0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
73 vues4 pages

Probas Res

Ce document traite des probabilités discrètes. Il définit les notions de dénombrement, de tribus, de probabilités, de distributions de probabilités et de propriétés comme l'indépendance. Le document présente également des formules comme celle de Bayes.

Transféré par

Elikia Doddé
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
73 vues4 pages

Probas Res

Ce document traite des probabilités discrètes. Il définit les notions de dénombrement, de tribus, de probabilités, de distributions de probabilités et de propriétés comme l'indépendance. Le document présente également des formules comme celle de Bayes.

Transféré par

Elikia Doddé
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

MATHÉMATIQUES 2022 – 2023 1

Résumé 10 – Probabilités discrètes

Dénombrement Définition : Système complet d’événements


On appelle système complet d’événements toute
Soient ⌦ un ensemble à n éléments et p 2 π0, n ∫.
famille finie ou dénombrable (A i )i 2I d’événements
Définition telle que :

• Un p -uplet ou une p -liste de ⌦ est une famille de p (i) Pour tous i et j distincts, A i \ A j = ? ;
[
éléments de ⌦. (ii) A i = ⌦.
• Un arrangement de p éléments de ⌦ est un p -uplet i 2I

constitué d’éléments de ⌦ distincts.


• Une permutation de ⌦ est un arrangement de ⌦ Définition : Probabilité
à n éléments. On appelle probabilité sur (⌦, A ) toute application
• Une combinaison de p éléments de ⌦ est un sous- P : A ! [0, 1] vérifiant :
ensemble de ⌦ contenant p éléments. • P(⌦) = 1
• Pour toute suite (A n )n 2N d’événements deux à deux
On modélise les tirages successifs avec remise à l’aide de incompatibles,
listes, les tirages successifs sans remise avec des arrange- ✓+1 ◆ +1
[ X
ments et les tirages simultanés avec des combinaisons. P An = P(A n ) ( -additivité)
n =0 n=0
Théorème
Le triplet (⌦, A , P) est appelé espace probabilisé.
• Il y a n p p -listes de ⌦.
n! Une probabilité est une application qui opère sur les évé-
• Il y a arrangements de p éléments de ⌦. nements. La -additivité assure la convergence des séries
(n p )!
manipulées.
• Il y a n ! permutations de ⌦.
✓ ◆ Proposition
n
• Il y a combinaisons de p éléments de ⌦. Soient (⌦, A , P) un espace probabilisé et A, B 2 A .
p
• P(?) = 0 et P(A) = 1 P(A).
• Si A ⇢ B alors P(A) ∂ P(B ).
Soient n , p , m 2 N.
• P(A [ B ) = P(A) + P(B ) P(A \ B ).
✓ ◆ ✓ ◆ ✓ ◆ ✓ ◆
n n n n
• = 1, =n • =
0 1 p n p Définition
✓ ◆ ✓ ◆ ✓ ◆ ✓ ◆ ✓ ◆ Soient (⌦, A , P) un espace probabilisé et A 2 A .
n n 1 n 1 n 1 n
• p =n • + = (i) Si P(A) = 0, l’événement A est dit négligeable
p p 1 p 1 p p
✓ ◆ ✓ ◆✓ ◆ ✓ ◆ ou quasi-impossible.
X n
n X n
p
m n +m
• = 2n • = (ii) Si P(A) = 1, l’événement A est dit presque sûr
k =0
k k =0
k p k p ou quasi-certain.

Probabilités discrètes
! Distribution de probabilités
! Tribus et probabilités
On appelle distribution de probabilités discrète sur ⌦
toute famille de réels positifs indexée par ⌦ et de somme
Définition : Tribu
égale à 1.
Une tribu sur ⌦ est une partie A de P (⌦) qui vérifie :
Théorème
(i) ⌦ 2 A ;
Soit ⌦ un ensemble au plus dénombrable.
(ii) Si A 2 A alors A 2 A
[
+1 • Soit P une probabilité définie sur (⌦, P (⌦)). On
(iii) Si (A n )n 2N 2 A N , alors An 2 A pose, pour tout ! 2 ⌦, p! = P({!}). Alors,
n =0 (p! )!2⌦ est une distribution de probabilités.
• Si (p! )!2⌦ est une distribution de probabilités,
La donnée d’un univers ⌦ (au plus dénombrable ou non) il existe une unique probabilité P définie sur
et d’une tribu A définit un espace probabilisable (⌦, A ) ; (⌦, P (⌦)) telle que pour tout ! 2 ⌦, p! = P({!}).
tout élément de A est appelé événement de ⌦.
Dans le cas fini, on appelle probabilité uniforme sur
Soit (⌦, A ) un espace probabilisable. ⌦ l’unique probabilité qui prend la même valeur pour
chaque événement élémentaire.

