Chapitre 2
Chapitre 2
Énergies
renouvelables
Énergies renouvelables
Université des Frères Mentouri
BOULOUDENINE Abderraouf
Mars 2019
Version 1.2
Table des
matières
Objectifs 3
Glossaire 18
Abréviations 19
Objectifs
Le cours "Exploitation des énergies renouvelables" vise aux objectifs suivants :
Test d'entrée :
Pré-test :
3
Sources d'énergies et leurs formes de génération
Sources d'énergies et
leurs formes de I
génération
Énergies non renouvelables 4
Energies renouvelables 5
Formes de génération de l'énergie électrique 10
Testez vous 17
Les énergies associées aux différents phénomènes de la nature peuvent être classées en deux
catégories selon le temps nécessaire à leur régénération. La première catégorie concerne les
énergies renouvelables comme celles liées au soleil (énergie solaire), a la force du vent (énergie
éolienne), a la force des eaux (énergies hydraulique, énergie marine) et à la terre (énergie
géothermique), tandis que la seconde catégorie concerne les énergies non renouvelables dont
l'origine est souvent fossiles (charbon, pétrole, gaz) ou nucléaire.
Elles sont créées il y a plusieurs millions d'années à partir de biomasse fossile (déchets organiques,
végétaux, ...) que le temps a transformé en charbon ou en hydrocarbures (pétrole, gaz et huiles
naturelles). Les combustibles fossiles ont un pouvoir calorifique élevé qui permet de produire après
combustion une importante partie d'énergie utile thermique --> électrique ce qui les placent comment la
principale source d'énergie primaire dans le monde. La combustion produit en partie du dioxyde de
carbone (CO2p.19 > ), dioxyde de soufre (SO2p.19 > )..., qui représentent l'une des causes du
* *
réchauffement climatique.
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1.1.1. Le Charbon
Le charbon est une roche sédimentaire formée par l'accumulation des matières organiques dérivées
des plantes pendant des milliers d'années. Le charbon contient en grande partie du carbone, de
l'hydrogène, de l'azote et du soufre.
1.1.2. Le pétrole
Le pétrole provient lui aussi de l'accumulation de bactéries et d'algues dans les profondeurs de la terre
durant des millions d'années. Après raffinage, une dizaine de produits sont dérivés du pétrole brut,
notamment, essences, gasoil, kérosène, lubrifiants, huiles, asphalte, bitume, goudron, gaz de pétrole
liquéfié (GPLp.19 > ), et d'autres produits pétrochimiques comme le plastique.
*
1.1.3. Le Gaz
Le gaz naturel est un mélange de gaz à forte prépondérance de méthane (jusqu'à 99%),de l'éthane et
du propane. Il contient aussi de l'azote, du dioxyde de carbone et des composés oxygénés comme les
phénols et les alcools. Les produits dérivés du gaz naturel sont principalement l'hydrogène, l'hélium, le
méthanol ainsi que certains composés soufrés. Le gaz naturel peut être liquéfié à très basse
température jusqu'à atteindre l'état liquide. Il est ensuite transporté dans des pipes ou dans des
méthaniers.
L'énergie nucléaire est produite par la fission d'éléments radioactifs naturels comme l'uranium et le
thorium. L'utilisation de cette énergie non fossile ne produit pas de CO2p.19 > . Par contre elle produit
*
des déchets radioactifs difficiles à recycler et à stocker (à cause de la chaleur et des émissions
radioactives qu'ils génèrent) et dont la durée de vie peut être très longue (plusieurs milliers d'années)
ce qui rend leur stockage, à long terme et de manière sûre, impossible.
2. Energies renouvelables
Les énergies renouvelables sont les énergies qui proviennent de sources naturelles pratiquement
inépuisables. Ils sont considérés comme inépuisables vu la grande quantité d'énergie qu'ils
contiennent et vu leur capacité de se régénérer naturellement. Les énergies renouvelables sont issues
de phénomènes naturels réguliers ou constants provoqués par les astres, principalement le Soleil
(rayonnement), mais aussi la Lune (marée) et la Terre (énergie géothermique)
On peut distinguer deux façons d'exploiter l'énergie solaire : l'énergie solaire thermique et l'énergie
solaire photovoltaïque.
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2.1.1. L'énergie solaire thermique.
L'énergie solaire thermique est le résultat de l'énergie thermique contenue dans le rayonnement du
soleil qui est récupérée pour chauffer un fluide(liquide ou gaz) caloporteur qui sera ensuite utilisé,
comme illustré par la Fig.3 et Fig.4, pour le chauffage (eau chaude sanitaire, chauffage, etc.) ou pour
produire de l'électricité via l'entraînement d'un turbo-alternateur.
