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Dissertation Le Rapport de Brodeck

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Myriam Sangiorgi

Au XXe siècle, à l'époque contemporaine, la Deuxième Guerre mondiale prend beaucoup

d'ampleur. Cela amène les auteurs à développer énormément d'histoires. La littérature

concentrationnaire apparaît grâce au nouveau roman et notamment par Philippe Claudel. Il écrit

«Le Rapport de Brodeck», en 2007. Le thème de la marginalité est très présent. Elle sera

démontrée au travers de Brodeck et de l'Anderer. En premier lieu, il y aura la description de la

marginalité de Brodeck et en deuxième lieu, celle de l'Anderer.

Tout au long du roman, la marginalité de Brodeck est démontrée par le fait que ce dernier est

différent du reste des gens du village où il a élu domicile. Brodeck est différent physiquement,

mais aussi par le fait qu'il vient d'ailleurs. De plus, Brodeck parle une autre langue avec

Fédorine. L'étrangeté de Brodeck fait surface à la fin du voyage qu'il a entrepris avec Fédorine.

À la page 70, il est dit, «C'était un temps où personne encore n'avait peur des étrangers, même

lorsqu'ils étaient les plus pauvres des pauvres.» La figure de style de la répétition est utilisée dans

cette citation, afin de démontrer qu'il ne peut y avoir une personne plus pauvre que ces gens. Elle

démontre que Brodeck s'installe et grandit dans une société où l'étrangeté disparaît en apparence.

La raison pour que cela soit seulement en apparence, c'est que la cabine, où Brodeck et Fédorine

habitent, est située à l'extérieur du village. C'est comme s'ils n'étaient pas trop étrangers pour

avoir un logis, mais trop étrangers pour qu'ils habitent dans le village. Plus tard, Brodeck finit par
Myriam Sangiorgi

entrer dans la violence de la race humaine. Cela se démontre avec les villageois terrorisés qui

vont finir par le dénoncer à une occupation qui les opprime et qui anéantissent. Ils dénoncent

Brodeck pour sa différence au reste de la communauté, mais aussi à cause de mystère sur lui. La

comparaison utilisée à la page 277 afin de démontrer qu'il y a des gens qui sont bons et d'autres

qui sont mauvais. : «Chacun prit un petit morceau de papier pour y inscrire les noms des mauvais

papillons. Je suppose que c'est le Maire qui ramassa les papiers et qui les lut.» Cette citation

explique que tout le monde a pu dénoncer Brodeck en même temps, car c'est fait lors d'une

réunion et la communauté a donc été en mesure de faire quelque chose pour se débarrasser de

Brodeck et de la peur qui les afflige sans le vouloir. Finalement, ces deux arguments expliquent

donc pourquoi Brodeck est différent.

Par ailleurs, au fil du roman, on peut aussi observer que l'Anderer est dans le même bassin que

Brodeck. Que lui aussi est un élément de la marginalité. Parce que ce dernier ne vient pas du

village de Brodeck. C'est pour cette raison qu'il a obtenu le surnom de «l'Anderer» qui veut dire

l'autre par Brodeck et les gens du village à son arrivée. Brodeck, à la page 12 du roman, explique

ce que l'Anderer représente pour lui, et même que Brodeck se voit en l'Anderer. «Mais pour moi,

il a toujours été l'Anderer - L'Autre -, peut-être parce qu'en plus, d'arriver de nulle part, il était

différent, et cela, je connaissais bien: parfois même, je dois l'avouer, j'avais l'impression que lui,
Myriam Sangiorgi

c'était un peu moi.» La figure de style de la métaphore est utilisée pour démontrer que Brodeck

se retrouve en l'Anderer, mais qu'il n'y a pas d'éléments de comparaison utilisés. C'est une façon

cachée d'établir une connexion entre ces personnages. De plus, l'Anderer est décrit comme un

être mystérieux parce que les gens ne connaissent rien de ce dernier, parce que l'Anderer ne vient

pas de leur village et de plus parce que depuis qu'il est arrivé il, ne parle à personne et il reste à

l'écart des autres. Il fait tout simplement les choses qu'il doit faire et ne juge pas nécessaire de se

mêler aux villageois. À la page 64, il est écrit: «Il ne dit pas le nom de notre village. Il fit juste le

signe de tête dans la direction [...], à y venir tout exprès.» La répétition du mot «il» permet de

mettre une emphase sur le fait que le personnage parle de l'Anderer sans avoir à le mentionner.

Finalement, ces arguments expliquent donc clairement que l'Anderer est un être très différent des

autres villageois.

Finalement, Brodeck et l'Anderer sont marginaux, car tous les deux ne viennent pas du village.

Ainsi, ils sont tous les deux différents du reste de la communauté. Les deux arguments du

premier paragraphe expliquent clairement pourquoi Brodeck est différent et ceux du deuxième

paragraphe pour l'Anderer. Concrètement, Brodeck et l'Anderer pourraient être considérés

comme des esprits libres. Ils ont vu ce qu'il y avait à l'extérieur du village et ainsi, leur

perception des choses est ainsi différente de celle des villageois.

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