(x), sur un intervalle ouvert I = ⎤ a,b ⎡ , le plus grand possible.
⎦ ⎣

On appelle ordre d’une équation différentielle, l’ordre de la dérivée du rang le plus élevé contenu dans cette
équation. Par solution d’une équation différentielle d’ordre n, on entend une fonction y = f(x), n fois continûment
dérivable sur I (on dit encore de classe Cn), satisfaisant l’équation différentielle proposée. On peut montrer que
y(x) contient un nombre de constantes égal à l’ordre de l’équation différentielle. Intégrer ou résoudre une
équation différentielle, c’est trouver toutes ses solutions.

Il existe un très grand nombre d’équations différentielles. Elles ont été classées par ordre et par variété et, bien
entendu, elles ne peuvent pas toutes être résolues analytiquement. Nous nous intéresserons ici essentiellement
aux équations différentielles linéaires du premier et du second ordre. En Physique, de telles équations
apparaissent par exemple, lorsqu’on étudie l’évolution des systèmes linéaires au cours du temps ; une fois ces
équations obtenues, il suffit en principe, de prendre en compte les conditions initiales pour connaître l’état de
ces systèmes à un instant ultérieur.

1.2 Équations différentielles linéaires d’ordre n


Une équation différentielle d’ordre n est dite linéaire si et seulement si elle peut s'écrire sous la forme (en notation
différentielle) :

dny dn−1y dy
+ g1(x) + ... + gn−1(x) + gn(x)y(x) = h(x)
dx n
dx n−1
dx

où les gi(x) sont des fonctions données,


y(x) est par construction, une fonction qui vérifie l’éq. différentielle et qu’il s’agit de trouver,
h(x) est une fonction donnée appelée second membre (si h(x) = 0, on dit qu’il s’agit d’une
équation différentielle sans second membre ou encore, homogène).

On peut montrer les deux résultats fondamentaux suivants :

• a) Toute solution d’une équation différentielle linéaire d’ordre n homogène (ou sans second
membre), peut s’écrire sous la forme d’une combinaison linéaire de n solutions indépendantes.

• b) La solution générale d’une équation différentielle linéaire avec second membre est la somme de
la solution générale de l’équation sans second membre et d’une solution particulière de l’équation avec
second membre.

Il n’existe pas de règle générale pour trouver des solutions linéairement indépendantes d’une équation
différentielle linéaire arbitraire. Toutefois dans le cas particulier où les fonctions gi(x) sont des constantes (on
parle alors d’équations différentielles linéaires à coefficients constants), on peut en général obtenir des solutions
linéairement indépendantes de l’équation sans second membre, en cherchant des solutions particulières sous
la forme
y = epx
LU2PY313 cours de P. ANGELO 10

2. Équations différentielles du premier ordre

2.1 Équations à variables séparées

On appelle équation à variables séparées une équation qui peut se mettre sous la forme :

dy
f1(y) = h(x),∀x ∈I ⊆ , ou encore f1 dy = h(x)dx
dx

Pour déterminer les solutions d’une telle équation, on intègre les deux membres de l’égalité (sans oublier la
constante d’intégration) :
f1 dy = h(x)dx ⇒ ∫ f1(y)dy = ∫ h(x)dx + C ∈

puis on s’efforce de donner les solutions sous la forme explicite y = f(x).

Remarque importante : la constante d’intégration peut être prise en compte dans les bornes des intégrales
(démarche habituelle en physique)

2.2 Équations différentielles linéaires du premier ordre

2.2.1 Cas particulier

D’après ce qu’il a été dit au § 1.2, la solution générale d’une équation différentielle linéaire du premier ordre
avec second membre, i.e. d’une équation de la forme :

dy
+ g(x)y(x) = h(x) (E.2.2.1_1)
dx
est la somme de la solution générale de l’équation sans second membre, i.e. de

dy
+ g(x)y(x) = 0 (E.2.2.1_2)
dx
et d’une solution particulière de l’équation avec second membre. La solution générale y0(x) de l’équation
(E.2.2.1_2) peut être facilement déterminée par séparation des variables. Donc dans les cas particuliers où l’on
peut déterminer une solution particulière y1(x) de l’équation avec second membre (i.e. de (E.2.2.1_1)), on en
déduit facilement y(x) :
y ( x ) = y 0 ( x ) + y1 ( x ) (E.2.2.1_3)

Par exemple, si g(x)=a (constante) et h(x)=C (constante), une solution particulière évidente de (E.2.2.1_1) est :
y1(x)=K (constante) ; pour déterminer K, il suffit d’écrire que y1(x)=K est solution de (E.2.2.1_1) si et seulement si K
vérifie (E.2.2.1_1). Plus généralement, dans le cas particulier où g(x) est une constante, on peut chercher une
solution particulière de même forme que h(x) et procéder par identification.

2.2.2 Cas général : variation de la constante

Lorsqu’il n’est pas évident de déterminer une solution particulière de l’équation (E.2.2.1_1), on utilise
généralement une méthode de résolution due à Lagrange, dite méthode de « variation de la constante ».
Cette méthode consiste à chercher la solution générale en deux étapes :

1) On résout d’abord l’équation sans second membre (E.2.2.1_2). Cette équation se résout simplement,
par séparation des variables. On arrive à :

y 0(x) = Ce ∫
− g(x)dx
= Ce−G(x) (E.2.2.1_3)

2) On injecte la solution trouvée dans l’équation de départ (E.2.2.1_1) mais en considérant maintenant
C comme une fonction de x (i.e. C = C(x) ); le terme en C(x) non dérivé doit disparaître. On sépare les variables,
et en intégrant, on obtient C(x). Reportant l’expression de C(x) dans (E.2.2.2_1), on obtient toutes les solutions
de l’équation avec second membre.
LU2PY313 cours de P. ANGELO 11

3. Équations différentielles linéaires du second ordre


à coefficients constants
3.1 Sans second membre
Il s’agit d’équations réductibles à :

d2 y dy
ay′′ + by′ + cy = 0 ⇔ a +b + cy = 0 (E.3.1_1)
dx 2
dx

où a, b et c sont trois constantes réelles

D’après ce qu’il a été dit au § 1.2, la solution générale y(x) d’une telle équation, peut se mettre sous la forme
d’une combinaison linéaire de deux solutions linéairement indépendantes y1(x) et y2(x), c’est-à-dire :
y ( x ) = λy1 ( x ) + µy 2 ( x ) , où λ,µ ∈ 2 ( )
Nous avons vu également que l’on pouvait chercher des solutions particulières sous la forme :

y = epx

ce qui, en substituant dans (E.3.1_1) conduit à chercher les racines du polynôme :

ap2 + bp + c = 0 (E.3.1_2)

Cette équation, appelée équation caractéristique, peut avoir deux racines réelles distinctes, une racine réelle
double, ou deux racines complexes conjuguées suivant le signe de
Δ = b2 − 4ac
d’où la discussion :

• si ∆ > 0, (E.3.1_2) admet deux racines réelles distinctes p1 et p2, et (E.3.1_1) admet deux solutions
( )
indépendantes ep1x ,ep2 x ; donc la solution générale de (E.3.1_1) est :

y(x) = λ e
p1x
+ µe
p2 x
(
, où λ,µ ∈ 2 )

b
• si ∆ = 0, (E.3.1_2) admet une racine réelle double α = − , donc (E.3.1_1) admet la solution (ne
2a
s’annulant pas) y1= Ceαx (il en manque une !). Pour trouver une autre solution, on pose y(x) = C(x) eax (on fait
varier la constante), on injecte dans (E.3.1_1), et on obtient C(x) = λ x + µ . On en déduit la solution générale :

( )
y(x) = λx + µ eαx , où( λ,µ ) ∈ 2

−Δ
• si ∆ < 0, (E.3.1_2) admet deux racines complexes conjuguées p = α + iω et p = α − iω , où ω= .
1 2
2a
( )
(E.3.1_1) admet deux solutions indépendantes ep1x ,ep2 x ; donc la solution générale de (E.3.1_1) est :

y1(x) = C1 e
p1x
+ C2 e
p2 x
(
, où C1,C2 ∈2 )

(λ cos ωx + µ sinωx ) où (λ,µ ) ∈


αx
que l’on peut transformer en : y(x) = e 2

3.2 Avec un second membre « simple »


On entend par second membre « simple » une fonction h(x) qui est telle, qu’une solution particulière y1(x) de
l’équation avec second membre, i.e.
LU2PY313 cours de P. ANGELO 12

d2 y dy (E.3.2_1)
a +b + cy = h(x)
dx 2 dx
est évidente. Connaissant une solution particulière y1(x), la solution générale de (E.3.2_1) est d’après § 1.2

y(x) = y0(x) + y1(x)

En pratique, on peut déterminer facilement une solution particulière y1(x), si h(x) est constituée de produits de
polynômes, d’exponentielles (réelles ou complexes) et de fonctions sinusoïdales. C’est à dire de la forme :

⎛ coskx ⎞
h( x ) = ⎜ ou ⎟ emx P ( x )
⎜ ⎟
⎝ sinkx ⎠

On pourra alors poser z = m + ik et vérifier qu’une solution particulière est donnée par

( )
y1 ( x ) = Q1 ( x ) coskx + Q2 ( x ) sinkx emx avec

• ° Qi = ° P si z n’est pas racine de l’équation caractéristique i.e. az 2 + bz + c ≠ 0


• ° Qi = ° P+1 si z est une racine simple de l’équation caractéristique
• ° Qi = ° P+2 si z est une racine double de l’équation caractéristique.

Rem : si h(x) = P(x) = a0 ( ∈ ), une solution particulière évidente est y1(x) = K ( ∈ ).

4. Applications à des problèmes physiques simples


4.1 Circuit RC
• En série avec un générateur de tension constante

1) A t=0, on branche un générateur de tension continue E(t)=E0 aux bornes d’un circuit RC. On suppose
qu’initialement, le condensateur est déchargé (U(O)=0). Déterminer U(t) sachant que la tension aux bornes de
C obéit à
dU
RC + U ( t) = E 0 ∀t > 0
dt

2) Le condensateur étant chargé, on débranche le générateur à un instant que l’on prendra pour origine des
temps (i.e. U(0)=E0). Déterminer U(t).

• En série avec un générateur de tension variable

On reprend l’exemple du circuit RC, mais ici E(t) est quelconque, i.e. que U(t) vérifie :
dU
RC + U ( t) = E ( t) ∀t > 0
dt

4.2 Oscillateur harmonique (idéal)


4.2.1 O.h. libre
Un oscillateur harmonique (idéal) libre est un système qui, une fois mis en mouvement, oscille indéfiniment avec
un mouvement harmonique (sinusoïdal), en dehors de toute action extérieure. L’évolution d’un tel système est
régie par une équation de la forme :
LU2PY313 cours de P. ANGELO 13

d2 x
+ ω 20 x = 0
dt2

où ω 0 = 2πν0 = est la pulsation propre (ou naturelle) du système
T0
La solution générale de cette équation peut s'écrire :

( )
x ( t) = X0 cos ω 0t + ϕ = A cos ω 0t + B sinω 0t

Exemple 1 : pendule simple (idéal)

Considérons un pendule simple, i.e. une masse m attachée par un fil de longueur l à un axe I, que l'on a dévié
d'un petit angle de la verticale à l'instant t=0. Si on néglige les causes d'amortissement (pendule idéal), le
pendule va osciller indéfiniment à une certaine fréquence ν0 : la masse a un mouvement périodique sinusoïdal,
appelé mouvement harmonique. L'étude du mouvement se fait en projetant l'équation fondamentale de la
dynamique, sur la tangente à la trajectoire. Pour les "petits angles" l'équation du mouvement est :

d2 x g
+ x=0
dt2 
Conclusions ?

Exemple 2 : masse m attachée à un ressort de raideur k.

Lorsque l'on néglige les forces de frottement, l'application de la relation fondamentale de la dynamique
conduit à :
d2 x k
+ x=0
dt2 m
Conclusions ?

Exemple 3 : circuit LC

On branche en série un condensateur initialement chargé (q(0)=q0) et une bobine d'inductance L. On peut
montrer qu'en négligeant les pertes par effet joule, la charge q(t) du condensateur obéit à

d2q 1
+ q= 0
dt2
LC
Conclusions ?

4.2.2 O.h. (idéal) forcé : résonance

On s'intéresse à nouveau à un oscillateur harmonique idéal (i.e. un système qui peut osciller indéfiniment à une
fréquence propre n0), mais on suppose ici que ce système est soumis à une excitation extérieure sinusoïdale.
L'équation du mouvement devient :

d2 x
+ ω 20 x = A sinωt , où A > 0 (E.4.2.2_1)
dt2

(E.4.2.2_1) est une équation différentielle linéaire du second ordre avec un second membre "simple". La solution
générale de cette équation peut donc s’écrire :

x(t) = x0(t) + x1(t)

En utilisant la méthode donnée au § 3, montrer que :


LU2PY313 cours de P. ANGELO 14

(
• Si w < w0, x ( t) = C0 sin ω 0t + ϕ 0 + ) ω − ω2
2
A
sinωt
0

(
• Si w = w0, x ( t) = C0 sin ω 0t + ϕ 0 − ) A
2ω 0
tcos ω 0t

(
• Si w > w0, x ( t) = C0 sin ω 0t + ϕ 0 + ) A
ω 20 − ω 2
(
sin ωt + π )

Remarque : lorsque w = w0,on dit que le système est en résonance.

Conclusions ?

4.3 Oscillateur harmonique réel


4.3.1 Régime libre
On s’intéresse ici à un système dont l’évolution est décrite par une équation du type :

d2 x dx
+ 2α + ω 20 x = 0
dt2
dt

où ω 0 est la pulsation propre de l’oscillateur,


dx
2α est un terme de frottement visqueux (pertes ⇒ décroissance)
dt

ex. La tension u(t) à un instant t aux bordes d’un condensateur C, monté en série avec une résistance R et une
inductance L, obéit à l’équation :

LC
d2u
dt2
+RC
du
dt
+u t = 0 () ⇔
d2u
dt2
+
R du u
+
L dt LC
=0

Le polynôme caractéristique associé est : p2 + 2αp + ω 20 = 0

⎛ ⎛ ⎞2⎞
ω
Il y a donc trois cas à considérer suivant la valeur du discriminant : Δ '= α − ω = α ⎜1− ⎜ 0 ⎟ ⎟
2 2 2

⎜ ⎝ α⎠ ⎟
0
⎝ ⎠

⎛ L⎞
1) Si ∆’ >
(ex : ⎜ ex : R > 2 ⎟ º régime apériodique
⎜⎝ C ⎟⎠
le polynôme caractéristique admet deux racines réelles < 0,
x
p = − α ± α 2 − ω 20
1,2

et la solution générale de l’équation est :

− p1 t − p2 t
x(t) = λ e +µe
où (λ,µ)∈! 2 sont déterminées par 2 conditions initiales,

0 t
( x(t) → 0)
t→∞
LU2PY313 cours de P. ANGELO 15

⎛ L⎞
2) Si ∆’ = 0 (ex : ⎜ ex :R = 2 ⎟ º régime critique
⎜⎝ C ⎟⎠
le polynôme caractéristique admet une racine double
x
p3 = − α

et la solution générale de l’équation est :

()
x t =e
− p3 t
(λt + µ )
∆>0

où (λ,µ)∈! 2
∆=0
0 t ( x(t) → 0)t→∞

⎛ L⎞
3) Si ∆’ < 0 (ex : ⎜ ex :R < 2 ⎟ º régime pseudo-périodique
⎜⎝ C ⎟⎠
le polynôme caractéristique admet deux racines complexes conjuguées < 0,
x
-| α|t
C.e
∆t= 2π/Ω > T
0 p = − α ± i ω 20 − α 2 = − α ± iΩ (Ω = −Δ')
4,5

et la solution générale de l’équation est :

−αt
x(t) = C.e ⋅cos(Ωt + ϕ) où C>0

Remarque : Ω < ω 0 ⇒ pseudo période > période propre du mouvement


0 t non amorti

Exercice : retrouver 1) 2) 3) par un raisonnement simple (balançoire + frottements)

4.3.2 – Régime harmonique forcé


En régime forcé, le système est décrit par une équation du type :

d2 x dx F
+ 2α + ω 20 x = 0 cosωt
dt2
dt m

où F0 représente l’excitation,
m est une constante > 0

La solution générale de l’équation sans second membre (déterminée au 4.3.1) a une amplitude qui décroît
avec le temps. Tant que son influence sera notable, il y aura superposition de deux mouvements : c’est le
régime transitoire de l’oscillateur forcé. Ce régime prendra fin, lorsque la contribution amortie (représentée par
la solution générale de l’équation sans second membre) sera devenue négligeable devant la contribution due
à l’excitation extérieure (représentée par la solution de l’équation sans second membre). Nous serons alors en
régime permanent.

Si α ≠ 0, z = iω n’est pas racine du polynôme caractéristique. Donc la solution forcée est de la forme :
x1(t) = X1 cos(ωt + ϕ) où x1 > 0
donc x '1(t) = − ωX1 sin(ωt + ϕ) et x1′′(t) = − ω 2X1 cos(ωt + ϕ)

En injectant dans l’équation avec second membre, on obtient :


LU2PY313 cours de P. ANGELO 16

F0
(ω 20 − ω 2 )X1 cos(ωt + ϕ)− 2αωX1 sin(ωt + ϕ) = cosωt
m

Cette équation doit être vérifiée "t. On développe cos(ωt + ϕ) et sin(ωt + ϕ) et on identifie ; on arrive ainsi au
système d’équations :

⎧ 2 F 1
( )
⎪⎪ ω 0 − ω 2 cosϕ − 2αω sinϕ = 0
⎨ m X1
( )
⎪ ω 2 − ω 2 sinϕ − 2αω cosϕ = 0
⎪⎩ 0

En élevant au carré ces deux équations et en les ajoutant membre à membre, on obtient X1 ;

F0 / m
X1 =
(ω )
2
2
0
− ω2 + 4α2ω 2

De même, on peut facilement montrer que :

−2αω −2αω ω 20 − ω 2
tanϕ = , sinϕ = , cosϕ =
2
ω −ω
0
2
(ω 2
0 )
− ω 2 + 4α 2ω 2 (ω 2
0 )
− ω 2 + 4α 2ω 2
LU2PY313 Ch.2 Equations différentielles ordinaires 17
TD3

2. éq différentielles du 1er ordre


Ex. 2.1 A variables séparées
1) Résoudre
dy
a) + 2xy = 0
dx
dy
b) = (y −1)2 . Quelle solution vérifie y(1) = 2 ?
dx
y'
c) = 1+ y , avec la C.L. lim y(x) = 0
2x + 3x 2 0

2) la décharge d’un condensateur C dans une résistance R est décrite par :


dq q
R + =0 où q(t) est la charge du condensateur C à l’instant t.
dt C

Déterminer q(t) sachant qu’initialement le condensateur porte une charge q0.

