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Ancrage de la République (1880-1914)

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Chapitre 2 : Ancrer la République (1880-1914) : Preuves et Epreuves

1879 – La république aux mains des républicains -> objectif d'enraciner la république pour éloigner
tout danger de réaction monarchique ou impériale.
"La République est à la fois une forme et un fond" – Gambetta.
Forme -> République = régime politique où le chef de l'Etat n'est plus un monarque ou un
empereur héréditaire, où le peuple participe grâce au vote à la chose publique. Où les principales
liberté publiques sont garanties.
Fond -> Culture commune des héritages historiques, des pratiques

Berstein et Rudelle : "modèle républicain" = une culture républicaine reposant sur 5 valeurs :
- Primat de l'individu sur la raison d'Etat
- souveraineté du Parlement (pouvoir exécutif soumis au pouvoir législatif)
- Laïcité
- Progrès social
- Le patriotisme
= culture commune et héritage commun de la Révolution Française.

Ce modèle républicain triomphe jusqu'en 1914.


1880-1914

Ajd les historiens soulignent que la République entre 1880 et 1914 n'en continue pas moins d'être
menacée.
La République est combattue à gauche par les anarchistes et socialistes (car elle défend l'ordre
capitaliste)
à droite par les nationalistes qui l'appellent la "Gueuse"

La République a des exclus : le suffrage est masculin. Les indigènes sont exclus des droits sociaux et
politiques.

Subaltern studies = études sur les "oubliés" (historiographie actuelle)

Paradoxe : image d'une République généreuse, libérale, émancipatrice


aussi image d'une République socialement conservatrice, parfois autoritaire

Problématique :
Comment expliquer la persistance des attaques contre la
République en même temps que sa capacité à s'enraciner
durablement ?
I. Bâtir la République : les années fondatrices (1880-1889)
A. Enraciner la République dans les coeurs et les esprits

Les républicains veulent à tout prix éviter que les monarchistes et bonapartistes n'arrivent au
pouvoir. Eduquer la population aux valeurs Républicaines
1. Les grandes lois libérales:

Dès leur arrivé, les républicains mettent en place des grandes lois qui garantissent la liberté de
l'individu.
- loi sur la presse (29 juillet 1881) = liberté d'imprimer, de vendre, d'afficher (sauf restrictions
précises)
aucune limite sauf les atteintes à la personne (diffamation)
- loi sur la réunion (30 juin 1881)= les réunions publiques sont légales sans autorisations
préalables. Mais nécessité d'une déclaration de réunion publique.
- 1884 : loi Waldeck-Rousseau sur la liberté syndicale
- Loi du 28 mars 1882 : élection des maires (les conseils municipaux ont le droit d'élire leurs
maires) (sauf Paris qui n'a pas de maire jusqu'en 1977, le préfet de la Seine fait office de maire)
- Loi du 5 avril 1884 : mairie ds chaque commune et publication des délibérations du conseil
municipal (les villages, la mairie sont les premiers lieu de ccontact avec la vie politique pour les
citoyens
- Loi du 27 juillet 1884 instaurant le divorce (mais critères)

2. Enraciner la République par des symboles

Fête nationale :

Choisie en référence à la fête de la fédération en 1790.


Dès le 14 juillet 1880, la fête nationale est ritualisée.
- matin -> défilé militaire, défilé de la Nation en arme
-midi -> banquet républicain avec les personnalités locales,
-aprem -> kermesse, fête de village, jeux collectifs
- soir -> bal populaire
idée de communauté unie.

L'hymne national :

La Marseillaise. Chantée par les soldats qui venaient de Marseille jusqu'au Nord lors de la fête de la
fédération.

Symboles de la République :

Marianne est représentée de manière systématique dans les mairies mais plus largement, toute
allégorie de la République gagne l'espace public.
Maurice Agulhon – Travail sur les différentes figures de Marianne – les gens sont pris de
"statuomanie". Entre 1871-1914, il y'a eu 150 statues représentant la République qui ont été
érigées. (Statue des frères Morice, place de la République à Paris)
subaltern studies – culture des élites imposée aux gens ?
Ces symboles sont aussi appropriés par la situation.

3. Enraciner par l'école

Dans les années 1870 : 77% des hommes et 67% des femmes sont alphabétisés
On aura donc un changement qualitatif plutôt que quantitatif
Jules Ferry – Ministre de l'Instruction publique février 1879 - novembre 1883
"école de la République"

Quels sont leurs objectifs ?


La défaite dans la guerre contre la Prusse = conséquence de l'école. L'école allemande a inculqué
aux petits allemands le patriotisme.
Il faut fonder une école apprenant aux français l'amour de la patrie.
Ils veulent aussi péreniser la victoire de la République, on éloigne l'influence de l'Eglise.
Enfin, ils sont marqués par le positivisme d'Auguste Comte. Valeur fondamentale au savoir.

- Loi du 16 juin 1881 sur la gratuité de l'enseignement primaire dans les écoles publiques
(existence d'écoles catholiques, privées)
- loi du 28 mars 1882 sur la laïcité de l'enseignement primaire et l'obligation de scolarisation des
enfants des deux sexes de 6 à 13 ans.
Pk les 2 sexes ? 1870s : Inégalité de scolarisation des filles et des garçons + les filles sont quasiment
systématiquement scolarisées dans des congrégations religieuses.
On veut donner aux hommes qui votent des compagnes républicaines.
Jules Ferry : 10 avril 1870 : "Les évêques le savent bien, celui qui tient la femme, celui-là tient tout,
d'abord parce qu'il tient l'enfant, ensuite aprce qu'il tient le maris, c'est pour cela que l'Eglise veut
retenir la femme et c'est aussi pour cela que l'Etat veut la reprendre. (...) Il faut que la femme
appartiennent à la science ou à l'Eglise."
Le but est de soustraire les femmes à l'influence de l'Eglise
- Loi Camille Sée du 21 décembre 1880 sur les lycées de jeunes filles (pas le droit de passer le
Baccalauréat, le contenu de l'enseignement est différents, elles n'ont pas de latin ni de grec, ni de
philo mais elles ont des cours de coûture, de chant, d'économie domestique)
- Loi Goblet du 30 octobre 1886 la laïcisation des enseignants
Laïcisation = séparer l'école de l'Eglise. La religion n'a plus sa place à l'école. Il faut laïciser
l'enseignement : pas d'enseignement religieux, jeudi il n'y a pas école, ceux qui le veulent vont au
catéchisme + pas de religion dans la croyance.
Séparation entre connaissance scientifique et croyances.
Les religieux n'ont plus le droit d'enseigner à l'école publique.

