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Naissance sanglante de la IIIe République

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Chap 1 : La difficile naissance de la IIIeme République

Intro :
Le 2nd empire chute comme le 1er d'une défaite militaire -> 19 juillet 1870, France déclare guerre
à la Prusse. L'empereur Napoléon III avait conduit l'armée fr. Les opérations militaires tournent au
désastre
1er sept 1870, à Sedan, l'armée fr est défaite, l'empereur capturé.
La guerrer continue
C'est dans ce contexte de défaite militaire que le 4 septembre 1870 à Paris, une minorité de
députés républicains (opposants au 2nd empire) proclament la 3eme République.
Les prussiens continuent d'avancer, mise en place d'un gouv provisoir, (gouv de défense nationale)
ayant pour objectif de continuer la guerre.
Cet Empire mourra en juillet 1940 dans la 2nd GM.

Lorsqu'elle est proclamée, il n'y a pas d'institution républicaine, ni d'élection.


La République eest avant tout un combat contre les ennemis extérieurs mais aussi contre les
ennemis de l'intérieur (ceux qui y sont hostiles, monarchistes et pro-empire)

Climat de guerre civile opposant la Commune de Paris et les Versaillais

Elections le 8 février 1871, d'où sort une majorité de monarchiste. Donc des monarchistes au
pouvoir dans une République.

1879 – Les Républicains ont enfin conquis toutes les institutions de la 3eme République.

Problématique : Comment les républicains ont-ils conquis la République et comment une


République fondée par des monarchistes est-elle devenue profondément républicaine ?

I – 1870-71, la République en guerre ou la naissance dans le sang de la IIIe République

V.Hugo, 1871 = "l'année terrible"

A. La République en guerre contre la Prusse

4 sept 70
Lecture doc 1

Figure dominante du gouv, le député Léon Gambetta


L.Gambetta (1838-82) = un des avocats les plus célèbres du 2nd Empire, un des avocats des
républicains.

1er problème = la guerre,


19 septembre, Paris est encerclé, assiégé. Gambetta quitte Paris pour ne pas tomber aux mains des
prussiens. Il quitte Paris en mongolfier, pour aller à Tours.
Gambetta a quasiment de fait les pleins pouvoirs.
Il effectue des levées de masse

Fin Octobre, le général à la tête de l'armée de Loraine négocie sa capitulation avec la Prusse, 150k
soldats français sont capturés.

Le gouv quitta Paris pour aller à Bordeaux.

Défaite militaire
- soldats fr = des civils contre des soldats prussiens entraînés
- camps militaires victimes d'épidémies
- manque d'armes
- erreurs militaires

Gambetta veut continuer la guerre


Mais les pacifistes du gouv provisoire sont + nombreux
28 janvier 1871, armistice (arrêt des combats, pas de conditions de paix déterminées), Gambetta
démissionne

Bismarck (dirigeant de la Prusse) veut négocier les conditions de la paix -> impose à la France des
élections pour pouvoir négocier avec un gouvernement légal.

B . Défaite des Républicains et Victoire des monarchistes

8 fév 1871 = 1eres élections se déroulant librement (pas de candidat unique) depuis 20 ans
suffrage universel masculin (datant de 1848) + scrutin de liste

scrutin de liste = on met sur le bulletin autant de nom qu'il y a de sièges à pourvoir dans la
circonscription

Dans bcp de circ, on a 2 listes, les républicains (pro guerre) et les conservateurs (monarchistes,
bonapartistes, pro paix)

Les gens votent + pour ou contre la paix que par conviction républicaine.

-> on a une Assemblée nationale (638 sièges) avec une écrasante majorité de monarchistes (400
sièges) et 250 sièges républicains.

Cette assemblée, bien que n'étant pas en théorie constituante, va tt de même écrire la constitution
de la 3eme République. Elle ne l'est pas en droit mais le sera en fait.
Elle se réunit à Bordeaux et nomme Adolphe Thiers (libéraliste, opposant au 2nd Empire mais
figure de proue du conservatisme) chef du pouvoir exécutif sous l'autorité de l'Assemblée (gouv
parlementaire) "en attendant que des institutions soient définies".
Il propose à l'Assemblée un pacte (pacte de Bordeaux) le 19 février 1871 (discours de Thiers à
l'Assemblée)
Selon Thiers, l'urgence commande de ne pas s'occuper dans l'immédiat de la question des
institutions. Il veut conclure la paix avant.
Son objectif estt de "pacifier, réorganiser, relever le crédit, ranimer le travail".

