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Reproduction Sexuée des Angiospermes

Ce document décrit la reproduction sexuée chez les angiospermes. Il présente en détail la structure et le développement des fleurs et des fruits, ainsi que le rôle des étamines et du pistil dans la transformation de la fleur en fruit après la pollinisation.

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Thèmes abordés

  • croissance autotrophe,
  • structure du pistil,
  • réactions chimiques,
  • tubes polliniques,
  • germination des graines,
  • échanges gazeux,
  • noyau végétatif,
  • réserves de glucides,
  • conditions environnementales,
  • structure des grains de pollen
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Reproduction Sexuée des Angiospermes

Ce document décrit la reproduction sexuée chez les angiospermes. Il présente en détail la structure et le développement des fleurs et des fruits, ainsi que le rôle des étamines et du pistil dans la transformation de la fleur en fruit après la pollinisation.

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  • croissance autotrophe,
  • structure du pistil,
  • réactions chimiques,
  • tubes polliniques,
  • germination des graines,
  • échanges gazeux,
  • noyau végétatif,
  • réserves de glucides,
  • conditions environnementales,
  • structure des grains de pollen

La reproduction sexuée chez les angiospermes

A- Définition :
Les angiospermes sont des plantes à fleurs (organes de la reproduction sexuée) et dont les graines
sont enfermées dans un fruit.

B- Observation d’un fruit :


Chez les petits pois (Pisum sativum) les fruits se présentent sous forme de gousses.
1- placenta
2- graine
3- valve
4- fente de déhiscence
5- sépale
6- pédoncule floral

Dessin du fruit du petit pois

C- Observation d’une fleur :


La fleur est constituée :
- d’un pédoncule floral.
- de sépales qui constituent le calice.
- de pétales qui forment la corolle.
- d’étamines dont l’ensemble forme l'androcée.
- d’un pistil appelé aussi gynécée.
1- pédoncule floral
2- sépale
3- étamine
4- pistil

Dessin montrant l’organisation générale


d’une fleur

1- anthère
2- filet
3- étamine
4- pétale
5- stigmate
6- style
7- ovaire
8- pistil
9- sépale
10- pédoncule floral

Dessin d’une coupe longitudinale


d’une fleur d’oranger

D- Quel est l’origine du fruit :


L’observation des fruits et des fleurs nous a montré qu’ils ont en commun plusieurs organes, comme
le pédoncule floral, les sépales… Par contre on remarque l’absence du pistil et des étamines chez les fruits.

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Remarque : quelquefois on trouve dans les fruits des étamines fanées.

E- Hypothèse :
On peut supposer que le fruit provient du développement de la fleur, et que le pistil et les étamines
jouent un rôle important dans ce développement.

F- Vérification de l’hypothèse :

Expérience

Fleur n’ayant subi aucune On sectionne les étamines, On sectionne les étamines,
manipulation (expérience puis on enveloppe la fleur puis on saupoudre le stigmate
témoin) dans un sac transparent avec les grains de pollen
hermétique. contenues dans les anthères.
La fleur est enfin enveloppée
dans un sac transparent
hermétique.
Le pistil conserve sa forme
Résultat La fleur se transforme en fruit La fleur se transforme en fruit
initiale.

G- Conclusions :
Le pistil et les étamines sont les organes reproducteurs de la fleur.
Le pistil pollinisé se transforme en fruit.

H- Les étapes de la transformation de la fleur en fruit :


I- Formation et maturation des organes reproducteurs de la fleur :
1- L’étamine :
a- Structure de l’étamine :
1- sac pollinique
2- fente de déhiscence
3- anthère
4- filet

Dessin d’une étamine (observée à la loupe binoculaire)

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b- Observation d’une coupe transversale d’étamine :

Micrographie d’une coupe transversale d’étamine

1- épiderme
2- parenchyme
3- faisceau conducteur
4- cellules mères du pollen
5- assises nourricières
6- future assise mécanique
7- sac pollinique
8- fente de déhiscence

Dessin d’une coupe transversale d’étamine


(Observé au microscope optique)

c- Structure des grains de pollen :


1- paroi externe
2- paroi interne
3- cellule reproductrice
4- cellule végétative
5- membranes cytoplasmiques (deux)

Dessin d’une coupe au niveau d’un grain de


pollen (observé au microscope électronique)

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d- Formation des grains de pollen :
α- Données préliminaires :
Les êtres vivants sont formés de cellules (au moins une cellule). Les cellules sont formées de
différents organites comme la membrane cytoplasmique, le cytoplasme, le noyau, la paroi pectocellulosique
(structure spécifique à la cellule végétale) ...