Ex. 2.2.1 linéaires, avec 2nd mb « simple » : méthode basique


Résoudre
dy
a) + 2y = x 2 − x + 1
dx
dy
b) − 2y = 3e x + 2x 2
dx

Ex. 2.2.2 cas général : variation de la constante


Résoudre
dy y
a) − = x2
dx x
( )
b) y'+ cos x y = cos x ; déterminer la sol ⎯⎯⎯
x→π 2
→0

x
c) xy'+ 2y = . Existe-t-il des solutions sur ⎤⎦ −∞,+∞ ⎡⎣ ?
1+ x 2
LU2PY313 Ch.2 Equations différentielles ordinaires 18
TD4

3. éq diff. lin. du 2nd ordre à coeff const

Ex. 3.1 Sans second membre

p1x p2 x
1) Passage de C1e + C2e où (C1,C2 ) ∈2 , à eαx (λ cos(ωx)+ µ sin(ωx)) où (λ,µ) ∈ 2

2) Résoudre
a) y′′ − 6 y′ + 9y = 0 ; déterminer la sol tq : y(0) = 0 et y(1) = e3
b) y′′ − 2 y′ + 5y = 0
c) 2 y′′ − 5 y′ + 3y = 0

3) Résoudre
d2 y
a) + ω 20 y = 0 , ω 0 ∈ +* . Reconnaissez-vous cette ED ?
dt2
d2 y
b) − ω 2 y = 0 , ω ∈ +*
dt2

Ex. 3.2 Avec second membre « simple »

1) Résoudre
a) y′′ + y = x 3
b) y′′ − y′ = x
c) y′′ − y′ = cos x
d) y′′ − y′ = x + cos x + e−2x
LU2PY313 cours de P. ANGELO 19

Ch. 3 FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES RÉELLES &


INTRODUCTION AUX OPÉRATEURS DIFFÉRENTIELS

1. Introduction
1.1 Définitions
On appelle fonction de n variables, la correspondance qui associe à l’ensemble de n variables x1, x2, ..., xn un
unique réel donné. On écrira :
( x , x , ... , x ) → u = f ( x , x , ... , x ) ∈
1 2 n 1 2 n

Ces variables sont les coordonnées d’un point M appartenant à un espace En, et on peut écrire : u = f(M)
L’ensemble de définition de f, partie de En est l’ensemble des « points » M tels que f(M) existe.

1.2 Représentations graphiques


1.2.1 Généralités
On ne peut pas faire de représentation graphique des fonctions de plus
de deux variables indépendantes.
z
[Σ] Dans le cas d’une fonction de deux variables (x,y), le domaine de
définition D est contenu dans le plan xOy ; en chaque point M(x,y) de ce
domaine, on élève une perpendiculaire de longueur égale à la valeur de
M'(x,y,z)
f(x,y).

M
( )
On obtient ainsi un ensemble de points M′ x, y, z = f(x, y) qui constituent le

O graphe de la fonction de deux variables f(x,y).

D
D y
Géométriquement, c’est une surface dans l’espace [Σ], dont la projec-
M(x,y)
x tion sur xOy est le domaine D de f(x,y).

1.2.2 Quelques surfaces classiques


On rappelle ici les équations cartésiennes de quelques surfaces
connues :
- Si (a,b,c) ≠ (0,0,0), ax + by + cz = d est l'équation d'un plan dont

n(a,b,c) est un vecteur normal
- (x − x 0 )2 + (y − y 0 )2 + (z − z 0 )2 = R2 , (R ≥ 0) est l'équation d'une sphère

de centre Ω(x 0 , y 0 , z 0 ) et de rayon R.

- En fonction du contexte, (x − x 0 )2 + (y − y 0 )2 = R2 , (R ≥ 0) peut être

• soit l'équation d'un cercle de centre Ω(x 0 ,y 0 ) et de rayon


R,
• soit l'équation d'un cylindre de révolution de rayon R,
dont l'axe ∆ pour équations {x = x , y = y }
0 0
LU2PY313 cours de P. ANGELO 20

x2 y2
- De même = 1 peut être soit l'éq. d'une ellipse, soit celle d'un cylindre droit de base
+
a2 b2
elliptique (axe Oz). Noter qu'un cylindre n'est pas nécessairement droit, ni sa base
nécessairement circulaire.

x2 y2 z2
- + + = 1 est l'équation d'un ellipsoïde de centre O.
2 2
a b c2

x2 y2 z2
+ − = 1 est l'équation d'un hyperboloïde à une nappe
a2 b2 c2

x2 y2
- 2
+ = z est l'équation d'un paraboloïde elliptique d'axe Oz et de centre O.
a b2

x2 y2 z2
- + = est l'équation d'un cône d'axe Oz et de sommet O.
a2 b2 c2

- x 2 + y2 = z 2(tan α)2 est l'équation d'un cône de révolution de sommet O d'axe de


révolution (Oz).

2. Dérivées partielles
2.1 Dérivées partielles du premier ordre
2.1.1 Définition
La notion de dérivée définie pour une fonction d’une variable (x) n’a plus de sens pour une fonction f de deux
variables (x,y). Cependant, si on fixe la variable y en lui attribuant une valeur y0, on obtient une fonction g de
la seule variable x, définie par g(x) = f(x,y0). Si la fonction g admet une dérivée g’(x0) au point x0, on dit que
cette dérivée est la dérivée partielle de f par rapport à x au point (x0,y0) et on la note

∂f
(
x ,y
∂x 0 0
) ( ) (
ou ∂ x f x 0 , y 0 ou encore fx′ x 0 , y 0 )
( ) (
f x,y 0 − f x 0 ,y 0 )
Ainsi, par définition,
∂f
∂x
( x ,y ) = lim
0 0 x→ x 0 x − x0
De la même manière, on définit la dérivée partielle de f par rapport à y au point (x0,y0) par :
∂f
( )
x 0 , y 0 = lim
( ) (
f x 0 , y − f x 0 , y0 ) (
= fy′ x 0 , y 0 )
∂y y→y0 y − y0
LU2PY313 cours de P. ANGELO 21

En résumé, le calcul d’une dérivée partielle par rapport à une variable, se fait en supposant constantes les
autres variables et en appliquant les mêmes règles que pour les fonctions d’une variable.

Si une fonction f possède des dérivées partielles en tout point d’un domaine D, on dit qu’elle est dérivable sur
D, ses dérivées partielles sont alors des fonctions définies sur D.

2.1.2 Interprétation graphique


Nous avons vu que le graphe d’une fonction de deux variables
f(x,y), c’est-à-dire
( )
l’ensemble des points M′ x, y, z = f(x, y) est une surface S. La section
de cette surface par le plan x = x0 (plan parallèle au plan y0z) est
une courbe C qui n’est autre que le graphe de la fonction u = z =
f(x0,y). La pente de la tangente T à la courbe au point M′0 est
∂f
∂y
(x , y ) .
0 0

De même, si l’on coupe S par le plan y = y0 (plan parallèle à x0z) on


obtient une courbe d’équation u = z = f(x,y0) et

∂f
(
x ,y
∂x 0 0
)
sera la pente de la tangente à cette courbe.

Remarque 1 : on montre qu’une condition nécessaire pour qu’une fonction f(x,y) présente un extremum en un
point I(x0,y0) est que
∂f
∂y
(x , y ) = 0
0 0
et
∂f
∂x
(x , y ) = 0
0 0

Remarque 2 : plan tangent à une surface


Pour une fonction d’une variable f, dérivable en un point a, on se rappelle que l’équation de la tangente à f

( )
au point a,f(a) est : y = f(a)+ (x − a)f′(a)

Nous admettrons que si f est à deux variables, l’équation du plan tangent à la surface, au point (a,b),f(a,b) ( )
est : y = f(a,b)+ (x − a)fx' (a,b)+ (y − b)fy'(a,b)

Remarque 3 : vecteur normal à une surface


!
( )
En coordonnées cartésiennes, en tout point M x, y, z = f(x, y) de la surface S, on obtient un vecteur N normal à
S, en calculant le produit vectoriel :
!!!!" !!!!" !
⎛ ∂OM ⎞ ⎛ ∂OM ⎞ " ! N
⎜ ⎟ ∧⎜ ⎟ = N On posera par la suite : n = ! (vecteur normal unitaire)
⎝ ∂x ⎠ ⎝ ∂y ⎠ N

2.2 Dérivées partielles d’ordre supérieur


Raisonnons avec trois variables : si les dérivées partielles de f(x,y,z) existent et sont dérivables sur D, leurs dérivées
partielles sont pour f(x,y,z) les dérivées secondes. On écrit :

∂ ⎛ ∂f ⎞ ∂2 f ∂ ⎛ ∂f ⎞ ′ ′
⎜ ⎟ = 2, ⎜ ⎟ =
∂2 f
∂x ⎝ ∂x ⎠ ∂x ∂x ⎝ ∂y ⎠ ∂x ∂y
,... ou ∂2x2 , ∂2xy , ou encore ( f′ )
x x
()
= fx′′2 , fy′
x
= fyx′′ ,...

Ce qui donne naissance à neuf dérivées partielles. On peut le cas échéant dériver encore et obtenir :
LU2PY313 cours de P. ANGELO 22

∂3 f ∂3 f
3
, ,...
∂x ∂y∂x 2

Les dérivations successives étant notées dans l’ordre inverse de celui où on les effectue. Par exemple,
∂ 4f
, s’obtient en dérivant successivement par rapport à z, x, y et x.
∂x∂y∂x∂z

2.3 Théorème de Schwarz


Considérons pour commencer le cas d’une fonction de deux variables f(x,y). On montre (théorème de Schwarz)
que si les dérivées partielles sont définies et continues sur un domaine D, alors elles sont égales.
Dans le cas d’une fonction de trois variables f(x,y,z) on montre un résultat analogue qui se traduit par les relations
: . Autrement dit, si les dérivées secondes existent et sont continues,
on peut intervertir l’ordre des dérivations.

2.4 Dérivées partielles et fonctions composées


On dit que f est une fonction composée des n variables x1, x2, ... , xn par l’intermédiaire des p « fonctions
composantes » u1(x1, x2, ... , xn), ..., up(x1, x2, ... , xn), si elle est définie par une relation de la forme générale
( ) ( ) (
f x1, x 2 ,..., x n = F ⎡u1 x1, x 2 ,..., x n ,...,up x1, x 2 ,..., x n ⎤
⎣ ⎦)
Nous raisonnerons pour simplifier, sur le cas n = p = 2 et utiliserons les notations : f(x, y) = F ⎡⎣u(x, y), v(x, y)⎤⎦

f est définie sur D, domaine du plan (Ox, Oy) si F est elle même définie sur D, domaine du plan (O’u, O’v) image
de D par l’application (x,y) ! (u,v). Si de plus F admet sur D des dérivées partielles premières, il en est de même
de f, et les dérivées de f sont données par
⎧ ∂f ∂F ∂u ∂F ∂v ⎛ ∂f ⎞ ⎛ ∂u ∂v ⎞ ⎛ ∂F ⎞
⎪ = + ⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎪ ∂x ∂u ∂x ∂v ∂x ou encore sous forme matricielle : ⎜ ∂x ⎟ ⎜ ∂x ∂x ⎟ ⎜ ∂u ⎟
⎨ =
⎜ ∂f ⎟ ⎜ ∂u ∂v ⎟ ⎜ ∂F ⎟
⎪ ∂f = ∂F ∂u + ∂F ∂v ⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎪⎩ ∂y ∂u ∂y ∂v ∂y ⎜⎝ ∂y ⎟⎠ ⎜⎝ ∂y ∂y ⎟⎠ ⎝ ∂v ⎠

où la matrice (2,2) est appelée « matrice Jacobienne » de u et v par rapport à x et y.

En pratique, on confond souvent f et F qui ont la même valeur en des points associés (x,y) et (u,v) de sorte que
l’on écrit :
⎧ ∂f ∂f ∂u ∂f ∂v
⎪ = +
⎪ ∂x ∂u ∂x ∂v ∂x
⎨ (E.2.4)
⎪ ∂f = ∂f ∂u ∂f ∂v
+
⎪⎩ ∂y ∂u ∂y ∂v ∂y

df ∂f du ∂f dv
Remarque : dans le cas où u et v sont des fonctions d’une seule variable x, on écrira : = +
dx ∂u dx ∂v dx

Les relations (E.2.4) s’appliquent (entre autres) au cas de la résolution des Equations aux Dérivées Partielles.
LU2PY313 cours de P. ANGELO 23

2.5 Notion d’équations aux dérivées partielles (EDP)


2.5.1 Résolution par changement de variable

( )
En dehors de cas élémentaires facilement intégrables ex : ∂22 f(x, y) = 0 , dans le cas général, une EDP n'admet
x

pas de solution analytique (la plupart du temps on peut seulement obtenir des solutions numériques
approchées). Ce n'est que dans des cas très particuliers que l'on peut obtenir explicitement leur solution. Le
principe de résolution (analytique) par changement de variable consiste à transformer l'EDP en une EDO par un
changement de variable bien choisi. Le principe de la méthode est appliqué ci-dessous, à un exemple
particulier.

∂f ∂f
Ex : soit à résoudre l'EDP : − =0 (E.2.5.1), i.e. trouver toutes les fonctions f(x,y) qui vérifient (E.2.5.1).
∂x ∂y

1) Effectuer un changement de variables (x,y) ® {u(x,y),v(x,y)} . Le changement de variables à


effectuer dépend de la forme de l'EDP … Dans l'exemple proposé, poser : u = (x + y) et v = (x − y)

2) Réécrire l'EDP, en transformant f(x,y) → f(u,v) (s'aider de (E.2.4)).


3) Déterminer explicitement f(u,v) (si le changement de variables est correctement choisi, l'EDP en
f(u,v) doit être soluble analytiquement). Dans l'exemple proposé, on est conduit à résoudre : 2 ∂ v f(u,v) = 0 , qui
s'intègre facilement ( ⇒ f(u,v) = h(u) où h est une fonction de classe C1 quelconque).

4) Revenir à f(x,y). Dans l'exemple proposé, les solutions sont donc les fonctions de classe C1 de la forme
: f(x, y) = h(x + y) , puisque u = (x + y) (où h est une fonction de classe C1 quelconque)

Rem : l'exemple traité ne contient pas de second membre, mais la méthode reste valable en présence d'un
second membre (on ne cherche pas de solution particulière avec second membre !)
∂2 f
Rem 2 : Pour déterminer la transformation de , où f(x,t) est une fonction de classe C2 , on peut utiliser une
∂x 2
∂f ∂f ∂f ∂ ∂ ∂
astuce … Supposons que l'on ai trouvé : = + . Alors = + (opérateur dérivée partielle) et
∂x ∂u ∂v ∂x ∂u ∂v
∂2 f ∂ ⎛ ∂f ⎞ ⎛ ∂ ∂ ⎞ ⎛ ∂f ∂f ⎞
= ⎜ ⎟ =⎜ + ⎟⎜ + ⎟ que l'on développe en utilisant la linéarité de l'opérateur dérivée partielle et
∂x 2
∂x ⎝ ∂x ⎠ ⎝ ∂u ∂v ⎠ ⎝ ∂u ∂v ⎠

le fait que la fonction f étant de classe C2 , on peut appliquer le théorème de Schwarz.

2.5.2 Quelques EDP "classiques" en physique (maison)


Voici quelques exemples relativement simples d'EDP à deux variables rencontrées en physique :
1. l'EDP la plus simple en physique est l'équation de transport à vitesse constante dans le demi-plan. Il
s'agit d'une équation linéaire du premier ordre (cf rem. 1). On cherche une fonction φ(x,t) qui vérifie :
⎧⎪∂ φ(x,t)+ c ∂ φ(x,t) = 0 , ∀t > 0, ∀x ∈!
⎨ t x

⎪⎩φ(x,t = 0) = φ 0(x) ,∀x ∈!


On montre que si φ0 est dérivable sur ! , alors il existe une unique solution à ce problème, donnée par :
φ(x,t) = φ 0(x − ct) , ∀x ∈!, ∀t > 0
2. ∂t φ(x,t)+ φ(x,t)∂ x φ(x,t) = 0 (équation d'onde de choc)

3. ∂22 φ(x, y)+ ∂22 φ(x, y) = 0 (équation de Laplace)


!x ###"### y
$
Δφ(x,y)

4. ∂t φ(x, y)− D∂22 φ(x, y) = ψ(x,t) (équation de diffusion, ou é[Link] la chaleur)


x

5. ∂22 φ(x,t)− c2 ∂22 φ(x,t) = 0 (équation des ondes ou des cordes vibrantes)
t x
LU2PY313 cours de P. ANGELO 24

Rem. 1 : L'ordre d'une EDP est l'ordre du terme différentiel le plus élevé. La variable dépendante est la fonction
que l'on différencie par rapport aux variables indépendantes (ci-dessus, u est la variable dépendante et x et t
(ou x et y) sont les variables indépendantes). Le nombre de variables indépendantes constitue la dimension de
l'EDP. Comme pour une EDO, une EDP est linéaire si elle est linéaire par rapport à la variable dépendante. En
pratique si u et ses dérivées partielles apparaissent séparément et "à la puissance 1" dans l'EDP, celle-ci est
linéaire (ci-dessus seule la 2. est non-linéaire).

Rem. 2 : de même on parle également d'EDP homogène lorsque le second membre est nul (i.e. que la fonction
u = 0 est solution). Toutes les EDP ci-dessus, sauf la 4. , sont homogènes.

Rem. 3 : enfin, comme pour équations différentielles, pour les EDP linéaires homogènes le principe de
superposition est valable (toute combinaison linéaire de solutions est encore une solution)

3. Différentielle
3.1 Introduction
3.1.1 Définitions
Nous avons vu que pour une fonction d’une variable réelle, la dérivée en un point est le taux de variation de la
fonction au voisinage de ce point, et dans le cas d’une fonction de plusieurs variables, les dérivées partielles
fournissent le taux de variation de la fonction dans une direction donnée. Ces différentes informations sont
contenues dans la notion de différentielle.
∂f ∂f ∂f
• Étant donnée une fonction f(x,y,z) nous définirons sa différentielle par df = dx + dy + dz
∂x ∂y ∂z

• Si f est une fonction composée (ex: f(x,y) = f(u(x,y),v(x,y))), en utilisant les résultats vus au § 2.4, on obtient :

⎛ ∂f ∂u ∂f ∂v ⎞ ⎛ ∂f ∂u ∂f ∂v ⎞
df = ⎜ + ⎟ dx + ⎜ + ⎟ dy
⎝ ∂u ∂x ∂v ∂y ⎠ ⎝ ∂u ∂y ∂v ∂y ⎠

• On appelle forme différentielle une expression du type :

( ) ( ) ( )
δf = A x, y, z dx + B x, y, z dy + C x, y, z dz

où A, B et C sont des fonctions quelconques

3.1.2 Forme différentielle exacte


La différentielle d’une fonction est donc un cas particulier de forme différentielle. Lorsqu’une forme différentielle
est la différentielle d’une fonction, on dit que c’est une (forme) différentielle exacte ou encore une (forme)
différentielle totale. On peut montrer que ce sera le cas, si et seulement si, les conditions de Schwarz sont
réalisées. Dans l’exemple ci-dessus, cela revient à :

∂A∂B ∂A ∂C ∂B ∂C
= et = et =
∂y ∂x ∂z ∂x ∂z ∂y
(sous réserve de conditions de continuité très souvent réalisées en physique)

3.2 Interprétation graphique


Nous raisonnerons pour simplifier avec une fonction d’une variable réelle x. Soit M0 un point de coordonnées
(x0,y0=f(x0)). Partant de M0, si on se déplace d’une quantité ∆x suivant x’x, la fonction f varie d’une quantité :

( ) ( ) ( )
∆ f x − x 0 = f x 0 + Δx − f x 0
LU2PY313 cours de P. ANGELO 25

Pour un même déplacement ∆x, δf représente la variation de f suivant la


tangente à f en x0, i.e.

( ) ( ) (
δf x − x 0 = f′ x 0 . x − x 0 )
Cette variation est différente de celle de la fonction f pour le même intervalle
(x-x0) mais ces deux quantités deviennent infiniment voisines lorsque (x-x0) ® 0.