Il va donc négocier avec l'Allemagne la paix durant tout le mois de février 71. L'Allemagne impose à
la France l'annexion de toute l'Alsace sauf Belfort + la majorité du département de la Moselle. +
une indemnité de guerre de 5Md de francs + évacuation des troupes allemandes conditionné au
paiement des indemnités (si fr paye petit à petit, les allemands partent petit à petit, et ce jusqu'en
75 théoriquement.

Ce traité de paix fut votée à l'Assemblée (546 oui). Une majorité de députés républicains votent
contre (ex : Clémenceau, Louis Blanc). Les députés des territoires nouvellement annexés quittent
l'Assemblée.

Gambetta va à Saint-Sébastien.

C. La Commune de la République, la République contre les républicains

18 mars - 28 mai 1871


Guerre civile opposant la Commune de Paris et le gouvernement légal siegeant à Versailles (non
plus à Bordeaux).

1. Ses Causes
Les divergences profondes opposant les membres de la Commune parisienne aux versaillais.

Paris est une ville n'ayant jamais capitulé durant la guerre. Or dans la convention d'armistice, il est
prévu que les prussiens défilent dans Paris, et que Paris soit désarmé. Paris considère que le
gouvernement les a trahit.
Ce sont les parisiens qui ont eux-même financé leur effort de défense. Ils doivent alors donner
leurs canons au gouvernement.
A Paris, héritage révolutionnaire : Paris a une milice, la garde nationale. Ce sont des citoyens
parisiens qui servent pour la défense de Paris. (structuré comme une armée). Elle comporte
environ 200 000 hommes.
Après l'armistice signée, la garde nationale réunit les canons sur la butte Montmartre (ajd, il y a la
Basilique du Sacré-Coeur)

Il y a une différence électorale entre Paris(monde urbain industriel) et la Province. La majorité des
parisiens ont voté pour des députés républicains. On retrouve ce clivage dans des grandes villes
comme Lyon ou Marseille.
Les députés ont donc commis un "crime" (selon les communards) en allant s'installer à Versailles.
Ils se sentent décapitalisés de la France (ne sont plus la capitale).

La rupture entre Paris et Versaiilles a lieu le 18 mars 1871, Adolfe Thiers ordonne à l'armée d'aller
récupérer les canons de Montmartre. Or, les gardes nationaux s'y opposent, les deux généraux
envoyés par Thiers sont exécutés. Le jour-même, les gardes nationaux s'emparent des bâtiments
officiels de Paris (Palais des Tuileries, Police).
Thiers abandonne la capitale et pendant 10-15 jours, ceux qui refusent de suivre les parisiens (grd
administration, bourgeois...) quittent Paris. Le divorce est consacré.
Le 26 mars, des élections municipales ont lieu à Paris qui donnent officiellement naissance à la
Commune de Paris. Commune = l'Assemblée communale élue par les parisiens le 26 mars 1871.
(10 août 1792, abolition de la monarchie, le gouvernement français s'appelle la Commune de
Paris) Il s'agit également une référence au jour de la chute de la monarchie.
Elections du 26 mars -> 490 000 électeurs (hommes), 229 000 ont votés pour l'élection de
l'Assemblée de la Commune de Paris (2 millions d'habitants, mais bcp ont fuit) (environ 1 quart des
parisiens qui étaient encore à Paris). Ils élisent 81 personnes dont 65 ont siégés durant toute la
Commune (les autres ont démissionné rapidement).