1- cytoplasme
2- noyau
3- vacuole
4- paroi pectocellulosique

Dessin d’une cellule végétale observée au


microscope optique

Le noyau est l’organite qui contient le matériel génétique (responsable de la transmission des
caractères héréditaires) de la cellule. Ce dernier est sous forme d’une molécule (ADN) qu’on trouve dans la
chromatine.

1- cytoplasme
2- enveloppe nucléaire
3- nucléoplasme
4- nucléole
5- chromatine

Micrographie montrant
l’ultrastructure du noyau

La croissance des organes se fait grâce à la division cellulaire. Chaque cellule mère se divise et donne
deux cellules filles : on appelle ce type de division mitose.
Au cours de la mitose, la chromatine se condense et donne des chromosomes. Toutes les cellules d’un
organisme (sauf les gamètes = cellules responsables de la reproduction sexuée) ont le même nombre de
chromosomes.

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Dans les cellules diploïdes (cellules somatiques = la totalité des cellules de l'organisme, excepté les
gamètes), chaque chromosome est présent en deux exemplaires (chromosomes homologues). Dans ce cas la
formule chromosomique est 2n (exemple : 2n=16 chez l’oignon, 2n=46 chez l’Homme).
Dans les cellules haploïdes (comme les gamètes), chaque chromosome est présent en un seul
exemplaire. Dans ce cas la formule chromosomique est n (exemple : n=8 chez les gamètes d’oignon).

Photographie de l’ensemble des chromosomes Photographie de l’ensemble des chromosomes


(caryotype) d’une cellule de femme (caryotype) d’une cellule d’homme
La mitose se fait en quatre étapes : la prophase, la métaphase, l’anaphase et la télophase.
Entre deux divisions, la cellule se trouve en interphase.

Etapes de la mitose
Au cours de la reproduction sexuée, les cellules germinales mères subissent deux divisions
successives pour donner des gamètes.
La première division donne deux cellules haploïdes à partir d’une cellule mère diploïde : c’est la
division réductionnelle (car le nombre de chromosome est réduit de moitié).
Les deux cellules issues lors de la division réductionnelle se divisent et donnent chacune deux cellules
haploïdes : c’est la division équationnelle (car le nombre de chromosome reste le même).
La division réductionnelle et la division équationnelle forment la méiose.

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n

division équationnelle
n
n

2n division réductionnelle

division équationnelle
n

méiose
β- Formation des grains de pollen :
Les grains de pollen se forme dans l’anthère où chaque cellule mère, diploïde (2n), subit une méiose
donnant quatre cellules haploïdes (n) : les microspores. Ces microspores demeurent emprisonnées dans la paroi
squelettique (cellulosique) de la cellule mère en formant une tétrade.
Chaque microspore subit une mitose donnant deux cellules emboitées, séparées par une membrane
plasmique :
- une cellule interne, de petite taille : la cellule reproductrice.
- une cellule externe, de grande taille : la cellule végétative.
La paroi pectocellulosique de la cellule mère se recouvre extérieurement d’une coque puis le grain de
pollen perd de l’eau et passe à l’état de vie latente.
Remarque : la vie latente ou vie ralentie est un état où toutes les activités sont réduites au minimum : la
respiration et le dégagement de chaleur sont infimes, les échanges nutritifs sont nuls et la croissance s’arrête.

a- cellule mère du pollen (n) b deux cellules filles (n)


c- tétrade de microspores (n) d- quatre grains de pollen
1- division réductionnelle 2- division équationnelle
3- paroi cellulosique de la cellule mère 4- mitose
5- exine 6- cellule végétative
7- cellule reproductrice 8- noyau végétatif
9- noyau reproducteur
Etapes de formation des grains de pollen

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2- Le pistil:
a- Structure du pistil:

1- stigmate
2- style
3- ovaire

Structure du pistil

b- Observation d’une coupe transversale d’ovaire :


1- Placenta
2- ovule
3- carpelle
4- faisceau conducteur

Coupe transversale d’ovaire

L’ovaire peut être formé d’un ou plusieurs carpelles.


c- Structure de l’ovule :

1- téguments
2- Sac embryonnaire
3- micropyle
4- funicule
5- hile
6- nucelle
7- chalaze

Coupe longitudinale d’un


ovule

d- Formation du sac embryonnaire :


La cellule mère du sac embryonnaire (1) ( voir document ci-dessous), diploïde (2n), subit une méiose
(R) donnant quatre cellules (B) haploïdes (n). Trois de ces cellules (C) meurent et dégénèrent (se décomposent),
alors que la quatrième cellule (2), qu’on appelle macrospore ou mégaspore continue son développement.