3.3 Exemples d’applications


3.3.1 « Petites » variations d’une fonction
Étant donnée une fonction d’une ou plusieurs variables, si on connaît la valeur prise par cette fonction en un
point M0(x0,y0,z0) et si on s’intéresse aux valeurs qu’elle prend pour des points « proches » de M0 on peut utiliser
la différentielle de f. En effet, si les variations des variables sont « suffisamment faibles » on aura une bonne idée
de la variation de la fonction en utilisant un D.L. au premier ordre, i.e. en écrivant la différentielle de la fonction
et en assimilant tous les éléments différentiels à des petites variations. En pratique, on utilisera :

) ( ) ( ) ( ) f ((M )) f (M ) = f (M ) ⎜⎜1+ f ((M )) ⎟⎟


δf M ⎛ δf M ⎞
(
f M0 + δM ! f M0 + δf M0 = f M0 + 0
0 0
0

0 ⎝ ⎠ 0

3.3.2 Calcul d'incertitudes en physique


Supposons qu'une grandeur physique G se calcule à l'aide d'une loi physique G(g1,g2 ) fonction de deux
grandeurs g1 et g2 , connues avec des incertitudes ∆ g1 (> 0) et ∆ g2 (> 0).

Autrement dit, que les "vraies" valeurs des gi sont dans un intervalle ⎡gi − ∆ gi ,gi + ∆ gi ⎤
⎣ ⎦

Pour des "petites variations" des gi, G varie (approximativement) de :


⎛ ∂G ⎞ ⎛ ∂G ⎞
δG ≈ ⎜ ⎟ δg1 + ⎜ ⎟ δg2
⎝ ∂g1 ⎠ ⎝ ∂g2 ⎠
Cependant, dans le calcul d'incertitude en physique, comme on ignore le signe des erreurs par rapport à la
"vraie valeur", on envisage toujours le pire des cas (i.e. que les variations sont de même signe). On écrit donc :

∂G ∂G On note le résultat final sous la forme : G = G ± ∆G


∆G ≤ ∆ g1 + ∆ g2 0
∂g1 ∂g2

attention : il faut regrouper les termes ayant le même facteur ∆gi AVANT de prendre les valeurs absolues (dans
l'écriture ci-dessus, les gi sont des grandeurs indépendantes)

Rem.1 : le résultat précédent se généralise naturellement, pour le cas des fonctions de 3 variables (ou plus !)

Rem.2 : le nombre de chiffres significatifs conservés dans un résultat ne doit jamais impliquer une précision
supérieure à celle des données

3.3.3 déplacement élémentaire d’un point


On appelle déplacement élémentaire (ou infinitésimal) d’un point M, le vecteur décrit par ce point lorsque ses
coordonnées subissent des variations arbitraires mais infinitésimales. Si les coordonnées utilisées sont u,v et w, on
montre que le déplacement élémentaire résultant des variations du, dv et dw est :
LU2PY313 cours de P. ANGELO 26

####! ####! ####!


! ####! ∂OM ∂OM ∂OM ! ! !
d ℓ = dOM = du + dv + dw = N du e + N dv e + N dw e
∂u ∂v ∂w u u v v w w
""""! """"! """"! ! ! !
! ∂u OM ! ∂ v OM ! ∂ w OM ∂OM ∂OM ∂OM
où eu = , ev = , ew = avec Nu = , Nv = , Nw =
Nu Nv Nw ∂u ∂v ∂w

Ainsi, en

• coordonnées cartésiennes (x,y,z)


   
OM = x e x + y e y + z e z

donc

    
dOM = dx e x + dy e y + dz e z = d 

• coordonnées cylindriques (r,q, z)


!!!!" " " " " "
OM = ρ eρ + z e z = ρcosθ e x + ρ sinθ e y + z e z
!!!!" " " " "
donc dOM = dρ eρ + ρdθ eθ + dz e z = d ℓ

remarque : pour retrouver les coordonnées polaires, il suffit de



supprimer la composante suivant e z

remarque2 : en symétrie cylindrique, pas de composante


 !
suivant eθ ni suivant e z

• coordonnées sphériques (r,q,f)


    
OM = r er = r sinθcosφ e x + r sinθ sinφ e y + r cosθ e z
    
donc dOM = dr er + r dθ eθ + r sinθ dφ eφ = d 

remarque : en symétrie sphérique, pas de composante suivant


 
eθ ni suivant eφ
LU2PY313 cours de P. ANGELO 27

4. Opérateurs différentiels et champs


4.1 Introduction - Définitions
4.1.1 Notion de champ
Quand on s’intéresse à un système physique particulier dont les propriétés sont décrites par des grandeurs qui
dépendent de la position dans l’espace, on introduit le concept de champ. Un champ s’identifie à une fonction
des coordonnées d’espace dès que l’on choisit un repère. Le choix du repère pour étudier un système, a des
conséquences sur la description que l’on fait de ce système, mais n’influe évidemment pas sur ses propriétés
physiques. On cherche donc au maximum à expliciter les propriétés d’un système de manière intrinsèque (i.e.
sans faire appel à repère particulier).
C’est dans cette optique que l’on définit les opérateurs différentiels, (gradient, divergence et rotationnel). Ces
opérateurs vont agir soit sur des champs scalaires soit sur des champs vectoriels.

4.1.2. Représentations graphiques


[Link] champs scalaires

Dans  2 , les champs scalaires


sont le plus souvent
représentés par des surfaces
(fig. de droite) ou des lignes
de niveau (fig. de gauche).
Par définition, la ligne de
niveau de hauteur h, est la
ligne dans le plan, donnée
par l'équation f(x, y) = h (on
utilise généralement quel-
ques valeurs régulièrement espacées de h).

[Link] champs vectoriels



Dans  2 , un champ vectoriel est une fonction F qui fait correspondre à

chaque point (x,y) un vecteur de dimension 2, F(x,y) . En pratique, on choisit
quelques points représentatifs et en chaque point (x,y), on trace la flèche qui

représente le vecteur F(x,y) , au départ du point (x,y).

Remarque : de nombreux logiciels sont capables de dessiner des champs


vectoriels en dimension 2 ou 3. Les représentations qu'ils produisent donnent
une meilleure idée du champ vectoriel que lorsqu'il est fait à la main, car le
nombre de segments orientés tracés est beaucoup plus grand.

4.1.3. Vocabulaire relatif aux champs


On dit qu’un champ est uniforme dans une région de l’espace si sa
valeur en tout point de cette région est la même. Pour un champ
scalaire non uniforme, on peut considérer l’ensemble des points où il
prend la même valeur. Si le champ est suffisamment régulier, on
obtient des surfaces appelées surfaces de niveau du champ.
L’intersection d’une surface de niveau avec un plan est une courbe
(ou ligne) de niveau. Nous allons voir un peu plus loin la notion de
potentiel scalaire qui est un champ scalaire particulier. Dans ce cas-
là, une surface de niveau est appelée surface équipotentielle.
!
Pour un champ vectoriel E(M) , on définit des lignes de champ ; ce
!
sont des courbes telles qu’en chacun de leur point, la valeur E(M) du
champ vectoriel est un vecteur tangent en ce point à la courbe.
LU2PY313 cours de P. ANGELO 28

Remarque : de la définition d’une ligne de champ, il découle que tout déplacement élémentaire le long de
cette ligne est colinéaire au champ vectoriel, si bien que l’équation de la ligne de champ peut être obtenue
! ! !
en écrivant : E ∧ d ℓ = 0

dx dy
exemple : en cartésiennes, à deux dimensions, cela revient à résoudre : =
Ex Ey

4.2 Gradient d’un champ scalaire


4.2.1 Définition

Quelles que soient les coordonnées et le repère utilisés pour décrire le système physique auquel on s’intéresse,
on définit le gradient en un point M d’un champ scalaire f par :

( )
 
df = grad f . dOM

où df est la différentielle en ce même point M du champ scalaire (i.e. de la fonction qui décrit ce

champ relativement à un repère) et dOM est la différentielle du champ vectoriel position (i.e. ce que nous
avons appelé le déplacement élémentaire). Ainsi, en

• coordonnées cartésiennes

 ∂f  ∂f  ∂f    ∂  ∂  ∂ 
grad f = ex + e y + e z ou ∇f avec ∇ = ex + ey + ez
∂x ∂y ∂z ∂x ∂y ∂z


où ∇ est l’opérateur « nabla ». L’utilisation de cet opérateur permet souvent des manipulations formelles plus
faciles, mais son utilisation est délicate en dehors des coordonnées cartésiennes.

• coordonnées cylindriques
 ∂f  1 ∂f  ∂f 
grad f = eρ + e + e
∂ρ ρ ∂φ φ ∂z z

• coordonnées sphériques
 ∂f  1 ∂f  1 ∂f 
grad f = er + eθ + e
∂r r ∂θ r sinθ ∂φ φ

Remarque : Si un champ scalaire ne dépend pas de l’une des variables, la coordonnée de son gradient suivant
le vecteur correspondant est nul. Par exemple, si un champ scalaire, écrit en coordonnées sphériques ne
dépend que de r, son gradient n’aura comme composante non nulle que la composante radiale, i.e


()
si V r = f(r) alors grad V =
dV 
e
dr r

4.2.2 Direction et sens du gradient


On peut montrer qu’en tout point M, le gradient d’un champ scalaire V est perpendiculaire à toute surface de
niveau (V = constante) passant par ce point, il est dirigé suivant la direction de la variation la plus rapide de V,
dans le sens des valeurs croissantes de V.
LU2PY313 cours de P. ANGELO 29

Remarque : F(x,y,z) = 0 étant l'équation cartésienne d'une surface ⎡ Σ ⎤ , on montre qu'un vecteur normal à ⎡ Σ ⎤
⎣ ⎦ ⎣ ⎦
! """""!
en un point M(x,y,z) est donné par : N = grad F(M) . Ainsi :
! ! ! !
- si [P] est le plan d'équation : ax + by + cz + d = 0 , un vecteur normal à P est : N = ae + be + ce (le vecteur
x y z

normal est indépendant de M)


! ! ! ! """"!
! N xe x + ye y + ze z OM
- si ⎡ Λ ⎤ est la sphère de centre O et de rayon R, on voit que n = ! = = (est le vecteur
⎣ ⎦ N R
x 2 + y2 + z 2
!!!!"
unitaire normal à la sphère; le rayon OM est orthogonal à la sphère, ce qui est évident géométriquement)

4.2.3 Champ de gradient et potentiel scalaire


Étant donné un champ scalaire V(M) suffisamment régulier, on peut toujours lui associé un champ vectoriel

E(M) par la relation :
 
E(M) = ± grad V (M )


Lorsque la réciproque est vraie, i.e. lorsqu’à un champ vectoriel E(M) on est capable d’associer un champ
scalaire V tel que
 
E (M ) = ± grad V (M )

 
on dit que le champ E(M) est conservatif. (On dit encore que E(M) dérive du potentiel V). Dans ce cas on
peut montrer que :

 
• E(M) . dOM est une forme différentielle exacte = ±dV ( )
 
= ± ( V (B) − V ( A))

∫AB

E(M). dOM

Remarque : L’intérêt d’un potentiel scalaire tient au fait que c’est une grandeur scalaire, donc plus facile à
utiliser qu’un champ vectoriel.

4.3 Divergence et rotationnel d’un champ vectoriel



A partir d’un champ vectoriel E(M) on peut construire d’autres champs par application formelle de l’opérateur

vectoriel . Par exemple, en effectuant formellement le produit scalaire de par E(M) on obtient la

divergence de E(M) :
  
div E = ∇ ⋅ E

Ainsi, en coordonnées cartésiennes on obtient :

   ∂E ∂E ∂E
div E = ∇ ⋅ E = x + y + z
∂x ∂y ∂z
 
En effectuant formellement le produit vectoriel de ( )
par E(M) on obtient le rotationnel de E M :

   
rot E = ∇ ∧ E

Ainsi, en coordonnées cartésiennes on obtient :


LU2PY313 cours de P. ANGELO 30

    ⎛ ∂E ∂E ⎞  ⎛ ∂E ∂E ⎞  ⎛ ∂E ∂E ⎞ 
rot E = ∇ ∧ E = ⎜ z − y ⎟ e x + ⎜ x − z ⎟ e y + ⎜ y − x ⎟ e z
⎜⎝ ∂y ∂z ⎟⎠ ⎝ ∂z ∂x ⎠ ⎜⎝ ∂x ∂y ⎟⎠

que l’on peut encore écrire :


∂x Ex
 
rot E = ∂ y ∧ E y
∂z Ez

Attention : l'utilisation de l'opérateur pour les calculs de divergences et de rotationnels


est délicate en dehors des coordonnées cartésiennes. Cf Annexe 5

Remarque : les noms de divergence et rotationnel proviennent de la mécanique des fluides ; on peut dans une
certaine mesure justifier cette terminologie :
• un champ vectoriel uniforme aura une divergence et un rotationnel nuls
• un champ vectoriel convergent vers un point aura une divergence négative et un rotationnel nul.
•un champ vectoriel tournant dans le sens trigonométrique aura une divergence nulle et un rotationnel
positif.
Cependant, cette correspondance n’est pas systématique...

4.4 Application répétée des opérateurs différentiels


 
L’application répétée des opérateurs grad , div ou rot sur un champ donne un nouveau champ sur lequel on
peut de nouveau faire agir ces opérateurs. Les résultats obtenus sont très importants ; nous allons en examiner
quelques uns :

( )
!!!" !!!!!" " !!!" " " " !!!!!"
rot grad V = 0 ⇒ si rot E = 0 alors ∃ V E = ± grad V

( ( ))
!!!" " " " " !!!" "
div rot A = 0 ⇒ si div B = 0 alors ∃ A B = rot A

( )
!!!!!"
div grad V = ΔV (laplacien scalaire)

Remarque : en coordonnées cartésiennes :

∂2 V ∂2 V ∂2 V
ΔV = 2
+ 2
+
∂x ∂y ∂z 2

Remarque 2 : une fonction f vérifiant Δf = 0 est dite « harmonique »

Remarque 3 : on définit également un opérateur Laplacien pour les champs vectoriels par :

 ∂2 E  ∂2 E y  ∂2 E z 
ΔE = x
e + e + e
∂x 2 x ∂y2 y ∂z 2 z

Quelques relations utiles :

     


( )
grad f + g = grad f + grad g ( ) ()
grad f g = grad f g + f grad g ()
( ) ( )
       
( ) ( ) ()
div A + B = div A + div B
      
div f A = grad f ⋅ A + f div A
    
( )
( ) ( ) ()
rot A + B = rot A + rot B ( ) ( )
rot f A = frot A + grad(f)∧ A

LU2PY313 Ch.3 Fonctions de plusieurs variables … 31
TD5

1. Tracés de fonctions

Ex. 1.2 Représentations graphiques


Donner l’allure des fonctions suivantes :

1) f0(x,y) = 6 − 3x − 2y (seulement la partie située dans le premier octant)

2) f1(x,y) = e
(
− x 2 +y2 ) (cours)

3) f2(x,y) = 4 − x 2 − 4 − y 2

4) f3(x, y) = ln(x 2 + y2 −1)

2. Dérivées partielles

Ex. 2.1 : dérivées partielles du premier ordre


1) Calculer les dérivées partielles du premier ordre des fonctions suivantes :

(
a) f3 x, y, z = x + ) x−y
y−z
b) f4(x, y, z) = x 2 ⋅ z ⋅ Arctan y z ( )

⎛ a⎞ ⎛ ∂P ⎞ ⎛ ∂P ⎞
⎝ V ⎠
( )
2) L’éq. d’état d’un « gaz de Van der Waals » est : ⎜ P + 2 ⎟ ⋅ V − b = RT . Calculer ⎜ ⎟ et ⎜
⎝ ∂T ⎠ V

⎝ ∂V ⎠ T

Ex. 2.2: ∂. p. du second ordre


Calculer les ∂ p du 2ème ordre /x et y des fonctions f3 et f4 définies dans l’ex. 2.1.

Ex. 2.5 : notion d’éq. aux dérivées partielles


Résoudre

∂2 u(x,t)
1) =0
∂x 2
∂f ∂f
2) − =0 (E.2.5.1) (cours)
∂x ∂y
∂f ∂f
3) x +y = 0 (E.2.5.2)
∂x ∂y
Indication : passer en coordonnées polaires, et utiliser les éq. déf au §2.4 pour transformer (E.2.5.2) en une
EDO du 1er ordre.
LU2PY313 Ch.3 Fonctions de plusieurs variables … 32
TD 6

3. Différentielles – formes diff - applications

Ex. 3.1.1 calcul de diff

1) Calculer la différentielle de la fonction g définie par g(x,y) = 1+ x2y2

2) Trouver l'équation du plan tangent à la surface d'équation z = x4 − y2 , au point (1,2,-3)

3) Une particule lancée avec une vitesse v, faisant un angle α avec l’horizontale, atteint sur un plan horizontal ayant
v 2 sin2α
la cote du pt de lancement, la distance : x = . Déterminer sa différentielle
g

Ex. 3.1.2 formes différentielles exactes (ou totales)


Dire si les formes différentielles suivantes sont des formes différentielles exactes. Dans l'affirmative, trouver les fonctions
correspondantes.

z z−x ⎛ 1⎞ ⎛ 1⎞
1) ω1 = xdy + ydx 2) ω 2 = dx + dy − dz 3) ω 3 = ⎜ 2x + ⎟ dx + ⎜ 2 + ⎟ dy
x y ⎝ x⎠ ⎝ y⎠

Ex. 3.2 Applications numériques


Soit f(x) = sinx
Calculer ∆f et δf pour des variations ∆x, de x, autour de x0=0, de : 1 rad (~60°) ; 0,1 rad et 0,01 rad. En déduire l’erreur
∆ f − δf
commise lorsqu’on remplace ∆f par δf , i.e.
∆f

Ex. 3.3.1 petites variations des fonctions


Dans les trois exercices qui suivent, on demande d'abord un calcul exact de la variation, puis un calcul approché en
utilisant la notion de différentielle. Commenter brièvement le résultat obtenu.

1) A la surface de la Terre, en un lieu de latitude 48,85°, l’accélération de la pesanteur est g = 9,807 m⋅ s2 . Quelle est
k
sa valeur 3 km plus haut, sachant que g (h) = , RT = 6380 km
(R )
2

T
+h

2) la période des oscillations de faible amplitude d’un pendule de longueur  est T = 2π  g


a) Calculer T pour un pendule de longueur  =1m, avec g=9,807m.s-2
b) Quelle est la variation de la période pour une petite variation de longueur de 1 cm ?

3) La température TT (K / K=°C+273) à la surface de la Terre est reliée à la température de surface du soleil TS (K) par
TS4
une relation de la forme : TT4 = K , où K=cte et D= dist. Terre-soleil = 150 106 km ; On donne TT = 300K, TS = 6000K
D2
a) de combien faut-il se déplacer depuis la Terre pour que la Ture varie de 1K ? Que peut-on prévoir sur Mars
(D= 220.106 km) et sur Vénus (D= 108.106 km) ?
b) de combien varie TS lorsque TT varie de 1K ?

32
LU2PY313 Ch.3 Fonctions de plusieurs variables … 33
TD 7

3. Différentielles – formes diff – applications (suite et fin)

Ex. 3.3.2 Calculs d'incertitudes en physique


1) Un condensateur de capacité C = 120 ± 5pF est alimenté sous une tension U = 12,0 ± 0,1V . Quelle sera la charge
emmagasinée dans ce condensateur ? (on rappelle que Q = C ⋅U

2) Pour déterminer la masse volumique d'un objet, on mesure sa masse et son volume. On a trouvé : m = 16,250 g à 1
mg près et V = 8,5 ± 0,4 cm3 . Calculer la masse volumique de l'objet, ainsi que la précision du résultat obtenu.

R1 ⋅R2
3) La résistance équivalente R à deux résistances R1 et R2 montées en parallèle est donnée par : R =
R1 + R2
Supposons les résistances R1 et R2 connues à 5% près. Que peut-on dire de la précision sur R ?

