Exercices de probabilités 1
Combinatoire et dénombrement
Exercice 1
1. On considère dans le plan n points alignés A1 , . . . , An .
En combien de points les cercles de diamètre [Ai Aj ], i 6= j, se coupent-ils ?
2. On considère dans le plan n droites distinctes non parallèles deux à deux et non concourantes trois à trois.
Déterminer le nombre de régions délimitées par ces n droites.
3. On dispose de n boules que l’on place dans p tiroirs numérotés de 1 à p, chaque tiroir pouvant contenir
plusieurs boules.
Déterminer le nombre de répartitions possibles si les boules sont
a) discernables ;
b) indiscernables.
Exercice 2
Soient n, p ∈ N, n 6 p. Montrer, à l’aide d’un raisonnement combinatoire, les égalités :
n p
p−k
X p n p
X p k p−n p
=2 =2
k n−k n k n n
k=0 k=n
Exercice 3
Soit E un ensemble de cardinal n. Déterminer le cardinal des ensembles suivants :
E1 = (A, B) ∈ P(E)2 ; Card(A ∩ B) = p avec p ∈ N∗
E2 = (A, B) ∈ P(E)2 ; A ∪ B = E
Exercice 4
Partie I - Formule d’inversion de Pascal
Soient (un )n∈N et (vn )n∈N deux suites réelles vérifiant :
n
X n
∀n ∈ N, vn = uk
k
k=0
Montrer que :
n
X
n−k n
∀n ∈ N, un = (−1) vk
k
k=0
Partie II - Nombre de surjections
Soient m, n ∈ N∗ , E et F deux ensembles de cardinaux respectifs m et n. On note Sm,n le nombre de surjections
de E sur F .
1. Déterminer Sm,n si
a) n > m b) m = n c) n = 1 d) n = 2 e) m = n + 1
2. a) En considérant, pour tout k ∈ [[1, n]], l’ensemble des applications de E dans F dont l’image est de cardinal
k, montrer que :
n
X n
nm = Sm,k
k
k=0
(Par convention, on pose, pour tout m ∈ N , Sm,0 = 0.)
∗
b) En déduire que :
n
X
n−k n m
Sm,n = (−1) k
k
k=0
Espaces probabilisés
Exercice 5
Le joueur A possède deux dés cubiques équilibrés numérotés de 1 à 6 et le joueur B un dé dodécaédrique
équilibré numéroté de 1 à 12. Le joueur qui fait le plus grand score a gagné ; il y a match nul en cas d’égalité.
Déterminer la probabilité que A gagne et la probabilité d’avoir un match nul.
Exercices de probabilités 2
Exercice 6
On dispose de 6 cartons portant le numéro 1 et 3 cartons portant le numéro 2.
3 cartons ont été placés de façon à former une matrice carrée :
1 2 1
A = • • •
• • •
On place les 6 autres cartons afin de compléter la matrice.
Déterminer la probabilité que A soit inversible.
Exercice 7
Soit n ∈ N, n > 5. Les n personnes d’une assemblée élisent leur président. Chacune des personnes vote pour
l’un des trois candidats a, b et c. Un candidat est élu s’il obtient au moins n − 2 voix.
Déterminer la probabilité pour qu’aucun des trois candidats ne soit élu.
Exercice 8
Une urne contient une boule blanche et une boule noire. On effectue n tirages successifs avec remise de la boule
tirée. On considère les événements An « on obtient, au cours des n tirages, des boules des deux couleurs » et
Bn « on obtient, au cours des n tirages, au plus une boule blanche ».
Étudier l’indépendance de An et Bn .
Exercice 9
1
On considère 3 dés équilibrés et un dé truqué pour lequel la probabilité d’obtenir 6 est égale à .
2
1. On choisit un dé et on le lance. On obtient 6. Quelle est la probabilité que le dé soit truqué ?
2. On relance le dé et on obtient de nouveau 6. Quelle est la probabilité que le dé soit truqué ?
Exercice 10
Trois joueurs A, B et C jouent de la façon suivante : A et B jouent la première partie ; le perdant est remplacé
par C pour la 2e partie ; le perdant de cette 2e partie est remplacé par le perdant de la 1re partie ; le jeu se
poursuit ainsi jusqu’à ce qu’un joueur gagne deux fois de suite ; celui-ci est alors déclaré vainqueur.
1
On suppose qu’à chaque partie, la probabilité de gagner de chacun des joueurs est égale à .