Les principes physiques fondamentaux sur lesquels se basent cette production d'énergie sont
notamment l'absorption, la conduction thermique, et la réflexion qu'on retrouve essentiellement dans
les systèmes à concentration (centrale solaire thermodynamique à concentration, four solaire, etc.).
L'utilisation de l'énergie solaire photovoltaïque se fait grâce à la conversion directe de l'énergie solaire
en électricité par l'effet photovoltaïque décrit par la Fig.5. Cette transformation est effectuée par des
cellules photovoltaïques constituées de matériaux semi-conducteurs photosensibles ayant la propriété
de libérer leurs électrons sous l'influence d'une énergie extérieure (par exemple, du silicium).
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Fig.5 Effet photovoltaïque
En effet, l'énergie solaire photovoltaïque désigne l'électricité produite par transformation d'une partie
du rayonnement solaire avec une cellule photovoltaïque. Plusieurs cellules sont reliées entre elles et
forment un panneau solaire (ou module) photovoltaïque. Plusieurs modules sont regroupés pour
constituer un champ photovoltaïque (Fig.6). Les performances d'une installation photovoltaïque
dépendent de l'orientation des panneaux solaires et des zones d'ensoleillement dans lesquelles ils se
trouvent.
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2.2. L'énergie éolienne
Comme les moulins à vent du passé, les éoliennes génèrent des forces mécaniques ou électriques.
L'énergie éolienne est produite par la force du vent qui fait tourner les pales d'une éolienne ce qui
permet de transformer l'énergie cinétique contenue dans la masse d'air qui est passe en énergie
mécanique. L'énergie mécanique qui en résulte est ensuite transformée en énergie électrique via
l'utilisation d'une génératrice (Fig.8).La quantité du vent et la taille de l'éolienne déterminent donc la
quantité d'électricité produite. A titre d'exemple : si on augmente la hauteur du mât et la longueur des
pales, la puissance disponible croît vu que la surface balayée par les pales et le volume d'air qui y
passe augmentent. Les éoliennes peuvent être de différents types, notamment à axe de rotation
vertical ou horizontal.
La énergie biomasse fait référence à l'ensemble déchets d'origine végétale ou animale (bois, plantes,
céréales, déchets agricoles, déchets des eaux usées ou de l'industrie...) susceptible d'être collectés à
des fins de valorisation énergétique. Ces déchets peuvent être valorisés soit directement via des
cycles de combustion, ou indirectement via un procédé de méthanisation pour l'obtention de biogaz,
ainsi que via d'autres transformations chimiques destinés à produire des biocarburants. L'énergie
biomasse présente de nombreux avantages sur le plan économique et écologique avec des coûts
réduits vu qu'elle utilise essentiellement des déchets ainsi qu'un taux réduit d'émission d'agents
polluants.
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2.4. L'énergie hydraulique
L'énergie hydraulique est l'énergie fournie par le mouvement de l'eau, sous toutes ses formes (chutes
d'eau, cours d'eau ..). En effet, la force contenue dans ce mouvement peut être utilisée différemment
pour produire de l'énergie mécanique (moulin à eau), ou pour produire de l'énergie électrique. L'énergie
hydraulique englobe aussi l'ensemble des énergies qu'on peut extraire du milieu marin (Fig.10). Parmi
d'autres, l'énergie marémotrice due aux flux et reflux des marées (basse et haute), l'énergie
hydrolienne qui exploite les courants marins, l'énergie houlomotrice qui exploite le mouvement des
vagues.
La géothermie utilise la chaleur de la terre et l'exploite par différentes techniques, selon la profondeur à
laquelle la chaleur est captée. En effet, le principe de la géothermie consiste, comme illustré par la Fig.
11, à puiser dans une nappe phréatique ou le plus souvent à prélever l'énergie contenue dans le sol
pour le chauffage/refroidissement ou pour être utilisée pour la production de l'électricité.