Idées résumées dans le Don Quichotte, 7 novembre 1879. Un enfant se fait tirer vers un puis par
un religieux, en essayant d'aller vers l'école de la République.

Cette école des républicains correspond aux valeurs Liberté, Egalité, Fraternité. Ecole gratuite et
obligatoire (égalité), séparation de l'Eglise et de l'école (liberté de conscience), enraciner la
République, promouvoir l'amour de la patrie (fraternité)

C'est aussi une Ecole POUR la République. Pour la patrie.


- Ecole sans religion mais pas sans morale. Morale laïque (extrait de lettre aux instituteurs de Jules
Ferry) fondée sur la science et la raison.
- Enseigner l'amour de la patrie "l'amour de la patrie ne s'apprend point par coeur mais par le
coeur" (Ernest Lavisse, prof d'histoire, rédacteur des livres d'Histoire de la IIIe République). ->
forger le roman nationale (ex: Vercingétorix, figure du défenseur contre les romains, Jeanne d'Arc,
figure qui résiste à l'envahisseur anglais)
Le tour du monde par 2 enfants : 2 enfants alsaciens font le tour de France à la recherche de leur
famille. Idée de faire découvrir la France aux jeunes français + parallèle entre amour pour ses
parents et amour pour la patrie. Idée de devoir patriotique.
Bataillons scolaires : entraîner les garçons à marcher en bataillon. Très mal perçu par la pop. Donc
abandonnée.
- Tableau de Vidal de la Blache
- les "hussards noirs" de Péguy. Républicaniser les enfants des deux sexes.
Les professeurs ont une missions sacerdotal, ils étaient des représentants directs de l'Etat
puisqu'ils étaient nommés.

Cette école de la République pour la République a rempli sa mission ?

Patriotisme :
Au regard de comment on rentre en guerre en 1914, oui. Car on avait prévu environ 10% de
désertion, dans les faits, il y a seulement 1% de désertion.

Le taux d'alphabétisation :
augmentation plutôt faible (mais augmentation), donc changement qualitatif plus que quantitatif.
Bcp d'enfants ne vont pas à l'école pour autant.
Il y a tjr moins de femmes que d'hommes scolarisés.

Jean-François Chanet : l'école républicaine et les petites patries.


-> L'école républicaine n'a pas fait baisser l'usage des patois locaux. Les années 50 ont eu cet effet.

Prestige social de l'instit / réalité effective du métier


La plupart des instit sont très mal payés et certains vivent dans la pauvreté.
Antonin Lavergne, Jean Coste ou l'instituteur du village (1901).

Début 20e, un instit débutant touche 1200 francs par ans, un mineur touche 1300 francs par ans.

L'école de Jules Ferry est méritocratique, elles vont permettre une promotion sociale.
Parallèlement à cette école se dvlp un système de bourses. Qd on repère un enfant du peuple avec
des appétences particulières. (ex : Edouard Herriot, Jaurès)
Cette méritocratie existe mais l'école est restée socialement conservatrice et sélective.
Le système scolaire propose 2 filières :
Ecole du peuple
Enseignement secondaire (commence à 12-13 ans) = réservé à la bourgeoisie, pas gratuit.
On a des passerelles -> Filière EPS (Ecole Primaire Supérieure) -> forme au concours d'instit.
Le système reste très binaire entre école du peuple et école des élites.

La mission politique est réussie, l'école est enracinée ds la République.


Mais la mission sociale est un échec.

B. La République, un système de gouvernement

1. La République opportuniste

Période des "républicains opportunistes", qualifiés par des républicains plus radicales
(Clemenceau). Selon eux, la République doit gouverner en s'adaptant aux circonstances.
On a par exemple Jules Ferry, "Le Tonkinois" (car il lance la colonisation de l'Indochine)
1879-1885 – ministre des affaires publiques 2 fois président du conseil (sep-nov 1880 fév-mars
1885) "Nous croyons que la République doit être un gouvernement"

Les scandales politico-financiers posent pb sous la 3e Répb :


- les fonctions politiques sont bénévoles (ne sont rémunérés que les ministre et sénateurs, et les
députés = c'est très faible par rapport à l'ampleur du boulot)
Les maires, conseillers général... n'ont aucune indemnité (pour faire de la pol il faut de l'argent)
Quand les républicains arrivent au pouvoir en 1880, ils essaient de rompre le lien entre politique et
économie. "arracher la démocratie au pouvoir économique".
Malgré cette ambition, il y a quand même une forte imbrication entre milieux d'affaire et milieux
politiques.

Illustration : Henri Germain, député de l'Ain de 1871 à 1893, fondateur du Crédit Lyonnais. Jean-
Casimir Périer, président de la république, un des principaux actionnaires de la Compagnie des
mines d'Anzin.
Tout ça va alimenter les scandales politico-financiers :
Affaire des décorations : 1887, Daniel Wilson, le gendre du président de la République (Jules
Grévy), vendait des Légions d'Honneur, Jules Grévy doit démissionner.
Scandale de Panama : 1893, la construction du canal de Panama est fait par une entreprise
française. Cette entreprise est en difficulté financière -> besoin d'un vote au Parlement pour
obtenir un emprunt. L'entreprise a donné de l'argent aux parlementaires pour avoir le vote. -> 104
parlementaires ont bénéficié d'argent pour les corrompre de la part de la companie du Canal.
Procès -> certains députés démissionnent.
Symptome d'un système où les républicains sont verreux et corrompus.
Idée de rejet du ssystème parlementaire.