Marx : "La Commune était essentiellement un gouvernement de la classe ouvrière"


Marx a tord, les ouvriers ne représentent qu'une minorité des communards élus (25/81). Ces
ouvriers ne sont pas des prolétaires, ce sont des ouvriers qualifiés, héritiers de savoir-faire
anciens, éditeurs, orfèvres, peintres sur porcelaine.
On retrouve des employés, des journalistes, des intellectuels (Jules Vallès), des peintres (Gustave
Courbet)
On retrouve toutes les tendances socialistes héritées depuis le 19e.
On va notamment en retrouver 2 :
- favorables à une dictature révolutionnaire.
- minorité favorables à qq chose de non-centralisé, dans une démocratie directe, moins de
jacobinisme

Cette Assemblée gouverne Paris, mais c'est aussi un contre-gouvernement, un contre-pouvoir au


pouvoir légal installé à Versailles.

Il y a aussi eu des Communes en Province (mvmt communard). A Lyon, Marseille, Saint-Etienne, le


Creusot. (des villes industrielles).
On appelle ces espaces, le midi rouge (car ils votent pour les rouges, les républicains, les
révolutionnaires).
Elles revendiquent un certain nombre de choses communes avec la Commune de Paris. Mais dans
la guerre opposant les communards et les versaillais, les Communes de Province ne vont pas
envoyer de soldats (il y a un soutien moral uniquement). Bcp de villes n'ont pas les moyens
d'envoyer des troupes.

2. La Commune, le projet d'une démocratie économique, sociale et laïque.

Lecture doc 2
rédigé par Jules Vallès, Charles Delescluze, Pierre Denis
agiotage = qd on place de l'argent en bourse
On appelle ce texte le "testament" des communards.

La Commune semble avoir un projet révolutionnaire "c'est la fin du vieux monde". Il touche à la
politique, à l'économie et à la société. La Commune, c'est le projet d'une République
démocratique, sociale, égalitaire, fraternelle.
Commune = expérience de démocratie directe, les citoyens devaient élire les fonctionnaires et les
magistrats. ("le choix par l'élection ou le concours, avec la responsabilité et le droit permanent de
révocation")
+ mvmt anti-clérical, et laïque. La Commune institue l'école gratuite, laïque et obligatoire pour les
deux sexes avec une loi du 2 avril. Le drapeau tricolore est remplacé par le drapeau rouge. Les
unions libres (sans mariage) sont reconnus. Les enfants "illégitimes" sont reconnus.

Ils avaient d'autres projets, notamment celui de réorganise le système judiciaire -> justice gratuite,
rendue par des juges élus.
Redistribuer les usines abandonnées à des ouvriers (réapropriation).
Projet d'une autre société. C'était révolutionnaire.

Les femmes dans la Commune :


Des parisiennes étaient engagées dans la Commune, mais on a considéré longtemps leur rôle
comme marginale car :
- leur place a été négligée historiquement, (comme les révolutionnaires de la Rév Fr)
- invisibilisées, car elles n'ont pas revendiqué forcément le droit de vote. Selon elles, la Commune
était considérée comme une transition vers une société égalitaire où elles auraient eu le droit de
vote.
- Réputation donnée par les versaillais : les pétroleuses, ce seraient des femmes ayant mit le feu à
des bâtiments de Paris. Les versaillais se servaient de cette image pour dénigrer leur image : des
hystériques mettant le feu partout. (ajd, on sait que les communardes ne sont pas que des
pétroleuses).

La plupart des femmes de la communes étaient des ouvrières, ou des femmes de profession
intellectuelle (Louise Michel, institutrice surnommée la vierge rouge André Léo, romancière et
journaliste)

Elles ont milité dans des clubs où se retrouvaient les femmes pour parler de politique.
Et également participé au combat (pas en tant que pétroleuse), certaines femmes ont tenu les
barricades de Paris. (barricade = fait avec du mobilier urbain/ce qu'on trouve dans la rue)
ex, place blanche à Paris, barricade tenue par 102 femmes.

