INSAT Cours Gestion, Enseignante : Mme Imen Ben Gamra
CHAPITRE I : L’ENTREPRISE
Introduction
Avant d’apporter des éléments de réponse à la question centrale de ce cours : « que faut-il
faire pour gérer une entreprise ? », il s’agit de savoir de quoi l’on parle quand on évoque
l’entreprise et la gestion d’entreprises.
Comment se caractérise l’entreprise ? Comment l’analyser ? Sur quoi repose sa gestion ?
L’entreprise recouvre en effet des réalités diverses, de part ses formes juridiques,
organisationnelles, ses représentations variées.
L’entreprise entretient des relations variées avec son environnement. Elle évolue en fonction
de celui-ci. Elle y puise des informations, des ressources, des compétences, elle y tisse des
relations d’échange qui permettent de développer l’activité (activité de production de
commercialisation…).
Ces activités vont participer à leur tour à la fabrication de biens (produits ou services) destinés
à des marchés.
Enfin, les choix des produits et des activités dépendent certes du milieu dans lequel évolue
l’entreprise mais reposent aussi en grande partie sur les buts qu’elle s’est fixés.
Sa finalité est d’assurer un débouché à ses produits, d’occuper une place confortable, de
rechercher la croissance, la pérennité, ou tout simplement préserver son indépendance… Son
action repose donc sur des choix stratégiques.
1- Qu’est ce qu’une entreprise ?
Une entreprise est une structure économique et sociale qui regroupe des moyens humains,
matériels, immatériels (brevet, marques, procédures, etc.) et financiers, qui sont combinés de
manière organisée pour fournir des biens ou des services à des clients dans un environnement
concurrentiel, ou non concurrentiel (le monopole).
Rappel : Biens : C’est un objet fabriqué. Exemple : carburant, machines, …/ Services : C’est
un travail fourni sans fabrication d’un bien. Exemple : banque, taxi…
Il n'existe pas de définitions universelles de l'entreprise. Elle dépend de l'approche que l'on
choisit. Il existe trois types d'approche :
• L'approche économique
• L'approche sociologique
• L'approche systémique
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1.1 - L’approche économique
A- Unité de production des Biens et Services
Selon l'approche économique, l'entreprise est une unité de production des biens et services
destinés aux marchés de biens de consommation (grand public) et aux marchés de biens de
productions (les autres entreprises).
Pour fonctionner, l'entreprise a besoin de flux d'entrées : les inputs (matières premières,
marchandises, services, capitaux, travail et surtout informations). L'entreprise transforme ces
inputs en outputs (produits finis, marchandises, services, informations).
Lors de cette transformation, l'entreprise crée de la richesse (ajout de valeur aux inputs). Cette
richesse est appelée valeur ajoutée, elle représente la contribution réelle de l'entreprise à la
richesse nationale (P.I.B.).
La conception de la notion de production a fortement évolué. En effet, nous ne sommes plus
en situation de pénuries relatives où il suffisait de produire pour vendre. De nos jours, les
entreprises essaient de différencier leurs offres et de positionner leurs produits par rapport à
ceux des concurrents dans le but d'obtenir un avantage concurrentiel (compétitif).
B- Unité de répartition des richesses
1.2 - L’approche sociologique
Selon l’approche sociologique de l’entreprise, l’entreprise est composée de 3 acteurs
principaux :
• Apporteurs de capitaux
• Dirigeants
• Salariés
Ces 3 acteurs ont des objectifs et des stratégies individuelles différentes. En effet, en ce qui
concerne les apporteurs de capitaux, leur logique est purement financière, ils recherchent
avant tout la rentabilité de leurs placements. Leur but est de garantir leurs gains et si possible
les augmenter. Les apporteurs de capitaux sont attirés par des placements de plus en plus
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rentables. Leur source de pouvoir est le capital. Ils élaborent ainsi une stratégie
d’investissement ou alors de retrait (en cas de perte).
En ce qui concerne les dirigeants, leur logique est la maximisation des performances de
l’entreprise, évaluées par la rentabilité économique des capitaux. Leur but consiste à garantir
leur place et à élargir leur pouvoir (capital et organisation).