Les députés opportunistes ne sont pas vus comme des pères fondateurs, mais sont détestés.

2. Le temps du "parlementarisme absolu" (Carré de Malberg)

Le régime, après la gestion de Grévy, est devenu un régime d'Assemblée. Le pouvoir exécutif est
affaibli.

Pouvoir exécutif bicéphal :

Le président du conseil n'est pas pensé comme étant un leader, mais comme étant celui qui peut
fédérer une majorité autour de lui. C'est un homme de consensus. Ils vont choisir qui sera
président du conseil parmis les membres du conseil des ministres (pas de tâche précise)
Il incarne le parlementarisme.

IIIe Rép : instabilité gouvernementale. Souvent, le gouv est renversé, on change de gouvernement.
Entre 1879 et 1914, 46 gouvernements, 46 cabinets ministériel. Ca alimente
l'antiparlementarisme.
Mais on peut nuancer : il n'y a pas forcément d'instabilité ministérielle. Alors que les chefs de
conseil changent, les ministres sont souvent repris.
Ferry était au gouv entre 1879 et 1893.

Le président de la République est une autorité morale (affaiblissement du pouvoir exécutif). On


peut la voir à plusieurs indices.
L'Elysée est une maison vide. L'entourage du président = une dizaine de collaborateur qui ont pour
principale mission de gérer le protocole et les réceptions du chef de l'Etat (entourage non-
politique)
Les personnalités élues n'ont pas de relief. Gambetta, Ferry, Clemenceau n'ont jamais pu se faire
élir. On cherche qq qui ne va pas essayer de redonner du pouvoir à la mission présidentielle.

Quand Jean-Casimir Périer démissionne (parce qu'il ne servait à rien), Sadi Carnot lui succède, au
moment de l'élection, Clemenceau dit "je vote pour le plus bête"
Felix Faure "JE suis la reine d'Angleterre". "Il voulait mourir César, il est mort Pompée" (mort en se
faisant sucer par sa maitresse)

Pourquoi il faut un président de la République ? Pour représenter la France. Les républicains


comprennent qu'on ne peut passer d'un empire, d'une monarchie, très incarné, à un régime non-
incarné.
Donc le chef de l'Etat incarne la stabilité du régime.

Il demeure avec des pouvoirs : il nomme le président du Conseil, il signe ou refuse les traités de
paix. La plupart de son activité consiste en une politique cérémoniale

Sadi Carnot 87-94 (mort assassiné à Lyon par un anarchiste) va faire 380 sorties dans Paris, 17
voyages en province au cours desquels il aura visité la moitié des départements français.
Il était aussi populaire que Napoléon III.
La sortie n'a pas le même sens qu'un voyage impérial. -> protocole républicain. Le présidennt est
accompagné de représentants des collectivités locales. On fait en sorte que sa personne ne soit
pas mise en avant.
On ne célèbre pas l'Homme, mais la Fonction (et à travers ça, la République)

C. Le boulangisme : la République en péril ?


1. Aux origines : le "général Revanche"

Général Boulanger, ministre de la Guerre, janvier 1886-87, connu sous le nom de Général
Revanche.
Militaire ambitieux, il a servit l'Empire, a combattu la Commune, a soutenu l'ordre moral mais a
rallié les opportunistes.
1880s – considéré comme un général républicain.
Il gagne une certaine popularité tant au niveau des soldats (mesures de confort pour les soldats,)
que de l'opinion publique.
Il gagne son surnom lors de l'affaire Schnaebelé (espion français qui se fait arrêter par les
allemands). Boulanger a une réaction virulente, menace de mobiliser des troupes. Du pdv de
l'opinion publique, c'est un général revanchard.
Cette affaire affole les républicains. Ils le muttent, il n'est plus membre du gouv.
On lui donne un poste à Clermont-Ferrand. Il est ultra populaire.
Donc les républicains le mettent à la retraite. Les militaires n'avaient pas le droit de vote ni
d'éligibilité. Donc Boulanger devient éligible.
Il lance sa carrière politique.
Avril 1888, constitution du Comité républicain national. Son programme se résume en 3 mots :
"Dissolution, constituante, révision" Il veut donc revoir la Constitution afin de remettre un pouvoir
exécutif fort.
Boulanger, pour promouvoir ses idées, se présente à toutes les élections partielles qui ont lieu. Il
est souvent élu, fait sa campagne, puis démissionne. (voir doc3)
Janvier 1889 – il est élu largement à Paris face à un député républicain. Il ne fera pas de Coup
d'Etat.
Les républicains commencent des poursuites contre son mouvement – délit de société secrète.
Plusieurs boulangistes sont arrêtés.
Mars – 1889 – il s'enfuit en Belgique pour ne pas être arrêté, il est jugé par contumace (à distance)
et condamné pour atteinte à la sureté de l'Etat à la déportation (il est tjr en Belgique).

Echec électoral du boulangisme en 1889 et dussolution du Comité républicain national en 1890


(par les républicains) (malgré la montée de la droite en 1889, car les républicains changent le
mode de scrutin)
Boulanger finit par se suicider à Bruxelles en 1891.

Comment expliquer l'émergence du boulangisme ?

Crise économique et sociale. 1880 -> crise éco -> chômage. Bcp d'entreprises font faillite.
1880s : premiers scandales politico-financiers "tous pourris". Le boulangisme est révélateur de
l'attitude revancharde dans la classe politique fr

2. Un mouvement social et politique

Le boulangisme est né à gauche et finit à droite. Boulanger, au début, est soutenu par les radicaux,
qui sont très critiques à l'égare des opportunistes.
Il est aussi soutenu par le petit peuple parisien du monde de la boutique, de l'échope, des petits
fonctionnaires, des cheminots (des gens victimes de la crises éco et sociale)
Progressivement il rallie à lui tous les adversaires du régime républicain. (ceux qui sont à gauche
comme à droite). Il va être financé par des monarchistes (duchesse d'Uzès, baron Armand de
Mackau), il va être soutenu par des bonapartistes, des nationalistes de la Ligue des Patriotes.