Environ 1000 arrêtées, 200 condamnées, 25 déportées au bâgne (comme Louise Michel)

3.
La Commune est écrasée lors de la Semaine Sanglante (21-28 mai 1871)
mi avril, les troupes versaillaises s'attaquent au fort qui protège Paris.
Ils penêtrent dans la capital le 21 mai (130 000 hommes, à leur tête, Mac Mahon)
Il combattent les gardes nationaux et la pop parisienne se joignant au combat. 60 000
communards
Les combats dans Paris sont violents. Dans les deux camps. L'armée versaillaise a aussi détruit la
ville.
Les communards ont incendié des bâtiments publics (comme les Tuileries, l'HDV)
Exécutions :
La Commune : décret des otages (9 avril 1871) : Toute personne présumée complice du gouv de
Versailles est immédiatement incarcérée, jugée, et si déclarée coupable, elle devient un otage du
peuple de Paris. Art 5 : Pour chaque versaillais tuant un communard, 3 otages seront tirés au sort
et exécutés.
Les communards ont exécutés l'archevêque de Paris
Versailles : la fusillade des 150 fédérés. Contre le mur d'enceinte du Père Lachaise. "Le mur des
fédérés" le 28 mai 1871

Bilan de la Semaine Sanglante –


15 000 – 30 000 communards exécutés par les versaillais.
En fait, 5 000/8 000 victimes chez les communards.
Répression judiciaire : conseils de guerre mis en place pour juger ceux qui ont été capturés
(environ 55 000 prisonniers dont 40 000 pendant la Semaine Sanglante)
7% condamnés -> Prison ou déportation en Nouvelle Calédonie (dont Louise Michelle)

Conséquences de la Commune

- Avec l'écrasement de la Commune, la République ne sera pas démocratique et sociale mais une
République conservatrice (ordre social).
Certains républicains ont soutenu la répression de la Commune.

- l'héritage de la Commune est paradoxale : les communards prétendaient se battre pour la


République, mais ils ont bien failli la renverser -> Si Thiers n'avait pas fermement réprimé la
Commune, l'Assemblée était prête à nommer un prince d'Orléans à la place de Thiers. Les
allemands auraient pu aussi rétablir Napoléon III sur le trône.
-> des idées de la Commune sont concrétisées lorsque les républicains arrivent au pouvoir en 1870
– école laïque...
- l'écrasement de la Commune a fait avancer la République. -> ça a permit des élections partielles
(juillet 1871). 114 sièges à pourvoir, 99 républicains élus. L'écrasement de la Commune a rassuré
les propriétaires urbains, une partie de la bourgeoisie urbaines. Thiers a démontré que la
République pouvait assurer l'ordre.

Il n'y a tjr pas d'Institutions


II – 1871-1875 Les Institutions républicaines ou monarchistes

A. Les forces politiques en 1871

Monarchie constitutionnelle -> débat sur le droit de veto sur les lois votées sur l'Assemblée. Il y
avait ceux qui étaient pour et ceux qui étaient contre. Au moment des débats, ceux qui étaient à
gauche étaient ceux qui étaient contre et ceux qui étaient à droit eétaient pour.

Quelles sont les valeurs de la gauche :


- égalité, solidarité, justice sociale, laïcité

Valeurs de droite :
- l'ordre, liberté, libéralisme économique, capitalisme, conservateur,

René Rémond – Les droites en France


Depuis les débuts de la 3eme République : 3 familles à droite
- Les légitimistes = les monarchistes fidèles aux Bourbons, qui veulent Henri V sur le trône (Comte
de Chambord)
Rejettent en bloc la Rév. Fr. -> refusent le drapeau tricolore (veulent le drapeau blanc), contre la
Rév. Fr. = l'extrême droite -> Vichy
- les orléanistes = Défendent les droits à la couronne du Comte de Paris (Louis-Philippe II, petit-fils
de Louis-Philippe (monarchie de juillet))
Partisans d'un régime parlementaires. Droite libérale (Giscard d'Estaing)
- les bonapartistes = Ceux qui veulent restaurer l'Empire. -> le gaulisme

Familles politiques de gauche :


- les républicains
a) Modérés – Jules Ferry, Grevy, Simon -
b) Radicaux – Georges Clemenceau - Gambetta