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Formes de génération de l'énergie électrique
Le réseau dispose de différentes installations, comme les transformateurs et les postes électriques
dans lesquels sont regroupées différents circuits de contrôle, de protection et de communication. Les
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installations électriques d'un réseau se différencient de part :
Le type de courant
Le niveau de tension
La génération de l'énergie électrique pour les besoins de la consommation peut prendre deux formes :
Génération centralisée
Génération décentralisée/distribuée
Les dernières décennies ont connu une augmentation exponentielle des besoins énergétiques
mondiaux ce qui a conduit à l'implantation de larges unités de production d'électricité dans l'espoir de
répondre efficacement à une demande en forte croissance. En effet, l'industrialisation à grande échelle
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et le déploiement de grands centres urbains ont été accompagné, comme illustré par la Fig.14, par la
mise en place d'un réseau constitué de centrales électriques de grandes puissances ainsi que
l'installation d'un réseau de transmission et de distribution de haute densité. Entre temps, l'évolution
technologique a permis l'adoption de plusieurs sources d'énergie primaires essentiellement des
combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel...), des combustibles nucléaires (uranium,
plutonium, ...), mais aussi des sources d'énergie hydrauliques et géothermiques avec un mode de
conversion quasi similaire dans lequel l'énergie primaire est convertie en énergie électrique à travers
des cycles de combustion et de conversions thermodynamiques ou hydromécaniques entraînants la
rotation de turboalternateurs (Fig.15). Ces centrales connaissent un rendement électrique supérieur à
35% sans compter les bénéfices que peut engendrer la cogénération ou même la tri-génération.
Toutefois, la génération centralisée d'électricité représente un défi permanent pour différents pays et
compagnies énergétiques non seulement sur le plan environnemental, mais aussi sur le plan technico-
économique et socio-politique.
Restrictions environnementales
carbonique CO2 et d'une grande quantité de dioxyde de souffre SO2p.19 > . Ces éléments de par leurs
*
toxicités et les évolutions qu'ils peuvent connaître dans l'atmosphère conduisent, en plus de leurs
impacts directs sur la santé et l'environnement immédiat, à l'apparition de phénomènes inhabituels
comme le réchauffement climatique et les pluies acides dont les retombées sont néfastes sur
beaucoup d'écosystèmes et sur la planète toute entière.
Contrairement aux centrales à base de combustibles fossiles, les centrales nucléaires n'émettent pas
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de gaz à effet de serre mais engendre des déchets à très haute teneurs en éléments radioactifs. Ces
derniers sont encapsulés et mis sous terre à des lieux isolés de tout environnement humain. Toutefois,
ces déchets représentent un lourd fardeau pour beaucoup de pays vu qu'on ne peut garantir en
absolue une séparation hermétique avec d'autres éléments naturels. Par ailleurs, les centrales
hydroélectriques reposent sur l'accumulation de grands volumes d'eau sur une large superficie, ce qui
déstabilise les écosystèmes locaux et inondent des terres cultivables à haute valeur agricole.
Contraintes technico-économiques
Les sociétés énergétiques et de distribution font face à la nécessité de proposer aux consommateurs,
particuliers et industriels, une énergie de qualité à un prix concurrentiel et référentiel. Toutefois, la
dépendance de ces unités de production vis-à-vis des matières premières fossiles ou fissiles accentue
leur vulnérabilité et met en gage leur avenir. En effet, les prévisions de l'agence internationale d'énergie
(AIE) mettent en garde contre l'accentuation de la dépendance à ces matières malgré un fort apport
des sources d'énergie renouvelables, comme l'illustre la Figure 7. Par ailleurs, la disponibilité relative
de ces matières encourage la volatilité de leurs prix sur les marchés internationaux, ce qui se répercute
indéniablement sur le consommateur final et compromet l'existence de beaucoup de compagnies dont
certaines recourent au stockage qui représente une solution à court terme et au mieux à moyen terme.
La fiabilité du réseau de transmission et de distribution et les couts qu'il engendre pour sa maintenance
et son extension ainsi que les pertes de puissances qu'il accumule, limitent encore plus les
performances des structures de génération centralisés d'électricité dont les couts d'investissements
initiaux restent encore très élevés avec un amortissement sur plusieurs années. Ces pertes dont la
moyenne mondiale reste supérieure à 10% concernent les pertes dues aux infrastructures de
transmission et de distribution (T&Dp.19 > ) ainsi que les pertes techniques et de commercialisation
*
agrégées sous le nom d'AT&Cp.19 > . Sur le plan technique, les études révèlent des difficultés liées
*
plus à l'exploitation des sources d'énergie primaires, et à l'entretien périodique et coûteux des
installations. Par exemple, l'utilisation des énergies géothermiques nécessite des études géologiques
poussées et soufre de la variabilité et de la profondeur des forages. Ces forages peuvent entraîner à
leurs tours des affaissements pouvant même être en cause de remontée magmatiques et de la
pollution des nappes phréatiques. Les générateurs installés au pied des barrages hydrauliques
assurent une grande partie des besoins énergétiques mondiaux mais souffrent de l'envasement et des
risques de ruptures.