Plus il rallie à lui des gens de la droite, plus les gens de gauche qui le soutenait se désolidarisent.
Il est donc soutenu à droite, par des gens ayant tous des objectifs différents. Il arrive à les coaliser.

Ligue des Patriotes – 1882, association avec pour but de préparer la revanche et d'entretenir la
flamme patriotique. Paul Déroulède = leur leader. Fait la guerre de Prusse (engagé
volontairement), prisonnier à Sedan, s'évade, il est connu du grd public car en 1872, il publie les
Chants du Soldat. (poèmes à vocation patriotiques).
Son credo : "Soyons français, bon français, rien que français"

3 caractéristiques du mvmt boulangiste :


- anti-parlementaire
anti-parlementarisme = critique du régime parlementaire auxquels on fait 3 reproches : son
impuissance (inadapté à l'action politique), sa nocivité (contribue à diviser la nation au lieu de
l'unir), son injustice (le régime parlementaire confisque le pouvoir du peuple au profit d'une
oligarchie)
anti-parlementarisme -> pouvoir exécutif fort (qui ne perd pas son temps en bavardage
stériles)/nationalisme
Voir doc 3. Le discours tenu par les boulangiste correspond.
- populiste
Opposition peuple/élite
La démocratie parlementaire n'est pas une démocratie véritable, c'est une démocratie confisquée
par une minorité
- nationaliste
Aspect revanchard, culte des provinces perdues, politique extérieure permettant la revanche

Conclusion/transition :
Le boulangisme a pour effet de cimenter..
Les républicains refont blocs. Des radicaux refont confiance en un système opportuniste.
Vincent Duclert (historien) : après le boulangisme, la république est aveuglée, elle ne voit pas les
racines du mal.

II – Consolider la République : "La République modérée" ou "la tentation autoritaire des


républicains"

A. La recomposition du paysage politique à gauche

1880 : En fait la gauche = parti républicain ?


On peut préciser. Division en famille politique modérée (opportunistes) et radicaux

-Mvmt sinistrogyre(qui va vers la gauche) d'Albert Thibaudet


Désigne le déplacement politique progressif des partis politiques de gauche vers la droite, poussé
qu'ils sont par des partis politiques plus à gauche.
Le parti radical et radical socialiste étaient à gauche et passent à droite.

Forces pol de gauche (à gauche des opportunistes) :


1890
- les radicaux : Clemenceau, Emile Combes
C les 1ers contestant l'opportunisme à gauche. Veulent une république démocratique et sociale.
Séparation de l'Eglise et de l'Etat. Laïcité de l'Etat et de l'école. Leader = Clemenceau

- Les socialistes, (affaiblis après la Commune) divisés entre réformistes et révolutionnaire


réformistes = pour atteindre l'objectif socialiste (abolition du capitaliste), il faut passer par la
réforme, actiion légale, entrée en politique.
Révolutionnaires = il faut passer par la révolution, fondamentalement : Parti ouvrier français (Jules
Guesde, celui qui a diffusé en France la pensée de Marx) ; Les Blanquistes (Auguste Blanqui,
socialiste français de la 2eme République, leur modèle = les journées révolutionnaires, tradition
d'insurection du peuple pdt la Rév Fr) ; Parti ouvrier socialiste révolutionnaire (Jean Allemane,
ancien communard, parti de syndicalistes révolutionnaires, soutiennent la grève générale.)
Les plus nombreux, à ce moment, sont les révolutionnaires
Réformistes = Possibilistes (Paul Brousse, ils veulent rendre possible le but ultime, en fractionnant
les revendications, pour que certaines revendications soient possible maintenant, par des
réformes)

- Anarchistes, (théoriciens : Proudhon, Bakounine, Kropotkine),


l'anarchisme = an archos = sans pouvoir, sans autorité
a pour fondement le droit de l'individu à se développer de la manière la plus libre possible, avec le
moins de contraintes. Les anarchistes refusent le concept même d'autorité. Autorité de l'Etat, du
Capital, de la morale.
Etat – considéré comme un agent d'opression, d'exploitation et de corruption
Capital – exploitation par le capital
morale – Dieu est le pire ennemi de l'homme. Si Dieu existait réellement, il faudrait le faire
disparaître.
Système sans action électorale. La Révolution doit être lancée par une propagande, puis par la
levée du peuple.

L'anarchisme renait en France : les anarchistes russes fuyant leur pays (traqués par le Tsar),
arrivent en France.
Il y a une propagande par le fait : attentat (leurs idées sont connues comme ça)
ex : Ravachol, Auguste Vaillant (lance un dynamite), Caserio assassine Sadi Carnot en 1894 à Lyon.

Les anarchistes se servent de la tribune pour faire valloir leurs idées.


Vaillant explique qu'il a mit une dyynamite à l'Assemblée parce que c'est à l'Assemblée que se
trouvent les 1ers opresseurs du peuple.

L'anarchisme est un mvmt international. 1898, conf internationale contre le terrorisme anarchiste.

B. Les nouvelles droites

Les 3 droites ne sont plus pertinentes dans un régime entièrement aux mains des républicains.