B. La République de Thiers ou l'affirmation d'une République parlementaire.

Il n'était que chef du pouvoir exécutif. Par la loi Rivet devient président de la République (tjr
provisoirement)
Il exerce sa fonction sous l'autorité de l'Assemblée. Donc l'Assemblée cherche à renforcer son
propre pouvoir sur Thiers/contre Thiers.
Car :
- Thiers est très populaire (il cherche à payer les réparations) donc en 1873, tout frais de
réparations payés envers les allemands -> toutes les troupes allemandes quittent le territoire.
- Thiers a rompu le pacte de Bordeaux, il s'est prononcé en faveur du régime républicain lors de
son message à l'Assemblée le 13 novembre 1872.
"La République existe, elle est le gouvernement légal du pays, vouloir autre chose serait une
nouvelle révolution et la plus redoutable de toute, la République sera conservatrice ou ne sera
pas."
Jusqu'en mai 1873, il est donc intouchable.

A cette date, les troupes allemandes ont quitté le territoire.


Alors l'Assemblée veut virer Thiers. Le 18 mai, Thiers propose un remaniement ministériel (pour
intégrer + de républicains au gouvernement). L'opposition monarchiste conduite par le duc de
Broglie (Breuil) censure le gouvernement. L'opposition fait un vote contre le gouv et Thiers
démissionne (comme dans un régime parlementaire).
Le soir même, l'Assemblée élit le maréchal Mac-Mahon (légitimiste). Discours : "Avec l'aide de
Dieu, nous continuerons l'oeuvre de libération du territoire et le rétablissement de l'ordre moral
dans notre pays..."
Thiers cumule la fonction de Président de la Republique et chef du gouvernement.

C. L'Ordre moral et la fondation d'une République au pouvoir exécutif fort

1. L'ordre moral ou créer les conditions d'une République au pouvoir exécutif

Mac-Mahon nomme le duc de Broglie (orléaniste) comme chef du gouv. officiellement "vice-
président du Conseil"
Mai 73 -> République qui a à sa tête deux monarchistes.

Ils vont essayer de doter la France d'Institutions dans l'espoir d'une restauration monarchique.
Pour préparer le rétablissement monarchiste -> instaurer les conditions d'ordre moral
Lutte contre les idées républicaines.
- Politique ultra-religieuse, ultra-catholique pour faire de l'Eglise un outil de contrôle social. EN
juillet 1873, construction de la Basilique du Sacré-Coeur sur la butte Montmartre pour expier les
crimes de la Commune.
- Censure de la presse, dess publications républicaines. Interdisent la publication de 200 quotidiens
républicains
- Destituent des fonctionnaires républicains, comme des préfets du midi rouge, ou des maires (qui
sont nommés à cette époque)

La lutte contre les idées monarchiste devient impossible


Le comte de Chambord (légitimiste) ne veut abandonner le drapeau blanc
Et les orléanais le drapeau tricolore. -> inconciliable

Le projet de restauration était à deux doigts de réussir.

Le duc de Broglie essayent de gagner du temps en pariant sur la mort du Comte de Chambord.
Novembre 1873 – Loi sur le septenat, en échange, le duc de Broglie a dû accorder la création d'une
Comission afin de rédiger des Institutions.

2. Les lois constitutionnelles de 1875

Il y a pas de Constitutions, mais des lois constitutionnelles


Comment on arrive aux Institutions ? La Conjonction des centres -> le vote des lois
constitutionnelles est rendu possible par l'évolution de la société et par l'évolution des
monarchistes
Mai 73 – février 75 -> les élections partielles voient les républicains progresser ou triompher.
De plus en plus de français votent pour les républicains.
Les monarchistes vont envisager la restauration différemment. Plusieurs légitiimistes sont déçus
par l'intransigeance du Comte de Chambord qui rend impossible l'union avec les orléanistes.
Certains légitimistes se disent qu'une République Conservatrice pourrait être un régime de
transition en attendant restauration. Les légitimistes à droite se rapprochent du centre.
Les orléanistes, eux, souhaitent sortir du provisoire et sont plus attachés à la nature parlementaire
du régime + que à la nature du régime. Ils veulent un régime parlementaire (ils veulent les libertés
politiques). Certains orléanistes se disent aussi que la République Conservatrice pourrait être un
régime de transition

Les Républicains, à gauche


modérés -> il faut une République conservatrice et vont envisager de s'allier aux orléanistes.