En ce qui concerne les salariés, leur logique est l’épanouissement et la sécurité de l’emploi. Ils
ont pour but de garantir leur emploi, si possible en réalisant un travail intéressant dans de
bonnes conditions matérielles et psychologiques. La source de leur pouvoir est le savoir-faire.
Leur stratégie est celle de l’adhésion.
Pour que l’entreprise puisse fonctionner, compte-tenu des stratégies individuelles élaborées
par les 3 acteurs identifiés, il faut donc un consensus ou compromis organisationnel.
1.3 - L’approche systémique
A- Qu’est-ce qu’un système ?
Un système peut être défini comme un ensemble composé d’éléments en interaction
permanente, organisé et ouvert sur son environnement auquel il doit s’adapter en permanence
pour sa survie. Envisager une entreprise en tant que système consiste à la considérer comme
un ensemble organisé, composé de différentes fonctions, services, individus en permanente
interaction, ayant tous des objectifs pouvant être contradictoires.
B- L’entreprise est un système ouvert
Elle est en relation avec son environnement. Elle puise des ressources, des informations de cet
environnement mais également elle tisse des relations d’échange avec l’extérieur.
L’entreprise en tant que système est ouverte sur son environnement externe, source de
menaces à appréhender mais aussi d’opportunités à saisir. L’entreprise doit s’y adapter en
permanence pour sa survie et son développement.
Les composantes de l’environnement sont très diversifiées : technologie, social, culturel,
juridique, économique, politique, écologique, concurrence, clients, fournisseurs.
L’environnement international prend en compte toutes les composantes précédemment cités
au niveau des pays d’importation.
A son tour, l’entreprise peut agir sur son environnement par ses produits, par son offre
spécifique, par des moyens de communications, par des manœuvres stratégiques.
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C - L’entreprise est un système organisé et régulé
L’entreprise est, avant tout, plus ou moins structurée autour d’un centre de commande (le
dirigeant, l’équipe dirigeante). Différentes unités (commerciales, de production,
administratives) à l’intérieur de l’entreprise participent à l’activité de l’entreprise. Ces unités
sont réalisées entre elles par différents flux (ordres, consignes, informations, financement…).
L’entreprise est aussi régulée par des variables de commandes (ordres, consignes provenant
de responsables hiérarchiques) dans la mesure où elle doit chercher à s’adapter en permanence
pour atteindre les objectifs qu’elle s’est fixée.
D - L’entreprise est un système finalisé
Les finalités d’une entreprise traduisent sa vocation, ou la raison de son existence, ce sont les
buts qu’elle s’est fixée dès sa création.
L’entreprise est créée en vue de réaliser des buts (recherche de profits, de croissance,
d’indépendance, de légitimité sociale…). Ces buts vont guider ses choix, son action ou tout au
moins fixer les contraintes dans lesquelles seront mises en œuvre les décisions.
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2- La classification des entreprises
Les entreprises peuvent être classées selon plusieurs critères.
2.1 – La classification par secteur économique (déterminé par leur activité principale)
La classification qui utilise les caractéristiques de l’activité économique de l’entreprise
consiste à distinguer les entreprises selon le secteur d’activité ou la branche à laquelle elles
appartiennent.
1. le secteur primaire qui concerne la collecte et l’exploitation de ressources naturelles
(matériaux, énergie, et certains aliments) il regroupe les entreprises qui opèrent dans
l’agriculture, la pêche et l’industrie extractive l'exploitation forestière ou minière.
2. le secteur secondaire qui implique les industries de transformation des matières premières
en produits finis (entreprises de production)
3. le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à
l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les
services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.
4. le secteur quaternaire inclut les services fondés sur la connaissance : recherche et
développement, information, communication, recherche spatiale, médicale et
environnementale.
2.2 – La classification par taille
Ce critère est le plus utilisé pour opérer des regroupements entre petites, moyennes et grandes
entreprises. Selon la nomenclature de l’Union européenne :
Classe Très petite Petite entreprise Moyenne Grande entreprise
entreprise entreprise
Effectifs De 0 à 9 salariés De 10 à 49 De 50 à 199 200 salariés et
salariés salariés plus
En Tunisie, les petites et moyennes entreprises (PME) sont les entreprises dont l’effectif est <
150 salariés. [1-149]
Les grandes entreprises GE sont les entreprises dont l’effectif est > 150 salariés.