1. Les droites constitutionnelles

= rallliées à la République
Vont suivre les injonctions de la papauté (Léon XIII)
On va appeler Ralliement, le ralliement des catholiques à la Républiques. On parle des catholiques
pratiquants (parce que quasi tous les français sont bâptisés etc..) = vont à la messe tous les
dimanches et communient à Pâques.
La majorité des catholiques sont tjr hostiles à la République en 1880. (quasi tous les membres du
clergé, en 1879, 2/3 des évêques sont hostiles à la République).
L'Eglise a un énorme rôle social + une mission d'enseignement

Léon XIII (pape de 1878-1903) -> soucieux du maintien du Concordat en France (1801, texte qui,
après la Rev Fr, règle les relations entre Eglise et Etat = le clergé est salarié par l'Etat français,
ministère des cultes, en échange, les évêques et les archévêques sont nommés par l'Etat, le pape
ne donne que l'investiture religieuse)
Il veut également mettre un terme à l'isolement diplomatique du Vatican (depuis l'unification
italienne)
=> Il veut donc que les catholiques se rallient à la République.
Il va demander à un de ses cardinaux (Lavigerie) de faire un discours énonçant sa volonté de
ralliement (Toast d'Alger le 12 novembre 1890, doc 4)
ça marche pas
=> encyclique du pape "au milieu des sollicitudes" 16 février 1892 (doc 5)
selon lui, ce n'est pas le régime en lui-même qui est anti-chrétien, c'est la législation qui est anti-
cléricale.
Il demande donc aux cathholiques d'entrer en République pour lutter + efficacement contre
l'anticléricalisme.
Les catholiques réagissent de manière plutôt hostile. La plupart des évêques et curés restent
hostiles. Ceux qui se rallient le font par obéissance au pape.

Entrée en politique d'un certain nombre de catholiques. Naissance de la famille démocrate-


chrétienne
Création de l'ALP (Action Libérale Populaire, Jacques Piou et Albert de Mun) -> objectif, lutter
contre la laïcité et l'anticléricalisme.

- 1898, Marc Sangnier crée le Sillon (autre parti démocrate chrétien)


- 1891, Encyclique "Rerum Novarum" : doctrine sociale de l'Eglise. Le pape dit qu'il faut condamner
la misère et la pauvreté des ouvriers (dénonce les excès du capitalisme sans tomber dans le
socialisme athée)
Syndicalisme chrétien -> faire en sorte que des catholiques vont essayer de s'implanter des des
circonscriptions ouvrières (certains vont se faire élire)
- Election des abbés démocrates dès 1893 comme l'abbé Lemire dans le Nord (département)

2. Les droites subversives

= veulent renverser la République. Droites nationalistes, antisémites, antiparlementaire (voir


boulangisme)

nationalisme = patriotisme exacerbé (chauvinisme). Place la patrie devant tout


= conduire à l'Indépendance d'un peuple opprimé.

Dans les années 1880, cet amour exacerbé de la patrie se transforme en nationalisme politique
anti-républicain. Les patriotes (Ligue des patriotes, Déroulède) considèrent que la République n'est
pas capable de préparer la revanche.

Antisémitisme = en tant qu'idéologie


H de l'antisémitisme. 1880 : antisémitisme diffus -> idéologie
Il pioche ses racines dans l'antijudaïsme. Les pères de l'Eglise font porter sur les juifs la
responsabilité de la crucifixion du Christ.
Antisémitisme//anticapitalisme car les juifs représentent le capitalisme opprimant le peuple.
= antisémitisme de gauche (par Proudhon, Emile Pouget dans le Père Peinard (youpins))
-> antisémitisme, en 1880, au fondement dit scientifique et biologique (Arthur Gobineau : Essai sur
l'inégalité des races humaines -> supériorité de la race dite aryenne sur les autres races, dénonce
tous les métissages
nouvelles science : anthroposociologie = démarche scientifique qui utilise l'anthropologie, la
sociologie.
+ anthropométrie, Bertillon (travaille avec les brigades du Tigre (Clemenceau)) utilise
l'anthropométrie pour repérer des criminels (donc ça sert pas que aux théories racistes)
-> Etablir des caractéristiques physiques mesurables nous rattachant à telle race. Usage du
darwinisme (sélection naturelle) appliqué aux sociétés. Ne doivent survivre dans la société que les
races supérieures.
Anthropologue Georges Vacher de Lapouge – juifs = dangereux, pour les aryens.
Voir Doc 7 . La France juive, Edouard Drumont

antisémitisme -> nationalisme -> antiparlementarisme = Les élites politiques juives dominent la
France.

Cette rencontre se fait lors de l'affaire Dreyffus.

3. La République conservatrice

Les droites, se ralliant à la République, vont permettre aux opportunistes de ne pas s'allier aux
radicaux. Ils s'allient donc à la droite ralliée.
1890, bcp de coalitions gouvernementales -> Ecarter les radicaux de gouv.
Ils vont trouver l'ordre social comme valeur commune.
Jules Méline, Président du Conseil d'avril 97 à juin 98, Il ne faut "ni révolution, ni réaction".
Il illustre la manière dont, dans les années 90, la République tombe dans un maintien de l'ordre
social et économique.

Maintenir l'ordre poolitique = lutte contre les anarchistes.


Lois scélérates (selon les socialistes) -> restrictions de certaines libertés (presse, pour lutter contre
la propagande anarchiste, Jaurès trouve ça pas très républicain) + élargissement de la notion
d'association de malfaiteur pour traquer les anarchistes.
Répression des désordres sociaux = à chaque grève, le gouv envoie l'armée.
Fusillade des Fourmies le 1er mai 1891. 12k ouvriers en grève, demandent la journée de 8h. La
troupe tire sur les manifestants (10 morts, dont 3 jeunes filles et 1 enfant)
La République est devenue conservatrice

C. L'Affaire Dreyfus, un tournant

1. L'Armée et la République

Le pouvoir militaire a conservé une grande indépendance, parce que les républicains sont hostiles
à un pouvoir exécutif de nature politico-militaire. Les républicains ont préféré laisser l'Armée
autonome par rapport au pouvoir politique. Ce rapport n'est fondamentalement modifié que pdt
la 1er GM (Pouvoir pol. s'impose ou pouvoir militaire)
Les républicains s'intéressent qd même à la Défense Nationale. 1880, une rupture s'est déjà
produite, l'adoption de la loi Cissey de 1872 = création de la Conscription. (disposer d'une petite
armée professionnelle, en cas de danger, pouvoir mobiliser les citoyens)
Impose le service militaire aux mâles, fixé à 5 ans. Mais matériellement impossible. Il y a des
dispenses : les ecclésiastiques, les enseignants, les élèves des grandes écoles et les soutiens de
famille (père de 3 enfants)
Tirage au sort instauré : ceux qui sont soumis au service de 5 ans et ceux qui vont faire entre 6 et
12 mois.
Si t'as le bacc tu peux payer 1500 francs pour faire que 1 an
Les fils du peuple se font baiser par lee système.
La loi Cissey empêche aussi aux militaires de voter.

