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PRN Aigue

Ce document décrit un cas clinique de syndrome de Guillain-Barré chez un patient de 57 ans présentant une faiblesse progressive des membres inférieurs. Le document fournit des informations sur l'épidémiologie, la physiopathologie, les caractéristiques cliniques et le diagnostic différentiel de cette affection.

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PRN Aigue

Ce document décrit un cas clinique de syndrome de Guillain-Barré chez un patient de 57 ans présentant une faiblesse progressive des membres inférieurs. Le document fournit des informations sur l'épidémiologie, la physiopathologie, les caractéristiques cliniques et le diagnostic différentiel de cette affection.

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Cas clinique

Patient âgé de 57ans

 Suivi pour hernie lombaire non opéré

 Il se plaint depuis une semaine des douleurs rachidiennes avec des


paresthésies à type de picotement et de brulure au niveau deux
Minf

 Il y a 2 jours, installation d’une impotence fonctionnelle à la


marche

Vos diagnostics?
Patient âgé de 57ans

 Examen neuro:

 Un déficit des Minf coté à 3+


 ROT abolis
 Trouble de la sensibilité profonde
Patient âgé de 57ans

 Sachant que les paresthésies sont d’installation


progressive et d’une façon ascendante

Syndrome de Guillain Barré


Syndrome de Guillain-Barré

Dr Mhiri Mariem
AHU –service de Neurologie- CHU Fattouma Bourguiba Monastir
Plan

• Introduction -Epidémiologie

• Physiopathologie

• Clinique

• Diagnostic différentiel

• Traitement

• Conclusion
Introduction

 1ére cause de paralysie neuro-musculaire aigue

 Le syndrome de Guillain-Barré est l’étiologie la plus fréquente de PRN aigue

 Caractérisé par un déficit des membres d’installation rapidement progressive et


d’évolution ascendante , de distribution diffuse, bilatérale et symétrique

 Le diagnostic est purement clinique confirmé par EMG et la ponction lombaire (PL)

 Evolution monophasique avec un bon pronostic


Epidémiologie

 Pathologie peu fréquente, incidence : 0,5-2/An/100 000Habitants

 Survient à tout âge , toutes les races sans prédisposition génétique

 =

 Pas de variation saisonnière

 2/3 des patients rapportent un épisode infectieux (des voies aériennes supérieures ou digestifs)

2- 3semaines avant le début de la symptomatologie


Plan

• Introduction

• Physiopathologie

• Clinique

• Diagnostic différentiel

• Traitement

• Conclusion
Physiopathologie

 L’origine auto-immune est bien établie

 Démyélinisation segmentaire et multifocale du SNP

 Réaction immunitaire à la fois humorale et cellulaire


déclenchée par
Un agent pathogène qui exprime à sa surface des protéines
ayant même conformation spatiale que les protéines de la
myéline (mimétisme moléculaire)
Physiopathologie
Plan

• Introduction

• Physiopathologie

• Clinique

• Imagerie

• Traitement

• Conclusion
Diagnostic positif

 La forme typique: démyélinisante

 Evolution en 4phases

 Prodromes: les événements survenus 2-3semaines


avant le début
 Phase d’extension (phase ascendante)
 Phase de plateau (Stabilisation)
 Phase de récupération
Diagnostic clinique

 La phase d’extension : <4semaines


 Débutant par des paresthésies à type de fourmillement, brulure; souvent limités aux pieds
et aux mains

 Faiblesse musculaire d’intensité variable ; allant d’une simple faiblesse gênant la marche
et la montée des escaliers à la tétraplégie complète

 La paralysie touche les membres inférieurs proximo-distale bilatérale et symétrique avec


une évolution ascendante
Diagnostic clinique

 L’examen neurologique:

 Un déficit proximo distal bilatéral et symétrique des membres inférieurs (Minf)ou les 4membres

 Hypotonie

 Aréflexie ostéo tendineuse constante et indispensable pour le diagnostic , peut etre retardée ou limité
aux Minf (achilléens et rotuliens)

 Hypoesthésies des membres avec trouble proprioceptif


Diagnostic clinique

 Les signes négatifs

 Absence des troubles vésico sphinctériens

 Pas de signes centraux

 Trouble de la sensibilité sans niveau sensitif

 Pas d’amyotrophie ni de fasciculations


Diagnostic clinique

 Le déficit moteur a une évolution ascendante après l’atteinte des


membres inférieurs on peut avoir l’atteinte des membres supérieurs
et même les nerfs crâniens