4. Opérateurs différentiels et champs

Ex. 4.1.2 Représentations graphiques

Représenter graphiquement la surface correspondant aux champs définis sur  2 par :


1) f(x, y) = 4x 2 + y2 .
  
2) F(x, y) = −y i + x j

Ex. 4.2. gradient


1) Calculer le gradient des champs scalaires suivants
a) f(x, y) = x 3 + y 3 − 3xy
b) g(x, y, z) = xyz sin(xy)

 1
2) Calculer en coordonnées cartésiennes et en sphériques grad f où f =
x + y2 + z 2
2

!!!!!" !!!!!" !!!!!"


3) Montrer que grad (fg) = f grad g + g grad f

Ex. 4.2.2 direction et sens du gradient


1) déterminer la direction de la variation la plus rapide du champ scal. U = xy + yz + xz , à partir du pt M(1,1,1)

! !!!!!" "
2) La dérivée d'une fonction f dans la direction d'un vecteur unitaire n est grad f ⋅ n . Calculer la dérivée de
!!!!!!"
f = x exp y + yexp x − z 2 au point M0(3,0,2) dans la direction du vecteur M0M1 , avec M1 = (4,1,3)

Ex. 4.2.3 champ de gradient et potentiel


Toute charge électrique q, mise en présence d’une charge q0 placée en O subit de ce fait une force :
 1 q0q   1 q0 
F= OM . On dit que q0 crée un champ électrostatique que l’on peut écrire (en sphériques) : E = e
4πε 0 OM 3
4πε 0 r 2 r
!
ce champ dérive-t-il d’un potentiel ? V est-il conservatif ? Déterminer un potentiel associé, le cas échéant.
LU2PY313 Ch.3 Fonctions de plusieurs variables … 34
TD 8

4. Opérateurs différentiels et champs (suite et fin)

Ex. 4.3.1 divergence


1) coordonnées cartésiennes
!!!!"
a) Calculer div OM
   
b) Pour quelle fonction f(z) la divergence de u = x z e x + y e y + f(z) e z est-elle égale à z ?
! ! ! """""!
c) Montrer que div (f u) = f div u + u grad f

2) nabla en dehors des cartésiennes : danger !


Retrouver l'expression de la divergence avec l'opérateur nabla, en coordonnées cylindriques

3) coordonnées sphériques
Calculer en coordonnées sphériques :
!!!!"
1) div OM
!
2) div ⎡⎣f(r) r ⎤⎦ d'abord directement, puis en utilisant l'ex.4.3.1-1.c
!
⎡ r ⎤
3) div ⎢f(r) 2 ⎥
⎣ r ⎦

Ex. 4.3.2 rotationnel


Calculer le rot. des champs vectoriels suivants :
 y2  x2 
1) u = − e x + e
2 2 y
! ! ! !
2) v = x z i + xyz j − y2k
!
! r
3) w = 3 (en cartésiennes et en sphériques)
r
! ! """"! !
4) J = ω ∧ OM où ω est un vecteur constant

Ex. 4.4 Application répétée des op. diff.


1) Montrer que

( )
!!!" !!!!!" "
a) rot grad V = 0

( ( ))
!!!" "
b) div rot A = 0

! ! ! !
2) Soit le champ de vecteurs : V(x, y, z) = (z 2 siny) i + (xz 2 cos y) j + (2xz siny)k
!
V est-il conservatif ? Déterminer un potentiel associé, le cas échéant.
LU2PY313 cours de P. ANGELO 35

Ch. 4 INTÉGRALES MULTIPLES et INTÉGRALES DE SURFACE

1. Intégrales doubles
1.1. Introduction
Le calcul pratique des intégrales doubles passe par un « découpage » d’une surface, du plan ou de l’espace,
ce qui suppose l’utilisation d’un système de coordonnées. Même si les coordonnées cartésiennes sont très
souvent utilisées, il faut bien garder à l’esprit, que si la fonction présente une symétrie particulière (cylindrique,
sphérique, …) les calculs les plus simples sont obtenus dans le système de coordonnées qui exploite cette
symétrie.

1.2. Définition
Soit z=f(x,y) une fonction de deux variables que nous supposerons définie et continue sur une certaine région
du plan xOy. Considérons dans cette région, un domaine D , limité par
z une courbe fermée C. Ce domaine correspond à la projection sur le plan
xOy d’une surface ⎡ Σ ⎤ (représentant la fonction z=f(x,y) pour (x,y) ∈ D
⎣ ⎦
Γ ) limitée par une courbe Γ (figure ci-contre).
Découpons le domaine D en éléments de surface élémentaires dS1 . On
[Σ] admettra que :

dV i) Il existe des domaines (dits « quarrables ») pour lesquels :


D

DD y ∫∫ dS = aire du domaine D
D
dS C
x
idée :
∫∫ dS = lim (∑ δS) (sommation d’un nombre infini de termes issus
D δS→0

du « découpage » d’un domaine à deux dimensions)

ii) la quantité dV= f(x,y) dS représente le volume du cylindre élémentaire de base dS, limité par le plan xOy
d’une part et [Σ] d’autre part. Il en résulte que l’intégrale double de dV sur le domaine D (domaine
d’intégration) est :

∫∫ dV = ∫∫ f ( x, y) dS =
volume du cylindre de base C
D D limité par Σ d'une part et xOy d'autre part

iii) a et b étant des constantes, D1,D2 deux domaines n’ayant pas de points communs, sauf éventuellement sur
leur frontière :

∫∫ (af ( x, y) + bg( x, y)) dS = a∫∫ f ( x, y) dS + b ∫∫ g( x, y) dS (linéarité)
D D D


∫∫ D1 ∪D2
( )
f x, y dS =
∫∫ f ( x, y) dS + ∫∫ f ( x, y) dS (additivité des domaines)
D1 D2

1
dS = dx dy (en coordonnées cartésiennes), dS = r dr dq (en polaires), … cf chapitre 3
LU2PY313 cours de P. ANGELO 36

1.3. Calcul pratique d’une intégrale double


En pratique, le calcul d’une intégrale double d'une fonction f, continue sur D , se ramène au calcul (successif)
de (au moins) deux intégrales simples (théorème de Fubini). Attention à choisir convenablement :
i) le système de coordonnées le mieux adapté (dépend de la forme (symétrie) de D )
ii) l’ordre des intégrations (forme de D , type de fonction à intégrer).

1.3.1 D est simplement connexe


En coordonnées cartésiennes, lorsque D est simplement connexe2, pour
calculer l’intégrale double, on fixe l’une des variables d’intégration, par
exemple x (figure ci-contre). Pour x fixé, la seconde variable décrit l’intervalle
[y1(x), y2(x)] y (x)
2
() D
∫ ( ) f ( x, y) dx dy : le résultat obtenu est une fonction de
y2 x
On calcule l’intégrale
y1 x

x. On l’intègre ensuite par rapport à x, en faisant varier x de a à b.


Bien entendu, on peut commencer par fixer y … En résumé :
y (x)
1
⎡ () ⎤ ⎡ () ⎤
∫∫ f ( x, y) dx dy = ∫ ∫ ( ) ( )
b y2 x d x2 y

D a

⎢⎣ y1( x )
f x, y dy ⎥ dx =
⎥⎦ ∫ ∫ c

⎢⎣ x1( y )
f x, y dx ⎥ dy
⎥⎦
a x b

remarque 1 : si D est « rectangulaire », on obtient :

⎡ ⎤ ⎡ ⎤
( ) ∫ ∫ ( ) ∫ ∫ f ( x, y) dx ⎥⎦ dy
b d d b

∫∫ D=rectangle
f x, y dx dy =
a

⎣ c
f x, y dy ⎥ dx =
⎦ c

⎣ a

remarque 2 : si D est « rectangulaire », et f(x,y) = g(x) h(y), on obtient :

⎛ ⎞ ⎛ ⎞
( ) ∫ ( ) ∫ h( x, y) dy⎟⎠
b d

∫∫D=rectangle
f x, y dx dy = ⎜
⎝ a
g x, y dx ⎟ ⋅ ⎜
⎠ ⎝ c

1.3.2 D est quelconque


y
Dans le cas où D est quelconque, il faut faire un examen attentif, et le
décomposer en domaines simplement connexes. Par exemple pour le domaine D
3
D représenté ci-contre, il est judicieux de le décomposer en trois domaines D
2
D ,D ,D et de poser :
1 2 3
D D
1

∫∫ f ( x, y) dx dy = ∫∫ f ( x, y) dx dy + ∫∫ f ( x, y) dx dy + ∫∫ f ( x, y) dx dy
D D1 D2 D3
x

2
un domaine est dit connexe s’il est « d’un seul tenant » ; il est simplement connexe, si en plus il n’a ni « trou » ni « poignée ». Pour un tel domaine,
la courbe C qui limite D rencontre en deux points seulement toute droite du plan xOy
LU2PY313 cours de P. ANGELO 37

1.3.3 Intégrale double en coordonnées polaires


En coordonnées polaires, pour « découper » le domaine d’intégration, on adopte
la famille des cercles de centre O (d’équation : r = cte) et celle des axes orientés
issus de O (d’équation : q = Cte). L’élément de surface (Cf Ch. II) est dS = ρdθdρ , et ρ
2

le calcul pratique de l’intégrale double d’une fonction f(r,θ) étendue à un


ρ+dρ
domaine D s’effectue de la même façon qu’en coordonnées cartésiennes : on
fixe la valeur d’un variable (généralement θ ) et on intègre par rapport à l’autre ρ
(généralement ρ ). Dans l’exemple ci-dessous, on écrira : θ
2 ρ
1

⎡ ⎤
∫∫ f (ρ,θ)ρdρdθ = ∫ ∫ ( )
θ2 ρ2 θ
⎢ f ρ,θ ρdρ ⎥ dθ 1

D θ1 ⎣ ρ1 ⎦

2. Intégrales de surface
2.1. Orienter une surface
On a très souvent besoin d'orienter des surfaces (pour les calculs de flux par exemple). On peut presque toujours
décider par une convention, le sens d'orientation d'une surface ⎡ Σ ⎤ . Une
⎣ ⎦
convention courante, pour une:

1) surface ouverte, limitée par une courbe frontière


[Σ] +
n est de décider d'un sens positif de parcours de la courbe frontière : le sens positif
+
de la normale en un point quelconque est alors défini, en rapport avec ce sens de
Γ parcours, suivant les règles habituelles (tire-bouchon, bonhomme d'Ampère, …).

2) surface fermée
est de décider d'un sens positif de parcours, de l'intérieur vers l'extérieur.
Ainsi, pour une sphère de rayon R, le vecteur normal unitaire (dirigé vers l'extérieur) au point M(x,y,z) est donné
par (déjà vu au Ch.3, § 4.2.2) :
""""! ! ! !
! OM x i + y j + zk
n = """"! =
OM R +
n
[Σ]

+
n
3) surface ouverte qui s'appuie sur un contour orienté (figure ci-contre)
idem cas 1)
Γ

2.2. Vecteur aire élémentaire d'une surface


z
Soit une surface ⎡ Σ ⎤ décrite par z = g(x, y) et M(x, y) un point de ⎡ Σ ⎤ . A un élément
⎣ ⎦ ⎣ ⎦
Γ
de surface dS de D , consistant en un carré de sommets opposés (a,b) et dσ
(a + dx,b + dy) correspond un élément de la surface ⎡⎣ Σ ⎤⎦ , limité par des petits arcs de [Σ]

dV
courbe, intersections de ⎡ Σ ⎤ par les plans x = a , x = a + dx , y = b , y = b + dy , qui se
⎣ ⎦ b b+dy
projette suivant le rectangle précédent sur le plan (xOy). Le vecteur a DD y
a+dx
dS C
""""! """"! x
! ⎛ ∂OM ⎞ ⎛ ∂OM ⎞
dσ = ⎜ ⎟ dx ∧ ⎜ ⎟ dy est normal à ⎡⎣ Σ ⎤⎦ et sa norme est l'aire de
⎝ ∂x ⎠ ⎝ ∂y ⎠

l'élément de surface : on l'appelle vecteur aire élémentaire. Pour tout point M(x, y) de ⎡ Σ ⎤ , on a :
⎣ ⎦
LU2PY313 cours de P. ANGELO 38

!!!!" " " "


OM = x e x + y e y + g(x, y)e z
 
∂OM  ∂f   ∂z  ∂OM  ∂z 
Il en résulte que : = ex + e = ex + e et = ey + e
∂x ∂x z ∂x z ∂y ∂y z
! ⎛! ∂z ! ∂z ! ⎞
Le vecteur aire élémentaire s'écrit donc : dσ = ⎜ e z − e x − e ⎟ dxdy
⎝ ∂x ∂y y ⎠
2 2
⎛ ∂z ⎞ ⎛ ∂z ⎞ ! !
Et l'aire élémentaire (sa norme) est : dσ = 1+ ⎜ ⎟ + ⎜ ⎟ dxdy . On écrit encore : dσ = ndσ
⎝ ∂x ⎠ ⎝ ∂y ⎠

Remarque : Le rapport entre l'aire dσ et l'aire dxdy de sa projection sur le plan (xOy) est le cosinus de l'angle γ
   
entre la normale dσ à cet élément de surface et e . On peut le vérifier en calculant le produit scalaire dσ ⋅ e z
z

1
. On trouve : cos γ =
2 2
⎛ ∂z ⎞ ⎛ ∂z ⎞
1+ ⎜ ⎟ + ⎜ ⎟
⎝ ∂x ⎠ ⎝ ∂y ⎠

2.3. Calcul pratique dune intégrale de surface


2.3.1 En coordonnées cartésiennes

Soit ⎡ Σ ⎤ une surface dont on connaît une équation cartésienne z = g(x, y) et soit F(x, y, z) une fonction définie
⎣ ⎦

sur ⎡ Σ ⎤ . On appelle "intégrale de la fonction F sur la surface ⎡ Σ ⎤ ", la quantité


⎣ ⎦ ⎣ ⎦ ∫∫ F(x,y,z)dσ .
Σ

Nous admettrons que l'intégrale ci-dessus est une extension de la notion d'intégrale double et son calcul effectif
revient au calcul d'une intégrale double, selon :
!!!!" !!!!"
⎛ ∂OM ⎞ ⎛ ∂OM ⎞
∫∫
Σ
F(x, y, z)dσ =
∫∫
D
F(x, y, z) ⎜ ⎟ ∧⎜
⎝ ∂x ⎠ ⎝ ∂y ⎠
⎟ dx dy

Remarque : dans ce cours, nous nous limiterons au cas où l'orientation de la surface est possible de manière à
avoir un "intérieur" et un "extérieur".

Remarque 2 : c'est seulement dans le cas où ⎡ Σ ⎤ est décrite explicitement par une équation z = g(x, y), que
⎣ ⎦
!!!!" " " "
l'on a : OM = x e x + y e y + g(x, y)e z

2.3.2 Coordonnées non cartésiennes

Plus généralement, il s'agit de caractériser une surface ⎡ Σ ⎤ par une valeur particulière (et une seule !) de deux
⎣ ⎦
paramètres (u,v). A partir d'une telle paramétrisation, on construit un élément de surface en prenant le produit
!!!!" !!!!"
∂OM ∂OM
vectoriel des deux vecteurs tangents : dσ = ∧ dudv
∂u ∂v

!!!!" !!!!"
⎛ ∂OM ⎞ ⎛ ∂OM ⎞
L'intégrale est alors :
∫∫ F dσ = ∫∫
Σ D(u,v)
F(x(u,v), y(u,v), z(u,v)) ⎜ ⎟ ∧⎜
⎝ ∂u ⎠ ⎝ ∂v ⎠
⎟ dudv

Remarque : relation encore valable pour une surface dans ! 3 : il suffit d'ajouter un 0 à la 3ème composante.

Remarque 2: en coordonnées polaires, (u,v) ↔ (r,θ)


LU2PY313 cours de P. ANGELO 39

3. Intégrales triples
Soit un corps solide hétérogène de volume V et de masse m, repéré en
coordonnées cartésiennes. Au moyen de trois familles de plans parallèles aux z V
plans des coordonnées, nous pouvons « découper » le volume V du corps solide
en volumes élémentaires : dV = dx dydz . Puisque le solide est hétérogène, la
dz
masse d’un volume élémentaire apparaît comme une fonction des trois variables
x,y,z : dm = f(x, y, y)dx dydz et la masse totale est la somme de ces masses dy y
élémentaires. Cette somme notée dx

∫∫∫ (
V
)
f x, y, z dx dydz
x
est appelée intégrale triple étendue au volume V de la fonction f(x,y,z). Le volume
V est le domaine d’intégration.

R
Exercice : calculer le volume et la masse d'une boule de rayon R et de masse volumique ρ(r) = ρ
r +R 0

Remarque : dans l’exemple ci-dessus, f est positive puisqu’elle représente une masse, mais la définition de
l’intégrale triple est bien évidemment générale et s’applique à une fonction de signe quelconque.

Le calcul pratique d’une intégrale triple, s’effectue suivant la même méthode que pour une intégrale double :
on fixe les valeurs des variables x et y et on intègre par rapport à z. On est ainsi ramené à une intégrale double
en x et y que l’on calcule de façon ordinaire.
Plus précisément, si une parallèle à Oz coupe la surface S délimitant le volume V en deux points z1(x,y) et z2(x,y)
⎡ z2 ( x,y) ⎤
∫∫∫ (V
) ∫∫
f x, y, z dx dydz =
D
dx dy ⎢
∫ (
⎢⎣ z1( x,y)
)
f x, y, z dz ⎥ , D étant la projection de S sur le plan de xy.
⎥⎦
LU2PY313 cours de P. ANGELO 40
LU2PY313 Ch.4 Intégrales multiples et int. de surface 42
TD 10

2. Intégrales de surface (suite et fin)


Calculer

4) I2 =
∫∫Σ2
{
z dσ où Σ 2 = (x, y, z) ∈! 3 x 2 + y 2 + z 2 = R2 , z ≥ 0 }

5) I3 =
∫∫ Σ3
z
x 2 + y2
dσ où {
Σ 3 = (x, y, z) ∈! 3 x 2 + y2 = R2 , 0 ≤ z ≤ a }

6) (maison) I4 =
∫∫Σ4
(x 2 + y2 + z 2 )dσ où {
Σ 4 = (x, y, z) ∈! 3 x 2 + y2 = a2 , 0 ≤ z ≤ 3 }

3. Intégrales triples

Utiliser le système de coordonnées le plus adapté pour calculer les intégrales suivantes :

1) K1 =
∫∫∫ V1
x 2 y sin(z) dx dydz , où V1 = ⎡⎣ 0,1⎤⎦ × ⎡⎣1,2 ⎤⎦ × ⎡⎣ 0,4 ⎤⎦

2) K 2 =
∫∫∫ V2
z exp(x 2 + y2 ) dx dydz {
, où V2 = (x, y, z) ∈! 3 1≤ x 2 + y2 ≤ 4, 0 ≤ z ≤ 1 }

3) K 3 =
∫∫∫ V3
z dx dydz {
, où V3 = (x, y, z) ∈! 3 z ≥ 0, 1≤ x 2 + y2 + z 2 ≤ 4 }

4) K 4 =
∫∫∫ V4
{
(x 2 + y2 + z 2 ) 3 2 dx dydz , où V4 = (x, y, z) ∈! 3 x 2 + y2 ≤ z 2 , x 2 + y2 + z 2 ≤ 1, 0 ≤ z }

5) K 5 =
∫∫∫ V5
z dx dydz {
, où V5 = (x, y, z) ∈! 3 x ≥ 0, y ≥ 0, z ≥ 0, x + y + z ≤ 1 }

6) K6 =
∫∫∫ V6
{
x 2 yz dx dydz , où V6 = (x, y, z) ∈! 3 x ≥ 0, y ≥ 0, z ≥ 0, x + y + z ≤ 1 }
LU2PY313 Ch.4 Intégrales multiples et int. de surface 41
TD 9

1. Intégrales doubles

Ex. 1.3 en cartésiennes


Calculer

1) I1 =
∫∫ D1
xydx dy , où D1 = {( )
x, y ∈! x ≤ y ≤
2
}
x , de deux façons différentes.