2.3 – La classification selon la qualité du propriétaire
Les entreprises du secteur public Les entreprises du secteur privé
Le capital est la propriété exclusive ou majoritaire Le capital est la propriété privée de
de l’Etat ou une collectivité locale; personnes physiques ou morales.
Les décisions stratégiques sont du ressort de l’Etat Contrairement aux entreprises
et l’autonomie des dirigeants est limitée; publiques, elles sont autonomes.
Elles opèrent dans des secteurs stratégiques: Elles ne peuvent survivre si elles sont
énergie, eau, transport, etc déficitaires.
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2.4 – La classification selon le statut juridique
Appartient à une Entreprise
seule personne Individuelle
Le capital de
l’entreprise
Apparient à plusieurs Entreprise
personnes sociétaire
La personne physique, la Suarl, la Sarl et la SA sont les formes juridique les plus
répandues;
La Sarl et la Suarl sont une forme intermédiaire entre les sociétés de personnes et les sociétés
de capitaux;
- Entreprise Individuelle :
Si le capital appartient à une seule personne, on parle d’entreprise individuelle ou personne
physique. L’entrepreneur est en même temps le propriétaire des capitaux utilisés dans
l’entreprise et le gestionnaire responsable de celle-ci ;
Il peut réaliser également le travail d’exécution. C’est le cas des artisans, des petits
commerçants, des propriétaires de petites exploitations agricoles ;
Remarque : Dans ce type d’entreprises, le patrimoine de l’entreprise et celui de
l’entrepreneur sont confondus, sauf dans le cas de la Suarl.
- Qu’est-ce qu’une société?
Un contrat entre deux ou plusieurs parties qui donne naissance à une personne morale
indépendante juridiquement de la personne de chacun des associés ;
A travers ce contrat, deux ou plusieurs personnes conviennent d’affecter en commun leurs
apports, en vue de partager le bénéfice qui pourraient résulter de l’activité.
Toutefois, dans la société unipersonnelle à responsabilité limitée (SUARL), la société est
constituée par un associé unique. (Art. 2 du code des sociétés commerciales).
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- Société de Personnes :
Elle est constituée par l’apport de deux ou plusieurs personnes morales ou physiques et prend
la forme sociétaire ;
Du point de vue juridique, la société de personnes ressemble à l’entreprise individuelle:
La responsabilité des associés est engagée de façon solidaire sur la totalité de leurs biens : les
pertes sont proportionnellement assumées ou réparties entre les associés selon l’apport de
chacun.
Exemples:
▪ Société en Nom Collectif (SNC)
▪ Société en Commandite Simple (SCS)
- Société de Capitaux :
Dans ces sociétés l’apport des propriétaires compte plus que leur personne.
La responsabilité des propriétaires se limite à leur apport ;
Les titres de propriété peuvent être cédés facilement;
Exemples:
▪ Société Anonyme (SA)
▪ Société en Commandite par Action (SCA)
- La société à responsabilité limitée (SARL) :
Société mixte qui regroupe certaines caractéristiques des sociétés de personnes et certaines
caractéristiques des sociétés de capitaux.
3- La gestion de l’entreprise
3.1- Définition de la gestion
Action ou manière de gérer, d'administrer, de diriger, d'organiser quelque chose
(définition dans Larousse).
Mise en œuvre des ressources de l’entreprise en vue d’atteindre les objectifs
préalablement fixés (chiffre d’affaires, parts de marché…) dans le cadre d’une politique
déterminée (définition dans le Plan comptable général).
La gestion est aussi la science des décisions stratégiques et tactiques dans les organisations.
Cette science permet de déterminer la combinaison la plus satisfaisante en termes
de rendement, de productivité et de synergies des moyens matériels et de la ressource
humaine dans les organisations.
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La gestion se constitue donc de 3 étapes-clés qu'il convient de respecter pour assurer son
efficacité :
• Se donner des objectifs et prévoir les actions propres à les atteindre.
• Mesurer l'efficacité des actions réalisées par le contrôle de points clés généralement
chiffrés.
• Corriger si nécessaire au fur et à mesure : Réagir face aux imprévus et prendre les
mesures correctives nécessaires pour maintenir le cap et atteindre les objectifs fixés.