 Atteinte du VII (diplégie faciale ) +++

 Atteinte du IX et X (trouble de la déglutition et de la respiration)

 Des troubles dysautonomiques (labilité tensionnelle et thermique…)


Diagnostic clinique

 Phase de plateau (durée 3-4semaines)


 Déficit atteint son maximum
 Aréflexie généralisée
 Atteinte des nerfs crâniens est fréquente

 Phase de récupération: en quelques semaines à qq mois


 Se fait d’une façon descendante
 80% rémission sans séquelles
Diagnostic clinique

 Les examens complémentaires

 Etude du liquide céphalo rachidien

 Dissociation albumino –cytologique : Une hyperprotéinorrachie


(>0,5G/L) sans réaction inflammatoire (GB<1)
 Peut être retardée, évidente vers le 15éme jour
 Son absence n’élimine pas le diagnostic
 La pléiocytose nous oriente vers une PRN secondaire
Diagnostic clinique
Les examens complémentaires

 Eléctromyogramme (EMG)

 Examen essentiel pour confirmer le diagnostic


 Oriente vers le mécanisme (démyélinisant ou axonal)
 Peut être normal les 2premières semaines d’où il faut le répéter
après 15jours
 Il confirme la démyélinisation en montrant:
 Allongement des latences distales et des ondes F
 Ralentissement des vitesses de conduction motrice et sensitive
 Bloc de conduction en proximal
Les formes cliniques

Formes démyélinisantes  Forme axonales Sd Miller Fisher

Motrice pure (AMAN)


Ataxie
proprioceptive
2 Sensitive pure (ASAN)
1 Typique : SGB
Aréflexie
3 Sensitivomotrice
généralisée
(AMSAN)
Ophtalmoparésie
4 Dysautonomique
Plan

• Introduction

• Physiopathologie

• Clinique

• Diagnostic différentiel

• Traitement

• Conclusion
Diagnostic différentiel

Ce qui n’est pas une


 Les autres neuropathies
neuropathie

➢Syndrome de queue de cheval: TVS


➢La myasthénie : Fluctuation / ROT sont constants et précoces
conservés
➢Porphyrie aigue intermittente : ATCDs
➢La myélite: TVS /niveau sensitif/ familaiux/ douleurs abdominaux/ urines
des signes centraux noires à la lumière

➢Une paralysie dyskaliémiante ➢PRN aigue secondaire:


HIV/Lyme/diphtérie; immunitaire;
néoplasique et paranéoplasique
Plan

• Introduction

• Physiopathologie

• Clinique

• Diagnostic différentiel

• Traitement

• Conclusion
Traitement

 Le syndrome de Guillain-Barré est une urgence diagnostique et


thérapeutique

 Met en jeu le pronostic vital par le détresse respiratoire et les troubles


dysautonomiques

 Nécessite une prise en charge spécialisée dans un centre multidisciplinaire

 Hospitalisation systématique au service de neurologie et au moindre


aggravation, transfert au service de réanimation
Traitement

 Hospitalisation

 Surveillance rapprochée
 Les constantes hémodynamiques (FC/TA): scope
 Fréquence respiratoire et saturation en oxygène
 Comptage en apnée : élément de surveillance essentiel +++
 Température
 Déficit moteur
 Examen des paires crâniennes
Traitement

 Traitement primordial

 Immunoglobuline ou les échanges plasmatiques


 But: épuration des anticorps

 Rééducation motrice +++

 Prévention et traitement des complications


 HBPM dose préventive /Bas de contention
 Changement de position
 Soins des escarres si existe
Evolution et pronostic

 Evolution favorable dans 80% des cas sans rechutes

 Des séquelles modérés : 5%

 Facteurs de mauvais pronostic


 Les âges extrêmes / les comorbidités
 Insuffisance respiratoire nécessitant un séjour en réanimation
 Le début assez rapide /phase ascendante <7jours
 Les formes axonales
Plan

• Introduction

• Physiopathologie

• Clinique

• Imagerie

• Traitement

• Conclusion
Conclusions

 PRN aigue est une pathologie peu fréquente dont la forme


démyélisante (SGB) est la plus fréquente

 C’est une urgence diagnostique et thérapeutique mettant en jeu


le pronostic vital et fonctionnel

 Nécessitant une prise en charge précoce, multidisciplinaire et dans


un centre spécialisé près d’unité de réanimation

 Evolution monophasique assez favorable , décès <3%

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