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Aussitôt formée, la mégaspore s’accroit subit trois mitoses successives (D, E et F) sans cytocinèses
(sans partage du cytoplasme entre les cellules filles). On obtient donc une cellule géante (G) à huit noyaux. Cette
cellule subit la cytocinèse pour donner sept cellules dont l’ensemble constitue le sac embryonnaire (H).
Les cellules du sac embryonnaire se répartissent comme suit :
- au pôle micropylaire on trouve l’oosphère (5) et les deux synergides (6).
- au centre se localise la cellule principale contenant deux noyaux (les noyaux du sac) (4)
- au pôle chalazien se trouve trois cellules appelées antipodes (3).

II- De la fleur au fruit :


1- La pollinisation :
Si on observe un stigmate à la loupe binoculaire, on constate la présence de grains de pollen à sa
surface.
La pollinisation est le transport du pollen des étamines au stigmate. Ce transport s’effectue par le vent
(chez les graminées par exemple) et les animaux (comme les abeilles, les papillons, les oiseaux…).
La pollinisation peut avoir lieu à l’intérieur d’une même fleur ou entre deux fleurs différentes
(présentes ou non sur la même plante) de la même espèce.
2- La germination des grains de pollen :
a- Observation :
En observant (à la loupe binoculaire) les grains de pollen à la surface d’un stigmate, on remarque que
certains d’entre eux émettent des tubes qui s’enfoncent dans le style et se dirigent vers les ovules : on dit que les
grains de pollen germent.

1- grain de pollen en germination


2- tube pollinique
3- Ovule
4-5-6-7-8- étapes de la germination d’un grain de pollen

Schéma montrant les étapes de la germination des grains


de pollen

b- Exercice :
Pour déterminer les conditions nécessaires à la germination des grains de pollen, on réalise les
expériences suivantes :

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- expérience 1 : on saupoudre des grains de pollen de lys sur différents milieux de cultures. On suit l’évolution
de ces grains à une température de 25 °C. Le tableau ci-dessous récapitule les conditions de l’expérience et les
résultats obtenues :
Conditions de l’expérience Résultats de l’expérience
Milieu
Eau distillée Les grains de pollen explosent rapidement
1
La majorité des grains de pollen se gonflent progressivement et
émettent des tubes polliniques

Eau + saccharose (à 10%) +


Milieu
acide borique (100 ppm) +
2
nitrate de calcium (300 ppm)

Eau + saccharose (à 50%) +


Milieu
acide borique (100 ppm) + Absence de formation de tubes polliniques.
3
nitrate de calcium (300 ppm)
Remarque : le ppm ou partie par million est la fraction valant un millionième.
α- Expliquez les phénomènes observés dans chaque milieu.
- expérience 2 : on réalise des tranches fines à différents niveau du pistil. Après avoir déposé chaque tranche sur
un milieu nutritif adéquat, on saupoudre des grains de pollen (de la même espèce que le pistil) sur les différents
milieux. Quelques heures après, on obtient le résultat suivant :

β- Analysez les résultats de cette expérience. Que peut-on conclure ?


On compte les tubes polliniques qui croissent en direction de la tranche de pistil, puis on calcule le
pourcentage :

nombre de tubes polliniques qui croissent en direction de la tranche de pistil


p= 100
nombre de grains de pollen germés

On obtient les résultats suivants :


Niveau de la tranche dans le pistil Stigmate Style Ovaire Ovule
p (%) 88 48 65 26
γ- Analysez ces résultats. Que peut-on conclure ?

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Les dessins suivants montrent les phénomènes qui se produisent pendant la germination des grains
de pollen.