Année 2022/2023 Lycée Louis-le-Grand – MP


2 Fiche 10 – Probabilités discrètes

! Propriétés Théorème : Formule de Bayes


Soient A et B deux événements,
Proposition : Continuité croissante
Si (A n )n 2N est une suite croissante d’événements (au P(A)
P(A|B ) = ⇥ P(B |A)
sens de l’inclusion), alors : P(B )
✓+1 ◆
[
P A n = lim P(A n ) Définition : Indépendance
n !+1
n =0
• Deux événements A et B sont dits indépendants
De même, si (A n )n 2N est une suite décroissante d’événe- si P(A \ B ) = P(A) · P(B ).
✓+1 ◆
\ • Soit (A i )i 2I une famille d’événements. Ces événe-
ments (au sens de l’inclusion), P A n = lim P(A n ).
n=0
n !+1 ments sont dits (mutuellement) indépendants si
pour toute partie finie J ⇢ I ,
Ainsi, pour toute suite d’événements (A n )n 2N ,
✓ p ◆ ✓+1 ◆ Ç å
[ [ \ Y
lim P An = P An P Aj = P(A j )
p !+1
n =0 n =0 j 2J j 2J
✓ ◆ ✓+1 ◆
\p \
lim P An = P An L’indépendance mutuelle d’une famille d’événements im-
p !+1
n =0 n =0
plique qu’ils sont deux à deux indépendants mais la réci-
proque est fausse.
Proposition : Sous-additivité
• Si (A 1 , . . . , A n ) est une famille d’événements, alors : Variables aléatoires discrètes
✓ ◆
[
n X
n
Soient (⌦, A , P) un espace probabilisé et E un ensemble
P Ak ∂ P(A k ) quelconque (souvent R ou C).
k =0 k =0
Définition : Variable aléatoire discrète
• Si
P(A n )n2N est une suite d’événements et si la série On appelle variable aléatoire réelle discrète toute
P(A n ) converge, alors : application X : ⌦ ! E telle que :
✓+1 ◆
[ X
+1 • X (⌦) est un ensemble fini ou dénombrable ;
P An ∂ P(A n ) 1
• Pour tout x 2 X (⌦), (X = x ) = X ({x }) 2 A .
n =0 n =0

X désigne désormais une variable aléatoire discrète.

! Conditionnement et indépendance X (⌦) = {xn | n 2 N}


Pour tout A ⇢ X (⌦), (X 2 A) 2 A ; la famille ((X = xn ))n 2N
Théorème / Définition : Probabilité conditionnelle
est un système complet d’événements.
Soit A un événement tel que P(A) 6= 0. L’application
! Loi d’une variable aléatoire
PA : A ! R
P(A \ B )
B 7 ! Définition : Loi d’une variable aléatoire
P(A)
On appelle loi de probabilité de X l’application :
est une probabilité sur ⌦. On l’appelle probabilité
conditionnelle relative à A (ou sachant A). PX : P (X (⌦)) ! R
A 7 ! P(X 2 A)

En tant que probabilité, PA vérifie toutes les propriétés PX est une probabilité sur X (⌦).
énoncées précédemment. La loi de X est entièrement déterminée par la distribution
Théorème : Formule des probabilités composées de probabilités (P(X = x )) x 2X (⌦) .
Soient n æ 2 et (A 1 , A 2 , . . . , A n ) une famille d’événe- Notations usuelles :
ments telle que P(A 1 \ · · · \ A n 1 ) 6= 0. Alors, • Si X suit la loi de probabilité L : X ⇠ L ;
• Si X et Y suivent la même loi : X ⇠ Y .
P(A 1 \ · · · \ A n ) = P(A 1 )PA 1 (A 2 ) ⇥ · · · ⇥ PA 1 \···\A n 1 (A n )
Si X est à valeurs dans E et f : E ! F , alors f (X ) est une
variable aléatoire, de loi donnée par :
Théorème : Formule des probabilités totales X
8A ⇢ f (X (⌦)), P f (X ) (A) = P( f (X ) 2 A) = P(X = x )
Soit (A n )n 2N un système complet d’événements. x 2X (⌦)
Pour tout événement B , la série de terme général f (x )2A

P(B \ A n ) est convergente et : On généralise aux fonctions de plusieurs variables.