Les sociétés modernes connaissent, certes, de nouveaux défis, mais envisagent aussi un mode de vie
différend dans lequel tous les éléments de la société pourraient contribuer activement à la gestion de
leurs consommations en participant essentiellement à la production et au stockage de leurs propres
besoins en énergie. En effet, ces personnes morales ou physiques aspirent à plus d'autonomie et de
flexibilité dans un contexte où même le réseau mondiale d'énergie est contraint de fournir en énergie
des zones reculées, difficiles d'accès et nécessitant un lourd investissement pour le renforcement et
l'expansion du réseau vers elles, ce qui encourage d'autant plus le déploiement de petites unités de
production d'électricité à proximité des utilisateurs finaux. Cette tendance est aussi bien soutenue par
l'éveil écologique de beaucoup de consommateurs que par le développement des moyens techniques
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permettant l'utilisation des sources d'énergies renouvelables (éolien, solaire ...) avec un rendement
satisfaisant et une meilleure qualité de l'énergie et de service.
La décennie en cours connaît une effervescence et une prise de conscience à l'égard des risques que
véhicule la génération centralisée d'électricité. Dans ce sens, des groupes de travail ont été formés
sous l'égide de l'agence internationale de l'énergie ( AIEp.19 > ) ou d'autres organismes
*
intergouvernementaux dans le but d'établir des rapports périodiques sur l'évolution que connaît le
monde en matière d'énergie et d’asseoir des lignes directrices permettant d'endiguer le phénomène de
réchauffement climatique. En outre, ils préconisent la mise à niveau des installations existantes et
l'adjonction de systèmes de captage pour réduire au maximum l'émission d'éléments toxiques ainsi
que la promotion des énergies renouvelables dans le monde et le développement de nouveaux
modèles énergétiques, plus autonomes et plus intelligents. Les soutiens financiers et la possibilité de
vendre le surplus de la production d'électricité à des prix avantageux et préférentiels contribuent eux
aussi à la concrétisation de cette vision dans laquelle la génération distribuée d'électricité constituerait
la solution à un ensemble de problèmes socio-économiques, techniques et environnementaux.
aussi d'autres possibilités d'intégration de ces générateurs distribués sous forme, d'alimentations de
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secours dites sans interruptions (ASI ou UPSp.19 > : Uninte ruptible Power Supply), de filtres actifs de
*
puissance (APFp.19 > : Active Power Filter), d'interfaces pour des systèmes de stockage avec un flux
*
Les systèmes de génération distribuée d'électricité offrent la possibilité d'intégrer une grande partie de
sources d'énergie renouvelables à travers des interfaces localement pilotables. Ces interfaces sont, à
base d'électronique de puissance, dotées d'interrupteurs à haute fréquence de commutation et avec
quasiment peu de pertes en énergie. De plus, au cours de ces dernières années, ces dispositifs de
conversion ont connus des avancées considérables avec la conception de convertisseurs statiques
modulaires et parfaitement capable de répondre efficacement et durablement aux exigences sur la
qualité de l'énergie. Dans ce sens, et comme illustré par la Fig.17, l'utilisation de filtres passifs en sortie
est aussi préconisée afin d'atténuer les harmoniquep.18 § s de hautes fréquences et contribuer ainsi à
*
une meilleure qualité de l'énergie. La qualité de l'énergie dans ce type de structure dépend aussi et
essentiellement de la stratégie de commande adoptée, dont le but est de garantir un fonctionnement en
adéquation avec les standards internationaux. Les chercheurs affichent un engouement particulier
pour cette problématique à travers la proposition de différentes stratégies de contrôle/commande pour
le maintien d'un fonctionnement optimale des unités et des ensembles de génération distribuée
d'électricité.