2
1. Soit n ∈ N. Quelle est la probabilité pour que A soit déclaré vainqueur à l’issue :
a) de la 3n-ième partie ?
b) de la (3n + 1)-ième partie ?
c) de la (3n + 2)-ième partie ?
2. Quelle est la probabilité pour que A soit déclaré vainqueur ?
3. Quelle est la probabilité pour que C soit déclaré vainqueur ?
Exercice 11
1
On lance en une seule fois n pièces de monnaie, la probabilité que la k-ième pièce amène pile valant .
2k + 1
Quelle est la probabilité d’obtenir un nombre impair de piles ?
Variables aléatoires réelles discrètes
Exercice 12
Soit E un ensemble de n personnes (n > 2). Chacune d’elles envoie une lettre (et une seule) à l’une quelconque
des n − 1 autres personnes.
Soit A une personne de E. On note X le nombre de lettres reçues par A.
Déterminer la loi de probabilité de X puis calculer l’espérance de X.
Exercice 13
Soit n un entier naturel de N∗ . Une urne contient n boules numérotées depuis 1 jusqu’à n. On effectue trois
tirages au hasard d’une boule de cette urne, en replaçant à chaque fois la boule obtenue avant le tirage suivant.
On désigne par M la variable aléatoire égale au plus grand des numéros obtenus et par m la variable aléatoire
égale au plus petit des numéros obtenus, et enfin, par Z la variable aléatoire égale à M − m.
Déterminer la loi de probabilité de Z puis son espérance E(Z).
Exercices de probabilités 3
Exercice 14
Soient 9 points 0, A1 , . . . , A4 , B1 , . . . , B4 disposés dans le plan comme indiqué sur la figure ci-dessous :
B4 A3 B3
O
A4 A2
B1 A1 B2
Un mobile se déplace sur ces points par étapes successives.
Le mobile se trouve initialement en O et, à chaque étape, il se déplace d’un point à un point voisin en sui-
vant obligatoirement les lignes droites du schéma. Les déplacements possibles, à chaque étape, sont supposés
équiprobables.
1. Déterminer la probabilité pour que le mobile soit en O à l’issue de la n-ième étape.
2. Soit X la variable aléatoire égale au rang de l’étape à l’issue de laquelle le mobile revient pour la première
fois au point O.
Déterminer la loi de X et calculer E(X).
Exercice 15
2
On joue à pile ou face avec une pièce dont la probabilité d’obtenir pile est égale à .
3
On note Pk (resp. Fk ) l’événement « obtenir pile (resp. face) au k-ième lancer ».
On lance indéfiniment la pièce. On note X la variable aléatoire égale au nombre de lancers nécessaires pour
obtenir, pour la première fois, deux piles consécutifs, X prenant la valeur 0 si on n’obtient jamais une telle
succession.
1. Calculer P(X = 2), P(X = 3) et P(X = 4).
2. En considérant le résultat du premier lancer et en appliquant la formule des probabilités totales, montrer que
1 2
∀k > 3, P(X = k) = P(X = k − 1) + P(X = k − 2).
3 9
3. En déduire la loi de probabilité de X.
4. Calculer E(X) et V(X).
Exercice 16
Deux urnes U1 et U2 contiennent initialement un jeton numéroté 0 et un jeton numéroté 1.
On choisit au hasard et simultanément un jeton de U1 et un jeton de U2 . On place alors dans U1 le jeton
provenant de U2 et dans U2 le jeton provenant de U1 .
On note Xn la variable aléatoire égale à la somme des points des jetons contenus dans l’urne U1 après n échanges.
On convient de poser X0 = 1.
1. Déterminer, pour n ∈ N, une relation entre la loi de Xn+1 et celle de Xn .
2. Déterminer la loi de Xn .
Lois usuelles discrètes
Exercice 17
Soit n ∈ N, n > 3. Une urne contient n boules blanches et n boules noires.
On tire ces 2n boules une à une et sans remise.
On dit qu’il y a un changement si, à un tirage, on obtient une boule de couleur différente de la boule précédem-
ment tirée.
On note X la variable aléatoire égale au nombre de changements.
1. Quelle est la probabilité qu’il y ait au moins 3 changements ?
2. Pour k ∈ N∗ , k 6 2n, on note Xk la variable aléatoire égale à 1 si le k-ième tirage donne un changement, et
à 0 sinon.
Déterminer les lois des variables Xk .