Qd les républicains arrivent au pouvoir, suppression des dispenses, 1889, loi Freycinet, -> services
réduit à 3 ans.
1905 -> 2 ans seulement
L'Armée a contribué à républicaniser les français. Mais pas l'armée professionnelle.

Autonomie laissée à l'Armée, donc l'Armée est devenu un Etat dans l'Etat, voire un Etat dans l'Etat
contre l'Etat.
AU début de l'affaire Dreyfus, 9/10 des généraux et 3/4 des officiers supérieurs sont royalistes ou
bonapartistes.
Ca explique que la 1ere partie de l'affaire Dreyfus soit une partie où les militaires veulent
condamner Dreyfus.

2. Les "trois" affaires


-> voir chronologie de l'histoire de l'affaire Dreyfus.

3. Les conséquences politiques et sociales de l'Affaire

- Naissance des intellectuels


Def générale : Celleux qui participent à la création culturelle, au progrès du savoir scientifique,
et/ou qui contribuent à diffuser et vulgariser cette création et ce savoir.
sens particulier au mot intellectuel.

Les dreyfusards :
-au début de l'affaire, Celmenceau, dans son journal, l'Aurore, 23 janvier 1898, publie une pétition
qui a 2000 signatures qui viennent de l'ensemble des professions intellectuelles et artistiques. Il
nomme les signataires les "intellectuels".
Maurice Barrès reprend le terme pour le critiquer.
Ces intellectuels sont "un déchet fatal pour l'effort tenté par la société pour créer une élite".
Les intellectuels dreyfusards vont réutiliser ce terme.
Def spécifique : qq de culture qui s'engage dans la sphère publique pour défendre des valeurs
comme la justice, la vérité (des valeurs républicaines)
Concept d'intellectuel engagé au nom de valeurs de gauche.
Lucien Herr (bibliotécaire de Ulm), Charles Péguy, Léon Blum, Marguerite Durand, Zola, Séverine
(journaliste communarde)
-> adhèrent à la Ligue des droits de l'Homme (4580 adhérents)

Les antidreyfusards :
Ligue de la Patrie Française (résurgence de la ligue des Patriotes) de Paul Déroulède
fin 1898, (100 000 adhérents)
Maurice Barrès = grd écrivain fr. Pensée nationaliste : culte de la terre et des morts. Député
boulangiste. Antisémitisme : "Que Dreyfus soit capable de trahir, je le conclus de sa race."
La Libre Parole (Drumont), Le Gaulois, La Patrie.
- Charles Maurras = tête pensante du nationalisme politique. Ecrivain monarchiste. Théorie des "4
états confédérés". => Les Juifs, les protestants, les franc-maçons, les méthèques (étrangers)
La République = gouv de ces 4 Etats confédérés.
Réunion des anti-dreyfusards ds un Comité d'action française (1898) qui présenterait des candidats
aux élections. Maurras va s'imposer dans ce comité. Ligue d'Action Française fondée en 1905,
journal l'Action Française distribué sur la voie publique par les "camelots du roi"

polarisation du champ intellectuel


- Médiatisation du débat
Plusieurs millions de journaux par jour sont vendus. Essor de la presse. Ca joue dans la prise
d'importance de l'affaire.
La presse était majoritairement anti-dreyfusarde.
Ex : Le Figaro : publie des articles de Zola en faveur de Dreyfus. Le lectorat du Figaro arrête
d'acheter.
L'opinion a fait la presse.

L'opinion publique est touchée par l'affaire, mais toute la société n'est pas touchée de la même
manière.

- Logique de défense républicaine, gouvernement de Waldeck-Rousseau de juin 1899 après


l'attentat d'Auteuil contre le Président de la République (Emile Loubet) avec un socialiste
indépendant, Alexandre Millerand, mais aussi le général Galliffet.(a réprimé la Commune)
C'est pas seulement les valeurs qui sont menacées, c'est le régime en lui-même.

III – Refonder la République, de la Défense Répuublicaine à l'Union Sacrée (1899-1914)

A. De la République des députés à la République des partis


1. Qui sont les parlementaires
Des gens de métier, masculin. Professionnels de la politique. Les députés et les sénateurs = même
classe politique, qui siègent souvent plusieurs mendats d'affilé.
Quels métiers conduisent à la profession politique ?
- Avocat (Gilles le Béguec : "la République des avocats"). En 1919, 25% des députés sont avocats de
profession
- Médecine (Clemenceau, Combes)
- Prof (Thibaudet : "la république des professeurs") -> enseignement supérieur.
- journalisme (Clemenceau, l'Aurore)

La sociologie des députés/sénateurs -> beaucoup sont notables. La composition du personnel


politique ne va pas avoir le temps de se démocratiser. Pas d'ouvriers à la Chambre.
Les députés = les élites éco et sociales.

2. La naissance des partis politiques

Au sens moderne.
Parti politique = Association organisée et structurée qui rassemble les citoyens unis par une
philosophie ou une idéologie commune et qui a pour objectif la conquête du pouvoir.