Indénip.19 > ablement, cette forme de génération observe son essor grâce au développement
*
technologique que connaissent les systèmes d'électronique de puissance, ainsi qu'au développement
des connaissances et du savoir-faire lié aux sources d'énergies renouvelables sur le plan matériel et
technique avec la conception de dispositifs de captage de rendements satisfaisants et en constante
amélioration en termes de cout, poids, et efficacité. En effet, il est nécessaire de disposer de moyens
efficaces pour la conversion de l'énergie primaire que recèlent certains phénomènes naturels en
énergie électrique. Ainsi, des cellules photovoltaïques de différentes technologies sont utilisées pour
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transformer l'énergie véhiculée par les rayons solaires en énergie électrique, de même, l'énergie
cinétique du vent est convertie par le biais d'éoliennes en énergie électrique. Néanmoins, l'utilisation de
l'énergie électrique qui résulte de ces transformations, pour répondre aux besoins des charges
électriques ou du réseau, ne peut se faire qu'à travers des interfaces de conversion statique DCp.19 > / *
DCp.19 > , ACp.19 > /DCp.19 > et DCp.19 > /ACp.19 > .
* * * * *
Un circuit destiné au conditionnement de l'énergie que fournit, en particulier, la majorité des sources
d'énergie renouvelables est nécessaire pour les applications de génération distribuée. En effet,
l'intégration de ces sources d'énergie, sous formes d'architectures de génération distribuée
d'électricité, nécessite l'adjonction de dispositifs permettant de délivrer des tensions et des courants
alternatifs de formes désirées à partir d'une source DCp.19 > ou ACp.19 > . Ainsi, les sources DCp.19 >
* * *
(notamment les générateurs photovoltaïques et les systèmes de stockage) utilisent des convertisseurs
DCp.19 > -DCp.19 > de type abaisseur/élévateur pour adapter la tension qu'elles délivrent à celle du
* *
bus DCp.19 > . Le bus DCp.19 > peut être aussi alimenté par des sources AC de fréquences fixes ou
* *
variables (notamment les éoliennes et les micro-turbines) en utilisant un étage de conversion alternatif-
continu (ACp.19 > -DCp.19 > ). Un autre dispositif de conversion de grande importance est utilisé pour
* *
délivrer des tensions et des courants alternatifs du même bus DCp.19 > . Ce dernier dispositif consiste
*
en un convertisseur DCp.19 > -ACp.19 > , connu sous le nom d'onduleur. Selon l'application, les ondes
* *
de sortie (tension et/ou courant) doivent être compatibles avec les normes les plus au moins stricts. Ce
qui justifie fréquemment l'usage de filtres passifs en sortie afin d'améliorer la qualité de l'énergie.
Le bus DC peut être alimenté différemment suivant les caractéristiques des différentes sources
d'énergie, par le biais de redresseurs, hacheurs élévateurs et/ou abaisseurs, ou directement à travers
une concaténation d'un ensemble de batteries ou systèmes de stockage. Un étage de régulation de la
tension du bus DC pour une valeur moyenne désirée est aussi incorporé, une multitude de travaux de
recherches ont étés réalisés dans ce sens. La tension du bus DC doit être au moins supérieure de 10%
par rapport à la tension max de sortie, par exemple 220V/110V.
La tension et/ou le courant de sortie des convertisseurs DC-AC contient un nombre important
d'harmoniques multiples de la fréquence de commutation des bras d'interrupteurs. Ainsi, l'utilisation
d'un filtre passe-bas en sortie devient primordiale pour éliminer les harmoniques de hautes fréquences
qu'impose la commutation des interrupteurs de puissance. Selon l'utilisation, différentes configurations
peuvent être proposées pour le filtrage des harmoniques. En effet, pour les systèmes de génération
distribuée, essentiellement pour les systèmes autonomes, deux filtres passe-bas sont employés, à
16
Testez vous
Réduire le taux de distorsion harmonique des ondes de tension et/ou de courant de sortie.
Éviter entre autres les interférences susceptibles de créer des troubles de fonctionnement dans
d'autres appareils tout en s'adaptant aux directives liées à la compatibilité électromagnétique (
CEMp.19 > ) des équipements.
*
Prévenir contre les surtensions et les surintensités liées aux phénomènes de résonance et à
l'amplification des résidus harmoniques présents dans le réseau électrique (local ou commun).
Diminuer l'échauffement des équipements et soulager certains de la fatigue mécanique due aux
vibrations.
4. Testez vous
Exercice 17
4.1. Exercice
Compléter le tableau en utilisant les termes suivants.
Pas de déchet Renouvelable Pas de gaz à effet de serre Pas disponible sur demande
Avantage Inconvénient
17
Glossaire
Glossaire
harmonique
L'harmonique est une composante sinusoïdale périodique et sa fréquence est un multiple entier de la
fréquence fondamentale.
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Signification des abréviations
Abréviations
AC : Alternative current
BT : Basse Tension
DC : direct current
HT : Haute Tension
LC : filtre LC
MT : Moyenne Tension
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