3. Calculer l’espérance de X.
Exercices de probabilités 4
Exercice 18
Un individu gravit un escalier. À chaque fois, avant de faire un pas, il lance une pièce non équilibrée donnant
1
pile avec la probabilité p (avec 0 < p < ) et progresse d’une marche s’il obtient « pile » et enjambe deux
2
marches d’un coup s’il obtient « face ».
1. Pour n ∈ N∗ , soit Xn le nombre de marches gravies à l’issue des n premiers pas et Xn′ le nombre de fois ou
l’individu a progressé par enjambées de 2 marches au cours des n premiers pas.
a) Déterminer une relation simple liant Xn et Xn′ . En déduire la loi de Xn .
b) Donner les valeurs de l’espérance et de la variance de Xn .
2. Pour n ∈ N∗ , soit Yn le nombre aléatoire de pas justes nécessaires pour atteindre ou dépasser la n-ième
marche et E(Yn ) l’espérance de Yn .
a) Quelles sont les valeurs prises par la variable aléatoire Yn ?
b) Déterminer la loi de Y1 , puis celle de Y2 et préciser l’espérance de ces deux variables aléatoires.
c) Montrer que pour tout entier naturel k, et tout entier n > 3, on a :
P(Yn = k) = pP(Yn−1 = k − 1) + (1 − p)P(Yn−2 = k − 1)
d) Montrer que, pour n > 3, E(Yn ) = pE(Yn−1 ) + (1 − p)E(Yn−2 ) + 1.
e) Déterminer alors la valeur de E(Yn ).
Exercice 19
Une urne contient n boules numérotées de 1 à n. On effectue des tirages successifs d’une boule de cette urne,
sans remise, jusqu’à ce que les boules numérotées 1, 2 et 3 soient sorties.
1. Quelle est la probabilité que les boules numérotées 1, 2 et 3 sortent consécutivement et dans cet ordre ?
2. Quelle est la probabilité que les boules numérotées 1, 2 et 3 sortent dans cet ordre (consécutivement ou non) ?
3. On note X la variable aléatoire égale au nombre de tirages effectués.
Déterminer la loi de X et calculer son espérance E(X).
Exercice 20
Un gardien de nuit doit ouvrir une porte dans le noir, avec n clefs dont une seule est la bonne.
On note X le nombre d’essais nécessaires pour trouver la bonne clef.
1. On suppose que le gardien essaie les clefs une à une sans utiliser deux fois la même.
Donner la loi de probabilité de X.
2. Lorsque le gardien est ivre, il mélange toutes les clefs à chaque tentative.
Donner la loi de probabilité de X.
3. Le gardien est ivre un jour sur trois.
Sachant qu’un jour n tentatives ont été nécessaires pour ouvrir la porte, quelle est la probabilité que le
gardien ait été ivre ce jour là ?
Déterminer la limite quand n tend vers +∞.
Couples de variables aléatoires discrètes
Exercice 21
Montrer, à l’aide de fonctions génératrices, qu’il est impossible de biaiser deux dés de façon à ce que la somme
des points obtenus suive une loi uniforme.
Exercice 22
On considère une succession d’épreuves de Bernoulli indépendantes de même paramètre p ∈]0; 1[.
L1 est la variable aléatoire égale à la longueur de la première série débutant à la première épreuve, une série
étant une succession soit de succès soit d’échecs interrompue par l’événement contraire.
L2 est la variable aléatoire égale à la longueur de la deuxième série débutant après la fin de la première série.
L3 est la variable aléatoire égale à la longueur de la troisième série débutant après la fin de la deuxième série.
Ainsi, pour une succession d’épreuves débutant par SSSEESE . . ., on a L1 = 3, L2 = 2 et L3 = 1.
1. Déterminer la loi de L1 et calculer son espérance et sa variance.
2. Déterminer la loi de L2 et calculer son espérance et sa variance.
3. Déterminer la loi conjointe du couple (L1 , L2 ).
Retrouver la loi de L2 .
4. Les variables aléatoires L1 et L2 sont-elles indépendantes ? (on discutera selon les valeurs de p).
Exercices de probabilités 5
5. Calculer la covariance de L1 et L2 .
1 1
6. Déterminer la loi de L1 + L2 . On distinguera les cas p = et p 6= .
2 2
7. Déterminer la loi de L3 .
Exercice 23
Une puce se trouve initialement à l’origine d’un axe orienté.