La première loi Constitutionnelle est l'amendement Vallon (30 janvier 1875) (353 pour, 352
contre) définit le mode d'élection du président de la République : le président de la République est
élu à la majorité absolue des suffrages par le Sénat et la Chambre des députés, est élu pour 7 ans
et est rééligible.
On est sorti du provisoire

Les autres lois constitutionnelles


(24 février 1875 – Décrit le Sénat et ses pouvoirs, 25 février et 16 juillet 1875 – définissent les
institutions (dans le doc))

Quelles sont-elles ?

Le président de la République -> autorité forte


le républicain Louis Blanc : "Nous avons un roi, sauf l'hérédité"
Elu par le Parlement.
Pouvoirs :
- irresponsable politiquement (peut pas le renverser),
- droit de grâce,
- nomme à tous les emplois civils et militaires,
- détient la force armée,
- peut déclarer la guerre et ratifie tous les traités,
- dispose d'un droit d'initiative partagée en matière législative (peut proposer une loi au
Parlement)
- moyen de contrôler les Chambres (les appelle, peut les suspensdre)
- droit de dissolution de la chambre des députés après avis conforme du Sénat.

On est loin de la tradition républicaine du pouvoir exécutif. Ce président a quasiment les mêmes
pouvoirs que le roi.

Pour qu'une loi soit adoptée, il faut que les deux chambres acceptent le même texte.
Le Sénat, en France, apparaît sous l'Empire, sous la restauration et la monarchie de Juillet aussi.
C'est une 2eme assemblée parlementaire qui n'a pas la même composition ni le même mode
d'élection.
Le Sénat est le plus "monarchiste". Il y a 300 sénateurs, 2 catégories :
225 sont élus au suffrage masculin indirect (élus par des représentants, conseillers municipaux...)
Censés représenter la France rurale, conservatrice
75 inamovibles -> seront nommés à vie par l'Assemblée avant qu'elle se séparer (pour mettre en
oeuvre les nouvelles institutions).
L'âge minimum des sénateurs est 40 ans, élus pour 9 ans, renouvelable tous les 3 ans
Il faut au président l'accord du Sénat pour dissoudre la chambre des députés

Chambre des députés : Elue au suffrage universel direct, vote les lois
peut renverser le gouvernement (le Sénat aussi dans la IIIe Rép)
Le président de la République, étant irresponsable, elle peut renverser le Président du Conseil
(incarne le pouvoir exécutif).

Conclusion : en 1875 la République est sortie du provisoire, elle est dotée d'Institutions, mais ces
Institutions peuvent facilement permettre une restauration, ce qui est l'horizon d'attente d'une
partie des députés.
Loi du 25 février 1875 – art 5 : pour réviser les lois constitutionnelles, il suffit d'une délibération
dans l'une des deux chambres suivie d'un vote à la majorité absolue des 2 chambres.

III – La conquête républicaine d'un régime monarchiste et conservateur

A. Les conquêtes par les urnes

Il faut mettre les institutions en application. Début 1876, élections pour élire la chambre des
députés puis des sénateurs.
Au Sénat, les conservateurs l'emportent (151 conservateurs à 149 républicains)
A la Chambre, triomphe pour les républicains (360 républicains et 150 pour les autres)

L'ordre moral, ça n'a pas marché.


- Et ce, à cause des divisions des adversaires des républicains (les monarchistes se sont ridiculisés)
- Une nouvelle génération de républicains est monté au pouvoir, et ce, pour l'avènement de la
République par les urnes
- Les républicains ont sillonné la France pour prêcher la bonne parole (Gambetta = le comis
voyageur de la République). Par une propagande électorale, les républicains ont de plus en plus
gagné le coeur de français.

Mac Mahon va donc nommer un Républicain modéré comme président du Conseil (Jules Dufaure)
car il doit se faire accepter par les chambres. Mais il se fait rejeter des deux camps.
Il nomme Jules Simon qui se définit comme "profondément républicain et profondément
conservateur".

Rapidement, un conflit éclate entre la chambre et le président de la république.