2) I2 =
∫∫ D2
(x + y)dx dy , où D2 = {( x, y) ∈ ! 2 2
x ≥ 0, 2x ≤ y ≤ 3 }, de deux façons différentes

3) (maison) Vérifier puis expliquer pourquoi :


1⎛ 1 ⎞ 1⎛ 1 ⎞
x 2 − y2 x 2 − y2 ∂ ⎛ −x ⎞ x 2 − y2 ∂ ⎛ y ⎞
∫ ∫ ⎜ 2
−1⎝ −1 (x + y )
2 2
dx ⎟ dy ≠ ⎜
⎠ ∫ ∫
2
−1⎝ −1 (x + y )
2 2
dy⎟ dx

on donne : ⎜ 2 2⎟
= 2
∂x ⎝ x + y ⎠ (x + y ) 2 2
= ⎜ ⎟
∂y ⎝ x 2 + y2 ⎠

x siny
4) I4 =
∫∫ D4 1+ x 2
dx dy , où D4 = ⎡⎣ 0,1⎤⎦ × ⎡⎣ 0, π 2 ⎤⎦

5) I5 =
∫∫ D5
x sin(xy)dx dy , où D5 = ⎡⎣ 0, π ⎤⎦ × ⎡⎣ 0,1⎤⎦

Ex. 1.3.3 en polaires


Calculer (où R>0)

1) J1 =
∫∫
D
xy dx dy , où D1 = {( x, y) ∈ ! 2 2 2
x + y ≤ R , x ≥ 0, y ≥ 0
2
}
1

a) en cartésiennes
b) en polaires

2) J2 = ∫∫ D2
x 2 dx dy , où D2 = {( x, y) ∈! 2 2
x +y ≤R , x ≥0
2 2
}

2. Intégrales de surface
Calculer
1) l'aire d'une sphère de rayon R puis celle d'un cylindre de révolution fermé de rayon R et de hauteur R, en utilisant des
intégrales de surface.

2) l'aire de la portion du paraboloïde z = x 2 + y2 qui se trouve sous le plan z = 9

3) (maison) l'intégrale de surface I1 =


∫∫ Σ1
ydσ , où Σ1 = {( x, y, z ) ∈! 3
z = x + y , 0 ≤ x ≤ 1, 0 ≤ y ≤ 2
2
}

41
LU2PY313 cours de P. ANGELO 43

Ch. 5 INTÉGRALES CURVILIGNES, POTENTIEL -


CIRCULATION ET FLUX

 
Intérêt : lorsqu'on déplace un point matériel dans un champ de force F , le travail mécanique fourni par F est
donné par une intégrale curviligne.

1. Intégrale curviligne d'une fonction le long d'un arc 


AB

Dans ce qui suit, P(x,y) et Q(x,y) sont deux fonctions continues dans un domaine Δ ∈ 2 et x ! f(x) une fonction

continue par morceaux dans un intervalle [a,b] ∈! , décrivant AB 

 est décrit par f strictement monotone


1.1 AB
• f étant continue et monotone sur [a,b], l’intégrale curviligne de P(x,y) le long de l’arc

AB est donnée par : f(B) B

∫ P( x, y) dx = ∫ P( x,f ( x )) dx
b
I= !
y=f(x)
AB a
f(A) A

• De même, f-1 étant la fonction inverse de f, l’intégrale curviligne de Q(x,y) le long


 est donnée par :
de l’arc AB
a b

()
∫ Q( x, y) dy = ∫ ( ) Q(f ( y), y) dy
fb
−1
J= !
AB fa

( ) ( )
De façon générale, étant donnée une forme différentielle δϕ = P x, y dx + Q x, y dy , l’intégrale curviligne de δϕ

le long de l’arc AB est donnée par
()
∫ P( x, y) dx + Q( x, y) dy = ∫ P( x,f ( x )) dx + ∫ ( ) Q(f ( y), y) dy
b fb

∫!
AB
δϕ = !
AB a fa
−1
(E)

 z
1.2 AB est parallèle à (Ox) ou (Oy) B
Dans le cas d'un chemin parallèle à (Ox), l'intégrale par rapport à y est nulle. De même,
lorsque le chemin est parallèle à (Oy), c'est l'intégrale par rapport à x qui est nulle.
ou A
A B

0 y


1.3 AB est quelconque

Dans le cas où l’arc AB à une forme quelconque, f n'est plus continue ni/ou monotone.
 en autant d’arcs partiels pour
Il suffit alors de décomposer le chemin d’intégration AB
D

lesquels f est continue et monotone. Dans l’exemple illustré ci-contre, on écrira : B


C

∫
AB
=


AC
+
∫
CD
+
∫
DB
A
LU2PY313 cours de P. ANGELO 44

En général, la valeur d'une intégrale curviligne dépend du chemin parcouru entre les points A et B. Lorsque ce
n’est pas le cas, c’est-à-dire lorsque que la valeur de l’intégrale ne dépend que des points A et B, c’est peut-
être (condition suffisante) que la forme différentielle δϕ est la différentielle d’une fonction (on dit que δϕ est
une (forme) différentielle exacte ou totale). Dans ce cas :

∫ P( x,y) dx + Q( x,y) dy = ∫
!
AB
!
AB
δϕ = "
±
∃ 2 conv.
∫ !
AB
dϕ = "

∃ 2 conv.
() ( )
± ⎡ϕ B − ϕ A ⎤

∂P ∂Q
Rappel : δϕ = dϕ ⇔ = (cf. Ch. II)
∂y ∂x

Conséquence : dans le cas d’un parcours fermé (notation :


!∫ ), les points A et B sont confondus, et l’intégrale

curviligne sera nulle si δϕ est une différentielle (totale). (réciproque fausse !)

1.4 Circulation, travail - écriture vectorielle d'une intégrale curviligne


L'intégrale curviligne d'une forme différentielle peut également s'écrire sous forme vectorielle. En effet :
" " ! ! ! ! ! !
∫AB
! ( )
P x, y dx + Q
! !
( )
x, y dy = ∫AB
! F ⋅ d ℓ avec F ( ) ( )
= P x, y i + Q x, y j et d ℓ = dx i + dy j
 
δϕ = F ⋅ d ℓ est appelée circulation élémentaire du champ vectoriel F (ou travail élémentaire, si F est
une force)
" " ! !
AB∫! δϕ = ∫! F ⋅ d ℓ est la circulation de F pour un déplacement le long de AB
AB

! !
Définition : ds le cas où δϕ = dϕ , ϕ est appelé "potentiel associé au champ vectoriel F ". On retiendra que F et
! #####! """""# #
ϕ sont alors reliés par la relation F = ±
" grad ϕ . En effet on peut écrire : (±) ∫! dϕ = (±) ∫! grad ϕ ⋅ d ℓ
AB AB
∃ 2 conventions

(définition formelle du gradient). On parle d'ailleurs dans ce cas de « champ de gradient » et on dit encore que
!
" F dérive du potentiel ϕ ".

2. Théorème de Green-Riemann
Il relie l'intégrale curviligne d'une forme différentielle le long d'une courbe plane fermée, à une intégrale double,
sur le domaine plan limité par la courbe.

Soit une courbe fermée C délimitant dans (xOy) un domaine simplement connexe D . Soit la forme différentielle
ω = P(x, y)dx + Q(x, y)dy , telle que ∂ y P et ∂ x Q existent et soient continues sur D , frontière comprise. On montre
que (théorème de Green Riemann) :

!∫ C+
(Pdx + Qdy) =
∫∫ (− ∂ P + ∂ Q )dxdy
D
y x

Cas particuliers : Utilisons successivement P = −y, Q = x ; P = 0, Q = x, P = −y ; Q = 0 . Les dérivées partielles


intervenant dans l'intégrale double sont alors des constantes de valeur 1 ou 0 et l'intégrale double a pour valeur
deux fois l'aire du domaine D dans le premier cas et une fois l'aire dans les autres cas. On peut donc écrire :

1
Aire(D) =
2 !∫
C+
x dy − ydx =
!∫
C+
x dy =
!∫ C+
−ydx =
∫∫ dx dy
D
LU2PY313 cours de P. ANGELO 45

3. Flux d'un champ vectoriel à travers une surface


!
On retiendra que le flux d'un champ vectoriel V à travers une
!
surface orientée ⎡ Σ ⎤ , d'équation z = g(x, y) et de normale n (vecteur !
⎣ ⎦ M V
unitaire), en un point M est par définition l'intégrale sur la surface ⎡ Σ ⎤
⎣ ⎦
! !
du champ scalaire V(M)⋅ n , soit : S !
n

∫∫ (−V ∂ g − V ∂ g + V ) dS
! !
Φ=
∫∫Σ
V ⋅ n dσ =
D
x x y y z

Remarque : deux situations très fréquentes en physique :


! ! ! ! !
(
1) si V est dans le plan tangent à [Σ], i.e. que V ⋅ n dσ ou V ⋅dσ = 0 alors Φ = 0 )
( )
! ! !
2) si V est de norme constante V = V0 et de même direction que n alors Φ = V0 S

4. Théorèmes liés au flux d'un champ vectoriel


4.1. Stokes-Ampère
!
Le flux du rotationnel d'un champ vectoriel F à travers une surface ouverte ⎡ Σ ⎤ ,
⎣ ⎦
simplement connexe, limitée par une courbe fermée Γ est égal à la circulation de dσ [Σ]
ce même champ vectoriel, le long de Γ , soit :

∫∫ ( )
!!!" " " " !!!!"
rot F ⋅ n dσ = F ⋅ dOM
Σ #∫ Γ
Γ

4.2 Green-Ostrogradski
Soit {V } un solide simple et soit ! ⎡⎣ Σ ⎤⎦ une surface fermée , simplement connexe, qui limite {V }, orientée
positivement vers l'extérieur. Soit F un champ de vecteurs dont les composantes ont des dérivées partielles
continues sur une région ouverte de ! 3 qui contient V , alors : { }
! ! !
∫∫ F ⋅ n dσ = ∫∫∫
" Σ V
divF dV

la divergence doit être définie en tout point du volume d'intégration pour que le théorème puisse être
appliqué (ce qui n'est pas le cas par exemple pour un champ en 1/r2 lorsque l'origine est à l'intérieur de
la surface (on utilise alors le théorème de Gauss. (Cf cours d'électromagnétisme))
LU2PY313 cours de P. ANGELO 46
LU2PY313 Ch.5 Intégrales curvilignes, potentiel, circulation, flux 47
TD 11

1. Intégrales curvilignes

Ex. 1.1 & 1.2 chemin décrit par f continue et (strict.) monotone

Calculer l’intégrale curviligne de (la forme diff.) :


δF = kx(1+ y2 )dx + (x + y)dy

a) le long du chemin OB, défini par le segment de droite (OB) où B(1,2) [de deux façons différentes]

b) le long du chemin OAB, défini par les deux segments de droites (OA) et (AB), où A(1,0)

c) Conclusion ?

Ex. 1.3 chemin quelconque


Ex.a Cas général

Calculer l’intégrale curviligne I le long de la boucle fermée constituée par les deux arcs de parabole : y = x 2 et x = y2 ,
décrite dans le sens direct avec :
∫ (2xy − x )dx + (x + y )dy
2 2
I=
C

Ex. b Si forme différentielle exacte

∫ x dy + y dx , le long du chemin OM
1) Calculer l’intégrale curviligne J = 
C

i) déf. par les segments [ON] et [NM] où {N(1,0), M(1,1)}


ii) déf. par la parabole y = x 2

2) Conclusion ? Pouvait-on prévoir ce résultat ?

Ex. c Attention

K=
!∫
C2+
(x 2 + y2 )dx + (x 2 − y2 )dy où C2+ est le périmètre du triangle O (0,0), I(1,0), J(0,1)

Ex. 1.4 circulation - travail


! ! !
Soit une particule qui se déplace sous l'action d'un champ de forces : F = (x − 2y) e x + (3y − 2x) e y .
1) Montrer que ce champ dérive d'un potentiel V.
!
2) Calculer de deux façons différentes, le travail de F pour déplacer la particule en ligne droite du point O(0,0) au
point A(2,4).

2. Théorème de Green-Riemann

Utiliser la formule de Green-Riemann pour retrouver les résultats de l'exercice 1.3


LU2PY313 Ch.5 Intégrales curvilignes, potentiel, circulation, flux 48
TD 12

3. Flux d'un champ vectoriel à travers une surface


Ex. 3.1.1 Cas particulier
1) Calculer le flux du rotationnel du champ vectoriel
! ! !
F = xy2 i + (x + y) j , à travers Σ1 , région comprise entre les courbes y = x 2 et y = x , pour x ≥ 0 .

2) Calculer le flux d'un champ magnétique :


! −α(x−x 0 ) −β(y−y0 )
! ! !
B = B0e e ( i + j + k)
à travers la surface Σ 2 = [x 0 , x 0 + L]×[y 0 , y 0 + H]

Ex. 3.2.2 Cas général

Soit Σ 3 la frontière du solide fermé, formé par le paraboloïde z = 1− x 2 − y2 et le plan z = 0 .


! ! ! ! ! !
Calculer
∫∫ F ⋅ dS où F(x, y, z) = y i + x j + z k
Σ3

4. Théorèmes liés au flux


Ex. 4.1 Théo de Stokes-Ampère
Ex. 4.1.1 Cas particulier
Calculer la circulation du champ vectoriel :
! ! !
A = y i − sinx j
sur le chemin A(0,0), B(0,1), C(1,1), D(1,0), A(0,0).
1) Directement
2) En utilisant le théorème de Stokes-Ampère

Ex. 4.1.2 Cas général

Soit Σ le cône (ouvert) d'équation z = 1− x 2 + y2 , avec z > 0 . On oriente Σ "vers l'extérieur". On définit le champ de
!
vecteurs V(−y, x,1+ x + y) .

( )
!!!" "
a) Calculer Φ Σ rot V

b) Retrouver ce résultat à l'aide du théorème de S.A.

Ex. 4.2 Théo de Green-Ostrogradski


! ! ! !
1) Calculer le flux du champ vectoriel F = z i + y j + x k sur la sphère unité x 2 + y2 + z 2 = 1

! ! ! !
2) Calculer le flux du champ vectoriel F = 4xy i − y2 j + yz k à travers la surface du cube délimité par
x = 0, x = 1, y = 0, y = 1, z = 0, z = 1
1 !!!!" "
3) Montrer que le volume ϑ d'un corps limité par une surface ⎡⎣ Σ ⎤⎦ est V =
3 Σ ∫∫
#
OM ⋅ n dσ . En déduire la valeur du flux
! """"! 2 2 2
du champ vectoriel r = OM à travers la surface totale du cylindre x + y = R situé entre z = 0 et z = h
LU2PY313 cours de P. ANGELO 49

Ch. 6 SÉRIES DE FOURIER

1. Introduction qualitative
Considérons une fonction SN(t) définie par :
N

SN(t) = ∑ A cos nωt + B sin nωt


n=0
n n
(E.1_1)

où les An et Bn sont des constantes

En modifiant les valeurs des coefficients An et Bn, on peut obtenir des fonctions SN(t) très différentes les unes des
autres, mais toutes auront en commun d’être périodiques et d’admettre T= 2p w pour période. Dès lors, on
peut se demander si la réciproque est vraie i.e. si une fonction périodique quelconque peut être représentée
par une somme de termes sinusoïdaux.

L’expression (E.1_1) est appelée polynôme trigonométrique d’ordre n. La question posée conduit au problème
de l’approximation d’une fonction périodique arbitraire f(t) de période T= 2p w par un polynôme
trigonométrique d’ordre n et ensuite à celui du développement de la fonction f(t) en série trigonométrique

f(t) = ∑ A cos nωt! + !B sin nωt


n n

! n=0

Ces problèmes sont analogues à ceux de l’approximation des fonctions non nécessairement périodiques, par
des polynômes de degré n (D.L. à l’ordre n) ou de leur développement en série entière. Ainsi, le problème
consiste à trouver si cela est possible, des constantes A0,A1,...,An,...,B1,B2,...,Bn,... telles que la série

S= ∑ A cos nωt! + !B sin nωt


n n

! n=0

soit convergente et que sa somme soit égale à la fonction périodique donnée f(t) de période T= 2p w.

Rem : en pratique, dans tous les calculs qui suivent, l’étude d’une fonction de période T, peut se ramener à

celle d’une fonction 2p périodique, en posant t′ = ωt = t
T
a+T b+2π
En effet, dans ce cas :

a
cosnωt dt →
∫b
cosnt′ dt′

2. Définitions et théorèmes fondamentaux


2.1 Définitions
2.1.1 Forme trigonométrique

Déf : Soit f une fonction périodique, de période T= 2p w, intégrable sur tout intervalle fermé de  (f ∈L ) . On
1
oc

appelle série de Fourier de f, la série trigonométrique :


a0
2
+ ∑ a cos nωt + b sin nωt
n=1
n n
(E.2.1.1_1)

où les coefficients an et bn sont donnés n par les formules ( a ∈ et b ∈ ):


LU2PY313 cours de P. ANGELO 50

⎧ 2 α+T
1 β+2π
⎪⎪an =

T ∫ α
f(t)cos nωt dt =
π β ∫
f(t)cos nt dt
2 α+T
1 β+2π
⎪b =
⎪⎩ n T ∫ α
f(t)sin nωt dt =
π β ∫
f(t)sin nt dt

Rem : dans certains ouvrages, on distingue le coefficient a0 des autres coefficients an , i.e. que l’on définit a0
1 α+T
par : a0 =
T α∫ f(t)dt Dans ce cas, le terme constant qui intervient dans la série de Fourier est a0 et non a0/2. Il

est donc important dans un problème donné, de préciser la convention adoptée et de s’y tenir (i.e. de ne pas
les mélanger...).

2.1.2 Forme complexe


En utilisant les formules d’Euler, on peut écrire les séries de Fourier sous forme complexe. En effet, en posant

an − ibn 1 α+T
1 β+2π
Cn =
2
soit Cn =
T ∫
α
f(t) e−inωtdt =
2π ∫
β
f(t) e− intdt

∞ ∞ n=+∞
a0 a0
alors C−n = Cn* , et (E.2.1.1_1) =
2
+ ∑
n=1
Cneinωt + C−ne−inωt , soit :
2
+ ∑
n=1
an cosnωt + bn sinnωt = ∑C e
n=−∞
n
inωt

a0
Rem : Il est facile de montrer que :
2
= C0 , an = Cn + C−n , bn = i Cn − C−n ( )

2.2 Théorème de convergence (Dirichlet)

Étant donnée une fonction périodique f, la série de Fourier associée à f est-elle convergente ? Si oui, sa somme
est-elle égale à f ? La réponse est donnée par le théorème suivant, dont on admettra la démonstration :

théorème : Soit f une fonction périodique, de période T= 2p w, continue sur tout intervalle D = [a a+T[, sauf
éventuellement en un nombre fini de points, qui sont des points de discontinuité de première espèce.
Alors la série de Fourier associée à f est convergente sur  et

n=+∞ ∞
a0

n=−∞
Cneinωt =
2
+ ∑ a cos nωt + b sin nωt = 21 ⎡⎣f (t ) + f (t )⎤⎦
n=1
n n
+ −

En particulier, en tout point où f est continue :

n=+∞ ∞
a0
∑C e
n=−∞
n
inωt
=
2
+ ∑ a cos nωt! + !b sin nωt = f(t)
n=1
n n

f est ainsi décomposée en la somme :

- d’un terme constant (C0 = a0/2), parfois appelé harmonique 0, qui est la valeur moyenne de f sur une
période T.
- d’une infinité de termes sinusoïdaux (en cos et/ou sin nwt), dont chacun a une fréquence
LU2PY313 cours de P. ANGELO 51

nω n
νn = =
2π T

ω 1
qui est un multiple de la fréquence fondamentale : ν = = .
2π T

On appelle harmonique de rang n le terme défini par : hn = an cosnωt + bn sinnωt = Cn einωt + C−n e−inωt

Attention ! Certains auteurs excluent des harmoniques

• le terme constant (h0 = C0 = a0/2).