En particulier,
X
+1 X
+1 X
P(B ) = P(B \ A n ) = P(B |A n )P(A n ) P(X 1 + · · · + X n = x ) = P(X 1 = x1 , . . . , X n = xn )
n =0 n =0 (x1 ,...,xn )2Rn
x1 +···+xn =x

© Mickaël PROST Année 2022/2023


Fiche 10 – Probabilités discrètes 3

! Vecteurs aléatoires discrets ! Moments d’une variable aléatoire

(X , Y ) désigne un couple de variables aléatoires discrètes. Soit X une v.a.d. sur (⌦, A , P) et à valeurs dans C.

Définition : Espérance
Définition : Lois conjointe et marginales
La variable X est dite d’espérance finie si la famille
• La loi conjointe de X et de Y est la loi de (X , Y ).
(x P(X = x )) x 2X (⌦) est sommable. Dans ce cas, on ap-
Elle est donnée par la distribution de probabilités :
pelle espérance de X le nombre complexe :
P X = x,Y = y X
(x ,y )2X (⌦)⇥Y (⌦) E(X ) = x P(X = x )
x 2X (⌦)
• Les lois marginales de (X , Y ) sont celles de X et Y .
= {xn | n 2 N}, on justifiera la
En pratique, pour X (⌦) P
La formule des probabilités totales permet de trouver les convergence absolue de xn P(X = xn ).
lois marginales à partir de la loi conjointe. Si X r admet une espérance, on appelle moment d’ordre
r 2 N le nombre complexe E(X r ). On note L r l’ensemble
Définition : Lois conditionnelles des variables aléatoires admettant un moment d’ordre r .
• On appelle loi conditionnelle de X sachant (Y = y )
Théorème : Théorème de transfert
la loi définie par P(X = x |Y = y ) x 2X (⌦) ;
Soit f : X (⌦) ! R. f (X ) est d’espérance finie ssi la
• On appelle loi conditionnelle de Y sachant (X = x ) famille f (x )P(X = x ) x 2X (⌦) est sommable. Et alors,
la loi définie par P(Y = y |X = x ) y 2Y (⌦) .
X
E( f (X )) = f (x )P(X = x )
x 2X (⌦)
On étend les définitions suivantes aux n -uplets de va-
riables aléatoires (X 1 , . . . , X n ).
L’espérance est linéaire, positive, croissante et vérifie l’in-
Définition : (Mutuelle) indépendance égalité triangulaire. Si |X | ∂ Y et Y 2 L 1 , alors X 2 L 1 .
Les variables X 1 , . . . , X n sont dites indépendantes si Si X est à valeurs dans N et d’espérance finie,
pour tout (x1 , . . . , xn ) 2 X 1 (⌦) ⇥ · · · ⇥ X n (⌦), X
+1
E(X ) = P(X æ n )
Y
n
n =1
P(X 1 = x1 , . . . , X n = xn ) = P(X i = xi )
i =1
Théorème : Espérance et indépendance
Soient X , Y 2 L 1 indépendantes.
L’indépendance se traduit de manière équivalente par :
Alors, X Y 2 L 1 et E(X Y ) = E(X )E(Y ).
pour tout (A 1 , . . . , A n ) ⇢ X 1 (⌦)⇥· · ·⇥ X n (⌦), les événements
(X 1 2 A 1 ) , . . . , (X n 2 A n ) sont mutuellement indépendants.
La réciproque est fausse.
L’indépendance deux à deux ne garantit pas l’indépen- On ne considère désormais que des variables réelles.
dance mutuelle.
Définition : Variance
Si X et Y sont indépendantes, alors f (X ) et g (Y ) sont indé-
Si X 2 L 2 , (X E(X ))2 est d’espérance finie. On ap-
pendantes. Plus généralement (lemme des coalitions), si
pelle variance de X et on note V(X ) le réel positif :
les variables X 1 , . . . , X n sont mutuellement indépendantes,
X
f (X 1 , . . . , X p ) et g (X p +1 , . . . , X n ) sont indépendantes.
V(X ) = E (X E(X ))2 = (x E(X ))2 P(X = x )
x 2X (⌦)