Figure 2 Figure 3
Figure 1
Remarque : les figures ne sont pas à la même échelle.
δ- Décrivez les phénomènes observés dans chaque figure.
c- Réponse :
α- Puisque la concentration du milieu 1 est nulle, les grains de pollen absorbent beaucoup d’eau (car
l’eau passe du milieu le moins concentré vers le milieu le plus concentré) et explosent.
Le milieu 2 est légèrement moins concentré que l’intérieur des grains de pollen, ce qui entraine
l’entrée d’une petite quantité d’eau qui fait gonfler les grains de pollen et leur germination.
La grande concentration du milieu 3 en saccharose empêche l’entrée d’eau et la germination des
grains de pollen.
Le milieu 2 offre les conditions nécessaires à la germination des grains de pollen.
β- La majorité des tubes polliniques se dirigent vers la tranche de pistil. Donc ce dernier libère des
produits qui orientent la croissance des tubes polliniques (phénomène de chimiotactisme positif).
γ- Le pourcentage (du nombre de tubes polliniques qui croissent en direction de la tranche de pistil)
varie suivant le niveau du pistil où on a pris cette tranche. En général, il diminue en passant du stigmate (88%)
vers l’ovule (26%). Le stigmate offre les meilleures conditions à la germination des grains de pollen.
δ- Au début de la formation du tube pollinique (figure 1), le noyau végétatif occupe l’extrémité du
tube alors que le noyau reproducteur ne s’engage que plus tardivement dans le tube. Le noyau reproducteur subit
ensuite une division (figure 2) alors que le noyau végétatif dégénère (figure 3) lorsque le tube pollinique termine
sa croissance.
d- Résumé :
Lorsqu’un grain de pollen arrive sur le stigmate, il trouve les conditions favorables, absorbe de l’eau
et sort de la vie latente pour germer.
Lors de la germination, un tube pollinique se forme (grâce au noyau végétatif qui occupe son
extrémité) et s’enfance dans le stigmate, puis dans le style pour atteindre l’un des ovules au niveau du micropyle.
Enfin il traverse le nucelle et applique son extrémité contre le sac embryonnaire.
Lorsque le tube pollinique termine sa croissance, le noyau végétatif s'atrophie et dégénère, alors que
le noyau reproducteur progresse dans le tube pollinique et subit une mitose pour donner deux gamètes mâles : les
spermatozoïdes (ou anthérozoïdes).
3- La fécondation et la formation des graines :
a- La double fécondation :
Quand le tube pollinique atteint le sac embryonnaire, l’un des deux spermatozoïdes (qui est le gamète
mâle) s’unit à l’oosphère (qui est le gamète femelle) et donne une cellule diploïde (2n) : l’œuf principal ou
œuf-embryon. Le deuxième spermatozoïde s’unit aux deux noyaux de la cellule principale du sac embryonnaire
et donne donc une cellule triploïde (3n) : l’œuf accessoire ou œuf-albumen.
Cette double fécondation est caractéristique des angiospermes.

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1 : cellule principale
2 : noyaux de la cellule principale
3 : spermatozoïde
4 : oosphère
5- spermatozoïde
6- tube pollinique

Dessin montrant la double fécondation

b- La formation de la graine :
La double fécondation provoque d’importants changements au niveau de la fleur. Sous l’effet des
hormones contenues dans le tube pollinique, l’ovaire se transforme en fruit et les ovules en graines.
La transformation de l’ovule en graine se fait en trois étapes :
- l’œuf accessoire se divise (mitoses) et donne un tissu de réserves, l’albumen, qui se développe
aux dépens du nucelle.
- l’œuf principal se divise (par plusieurs mitoses successives) et donne l’embryon. Ce dernier
comprend une radicule (petite racine), une tigelle (petite tige), un ou deux cotylédons et la gemmule (formée par
deux feuilles et un bourgeon terminal).
- l’embryon se déshydrate et passe à l’état de vie latente.

1- œuf principal (pendant la première mitose)


2- embryon
3- albumen

Dessin du développement de l’embryon chez une dicotylédone

On distingue deux types de graines :


- les graines à albumen : les réserves se trouvent dans l’albumen.
- les graines sans albumen : les réserves se trouvent dans les cotylédons

1- œuf principal
2- nucelle
3- œuf accessoire
4- embryon
5- albumen
6- tégument (enveloppe)
7- cotylédon
a- ovule fécondé
b- début du développement de la graine
c- graine à albumen
d- graine sans albumen
Dessin du développement de la graine

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1- radicule
2- hile (cicatrice laissée par le funicule)
3- embryon
4- cotylédon
5- gemmule
6- tigelle
7- radicule
Dessin montrant la structure d’une
graine mûre d’haricot

Glucide Protide Lipide


Pois 60-75 20-35 5-6 Composition (en %) des réserves contenues dans
Blé 70-80 9-14 1-2 les graines de quelques plantes angiospermes
Colza 14-22 17-20 35-45