• d’autres excluent h0 et h1 (appelé fondamental).

2.3 Spectre (des fréquences)

La représentation graphique de la variation de l’amplitude des harmoniques en fonction de nw, porte le nom
de spectre (des fréquences) ou diagramme spectral. Suivant la forme adoptée pour les coefficients de Fourier,
on pourra trouver les représentations de

1 2
( )
2
an et bn ou Cn ou ... ou an + bn2 ou Cn ...
!### #"#### $ 2 ###"###$
!
calcul
mesurable par des
analyseurs de spectres

Quel que soit le mode de représentation choisi, le diagramme spectral est discontinu puisque nw ne prend que
des valeurs multiples d’un même nombre (on dit qu’un signal périodique a un spectre de raies)
Parfois, il est utile d’interpoler ces diagrammes par des courbes continues, appelées enveloppes des spectres.
La connaissance d’une équation d’une courbe enveloppe permet de prévoir l’importance des différents
harmoniques (c.f. & 4).

2.4 Propriétés des coefficients de Fourier


Si f est une fonction qui vérifie les conditions de Dirichlet, on montre que :

• lim an = lim bn = lim Cn = 0


n→∞ n→∞ n→∞

• Si f est paire, la série de Fourier associée est une série de cosinus. En particulier, en tout point où f
(paire) est continue :


a0
∑ a cos nωt = f(x) , avec a 4 T/2

2
+
n=1
n
(paire)
n
=
T ∫
0
f(x) cos nωt dt
(paire)

• Si f est impaire la série de Fourier associée est une série de sinus. En particulier, en tout point où f
(impaire) est continue :


4 T/2
∑b n
sinnωt = f(x) , avec bn =
impaire T ∫0 impaire
f(x) sinnωt dt
n=1

• Si f est de classe C1 par morceaux, les coefficients de Fourier de f’, s’obtiennent de manière intuitive
à partir de la dérivée de la [Link] f

• les coefficients de Fourier d’une translatée (et/ou dilatée) s’obtiennent de manière intuitive à partir
LU2PY313 cours de P. ANGELO 52

de la translatée (et/ou dilatée) de la S.F de f.

2.5 Théorème de Parseval


Ce théorème relie la valeur moyenne du carré du module d’une fonction f développable en série de Fourier,
aux différents coefficients de la série de Fourier associée à f. Il dit en effet que :

a20 1 ∞ 2
( )
+∞
1 α+T 2 2

∫ f(t) dt = + ∑ an + bn2 = ∑ Cn
T α 4 2 n=1 n=−∞

Rem : ce théorème permet également de déterminer la somme de certaines séries.

3. Exemples d’applications à la physique


3.1 Généralités
Les séries de Fourier ont de nombreuses applications dans tous les domaines de la physique... Nous nous
intéresserons plus particulièrement dans ce qui suit, à des exemples d’applications des séries de Fourier en
théorie du signal.

En théorie du signal, f(t) représente un signal qui est produit soit continûment soit discontinument dans le temps.
On utilise très souvent les expressions « signal analogique » pour signal continu et « signal numérique » ou
« discret » ou « digital » ou « échantillonné » ... pour un signal discontinu.

Si f(t) est un signal qui varie périodiquement dans le temps, les séries de Fourier établissent un lien entre
« l’espace des temps (secondes dans le S.I.) » et « l’espace des fréquences (Hertz dans le S.I.) »
On peut également dire que les séries de Fourier permettent de voir tout signal périodique du temps (s)
« suffisamment régulier » comme une superposition (infinie) de signaux sinusoïdaux dont la fréquence varie
discontinument entre O et l’infini.

3.2 Énergie et puissance d’un signal mesurable


Tout signal f(t) mesurable contient de l’énergie (les appareils de mesure ou de détection sont sensibles à
l’énergie contenue dans un signal). Nous admettrons qu’entre deux instants t1 et t2

t2


2
• un signal continu (analogique) f(t) dissipe une énergie E∝ f(t) dt
t1

t2

∑ f(t )
2
• un signal discret (numérique) f(t) dissipe une énergie : E ∝ i
t=t1

Rem : en théorie du signal, on sous-entend souvent le terme de proportionnalité, i.e. que l’on définit l’énergie
d’un signal par
+∞


2
E= f(t) dt
−∞

Mais il faut garder à l’esprit que cette définition ne correspond pas à une énergie « physiquement mesurable »
(l’énergie « réelle » est proportionnelle à cette quantité, et le coefficient de proportionnalité dépend de la
nature du signal).
En divisant l’énergie par une grandeur qui à la dimension d’un temps, on obtient une puissance. Par exemple,
LU2PY313 cours de P. ANGELO 53

pour un signal analogique, la puissance moyenne dissipée entre les instants t1 et t2 est :

1 t2


2
P∝ f(t) dt
t2 − t1 t1

Si maintenant, f(t) est un signal T périodique, la quantité


T
1 T
∫ ∫
2 2
f(t) dt est proportionnelle à l’énergie E dissipée sur une période T et f(t) dt est proportionnelle à la
0 T 0
puissance dissipée sur une période T, i.e. à la puissance moyenne de ce signal.

Dès lors, l’interprétation physique du théorème de Parseval est évidente : ce théorème exprime la façon dont
l’énergie correspondant au phénomène périodique décrit par f(t) se « répartit » entre les différents
harmoniques.

En effet, d’une part, l’intégrale du carré du module de f sur une période est proportionnelle à l’énergie dissipée
par f(t) sur une période, et d’autre part, l’énergie d’un harmonique est proportionnelle au module du carré de
son amplitude. Ainsi, d’un point de vue physique, le théorème de Parseval peut se traduire par


2
E(f) = fmoy + ∑E
n=1
n

2
a
(
T 2
)
2
avec En≠0 ∝ an + bn2 ∝ T. Cn et E 0 ∝ [Link]
2
∝T 0
2 4

3.3 Analyse de Fourier - synthèse de Fourier


Faire l’analyse de Fourier d’un signal f(t) consiste à déterminer les coefficients an et bn du développement en
série de Fourier de ce signal. Si on connaît une expression analytique de ce signal, les formules du § 2 résolvent
le problème. Si le signal f(t) a une source « expérimentale » (signal délivré par un générateur par exemple) on
peut faire appel à des montages électroniques qui déterminent avec une plus ou moins bonne précision les
valeurs des coefficients an et bn. On peut également numériser le signal et effectuer un traitement informatique
pour calculer les coefficients an et bn. Dans un cas comme dans l’autre, on accède à une connaissance plus
ou moins parfaite du spectre de Fourier du signal.

A quoi sert cette connaissance ? Généralement, on veut « agir » sur le signal à l’aide d’un « système matériel »
(par exemple, l’amplifier, l’enregistrer, le transformer en un autre signal de nature différente ...). Or tous les
systèmes réels de traitement du signal ont leurs performances qui s’effondrent aux hautes fréquences (bande
passante finie). Du point de vue de Fourier, cela veut dire, qu’ils ne « laisseront passer » qu’un nombre fini
d’harmoniques.

En reconstituant le signal (périodique) avec un nombre fini de termes, on peut prévoir la déformation apportée
par le système de traitement. De plus, le théorème de Parseval permet de comparer l’énergie récupérée à la
sortie du système (n harmoniques) à l’énergie du signal avant traitement (infinité d’harmoniques).
LU2PY313 cours de P. ANGELO 54
LU2PY313 Ch.6 Séries de Fourier 55
TD13

1. Séries de Fourier

Ex. 2.2.-2.3 Exercices fondamentaux


1) fonction parabolique
Soit la fonction définie sur  par :
⎧⎪t2 si t ∈ ⎡ −π,π ⎤
f(t) = ⎨ ⎣ ⎦
⎩⎪2π périodique
a) Représenter graphiquement f sur [−3π,3π]
b) Comment s'exprime f sur [π,3π] ? Et sur [−3π,π] ?
c) Peut-on développer f en série de Fourier ? Si oui, le faire (forme trigonométrique), sinon, dire pourquoi
∞ ∞
(−1)n
d) En déduire ∑n ∑ n
n=1
1
2
,
n=1
2

2) fonction "carrée"
Soit la fonction définie sur  par
⎧1 si t ∈ ⎤ 0,1⎤
⎪ ⎦ ⎦

f(t) = ⎨0 si t ∈ ⎤⎦1,2 ⎤⎦

⎪⎩2 périodique

a) Représenter graphiquement f sur [−3,4]


b) Peut-on développer f en série de Fourier ? Si oui, le faire (formes trigonométrique et complexe), sinon, dire pourquoi

(−1)p
c) En déduire ∑
p=0
2p +1

3) diagramme spectral – enveloppe

Tracer les diagrammes spectraux (convention : an + bn ) et déterminer l’équation de l’enveloppe pour les fonctions
parabolique et carrée, définies ci-dessus.

Ex. 3 Exemples de Séries de Fourier


Tracer les fonctions suivantes sur deux périodes. Dire pourquoi on peut les développer en série de Fourier, puis le faire.

1) fonction "rectangulaire"

⎧1 si t ∈ ⎤ 0,T 2 ⎤
⎪ ⎦ ⎦

f(t) = ⎨−1si t ∈ ⎦ T 2,T ⎤⎦


⎪⎩T périodique

Voyez-vous un lien entre cette fonction et la fonction "carrée" de l'ex. 2.2.2 ? En déduire une relation pratique entre les
deux S.F.
LU2PY313 Ch.6 Séries de Fourier 56
TD14

Ex. 3 Exemples de Séries de Fourier (suite)


(Tracer les fonctions suivantes sur deux périodes. Dire pourquoi on peut les développer en série de Fourier, puis le faire).

2) fonction "triangulaire"

⎧−t si t ∈ ⎤ −T 2,0 ⎤
⎪ ⎦ ⎦
⎪ ⎤ ⎤
f(t) = ⎨t si t ∈ ⎦ 0,T 2 ⎦

⎪⎩T périodique
Voyez-vous un lien entre cette fonction et la fonction "carrée" de l'ex. 2.2.2 ? En déduire une relation utile entre les deux
S.F.

3) fonction "rampe"

⎧ 2E
⎪ t (E > 0) si t ∈ ⎤⎦ − T 2,T 2 ⎡⎣
f(t) = ⎨ T
⎪T périodique

4) fonction exponentielle

⎧⎪et si t ∈ ⎤ −t ,t ⎤
f(t) = ⎨ ⎦ 0 0⎦
2t
⎩⎪ 0 périodique
On utilisera la forme complexe puis on en déduira la forme trigonométrique

5) Redressement "double alternance"

f(t) = sinαt , α ∈! +*

6) fonction sin2

⎧⎪sin2 t si t ∈ ⎡ 0,π ⎤
f(t) = ⎨ ⎣ ⎦
⎩⎪2π périodique, impaire
a) développer f en série trigonométrique

(−1)n
b) En déduire ∑n=0
(2n −1)(2n +1)(2n + 3)
∞ n
c) Calculer ∑ (2n −1) (2n(−1+1) ) (2n + 3)
n=0
2 2 2
LU2PY313 cours de P. ANGELO 57

Ch. 7 TRANSFORMÉES DE FOURIER

1. Introduction qualitative
Nous avons vu qu’à toute fonction périodique du temps f(t) “ suffisamment régulière ” (Ch.6), on peut associer
une représentation dans “ l’espace des fréquences ” (spectre des fréquences) par le développement de f en
série de Fourier.

Nous allons étendre dans ce chapitre l’association d’un spectre des fréquences à des fonctions non
(rigoureusement) périodiques du temps mais nulles à l’infini et telles que :

+∞
f ∈L1 i.e.
! ∫
−∞
f(t) dt < ∞

Considérons une fonction continue f(t), nulle en dehors de l’intervalle [t0,t1] (fig.1).

Supposons que nous appliquions malgré tout les résultats


concernant les fonctions périodiques, en choisissant
arbitrairement un intervalle de temps T0 jouant le rôle de
période. Nous obtiendrions alors un résultat tel que celui
de la fig.2, mais ce résultat correspondrait en fait au
développement non pas de la fonction représentée sur la
fig.1 mais à celle de la fig.3 : en procédant de la sorte, on
crée arbitrairement un nombre infini de répliques périodiques de l’élément
analysé.
Il est aisé de voir que si l’on
augmente T0, on écarte de plus
en plus les images périodiques
(on isole ainsi la fonctions initiale),
et sur le spectre des fréquences
les composantes se resserrent en
diminuant d’amplitude. Nous
admettrons qu’au passage à la
limite T0 → ∞ , les images
périodiques de f n’apparaissent
plus et le spectre des fréquences qui était discret tend vers une variation continue :

1 +∞
1 +∞
an(nω) → a(ω) =
π ∫
−∞
f(t)cosωt dt et bn(nω) → b(ω) =
π ∫
−∞
f(t)sinωt dt

La somme des termes infiniment petits devient après passage à la limite T0 → ∞

∞ ∞
f(t) =
∫ 0
a(ω)cosωt dω +
∫ 0
b(ω)sinωt dω

Ces expressions généralisent le développement en séries de Fourier et s’appellent des intégrales de Fourier.

2. Transformation de Fourier
2.1 Définitions
Il est possible d’effectuer sur les formes en cosinus et sinus précédentes, une transformation similaire à celle qui
à été utilisée dans les séries de Fourier lors du passage des coefficients an et bn vers Cn. On peut montrer que
LU2PY313 cours de P. ANGELO 58

l’on obtient alors :


1 +∞
f(t) =

∫ −∞
F(ω)eiωtdω

1 +∞
avec F(ω) =

∫−∞
f(t)e−iωtdt

où les facteurs 1 2π se répartissent différemment entre f(t) et F(ω) en fonction des auteurs (la convention ci-
dessus est dite “ symétrique ”). On peut d’ailleurs s’affranchir de ces coefficients en écrivant ω = 2πν (si t a la
dimension d’un temps, ω est une pulsation et ν une fréquence). On arrive alors à :

+∞ +∞
f(t) =

−∞
F(ν)ei2πνtdν avec F(ν) =
∫ −∞
f(t)e−i2πνtdt

C’est le plus souvent cette forme que nous allons utiliser par la suite.

Par définition F(ν) (ou F(ω)) est la transformée de Fourier (directe) de la fonction f(t) (si t a la dimension d’un
temps, F(ν) représente le spectre (des fréquences) ou spectre de Fourier de f)

F (f(t)) = T.F.(f) = ...



On écrit encore : F(ν) = f(ν) =

Remarque : dans le cas où la variable est l’espace (et non plus le temps) on obtient :

1 +∞
1 +∞
f(x) =

∫−∞
F(k)eikx dk avec F(k) =

∫−∞
f(x)e−ikx dt

où k est le nombre (vecteur) d’onde.

2.2 Principales propriétés


• Parité
On peut montrer que la transformée de Fourier conserve la parité et que :

f(t) ∈L1 paire ⇒ F(ν) = 2
∫ 0
f(t)cos2πνt dt (réelle et paire)

f(t) ∈L1 impaire ⇒ F(ν) = −2i
∫0
f(t)sin2πνt dt (Imaginaire pure et impaire)

• Continuité et limites

La transformée (spectre) de Fourier d’une fonction f(t) ∈ L1, est une fonction continue telle que lim F(ν) = 0
ν→±∞

• Multiplication par une exponentielle imaginaire


Il est facile de montrer que la T.F. du produit d’une fonction f(t) ∈ L1 par une exponentielle imaginaire
exp(2i 0t) est la transformée de la fonction f, translatée de 0 i.e. :

F ( f ( t) e i2πν0t
)(ν) = F ( ν − ν ) 0
LU2PY313 cours de P. ANGELO 59

• Transformée d’une translatée


De même le calcul de la T.F. d’une translatée ne pose pas de problème:

F (f (t − t ))(ν) = e
0
−i2πνt0
()
F ν

• Transformée d’une dilatée


On montre facilement que

F (f (kt))(ν) = 1 ⎛ ν⎞
F⎜ ⎟
k ⎝ k⎠

2.3 Transformée de Fourier et dérivation


Nous admettrons les deux résultats importants suivants

• transformation d’une dérivée

Soit f(t) ∈ L1 de classe C1 par morceaux. Si f’(t) ∈ L1 , alors F (f′ (t))(ν) = 2iπνF ( ν)
F (f (t))(ν) = (2iπν) F ( ν)
p
Ce qui se généralise selon : (p)

• dérivation d’une transformée

F(ν) = −2iπ F t ⋅ f(t) ( )


d
Si f(t) ∈ L1 et t.f(t) ∈ L1 alors F(ν)est dérivable et

dp
( ) F (t )
p
Ce qui se généralise selon F(ν) = −2iπ p
⋅ f(t)
p

2.4 Inversion de la transformation de Fourier


Nous avons vu jusqu’à maintenant comment calculer F(ν) à partir de f(t). On se propose ici de donner quelques
indications sur le problème inverse, i.e. connaissant F(ν) comment déterminer f(t) ?

Nous admettrons que la transformée de Fourier d’une fonction suffit à la déterminer, i.e.

deux fonctions qui ont la même T.F. sont égales presque partout (en particulier si elles sont continues elles sont
égales.

Si F(ν) ∈ L1, on définit la T.F inverse (ou réciproque) de F (pour presque tout t) par
+∞
f(t) =
∫ −∞
F(ν)ei2πνtdν

(en toute rigueur, cette égalité est vraie pour tout t seulement si f est continue)

On écrit encore : f(t) = f̂ −1(ν) = F -1(F(ν)) = T ⋅F −1


(F) = ...
LU2PY313 cours de P. ANGELO 60

3. Produit de convolution
3.1 Définition
On appelle produit de convolution de f(t) par g(t) et on note f ∗ g , l’intégrale (quand elle existe)

(f * g)(t) = ∫ f (t − τ) g(τ)dτ = ∫ f (τ) g(t − τ) dτ


+∞ +∞

−∞ −∞

3.2 Principales propriétés


• f ∗ g = g∗ f

• Si f et g sont continues et nulles en dehors des intervalles [a,b] et [c,d] respectivement, alors f ∗ g
existe et est nul hors du segment [a+c,b+d]

• la convolution est une opération qui “ régularise ” (ex. si on convolue f discontinue, avec g continue
alors h=f*g est continue, ...)

3.3 T.F. et produit de convolution


Nous admettrons que si f et g ∈ L1,le produit de convolution existe et possède une transformée de Fourier telle
que

F (f * g) = F(ν).G(ν)

i.e. que la T.F. transforme un produit de convolution en un produit habituel.

De même, on peut montrer que si F(ν), G(ν)et f.g sont dans L1 alors : F (f ⋅ g) = F(ν)* G(ν)

3.4. Corrélation - Intercorrélation


On définit la corrélation (ou autocorrélation) temporelle d’une fonction f (sous réserve d’existence de
l’intégrale) par
+∞
Cf(τ) =
∫−∞
f(t)f(t − τ)dt

La corrélation réalise une comparaison entre un signal et ses copies décalées dans le temps.