3.2- Les fonctions de gestion
Les principales fonctions de gestion sont la planification, l'organisation, la direction et le
contrôle. Les gestionnaires ont comme responsabilité de réaliser les objectifs de leur
organisation, de prendre de bonnes initiatives et d'assurer que toutes les tâches sont bien
exécutées à l'intérieur de leur organisation. Les gestionnaires ne pourront pas bien accomplir
leur rôle s’ils ne maitrisent pas ces quatre fonctions principales.
La planification
La planification se définit comme le processus par lequel le gestionnaire fixe les objectifs à
atteindre et dresse une liste de travail mené à la réalisation. Cette étape est une analyse du
chemin parcouru par l'entreprise, les ressources dont elle dispose, la situation actuelle et les
buts à atteindre. Cette première étape est importante puisqu'elle permet aux gestionnaires
d'évaluer les faiblesses et les forces de l'entreprise afin d'améliorer la situation. Également,
elle permet aux gestionnaires d'évaluer chaque option, qu'elle mène à la faillite ou au succès et
à analyser l'impact éventuel des facteurs ambiants tels que les environnements économiques,
social, technologique, éthique et légal sur l'entreprise. Finalement, la planification détermine
les moyens à utiliser pour atteindre les objectifs.
L'organisation
L'organisation consiste à définir la composition des groupes de travail et à coordonner leurs
activités. Elle encourage la création de liens organisationnels qui aident les individus et les
groupes à travailler en harmonie afin de réaliser les objectifs fixés. Cette étape consiste à ce
que les membres communiquent de façon efficace en vue d’assurer de bonnes relations de
travail. Ce processus consiste pour les gestionnaires à bien établir la mission et les objectifs
généraux. Puis, ils doivent déterminer les tâches qui doivent être accomplies et doivent
distribuer ces tâches aux membres compétents en déterminant qui doit accomplir la tâche. Il
leur faut créer un réseau de communication, c’est-à-dire définir les rapports de subordination
des personnes et la façon dont les unités communiqueront entre elles de manière à assurer le
bon fonctionnement de l’ensemble. Pour encourager et motiver les individus, le gestionnaire
doit déléguer une partie de son pouvoir et responsabilité aux autres.
Structure organisationnelle
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Le terme « structure organisationnelle» vient de la théorie de l’organisation et, dans le cas
d’une entreprise, désigne le cadre hiérarchique qui définit la division interne du travail. Le
terme est également utilisé dans le contexte d’autres organisations comme les autorités et les
ONG. Une structure organisationnelle sert à structurer une entreprise en fonction de ses
objectifs propres. Elle permet de clarifier les points suivants :
• Quelles sont les fonctions et les départements qui existent dans l’entreprise ?
• De quelles responsabilités disposent-ils ?
• Comment le réseau de relations est-il structuré ?
• À quoi ressemble la hiérarchie d’informations et de commandes ?
En fonction des objectifs poursuivis par l’entreprise, la structure organisationnelle peut
considérablement varier. À titre d’orientation pour la direction et pour les (nouveaux)
employés, elle est récapitulée visuellement dans un organigramme :
Les entreprises ont besoin d’une structure claire pour fonctionner sans problème et croître en
même temps. Sans structure, il n’y a pas d’objectif clair, ni pour la direction, ni pour les
employés. Personne ne sait exactement ce qui relève de sa compétence et à qui rendre compte.
Ceci crée de la confusion et du stress, et rend les conflits de responsabilités presque
inévitables. Il en résulte un manque de coordination et une certaine lenteur dans les
processus décisionnels, ce qui peut avoir un impact à long terme sur l’efficacité économique
d’une entreprise.
La direction
La direction consiste à exercer une attitude positive sur les employés chargés d’exécuter le
travail afin de faire progresser les choses. Une fois que les gestionnaires décident le chemin
que l’entreprise suivra afin de réaliser ses objectifs, ils doivent diriger les équipes de travail
pour arriver au résultat. Un gestionnaire efficace va motiver ses employés à travailler pour
atteindre les objectifs de l’entreprise. Ceci n’est pas toujours facile puisqu’il y a souvent des
problèmes entre des membres et donc ne voudront pas travailler ensemble. Le gestionnaire
doit donc résoudre le problème. La formation, la communication et la motivation représentent
principalement le leadership. Les bons gestionnaires sauront quelles conditions créer pour
amener les employés à travailler avec ardeur.