c- La germination de la graine :
La graine des angiospermes est un organe de résistance (résistance aux conditions environnementales
comme la sècheresse, les basses et hautes températures) et de dissémination (par le vent, l’eau, les animaux...).
Lorsque les conditions redeviennent favorables, la graine retourne à la vie active. Elle absorbe une
grande quantité d’eau (qui va servir à l’hydratation du cytoplasme des cellules ce qui entraine le gonflement de
la graine), synthétise des enzymes (comme les amylases, les lipases et les protéases qui hydrolysent les réserves
de l’albumen ou des cotylédons et les rendent utilisable par la plantule). A ce stade, la graine est le siège d’intenses
échanges gazeux (absorption d’O2 et rejet du CO2 ce qui indique que la graine respire) et de libération de chaleur
(énergie).
La germination se fait en général suivant les étapes suivantes :
- la radicule s’allonge, déchire le tégument et pénètre dans le sol.
- la tigelle s’allonge et donne la tige.
- les cotylédons s’écartent.
- les deux feuilles de la gemmule s’étalent et verdissent.
- les cotylédons flétrissent et tombent.
- la jeune plante devient autotrophe.
d- Exercice :
On se propose d’étudier l’influence de l’eau sur la germination des graines, à cette fin on réalise
l’expérience suivante : on place 100 graines de pois dans des boîtes de Petri contenant de l’eau. A intervalles
réguliers, on prélève 10 graines et on détermine leurs masses moyennes. Le tableau ci-dessous résume les résultats
obtenus :
Temps (heures) 0 1 2 4 6 8 12 24 48 72
Masse moyenne des graines (cg) 18 20 22 24 25 27 29 33 35 50
α - Représentez, sous forme graphique, l’évolution de la masse moyenne des graines de pois en
fonction du temps.
β- Sachant que la racine apparait à 36 heures, expliquez l’évolution de la courbe après ce temps.
e- Réponse :
α- Représentation graphique de l’évolution de la masse moyenne des graines de pois en fonction du
temps :

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β- Après 36 heures, on observe une augmentation importante de la masse des graines. Cette
augmentation rapide coïncide avec l’apparition de la racine : donc l’augmentation de la masse est due à
l’absorption d’eau et de sels minéraux par la racine.
f- Exercice :
On place des graines de lin (riches en lipides) dans des conditions favorables à leur germination. On
suit la variation du quotient respiratoire (QR) des graines (voir tableau) et leur masse (voir graphique).
Temps depuis le début de volume de CO2 libéré
QR = Observation
l’expérience (heures) volume d'O2 absorber
8 1
20 0.7
Avant l’apparition des deux feuilles de la gemmule
30 0.7
140 0.7
190 1 Après l’apparition des deux feuilles de la gemmule
Remarque : lors de la respiration, QR=1 si l’organisme consomme les glucides, 0.7 s’il consomme des lipides
et 0.8 s’il consomme des protides.

α- Analysez les résultats du tableau.


β- Expliquez ces résultats.
γ- Analysez le graphique.
δ- Expliquez les résultats obtenus.
g- Réponse :
α- Analyse des résultats du tableau :
* Après 8 heures du début de l’expérience, et avant l’apparition des deux feuilles de la gemmule, le QR=1.
* Entre 2 et 140 heures du début de l’expérience, et avant l’apparition des deux feuilles de la gemmule, le
QR=0.7.

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* Après 190 heures du début de l’expérience, et après l’apparition des deux feuilles de la gemmule, le QR
devient égal à 1 de nouveau.
β- Explication des résultats du tableau :
* La graine de lin est riche en lipides mais contient aussi une faible quantité de glucides.
* Après 8 heures du début de l’expérience, et avant l’apparition des deux feuilles de la gemmule, le QR=1
car la plantule utilise les réserves de glucides (qui sont facilement assimilable) comme source de matière
organique (nécessaire à sa survie et sa croissance).
* Entre 2 et 140 heures du début de l’expérience, et avant l’apparition des deux feuilles de la gemmule, le
QR=0.7, ce qui indique que la plantule utilise ses réserves de lipides comme source de matière organique après
avoir épuisé les réserves glucides.
* Après 190 heures du début de l’expérience, et après l’apparition des deux feuilles de la gemmule, le QR
devient égal à 1 de nouveau, ce qui indique que la plantule utilise des glucides. Ces glucides sont élaborés aux
niveaux des deux feuilles de la gemmule grâce à la photosynthèse.
γ- Analyse du graphique :
* Avant l’apparition des deux feuilles de la gemmule, la masse sèche de graine et de la plantule diminue de
m0 à m 1 .
* Après l’apparition des deux feuilles de la gemmule, la masse sèche de graine et de la plantule commence
à augmenter.
δ- Explication des résultats du graphique :
* Avant l’apparition des deux feuilles de la gemmule, la plantule est incapable d’élaborer la matière
organique par photosynthèse. Donc elle consomme ses réserves ce qui entraine une diminution de la masse.
* Après l’apparition des deux feuilles de la gemmule, la plantule devient capable d’élaborer la matière
organique par photosynthèse. Elle utilise ces matières pour sa croissance ce qui entraine l’augmentation de la
masse.

I- Cycle de développement des angiospermes :

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