On remarquera que Cf(τ) a la dimension d’une énergie, et que Cf(0) est proportionnel à l’énergie du signal
décrit par la fonction f(t). On peut voir la corrélation comme un indicateur de la déformation d’un signal au
cours du temps (en effet, elle est maximale lorsque τ = 0 et d’autant plus faible que f(t) diffère de f(t − τ)).

On définit de même l’intercorrélation temporelle de f et g (sous réserve d’existence de l’intégrale) par


+∞
Cfg(τ) =
∫ −∞
f(t)g(t − τ)dt

L’intercorrélation compare le signal f(t) et le signal g(t) décalé dans le temps : pour donné, plus f(t) et g(t)
sont différents et plus l’intercorrélation sera faible. Par contre, si g(t) est le même signal que f(t) mais décalé
dans le temps de 0, i.e. si
LU2PY313 cours de P. ANGELO 61

g(t) = f(t − τ 0 ) alors Cfg(τ) = Cf(τ − τ 0 )


Dans ce cas, Cfg( ) sera maximale en τ = τ 0

L’intercorrélation est donc un moyen de mesurer un retard entre deux mêmes signaux

4. T.F. et énergie
4.1. Théorème de Parseval
Le théorème de Parseval (qui exprime la façon dont l’énergie portée par un signal se réparti entre ses différentes
fréquences) se généralise pour les fonctions non périodiques et s’exprime ici par

∫ () ∫ F( ν) dν
+∞ 2 +∞ 2
f t dt =
−∞ −∞

4.2. Densité spectrale d’énergie


ν+Δν


2
Soit : . F(ν) dν Cette intégrale représente la contribution à l’énergie de la bande de fréquence
ν

⎡ ν, ν + ∆ ν ⎤ . La quantité
⎣ ⎦
1 ν+Δν


2 2
lim F(ν) dν = F(ν)
Δν→0 Δν ν

est la densité d’énergie relativement à la fréquence ; par définition

()
2
F ν s’appelle la densité spectrale d’énergie de f

Remarque : l’énergie contenue dans une “ petite bande ” ⎡ ν, ν + ∆ ν ⎤ est approximativement (D.L. au premier
⎣ ⎦
2
ordre) : ΔE ∝ F(ν) Δν

4.3. Relations de Wiener-Khintchine


Ces relations établissent que les densités spectrales d’énergie sont les transformées de Fourier des fonctions de
corrélation.

En effet, f(t) étant un signal de fonction de corrélation Cf(τ) et de densité spectrale Sf(ν), on a
+∞
Sf(ν) = T ⋅F ⋅ ⎡⎣Cf(τ)⎤⎦ =
∫ −∞
Cf(τ)e−i2πντdτ

+∞
et par symétrie Cf(τ) = T ⋅F−1 ⎡⎣ Sf(ν)⎤⎦ =
∫−∞
Sf(ν)e−i2πντdν

De même si Cfg(τ)est la fonction de corrélation de deux signaux f et g et si la densité spectrale est Sfg(ν)
LU2PY313 cours de P. ANGELO 62

+∞
, alors Sfg(ν) = T ⋅F ⋅ ⎡Cfg(τ)⎤ =
⎣ ⎦ ∫
−∞
Cfg(τ)e−i2πντdτ

+∞
et par symétrie Cfg(τ) = T ⋅F−1 ⎡⎣ Sfg(ν)⎤⎦ =
∫ −∞
Sfg(ν)e−i2πντdν
LU2PY313 Ch.7 Transformées de Fourier 63
TD15

2. Transformées de Fourier

Ex. 2.1. Premiers exemples


Calculer et représenter graphiquement (lorsqu'elle est réelle) la T.F. des fonctions suivantes. Que remarquez-vous ?

1) fonction "porte"

⎧⎪1 si t ∈ ⎡ − A 2 , A 2 ⎤
PA(t) = ⎨ ⎣ ⎦
⎪⎩0 ailleurs

2) fonction "triangulaire"

⎧⎪1− t B si t ∈ ⎡ −B,B ⎤
TriB(t) = ⎨ ⎣ ⎦
⎩⎪0 ailleurs

3) fonction "décharge exponentielle"

fdα(t) = e−αtY(t)

4) fonction " exponentielle symétrique"


−α t
fe α(t) = e

Ex. 2.2. Principales propriétés

1) a) Montrer que F ( f ( t) e
)(ν) = F ( ν − ν ) .
i2πν0t
0

b) En déduire F ( f ( t) cos(2πν t))(ν) 0

2) a) Montrer que F (f(t − t ))(ν) = F(ν) e


0
−i2πν0t

b) En déduire F (P (t)− P (t − A))(ν)


A A

3) Calculer F (P 2A )
(t) (ν) à partir de F (P (t))(ν)
A

Ex. 2.3. Transformation de Fourier et dérivation


2 2
On se propose de calculer la T.F. de la fonction gaussienne g(t) = e− π t où t ∈!.

1) Calculer g′(t) en fonction de g(t) . En appliquant le TF à l'identité obtenue, montrer que ĝ(ν) vérifie une
équation différentielle linéaire du premier ordre.
+∞


2
2) Intégrer cette éq. diff. En admettant que e− x dx = π , déterminer la constante d'intégration et en
−∞

déduire ĝ(ν) . Remarques (2 rem) ?

F ⎛⎜⎝ e ( ) ⎞ (ν)
2
−t τ
3) En déduire ⎟ ⎠
 
LU2PY313 cours de P. ANGELO 65

Annexe 1 : TRIGONOMÉTRIE

cos2 a + sin2 a = 1 p+q p−q


cosp + cosq = 2cos cos
2 2
( )
cos a ± b = cosacosb  sinasinb cosp − cosq = −2 sin
p+q p−q
sin
2 2
( )
sin a ± b = sinacosb ± sinbcosa
p+q p−q
sinp + sinq = 2 sin cos
(
tan a ± b = ) tana ± tanb
1 tanatanb
2
p+q p−q
2
sinp − sinq = 2cos sin
2 2
cos2a = 1− 2 sin2 a = 2cos2 a −1
tanp ± tanq =
(
sin p ± q )
sin2a = 2 sinacosa cospcosq
2tana
tan2a =
1− tan2 a 2t ⎧⎪ a ⎫⎪
sina = 2 ⎨
t = tan ⎬
1+ t ⎪⎩ 2 ⎪⎭
1+ cos2a 2
cos2 a = 1− t
2 cosa =
1+ t2
1− cos2a
2
sin a = 2t
2 tana =
1+ t2

cosacosb =
1⎡
2⎣
( )
cos a + b + cos a − b ⎤
⎦ ( )
sinasinb =
1⎡
2⎣
(
cos a − b − cos a + b ⎤
⎦ ) ( )
1
(
sinacosb = ⎡ sin a + b + sin a − b ⎤
2⎣ ⎦ ) ( )

1 y= cos(x) 1 y=sin(x) y=tan(x)

0 π 2π 0 π 2π 0 π/2 π

y= Arcsin(x) y= tan(x)
π π/2

y= Arccos(x)
π/2
y= sin(x)
π/2 y= Arctan(x)
1 1 −π/2 π/2
−π/2
−1 1 π
−π/2
y= cos(x)
LU2PY313 cours de P. ANGELO 66

Annexe 2 : DÉRIVÉES ET PRIMITIVES USUELLES (1/2)

fonction dérivée Une primitive Validité

a 0 ax
1 α+1
xα αx α−1 x α ≠ −1, x > 0
α +1
1 −1
ln x x≠0
x x2
1 −2x 1 x
Arctan a≠ 0
a +x2 2
(a2 + x 2 )2 a a
1 2x 1 a+ x
ln a ≠ 0 , x ≠ ±a
a2 − x 2 (a2 − x 2 )2 2a a − x

1 −2x 1 x−a
ln a ≠ 0 , x ≠ ±a
x −a2 2 2
(a − x ) 2 2
2a x + a

x 2 + a2
x +a 2
x
2
x 2
2
a2
(
x + a2 + ln x + x 2 + a2
2
) a≠ 0

x − a − ln( x + x −a )
x x a 2

x 2 − a2
2 2 2 2 a≠ 0, x > a
x 2 − a2 2 2
−x x a2 x
a2 − x 2 a2 − x 2 + Arc sin a>0, x < a
a −x 2 2
2 2 a

x +a2
1
2
−x
(x + a2 )3
2 (
ln x + x 2 + a2 ) a≠ 0

ln( x + x −a )
1 −x 2 2
a≠ 0, x > a
x −a2 2
(x − a2 )3
2

1 x x
Arc sin a>0, x < a
a −x2 2
(a − x 2 )3
2
a

ex ex ex
ax a > 0 , a ≠1
ax ax lna
lna
lnx 1x xlnx − x x>0
LU2PY313 cours de P. ANGELO 67

DÉRIVÉES ET PRIMITIVES USUELLES (2/2)

fonction dérivée Une primitive Validité

sinx cos x − cos x


cos x − sinx sinx
tanx 1+ tan2 x −ln cos x x ≠ π 2 + kπ

cotanx −(1+ cotan2 x) ln sinx x ≠ kπ

1 − cos x
ln tan(x 2) x ≠ kπ
sinx sin2 x
1 sinx ⎛ x π⎞
ln tan ⎜ + ⎟ x ≠ kπ
cos x cos x 2
⎝ 2 4⎠

1
Arcsinx x Arcsinx + 1− x 2 x <1
1− x 2
−1
Arccos x x Arccos x − 1− x 2 x <1
1− x 2
1
Arctanx x Arctanx − ln 1+ x 2
1+ x 2
−1
Arccotanx x Arcotanx + ln 1+ x 2
1+ x 2

shx chx chx


chx shx shx
thx 1− th2 x lnchx
cothx 1− coth2 x ln shx x≠0

1
Argshx x Argshx − x 2 +1
1+ x 2
1
Argchx x Argchx − x 2 −1 x >1
x 2 −1
1
Argthx x Argthx + ln 1− x 2 x <1
1− x 2
1
Argcothx x Argcothx + ln x 2 −1 x >1
2
x −1
LU2PY313 cours de P. ANGELO 68

Annexe 3 : DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS

fonctions usuelles
au voisinage de x = 0

e x = 1+
x x2
+
1! 2!
xn
+ ... + + o x n
n!
( )
( ) x2 x3
( ) ( )
n+1 x n
ln 1+ x = x − + + ... + −1 + o xn
2 3 n

( )
α α
1+ x = 1+ x +
α α −1 2( )
x + ... +
( )( ) (
α α −1 α − 2 ... α − n +1 n
x + o xn
) ( )
1! 2! n!

()
sh x = +
x x3 x5
1! 3! 5!
+ + ... +
x 2n+1
(
2n +1 !
+ o x 2n+2
) ( )
()
ch x = 1+
x2 x4
+
2! 4!
+ ... +
x 2n
2n !
+ o x 2n+1
( ) ( )
()
th x = x −
x 3 2x 5 17x 7
+
3 15

315
+ o x9 ( )
1.3... ( 2n −1) x
( ) 21 x3 + 1.3 − ... + ( −1) + o( x )
3 5 2n+1
x n
2n+2
Argsh x = x −
2.4 5 2.4...2n 2n +1
Argth( x ) = x + + o( x )
3 5 2n+1
x x x 2n+2
+ + ... +
3 5 2n +1

******* dans ce qui suit, x est en radians *******


x x3 x5
( )( ) ( )
x 2n+1
n
sinx = − + + ... + −1 + o x 2n+2
1! 3! 5! 2n +1 !

(2n)! ( )
+ ... + ( −1)
2 4 2n
x x x n
2n+1
cos x = 1− + +o x
2! 4!

tanx = x +
x 3 2 5 17 7
+ x +
3 15 315
x + o x9 ( )

Arc sinx = x +
1 x 3 1.3 x 5
+ + ... +
(
1.3... 2n −1 x 2n+1 )
+ o x 2n+2 ( )
2 3 2.4 5 2.4...2n 2n +1
π
Arccos x = − Arc sinx
2
x3 x5
( ) ( )
n x 2n+1
Arctanx = x − + + ... + −1 + o x 2n+2
3 5 2n +1
LU2PY313 cours de P. ANGELO 69

Annexe 4 : Systèmes de coordonnées

Un repère d'espace est défini par une origine O, fixe ou mobile dans un référentiel donné, ainsi que par
deux ou trois axes de référence orthonormés (Ox,Oy) ou (Ox,Oy,Oz). A chacun de ces axes est associé
! ! ! ! ! ! ! ! !
un vecteur unitaire, généralement noté (respectivement) ( ux ,uy ,uz ) ou (e x , e y , e z ) ou ( i , j,k). Ces vecteurs
forment la base orthonormée naturelle (ou canonique) du repère d'espace.
Une fois choisie une origine O, tout point M de l'espace peut également être repéré par le vecteur
!!!!" !!!!"
position OM : cela revient à dire qu'aux coordonnées décrivant M, correspond un unique vecteur OM .

Très souvent en physique, dans l'étude du mouvement d'un point matériel M, on choisi un repère dont
l'origine coïncide avec le point mobile M : on parle alors de repère local. L'utilisation de repères locaux
est souvent très intéressante lorsque le système étudié présente une symétrie particulière (polaire,
cylindrique, sphérique, …). En effet, l'usage d'un repère local, muni de la base ayant la symétrie étudiée
simplifie grandement le traitement …

• Coordonnées cartésiennes
En coordonnées cartésiennes, un point M est repéré par la
mesure algébrique de sa projection sur les axes du repère
(O, x, y, z). On écrit très généralement M(x,y,z).
La base orthonormée associée à ces axes est notée
! ! ! ! ! ! ! ! !
{ ux ,uy ,uz } (ou { e x , e y , e z } ou { i , j,k } ). C'est une base qui ne
change pas c'est-à-dire que, ces vecteurs gardent les mêmes
direction, sens et norme au cours du déplacement du point
M : on dit encore que la base est fixe dans le repère.

Il est équivalent de repérer le point M à partir du vecteur


!!!!"
position OM : en effet les composantes de ce vecteur dans la base {u! ,u! ,u! } correspondent aux
x y z

coordonnées du point M. On a donc :


!!!!" " " "
M(x, y, z) O,x,y,z ⇔ OM = x ux + y uy + z uz avec −∞ < x,y,z < +∞
( )

!!!!" !!" " " "


Noter que le déplacement élémentaire, qui vaut : dOM = dℓ = dx e x + dy e y + dz e z est également utile
pour calculer des volumes ou des surfaces élémentaires. En effet, on a :

x = Cte ⇒ dSx = dy ⋅ dz
dV = dx ⋅ dy ⋅ dz et y = Cte ⇒ dSy = dx ⋅ dz
z = Cte ⇒ dSz = dx ⋅ dy

• Coordonnées polaires (dans un plan)


En coordonnées polaires, un point M est repéré par sa distance
OM = ρ (ou r) à l'origine du repère ainsi que par l'angle θ que fait
le segment OM avec l'axe (Ox) (cf figure ci-contre).
ρ (ou r) est appelée coordonnée radiale et θ est la coordonnée
angulaire. Noter que θ est mesuré par rapport à l'axe des
abscisses (Ox)
! ! ! !
La base orthonormée associée est notée { uρ ,uθ } (ou { ur ,uθ } ou
! ! ! !
{ eρ , eθ } ou { er , eθ } ). Elle est obtenue en associant au vecteur
LU2PY313 cours de P. ANGELO 70

!
unitaire radial (i.e. suivant le rayon) uρ (ou …), un vecteur unitaire perpendiculaire (on dit encore
! !
"orthoradial") dans le sens trigonométrique uθ (ou eθ ) (cf figure). C'est une base qui change au cours du
mouvement du point M : on dit qu'elle est mobile dans le repère.
!!!!"
Il est équivalent de repérer le point M à partir du vecteur position OM , mais attention, contrairement aux
coordonnées cartésiennes, les composantes du vecteur position sont différentes des coordonnées
!!!!"
polaires : en effet, les coordonnées polaires de M sont (ρ,θ) alors que les composantes de OM dans la
! !
base { uρ ,uθ } sont (ρ,0) . On a donc :
!!!!" " !
M(ρ,θ) O,x,y ⇔ OM{u" ρ ,u" θ } = ρuρ avec 0 ≤ ρ < +∞ et θ ∈ ⎡⎣ 0,2π ⎡⎣ . Noter que uρ = f(θ) (cf ci-dessous)
( )

Passage cartésiennes ® polaires Passage polaires ® cartésiennes

⎪⎧OM = ρ = x 2 + y2 ⎧ x = ρcosθ
⎨ ⎨
⎩⎪θ = Arctan(y x)+ kπ , où k = 0 (si x > 0 et y ≥ 0) , ⎩ y = ρsinθ
1(si x < 0) ou 2(si x > 0 et y < 0)
! ! ! ! ! !
⎧⎪u = cosθ u + sinθ u ⎪⎧ux = cosθ uρ − sinθ uθ
⎨ ! ρ
! x y
! ⎨! ! !
u
⎩⎪ θ
= − sinθ u x
+ cosθ uy ⎪⎩uy = sinθ uρ + cosθ uθ

• Coordonnées cylindriques
Les coordonnées cylindriques sont les coordonnées polaires
(dans le plan (xOy) auxquelles on a ajouté l'axe (Oz) avec sa
coordonnée cartésienne z (appelée "cote").
! ! !
La base orthonormée associée est notée { uρ ,uθ ,uz } (ou
! ! ! ! ! ! ! ! !
{ ur ,uθ ,uz } ou { eρ , eθ , e z } ou { er , eθ , e z } ). Comme pour les
coordonnées polaires, c'est une base qui change au cours du
mouvement du point M (elle est mobile dans le repère).

Il est équivalent de repérer le point M à partir du vecteur


!!!!"
position OM et comme pour les coordonnées polaires, les
composantes du vecteur position sont différentes des
coordonnées polaires : en effet, les coordonnées polaires de
!!!!"
M sont (ρ,θ,z) alors que les composantes de OM dans la base
! ! !
{ uρ ,uθ ,uz } sont (ρ,0, z). On a donc :

!!!!" " " !


M(ρ,θ, z) O,x,y,z ⇔ OM{u" ρ ,u" θ ,u" z } = ρuρ + z uz avec 0 ≤ ρ < +∞, − ∞ ≤ z < +∞ et θ ∈ ⎡⎣ 0,2π ⎡⎣ . Noter que uρ = f(θ)
( )

Passage cartésiennes ® cylindriques Passage cylindriques ® cartésiennes

⎧ρ = x 2 + y2 ⎧ x = ρcosθ
⎪⎪ ⎪
θ = Arctan(y x)+ kπ , où k = 0 (si x > 0 et y ≥ 0) , ⎨ y = ρsinθ
⎨ ⎪z = z
⎪ 1(si x < 0) ou 2(si x > 0 et y < 0) ⎩
⎪⎩ z = z
LU2PY313 cours de P. ANGELO 71

! ! ! ! ! !
⎧u = cosθ u + sinθ u ⎧u = cosθ u − sinθ u
ρ ρ
⎪! ! x y
! ⎪! x
! !θ
⎨uθ = − sinθ ux + cosθ uy ⎨uy = sinθ uρ + cosθ uθ
!
⎪u = u! !
⎪u !
⎩ z z ⎩ z = uz
!!!!" !!" " " "
Noter que le déplacement élémentaire, qui vaut : dOM = dℓ = dρ eρ + ρdθ eθ + dz e z est également utile
pour calculer des volumes ou des surfaces élémentaires. En effet, on a :

ρ = Cte ⇒ dSρ = ρdθ ⋅ dz


dV = dρ ⋅ρdθ ⋅ dz et θ = Cte ⇒ dSθ = dρ ⋅ dz
z = Cte ⇒ dSz = dρ ⋅ρdθ

Il est conseillé d'utiliser les coordonnées cylindriques dès que la distance à un axe z joue un rôle important
dans un problème

• Coordonnées sphériques
En coordonnées sphériques, un point M est repéré par
la donnée de trois paramètres, dans le repère (O, x, y, z)
:
• r (rayon de la sphère à laquelle il appartient),
• θ (angle entre la direction (Oz) et la direction (OM))
• et ϕ (angle entre la direction (Ox) et la direction
(OP)) où P est la projection de M dans le plan (xOy).