- la Question romaine (le pape était prisonnier au Vatican lors de la réunification italienne depuis
1871)

Les ultramontains sont des catholiques très pratiquants qui soutiennent la cause du pape
En mars, avril et mai 1877 les ultramontains organisent des manifestations pour soutenir le pape, à
la Chambre, les républicains demandent au président de mettre un terme voir de réprimer ces
manifestations. Gambetta : "Le cléricalisme, voilà l'ennemi".

Tensions -> la Chambre vote pour l'inaction du gouvernement dans sa répression des manif
ultracatholiques.

B. La crise du 16 mai 1877

A l'issu de ce vote, Mac Mahon, le 16 mai 1877, renvoie Jules Simon, estimant qu'il n'a pas
l'autorité pour tenir la Chambre.
Il faut alors trouver un président du Conseil. Mac Mahon nomme le duc de Broglie. La Chambre
des députés considère que c'est un non-respect du suffrage universel. Les députés y voient un
coup d'Etat du président de la république contre la souveraineté nationale.

Réponse des députés.


19 juin 1877 : Manifeste des 363.
363 députés républicains signent un texte dans lequel ils expliquent que le ministère n'a pas la
confiance des représentants de la Nation.
= ils refusent de discuter avec le président du Conseil.

Mac Mahon répond par la dissolution de l'Assemblée. Il va tout faire pour mettre en avant la
monarchie. Interdiction de publications républicaines, changement de fonctionnaires.
Gambetta est jugé pour insulte à la fonction présidentielle : lors d'un discours il a dit "Quand la
France aura fait entendre sa voix souveraine, il faudra se soumettre ou se démettre."

Elections en Octobre 1877 :


Les Républicains remportent les élections, et gagnent encore + de sièges. Mac Mahon perd à son
propre jeu.
Il nomme à nouveau Jules Dufaure.

C. La Républicanisation des Institutions

Le 1er renouvellement du Sénat a lieu en 1879. Entre temps, entre 1876-79, le collège qui élit le
Sénat est + républicain maintenant.
Le Sénat devient majoritairement républicain. (179 Républicains, 121 conservateurs)

Mac Mahon finit par se démettre, il démissionne en janvier 1879.


Jules Dufaure propose à Mac Mahon une liste de généraux monarchistes à mettre à la retraite. Il
refuse de signer, il décide alors de démissionner.
Le jour même, est élu à la présidence de la République Jules Grévy (le 30 janvier 1879)
Le 6 février, c'est son investiture.
Discours -> il se soumettra à la grande loi du régime parlementaire, il n'entrera jamais en lutte
contre la volonté nationale.
Jules Grévy renonce à utiliser le droit du dissolution, il laisse les chambres siéger tout le temps. Il
renonce à l'usage d'une partie des pouvoirs du président et laisse la direction effective au
président du Conseil qui est l'émanation de la majorité du Parlement.

La présidence de la république devient une magistrature purement morale. Le président de la


République incarne l'Etat.
Clemenceau : "la vie m'a appris deux choses dont on peut très bien se passer : la présidence de la
république et la prostate".
De Gaulle, à propos d'Albert Lebrun : "Le président de la république était un chef d'Etat qui n'était
pas un chef et qui n'avait pas d'Etat".

1879 – toutes les Institutions sont aux mains des républicains.


Automne 79 : Les chambres réintègrent la capitale. (Député : Palais Bourbon, Sénat : Palais du
Luxembourg, Président : Elysée)

Conclusion :

- les monarchistes ont échoué, ils n'ont pas réussi à réinstaurer la monarchie et à chaque élection,
C'était un échec de facto, ça devient uun échec de droit : révision constitutionnelle le 14 août 1884
: 1. La République ne peut faire l'objet d'une révision 2. Les personnes dont une famille a régné en
France ne peuvent plus être élu à la présidence de la République.

- La crise du 16 mai a des cons équences sur la pratique de la présidence -> le droit de dissolution
tombe en désuétude. Le président n'exerce plus qu'une magistrature morale. Désormais,
l'essentiel du pouvoir est exercé par le Parlement

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