! Famille infinie de variables aléatoires p


On appelle écart type de X le réel (X ) = V(X ).
On considère une famille infinie (X i )i 2I de variables aléa-
toires sur l’espace probabilisé (⌦, A , P). Alors,
Proposition : Formule de Kœnig-Huygens
• les variables X i sont dites indépendantes si pour
Si X 2 L 2 , V(X ) = E(X 2 ) E(X )2 .
toute partie finie J de I , la famille (X i )i 2 J est indé-
pendante.
X2+Y 2
• si les variables X i suivent de plus toutes la même loi, Une inégalité importante : |X Y | ∂ .
2
on dira que (X i )i 2I est une famille de variables indé-
pendantes et identiquement distribuées (i.i.d.). Définition
Si X , Y 2 L 2 , alors (X E(X ))(Y E(Y )) est d’espé-
Théorème : Théorème de Kolmogorov rance finie. On appelle covariance de X et Y et on
note cov(X , Y ) le réel :
Soit (Ln )n æ1 une suite de lois discrètes sur des en-
sembles En . Il existe un espace probabilisé (⌦, A , P) cov(X , Y ) = E ((X E(X ))(Y E(Y )))
et une suite (X n )næ1 de variables aléatoires indépen-
dantes telles que pour tout n æ 1, X n ⇠ Ln . Si cov(X , Y ) = 0, les variables sont dites décorrélées.

Année 2022/2023 Lycée Louis-le-Grand – MP


4 Fiche 10 – Probabilités discrètes

On suppose par la suite que X , Y 2 L 2 . Proposition : Inégalité de Bienaymé-Tchebychev


Si X admet un moment d’ordre 2,
Théorème : Formule de Kœnig-Huygens
V(X )
cov(X , Y ) = E(X Y ) E(X ) · E(Y ). 8" > 0, P (|X E(X )| æ ") ∂
"2

Proposition Théorème : Loi faible des grands nombres


Pour tous a , b 2 R, Soit (X n )n æ1 une suite de variables indépendantes et
de même loi, admettant un moment d’ordre 2.
V(a X + b Y ) = a 2 V(X ) + b 2 V(Y ) + 2a b cov(X , Y ) Xn
En notant m l’espérance commune et Sn = Xi ,
i =1
Plus généralement, ✓ ◆
Sn
X
n X 8" æ 0, P m æ" !0
n n !+1
V(X 1 + · · · + X n ) = V(X i ) + 2 ⇥ cov(X i , X j )
i =1 1∂i < j ∂n

X
n ! Lois usuelles
En cas de décorrélation, V(X 1 + · · · + X n ) = V(X i ).
i =1

Nom Notation X (⌦) P(X = k ) E(X ) V(X )


Cas particulier : V(a X + b ) = a 2 V(X ).

p si k = 1
Inégalité de Cauchy-Schwarz : E(X Y )2 ∂ E(X ) · E(Y ). Bernoulli B (p ) {0, 1} p pq
q si k = 0
En particulier, |cov(X , Y )| ∂ (X ) · (Y ). ✓ ◆
n k n k
Binomiale B (n , p ) π0, n ∫ p q np np q
! Fonctions génératrices k

Définition : Fonction génératrice 1 n + 1 n2 1


Uniforme U (π1, n ∫) π1, n ∫
Si X est à valeurs dans N, la fonction génératrice de n 2 12
la variable X est définie par : 1 q
Géométr. G (p ) N⇤ qk 1
p
X
+1 p p2
G X : t 7! E t X = P(X = n )t n k
n =0 Poisson P( ) N e
k!
X
La série entière P(X = n )t n a un rayon de convergence
n 2N • Si X 1 , . . . , X n ⇠ B (mi , p ) sont mutuellement indépen-
R æ 1 et converge normalement sur D f (0, 1). dantes, alors X 1 + · · · + X n ⇠ B (m1 + · · · + mn , p ).

Théorème : Fonction génératrice et moments • Si X 1 , . . . , X n ⇠ P ( i ) sont mutuellement indépen-


dantes, alors X 1 + · · · + X n ⇠ P ( 1 + · · · + n ).
Soit X une variable aléatoire à valeurs dans N.
(i) La variable aléatoire X admet une espérance • Si pour tout n 2 N⇤ , X n ⇠ B (n , pn ) et lim npn = ,
n !+1
E(X ) si et seulement si G X est dérivable en 1. k
Si tel est le cas, E(X ) = G X0 (1). 8k 2 N, P(X n = k ) !e
n !+1 k!
(ii) La variable aléatoire X admet une variance si
et seulement si G X est deux fois dérivable en 1.

Théorème : Somme de variables indépendantes


Si X et Y sont à valeurs dans N et indépendantes,
alors, pour tout t 2] r, r [ où r = min(R X , R Y ),

G X +Y (t ) = E t X +Y = E t X E t Y = G X (t )G Y (t )

! Inégalités de concentration et convergence

Lemme : Inégalité de Markov


Si X est à valeurs positives et admet une espérance,

E(X )
8a > 0, P(X æ a ) ∂
a

© Mickaël PROST Année 2022/2023

Vous aimerez peut-être aussi