Il est équivalent de repérer le point M à partir du vecteur


!!!!"
position OM , mais comme pour les coordon-nées
cylindriques, il ne faut pas confondre les composantes
du vecteur position en coordonnées sphériques avec
les coordonnées sphériques. En effet, les coordonnées
sphériques de M sont (ρ,θ,ϕ) alors que les composantes
!!!!"
de OM dans la base naturelle (canonique) associée
! ! !
{ ur ,uθ ,uϕ } sont (r,0,0). On a donc :
!!!!" " !
M(r,0,0) O,x,y,z ⇔ OM{u" r ,u" θ ,u" ϕ } = r ur avec 0 ≤ r < +∞, θ ∈ ⎡⎣ 0, π ⎡⎣ et ϕ ∈ ⎡⎣ 0,2π ⎡⎣ . Noter que ur = f(θ,ϕ)
( )

Passage cartésiennes ® sphériques Passage sphériques ® cartésiennes


⎪ 2 2 2
⎪r = x + y + z
⎪ ⎧ x = r sinθcosϕ
⎪ ⎪
⎪ ⎪
⎨θ = Arccos(z r) ⎨ y = r sinθ sinϕ
⎪ ⎪

⎪ ( )
⎧Arccos x x 2 + y2 si y ≥ 0

⎪ z = r cosθ

( )
⎪ϕ = ⎨
⎪ ⎪2π − Arccos x x 2 + y2 si y < 0
⎩ ⎩

! ! ! ! ! ! ! !
⎧u = sinθcosϕ u + sinθ sinϕ u + cosθ u ⎧u = sinθcosϕ u + cosθcosϕ u − sinϕ u
θ
⎪! r x
! y
! z
! ⎪! x
! r
! ! ϕ
⎨uθ = cosθcosϕ ux + cosθ sinϕ uy − sinθ uz ⎨uy = sinθ sinϕ ur + cosθ sinϕ uθ + cosϕ uϕ
! ! ! !
⎪u ! !
⎪u = − sinϕ u + cosϕ u
⎩ ϕ x z ⎩ z = cosθ ur − sinθ uθ
LU2PY313 cours de P. ANGELO 72

!!!!" !!" " " "


Noter que le déplacement élémentaire, qui vaut : dOM = dℓ = dr er + rdθ eθ + r sinθdϕ eϕ est également
utile pour calculer des volumes ou des surfaces élémentaires. En effet, on a :

r = Cte ⇒ dSr = rdθ ⋅ r sinθdϕ = r 2 sinθdθdϕ


dV = dr ⋅ r dθ ⋅ r sinθdϕ = r sinθdrdθdϕ et θ = Cte ⇒ dSθ = dr ⋅ r sinθdϕ = r sinθdθdϕ
2

ϕ = Cte ⇒ dSϕ = dr ⋅ rdθ = r drdθ

Il est conseillé d'utiliser les coordonnées sphériques dès que la distance à l'origine joue un rôle important
dans un problème
LU2PY313 cours de P. ANGELO 73

Annexe 5 : Expressions des principaux opérateurs différentiels

!
Système de coordonnées Nabla : ∇

! ∂ ! ∂ ! ∂
Cartésiennes ex + ey + ez
∂x ∂y ∂z
! ∂ ! 1 ∂ ! ∂
Cylindriques eρ + eθ + ez
∂ρ ρ ∂θ ∂z
! ∂ ! 1∂ ! 1 ∂
Sphériques er + eθ + eϕ
∂r r ∂θ r sinθ ∂ϕ

!!!!!"
Système de coordonnées f(M,t) Gradient : grad f = ∇f

∂f ! ∂f ! ∂f !
Cartésiennes f(x, y, z,t) ex + ey + ez
∂x ∂y ∂z
∂f ! 1 ∂f ! ∂f !
Cylindriques f(ρ,θ,z,t) eρ + eθ + e z
∂ρ ρ ∂θ ∂z
∂f ! 1 ∂f ! 1 ∂f !
Sphériques f(r,θ,ϕ,t) e + e + e
∂r r r ∂θ θ r sinθ ∂ϕ ϕ

! ! ! !
Système de coordonnées A(M,t) Divergence : div A = ∇ ⋅ A

( )
! ∂Ax ∂Ay ∂Az
Cartésiennes A Ax ,Ay ,Az + +
∂x ∂y ∂z

( )
! 1 ∂(ρAρ ) 1 ∂Aθ ∂Az
Cylindriques A Aρ ,Aθ ,Az + +
ρ ∂ρ ρ ∂θ ∂z

( ) 1 ∂Aϕ
! 2
1 ∂(r Ar ) 1 ∂(sinθAθ )
Sphériques A Ar ,Aθ ,Aϕ + +
r 2
∂r r sinθ ∂θ r sinθ ∂ϕ

!!!" " " "


Système de coordonnées Rotationnel : rot A = ∇ ∧ A

⎛ ∂A ∂A ⎞ ! ⎛ ∂A ∂Az ⎞ ! ⎛ ∂Ay ∂Ax ⎞ !


y
Cartésiennes ⎜ z− ⎟ ex + ⎜ x − ⎟e +⎜ − ⎟e
⎜⎝ ∂y ∂z ⎟⎠ ⎝ ∂z ∂x ⎠ y ⎜⎝ ∂x ∂y ⎟⎠ z

⎛ 1 ∂A ∂A ⎞ ! ⎛ ∂Aρ ∂A ⎞ ! ⎛ 1 ∂(ρA ) 1 ∂Aρ ⎞ !


Cylindriques ⎜
z
− θ
⎟e +⎜ − z
⎟e +⎜ θ
− ⎟e
⎝ ρ ∂θ ∂z ⎠ ρ ⎜⎝ ∂z ∂r ⎟⎠ θ ⎜⎝ ρ ∂ρ ρ ∂θ ⎟⎠ z

⎛ 1 ∂(sinθA ) 1 ∂Aθ ⎞ ! ⎛ 1 ∂Ar 1 ∂(rAϕ )⎞ ! ⎛ 1 ∂(rAθ ) 1 ∂Ar ⎞ !


ϕ
Sphériques ⎜ − ⎟e +⎜ − ⎟e +⎜ − ⎟e
⎜⎝ r sinθ ∂θ r sinθ ∂ϕ ⎟⎠ r ⎜⎝ r sinθ ∂ϕ r ∂r ⎟⎠ θ ⎝ r ∂r r ∂θ ⎠ ϕ
LU2PY313 cours de P. ANGELO 74

( )
!!!!!"
Système de coordonnées f(M,t) laplacien scalaire : Δ f = ∇ 2f = div graf f

∂2 f ∂2 f ∂2 f
Cartésiennes f(x, y, z,t) 2
+ 2
+
∂x ∂y ∂z 2
1 ∂ ⎛ ∂f ⎞ 1 ∂2 f ∂2 f
Cylindriques f(ρ,θ,z,t) ⎜ρ ⎟ + +
ρ ∂ρ ⎝ ∂ρ ⎠ ρ2 ∂θ2 ∂z 2

1 ∂ ⎛ 2 ∂f ⎞ 1 ∂ ⎛ ∂f ⎞ 1 ∂2 f
Sphériques f(r,θ,ϕ,t) ⎜r ⎟+ 2 ⎜ sinθ ⎟ + 2 2
r ∂r ⎝ ∂r ⎠ r sinθ ∂θ ⎝
2
∂θ ⎠ r sin θ ∂ϕ 2

( )
! """""! ! """! """! !
(
Remarque : on pourra retenir que le laplacien vectoriel, défini par ΔA = grad div A − rot rot A s'obtient )
!
en cartésiennes, en faisant agir le laplacien scalaire sur chaque composante d'un champ vectoriel A ,
i.e.
! ! ! ! ∂2 A i ∂2 A i ∂2 A i
ΔA = ΔAx e x + ΔAye y + ΔAz e z avec ΔAi=x,y,z = + +
∂x 2 ∂y2 ∂z 2

Remarque 2 : un exemple d'opérateur différentiel dépendant du temps : le d'alembertien


Le d'alembertien est un opérateur que l'on rencontre en électromagnétisme. Il est défini par :

1 ∂2
!… = … − Δ…
c2 ∂t2
LU2PY313 cours de P. ANGELO 75

Annexe 6 : ANNALES 2021-2022

1. CC1

2. CC2

3. CC3

4. Seconde chance
2PY313-PeiP CC1 (1h30) 28 octobre 2021

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Exercice 1 (30') (10pts)


Calculer les intégrales suivantes en précisant si elles sont généralisées ou non et pourquoi (une
phrase suffit).
Z ∞
ln( x )
1. I1 = dx
1 x2
sin(2x )
Z π/2
2. I2 = dx
π/3 (sin( x ))4/3
Z ∞
2
3. I3 = xe− x dx
0

Exercice 2 (15') (5pts)


Calculer la longueur de l’arc de courbe d’équation cartésienne : y = ex , pour 0 ≤ x ≤ 1

Exercice 3 (15') (5pts)


La loi de Newton pour le refroidissement d’un corps inerte, stipule que la vitesse de refroidissement du
corps (inerte) est proportionnelle à la différence de température entre ce corps et celle du milieu
environnant. Cela se traduit par l’équation :

dT
= −K ( T (t) − Te ) , où K est le coefficient de proportionnalité (strictement positif),
dt
T (t) la température du corps inerte à un instant t et Te la température du milieu environnant le
corps à chaque instant (supposée constante).

1. Quelle est la dimension de K ? (Justifier simplement).


2. Résoudre l’équation différentielle précédente, avec la condition initiale : T (0) = T0 .
3. On suppose que la température de l’air de l’amphi 34A est constante et égale à 20°C. Dans
ces conditions, on admettra que la température d’un corps (inerte) donné, passe de 90 à
60°C en 150 . Olaf Reujojo vient dans cet amphi avec son gobelet de café brulant (90°C )...
Au bout de combien de temps le café se trouvera-t-il à 40°C ?

(Conseil : Traduire l’énoncé en équations. Déduire la valeur de K, puis le temps cherché.


Simplifier les expressions obtenues sans chercher à évaluer numériquement les logarithmes).

Exercice 4 (15') (5pts)


1
Soit : xy0 + 3y =
1 + x2
1. De quel ordre est cette équation différentielle ? (justifier) Est-elle linéaire ? (justifier)
2. La résoudre sur I = ]0, +∞[
3. Facultatif : Existe-t-il des solutions sur J = [0, +∞[ ?

Exercice 5 (15') (5pts)

Résoudre sur ]−∞, +∞[ : y00 ( x ) − 4y( x ) = e−2x

1
2PY313-PeiP CC2 (1h30) 02 décembre 2021

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*** Rédiger les ex 1-2 sur une copie et 3-4 sur une autre ***

Exercice 1 (25') (25pts)


On démontre en optique, que l’angle A d’un prisme, l’indice
n du matériau dont il est constitué et le minimum Dm de la
déviation D (figure ci-contre) sont liés par la relation :

sin A+2Dm
n=
sin A
2

Quelle est la précision (incertitude relative) obtenue sur n


(i.e. ∆n/n), si on connait A et Dm avec des incertitudes ∆A et
∆Dm respectivement ?
A + Dm
N.B. On exprimera le résultat final en fonction de tan 2 et de
tan A2 .

Exercice 2 (20') (25pts)


∂f ∂2 f
f étant une fonction de classe C2 dans R2 , exprimer ∂x puis ∂x2
en coordonnées polaires.

................................................................................................

Exercice 3 (15') (15pts)


Donner en justifiant succintement, l’allure de la courbe obtenue par l’intersection des surfaces
d’équation y = x2 + z2 et y = 3.

Exercice 4 (30') (35pts)




Soit le champ vectoriel : A ( x, y, z) = 2xyz2 ~ex + x2 z2 + z cos(yz) ~ey + 2x2 yz + y cos(yz) ~ez .
 


→ →−
− →
1. Calculer div A et rot A .
−→ −−→
2. Déterminer un champ scalaire φ tel que : A = − gradφ.
3. D’ailleurs, qu’est-ce qui nous dit que φ existe (avant de l’avoir calculé bien sûr) ?

1
2PY313 CC3 (1h30) 11 janvier 2022

3 exercices au choix.
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Exercice 1 (30')
Calculer les intégrales multiples suivantes après avoir représenté graphiquement les domaines D1 et D2 ,
ainsi que le volume V :
ZZ
x2 y dxdy , où D1 = ( x, y) ∈ R2 | x ≥ 0, y ≥ 0, x + y ≤ 1 (conseil : utiliser les coord. cartés.)

1. I1 =
D1

x3
ZZ
dxdy , où D2 = ( x, y) ∈ R2 | x2 + y2 ≤ 1, x ≥ 0, y ≥ 0

2. I2 = 2 2 2 2 3/2
(conseil :
D2 (1 + x + y )( x + y )
utiliser les coord. polaires)

z3
ZZZ
dxdydz , où V = ( x, y, z) ∈ R3 | 1 ≤ x2 + y2 + z2 ≤ 4, z ≥ 0

3. I3 = p (conseil : utiliser
Vx 2 + y2 + z2
les coord. sphériques)

Exercice 2 (30')
Calculer les intégrales de surface suivantes :
ZZ
x2 y dσ , où Σ1 = ( x, y, z) ∈ R3 | 0 ≤ x ≤ 3 , 0 ≤ y ≤ 2 , z = 1 + 2x + 3y (portion de plan)

1. J1 =
Σ1
ZZ
x2 z dσ , où Σ2 = ( x, y, z) ∈ R3 | x2 + y2 + z2 = 4 , x ≥ 0 , y ≥ 0 , z ≥ 0 (portion de sphère)

2. J2 =
Σ2
ZZ
x2 yz2 dσ , où Σ3 = ( x, y, z) ∈ R3 | x2 + y2 = 4 , y ≥ 0 , 0 ≤ z ≤ 3 (portion de cylindre)

3. J3 =
Σ3

Exercice 3 (30')
1. Calculer les intégrales curvilignes suivantes :
I
(a) K1 = x2 y dx − 6y2 dy où Γ1 est le cercle de centre O et de rayon 1, parcouru dans le sens
Γ1
direct (conseil : utiliser la formule de Green-Riemann).
Z
(b) K2 = ~F · d~` , où ~F = x2 y~i + xy ~j , d~` est le déplacement élémentaire, Γ2 est l’arc de parabole
Γ2
y = x2 entre le point O et le point C (1, 1), parcouru de O vers C.

2. Soit le champ vectoriel : ~T = 2x sin(z)~i + sin(y) exp(z)~j + x2 cos(z) − cos(y) exp(z) ~k




(a) Montrer que ~T dérive d’un potentiel scalaire φ.


(b) Déterminer φ de telle sorte que φ(0, 0, 0) = 0.
(c) Calculer la circulation
√ de ~T le long
√ du segment de droite appartenant au plan y = π et joignant
le point A(− 3, π, 0) au point B( 3, π, 0).

1
2PY313 CC3 (1h30) 11 janvier 2022

Exercice 4 (30')
On se propose de calculer de deux façons différentes, le flux Φ, du rotationnel du champ vectoriel :
~E = y~i + x (1 − 2z)~j − xy ~k ,
à travers la surface de la demi-sphère (ouverte) : Σ = ( x, y, z) ∈ R3 | x2 + y2 + z2 = R2 , R > 0 , z ≥ 0


1. Calcul direct :
−−−→−→
(a) Calculer rot E
−−−→−→ −→ −→
(b) Calculer rot E . n , où n est un vecteur unitaire orthogonal à la demi-sphère, orienté vers
l’extérieur.
−−−→−→
(c) En déduire le flux de rot E à travers la demi-sphère Σ.
2. Utiliser le théorème de Green-Ostrogradski pour retrouver Φ.

Exercice 5 (30')
Soit f , la fonction définie par : 
 0 si t ∈ [−π, 0[
f (t) = t si t ∈ [0, π [
2π périodique

1. Représenter graphiquement f sur [−π, 3π ].


2. Calculer les coefficients de Fourier an ( f ) et bn ( f ).
3. (a) Construire la série de Fourier associée à f. Préciser la valeur de la convergence de cette série
en tout point et en particulier en t = π.
+∞
1
(b) En déduire la valeur de ∑ ( 2k + 1)2
.
k =0

2
2PY313 OUILS MATHÉMATIQUES 1 17 juin 2022
Session 2

10 questions au choix à traiter en 2h


(attention : certaines questions comptent double)
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e− x dx
1) Dire pourquoi I =
∫ 0 x
est ou non une intégrale généralisée, puis la calculer.

2) Intégrer sur ⎤ 0,+∞ ⎡ :


⎦ ⎣
dy
dt
( )
= −a y − b où a ∈! +* et b ∈! +* .

3-4) Résoudre y′′ + 4y = 2x 3 .

! ! ! !
5-6) Le champ F = y i + (x + z) j + (y + 2z) k dérive-t-il d'un potentiel ? Si oui, le déterminer, sinon dire pourquoi.

! !
7) Déterminer, si cela a un sens, les gradient, divergence et rotationnel de : H(r) = f(r) r r (f étant une fonction de
classe C1 sur ! ).

x sin(2y)
8) Calculer l'intégrale double L =
∫∫D 1+ x 2
dx dy où D est le domaine rectangulaire, défini par D = ⎡ 0,1⎤ x ⎡ 0, π 3 ⎤ .
⎣ ⎦ ⎣ ⎦

9) Calculer l'intégrale de surface J =


∫∫ xydσ où
Σ
{
Σ = (x, y, z) ∈! 3 }
x > 0, y > 0, z > 0 et x 2 + y2 + z 2 = 2 .

10) Calculer I3 =
∫∫∫ V
z3
x 2 + y2 + z 2
{
dx dydz où V = (x, y, z) ∈! 3 1≤ x 2 + y2 + z 2 ≤ 4, z ≥ 0 . }
11) Calculer l'intégrale curviligne suivante : K1 =
!∫ Γ1
x 2 ydx − 6y2 dy où Γ1 est le cercle de centre O et de rayon 1,

parcouru dans le sens direct.

! ! ! !
12-13) Soit le champ vectoriel E = y i + x(1− 2z) j − xy k :
!!!" "
a) calculer rot E

( )
! 1 ! ! ! !!!" " "
(
b) On donne n = x i + y j + z k . Calculer rot E ⋅ n
R
)
( )
!!!" " !!!" "
c) Calculer div rot E puis en déduire le flux de rot E à travers la surface de la demi-sphère

{ }
Σ = (x,y,z) ∈! 3 x 2 + y2 + z 2 = R2 , R > 0 et z ≥ 0 , orientée vers l'extérieur.

⎧⎪1− t si ∈ ⎡ −1,1⎤
14-15) Soit f, la fonction telle que : f(t) = ⎨ ⎣ ⎦
⎩⎪2 périodique
a) Représenter graphiquement f sur l'intervalle ⎡ −2,2 ⎤
⎣ ⎦
b) Déterminer les coefficients de Fourier an(f) et bn(f). On précisera la valeur de ces coefficients suivant la
parité de n
c) Construire la série de Fourier associée à f. Préciser la valeur de la convergence de cette série en tout point.

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