1901 : Action Libérale Populaire (démocrate-chrétien) (droite)

1901 : Alliance républicaine démocratique (droite)


1901 : parti radical et radical-socialiste (PRRS). (gauche) (1914-200 000 adhérents)
Le Parti radical défend la propriété privée. Programme : Laïcité, action sociale contre la misère,
mesures permettant de corriger les excès du capitalisme. Solidarisme de Léon Bourgeois = les +
riches ont une dette sociale à l'égare des + démunis. Un lien fraternel oblige les hommes à être
solidaires les uns des autres, l'Etat doit faire en sorte que les + riches payent cette dette.
Impôt sur le revenu.

1905 : Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO)


Rassemble àn l'échelle internationale les partis socialistes.
Il y'a tjr des socialistes qui refusent d'entrer à la SFIO.
Profond clivage entre socialistes révolutionnaires et réformistes.
Pour les révolutionnaires, on peut pas participer à la République. Les réformistes pensent qu'au
contraire il faut y participer.
- Fondation de l'Humanité en 1904 (Jaurès en prend la tête). Pour Jaurès, il faut que les socialistes
se réconcilient avec la République.
Lorsque la République est menacée, il faut que les socialistes s'allient aux bourgeois socialistes.
Désir d'Unité des socialistes français
- Congrès du Globe 23-25 avril 1905 – "un parti de lutte des classes, de révolution"
Jules Guesde est à la tête de la SFIO.
Jaurès parvient à faire adopter une motion réformiste à la SFIO. Cette motion dit qu'il faut
promouvoir le réformisme.
1914 - 73 000 adhérents
SPD (Parti Socialiste Allemand) - + de 1 000 000 d'adhérents.
C'est + un parti d'employés (classe pop) qu'un parti ouvrier.
1906 – 53 élus SFIO à la chambre
1914 – 103 élus SFIO
e

comment def un parti pol : nb d'adhérents, sociologie des adhérents, géographie politique,
leaders, action

B. De la Défense Républicaine au bloc des gauches, la réaffirmation d'une République


combattante

1. Réaffirmer les valeurs Républicaines.

Symboles – inauguration d'une statue "triomphe de la République" place de la nation


- Loi sur les associations 1901. Autorise les associations de + de 20 personnes par simple
déclaration préalable à la préfecture.
Mais régime dérogatoire pour les congrégations religieuses -> Pour pouvoir exister, elles doivennt
être autorisées par les pouvoirs publics. Elles peuvent également être dissoutes
Pourquoi ? Parce que parmis les anti-dreyfusards, bcp sont catholiques.
On réaffirme donc aussi la laïcité. (et l'anti-cléricalisme)
Vote au parlement, seuul 5 congrégations sont encore autorisées par la loi. Les autres ferment
leurs portes, s'exilent à l'étranger...

1904 : Interdiction d'enseigner aux congrégations religieuses. (Emile Combes)


Politique sociale : Alexandre Millerand à la tête du ministère du commerce et de l'industrie ->
création d'une direction du travail (ancêtre du ministère du Travail) = symbolique, le monde du
travail fait parti de la compétence de l'Etat. Quelques mesures sociales (ex: loi limitant la durée du
travail à 10h par jour pour les enfants, 12h pour les adultes)

Politique de gauche prolongée par le gouv qui succède au gouv de défense républicaine
1902 : victoire de la gauche : le "bloc des gauches". Emile Combes devient président du Conseil.
Gouv composé de radicaux, de républicains progressistes (anciens opportunistes), quelques
socialistes + certains de la SFIO.
Combes, éduqué par des Jésuites, devait être prêtre, est devenu médecin. Il est devenu pourtant
anti-clérical.
On l'appelle le "petit père Combes", ironiquement.
Lancement d'une offensive contre le "périple clérical" (1904, congr rel n'ont pas le droit
d'enseigner)

2. loi de Séparation des Eglises et de l'Etat de 1905 (Aristide Briand)


Fin du Concordat.

Réponse du pape :
encyclique de Pie X : Vehementer nos. Le pape condamne cette séparation comme étant
"injurieuse à l'égard de Dieu, et grandement offensante".

3. Crise sociale, crise politique

Crise politique :
La crise des Inventaires (1906)
Les biens de l'Eglise seraient transférés à des associations cultuelles. Il faut dresser un inventaire
des biens de l'Eglise, pour qu'ils soient transférés.
Des fonctionnaires sont envoyés dans chaque paroisse pour dresser des inventaires. Ca va virer à
l'émeute à certaines endroits. Même à un mort en 1906.
Ils peuvent même ouvrir les tabernacles.

Le gouv. Tombe.
1906 : Un nouveau gouv est élu. Le ministre de l'intérieur est Clemenceau
Le ministre des cultes = Aristide Briand (celui qui a été le rapporteur au Parlement du droit de
Séparation)
Immédiatement, ils trouvent une solution. Clemenceau décide de mettre un terme aux inventaires.
Une circulaire le prescrit.
Il faut trouver une solution car pas d'assoc cultuelle. Briand, les cérémonies religieuses reposent
sur le droit de réunion publique.

Crise sociale :
puissant mvmt de grève entre 1906-1909
et ce, dans tous les secteurs professionnels.
10 mars 1906 – catastrophe de Courrières dans le Nord-Pas-de-Calais (une mine explose, coup de
grisou.) + de 1000 mineurs tués, 600 blessés. A l'issu cde cette catastrophe -> manifs, Clemenceau
envoie l'armée.
1er mai 1906 – manifestation pour la journée de 8h
Le gouv essaie de désamorcer la situation.
Juillet 1906 – loi sur le repos hebdomadaire (prescrit mais n'impose pas 1 jour de repos par
semaine. )
Ca va pas calmer la grogne sociale.
La grève va sortir du monde ouvrier et va toucher d'autres catégories sociales :
- grève des viticulteurs du Midi en 1907 -> Lannguedoc, vigne = monoculture. Crise de
surproduction. Situation économique difficile.
Narbonne, la troupe est envoyé mais refuse de tirer sur les paysans
- grève des fonctionnaires
crise des postiers, réponse de Clemenceau : tous les grévistes sont licenciés.
- grève des électriciens à Paris en 1907, pour obtenir des meilleurs conditions de travail, veulent la
journée de 9H, aug de salaire. Ils veulent devenir fonctionnaires (pour avoir un statut plus
avantageux). Ils coupent donc le courant à Paris. Clemenceau, pour remplacer les grévistes, il fait
venir un régiment pour remplacer les grévistes et sécurise les pts de grève.
Jaurès dénonce l'action de Clemenceau, qui dit : "Vous êtes derrière la barricade, je suis dessus".
- 30 juillet 1908, affrontements à Draveil-Vigneux, l'armée tire sur la foule, y'a dees morts