Chaque seconde, elle décide soit d’effectuer un saut de longueur 1 dans le sens positif avec la probabilité p, soit
d’effectuer un saut de longueur 1 dans le sens négatif avec la probabilité q, soit de se reposer avec la probabilité
r, avec p + q + r = 1.
Les décisions prises sont supposées indépendantes les unes des autres.
On note Xn la variable aléatoire égale à l’abscisse de la puce au bout de n secondes.
1. Donner la loi de Xn .
2. Calculer l’espérance et la variance de Xn .
Exercice 24
Soient k, n ∈ N, k, n > 2. Un candidat répond à n questions. Pour chaque question, k réponses sont proposées
dont une seule est correcte.
Le candidat répond au hasard à toutes les questions.
1. On note X la variable aléatoire égale au nombre de bonnes réponses obtenues.
Déterminer la loi de X.
2. Lorsque le candidat a donné une mauvaise réponse, il peut répondre de nouveau à la question en choisissant
une des autres réponses proposées.
On note Y la variables aléatoire égale au nombre de bonnes réponses lors de cette série de rattrapage.
Déterminer la loi de Y .
3. Soit Z = X + Y la variable aléatoire égale au nombre de bonnes réponses obtenues.
Déterminer la loi de Z.
Variables aléatoires réelles à densité
Exercice 25
Soit f la fonction définie par :
1 1
× si x ∈]0, 1[
f (x) = ln(2) 1 + x
0 si x ∈] − ∞, 0] ∪ [1, +∞[
1. a) Montrer que f est une densité d’une variable aléatoire X.
b) Déterminer la fonction de répartition FX de X.
c) Déterminer l’existence et la valeur éventuelle de E(X) et V(X).
1 1 1
2. On pose Y = et N = (N est la partie entière de ).
X X X
a) Déterminer la loi de Y .
b) Déterminer la loi de N .
c) Y et N ont-elles une espérance ?
3. On pose Z = Y − N .
Déterminer la loi de Z.
La variable aléatoire Z a-t-elle une espérance ?
Exercice 26
1. Soit f la fonction définie sur R par :
1
f (x) =
π(1 + x2 )
Montrer que f est une densité de probabilité.
Soient X et Y deux variables aléatoires définies sur le même espace probabilisé (Ω, A, P), indépendantes et
possédant comme densité la fonction f .
Exercices de probabilités 6
2. Montrer que la variable aléatoire X1 définie par :
ln |X| si X 6= 0
X1 =
0 sinon
est une variable aléatoire à densité et déterminer une densité de X1 .
3. Prouver que la variable aléatoire Z = ln |XY | admet comme densité la fonction g définie par :
4xex
2 2x si x ∈ R∗
g(x) = π (e − 1)
2
si x = 0
π2
4. Montrer que T = |XY | est une variable à densité et donner une densité de T .
5. En déduire la convergence et la valeur des intégrales :
Z +∞ 1
ln(x) ln(x)
Z
I= 2 −1
dx et J= dx
0 x 0 x2 − 1
Lois usuelles à densité
Exercice 27
Dans un salon de coiffure, travaillent cinq coiffeurs. Une coupe dure 20 minutes.
Un client entre et constate que tous les coiffeurs sont occupés et que trois personnes attendent.
Déterminer la loi du temps d’attente de ce client puis calculer son espérance.
(On admettra que les coupes sont indépendantes les unes des autre et qu’elles ont débuté depuis un temps
uniformément réparti entre 0 et 20 minutes).
Exercice 28
Z 1
1. Pour a, b ∈ R∗+ , on note J(a, b) l’intégrale ta−1 (1 − t)b−1 dt.
0
On dit qu’une variable aléatoire X suit la loi β(a, b) si X admet pour densité la fonction f définie sur R par :
1
xa−1 (1 − x)b−1 si x ∈]0, 1[
f (x) = J(a, b)
0 sinon
On considère une variable X suivant la loi β(p, q), où p et q sont deux entiers naturels non nuls.
a) Calculer J(p, q).
b) Calculer l’espérance E(X) et la variance V(X) de la variable aléatoire X.
2. Pour n de N∗ , on considère n variables X1 , . . . , Xn indépendantes, définies sur le même espace probabilisé
(Ω, A, P), suivant toutes la loi uniforme sur [0, 1].
Pour tout ω ∈ Ω, on note Yk (ω) le k-ième des nombres X1 (ω), . . . , Xn (ω), quand ceux-ci sont rangés dans
l’ordre croissant.