Les styles de direction
Le style de direction correspond à la manière d'exercer le pouvoir et la façon pour un dirigeant
d'établir les relations avec ses subordonnés.
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Le style de direction est contingent car il dépend de nombreux facteurs tels que : la
personnalité et les caractéristiques du dirigeant, la taille de l'entreprise, la propriété de
l'entreprise, l'environnement de l'entreprise…
Quels sont les différents styles de direction dans l'entreprise ?
L’analyse de Rensis Likert (1903 – 1981) permet de distinguer quatre styles de
commandement : autoritaire, paternaliste, consultatif et participatif.
▪ Le style autoritaire : l'autorité du dirigeant est fondée sur la crainte et le respect des
ordres reçus. Le dirigeant prend les décisions et les annonce ensuite aux membres de
l'entreprise. Il ne laisse aucune initiative à ses subordonnés, utilise les menaces et les
sanctions.
▪ Le style paternaliste : le dirigeant dispose d'une autorité incontestée et entretient des
relations de proximité avec ses subordonnés. Il prend autoritairement les décisions. Il
utilise un système de récompenses et de sanctions comme moyen de motivation. Le
bien-être des salariés est pris en compte.
▪ Le style consultatif : le dirigeant entretient des rapports de confiance avec ses
subordonnés qui sont consultés avant la prise de décision finale. Le dirigeant encourage
le travail en équipe et utilise les récompenses comme système de motivation.
▪ Le style participatif : il s'agit ici de permettre aux salariés de participer réellement à la
gestion de l'entreprise. La prise de certaines décisions est décentralisée. La motivation
des salariés est basée sur la participation et sur l'intéressement aux résultats. Le style
participatif s'est développé à partir des années 1960 aux États- Unis et en France à partir
des années 1980.
Le contrôle
Le contrôle est la dernière fonction de gestion. C’est le processus par lequel les gestionnaires
examinent la situation et s’assurent que les résultats obtenus sont conformes aux buts fixés.
Également, cette étape permet aux gestionnaires d’apporter au besoin, des changements et
corrections nécessaires pour réorienter l’entreprise vers ses objectifs si les buts qui n’ont pas
été accomplis.
Le contrôle comporte les activités suivantes :
a- La détermination des normes : Les normes sont des outils indispensables pour
vérifier si les activités entreprises permettent d’atteindre les objectifs fixés.
b- La mesure des résultats : La mesure des résultats réalisés peut prendre
plusieurs formes allant de la simple observation jusqu'à une analyse très
poussée. Pour comparer entre ce qui a été réalisé et les normes déjà fixées, il
est conseillé d’utiliser les mêmes unités de mesure.
c- La mesure des écarts et leurs analyses : Bien que dans plusieurs cas, après
avoir déterminé les écarts on peut connaître facilement les causes, il existe des
situations où dans la recherche de la cause des écarts, les hypothèses de
causalité sont souvent les seules explications disponibles.
d- Les mesures correctives : Les mesures correctives peuvent prendre les formes
suivantes :
Modifier l’activité.
Modifier les normes s’ils ne sont pas réalistes.
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Réévaluer les autres fonctions du processus de gestion : Il s’agit de réviser
les plans, refaire l’organisation ou changer le style de direction.
Les différents types de contrôles :
Les activités de contrôle peuvent s’exercer à trois occasions par rapport à l’activité visée.
a- Le contrôle proactif : Il est généralement effectué avant l’accomplissement de
l’activité, il s’agit d’un contrôle préventif tel que l’entretien d’une machine.
b- Le contrôle concomitant : Ce type de contrôle est effectué pendant
l’exécution de l’activité, lorsqu’un écart est décelé une correction est apportée
immédiatement afin d’éviter la possibilité que l’erreur se répercute sur tout le
processus.
c- Le contrôle rétroactif : Il est effectué à la fin, c'est-à-dire une fois que
l’activité est terminée. Tel contrôle sert pour faire des ajustements futurs, mais
les mesures prises ne peuvent ni affecter ni changer les résultats déjà réalisés.
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