Clemenceau devient ministre de l'Intérieur + chef du Conseil. Clemenceau est appelé "le 1er flic de
France". Il uutilise systématiquement l'armée pour réprimer la grève.
Les grévistes sont licenciés.
Il a peur d'un renversement du régiime par l'union des forces socialistes et syndicales.
Le bloc des gauches meurent. Les socialistes se désolidarisent de la politique de Clemenceau.

C. La République, à droite ?
1. Le poincarisme

Avec le gouv Clemenceau, la République passe à droite par peur du désordre social. A partir de
1910 et jusqu'à la guerre.
1910 : élections législatives, la gauche sort victorieuse. Parti radical (261 sièges) SFIO (75 sièges)
La SFIO ne soutient plus les radicaux. Le parti radical ne peut s'appuyer que sur le centre-droit. Il
n'y a de majorité qu'au centre droit.
Janvier 1912 : président du Conseil = Raymond Poincaré. C'est pas un radical, il est à l'Alliance
Républicaine Démocratique (centre-droit)
PUIS
- Raymond Poincaré -> président de la république en février 1913.

Depuis Grévy, on élit que des présidents fantoches. Mais pas là.
Poincaré : "L'amoindrissement du pouvoir exécutif n'est ni dans les voeux de la Chambre, ni dans
ceux du pays."
Il entendu jouer un rôle politique dans la 1GM.

Poincarisme = il faut gouverner au centre pour trouver une sol aux pb sociaux et politiques.
Stratégie non approuvée par les électeurs.

Printemps 1914 : 103 sièges pour la SFIO. Les radicaux se maintiennent.


Il nomme à la Présidence du Conseil René Viviani, président du Conseil, Républicain socialiste (pas
SFIO)
Cela permet de faire aboutir, la guerre se profilant, la grande loi d'instauration d'impôt sur le
revenu. (le taux d'impôt varie selon les charges de la famille, déclaration de revenu) Le taux
d'imposition sur le revnu est plafonné à 2%. Ajd, c'est 45%

La première fois que c'est appliqué, c'est en 1916 sur les revenus de 1915.

2. La guerre à l'horizon

Le service militaire est rallongé de 2 à 3 ans en juillet 1913.


Plus on avance vers la guerre, plus la question nationale polarise la vie politique.
Clivage simpliste : nationalistes = bellicistes. La gauche = anti-militariste
MAIS. La france et les français n'ont jamais voulu la revanche. Seule unee toute petite minorité
d'extrémistes sont revanchards.
Jaurès disait : "ni guerre, ni renoncement"
Déroulède est revanchard, Albert de Mun aussi.
Mais globalement même les nationalistes ont un discours qui n'est pas offensif.

A gauche, les socialistesn les syndicalistes révolutionnaires ont un discours profondément


pacifistes. Mais à l'image de Jaurès, la gauche socialiste ne rejette pas le patriotisme.
Jaurès : le patriotisme va de paire avec l'internationalisme.
Empêcher la guerre n'exclut pas de défendre la patrie si celle-ci est en danger.

3. L'Union Sacré

Déclenchement de la 1GM = assassinat, 28 juin 1914, de l'archiduc héritier du trône d'Autriche-


Hongrie à Sarajevo.
Le système des alliances conclut avant conduit à l'entrée progressive des pays européens

Durant tout le mois de juillet, il y a des tentatives d'empêcher la guerre.


Notamment les socialistes européens. Jaurès, en France, lors d'un congrès extraordinaire, Jaurès
fait adopter une motion qui prévoit l'organisation à l'échelle internationale d'une grève générale
ouvrière pour imposer aux Etats un arbitrage(de leurs différends) au lieu de la guerre. Ca marche
pas. Lors de ce Congrès, une parti de la presse nationaliste dénonce cette attitude comme du
sabotage (ils sont cons sayer)

31 juillet – Jaurès est assassiné par Raoul Villain (nationaliste).


Le 1er août 1914, le gouv décrète la mobilisation générale.
Se produit le ralliement du mvmt socialiste des syndicats à la guerre. (CGT, SFIO, ralliement à
l'Union Sacré = def la patrie en danger).
Le 2 août, l'Allemagne envahit le Luxembourg, et elle envoie un ultimatum à la Belgique pour lui
indiquer de laisser passer ses troupes, elle refuse.
Le 3 août, l'Allemagne demande à la France de laisser passer ses troupes, elle refuse.

Union Sacré : 3 août, René Viviani évoque l'Union Sacré des forces politiques pour défendre la
patrie agressée.
Uniion sacré = radicaux, cgt, socialistes, progressistes, catholiques, monarchistes.
On fait entrer Jules Guesde au gouvernement (sans ministère). Marcel Sembat et Albert Thomas
aussi.

Le gouv fait un geste. Depuis boulanger : existence du carnet B, liste de militants anti-militaristes
(syndicalistes) qui devrait être arrêtés au moment de la mobilisation. Ce carnet n'est pas appliqué

Concl usion ; Coomment les français sont entrés dans la guerre ? Résignés, ils font leur devoir de
déf la patrie agressée et pensent qu'à Noël 1914, ils seront rentrés.

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