On a donc par exemple :
Y1 (ω) = min(X1 (ω), . . . , Xn (ω)) et Yn (ω) = max(X1 (ω), . . . , Xn (ω)).
On admet que, pour tout entier k de [[1, n]], Yk est une variable aléatoire définie sur le même espace probabilisé
que les variables X1 , . . . , Xn .
On note, pour k ∈ [[1, n]], Fk la fonction de répartition de Yk .
a) Donner les expressions de F1 et de Fn .
b) Déterminer, pour k ∈ [[1, n]], la fonction de répartition de Yk .
c) Déterminer une densité
de Yk ;reconnaître
la loi de Yketdonner
son espérance.
n n−1 n n−1
(on remarquera que j =n et que (n − j) =n ).
j j−1 j j
Exercices de probabilités 7
Exercice 29
Loi de Rayleigh
Soit f la fonction définie par :
2
x
x exp − si x > 0
f (x) = 2
0 si x < 0
1. a) Vérifier que f est la densité de probabilité d’une variable aléatoire X.
b) Déterminer la fonction de répartition F de X.
2. Déterminer la loi de Y = X 2 .
3. Calculer l’espérance et la variance de X.
X2
4. Déterminer la loi de Z = exp − .
2
Exercice 30
Loi de Laplace
Soient X et Y deux variables aléatoires indépendantes suivant la loi exponentielle de paramètre λ > 0.
1. Déterminer une densité de la variable aléatoire D = X − Y .
La loi suivie par D est la loi de Laplace de paramètre λ.
2. Déterminer la loi de |D|.
3. Calculer l’espérance et la variance de D.
Exercice 31
Soit (Xn )n∈N∗ une suite de variables aléatoires indépendantes qui suivent toutes la loi exponentielle E(1).
Pour tout n ∈ N∗ , on considère les variables aléatoires Yn et Zn définies par :
n
X Xk
Yn = max Xk et Zn = .
16k6n k
k=1
1. Montrer par récurrence que Yn et Zn ont même loi.
2. En déduire E(Yn ) et V(Yn ).
Exercice 32
Soient X et Y deux variables aléatoires indépendantes suivant la loi normale centrée réduite N (0, 1).
1. a) Déterminer la loi de X 2 .
1
b) En déduire la valeur de Γ et préciser la loi de X 2 .
2
√
2. Déterminer la loi de D = X 2 + Y 2 .
Théorèmes limites
Exercice 33
Un joueur joue à pile ou face, l’enjeu à chaque partie étant de 1 euro.
Combien de parties doit-il décider de jouer pour avoir 95% de chances de ne pas perdre plus de 20 euros ?
Exercice 34
Soit (Xn )n∈N∗ une suite de variables aléatoires mutuellement indépendantes suivant toutes la loi de Bernoulli
de paramètre p (p ∈]0, 1[).
Pour tout n ∈ N∗ , on pose Yn = Xn Xn+1 .
1. Déterminer la loi de Yn .
2. Soient i, j ∈ N∗ , i 6= j. Discuter, suivant les valeurs de i et j, l’indépendance de Yi et Yj .
1 P n
3. Pour tout n ∈ N∗ , on pose Tn = Yk .
n k=1
Montrer que la suite (Tn )n∈N∗ converge en probabilité vers la variable aléatoire certaine égale à p2 .
Exercices de probabilités 8
Exercice 35
Soient r ∈ N∗ et p ∈]0, 1[. Une variable aléatoire X suit la loi binomiale négative de paramètre (r, p) si X(Ω) = N
et
k+r−1 r
∀k ∈ N, P(X = k) = p (1 − p)k
k
Soient λ ∈ R∗+ et (pn )n∈N∗ une suite de réels tels que lim n(1 − pn ) = λ et (Xn )n∈N une suite de variables
n→+∞
aléatoires suivant la loi binomiale négative de paramètre (n, pn ).
Étudier la convergence en loi de la suite (Xn )n∈N∗ .
Exercice 36
Soient f : [0, 1] −→ R une fonction continue et bornée et x ∈ R∗+ .
n
En considérant Sn = Xk où (Xk )n∈N∗ est une suite de variables aléatoires mutuellement indépendantes de
P
k=1
même loi de Poisson P(x), montrer que
+∞
(nx)k
X k
lim e−nx f = f (x)
n→+∞ k! n
k=0